8 mars : une fame des femmes

9:44 Langues, Pays, Personnages, Société

    Clara Zetlin est à l’origine de la création d’une journée internationale de la femme. Le 8 mars 1910, lors de la deuxième conférence internationale des femmes socialistes elle a proposé qu’un jour dans l’année soit réservé à la célébration des femmes. Elle est  une grande « figure » du féminisme avec son amie Rosa Luxemburg.

  D’autres noms sont indissociables de ce grand mouvement d’émancipation. Etre une « femme » c’est être « d’un autre sexe » et l’on peut déjà faire référence aux féministes qui ont défendu le droit d’assumer sa sexualité. Parmi elles,  Gisèle Halimi, cette avocate française née en Tunisie, s’est faite connaître pour avoir soutenu ouvertement des femmes ayant avorté et aussi pour avoir demandé l’accès libre aux moyens de contraceptions. Le film du Roumain Cristian Mungiu, « 4 mois, 3 semaines, 2 jours » qui a obtenu la palme d’or au 6o ème festival de Cannes, en 2007 a relancé le débat sur le choix, pour une femme, de disposer de son corps.

       En France, les femmes peuvent participer aux votes depuis le 21 avril 1944 mais, à l’intérieur de chaque parti politique et même au niveau de leur représentation à l’Assemblée Nationale et au Sénat, la parité est loin d’être atteinte! On peut tout de même noter trois femmes politiques françaises à la tête de trois partis politique distincts.  Ce sont Marie-George Buffet pour le Parti Communiste Français, Martine Aubry pour le Parti Socialiste Français et Arlette Laguiller pour Lutte Ouvrière. On notera au passage que les trois femmes appartiennent à des partis politiques « de gauche », est-ce un « signe » ?  Enfin, lors des dernières élections présidentielles, Ségolène Royal s’est présentée, ainsi qu’Arlette Laguiller d’ailleurs. Ségolène Royal est aussi membre du Parti Socialiste.  Il est également intéressant de noter que c’est une femme qui se trouve à la tête  du syndicat du patronat français appelé Mouvement des Entreprises De France : Laurence Parisot

 

 

       Je pourrais aussi vous parler, dans ce billet, d’autres femmes qui ont assuré la renommée (et donc « la fame ») de la gente féminine dans le domaine du sport, de la science, de la littérature, des découvertes, de la mode, etc.  Je le ferai dans de prochains articles car, selon moi, juste une journée pour « les femmes », c’est insuffisant, il faut parler d’elles souvent et généralement en termes élogieux ! En attendant, je vous propose de regarder le classement des femmes jugées les plus puissantes au monde : http://www.linternaute.com/savoir/magazine/dossier/les-femmes-les-plus-puissantes-du-monde/les-femmes-les-plus-puissantes-du-monde.shtml?f_id_newsletter=616

  Au niveau du CDI, ma collègue fait partie d’un groupe de réflexion sur l’égalité des chances hommes/femmes. Je vous invite donc à regarder ces sites pour voir ce qui a déjà été fait au niveau de l’Académie de Limoges : http://www.ac-limoges.fr/rubrique.php3?id_rubrique=842 ,http://www.ac-limoges.fr/doc/spip.php?article510&var_recherche=MLF , http://www.ac-limoges.fr/doc/spip.php?article484

        La fleur de mimosa symbolise la magnificence, l’élégance, la simplicité, la tendresse et l’amitié. Dans les songes, le mimosa est signe de sécurité. Il représente aussi l’énergie féminine, cachée sous une apparente fragilité. Pour cette raison, depuis 1946, le mimosa est l’emblème de la journée de la femme.

                                                                

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17 commentaires

  1. cdilyceemonnet :

    Parfois, certains pensent que la « valorisation » des femmes passe par le choix du vocabulaire. Ainsi certains sont-ils favorables à la « féminisation » des mots. C’est souvent le cas au Canada, avec « écrivaine », « auteure ». Il y a quelques tentatives en France avec « la proviseure », « Madame la Ministre », etc. La grammaire française se prête plus ou moins à ce genre d’évolution des mentalités. Cependant, qu’en pensez-vous ?

  2. Denise :

    Au Canada , La journée internationale de la FEMME est d’une gtande importance. On reconnaît que le mouvement appartient à plusieurs générations: nos mères, nos grand-mères, nos aïeules. La population canadienne , hommes, femmes et enfants respectent les aspirations et les gains qui ont donné une société ouverte aux autres.
    Il faut cependant être vigilantes, les acquis en matière d’équité et d’égalité peuvent vite prendre l’arrière-plan lorsque les revers économiques entrent en jeu.
    Mon époux et moi avons quatre filles. Elles sont toutes des professionnelles qui font avancer le mouvement féministe, chacune à sa façon. Nous sommes très fiers d’elles.
    Le vocabulaire que l’on emploie pour nommer les professions ( docteure, professeure, ingénieure, pharmacienne, physiothérapeuthe ) est aussi porteur de messages qui valorisent la paricipation de la femme dans la société canadienne.
    Je suis fière d’être au nombre des éducatrices qui ont transmis le message de l’égalité et de l”équité des femmes au Canada et ailleurs.

    BISES & CÂLINS
    http://www.cyberpedago.blogspot.com

  3. cdilyceemonnet :

    Bravo pour ce langage très militant !
    Donc Denise est favorable à la création de mots nouveaux pour définir les nouvelles fonctions que peuvent occuper les femmes. Il semblerait donc qu’il faille une grammaire évolutive. Et vous, qu’en dîres-vous ?

  4. Hilde :

    C’est intéressant comme vous marquez le genre dans le langage, en Norvège on fait tout le contraire. On enléve toutes les expressions qui marquent le genre et on les remplace par des expressions neutres. Autrefois on utilisait par exemple « formann » (l’équivalent de « chairman » en anglais) maintenant c’est « leder », « leader ». On utilisait le suffixe « -mann » qui veut dire « homme » souvent pour des titres professionnels, maintenant tout est remplacé par le neutre « person » qui signifie tout simplement une personne.

    Selon un journal norvégien « Aftenposten », un dossier américain a trouvé que les entreprises qui ont un équilibre entre les hommes et les femmes dans la direction de l’entreprise, sont bien plus rentables que les entreprises qui ont une majorité d’hommes au niveau de la direction. Une ou deux femmes dans la direction ne suffisent pas- il faut en avoir beaucoup.

  5. collegehcoandabc :

    Bonne fête à tout le monde. En effet, le 8 mars est une journée très spéciale en Roumanie aussi. Elle s’associe aux rites de célébration du printemps étant précédée par deux autres fêtes qui datent depuis notre histoire très ancienne. Certaines traditions se perdent, il est vrai, mais celle-ci semble s’animer avec chaque année.

  6. cdilyceemonnet :

    Il est évident que les langues qui font plus ou moins abstraction du genre ne rencontrent pas ce genre de « difficulté ».Ainsi, en anglais, « teacher » convient aussi bien à un homme qu’à une femme !

  7. regarditalien :

    La grammaire italienne prévoit que tous les noms de métier qui se finissent par « a » soient aussi bien masculins que féminins, ce qui fait que nous avons des « atleta » et des « artista » des deux sexes. Mais d’autres noms de métiers sont aussi bien féminin que masculin : « ingegnere », « architetto » e « avvocato ».
    De nos jours, l’opportunité des pairs est une grande chance, mais homme ou femme, je crois que l’important est d’être à l’aise, de pouvoir avoir un travail qu’on aime, et d’être aimé de ses proches.
    Quant aux mimosas, fleur que j’adore, un hiver particulièrement froid a causé une véritable hausse des prix des brins de mimosas: 3 ou 4 euros pour un tout petit brin!!
    En plus, puisque c’était dimanche, le traditionnel bouquet que moi et mes collègues trouvions dans la salle des profs cette année n’est pas arrivé!!! Hélas!

  8. cdilyceemonnet :

    Nous ne recevons jamais de mimosas de nos collègues masculins ! Eventuellement une bise sur les joues. Et pourtant on dit que ce sont les Italiens qui sont machistes !

  9. saveursetcouleurs :

    Bonjour. Je ne savais pas que le mimosa était le symbole de la journée de la femme. J’adore son parfum. J’ai vu un reportage sur cet arbuste importé d’Australie et ai appris qu’il prenait trop d’ampleur dans le Sud, on est obligé de le couper par endroits car il étouffe la flore locale.

  10. lyceepolonais :

    Avant, aux temps du communisme en Pologne, c’était l’oeillet qui symbolisait la journée de la femme. A présent, nous recevons de nos hommes le plus souvent des tulipes.

  11. cdilyceemonnet :

    C’est drôle que le changement de régime aille avec le changement de fleurs !

  12. Ariane :

    Je suis étudiante au Québec (Canada), j’ai voulu partager avec vous une partie d’un travail de recherche scolaire, mon sujet de recherche était Les suffragettes

    L’origine des suffragettes

    Dans la famille de nos ancêtres, le rôle de la femme était de s’occuper de son époux et de ses enfants, de voir à ce que sa famille soit heureuse, et de rester à la maison. Le mari était celui qui fournissait l’argent et qui prenait toutes les décisions, mais certaines femmes voulaient les mêmes droits que les hommes, car elles étaient convaincues que le rôle de la femme était aussi important que celui de l’homme, et que de ne pas avoir le droit de voter était de la discrimination faite aux femmes. C’est en 1865 dans le Royaume-Uni, en Grande-Bretagne, qu’un mouvement de féministes nommé Les Suffragettes a été créé pour essayer de donner le droit de vote aux femmes. Les suffragettes ont dû faire beaucoup d’actions pour se faire voir et se faire entendre, et aller chercher d’autres femmes dans leur rang.
    Au Canada, c’est en 1870 que les femmes ont commencé à appuyer la cause des suffragettes pour avoir les mêmes droits,

    La réaction des hommes politiques et des hommes de l’Église :

    Les femmes n’étaient pas acceptées dans la politique. Les politiciens ne voulaient pas de leur présence et l’Église qui dirigeait la vie de ses croyants n’approuvait pas la place de la femme dans la politique. Pour l’Église, la femme est née pour avoir des enfants et s’en occuper pour qu’ils s’épanouissent dans la vie. Monseigneur Bégin a présenté cette requête à l’Assemblée nationale en 1922 :
    « L’entrée des femmes dans la politique, même par le seul suffrage, serait, pour notre province, un malheur. Rien ne le justifie, ni le droit naturel, ni l’intérêt social. Les autorités romaines approuveront nos vues, qui sont celles de tout notre épiscopat. »
    La première province canadienne à donner le droit de vote pour les femmes a été le Manitoba le 28 janvier 1916. Au Québec, ce n’est qu’en 1940 que les femmes ont eu le droit de vote. Ce qui a aidé leur cause c’est que durant la Première Guerre Mondiale de 1914, les femmes ont donné la preuve qu’elles pouvaient faire les travaux qui étaient exécutés d’habitude par leurs maris, et même que des femmes ont travaillé dans des usines pour faire vivre leur famille. Pour ceux qui décidaient des lois, ce fut la preuve qu’elles étaient égales à l’homme et qu’elles méritaient des droits.
    En 1961, madame Marie-Claire Kirkland-Casgrain a été la première femme à devenir ministre, et c’est en 1964 qu’elle a fait voter un projet de loi qui a mis fin à l’incapacité juridique des femmes mariées. Cette première femme ministre a un jour dit : « Si on y met le temps, on arrive à cuire un éléphant dans un petit pot! ».La venue des femmes au pouvoir politique a fait évoluer les lois.

    Les suffragettes dans leur famille et dans la société :

    La politique était menée par des hommes et ceux-ci étaient d’opinion que la place de la femme était au foyer à s’occuper des enfants. Les journalistes parlaient de « femmes hybrides » en parlant des suffragettes et leur demande d’avoir une place en politique était ridiculisée. Malgré cela, les suffragettes ont fait évoluer le rôle de l’homme et de la femme dans la famille. Le père prend plus de responsabilités dans l’éducation de ses enfants et la mère a un nouveau rôle en allant chercher un salaire à l’extérieur du foyer. Les suffragettes ont aussi joué un rôle important dans la société. En 1850, une suffragette américaine nommée Amélia Bloomer, qui voulait la libération de la femme, éditait un journal sur la libération de la femme, c’était le « Lily ». Le nom du bulletin était le prénom d’une suffragette qui voyageait à bicyclette et avait modifié sa robe en pantalon, et cette robe a été connue ensuite sous le nom de « bloomer ». Ces suffragettes ont aidé à l’évolution du vêtement féminin et à l’arrivée du pantalon très pratique pour la femme qui conduisait une bicyclette. De plus en plus de femmes se sont risquées à sortir de chez elles en utilisant la bicyclette. Dans les mêmes années, une autre suffragette Mary Walker qui militait la liberté comme Amélia Bloomer, a dû se battre pour se faire une place parmi les médecins, elle a dû emménager à New York pour pouvoir pratiquer la médecine, car c’était aussi un monde composé d’hommes et la femme n’avait pas les mêmes droits. Elle encourageait les femmes à se vêtir en bloomer, car les robes longues traînant sur le sol étaient pour elle une source de microbe. Fait cocasse, elle s’est mariée en blanc dans une robe « Bloomer », mais n’a pas voulu jurer obéissance à son époux lors de son mariage. Par la suite, des milliers de femmes ont suivi son exemple. Elle s’est séparée de son mari qui n’était pas fidèle, et a dû attendre des années avant d’être libérée de la tutelle de son époux. Mary Walker est devenue une fervente militante de la liberté des femmes, de leur droit à l’avortement suite à un viol, ou autres injustices face aux femmes. Le mouvement des suffragettes a permis d’obtenir le droit de vote pour les femmes, mais a aussi aidé dans d’autres domaines comme la sécurité au travail et la santé publique.

  13. cdilyceemonnet :

    Je te félicite Ariane pour cet excellent commentaire! Non seulement tu as bien défendu la cause des fêtes mais en plus ton argumentation est très précise et nous donne des détails très intéressants.
    Tu parles, par exemple,du vêtement traditionnellement féminin qui génait les femmes dans leur désir de nouvelles fonctions. Je peux témoigner que lorsque j’étais lycéenne le réglement de l’établissement scolaire interdisait le port du pantalon pour les filles sous-couvert que c’était « mal élevé » !Et pourtant ce n’est pas si vieux !
    Dans le domaine de la mode, pour « libérer » la femme, on peut aussi parler de Coco Chanel parce qu’elle a raccourci les robes, fait ôter le corset oppressant. Pour le domaine encore plus esthétique, on peut citer les femmes qui ont accepté « la coupe à la garçonne » c’est-à-dire les cheveux coupés courts. Je pense, par exemple, à la romancière Colette ou bien à la danseuse Joséphine Baker. Que de moqueries ont-elles été victimes ! Et pourquoi ? Juste par misogynie parce qu’auparavant personne ne semblait avoir été choqué par le port de perruques à cheveux longs pour les hommes !
    Cela a l’air d’un détail, mais déjà, libérer le corps féminin change tout un état d’esprit !

  14. cdilyceemonnet :

    C’est à regarder sur http://correspondances.hautetfort.com/, l’un des blogs de l’illustratrice Véronique Massenot. Il s’agit du quotidien des jeunes filles de Mayotte

  15. cdilyceemonnet :

    Savez-vous ce que sont « les filles du Roi  » ? Ce sont les 800 jeune filles célibataires qui ont émigré en Nouvelle-France dans le cadre d’un effort de peuplement. C’est le pouvoir royal de France qui, entre 1663 et 1673, les a recrutées et transportées au Québec.

  16. cdilyceemonnet :

    Une autre femme hors du commun à connaître : Louise-Noëlle Malclès http://www.savoirscdi.cndp.fr/index.php?id=1102

  17. cdilyceemonnet :

    « Le monde dossiers & documents » n) 401 d’octobre 2010 consacre un important dossier aux « femmes de pouvoirs en Amérique Latine ». L’actualité met en vedette Dilma Rousseff qui se veut le successeur du président brésilien Lula. Mais on connaissait déjà Michele Bachelet du Chili.

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