Carnaval à Gualeguaychú (Argentine) : un spectacle théâtral en plein air

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     En Argentine, on célèbre de moins en moins le carnaval. Cependant, surtout dans les villages, il y a des clubs qui organisent encore des corsos et/ou des bals populaires. Le plus important carnaval  qui réunit une foule de touristes est celui qui a lieu à Gualeguaychú . Il s’agit d’un spectacle estival en plein air qui a lieu pendant les mois de janvier, février et mars et qui s’inspire beaucoup du théâtre.

    Cette ville se trouve dans la province de Entre Rios qui veut dire textuellement « Entre fleuves ». En effet, les limites géographiques sont déterminées par des cours d’eaux : à l’ouest et au sud le « Rio Paraná« , à l’est le « Rio Uruguay », au nord les rivières « Río Guayquiraró » et « Río Mocoretá » . Gualeguaychú est la ville la plus importante de cette province.

    C’est une tradition qui date du dix-neuvième siècle. Les spectateurs regardaient défiler, installés dans des tribunes qui recouvairent les trottoirs, les différents chars qui empruntaient en particulier la « Calle 25 de Mayo« . Cette manifestation culturelle se déroulait l’après-midi en raison de l’absence d’illumination électrique.  Mais il y avait énormément de serpentins et de confetti sur tout le trajet et les chars avaient du mal à avancer et c’était particulièrement génant parce qu’avec le temps leur nombre devenait de plus en plus grand. Aussi, vers 1930, sous l’impulsion d’Abelardo Devoto, un passionné de musique et de thèmes classiques, on fit construire une énorme passerelle en bois que l’on a appelé le « corsodrome »  et qui délimite bien le passage à utiliser pour cette manifestation. Pour parler de l’aspect théâtral, il y avait un char représentant l’empereur romain Néron avec des guerriers et quelques deux cents participants ainsi que des chevaux blancs. Il est connu sous l’appellation « Comparsa de Nerón « 

        C’est une fête de couleurs, de joie, d’amusement et de danses. Il y a souvent environ 800 figurants que nous appellons ici « comparsas« . C’est un mot qui appartient au domaine du théâtre et signifie « troupe de gens masqués » ou « mascarade ». Cette année 2009, il y a trois grands groupes qui essaient d’obtenir la meilleure place. Ce sont :  « Papelitos« , « Marí-Marí » et « Kamarr » Le premier s’adresse avec nostalgie à ceux qui aimaient le carnaval et qui sont partis, à ceux qui ne peuvent plus danser et encore à ceux qui ont fait grandir le carnaval. Voici un extrait par le biais d’une vidéo : http://video.google.fr/videosearch?q=gualeguaychu&hl=fr&source=vgc&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wv# Mari Mari s’est placé dans une perspective historique concernant le présent et le futur des peuples américains. Vous pouvez les admirer en train de danser : http://video.google.fr/videosearch?q=gualeguaychu&hl=fr&source=vgc&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wv#q=gualeguaychu+mari+mari&hl=fr&emb=0 Quant à Kamar, il a repris le mythe de l’existence d’une ville lumière où tous les mots peuvent se guérir : http://video.google.fr/videosearch?q=gualeguaychu&hl=fr&source=vgc&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wv#q=gualeguaychu+kamarr&hl=fr&emb=0 . J’ai sélectionné seulement quelques séquences pour vous donner une idée de l’expression de la joie collective et de toutes les teintes chatoyantes des costumes et des chars.  Je vous ajoute  quelques liens pour une documentation complémentaire :

 http://www.temas.cl/enero/viajes/18.html , http://www.gualeguaychuturismo.com/principal_carnaval_infogral.htm , http://www.carnavaldelpais2009.com.ar/carnaval_historia.htm

http://kamarr.com/2009/ (sur le groupe d’inspiration orientale Kamarr, avec de magnifiques photos)

                                                             

    Ce texte a été écrit en collaboration avec notre amie argentine Graciela qui se prépare à débuter une nouvelle année scolaire le 4 mars et qui compte bien poursuivre les échanges avec nous. Je la remercie beaucoup .

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Carnaval à Montevideo (Uruguay) : un mois de festivités

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      Je m’appelle Nelly Cecilio. Je suis professeur FLE dans le cadre de la Formation Sommelier de l’université de Montevideo en Uruguay, en Hôtellerie et Gastronomie et j’assure aussi des cours de conversation et sur objectifs  spécifiques dans le milieu artistique (comédiens et écrivains). J’ai remarqué ce blog scolaire qui faisait une présentation des différents carnavals dans le monde. Je ne voulais absolument pas manquer cette occasion pour faire connaître une manifestation culturelle qui est très intéressante comme le sont  celles de l’Equateur, du Brésil ou du Canada où j’ai eu le plaisir de séjourner il y a quelques années.

 

L’Uruguay est un pays sud-américain situé entre l’Argentine et le Brésil, bordé à l’est par l’Océan Atlantique et au sud par le Rio de la Plata.  Montevideo est la capitale de cet Etat .J’estime que 1% de sa population d’environ 3 000 000 d’habitants participe en tant que protagoniste direct d’une manière ou d’une autre aux diverses manifestations liées aux festivités du carnaval lequel a une durée d’un mois. Il va sans dire que des milliers de personnes assistent aux nombreuses manifestations carnavalesques qui  attirent de plus en plus d’étrangers qui trouvent chez nous une manifestation authentique, moins commercialisée et plus spontanée qu’ailleurs. Voici un avant-goût avec : http://www.carnaval.com/uruguay/  et http://www.youtube.com/watch?v=q9e4J_jU2c4&feature=related ou encore http://www.enlacesuruguayos.com/Carnaval.htm

Montevideo vient d’être nommée « la capitale du Carnaval latino-américain 2009 et 2010 ».

Comment commencent les festivités ?

 Le défilé est ouvert par les reines élues dans les différentes catégories : la reine du Carnaval, celle de las « llamadas » et cette année celle de la samba. Des confetti et des serpentins sont lancés. Puis il y a un grand défilé dans la plus importante avenue de Montevideo, en plein centre où alternent les différents groupes qui animent ces fêtes : comparsas lubolas, murgas, parodistas, humoristas, revistas et des « cabezudos » (masques démesurés que les enfants bravent et qu’en français on appelle « grosses têtes » ou « géants » ) et des chars allégoriques. 

Chaque groupe appelé « comparsa lubola » est composé d’au minimum 70 tambours parmi lesquels on doit distinguer selon leur leur taille et la manière de les accorder : le « chico« , le « repique » et le « piano » qui vont du son le plus aigu au plus grave marquant le rythme qui varie suivant les quartiers.  Pour entendre le son de ces instruments, vous pouvez aller à cette page :   http://www.candombe.com/french.html  L’ensemble de ces trois tambours créé le « candombe« . La page d’accueil du site, http://www.candombe.com/index.html  vous permet d’avoir accès à une multitude de renseignements sur ces groupes et leurs racines africaines. Ces groupes ont parfois pour noms des pays africains comme « Sénégal » évoquant ainsi les origines des esclaves africains débarqués ici. Il y a aussi trois personnages typiques de ces communautés noires qui précèdent les tambours appelés « cuerda de tambores ». Ce sont :

  – le « escobero » qui tenait le rôle de juge accompagnant le roi, dirigeant et animant le groupe (le nom vient de « escoba » qui signifie « balai » car il montre son adresse en manipulant une sorte de bâton, genre la baguette du chef d’orchestre

– le « gramillero » qui était un guérisseur car « gramilla » signifie « herbe »

– la « mama vieja » qui représentait la nourrice ou la gouvernante du maître . C’est textuellement « la grand-mère ».

 En plus, dans les années 1930 probablement, est apparue la figure de ce qu’on appelle « la vedette« , certainement sous l’influence européenne du cabaret, qui est flanquée de danseurs et de danseuses de manière que le nombre total des membres d’une « comparsa lubola » est d’environ 200 personnes. Le défilé s’étend sur 2 jours  (jeudi et vendredi) regroupant plus de 40 groupes. Quelques-un se produiront par la suite aussi sur scène où ils devont non seulement jouer de la musique et danser mais en plus représenter soit une situation liée à l’esclavage jadis, soit la vie d’un personnage célèbre noir de notre pays.

La « murga » est un genre théâtral-musical satirique dont l’origine remonterait aux groupes qui sont venus au début du XXème siècle de Cadiz (Espagne) mais qui a trouvé chez nous son propre chemin. C’est un groupe composé d’environ 15 ou 20 personnes et dont le plus important est l’aspect choral et ce que l’on appelle le « cuplé« , sorte de sketch satirique dans lequel on critique surtout les hommes politiques ou la situation politique que ce soit nationale ou internationale et la « retirada » où ils prennent congé du public, ce qui symbolise l' »enterrement » du carnaval. Il faut préciser que la « murga » d’Uruguay ne ressemble pas du tout à la « murga » de l’Argentine même si elles utilisent quelques-uns des instruments de ce genre de musique, mais le concept est tout à fait différent.

 Vous pouvez visionner des « murgas » en actions avec : http://www.youtube.com/watch?v=UGpGe6Pzn44&feature=related et http://www.youtube.com/watch?v=1gh4Ewes2GA

 Il  faut noter que deux « murgas » se sont produites en France  et vous pouvez visiter leurs sites à : http://www.faltayresto.net/  et http://www.agarratecatalina.com.uy/ . Il y a aussi des renseignements sur les « murgas » à http://www.lasmurgas.com/ . Sur le site http://www.totomendez.com.uy/ , vous pouvez visonner un clip en utilisant la rubrique en français « galerie », « multimedia », 5ème vidéo appelée « Murga madre ».

 Les « parodistas », comme le nom l’indique est un groupe d’environ 20 personnes qui doivent jouer 2 parodies. C’est un genre plutôt théâtral même s’ils doivent avoir une bonne choréagraphie et bien chanter aussi. Les parodies sont empruntées plusieurs fois aux grands classiques et aux événements historiques remarquables tant au plan national qu’international.

Les « humoristas » est un groupe genre théâtral ausi mais qui fait essentiellement de l’humour à partir de n’importe quelle situation choisie.

 Une semaine plus tard a un lieu le défilé nommé « llamadas » (appels) dans les rues étroites et pavées des deux quartiers emblématiques des Noirs uruguayens : Sur et Palermo, situés près du Rio de la Plata. C’est très pittoresque car il y a e plus en plus de gens qui louent leurs balcons ou leurs terrasses avec un service traiteur, même pour les spectateurs qui y assistent pendant les 5/6 heures que dure le défilé. Voici un aperçu : http://www.youtube.com/watch?v=dHTqQhKC6PE&hl=fr

 A l’issue de chacun de ces deux défilés, il y a un classement où on déclare les champions et championnes dans les différentes rubriques, par exemple : meilleur groupe de tambours, meilleure vedette, meilleure communication avec le public, meilleur directeur de « murga », etc. Une fois commencée l’ouverture officielle du carnaval, les différentes catégories se produisent sur la scène d’un théâtre ouvert où il y a aussi un concours pour nommer les champions. Ces groupes jouent aussi dans des des locaux appelés « tablados » (en plein air ou couverts) dans les différents quartiers de la ville de manière que tout le monde puisse y accéder. En province, il y a aussi des défilés et on doit souligner une manifestation carnavalesque dans un département à la frontière du Brésil où l’influence des « escolas do samba » l’emporte sur notre identité culturelle proprement dite.

Au départ, le carnaval uruguayen était plutôt l’affaire des amateurs qui cessaient leurs activités rémunérées le temps des festivités, il est devenu aujourd’hui un espace où les professionnels en tous genres s’épanouissent  et trouvent d’autres débouchés soit chez nous, soit à l’étranger car surtout les « comparsas lubolas » et les « murgas » font des tournées partout dans le monde. Une petite anecdote qui illustre la portée de notre carnaval qui touche toutes les couches sociales : l’actuel Ministre de l’Economie a été le parolier de plusieurs murgas.

Il existe un musée du Carnaval qui est situé dans le Vieux-Montevideo et on vient de lui décerner le prix Reina Sofia d’Espagne.

J’espère vous accueillir nombreux à notre prochain carnaval

 

 

 

  Je remercie beaucoup Nelly Cecilio pour tous les renseignements apportés sur la façon dont se déroule le  carnaval de Montevideo. Mon rôle s’est quasi limité à la mise en page de son article et à l’ajout de photos.
 

 

 

 

 

 

 

 Les « parodistas », comme le nom l’indique est un groupe d’environ 20 personnes qui doivent jouer 2 parodies. C’est un genre plutôt théâtral même s’ils doivent avoir une bonne choréagraphie et bien chanter aussi. Les parodies sont empruntées plusieurs fois aux grands classiques et aux événements historiques remarquables tant au plan national qu’international.

Les « humoristas » est un groupe genre théâtral ausi mais qui fait essentiellement de l’humour à partir de n’importe quelle situation choisie.

 Une semaine plus tard a un lieu le défilé nommé « llamadas » (appels) dans les rues étroites et pavées des deux quartiers emblématiques des Noirs uruguayens : Sur et Palermo, situés près du Rio de la Plata. C’est très pittoresque car il y a e plus en plus de gens qui louent leurs balcons ou leurs terrasses avec un service traiteur, même pour les spectateurs qui y assistent pendant les 5/6 heures que dure le défilé. Voici un aperçu : http://www.youtube.com/watch?v=dHTqQhKC6PE&hl=fr

 A l’issue de chacun de ces deux défilés, il y a un classement où on déclare les champions et championnes dans les différentes rubriques, par exemple : meilleur groupe de tambours, meilleure vedette, meilleure communication avec le public, meilleur directeur de « murga », etc. Une fois commencée l’ouverture officielle du carnaval, les différentes catégories se produisent sur la scène d’un théâtre ouvert où il y a aussi un concours pour nommer les champions. Ces groupes jouent aussi dans des des locaux appelés « tablados » (en plein air ou couverts) dans les différents quartiers de la ville de manière que tout le monde puisse y accéder. En province, il y a aussi des défilés et on doit souligner une manifestation carnavalesque dans un département à la frontière du Brésil où l’influence des « escolas do samba » l’emporte sur notre identité culturelle proprement dite.

Au départ, le carnaval uruguayen était plutôt l’affaire des amateurs qui cessaient leurs activités rémunérées le temps des festivités, il est devenu aujourd’hui un espace où les professionnels en tous genres s’épanouissent  et trouvent d’autres débouchés soit chez nous, soit à l’étranger car surtout les « comparsas lubolas » et les « murgas » font des tournées partout dans le monde. Une petite anecdote qui illustre la portée de notre carnaval qui touche toutes les couches sociales : l’actuel Ministre de l’Economie a été le parolier de plusieurs murgas.

Il existe un musée du Carnaval qui est situé dans le Vieux-Montevideo et on vient de lui décerner le prix Reina Sofia d’Espagne.

J’espère vous accueillir nombreux à notre prochain carnaval

 

 

 

  Je remercie beaucoup Nelly Cecilio pour tous les renseignements apportés sur la façon dont se déroule le  carnaval de Montevideo. Mon rôle s’est quasi limité à la mise en page de son article et à l’ajout de photos.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Carnaval de fruits et de fleurs à Ambato ( Equateur)

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  Je m’appelle  Viviana Serrano Aguirre . Je suis étudiante en gestion d’entreprise internationale et j’étudie  la langue française à l’université catholique de Santiago de Guayaquil de la ville de Guayaquil qui est un port de l’Equateur. Notre professeur de français langue étrangère a remarqué ce blog et m’a demandé de rédiger un petit article sur notre carnaval d’Ambato car il est typique de notre pays et pouvait très bien illustrer une autre façon de vivre cette animation après les présentations de carnavals d’autres pays.

  Imaginez-vous un défilé orné des couleurs des plus belles fleurs embellissant de grandes voitures allégoriques et des fruits utilisés pour former des figures pittoresques. Des touristes et des habitants d’un seul pays se réunissent pour rendre hommage  à la richesse naturelle  et faire une grande fête.

  Ambato, c’est une ville située dans la Province de Tungurahua appartenant à la région  montagneuse de l’ Equateur qu’on connaît comme  « Les Andes ». La manifestation la plus connue de cette ville et  même en Equateur, c’est  « La Fiesta de las Flores y las Frutas » ou « La Fête des  Fleurs et  des Fruits« .

                               

 

     On y trouve des exhibitions, des  feux pyrotechniques,  des concerts,  des bataille de taureaux, l’élection de la reine, des danses folkloriques et bien sûr l’environnement amical que les Equateurs offrent à leurs visiteurs. En Equateur, il y a toujours le climat adéquat pour les fruits, mais, au mois de février, les fruits à Ambato sont très abondants. La délicieuse prune Reine Claude, des poires, des pommes, des pêches, des fraises ,  des mûres, et aussi des fruits de la région côtière comme la banane,  la maracuja, la  papaye, l’orange, le melon, la grenade, etc.    

  

Puisque la reine est élue, elle devient le centre du défilé qui dure toute  la journée. Les indigènes de l’Equateur sont les protagonistes des actes et des danses et présentent leur culture. En plus, la fête est surtout religieuse car les fleurs, les fruits sont bénis dans la cathédrale un samedi avant le carnaval. Les habitants remercient  notre Dieu pour leur avoir donné des produits qui ont sauvé la vie de cette ville après un tremblement de terre le 5 août 1949  qui a détruit  la ville complètement. Grâce à ses terres riches en plantes, ils ont pu se remettre de cette catastrophe. L’agriculture a joué un grand rôle.

                                                     

Il est important de savoir aussi que c’est près d’Ambato  que se trouve le volcan Tungurahua, un des volcans de l’Equateur déclaré actif. Par un jour clair, sans  nuages, on apprécie un beau paysage du volcan.

                       

    L’Equateur vous ouvre ses portes,  visitez-le , et le carnaval à Ambato c’est une bonne opportunité pour  vivre de nouvelles expériences dans un  pays comme le nôtre.  Regardez la belle affiche http://www.fiestasdeambato.com/  et les renseignements sur la ville d’Ambato  avec http://www.ambato.gov.ec/   Et voici le programme officiel de la fête : http://www.fiestasdeambato.com/portal/index.php?option=com_content&task=view&id=58&Itemid=22

 Merci beaucoup Viviana pour cet exposé remarquable pour lequel je me suis contentée d’ajouter quelques photos « géographiques »  aux deux que tu m’avais fournies qui provenaient de ton Papa et d’un ami. L’Equateur est très loin de la France et il fallait bien aider les lecteurs à se localiser. Bravo Viviana et félicitations à ton professeur de FLE, Norma,  pour t’avoir aussi bien enseigné le français.

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Carnaval aux Canaries : exhibitions et enterrement

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       La plupart des enseignants canariens  n’apprécient pas la fête d’Halloween importée des pays anglophones où on se déguise la veille du premier novembre. La raison de cette aversion se trouve dans la forte tradition carnavalesque qu’il  existe  aux Îles Canaries. On dit que le Carnaval de nos îles est l’un des plus réputés du monde, après  celui de Rio de Janeiro au Brésil.  On ne peut pas nier qu’une de nos grandes industries c’est le tourisme, et le carnaval est souvent présenté et vanté comme une fête touristique. Dès le plus jeune âge, chacun vit de façon très intense ce moment de l’année.

    On dit que l’origine du carnaval aux Canaries  est due aux conquistadors espagnols qui sont y arrivés  à la fin du XVème siècle et  cette fête a été si  populaire que même pendant  une période d’interdiction après la Guerre Civile,  gagnée par les militaires, avec Francisco Franco à la tête, la population canarienne a trouvé la manière de la fêter clandestinement sous le  nom de « fête d’hiver ».

    Toutes les îles ont leurs propres célébrations et les plus connues sont celles des capitales de Gran Canaria (Las Palmas de Gran Canaria)  et de Ténériffe (Santa Cruz de Tenerife). A Las Palmas de G.C.,  cette année, le carnaval a commencé le 2 février et finira le 28 février (tout un mois de fête),  mais il y a aussi le carnaval du reste de villes ou villages  des îles qui normalement commence un peu plus tard, comme à Santa Lucía de Tirajana, où se trouve le lycée où j’enseigne le français IES El Doctoral, où le carnaval aura lieu en mars. Notre climat nous permet de fêter, en plein hiver, une célébration où les gens, dans quelques cas, défilent presque nus. Vous pouvez avoir quelques idées sur les fêtes avec :  http://ma-tvideo.france2.fr/video/iLyROoaft78e.html  (une vidéo sur le carnaval de Ténérife) , http://www.turismodecanarias.com/fr/destacados/%3Cb%3Ecarnaval-en-las-islas-canarias%3C/b%3E (une présentation des carnavals des Canaries), http://www.santacruzmas.com/ et http://www.senioractu.com/iles-Canaries-c-est-le-Carnaval-du-16-au-25-fevrier-2007_a6468.html?start_liste=5&paa=2 (pour avoir un aperçu de ce que fut le carnaval de février 2007)

       Chaque année on choisit un thème pour les galas et les défilés et, des mois en avance, on fait un concours pour choisir  l’affiche de la fête : cette année à Las Palmas de Gran Canaria le carnaval est dédié aux pirates, et curieusement un des premiers « conquistadors » des îles a été un explorateur français appelé Jean de Béthencourt, en 1402. À Telde, la ville où j’habite, le sujet du carnaval est Jules Verne, le romancier français. Voyez comme nos liens avec vous sont proches !

                        

 

        La fête commence avec les concours des « murgas » et « comparsas ». Les premières sont des groupes de chanteurs qui composent des chansons avec des paroles critiques sur la politique, le sport, la société, la télévision… et les deuxièmes sont des groupes de danseurs, habillés avec des costumes très colorés et  séduisants qui réalisent des chorégraphies pour les défilés et les galas d’élection des reines. Oui, parce qu’il y a plus d’une reine, même si la plus importante c’est la reine des demoiselles, il y a aussi la reine du  troisième âge, des enfants et, depuis d’une dizaine d’années, la reine des « drag queens ». Le carnaval de Las Palmas a créé  cette reine pour le carnaval de la capitale avec un grand succès où participent des concurrentes venues de partout. Ce gala est devenu le plus populaire et la plus sollicité par le public pour y assister.

 

Une fois la reine élue, la grande « cabalgata » (cavalcade), appelée « coso » à Ténériffe, a lieu une semaine  après son élection. Le carnet de la fête se complète avec des bals dans la rue appelés  « mogollón » (un mot qui veut dire « beaucoup de ») et il y aussi des nuits thématiques : la nuit du drap (où les participants utilisent des draps blancs pour faire leur costumes), la nuit de la « salsa », « la nuit drag », etc. On peut voir un reportage sur la reine et sur le carnaval avec : http://video.aol.com/video-detail/yraya-viera-reinal-carnaval-las-palmas-2008/288230383387132595/?icid=VIDURVTRV04

                                            

 

                                                         

 

                                                        

Dans les écoles, surtout en primaire, les enfants s’amusent à se déguiser en leurs personnages favoris pendant toute une journée et en plus ils ont  une semaine de vacances de carnaval.

         

 

Pour finir la fête on brûle une sardine . On appelle cela  » l’enterrement de la sardine« . Cette page vous montre l’état d’esprit des participants : http://www.tossainfo.eu/fr/sardine-tossa.html  et cette vidéo aussi : http://videos.mensup.fr/view/669/tenerife-l-enterrement-de-la-sardine/  Comme vous le lirez, il y a plusieurs significations à cette expression. Il y a d’abord la référence à la nourriture puisque Carême qui suit Mardi-Gras est une période de privation durant laquelle il faudra cesser de manger de la viande, du poisson et tant d’autres bonnes choses. Ensuite, il y a une allusion au peintre espagnol Francisco Goya y Lucientes (1746-1828) qui a justement peint un tableau intitulé « L’enterrement de la sardine ». Enfin, certains, après la mort de Franco en 1975, ont vu dans le retour de l’autorisation de « l’enterrement de la sardine », une manifestation de la « movida », c’est-à-dire une marque de renouveau et d’évolution vers plus de démocratie.

  L’enterrement de la sardine met fin aux festivités et marque le début de la période de  carême. Mais le lendemain, on  commence la préparation du suivant carnaval ! Regardez http://www.lpacarnaval.com/ et vous comprendrez pourquoi !

 

    Ce billet a été rédigé à partir d’un texte et de photos envoyés par Antonia et ses élèves des îles Canaries. Je les remercie vivement de leur contribution à la vie du blog du CDI et surtout pour leur apport en connaissances de tout ce qui entoure les traditions de leur pays.

 

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Carnaval en Louisiane : fais dodo avec les Cajuns

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     La Louisiane est située au sud-est des Etats-Unis. Ces principales villes sont La Nouvelle-Orléans, Lafayette, Lake Charles, Baton Rouge. C’est un lieu de brassage de culture française, hispanique, afro-américaine, créole et indienne. D’abord peuplé par les seuls Amérindiens, ce territoire a été exploité en 1682 par Cavalier de la Salle qui l’a appelé « Louisiane » en l’honneur du roi de France Louis XIV. La ville « Nouvelle-Orléans » est fondée en 1718, le nom a été choisi pour honorer le régent Philippe d’Orléans. C’est dire combien cet Etat a d’attaches avec la France.

 

 

Au milieu du XVIIIème siècle, les Acadiens ont été chassés d‘Acadie, territoire canadien, par les Anglais. On a appelé cet épisode historique « Le grand dérangement« . Les Acadiens sont alors venus s’installer en Louisiane et ont peuplé les bayous. Au XIXème siècle, par le biais d’une déformation linguistique, les « Acadiens » sont devenus les « Cadiens » puis les « Cajuns« . Aujourd’hui, les Cajuns constituent la minorité francophone de la Louisiane. En 1803, Bonaparte a vendu aux Etats-Unis la Louisiane. Le 30 avril 1812, la Louisiane est devenue le 18ème Etat américain. Cet historique permet de faire comprendre la situation particulière de cet Etat et peut-être la raison pour laquelle son carnaval est si célèbre.

    Le Mardi Gras à New Orleans est devenu une période de célébrations très importante pour la Louisiane aux États-Unis.  Mardi Gras à la Nouvelle-Orléans a incorporé des traditions de la culture africaine ainsi que celle des Îles Caraïbes et de la France.
   La saison du Mardi Gras, en Louisiane, commence le 6 janvier, jour de l’Épiphanie, fêtée avec une galette des rois comme en France,  et finit toujours à minuit le mercredi du Carême.

 

 

Tout est organisé par des confréries (en anglais, les « Krewes »). Rien qu’à la Nouvelle-Orléans, il y a plus de 50 confréries qui construisent les chars et organisent les défilés et les bals parfois très élaborés. Chaque confrérie a son propre défilé, qui consistent des chars et de la musique, et aussi bien que son propre bal.

 

            
  

 

 

Pendant le XVIIIème siècle, le festival était marqué par des processions et des bals. Des calèches et des gens déguisés en masques apparaissaient dans les années 1830. Le symbole du boeuf gras, qui représentait la saison de l’abondance au carnaval de Nice, devient un symbole important du défilé de la confrérie Rex en 1870 . Cette tradition existe encore. Les Louisianais organisent aussi des bals, on danse des « fais dodos » c’est-à-dire des danses cajuns. Les « fais-dodos » sont des bals qui durent toute la nuit car les enfants peuvent « faire dodo » (dormir) tandis que les adultes s’amusent et dansent.

 

  Les premiers « throws » ou « lancers », des babioles qu’on jette des chars, apparaissent en 1871. En 1872, le roi du festival, qui s’appelle Rex, est créé et les couleurs du festival sont fixées : le violet (pour la justice), le vert (pour la foi), et l’or (pour le pouvoir). En 1873, tous les chars étaient construits à la Nouvelle-Orléans au lieu d’en France. La tradition des Indiens du Mardi Gras est fascinante. Les Indiens sont des hommes afro-américains qui font partie des confréries ou des bandes établies aussi tôt que les années 1870, au début des esclaves ou des hommes de couleur libres. Leurs activités, y compris l’heure et le lieu de leurs défilés, sont secrètes. Le grand chef porte un costume énorme et très élaboré, qui peut peser entre 45 et 70 kilos, fait à la main avec des perles et des plumes. Le grand chef et ses proches fabriquent son costume pendant toute l’année. On croit que les Indiens du Mardi Gras étaient inspirés par les Amérindiens à la fin du 19ième siècle, en raison de leur lutte commun pour les droits civils.
Les Indiens défilent à pied, en dansant et en chantant. Quand les bandes se rencontrent en chemin, ils se saluent et les grands chefs admirent les costumes et le travail des autres. Toutes les bandes se réunissent pour un grand défilé la fête du Saint Josèphe le 19 mars, et puis aussi le dimanche suivant, appelé « Super    Sunday ».
    Le festival de Mardi Gras à la Nouvelle Orléans et une célébration pour toute la famille.  On peut se déguiser et apporter un grand sac pour ramasser tout le « throws » qui est lancé des chars : les colliers de « perles », des animaux en peluche, et des « doublons » qui sont gravés avec les emblèmes des confréries. Comme on dit à la Nouvelle-Orléans, « Laissez les bons temps rouler ! » Visionnez la vidéo du carnaval louisianais de 1941 http://video.google.fr/videosearch?hl=fr&rlz=1W1SUNA_fr&q=%20danse%20cajun&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wv#q=New+Orleans+carnival&hl=fr&emb=0  et  celle du même carnaval mais en 2008: http://video.google.fr/videosearch?hl=fr&rlz=1W1SUNA_fr&q=%20danse%20cajun&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wv#q=New+Orleans+carnival&hl=fr&emb=0

 

Nous vous conseillons aussi de regarder ces sites pour compléter vos informations sur notre carnaval de Louisiane et plus particulièrement de Nouvelle-Orléans : 

http://www.mardigrasneworleans.com/ programme du carnaval 2009

http://appl003.lsu.edu/artsci/frenchweb.nsf/$Content/Cajun+French+by+Themes?OpenDocument Le parler cajun

http://www.louisianatravel.com/ (liens avec la France)

http://www.kreweofcork.com/ et http://www.neworleanscvb.com/static/index.cfm?contentID=706 (détails du programme de la parade)

http://www.cochonrestaurant.com/ et http://www.michauls.com/ (deux restaurants)

http://radiolouisiane.com/cadien/schedule.html (musique cajun)

       Cet article a été rédigé à partir d’un texte et de photos envoyés par Kelly Duval et ses élèves du Massachusetts. Je les remercie beaucoup pour leur contribution.

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Carnaval de Québec : » attache ta tuque avec de la broche »

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 Comme le chantait si bien notre poète québécois Gilles Vigneault : « Mon pays ce n’est pas un pays c’est l’hiver ! Ecoutez et regardez le chanter : http://www.youtube.com/watch?v=CH_R6D7mU7M Et pour lui donner raison, le Carnaval des Québécois se passe en hiver dans la ville de Québec dans la province de Québec au Canada : c’est le Carnaval de Québec.

 

      Pour employer les bons termes du carnaval, et enrichir notre vocabulaire, voici ce que j’ai trouvé à l’Office de la Langue française du Québec :« Carnavaleux / Carnavaleuse :  Personne qui participe à un carnaval. »

 

    Même si les mots « carnavaleux » et « carnavaleuse » sont absents des dictionnaires courants, ils sont implantés dans l’usage du français, non seulement au Québec, mais aussi en Europe où le terme « carnavaliste » est aussi parfois utilisé dans le même sens. 

 L’an passé, près d’un million de « carnavaleux » ont visité Québec en participant au Carnaval de Québec.  Ce carnaval est le plus grand carnaval d’hiver au monde, et tous les québécois de souche ou d’adoption en sont très fiers.  Pour faire cette grande fête amicale et familiale, qui dure environ 17 jours, imaginez une cinquantaine de personnes dans des postes de menuisiers, soudeurs, électriciens, mécaniciens, couturiers et artistes, et plus de 1000 bénévoles qui donnent leur temps chaque jour, pour le plaisir de vivre cet événement et rencontrer des visiteurs venus de partout dans le monde. Le Carnaval a des retombées économiques de près de 50 millions de dollars canadiens, c’est le fruit de cette grande équipe.

 Le Carnaval de Québec c’est un monde de neige, de glace, c’est féerique, et tous les visiteurs veulent en profiter, car on sait bien que cette belle neige disparaîtra, et que la glace fondra sous un chaud soleil de printemps.  C’est un plaisir trop éphémère le temps d’un hiver.

 

Selon mes recherches, la naissance d’une première fête d’hiver organisée à Québec fut en 1894, et prit le nom de Carnaval, et c’était l’occasion de fêter juste avant le carême.   Malheureusement, la Première Guerre mondiale a éteint ces festivités hivernales qui reprirent vie après la Seconde Guerre mondiale.En 1954, la tradition renaît et notre Bonhomme Carnaval vit le jour le 1er janvier 1955. Il est le porte-parole du Carnaval et à l’ouverture des festivités le maire d Québec lui remet symboliqueuement les clés  de la ville.

 

 

 

 

 

 

    Ce beau bonhomme de neige tout blanc, tout souriant, avec sa tuque rouge et sa ceinture fléchée est l’ambassadeur du Carnaval de Québec, et il renaît chaque année le temps d’un carnaval.  Une « tuque » est mot québécois qui désigne le bonnet de laine que l’on porte en hiver. Il y a même l’expression  » Attache ta tuque » qui signifie « tiens-toi bien ça va secouer ». Et si l’on dit « Attache ta tuque avec de la broche », ça veut dire que ça va vraiment secouer et vous verrez que ça va vraiment « déménager » durant ce carnaval.

La ceinture fléchée que porte Bonhomme Carnaval fait partie de notre patrimoine. Elle était autrefois portée par nos habitants aux siècles derniers qui poursuivaient une tradition hivernale d’origine amérindienne.  Elle redevient populaire le temps d’un carnaval.   Même si Bonhomme Carnaval représente la froide neige, on veut tous le serrer dans nos bras !  Tout le monde le connaît. Bien entendu, Bonhomme Carnaval ne peut se loger, dans nos maisons québécoises, près d’un bon feu de foyer, il fondrait !  Il habite donc, pendant la fête, dans un Palais de glace construit expressément pour lui.   L’an dernier, 270 tonnes de glace ont été utilisées pour construire ce château de dimensions impressionnantes.   Les carnavaleux peuvent visiter ce palais et il est le centre de ralliement pour de nombreuses activités carnavalesques.

 

 

 

 

Pour vous donner le goût du Québec, voici quelques activités de notre carnaval hivernal :

 

Les défilés de nuit : Ils sont très populaires et courus, et le thème de cette année est la Mascarade.  Voir toutes ces lumières et couleurs, ces masques démesurés, ces clowns et personnages costumés qui entraînent la foule, c’est féerique !    Bien vêtus de leur  plus chaud manteau, leur tuque et leurs mitaines, sans oublier une bonne paire de bottes d’hiver, les carnavaleux et carnavaleuses se collent les uns aux autres pour regarder le défilé de chars allégoriques.  C’est la fête, on se colle les uns aux autres, c’est plus chaud !  Les enfants ont les yeux grands ouverts, bien emmitouflés, grimpés sur les épaules des plus grands pour tout voir.  On rit, on applaudit, on souffle dans la flûte du carnaval, c’est la cacophonie, mais ce sera un beau souvenir jusqu’au prochain défilé…

 

Les sculptures sur neige : des sculpteurs venus de partout dans le monde se réunissent et sculptent d’énormes blocs de neige, des objets de tous les jours, des animaux, des scènes de la vie quotidienne prennent forme sous leurs mains, je devrais plutôt écrire sous leurs mitaines, car ils doivent s’habiller chaudement. Nous y découvrons de merveilleux talents.  Avez-vous déjà sculpté avec une pelle ?

 

 

 

 

 

La course en canot :  c’est une course pour les courageux, car le fleuve est glacé.  Cette course est un sport de compétition extrême, pourtant dans l’histoire des québécois, les ancêtres traversaient le fleuve St-Laurent en canot, car c’était le seul moyen de transport en hiver.  Les canotiers qui participent à cette compétition, traversent le fleuve en côtoyant parfois des blocs de glace, ils doivent être très agiles, c’est une compétition d’endurance et de risque.

 

Le bain de neige : quoi de mieux pour montrer à nos amis qu’on n’est pas frileux que de prendre un bain en maillot de bain (parfois sous les -20 degrés celsius !). Vous grelottez juste d’y penser ! Cette activité est pourtant populaire et qu’après le bain c’est le sauna. C’est une expérience inoubliable qui donne de l’énergie.

 

La grande virée : c’est une course d’attelages de chiens de traîneau dans les rues du Vieux-Québec enneigées pour l’occasion.   Après avoir vu cette compétition, les spectateurs se promettent de profiter eux aussi d’une ballade avec les chiens de traîneau dans nos forêts québécoises, pour admirer les paysages blancs de neige et respirer l’air vif de notre climat, le corps bien au chaud sous une couverture de laine du pays comme au bon vieux temps.

 

Il  a plusieurs autres activités, spectacles en chanson, en danse, promenades en carriole au son des grelots, et d’un hiver à l’autre, de nouvelles activités s’ajoutent, comme la course de raquettes, le spectacle de bûcherons acrobates, la tyrolienne qui traverse le ciel des Plaines d’Abraham.   Pour ceux et celles qui veulent en voir davantage, je vous invite à visiter le site du Carnaval de Québec à l’adresse suivante :   http://www.carnaval.qc.ca/ . Vous pouvez aussi compléter avec : http://www.linternaute.com/voyager/carnaval/quebec/quebec.shtml   

 Il y a aussi cette vidéo très intéressante avec une chanson entraînante : http://video.google.fr/videoplay?docid=-1421155355143452181&ei=CgWXSYKQCISQ2wLi8ci7Cw&q=Carnaval+de+Qu%C3%A9bec&hl=fr

                               

 

Le Carnaval de Québec est le plus gros, mais plusieurs autres petits carnavals se font dans nos villes et villages en province, et plusieurs écoles organisent en collaboration avec les étudiants, un Carnaval à leur façon, où tous peuvent profiter des jeux d’hiver ou des activités sportives reliées à notre climat : patinage, glissade, ski, courses de raquettes, batailles de boules de neige. Toutes ces activités font oublier les rigueurs de l’hiver, et mettent en valeur les avantages de notre climat.

 

Avant de terminer, pour vous sucrer le bec, voici des petites gourmandises délicieuses et populaires au Carnaval :

 

Queue de castor, c’est une pâtisserie frite qui ressemble à la gaufre, elle est étirée pour prendre la forme de la queue du castor, et elle est recouverte de chocolat ou saupoudrés de sucre et de cannelle. On peut visionner cette vidéo : http://www.tqs.ca/videos/recettes/2008/02/didier-girol-et-sa-recette-de-queue-de-castor-24127.php et la recette détaillée peut être prise ici : http://chefcuisto.com/recette/2008/02/29/biscuits-queues-de-castor/

 

Tire sur la neige : on fait cuire le sirop d’érable jusqu’à un certain degré, ensuite on rempli une auge avec de la neige propre, et on verse sur la neige la tire d’érable encore chaude.  Ensuite on enroule la tir sur un petit bâtonnet, elle refroidit et durcit.  Délicieux et très sucré !  En visitant ce site, on peut voir les étapes pour faire de la tir sur la neige :

http://www.maplebymail.ca/tire.htm

 

Comme on le dit au Québec : « attachez vos tuques avec d’la broche ! » et venez vivre le Carnaval de Québec !

 

Cet article a été réalisé à partir du texte rédigé par Jocelyne que je remercie de sa contribution. Au niveau du crédit des photos, je voudrais exprimer ma reconnaissance à Madame Andrée-Anne Stewart, adjointe aux communications de « Carnaval de Québec » pour son autorisation de parution en ligne de l’image représentant l’ouverture des feux du Carnaval. Les autres photos proviennent d’amis de Jocelyne ayant personnellement assisté à cette manifestation ou bien ce sont des images libres de droit provenant de « wikipedia ».

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Carnaval au Brésil : c’est la fête avec le roi Momo

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 Le carnaval au Brésil est une fête nationale qui dure 4 jours dont les formes varient selon les régions. Quand on parle de cette manifestation populaire, on pense immédiatement à la ville de Rio de Janeiro, pourtant dans toutes les villes, grandes et petites, il y a une manifestation « carnavalesques ». A la fin du XIX ème siècle, les « cordons » font leurs apparitions. Il s’agit de petits groupes qui jouent de la musique et dansent dans les rues. Ces groupes sont à l’origine des fameuses écoles de samba.  Les plus célèbres sont Beija Flor, Vila Isabel, Imperio Serrano. Les carnavals les plus fameux sont ceux de Recife, Salvador de Bahia, Sao Paulo et évidemment Rio.  La figure symbolique du roi du carnaval date de 1932 : c’est un personnage en carton que l’on a appelé « le Roi Momo« . Ensuite, il a été décidé que « Momo » serait quelqu’un en chair et en os et donc on a choisi un homme au physique assez imposant et à l’aspect sympathique. Pour l’année 2009, « Momo » sera un banquier de 29 ans appelé Milton Rodrigues da Silva Junior. Vous pouvez voir sa photo à : http://www.lightstalkers.org/images/show/690914 

 

 

 

 

 

 

 

                                           À Rio, le carnaval commence dans les rues de la ville avec les bals précarnavalesques, les défilés des bandas et des blocos. Il s’agit de groupes de percussionistes qui défilent accompagnés de personnes déguisées. D’origine française, les masques ont été introduits au Brésil vers 1835. Le déguisement, grâce à des masques a été completé par des costumes, ce qui a rendu le carnaval encore plus coloré. Généralement, un bloco est organisé par les habitants d’un quartier et défile dans les rues de ce quartier. Ces défilés commencent bien avant le carnaval, les premiers se tenant plus de trois semaines avant le début officiel des festivités.

                                                             

 

       Le Défilé des écoles de samba est sans aucun doute le spectacle le plus important du carnaval. À cette occasion, les différents groupes des écoles de samba défilent. Les écoles des deux meilleurs groupes (groupe A et groupe spécial) défilent dans le sambodrome.  Le « sambodrome » est l’avenue Marquês de Sapucai à Rio.  Elle mesure 800 mètres de long. Les autres groupes (B à E) défilent dans les rues de la ville. À l’issue de ces défilés il y a um classement et la première école du groupe spécial est déclarée championne, la seconde vice-championne.

 

                                                                 

 

Chaque école choisi un thème pour son défilé ( l’enredo). Les thèmes abordés sont très divers, on parle parfois de la situation politique du pays ou de  son histoire…Parfois on rend hommage à une personnalité qui a fait son époque. Des acteurs et actrices fameux , des chanteurs ou bien des gens connus et qui jouent un rôle important dans la société sont invités à défiler sur les chars allégoriques. Regardez quelques images à cette adresse : http://www.carnaval-rio.org/photos_voyage.php

 

Mais il n’y a pas que le carnaval de Rio…Ceux de Recife, de Salvador, de São Paulo et même de Porto Alegre, capitale du Rio Grande do Sul (extrême sud du Brésil) rassemblent toutes les personnes ayant une seule envie: danser, s’amuser, se défouler aux rythmes les plus divers. Ecoutez un peu la musique : http://www.carnaval-rio.org/musique_carnaval_2007.php Les styles chorégraphiques dominants du carnaval sont la samba, le frevo et le maracatu. Le frevo est typique de l’Etat de Pernambuco, le maracuta vient de Recife. Ce sont des danses qui ont des origines africaines?

 

Il faut évidémment, pour finir, parler du carnaval de Brasília, ville toujours oubliée quand on parle de cette fête. Ici, le carnaval existe sous la forme de blocos…Le Bloco Pacotão est connu pour satiriser la situation politique du pays; il y en a d’autres tels que O Galinho de Brasília (le petit coq de Brasília), O Suvaco da Asa , Nós Que nos Amamos Tanto

                                      

 

Il ne faut pas oublier les concours…On peut les appeler le Carnaval des concours: concours de beauté de “musas”, de mulatas, concours de créateurs de costumes ( les “Concurso de Fantasias”). La télévision est toujours  présente à tous ces événements, pour informer le grand public et le faire participer activement en l’appelant à voter pour ses candidats ou candidates préférées.

 

Sans risque de se tromper, on peut dire que c’est le carnaval qui marque le début des activités dans notre pays. Cette année la rentrée scolaire a été le 9 février, mais on doit attendre la fin du carnaval pour avoir tous les élèves présents dans nos cours…Le 21, 22, 23 et 24 février la majorité des personnes oublieront leurs problèmes pour faire la fête. Visionnez  http://www.carnaval-rio.org/carnaval.php et http://www.rio-carnival.net/rio_carnival/rio_carnival_programs.php

 Cet article a été rédigé à partir d’un texte adressé par Marieta du Brésil que je tiens particulièrement à remercier.

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En Février : des baisers et des bugnes

Gastronomie, Humour, Langues, Pays, Pédagogie, Société 9 commentaires

     La semaine dernière, nous avons évité de nous crêper le chignon en mangeant nos galetous. Cela aurait été d’autant plus dommage que le 14 février, c’est la Saint Valentin et il vaut mieux échanger des baisers ! Si c’est le coup de foudre réciproque, une ère nouvelle s’ouvre faite de serments, de caresses et de mots doux. A noter qu’au Japon, comme notre amie Mariko nous l’avait signalé l’an passé, la « Saint Valentin » ne concerne que les femmes car elles doivent offrir une boîte de chocolat ou de biscuits aux hommes. Oui, c’est à tous les hommes et en particulier à leurs collègues de travail. Mais les nipponnes sont rusées : si elles éprouvent de l’affection pour celui à qui ira le cadeau, elles lui offriront  du « honmei choco » (traduire « du chocolat véritable »), sinon ce sera  du  « giri choco » (chocolat obligatoire et de moins bonne qualité). Si ces derniers apprécient ce geste, ils devront,  pour le 14 mars, c’est-à-dire un mois plus tard, offrir à leur tour quelque chose : chocolat, fleur, etc. Le 14 mars s’appelle « le jour blanc » en référence au fabricant de marshmallow  (souvent de couleur blanche) qui a inventé cette tradition pour faire vendre ses sucreries.

 

 

   Mais, Février, c’est aussi  « Mardi -Gras » .  Cette date est connue pour les « bugnes« .  Non, je ne veux pas faire référence au sens un peu familier de « bugne », celui qu’on lui donne du côté de Lyon, à savoir un « coup ». Oh non, après les tendresses des amoureux, il y aurait déjà des femmes battues ! Je plaisante bien sûr ! « Bugne » est aussi la manière de désigner un beignet dont il est de tradition de manger pour le mardi-gras. Comme pour Chandeleur, à l’origine, il s’agissait de confectionner un mets comportant le plus possible d’ingrédients ensuite interdits durant la période de carême : beurre, huile et oeufs. Suivant la région, le beignet change d’appellation : bottereau dans la région nantaise, merveilles dans le Bordelais, oreillettes en Provence, tourtisseaux dans le Poitou, etc. Les beignets du Mardi-Gras s’appellent « roscos » en Espagne. En Espagne, il y a également les « churros » que nous surnommons « chichis » en français. En Argentine ainsi qu’au Pérou, les « churros » sont fourrés au lait concentré sucré.

                             

        Mais les beignets ne sont pas obligatoirement associés au Mardi-Gras. Ainsi, à l’île de la Réunion, on peut trouver tout au long de l’année des « bonbons piments » . Vous pouvez avoir un idée de leur apparence à http://flickr.com/photos/bezombes/2627608738   Au Japon, le tempura  est une sorte de beignet. Il s’agit d’une pâte à frire fluide que l’on sert avec du riz, de la viande ou du poisson ainsi que des légumes.  Au Canada et aux Etats-Unis, ce sont les beignes ou « donuts » qui ont un grand succès surtout dans les firmes de restaurations rapides. En Israël, le soufganiya est un beignet consommé surtout pour Hanoucca ou « fête des lumières » qui a lieu en novembre.

 

                                                            

Vous pouvez avoir quelques recettes de savoureux beignets  à : http://www2.ac-toulouse.fr/col-jmoulin-toulouse/club/1998/recett03.htm

                             

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Sommes-nous à bonne école ?

Cinéma, Grands événements au lycée, Humour, Langues, Littérature, Métier, musique, Pays, Pédagogie, Société 47 commentaires

    Le système scolaire français est assez complexe, aussi ne seront présentées que les grandes lignes de telle sorte qu’à leur tour nos amis japonais, italiens, suédois, japonais, espagnols, roumains, polonais et tchèques puissent faire quelques comparaisons.

     Notre système scolaire repose sur les principes de Jules Ferry (1832-1893). Cet homme politique français a défini l’école comme  » gratuite, laïque et obligatoire« . De nombreux établissements scolaires portent le nom de ce politicien. Cependant, avec le temps, les notions de « gratuité », »obligation » et de  « laïcité » ont évolué. La « gratuité » s’applique au fait de ne pas avoir de frais d’inscription pour être admis à l’école, tout au moins si l’élève fréquente une école publique, d’avoir les manuels scolaires fournis gratuitement jusqu’en troisième qui est la quatrième et dernière année passée au collège. Par contre « la gratuité » ne s’applique pas en ce qui concerne les fournitures scolaires, les repas pris à la cantine, les sorties éventuelles, etc. Au niveau universitaire, des droits d’inscriptions existent, même s’il s’agit d’une université publique. La laïcité est encore normalement garantie, allant même jusqu’à interdire, dans un établissement public, le fait de porter un signe distinctif de sa croyance religieuse. Cependant il est de plus en plus question de demander aux professeurs de se charger de « l’enseignement du fait religieux ». En ce qui concerne « l’obligation », depuis 1959, elle est définie comme de 6 à 16 ans. Le ministre actuel de l’Education Nationale s’appelle Xavier Darcos. Il y a aussi Valérie Pécresse qui est ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche. 

 

 

  Par le biais d’une tradition datant du XVIIIème siècle, les écoles maternelles sont largement développées en France. Elles sont gratuites mais ne rentrent pas dans « l’obligation scolaire ». Elles sont seulement conseillées pour faciliter l’éveil de l’enfant. Il y existe 4 niveaux : Toute Petite Section (2ans), Petite Section (3 ans), Moyenne Section (4 ans) et « Grande section » (5 ans). Pour être admis en TPS, l’enfant doit pouvoir se dispenser de couches dans la journée et avoir dépassé ses 2 ans le jour de la rentrée scolaire de septembre. Certaines municipalités offrent plusieurs dates de rentrée pour ces TPS, ainsi il est possible qu’un enfant commence sa scolarisation après chaque période de « petites vacances ». L’enfant apprend à vivre en société, développe son langage et  se prépare à devenir un futur écolier. L’existence de ces écoles maternelles telles qu’elles sont conçues maintenant semble être remis en cause parce que le ministre a parlé de « jardin d’enfants » et s’est également interrogé sur la nécessité de recruter des enseignants très diplômés pour ce niveau scolaire. Ces propos ont naturellement prêté à controverse.

      Depuis la loi d’orientation de 1989, les écoles maternelle et primaire sont divisées en cycles. Paradoxalement, puisque l’école maternelle n’est pas obligatoire, ce niveau est assimilé au « cycle 1 » appelé aussi « cycle des apprentissages » et, en plus, la Grande Section  est la première classe du « cycle 2 » appelé aussi « cycle des apprentissages fondamentaux ». Au-delà de la « grande section de maternelle », l’élève rentre à l’ « école primaire ». Les deux autres classes de ce cycle 2 sont le  » Cours Préparatoire » dit « C.P. » et le « Cours Elémentaire 1ère année » dit « CE1 ». Le « cycle 3″ est constitué du Cours Elémentaire 2ème année (CE2), du Cours Moyen 1ère année (CM1) et du Cours Moyen 2ème année (CM2). En maternelle, comme à l’école primaire, les enfants sont pris en charge, en général, de 8h30 à 11h30 puis de 13h30 à 16h30 le lundi, mardi, jeudi et vendredi. Jusqu’à la rentrée scolaire 2008/2009, il y avait 1/2 journée de prise en charge en plus : le mercredi matin ou le samedi matin. Malgré la diminution horaire, les notions à apprendre sont restées les mêmes. Pour les élèves de l’école primaire, un éventuel soutien scolaire a été prévu durant la pause de midi faute de pouvoir le mettre en place après 16h30 en raison des cars de ramassage scolaire. Mais cela pose tout de même un problème pour les élèves ayant besoin de soutien mais qui ne sont pas demi-pensionnaires.

      Au-delà du CM2, l’enfant rentre au collège où la numérotation des classes va en décroissant  : « 6ème« , « 5ème« , « 4ème« , « 3ème« .  Malgré quelques tentatives au niveau de l’école primaire, c’est surtout au niveau de la « 6ème » que débute l’étude d’une première langue vivante. Sauf exception, c’est souvent l’anglais ou l’allemand. En « 4ème », une seconde langue est proposée et c’est le plus souvent allemand ou espagnol. Au niveau de la 5ème ou de la 4ème, il existe les Itinéraires De Découvertes qui permettent une approche interdisciplinaire de thèmes, c’est-à-dire que, par exemple, on propose à l’élève de faire un petit dossier qui s’appuie au moins sur deux disciplines enseignées et qui implique aussi une recherche documentaire faite au Centre de Documentation et d’Information en partenariat avec le professeur-documentaliste. Cela peut être, par exemple, un exposé sur la « prise de pouvoir de Guillaume le Conquérant » parce qu’au niveau de la « 5ème », la période historique étudiée est le Moyen-Age et que cet épisode de l’Histoire de France tisse un lien avec l’Angleterre et donc participe de l’enseignement de l’anglais. Généralement, l’élève présente son travail sous forme de traitement de texte et il y a donc beaucoup de compétences prises en charge pour la note finale. Le professeur-documentaliste ne se contente pas de « fournir les documents » pour aider à la réalisation du travail, il accompagne ses collègues enseignants qui viennent au CDI et suit la progression du travail des élèves en s’impliquant personnellement. Cela suppose naturellement, en amont, des « rencontres » entre enseignants pour bien cibler ce qu’il est possible de faire et comment. Vous trouverez plus de renseignements sur cette approche pédagogique à : http://eduscol.education.fr/D0072/itinerairesdecouverte.htm

    Les élèves ayant d’importantes difficultés scolaires sont placés dans des Sections d’Enseignement Général et Professionnel Adapté dans lesquelles ils ont à la fois un enseignement général et professionnel. Bien qu’ils soient rattachés au niveau du collège, le lycée Jean Monnet accueille des élèves de « 3ème Découverte Professionnelle 6 heures« . Ce sont des élèves qui s’orientent vers une voie professionnelle au-delà de cette classe, mais qui ne savent pas exactement quoi choisir. Pour les aider, des périodes de stage en entreprise sont prévus. A la fin de la troisième (toutes séries confondues), les élèves passent le « brevet des collèges« , ainsi que le « Brevet Informatique et Internet » ou « B2I« . Ce second examen inclut, même s’il  la dépasse, la reconnaissance d’un certain nombre de compétences  que le professeur-documentaliste  s’est chargé de faire acquérir depuis l’entrée de l’élève en 6ème . En effet, les missions de cet enseignant ne se limite pas à la gestion d’un fonds documentaire, il a des heures d’enseignement pour apprendre aux élèves à utiliser au mieux les informations que peuvent fournir les revues, les livres, les dictionnaires, les encyclopédies, le logiciel documentaire appelé BCDI, Internet, etc. Pour plus de renseignements sur le « B2I », vous pouvez regarder : http://www.educnet.education.fr/formation/certifications/b2i

        Après le collège, c’est l’entrée au lycée. Il y a trois sortes d’établissements secondaires : général, technologique et professionnel. Au niveau de l’enseignement général et technolgique, la nomination des classes tient toujours du compte à rebours : « seconde« , « première » et « terminale« .  A la fin de la « première », l’élève passe une partie des épreuves du baccalauréat et, « en terminale », il passe les épreuves restantes. Il existe différentes options d’enseignements au niveau du lycée d’enseignement général comme au niveau du lycée d’enseignement technologique. Au niveau de la « première », l’élève doit réaliser un dossier qui s’inscrit dans le cadre des Travaux Personnels Encadrés. On trouvera le détail des sujets à http://eduscol.education.fr/D0050/themes.htm  mais il faut tout de même savoir que la problèmatique étudiée doit au minimum englober deux disciplines. Ainsi, par exemple, l’élève peut présenter une sorte de petit mémoire sur « Les peintures murales au Mexique » de façon à pouvoir « combiner » Art et Civilisation Espagnole. Bien entendu, comme pour les IDD, il faut la participation du professeur-documentaliste comme d’ailleurs exposé ici : http://eduscol.education.fr/D0050/LXTDOC01.htm. Durant les trois années passées au lycée, l’élève reçoit un enseignement d’Éducation Civique, Juridique et Sociale  (ECJS)  dont on pourra avoir une idée avec http://eduscol.education.fr/D0056/ecjs.htm . Les différentes options possibles au niveau du lycée général ou du lycée technologique n’existent pas partout et parfois il est nécessaire de changer de département et de fréquenter un internat.  On  pourra connaître le détail des options possibles avec http://www.education.gouv.fr/pid39/lycee.html . Les épreuves de baccalauréat commencent vers le milieu de juin et les résultats défintifs sont connus en juillet. Pour avoir le baccalauréat du premier coup, il faut plus de 10 de moyenne générale. Si l’élève a entre 8 et 10 de moyenne, il doit représenter des épreuves de façon à arriver, la seconde fois, à au moins 10. S’il a moins de 8, il est ajourné et doit recommencer l’année de terminale.

 En ce qui concerne le lycée professionnel, il y a plusieurs possibilités :

   – au niveau d’un Certificat d’Aptitude Professionnelle (2 ans d’études) donc « CAP première année » puis « CAP 2ème année » et au bout de la dernière année l’élève passe un examen pour obtenir le diplôme correspondant.

   – au niveau du Brevet d’Enseignement Professionnel ( 2 ans d’études) donc  « seconde BEP » et « terminale BEP« . La dernière année, l’élève passe un examen. Il peut ensuite poursuivre ses études en « première année de baccalauréat professionnel » puis en « seconde année de baccalauréat professionnel ». Le baccalauréat professionnel est ainsi obtenu en 4 ans d’études après la classe de 3ème. Il est question de ramener ce temps à 3 ans pour l’aligner sur le rythme des élèves d’enseignement général ou technologique, mais le risque est que le profil des élèves et la spécificité des enseignements à dispenser  (mais dans un temps réduit) n’ occasionnent une grande difficulté et que finalement une élite seulement n’obtienne ce diplôme. La création d’un baccauréat professionnel en 3 ans suppose aussi la disparition du BEP car l’élève arriverait directement du collège. Les classes de « terminale BEP » et de « baccalauréat professionnel » sont concernées par  Le Projet Pluridisciplinaire à Caractère Professionnel dont on pourra lire les caractéristiques à http://eduscol.education.fr/D0047/ref01.htm

 

      Au delà du lycée, il y a les études supérieures dont l’entrée est conditionnée par l’obtention du baccalauréat. Il existe plusieurs types de poursuites universitaires avec

– les  Instituts Universitaires de Technologie (IUT) qui donnent accès à un  Diplôme Universitaire de Technologie (2 ans d’études) 

– les sections post-baccalauréat du lycée qui préparent à un Brevet de Technicien Supérieur (BTS). Mais parfois cet accès au BTS n’est pas direct parce que le baccalauréat obtenu n’est pas assez bien adapté pour poursuivre sans transition. Il faut alors prévoir, avant d’aller en BTS, une année de Mise A Niveau. Normalement le BTS demande 2 ans d’études, mais, s’il faut la classe MAN, cela représente 3 ans après le baccalauréat.

– les différentes facultés : Lettres, Droit, Pharmacie, Médecine, etc. Dans la plupart des cas un minimum de trois années d’études est nécessaire. Il donne lieu à l’obtention d’une « licence« . Il s’en suit « la maîtrise » puis le « doctorat ». Les titres obtenus sont nationaux, cependant les sujets d’ épreuves dépendent d’un établissement à un autre. Suivant les académies, la rentrée universitaire a lieu en septembre ou octobre. L’année universitaire est divisée en semestre, le premier va jusqu’à décembre et le second jusqu’à mai. Il y a deux sessions pour réussir les examens. Suivant les académies, la période est juin et septembre ou juin et juillet (quand la reprise se fait en septembre). Les étudiants passent aussi un examen appelé Certificat Informatique et Internet ou « C2I » . Reportez vous à http://www2.c2i.education.fr/sections/accueil/c2i7120/ pour avoir quelques précisions.

      La France est divisée en 3 zones scolaires au niveau des vacances. Les vacances de Toussaint (environ 10 jours fin octobre-début novembre), les vacances de Noël (2 semaines fin décembre-début janvier) et les vacances d’été sont communes aux trois zones. Ensuite, pour les vacances d’hiver (février-mars) et de printemps (avril-mai), chaque zone a deux semaines de vacances, mais en décalé. La date officielle des vacances d’été est  en général le premier juillet mais les professeurs qui participent aux épreuves d’examen ne sont parfois véritablement en vacances que vers le 10/13 juillet. La reprise est généralement vers le 1er septembre.  Nous avons également quelques dates de vacances spécifiques comme le 1er mai (fête du travail), le 8 mai (armistice seconde guerre mondiale), le lundi de Pâques et le lundi de Pentecôte (pas toujours inclus dans des vacances scolaires, parfois « en plus », suivant la zone), le jeudi de l‘Ascension, le 1er novembre (mais inclus dans les vacances de Toussaint), le 11 novembre, le 14 juillet ( fête nationale, mais inclus dans les vacances d’été), le 15 août (Assomption, mais inclus dans les vacances d’été

  

Pour être enseignant en France, il est obligatoire de passer un concours de recrutement. Les enseignants sont des fonctionnaires de l’Etat. L’IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres) prépare au concours de recrutement et assure la formation au métier. Pour l’Enseignement primaire, c’est le concours  de  « Professeur des Ecoles ». Pour l’enseignement secondaire, il y a le CAPES ( Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré), le CAPET (Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement technique), le CAPLP ( Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement professionnel). Ces concours sont ouverts aux titulaires d’une licence (3 ans d’étude). Les PLP sont généralements bivalents, c’est-à-dire qu’ils enseignent deux matières comme Lettres/Histoire ou Mathématiques/Sciences. Les titulaires du CAPES n’enseignent qu’une matière.  Les professeurs des écoles passent de 24 à 26 heures par semaine avec leurs élèves. Les professeurs de collèges et de lycées ont 18 heures de cours par semaine. Malgré leur statut d’enseignant, les professeurs-documentalistes doivent être présents au collège ou au lycée 30 heures par semaine et il est généralement entendu qu’ils travaillent encore 6 autres heures par semaine à l’extérieur pour, par exemple, fréquenter des bibliothèques, des librairies, lire, etc. Généralement ce temps est sous-évalué, surtout si le professeur-documentaliste s’implique dans des animations pédagogiques spécifiques, s’associe à la réalisation d’IDD, de TPE, d’ECJS, etc, cela peut devenir 15 heures ou même plus! Finalement, suivant la façon dont il s’investit et suivant dans quel établissement il est placé, le professeur-documentaliste peut avoir une énorme charge de travail.  Pourtant, souvent, par l’administration ou par les autres enseignants qui ne voient que le temps de présence dans l’établissement, être professeur-documentaliste est perçu comme bénéficier  d’un statut « avantageux ».  Pour l’enseignement supérieur, les candidats aux concours doivent avoir une maîtrise (4 ans d’études) et passer une agrégation. A noter au passage qu’il n’existe pas d’agrégation dans le domaine de la recherche documentaire. Les agrégés ont 15 heures de cours par semaine à assurer. Il est question d’exiger un « master » obtenu en 5 ans d’études pour passer tous les concours indiqués et l’existence de l’IUFM semble être remise en cause. Il y a une forte diminution du nombre de postes offerts aux concours de recrutement des enseignants et quand il y a un manque il faut souvent avoir recours à des contractuels qui sont bien sûr du personnel avec un statut très précaire. Les différentes réformes scolaires entraînent des suppressions de postes et de nombreux professeurs se trouvent soit en sous-service (nombre d’heures de service incomplet) soit dans l’obligation d’enseigner sur 2 ou 3 établissements scolaires pour arriver à réunir le nombre d’heures prévues.

    J’ai donné quelques éléments permettant de situer un peu le système scolaire français par rapport aux autres qui ont été présentés. Il manque des informations par exemple sur l’apprentissage, la formation continue, le contenu des programmes, etc. Je ne pouvais pas aborder tous ces thèmes dans un simple article. J’ai juste voulu ouvrir un éventuel débat et vous demandez si nous étions vraiment « à bonne école », l’expression signifiant « bien entouré pour progresser ». Si vous souhaitez affiner davantage votre documentation sur ce sujet, vous pouvez consulter : http://www.education.gouv.fr/pid8/le-systeme-educatif.html

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A Camerino, sur les bancs de l’école avec Maria-Letizia

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J’enseigne le Français Langue Etrangère à ITCG Antinori à Camerino (région des Marches). J’ai 18 heures de cours par semaine à assurer. Les professeurs de collège et de lycée doivent passer un concours après l’université ou fréquenter une grande école. Les professeurs qui veulent faire des remplacements temporaires doivent s’inscrire sur une liste auprès des rectorats. Cette demande doit être renouvelée tous les trois ans. Entre-temps, les jeunes remplaçants qui travaillent ont droit à avancer dans le classement établi par discipline. Ceux-ci sont des enseignants « précaires ». En Italie, il n’existe pas de professeur-documentaliste. Il y a une bibliothèque dans laquelle vont des professeurs, entre deux cours, et ils sont à la disposition d’élèves qui voudraient emprunter un livre.

Pour la maternelle et l’école élémentaire, le recrutement est le même mais le diplôme universitaire n’est pas encore obligatoire. Les maîtresses d’école ont 24 heures de cours par semaine.

L’école publique en Italie est obligatoire et gratuite de 6 à 16 ans. Les collèges et les lycées font payer des sommes d’argent pour des frais de papeterie et l’assurance pour les cours de sport. A partir de la deuxième année de lycée on paie à l’État les frais de scolarité et on paye un impôt pour passer le baccalauréat et pour recevoir ce diplôme. Naturellement l’enseignement privé et payé. Même dans un établissement public, l’enseignement de la religion catholique est présent à tous les niveaux, sur demande, grâce aux accords signés par l’État italien et le Saint Siège le 11 février 1929 et renouvelés en 1989.

Les élèves débutent l’école à 3 ans avec la « scuola dell’infanzia« . Ils y restent jusqu’à 6 ans. Puis, de 6 à 11 ans, ils sont à la « scuola elementare » et les niveaux scolaires portent les noms suivants : « classe prima » (6 ans), « classe seconda », « terza », « quarta », « quinta ». Après la « quinta », l’élève est admis à la « scuola media » ‘collège). De 11 à 14 ans, ils fréquentent successivement : « classe prima », « seconda », « terza ». A la fin de la « terza media », les élèves ont un examen pour être admis à la « scuola superiore« . A ce niveau, il y a des spécialisations :

– scientifique (plus de maths, sciences, chimie, physique)

– classique (latin et grec)

– linguistique (langues vivantes)

– pédagogie (psychologie et pédagogie)

– « Istituti tecnici » (lycées qui fournissent des disciplines plus proches du monde du travail : agriculture, hôtellerie, commerce, expert chimique, géomètre). Tous ont une durée de 5 ans.

Après le liceo (lycée), on va généralement à l’université. Après le « diploma » (Baccalauréat Institut Technique), on peut chercher un emploi mais aussi fréquenter l’université. A tous les niveaux scolaires, les élèves sont notés de 0 à 10 et la moyenne est 6. Les élèves de maternelle passent 40 heures par semaine à l’école, ceux de l’école primaire 28 et ceux du collège et du lycée environ 36 heures.

Des travaux pluridisciplinaires ne sont pas prévus dans les référentiels scolaires. Pourtant, cela est possible et de le proposer dans le planning du conseil de classe. On commence peu à peu de donner des cours de sciences en anglais, ou des cours de droit et d’économie en français ou en allemand. Ce n’est pas très courant au niveau de l’école mais, mon mari, qui enseigne à l’université, assure très souvent ses cours en anglais. Il y a environ 202 jours de classe par an.

Nos congés se décomposent comme ceci :

-1er et 2 novembre

– 8 décembre (Vierge immaculée)

– Noël (15 jours)

-Pâques (15 jours)

– 25 avril ( fête de la Libération)

– 1er mai

– 2 juin (fête de la république)

Il n’y a généralement pas de jours de congé pour Carnaval ou pour Pentecôte

Pour plus de renseignements sur le système scolaire italien, vous pouvez consulter :

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_%C3%A9ducatif_italien

http://www.onisep.fr/onisep-portail/portal/media-type/html/group/gp/page/interieur.espace.listeDocs/js_peid/InitInterieurEspaceListeDocs/js_peid/ListeDocs

http://www.lp.bourdelle.free.fr/corresp/fuscaldo/syst.htm


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