Moelleusement
10 janvier 2010 20:06 Gastronomie, Humour, Langues, LittératureComme il est doux de se savoir à l’abri et derrière les carreaux de la fenêtre de sa maison quand dehors il neige et que les températures sont vraiment très basses. On apprécie le confort moelleux d’un lit douillet qui empêche justement d’être glacé jusqu’à la moelle. On peut même se payer le luxe de siroter un vin moelleux tout en regardant le manteau blanc s’étendre sur le sol. Le mot « moelle » désigne initialement la substance molle contenue dans différents os. Les chutes entraînant des os cassés ne sont pas rares durant l’hiver, j’ai donc pensé qu’un article permettant l’usage des mots « os » ou « moelle » serait un bon clin d’oeil tout enrichissant le vocabulaire de nos élèves. J’espère ne pas être tombée sur un os et pouvoir vous passionner en apportant la connaissance de « la substantifique moelle » dont parle Rabelais

En effet, dans son oeuvre l’écrivain, qui ne fit tout de même pas de vieux os pour être mort à l’âge de 59 ans, explique que chacun doit chercher l’essentiel dans un ouvrage. Il ne s’agit pas de l’avoir dans l’os en n’arrivant pas à assimiler les notions indispensables, personne ne doit avoir l’impression d’avoir eu un os à ronger en ne récoltant que peu de miettes d’une grosse affaire. A force de faire des efforts pour apprendre, il est possible que vous soyez sur les rotules. Vous aurez peut-être aussi l’impression d’être entre l’enclume et le marteau puisque d’un côté vous augmentez votre potentiel intellectuel mais, de l’autre, vous vous fatiguez beaucoup. Mais alors là, pourquoi ne pas prendre des infusions d’astralgale dont les propriétés sont connues pour remettre sur pied les personnes affaiblies ?
Vous estimez ce billet loufoque et je peux vous dire que c’est normal puisque je l’ai rédigé en ayant à l’esprit l’humour de l’os-à-moelle, journal humoristique fondé par Pierre Dac en 1938. Pour vous donnez une idée de la teneur de ses réflexions, je concluerai avec l’une de ses maximes : » Il est démocratiquement impensable qu’en république il y ait encore trop de gens qui se foutent royalement de tout » .
Tags : François Rabelais, moelle, Norvège, os, Pierre Dac, Pologne, vocabulaire
Compteur
24 janvier 2010 à 20:47
En Pologne, déjà depuis quelques années, le mois de janvier n’était pas si blanc et si froid qu’à présent. Ce weekend il a fait même -33 degrés à l’est du pays.
27 janvier 2010 à 17:50
Bel os à ronger au coin du feu que ce billet !
Bonne soirée
Marie
27 janvier 2010 à 19:01
Merci pour vos commentaires. J’espère que vous n’êtes pas restés sur votre faim si de nouveaux billets n’ont pas été rédigés : mes cervicales me font cruellement (et non « moelleusement » !) souffrir au point de faire une petite pause.
28 janvier 2010 à 12:17
courage Bernadette…le printemps vient toujours après l’hiver…et avec lui s’estompent les vieilles douleurs
9 février 2010 à 20:58
Nous sommes en février et …la neige revient ! Le printemps semble bien loin encore.
12 février 2010 à 15:53
« Aujourd’hui il neige. Il fait froid et les rues sont verglacées. La neige reste longtemps à Norvège. Je n’aime pas l’hiver, et je déteste la neige! Tous mes amis aiment faire du ski, mais je n’aime pas les sports d’hiver. Je ne fais presque jamais de sport. J’ai peur de tomber! Je préfère rester devant ma télé avec une tasse de chocolat chaud! »
12 février 2010 à 17:15
Bonjour Kaja ! Merci beaucoup pour ton intervention ! Je te félicite pour ta maîtrise du français.
Merci beaucoup à ton professeur, Geneviève Frachon, qui remplace Hilde Melby durant son congé de maternité.
14 mars 2010 à 14:59
Quel beau billet!
15 mars 2010 à 9:28
Merci beaucoup pour le compliment.
Je n’ai malheureusement pas rédigé de nouveaux articles parce que je suis toujours trop fatiguée.
31 mars 2010 à 12:24
Superbe billet! Je reviens avec nostalgie aux beaux temps de la fac, Rabelais et la substantifique moelle, que de souvenirs!!!
Courage Bernadette, pour tes cervicales il faut du bon soleil méditerranéen!!!