A Tokyo, sur les bancs de l’école avec Mariko

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       Nos amis argentins sont en vacances d’été. Cela vous semble « original », mais savez-vous que la division de l’année scolaire japonaise l’est aussi ? En effet, elle débute en avril et se termine en mars l’année suivante.  N’enviez pas les écoliers nippons : les vacances y sont rares ! A part la « Golden week » (que l’on peut traduire par « la semaine d’or » et qui consiste en 4 jours de congés en mai) et les vacances d’hiver qui vont généralement du 24 décembre au 5 janvier, il n’y a guère de coupure pour souffler ! Les vacances d’été, généralement de la dernière semaine de juillet à la première semaine de septembre, semblent bien peu. Les élèves nippons ont classe du lundi au samedi inclus et de 8h45 à 16h 30. Ils ont juste une pause de 40 minutes pour le déjeuner.  Beaucoup d’élèves japonais fréquentent en complément les cours du soir. De plus il faut savoir que la cantine n’existe qu’à partir du lycée. Avant ce niveau d’études, il convient d’amener un plateau repas froid appelé « bento » et une bouteille de thé . Le « bento » est en fait une boîte en bois laqué dont le contenu est généralement composé  d’une portion de riz accompagné de poisson, un plat de légume et un fruit. Il faut  manger et boire en classe.

                                                

         L’école est obligatoire mais cependant elle est payante, même dans une école publique. Les frais mensuels d’un établissement public sont d’environ 10 000 yens, c’est-à-dire plus ou moins 90 €. Pour une école privée, il faut compter dix fois plus ! Les tarifs universitaires sont encore plus élevés , ainsi, des études de médecine (les plus chères) reviennent à plus de 15 000 euros par an ! Il est alors évident que seule l’élite financière peut faire face. Parmi les dépenses « en plus » à prévoir, il y a l’achat d’un uniforme qui est absolument de rigueur dans les écoles japonaises.  Le bleu marine et le blanc sont les couleurs de base mais il peut y avoir des variations d’une établissement à un autre. Pour les filles, il s’agit d’une jupe dont la longueur dépend de la coquinerie et de la coquetterie. Pour les garçons, c’est un costume d’un bleu très foncé. Les élèves doivent porter cet uniforme durant les cours mais aussi hors de l’école car cette tenue vestimentaire est assimilée à un signe de reconnaissance de son statut et sert à valoriser l’établissement scolaire que le jeune fréquente. Cette affirmation est d’autant plus vraie qu’il faut savoir que certaines écoles mettent en place une sélection au niveau du recrutement …dès la maternelle ! De  plus il est courant d’assimiler le parcours scolaire d’un individu à sa réussite : ainsi l’université de Waseda, au centre de Tokyo, se glorifie d’avoir eu pour élèves plusieurs Premiers Ministres dont Yasuo Fukuda qui était au pouvoir en 2008.

          

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A Uppsala, sur les bancs de l’école avec Gunnel

Grands événements au lycée, Langues, Métier, Pédagogie, Société, Sport 3 commentaires

     

 

 

Je m’appelle Gunnel, je suis professeur de Français Langue Etrangère en Suède. Je vis à Uppsala qui se trouve dans la province de Uppland . Je vais contribuer à présenter le système scolaire de mon pays.

  Le système scolaire suédois  offre un tronc commun à tous les élèves jusqu’à l’âge de 16 ans et une spécialisation assez poussée à partir du secondaire. A leur entrée au « Gymnasium », les élèves choisissent une filière parmi  23 propositions qui n’ont pas de hiérarchie entre elles. La religion est une matière qui est obligatoire pour tout le monde dans tous les collèges. Quand j’étais enfant, on appelait les cours de religion « christianisme » mais maintenant on dit « religion » à cause des immigrés. Le nombre d’écoles privées est en augmentation ces dernières années mais elles enseignent les mêmes matières que les écoles communales.

   A la sortie du « Gymnasium ». Les élèves obtiennent un diplôme, sur la base du travail effectué pendant les deux dernières années de scolarité. Les élèves ne sont pas notés avant le semestre de printemps de la huitième année de l’école de base c’est-à-dire 14 ans. A partir de 15 ans, ils n’obtiennent de notes dans une matière qu’après avoir suivi un minimum de 60 heures de cours dans cette matière. En fait, les élèves suivent des cours pendant trois années et si un cours se termine après quatre mois on saura la note tout de suite mais elle sera écrite sur le diplôme après les trois années d’études. Le dernier examen  véritable date de 1968 et, en ce qui me concerne, j’ai passé le bac en 1967. En suédois, on peut traduire « bac » par   »studentexamen « 

    L’année est divisée en deux semestres. « Höstermin » (semestre d’automne) et « Vartermin » (semestre de printemps). Les cours ont lieu du lundi au vendredi. Ils débutent à 8H40 et s’achèvent vers 16H00. Les emplois du temps sont très variables. Ils dépendent de la filière et des matières choisies.  Par exemple, les leçons de Sävjaskolan commencent à 8H30 et se terminent à 15H sauf le vendredi quand on termine à 14h30. A Stavby Skola , on commence à 8h (à cause des cars de ramassage scolaire). Au « Gymnasium », une structure de base est tout de même proposée à la grande majorité des élèves (suédois, maths, anglais, histoire, instruction civique, théologie). En théorie, tous les élèves d’origine étrangère (enfants d’immigrés) doivent avoir la possibilité d’étudier leur langue d’origine. Il existe une école spéciale qui s’appelle   » Komvux » (« vuxen « signifie « adulte »). Chaque adulte (c’est-à-dire de plus de 19 ans) qui n’a pas réussi à obtenir une note lui permettant d’être admis dans une matière telle que le suédois, l’anglais ou les mathématiques, peut continuer ses études .

 

       Un professeur suédois peut voir dans un journal quotidien ou un magazine spécial pour les enseignants s’il y a un emploi qui l’intéresse. Il envoie un CV (curriculum vitae) et après c’est le directeur de l’école qui décide si on est intéressant ou pas (c’est-à-dire quand il y a plusieurs personnes qui ont travaillé le même nombre d’années). Le plein temps d’un enseignant est 17 heures de travail par semaine. Mais, en plus, il faut rester à l’école pour être accessible si les élèves ont besoin d’aide, pour un remplacement si un collègue est malade, ou pour préparer les leçons  et cela représente  environ 19 heures. C’est le directeur de l’établissement  qui  décide d’ augmenter le salaire (s’il y a de l’argent…). Les professeurs de lycées gagnent plus et les maîtresses moins  et   je trouve cela injuste.

    Il n’y a pas l’équivalent d’un Centre de Documentation et d’Information en Suède. Je travaille dans deux écoles : 1) « Sävjaskolan » qui est un collège avec 17 classes et environ 400 élèves. Il est situé à 7 kilomètres du centre d’Uppsala. Nous avons une salle avec 30 ordinateurs et il y a aussi une bibliothèque dans une partie du collège. Cette bibliothèque est ouverte  du lundi au vendredi entre 9h-12h pour les élèves et les professeurs et les après-midi pour tout le monde.
          2) L’autre petit collège « Stavby skola » ,dans la campagne, à 25 kilomètres de la ville, a sept classes et seulement cinq ordinateurs dans une salle de classe et pas de bibliothèque

 

      Si vous voulez vous documenter plus sur notre système scolaire, vous pouvez consulter :

  http://www.skolverket.se/sb/d/376;jsessionid=95834F4F572DDDA6B82B4E95755824D7

http://societesnordiques.wordpress.com/2008/01/06/generalites-sur-le-systeme-scolaire-suedois/

http://www.onisep.fr/onisep-portail/portal/media-type/html/group/gp/page/interieur.espace.listeDocs/js_peid/InitInterieurEspaceListeDocs/js_peid/ListeDocs

http://www.sweden.gov.se/sb/d/2098 (en anglais)

 

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A Santa Lucía de Tirajana, sur les bancs de l’école avec Antonia

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A Bacau, sur les bancs de l’école avec Alina et Gabriela

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En Roumanie, le système actuel d’enseignement hérite encore quelques-unes des structures du système mis au point par les premiers organisateurs (Spiru Haret et Constantin Angelescu) du processus d’enseignement dans notre pays pendant l’entre-deux-guerres. C’était, à l’époque, un des meilleurs systèmes d’enseignements de l’Europe en ce qui concerne les résultats et l’efficacité.

A présent, vingt ans après la révolution anticommuniste de décembre 1989, la Roumanie n’a pas encore fini de réformer son système d’enseignement. Les nombreuses réformes qui se sont succédées ont crée parfois un état de confusion autant parmi les cadres enseignants que parmi les élèves et leurs parents. En 2008, la société a été appelée pour exprimer son opinion vis-à-vis du nouveau projet de loi concernant l’enseignement, mais comme le gouvernement a changé depuis, à la suite des élections, il est possible qu’il y ait encore des modifications.

          

 

Les niveaux d’organisation de l’enseignement

 

            Evidemment il y a deux grandes domaines d’enseignement : le préuniversitaire et l’universitaire.

En ce qui concerne le préuniversitaire, il y a les divisions suivantes:

1.      L’enseignement préscolaire (les écoles maternelles pour les enfants de 3 à 6 ans)

2.      L’enseignement primaire (distribué sur 4 années, comptant de la première jusqu’à la quatrième, puisqu’en Roumanie, la dénomination des niveaux peut être facilement obtenue en comptant dans l’ordre croissante, de la première année d’école primaire et jusqu’à la fin du lycée – 12 années au total)

3.      L’enseignement secondaire (partagé en cycle inférieur – avec 4 niveaux, et cycle supérieur – toujours 4 niveaux). L’enseignement secondaire inférieur, (en roumain, on l’appelle aussi « gimnaziu ») correspond à peu près au niveau « collège » en France et l’enseignement secondaire supérieur (appelé « liceu » en roumain), au niveau « lycée ». Pour l’enseignement secondaire supérieur nous avons deux termes qui créent parfois confusion au moment de la traduction en d’autres langues. C’est qu’il y a des institutions que nous appelons « lycée » et d’autres que nous appelons « collège » (colegiu, en roumain) bien qu’elles offrent le même type d’éducation et pour le même niveau d’âge (14/15-18/19 ans). Le terme « colegiu » en roumain implique l’idée d’un niveau qualitatif supérieur.  

4.      L’enseignement tertiaire non universitaire (c’est l’enseignement post-lycéal, distribué sur une ou trois années).

Les niveaux 1, 2, le cycle inférieur et les deux premières années du cycle supérieur constituent pour le moment l’enseignement obligatoire.  Théoriquement, l’âge de finir l’enseignement général obligatoire est de 16 ans, c’est-à-dire que les classe « 9″ et « 10″ se finalisent avec un certificat de fin d’études. Avec le nouveau projet de loi, l’enseignement obligatoire passera de 10 à 9 années. Il n’y a pas de frais d’inscription pour les formes de l’enseignement public (qui est, d’ailleurs, gratuit dans son ensemble).

 Les enfants vont à la maternelle à partir de 3 ans, normalement jusqu’à 6 ans, mais souvent les parents choisissent de faire  redoublerleur enfant la dernière année de la maternelle parce qu’ils considèrent que ceux-ci sont encore trop petits pour s’inscrire en enseignement primaire. C’est pour cette raison que dans la première année du primaire, on retrouve des élèves dont l’âge peut varier de 6 ans (ou même un peu moins) à 7 ans (ou parfois même un peu plus). Evidemment ces différences se maintiennent tout le long de leur scolarité.

Le niveau collège débute à l’âge de 10 ans et dure jusqu’à 13/14 ans. Il n’y a pas d’examen de passage du primaire au collège. Toutefois il y a des écoles qui appliquent des systèmes de sélection, mais il ne s’agit pas d’examens nationaux. Pour s’inscrire au lycée, en revanche, tous les élèves sont évalués par des « tests nationaux ». Ce sont des tests qu’ils doivent passer dans les deux dernières années du collège, pour les matières suivantes : langue roumaine (et langue maternelle, si c’est le cas), mathématiques et histoire ou géographie au choix. La différence par rapport aux autres tests que les élèves passent, de toute façon, chaque semestre, c’est que les sujets de ces tests sont uniques dans tout le pays. Pour obtenir ce que nous appelons « la moyenne d’admission au lycée », nous prenons en compte les résultats de ces tests, mais aussi les résultats des quatre années de collège.

Théoriquement l’âge de finir l’enseignement général obligatoire est de 16 ans, c’est-à-dire que les classes « 9″ et « 10″ sont finalisées par un certificat de fin d’études. Pour atteindre  l’enseignement secondaire supérieur, les lycées organisent des cours de jour durant 4 ans (à partir de la 9ème classe jusqu’à la 12 ème classe, et des cours du soir en fréquence réduite.

Le lycée est structuré en 3 filières, chacune correspond à un certain nombre de profils et de spécialisations :

-la filière théorique avec les profils humanistes

-la filière technologique avec les  profils d’exploitation des ressources naturelles, la protection de l’environnement, les services et la technique

-la filière « vocationnelle » avec les profils artistique, sportif et théologique

   Toutes les études pendant le lycée finissent par un examen national de baccalauréat. Ce type d’examen vérifie les connaissances et les aptitudes acquises dans diverses disciplines d’études, en fonction des filières et des profils. Le roumain, à l’oral comme à l’écrit, est obligatoire pour tout profil, une langue étrangère étudiée aussi (français, anglais, allemand, espagnol ou italien), une langue maternelle (hongrois, allemand ou autre) pour ceux qui étudient une de ces langues, les mathématiques pour le profil technique et une autre langue, le latin et la littérature universelle pour le profil humaniste. Il y a aussi un test sur les disciplines de la spécialité selon chaque profil et un autre test sur une discipline au choix. C’est un examen qui est estimé difficile, et très important parce qu’il sera pris en compte lors de l’inscription à une université.

 

Les écoles des arts et métiers, que l’on appelle en roumain « Scola de arte si meserii » ou « SAM », organisent des cours de jour et des cours du soir durant 3 ou 4 années en fonction du profil et de la complexité du travail pour lequel on prépare des spécialistes. Ce type de cours finit avec un examen ou un diplôme qui atteste de la qualification dans un certain métier. Les élèves qui finissent ce type d’études peuvent continuer leurs études au lycée dans le cadre de cours du soir et après un examen d’admission pour ce niveau d’études.

L’enseignement post-lycée est organisé par le Ministère de l’Education ou à la demande des agents économiques. La durée des études est de 1 à 3 ans, en fonction de la complexité du métier. L’admission se fait par un concours.

 L’enseignement supérieur se décompose de la façon suivante :

- cycle 1er  des études universitaires de licence qui correspond à 180 crédits (études de licence de 3 ans) et 240 crédits (étude de licence de 4 ans), conformément au Système Européen de Crédits Transférables (ECTS)

 - cycle 2 avec des études universitaires de master qui correspond à un nombre de crédits transférables entre 90 et 120.

  – cycle 3 avec des études universitaires de doctorat durant 3 ans.

 L’enseignement supérieur prépare des spécialités dans les profils suivants : universitaire et pédagogique, médecine et pharmacie, technique, agricole, économique, juridique et artistique.

 

 Combien de temps est-ce que l’on passe effectivement à l’école ?

 En général, nous passons à l’école 38 semaines par an, reparties en deux semestres de 18 et respectivement 17 semaines. Nous sommes en vacances pour les fêtes d’hiver (ça peut varier de 2 à trois semaines), encore une semaine pour délimiter les deux semestres (ça, c’est au mois de février), une semaine pour les Pâques et évidemment les grandes vacances qui durent de la mi-juin jusqu’à la mi-septembre. 

            Dans l’enseignement primaire les élèves ne passent pas plus de 4 heures par jour à l’école, 5 jours par semaine. Mais comme la Roumanie a  beaucoup changé et que les parents ont de moins en moins de temps pour rester auprès de leurs enfants, on a largement développé, ces dernières années, le système « l’école après les cours ». Celui-ci est un programme payant assuré toujours par les professeurs.

            Au collège, les élèves ne doivent pas passer plus de 5 heures par jour à l’école et au lycée, plus de 6. En pratique, il y a parfois des déséquilibres puisque s’il y a un jour avec seulement 5 heures (au cas du lycée), il y aura évidemment aussi un jour avec 7 heures de cours.

            Nous allons à l’école 5 jours par semaine, du lundi au vendredi. Nous commençons les cours à 7 heures, 7heures et demie ou 8 heures. Il y a des recréations de 10 minutes et une seule de 20 minutes. Les élèves peuvent finir les cours vers 13 heures ou 14 heures, selon l’heure à laquelle ils ont commencé.

  

           

            Et les enseignants en Roumanie ?

 

                 Les professeurs ont une norme de 18/19 heures par semaines. Tel est le cas puisqu’en Roumanie les heures que l’on passe à rédiger des tests ou à les corriger, à rechercher des ressources nouvelles pour la classe, à développer des programmes supplémentaires ne sont pas prises en compte dans la rémunération du travail On distingue en général les enseignants du niveau primaire, les instituteurs/institutrices, des enseignants du niveau secondaire, les professeurs. De toute façon, pour enseigner il faut avoir des études universitaires, et bien sûr, passer un concours. Ces dernières années, les jeunes sont de moins en moins intéressés par un emploi dans le domaine de l’enseignement à cause des salaires très bas offerts aux débutants, mais aussi à cause d’une image de moins en moins positive du système d’enseignement dans son ensemble.

Nous sommes employés des mairies des localités où nous enseignons, mais, à vrai dire, nous avons moins de bénéfices que les employés directs d’une mairie.

 

 

L’enseignement religieux

En effet, en Roumanie, les élèves peuvent choisir des cours de religion. Ce n’est pas obligatoire, mais s’ils ne souhaitent pas fréquenter ces cours, ils doivent toutefois suivre un autre cours proposé en optionnel par l’institution, pour avoir le même nombre de cours que leurs collègues.

 

L’évaluation et le système de notes

Au niveau du primaire on utilise des qualificatifs (« bon », « excellent », « satisfaisant » et « insatisfaisant »), mais les opinions sont encore partagées : il y a des enseignants qui disent que ce système n’est pas assez précis, d’autres qui le préfèrent parce qu’il évite l’obsession des élèves pour les notes maximales.  

A tous les autres niveaux on utilise des chiffres, de 1 à 10 pour apprécier les performances des apprenants.

 

Les CDI

Pour le moment, on ne trouve pas de CDI dans toutes les institutions d’enseignement. Comme il n’y a pas de professeur documentaliste, c’est souvent le bibliothécaire qui guide les élèves (mais aussi les professeurs) dans leurs recherches visant diverses domaines et centres d’intérêt. Mais évidemment, ce n’est pas la même chose qu’un professeur documentaliste.

 

 

            La multidisciplinarité

           

            Il y a beaucoup de matières dont l’enseignement se fait en utilisant les acquis propres à d’autres domaines d’études. Mais il n’y a pas un cadre stricte et spécifique pour ce type d’enseignement ; il est plutôt comme un sous-entendu dans certains domaines.

 

           Si vous voulez en savoir plus sur le système scolaire roumain, vous pouvez vous documenter avec http://www.europschool.net/static.php?op=formation/doss_struct_roumanie.html&npds=1

http://www.fit-for-europe.info/webcom/show_page_ffee.php?wc_c=29684&wc_id=1&wc_lkm=216228

http://costjmon.edres74.ac-grenoble.fr/spip.php?article169

http://www.euroeducation.net/prof/romco.htm  (en anglais)

 

 

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A Zduńska Wola, sur les bancs de l’école avec Urszula

Grands événements au lycée, Métier, Pays, Pédagogie, Société 1 commentaire

    

    La scolarité est obligatoire dès l’âge de 6 ans jusqu’à 18 ans. Mais, à partir du 1er septembre 2009  les parents pourront décider de scolariser leurs enfants dès 5 ans.  Ce  préparatoire s’appelle «   classe 0″ et se fait à l’école maternelle. L’école primaire, en polonais « szkoła podstawowa », dure 6 ans (pour les enfants de 7 à 13 ans). Pour être accepté comme élève, il n’y a pas de frais d’inscription. L’école publique est gratuite. Le recrutement des élèves se fait selon les résultats aux examens de collège et les notes sur le certificat de collège. Dans chaque école il y a des cours de religion (au niveau du lycée, 2 heures par semaine), mais ce sont les parents et les élèves qui décident de les suivre ou non. Les élèves peuvent commencer à fréquenter ces cours quand ils veulent et s’arrêter s’ils ne veulent plus. S’il y a trop peu d’élèves qui suivent les cours de religion, il y a alors une matière qui s’appelle « éthique ».

        

 

    Les classes s’appellent la « première » pour la première année, la « seconde » pour la deuxième etc.  La dernière s’intitule la « 6ème ». Le collège, « gimnazjum  » en polonais, dure 3 ans et les jeunes  ont donc de 13 à 16 ans. Les classes s’appellent respectivement: « la 1ère », la « 2ème » et la « 3ème ». Il y a des examens dont les résultats déterminent l’admission à l’école postcollégienne. 

   Le lycée d’enseignement général ou le lycée professionnelle dure 3 ans (de 16 à 19 ans).Ce sont les classes de la 1ère à la 3ème et ce cycle se termine avec le baccalauréat. Il y a encore l’école technique de 4 ans ou l’école professionnelle de 2 ans(sans bac).  Les lycées complémentaires de 2 ou 3 ans sont pour ceux qui veulent passer le bac.

       En Pologne cette année scolaire compte 182 jours de classe. Elle est divisée en 2 semestres. Le premier finit vers la fin de janvier. Il est suivi de deux semaines de vacances. Ces dates varient selon les régions. En ce qui concerne notre zone, nous serons en congès du 24 janvier au 8 février. Le second semestre commence en général en février et dure jusqu’à la fin de la 3ème semaine de juin. A Pâques, nous aurons 6 jours de libres : du 9 au 14 avril. Les élèves de terminale finiront l’école fin avril, exactement le 24 avril, car le baccalauréat se passera en mai. Mais, pour les autres niveaux, l’année scolaire se terminera le 19 juin. Du 20 juin au 31 août nous serons en vacances. Cependant, au niveau de l’enseignement supérieur, la reprise se fera le 1er octobre.

    Dans notre lycée les élèves de la première année ont 34 heures par semaine, ceux de la 2ème 32h. et en terminale 30heures. Le premier cours commerce à 8h. et le dernier finit en général à 15h15 car cela dépend de l’horaire de classe, un jour l’élève peut terminer par exemple à 13h.30 un autre plus tard.Un cours dure 45 minutes et la récréation 10 min. La grande pause dure chez nous 20 mn. Dans tous les niveaux scolaires, il y a des cours 5 jours par semaine : du lundi au vendredi.

    Les élèves sont notés en chiffres de 1 à 6. Pourtant, à la fin du semestre, et sur les certificats scolaires, on écrit des notes en mots par exemple : 

1- insuffisant

2- passable

3- suffisant

4 – bien

5 – très bien

6 –  excellent

     Avec une évualation « insuffisant », un lycéen doit passer un examen complémentaire à la fin du mois d’août. S’il ne réussit pas, il doit redoubler.

         Pour enseigner, les professeurs ne passent pas de concours. Il faut terminer les études supérieures avec une préparation pédagogique et obtenir un diplôme de niveau « maîtrise« . Les enseignants vont voir un proviseur et lui laissent tous les documents avec CV, lettre de motivation. Puis il y a un entretien. Alors la direction de l’école choisit l’enseignant. Le système de promotion professionnelle des enseignants est appuyé sur les grades suivants : enseignant stagiaire, contractuel, nommé et diplômé.Le stage de l’enseignant stagiaire dure 9 mois et,  par exemple, celui de l’enseignant contracté 2 ans et 9 mois. Après chaque grade du stage il faut passer un entretien ou un examen devant la commission qualificative. Il existe un document qui s’appelle « la Carte de l’Enseignant » d’après laquelle l’enseignant a le statut du fonctionnaire publique (je pense que ce n’est pas le même statut qu’en France). L’enseignant avec le titre nommé est déjà très protégé par « la Carte » et il ne peut pas être licencié par le directeur quand il le veut. Moi, je suis professeur diplômée depuis 5 ans. Ce système de la promotion professionnelle des enseignants existe depuis la grande réforme de l’éducation qui a commencé en 1999. Le salaire dépend du grade : les mieux payés sont les diplômés.

 Cette année, les enseignants de tous les niveaux  travaillent encore 18 heures par semaine. Plusieurs ont des heures supplémentaires. À partir de septembre 2009 tous les instituteurs auront une heure de plus, et en 2010 les instituteurs des écoles primaires et des collèges travailleront 20 heures par semaine.Les institutrices des écoles maternelles ont 25h. Et pourtant celles qui ont des classes préparatoires – 22h. Les bibliothécaires ont 25h. En Pologne il n’y a pas de Centre de Documentation et d’Information avec un professeur-documentaliste. Nous avons des bibliothèques (qui sont souvent des salles multimedias) avec un professeur-bibliothécaire. Ce professeur peut donner des cours dans les salles de classe. Il doit aussi avoir une maîtrise.Un professeur peut enseigner 2 disciplines s’il est convenablement préparer pour cela. Au lycée ce n’est pas très répandu, mais quand même il y a de plus en plus de professeurs de deux disciplines. Par exemple très souvent le professeur d’histoire enseigne aussi l’éducation civique.

        

 

  Les « travaux pluridisciplinaires » (comme chez vous les Travaux Personnels Encadrés ou bien les Projets Pédagogiques à Caractère Professionnel) existent  au lycée. Au niveau du collège il y a les Itinéraires Interdisciplinaires, un peu comme chez vous les Itinéraires De Découvertes.. C’est très à la mode en ce moment..

   Si vous souhaitez plus vous documenter, voici une sélection de sites consacrés au système scolaire polonais : http://www.ambafrance-pl.org/spip.php?article449  

http://www.ac-nancy-metz.fr/casnav/primo/primo_syspol.htm#tp2

http://www.europschool.net/static.php?op=formation/doss_struct_pologne.html&npds=1

http://www.onisep.fr/onisep-portail/portal/media-type/html/group/gp/page/interieur.espace.listeDocs/js_peid/InitInterieurEspaceListeDocs/js_peid/ListeDocs

http://www.ac-limoges.fr/article.php3?id_article=4844 ( ce dernier site indique en particulier les liens existants entre lycées de Limoges et lycées de Pologne)

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A Krnov, sur les bancs de l’école avec Lenka

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  La République Tchèque préside l’Europe depuis début janvier, donnons la parole à son « ambassadrice » en la personne de Lenka  pour nous présenter le système scolaire de ce pays. Notre propre système scolaire étant en pleine contestation (port de l’uniforme suggéré, évaluation en CM2 imposée mais partiellement boycottée, baccalauréat professionnel obtenu en 3 ans au lieu de 4 ans, remise en cause de l’école maternelle, suppression de postes d’enseignants, autonomie des universités, etc), il m’a semblé intéressant de connaître ce qu’il existe ailleurs pour faire d’éventuelles comparaisons.

   

 

   » En République Tchèque, l´école est obligatoire entre six et quinze ans cela veut dire que l’enfant passe neuf ans à étudierNotre année scolaire a dix mois : de septembre au trente juin. Pendant l´année scolaire, les enfants ont des vacances d´automne ( deux jours) de Noël ( d´une à deux semaines), de printemps ( une semaine, à Pâques)  deux jours plus un jour entre deux semestres. Les grandes vacances d´été durent deux mois. Pendant les jours fériés, les élèves n´ont pas de cours, le directeur de l´école peut en plus allonger ces jours d´un ou deux jours supplémentaires. L’enseignement public est gratuit à tous les niveaux (école primaire, collège, lycée et université) cependant parfois il faut payer les livres scolaires et il y a des frais d’examen d’entrée à l’université.  L’enseignement religieux n’est pas dispensé dans les établissements laïcs. Bien entendu, les établissements privés sont payants.

 

 

    Les petits enfants peuvent fréquenter les crèches et l´école maternelle, mais la vraie éducation commence à l´école primaire. Elle est divisée en deux niveaux.

    Pour le premier niveau il y a cinq cours, on les appelle : « première» , «deuxième» , «troisième» , « quatrième»  et «cinquième» classe. Pour le second niveau il y a quatre cours, ça commence par «sixième classe»  et finit par «neuvième classe» .

     Après l´école primaire, les élèves peuvent fréquenter un  collège. Les élèves  du collège ont de 30 à 32 heures de cours par semaine. Les cours commencent à 8 heures et finissent vers 13h30, mais ça dépend aussi de l’établissement Parfois, exceptionnellement, il y a cours l’après-midi mais il n’y a pas de cours le samedi. Les cours durent 45 minutes et entre deux activités il y a une pause de 10 minutes. Une récréation de 20 minutes est prévue et il faut aussi enlever une heure pour prendre le repas de midi.  

      Puis  il y a le lycée dans lequel les cours commencent aussi à 8 heures pour se terminer à 14h30, il y en a plusieurs types – techniques, généraux, d´agriculture, du commerce etc. Les  élèves sont notés avec des chiffres. La meilleure note est « 1″ et la pire est « 5″. Si un élève a deux fois la note « 5″ sur son bulletin, il doit prendre des cours de rattrapage et il est possible que l’on décide de le faire redoubler.  Les éleves reçoivent le bulletin scolaire deux fois par an, à la fin de janvier et à la fin du juin. Les études au lycée durent quatre ans et elles finissent par le  baccalauréat. Le baccalauréat est composé de quatre matières et il est préparé pas chaque école. Pour montrer la valeur objective et le sérieux des résultats de cet examen, l´année prochaine on planifie de mettre en pratique un système de baccalauréats d´Etat.

    En plus des lycées, il existe  des écoles d´apprentissage.  Ces études durent trois ans et  finissent par un brevet. Les élèves deviennent des artisans ou des ouvriers qualifiés.

   Les élèves qui ont réussi leur baccalauréat peuvent envoyer une demande pour continuer leurs études à une haute école ou à une université. Mais, pour y faire leurs études, ils doivent passer un examen d´entrée. En République Tchèque il existe beaucoup d´universités, les étudiants ont alors un grand choix. Les études supérieures durent trois ans pour la licence et cinq ans pour un titre d´ingénieur ou pour la maitrise. Après, les étudiants peuvent préparer un doctorat. A la faculté de médecine, le programme dure six ans. Les études supérieures se terminent par un examen d´Etat et une soutenance de mémoire. Les étudiants qui ont réussi obtiennent un titre académique et un diplôme.

    Pour devenir professeur, il faut étudier à l’université durant 4 ou 5 ans et posséder un titre académique appelé « Magister« . A l’école élémentaire, le professeur enseigne toutes les matières, au niveau du collège et du lycée, généralement, le professeur est chargé de deux disciplines. Les professeurs travaillent réellement 40 heures par semaine mais ont 21 ou 22 heures de cours.

 

 

   Pour avoir plus de détails sur notre système scolaire tchèque, je vous propose de visionner ces deux sites particulièrement bien explicatifs . Ce sont :

http://www.europschool.net/static.php?op=formation/doss_struct_republique_tcheque.html&npds=1 et

http://www.czech.cz/fr/travail-etudes/je-veux-etudier/le-systeme-educatif/le-systeme-educatif-en-republique-tcheque?i=1?i=1 

   Il y a aussi des informations sur le site de l’O.N.I.S.E.P.  : http://www.onisep.fr/onisep-portail/portal/media-type/html/group/gp/page/interieur.espace.listeDocs/js_peid/InitInterieurEspaceListeDocs/js_peid/ListeDocs/js_peid/Rechercher?reference.code=19238946101f7670a1081fa3000a7fe5&reference.langue=fr&reference.version=0&typeDoc=article

 

 

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Allez, à table, la soupe est servie !

Animations culturelles, Gastronomie, Humour, Pays, Pédagogie, Société, Sport 6 commentaires

      Etes-vous des « fidèles » de l’ancien « Dakar » qui maintenant traverse l’Argentine et le Chili ? Je ne m’intéresse pas outre-mesure aux courses de motos, surtout lorsqu’elles traversent ce qui est normalement « un désert » mais que « la civilisation » juge utile « d’exploiter » pour des raisons à la fois techniques et commerciales. Nos amis argentins, étant en vacances d’été, n’ont pas pu donner leurs sentiments sur ce choix. Peut-être le feront-ils à leur reprise de cours. La randonnée s’est terminée le samedi 18 janvier après un parcours en boucle dont la carte ci-dessous indique le parcours.

        La semaine dernière, un terme employé par le journaliste pour commenter cette course a attiré mon attention : « poireau« . Dans le jargon de ce sport, cela veut dire « un motard qui n’est pas sûr de lui, assez novice ». Ah, c’est certain, ce « poireau » n’est pas une « grosse légume » et il va se faire carotter sa place et faire chou blanc au niveau des résultats. Ce motard va être responsable du navet que va devenir le reportage sportif.

        Alors, amis lecteurs, vous l’aurez compris, avec tout ce vocabulaire, on finit par ne plus parler de « la course » mais « des courses« , celles que vous faîtes au supermarché ! J’espère qu’avec tout cela, vous n’en aurez pas soupé des informations sur « le Dakar ». Voici d’ailleurs le site officiel : http://www.dakar.com  Que dire de plus sinon « Bons vents  » (surtout à « Buenos Aires »)  aux pilotes !

      Quant à la soupe, que vous ferez après avoir fait vos courses, avec ce poireau, cette carotte, ce chou et les autres légumes, je vous invite à la déguster tout en regardant cette petite vidéo :  http://www.tv5.org/TV5Site/lf/merci_professeur.php?id=2699&id_cat= . Vous y apprendez toutes sortes d’expressions contenant le mot « soupe » et j’espère que cela renforcera votre soif de savoir, surtout en buvant le bouillon (l’expression est à prendre au propre car je ne vous souhaite ni d’avaler de l’eau en nageant ni d’essuyer un échec financier en ces temps de crises boursières). Je vous conseille toutefois d’éviter 11 heures pour vous désaltérer avec ce potage car, à ce moment précis, il pourrait être mortel.

 

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Le mois du blanc

Gastronomie, Grands événements au lycée, Humour, Pédagogie, Société 12 commentaires

       Les cours ont repris le lundi 5 janvier et la grosse « surprise » (malgré l’annonce faite par la météo) a été l’arrivée de l’or blanc dès le lendemain. Un blanc manteau a recouvert le sol. A sa vue, certains sont devenus blancs comme un linge à la perspective de faire une chute mais d’autres ne se sont pas du tout fait de cheveux blancs, mais, au contraire, en ont profité pour avoir carte blanche dans la glissade.

     Le mercredi 7 janvier, pour ne pas faire chou blanc dans le domaine des soldes  qui débutaient car il faut vraiment en profiter tellement, dans les autres circonstances, le contribuable est saigné à blanc, certains d’entre nous  sont allés faire un tour dans les boutiques. Peut-être ont-ils cousue de fil blanc une histoire leur permettant d’avoir une ristourne encore plus importante, mais je ne les crois tout de même pas capables d’utiliser une arme blanche pour imposer quelque chose au vendeur. Il me semble tout de même nécessaire de montrer patte blanche au moment de payer et ce n’est pas le moment de vouloir essayer de blanchir son argent. Certains blancs-becs pensent qu’il suffit d’un peu de charme et que la vendeuse sera séduite et que, quite à faire un mariage blanc, elle baissera le prix du blanc. Qu’ils blanchissent sous le harnais et ils verront bien que souvent ces filles ne sont pas des oies blanches et savent se méfier !

              C’est bonnet blanc et blanc bonnet mais, malgré la disparition de la publicité  nocturne sur les chaînes de télévisions publiques françaises depuis le 5 janvier, les consommateurs se ruent toujours sur les magasins, aussi bien à la recherche de blanc de poulet que de sauce blanche toute conditionnée ou encore des blancs-mangers. Certains passent une nuit blanche devant la boutique et guettent son ouverture pour être les premiers à acheter. Très fatigués mais heureux, en tendant l’objet convoité à la caissière, ils s’entendent répondre d’une voix blanche : « Le guichet est fermé ». Parfois, cette phrase leur paraît si dure pour eux que, discrètement, ils boivent une gorgée de vin blanc avant de changer de file et se diriger vers une caisse ouverte. Ils restent tout de même très perturbés et signent en blanc sur un chèque quand arrive leur tour de payer. Parfois le chiffre imprimé ensuite n’est pas correct mais ils n’y voient que du bleu.

        Chers lecteurs, cette page n’est pas restée blanche grâce aux expressions liées à cette couleur. J’en ai rassemblé beaucoup dans ce petit texte pour en faire comme un examen blanc avant de vérifier vos connaissances. Vous serez candidat à des épreuves car sachez qu’à l’origine les personnes participant à un examen devaient être habillées en blanc. Enfin,  janvier est le mois du blanc et pas seulement en France car apprenez par exemple, qu’au Brésil;  il est de bon ton d’être vêtu de blanc pour le réveillon de la Saint Sylvestre. Cette élégance fait penser au terme très littéraire  »blandices » qui renvoie au charme et à la séduction.

 

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Bonne année 2009 à tous !

Animations culturelles, Cinéma, Collection, Gastronomie, Grands événements au lycée, Humour, Pays, Pédagogie, Personnages, Société 20 commentaires

    Personne ne sera sans doute surpris par le titre de mon billet puisque nous sommes en janvier et que nous commençons une nouvelle année. Vous l’auriez été avant 1564 date à laquelle le roi Charles IV décida, par l’Edit du Roussillon, que l’année cesserait de commencer au printemps, mais en janvier ! Sachez que le nom des mois n’avait pas été choisi au hasard, ainsi « septembre » indiquait nettement qu’il s’agissait du septième mois de l’année, « octobre«  du huitième, « novembre«  du neuvième, « décembre«  du dixième. Quand Charles IV a changé l’organisation civile de l’année, il n’a pas pour autant « revu » l’appelation des mois ! Maintenant, l’étymologie du mot n’est plus en adéquation avec son sens : « septembre » est le neuvième mois de l’année, « octobre » le dixième , « novembre » le onzième et « décembre » le douzième ! Devant un tel chamboulement et surtout un tel manque de logique, certains se rebiffèrent et c’est ainsi que naquît la « tradition » du poisson du 1er avril: puisqu’il n’était plus possible de se dire « bonne année », eh bien, on allait faire des blagues aux voisins !

     Outre les voeux adressés le plus souvent par le biais de cartes postales selon la tradition anglaise, les premiers jours de janvier se caractérisent par les étrennes. Il s’agit d’un présent que l’on fait le premier jour de l’année.  Le mot « étrenne » vient du latin « strena » qui signifie « bon présage » ou   » présent de bonne augure ». L’habitude des étrennes se perpétua et se développa beaucoup sous l’Empire romain. En France, au Moyen-Age, elles reçurent dans certaines provinces le nom d’ »aguignettes » ou d’aguilaneuf« . Il s’agit d’une déformation de l’expression « au gui l’an neuf » car on considère que le gui porte bonheur. En Normandie, les « aguignettes » étaient en fait des pâtisseries feuilletées que les enfants allaient chercher de porte en porte en entonnant une chanson. Vous pouvez obtenir la recette des « aguinettes » en consultant : http://magene.chez-alice.fr/recette1.html#aguignettes

    C’est cette idée d’échange de cadeaux qui est reprise dans deux traditions qui ont lieu le 6 janvier : en France l’Epiphanie, en Italie la Befana. La « fête des rois » ou « Epiphanie » est une fête païenne très ancienne puisqu’elle se pratiquait déjà chez les Romains qui tiraient au sort avec des fèves pour savoir qui serait le roi du festin. Depuis, le christianisme a consacré cette fête à la commémoration de la visite des trois Rois Mages, Melchior, Gaspard et Balthazar, venus porter des présents à l’enfant Jésus. Aujourd’hui la tradition veut que pour le « jour des Rois », on partage un gâteau appelé « galette« . Selon la région, il s’agit d’un gâteau feuilleté ou brioché.

  La fève d’origine est aujourd’hui remplacée par un petit personnage que prennent plaisir à collectionner les favophiles qui se sont regroupés en association : http://www.fabophiles.fr/ . Certaines fèves valent très cher.

  En Italie, c’est la sorcière Befana qui porte des gâteaux. Son nom est en fait une déformation du mot « Epiphanie ». Elle « intervient » dans la nuit du 5 au 6 janvier. Les enfants accrochent une chaussette non loin de la cheminée pour que Befana dépose des chocolats et des caramels. Si les enfants n’ont pas été sages, Befana leur glisse des boulets de charbon. Il existe des pâtisseries en l’honneur de la Befana : ce sont les  » befaninis ». Vous en saurez plus sur la légende et les gâteaux en consultant ce site fort intéressant : http://www.theatredelasource.qc.ca/francais/befana/bef_recette.html

     Un début d’année est souvent l’occasion de faire un bilan sur les événements passés et parfois on se souvient avec nostalgie d’antan. La crainte de voir devenir surannés certains acquis sociaux fait jaillir un pincement au coeur. Les annuités, en particulier, risquent d’être revues à la hausse ! Combien faudra-t-il d’anniversaires pour prétendre à la retraite ? La durée de travail sera-t-elle annualisée ?  De façon quasi annuelle ou bisannuelle, des réformes chamboulent notre mode de vie. Ne nous a-t-on pas annoncé une « annus horribilis » dans l’espoir que l’expression latine choque moins nos esprits que l’usage du français : une « année horrible » fait davantage trembler ! Aurons-nous pourtant de nouvelles « années folles » avec l’influence culturelle nord-américaine que fait naître l’élection de Barack Obama ? Il y aura aussi la Biennale de Venise avec son fameux « Lion d’Or ». Le 26 janvier prochain, les Chinois rentreront dans « l’année du boeuf » que l’on annonce plutôt prospère. Tout cela va rentrer dans les annales de 2009 et fera la joie des annuaires ou des almanachs.  Je vous présente donc tous mes voeux et que chacun de vos souhaits se réalise.

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