Que d’événements aujourd’hui !

Animations culturelles, Ecologie, Economie, Gastronomie, Pays, Pédagogie, Société, musique 3 commentaires

      Regardez d’abord votre calendrier et constatez que nous sommes le 21 juin. Eh oui, nous changeons de saison ! Nous rentrons dans l’été et en général chacun s’en réjouït puisque cela veut dire que les “grandes vacances approchent” ! A nous le soleil, la plage, les loisirs ! Enfin, façon de parler, parce que la crise économique et sociale limite bien la réalisation de nos désirs !

    Est-ce bien tout au niveau du calendrier ? Eh bien non parce que nous sommes le troisième dimanche de juin et donc c’est aussi la fête des pères ! Si vous consultez http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAte_des_P%C3%A8res , vous constatez d’une part que cette date n’a pas de caractère universel mais que, d’autre part, c’est tout de même le troisième dimanche de juin qui rassemble le plus de pays! Nos amis argentins, canadiens et japonais vont honorer les Papa en même temps que nous.

     Je ne sais si vous avez des idées de cadeaux mais

Tags : , , , , , , , ,

C’était le temps des fleurs …

Animations culturelles, Ecologie, Langues, Pays, Pédagogie, Société, architecture, musique 3 commentaires

     Nous sommes encore au printemps même si l’été approche. La nature est en pleine évolution et toutes les transformations sont bien visibles dans les jardins. C’est l’époque de la floraison. Au Japon, les plantes font l’objet de beaucoup d’attention. L’extraordinaire diversité de la flore qui caractérise le Japon s’explique par son extension en latitude, son climat contrasté qui va du subarctique au subtropical. Ce sont les bougainvillées, les poinsettias et les hibiscus qui dominent. Le mot “poinsettia” vient du botaniste Joel Roberts Poinsett.

                                                                  

                                                                              

                                                                            

          Le camélia, les chrysanthèmes, les pivoines, le liseron (appelé aussi “la belle-de-jour“), le rhododendron (appelé aussi “azalée“) sont souvent l’objet d’expositions florales dans les temples.   L’amour des Japonais pour les fleurs et les plantes est bien connu.    

                                                                                                                          

 

                                                          

                                                          

    La fleur de cerisier est la fleur nationale du pays car elle rappelle les samouraïs du Japon féodal qui faisaient un parallèle entre la précarité de leur vie de guerriers, en permanence menacée par les combats, et la brève beauté de cette fragile fleur.

                                                           

                                                                      

     L’époque de la floraison des cerisiers est l’un des évenements les plus importants du calendrier japonais. Le pays est tenu informé par la presse de l’évolution. On appelle cela le “hanami” qui signifie littéralement “regarder les fleurs”. On profite de la belle saison pour pique-niquer et chanter sous les cerisiers en fleurs. Toute cette attitude participe au “sakurazensen“  qui veut dire “ligne de floraison des cerisiers”.

                                                                             

                                                                        

        Le château de  Himeji-jô          nous a déjà été présenté par notre amie Mariko dans http://www.weblettres.net/blogs/article.php?w=capdebonneesper&e_id=7968 mais ces jours-derniers elle a visité le temple Chichibu. Voici quelques images de la flore que l’on y trouve en abondance  mais aussi des magnifiques décorations du temple.

                                                                         

                                                                        

                                                                        

                                                                      

                                                                    

Regardez aussi cette vidéo sur la flore du temple Chichibu : http://www.youtube.com/watch?v=9HlMC615RDw

     Dans un prochain article il sera question de l’”ikebana” c’est-à-dire de l’art floral japonais. Je peux déjà vous expliquer que “ikebana” signifie littéralement “fleurs vivantes” car il est formé de “ikeru” qui signifie “faire vivre” et de “hana” qui veut dire “fleurs”.

         Je remercie Mariko de m’avoir suggéré ce billet et de m’avoir fourni quelques photos. Le titre de cet article se référe à  cette chanson dont on peut entendre un extrait à http://chansons.ina.fr/index.php?vue=notice&id_notice=I07187460  et  lire les paroles à http://fr.lyrics-copy.com/dalida/le-temps-des-fleurs.htm

Tags : , , , , , , ,

Mettez un peu de piment dans votre vie pour qu’elle soit moins fade !

Animations culturelles, Gastronomie, Grands événements au lycée, Pays, Pédagogie, Société 12 commentaires

              Il y a quelques semaines, dans le cadre des “Itinéraires gourmands” mis en place dans notre lycée, il a été possible de s’initier à la cuisine hongroise. Le récent voyage à Budapest de nos partenaires italiens a remis à l’honneur ce pays . Tout ceci me conduit à rédiger, en partenariat avec Irén Gunyecz, étudiante hongroise à l’université de Limoges mais aussi employée dans notre établissement, un premier billet sur ce sujet en mettant l’accent sur deux spécialités du pays :  un condiment et le vin.

             Même si mes propos seront  surtout d’ordre gastronomique, il me semble important de vous aider à bien situer géographiquement la Hongrie.  Sa superficie est de 93  030 km². Elle a des frontières avec l’Autriche avec laquelle elle a longtemps été rattachée, avec la Serbie, la Croatie, la Slovénie, la Roumanie, l’Ukraine et la Slovaquie. La particularité de la Hongrie est d’être au centre même de l’Europe géographique. Cette spécificité lui confére un rôle très important d’autant que ce pays a rejoint l’Union Européenne depuis le 1er mai 2004.  Ses liens avec la France se sont beaucoup développés sous Napoléon III et personne n’ignore que le père de Nicolas Sarkozy, président de la République Française, est né près de Budapest, la famille Sarkozy s’étant installée en France vers 1948.   Par ailleurs, le passé de la Hongrie la rattache à la Turquie car, au XVIIème siècle, les Turcs occupèrent ce pays. Cela offre une ouverture de ce pays vers l’Asie. Cette diversité de culture influence sa gastronomie.

                                                       

                                                           

  Budapest est la capitale de la Hongrie. Elle est surnommée “La perle du Danube“. Cette ville est inscrite au patrimoine mondial en raison de sa beauté.  Deux grands fleuves traversent le pays, ce sont le Danube et la TiszaLe lac Balaton, en plus de son attrait touristique, est particulièrement poissonneux. C’est de là que vient le sandre qui entre dans la composition d’une des spécialité gastronomiques de Hongrie : le “halászlé” qui est une sorte de bouillabaise hongroise.

                                                      

          En voici donc la recette, mais sachez que sa cuisson se fait traditionnellement dans un grand chaudron que l’on fait chauffer au-dessus d’un feu comme le montre cette vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=M2iaEqBbz8M

                                                     

 

Ingrédients : 500 gr de carpe, 500 gr de brochet et 500 gr de sandre

                     2 gros oignons pelés et coupés en rondelles

                      1 grande tomate

                      1 pomme de terre de taille moyenne

                     1 cuillère à soupe de paprika en poudre

                    1 paprika vert

                     du poivre

Réalisation : Nettoyer les poissons, les laver et les couper en morceaux d’une épaisseur de 3 cm environ. Disposez les différentes sortes de poissons dans une grande casserole . Mettre de l’huile dans une poele et y faire revenir les oignons puis ajouter les légumes. Ajouter le paprika en poudre et le poivre. Faire cuire très lentement. Ajouter  cette préparation par-dessus les poissons qui sont dans la grande casserole, secouer de temps en temps mais ne  remuer pas car les morceaux de poissons tomberaient en miettes. Servir le “ halászlé” avec du pain blanc.

   Dans cette recette figure le paprika car la cuisine hongroise est impensable sans lui. Il faut savoir que le mot désigne aussi bien le légume (cousin du poivron) que l’épice. Il y a le “paprika cerise” qui est petit, rond, rouge et piquant.

                                                          

  Le “paprika vert” est doux et de forme allongée et parfois il est en fait de couleur jaune très pâle plutôt que vert.

                                                     

Le “bácskai paprika” appelé aussi “paprika TV” a la même forme allongée mais il est vert très clair et peu piquant.

                                          

Le “paprika tomate” est rond,  assez grand, rouge et doux

                                      

   “Piros arany signifie textuellement “de l’or rouge”. Il s’agit d’une crème de paprika, elle est vendue en tube et faite à partir de poivrons hongrois cueillis en pleine maturité, mixés et salés.

                                             

  Pour fabriquer du paprika, les fruits rouges secs sont lavés et séchés au four puis moulus. Les deux grands centres de production de paprika sont Kakocsa et Szeged.  La poudre de paprika en sacs est une spécialité hongroise et sur les tables des restaurants, comme dans chaque foyer, on trouve un saupoudreur rempli de paprika à côté de la salière et de la poivrière.

                                          

                                       

 

 Le paprika a d’abord été utilisé par les paysans qui n’avaient pas les moyens d’acheter du poivre trop coûteux mais cette épice a ensuite conquis toutes les couches sociales hongroises à tel point qu’il en est resté  une sorte de proverbe, “Si on a du sel et du paprika, on a tout”

     Si le lac Balaton est connu pour ses poissons, il est aussi réputé pour son vin. Le vin du massif montagneux de Somló est réputé et il plaisait beaucoup aux Hasbourg. Vous pouvez lire tout un article sur le vignoble de cette région à http://www.jfb.hu/node/179

                                                                     

        Malgré tout le vin le plus apprécié est le Tokaji Aszú qui vient du Nord-Est de la Hongrie, dans la région de Tokaj

                                                                       

 Grâce à ces sites, http://www.vinsdegarde.com/Vins-Hongrie-Tokay.php , http://www.sommelier-vins.com/article-923633.html et http://www.chateauloisel.com/degustation/tokaji.htm vous en saurez beaucoup sur les vins hongrois. Cependant il faut vous parler du Szekszárdi  qui est un vin rosé demi-sec et qui provient du sud de la Hongrie, du Egri Bikavér qui murit au pied des montagnes Bükk.

                                                                                              

                                                                                             

                                                                      

     Les vins mousseux comme le Hungarian Extra Dry ou le Törley sont de très bonne qualité et leurs renoms dépassent la Hongrie. 

                                                                    

 

L’ Unicum est un apéritif très amer fait à base de racines. L’eau-de vie Barack Palinka est faite à partir d’abricots de Kecskemet, ville au centre de la Hongrie.

                                                                                                           

                                                                            

                                                                         

  En attendant d’autres articles sur la Hongrie, visitez http://www.hongrieforum.com/viewtopic.php?t=3890 pour avoir d’autres recettes.

  Je remercie Irén pour son aide précieuse dans la rédaction de cet article.

Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

L’ai-je bien descendu ?

Animations culturelles, Cinéma, Personnages, Société 1 commentaire

       Le festival de Cannes a ouvert ses portes le 13 mai. Le Palais des Festivals et des Congrès, situé sur le boulevard de la Croisette qui borde la Mer Méditerranée, va être le lieu de projections d’un grand nombre de films. Sa clôture sera précédée de la remise d’une Palme d’or.

                                                             

                                                               

 

   L’une des attractions favorites des touristes qui vont à Cannes durant cette animation est d’essayer d’apercevoir quelques personnalités. Pour cela, le tapis rouge et les marches de l’escalier du Palais des Congrès sont épiés tout le temps de la cérémonie.

                                                                   

    Et effectivement, les années passées, les curieux ont vu, en particulier, passer :

                                                              

                                                              

                                                               

                                                               

                                                                 

                                                                

 Et pour être encore plus dans les “paillettes” et le côté “people” de cette manifestation, vous pouvez regarder http://www.linternaute.com/femmes/people/evenements/photo/festival-de-cannes-2009-les-stars-sur-les-marches/les-stars-sur-les-marches-de-cannes.shtml?f_id_newsletter=1005 . La plupart de ces “stars” fréquentent l‘hôtel Majestic

                                                               

  J’ai dit que le tapis rouge était déployé, je suppose que chacun sait qu’il est déroulé pour honorer les personnalités qui marchent dessus. Quant aux escaliers, pour l’anecdote, j’aimerais vous rappeler qui a prononcé le fameux “L’ai-je bien descendu ?” dont j’ai fait le titre de mon billet. Il s’agit de Cécile Sorel de son vrai nom Cécile Emilie Seurre, une actrice française.

                                                             

       Elle a prononcé cette phrase devenue très célèbre au pied de l’escalier du Casino de Paris. Voici le site officiel de cette salle de spectacles parisienne : http://www.casinodeparis.fr/ .

   Les marches jouent un rôle capital dans la popularité d’une vedette, elles symbolisent bien entendu son ascension auprès de ses “fans” car tout est dans l’art de parader, c’est-à-dire de prendre un air avantageux pour attirer l’attention sur soi. On peut alors douter de la gène réelle qu’occasionneraient les paparazzi ! Il faut être la vedette pour imposer sa notoriété, à noter que le mot “vedette” vient de l’italien “vedetta” qui désigne un lieu élevé où l’on place une sentinelle, ce qui sous-entend qu’étymologiquement la “vedette” regarde les autres tandis qu’avec l’évolution du sens, c’est elle qui est l’objet de tous les regards !

    Vous aurez sans doute compris tout l’intérêt de cet article pour débuter la semaine du “jeudi de l’Ascension“, épisode religieux durant lequel Jésus s’est élevé au ciel, quarante jours après Pâques.

Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Le pont japonais

Animations culturelles, Ecologie, Gastronomie, Humour, Pays, Peinture, Personnages, Pédagogie, Société, architecture 7 commentaires

      Le mois de mai est souvent présenté comme une période pendant laquelle, en France, les jours fériés se succédent. Ainsi, cette année, le 1er mai était un vendredi, le 8 mai aussi, mais il y aura aussi le jeudi 21 mai (Ascension) puis le 31 mai (Pentecôte). Puisque les 1er et 8 mai étaient un vendredi, certaines administrations et entreprises ont accordé à leurs employés le samedi pour faire “un grand week-end”.  Puisque l’Ascension est un jeudi, le vendredi est souvent aussi accordé et parfois en complément du samedi et du dimanche. On a l’habitude de parler de “pont” pour désigner un week-end et quand on trouve que vraiment le repos obtenu est appréciable, certains vont jusqu’à dire …viaduc ! On peut alors se demander ce qu’il en est dans les autres pays.

     Prenons par exemple le Japon qui, au contraire, jouït d’une réputation d’avoir un peuple très travailleur, y-a-t-il aussi “des ponts ” ? Je commencerai par dire une boutade en vous répondant que “les ponts japonais” sont bien connus puisqu’ils ont plu au peintre impressionniste Claude Monet ! Bien que cet artiste ne soit jamais allé au Japon, il était fasciné par le pays du Soleil Levant. Ainsi, dans sa maison de Giverny, le jardin d’eau est orné d’un petit pont qui enjambe l’extrémité du bassin. La forme arquée de cette passerelle lui a valu le nom de “pont japonais” et il posséde une tonnelle. En fait, Claude Monet a peint le pont qu’il a fait faire dans son jardin.

                                           

    Plus sérieusement maintenant, je dirais maintenant que oui, il y a des “ponts” au Japon, même si c’est rare, le plus connu est la “Golden Week“  que l’on peut traduire en français par “la Semaine d’or“. Il s’agit de jours fériés qui se succédent : 4 en 7 jours !  Le 29 avril de chaque année, les Japonais célèbrent la ” Fête de Shōwa” (Shōwa no Hi). Il s’agit de célèbrer l’anniversaire de l’empereur l’empereur Shōwa (Hirohito) né le 29 avril 1901 bien qu’il soit mort le 7 janvier 1989 et qu’il y ait aussi des polémiques sur son rôle pendant la seconde guerre mondiale. Depuis son décès, c’est son fils Akihito qui est empereur.

                                                   

                                               

      Le 3 mai est la seconde fête de la “Semaine d’or”. Il s’agit de commémorer la Constitution de 1947. Cette journée est appelée Kempō Kinen Bi . C’est un événement très important puisque cette constitution a été élaborée au-delà de la seconde guerre mondiale et donc au-delà de la capitulation du Japon.  Les articles de cette constitution se sont fortement inspirés du travail de réflexion de Douglas Mac Arthur, commandant suprême des forces armées américaines.

                                          

     On pourrait voir un acte contre-nature de célèbrer  une constitution dictée par l’ennemi d’hier, mais ce serait ignorer que si d’un côté Douglas Mac-Arthur incarne un ancien rival, il est aussi un allié car il a personnellement appuyé le statut “d’innocents” pour les membres de la famille impériale lors du procés de Tokyo ouvert le 19 janvier 1946. Il s’agissait de juger les “criminels de guerre japonais de la seconde guerre mondiale” et Hirohito et sa parenté ont ainsi bénéficié d’une exonération de responsabilités. Il faut dire que deux raisons expliquent cette grande clémence. Les onze juges du Tribunal Militaire International pour l’Extrême-Orient ont à leur tête le procureur Joseph Berry Keenan. Il est américain et a servi pour l’administration de Franklin Roosevelt puis celle de Harry Truman et il serait difficile d’incriminer Hirohito et sa famille pour “crime de guerre” alors que les Etats-Unis ont eux-mêmes largué deux bombes atomiques avec des effets dévastateurs sur le Japon ! Il y a aussi à prendre en considération la stratégie américaine consistant à ne pas déstabiliser politiquement  le Japon en épargnant l’empereur Hirohito et sa famille, et ceci est d’autant plus important que la guerre froide a fait naître  la guerre de Corée  qui menace et qu’il est très intéressant de faire du Japon un allié ! L’article 9 de la constitution japonaise de 1947 interdit la création d’une armée japonaise, mais, sous des couverts de “protection” par rapport à la Corée du Nord soutenue par les Soviétiques et les Chinois, le Japon est autorisé à organiser une “force d’autodéfense“.

Le 4 mai, les Japonais célèbrent Midori no Hi que l’on peut traduire par Fête de la Nature ou de la Verdure. Les jardins japonais sont souvent petits mais dessinés avec soin de façon à former un paysage en miniature. Voici quelques exemples de décorations de jardins japonais : http://www.dailymotion.com/video/x3hv04_jardins-japonais_blog . Le “bonsaï” est l’art de cultiver des arbres miniatures. Chaque rocher, pièce d’eau et plante est mis en valeur. Regardez quelques réalisations avec http://www.youtube.com/watch?v=mfrs_oZfk_M&hl=fr

  Enfin, le 5 mai, les Japonais célèbrent Kodomo no hi que l’on peut traduire  par “Fête des enfants” bien que ce soit particulièrement les garçons qui soient fêtés. Des animations spéciales caractérisent cette journée. Ainsi les enfants prennent un bain d’iris (shōbu-yu ), boivent du saké additionné d’iris, dégustent des Kashiwa-mochi qui sont des sortes de gâteaux de riz fourrés d’une purée de haricots rouges sucrés, le tout enroulé dans une feuille de chêne. Parfois ils mangent aussi des chimaki. Il s’agit d’une sorte de gâteau de riz agglutiné servi dans une feuille de bamboo.

                                                                   

                                                                   

   Les enfants reçoivent une “poupée de mai” et des “drapeaux carpe“. On peut en admirer à cette adresse : http://www.japan-photo.de/e-kodomo.htm

                                                                 

   Cette semaine d’or est une période très importante au Japon au niveau touristique puisque ces jours de repos sont des occasions rêvées pour faire des visites. Mais, ces jours là, les prix flambent et finalement l’or est très utile mais …dans le porte-monnaie …pour passer cette semaine !

Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

C’est de bonne guerre

Animations culturelles, Pays, Personnages, Pédagogie, Société 5 commentaires

                   Pour tous les armistices

Les arbres et les fleurs

La joie, le rire, le bonheur.

Pourquoi les hommes

Font-ils toujours la guerre ?

 

Et puis, tant de malheurs,

Cyclones, épidémies,

Famines. Tant de tristesse.

Pourquoi les hommes

Ajoutent-ils la guerre ?

                                                Andrée Clair (1916-1982)

 

        Cette semaine, en France, nous allons célèbrer l’armistice du 8 mai 1945. Cet événément n’est pas commémoré partout dans le monde parce qu’en fait le mot “armistice” est un peu abusif pour désigner une réalité planétaire. Certes, en Europe, le second conflit mondial a cessé puisque la veille il y a eu la capitulation de l’Allemagne comme le rappelle ce site http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19450507 . De ce fait, bien sûr, les armes se sont arrêtées en Europe parce que c’est la signification même du mot “armistice” mais la paix ne s’est pas installée pour autant dans le monde ! En effet les combats se sont poursuivis et peut-être ont-ils été encore plus terribles les derniers mois puisqu’il y a eu la terrible bataille du Pacifique opposant les Etats-Unis et le Japon. Peut-être même les deux explosions atomiques sur Hiroshima et Nagasaki  des 6 et 9 août 1945 ont-elles été plus destructrices en “seulement” deux jours que le conflit qui durait depuis 1939 jusqu’à ces deux dates ! Une vision d’apocalypse bien démontrée par cette vidéo : http://www.aufeminin.com/video/see_88690/6-aout-1945-8-heures-15.html . Cette vidéo de l’ENA accentue le côté diabolique de l’entreprise en insistant sur les “performances” des bombes et sur l’aspect faussement scientifique des recherches entreprises pour “tuer le plus efficacement possible” : http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&from=fulltext&full=Nagasaki&num_notice=1&total_notices=3

     Pourtant, en 1945, peu d’hommes politiques ont dénoncé cette sorte de terrorisme. Le philosophe et romancier Albert Camus a été un des rares à dénoncer cette atrocité dans son célèbre éditorial du journal Combat : http://www.matisse.lettres.free.fr/artdeblamer/tcombat.htm .

                                             

    Non les armes ne se sont arrêtées en ce 8 mai 1945 et la folie meurtière a continué ! Je ne crois pas pour autant qu’il faille renoncer à la commémoration de ce jour même si la France est le seul pays, en Europe, à le faire encore. Seulement, le mot “armistice” est inapproprié et est même assez méprisant pour les victimes postérieures à cette date. On trouve parfois, sur le calendrier, à la date du 8 mai, l’intitulé “Victoire 1945“. Et cela aussi est relatif parce que si c’était “la victoire”, pourquoi fallait-il poursuivre les combats, même ailleurs ? Il faudrait juste dire “Capitulation de l’Allemagne nazie“.

     Un texte admirable que celui d’Andrée Clair! Cette romancière  est née et morte en France mais sa vie est associée au Niger. Voici d’autres renseignements biographiques sur elle : http://aflit.arts.uwa.edu.au/ClairAndree.html Et combien son texte est de circonstances ! Les “malheurs naturels” sont d’actualité ! Comment oublier le séisme à L’Aquila en Italie il y a quelques jours ( http://www.dailymotion.com/video/x8wj8c_tremblement-de-terre-a-laquila-en-i_news ) et celui au sud de Mexico (Mexique)  la semaine dernière ( http://www.lexpress.fr/actualites/2/seisme-de-magnitude-5-6-au-mexique-pas-de-victimes-signalees_756887.html  ) La romancière parle “d’épidémie”, comment ne pas penser à cette terrible grippe que maintenant on ne nomme plus ni “porcine” ni “mexicaine” mais “H1 N1″ ( http://www.woopie.jp/video/watch/6b59233de0dd00a8 ) Quand on voit effectivement tous ces “fléaux”, est-ce bien “raisonnable” d’ajouter la guerre, ne faudrait-il pas penser à la solidarité et au bien-être de chacun ?

        Le titre de ce billet, C’est de bonne guerre, se veut l’illustration des différentes expressions françaises comprenant le mot “guerre”. Elle signifie que l’on estime que le comportement de l’adversaire est jugé correct et légitime. Voici d’autres expressions :

  - guerre des ondes : la radio et la télévision sont utilisées pour diffuser de la propagande

  - guerre des étoiles : programme lancé par Ronald Reagan en 1983 pour éliminer la menace de missiles stratégiques

   - guerre sainte : une guerre menée sous des prétextes religieux

   - guerre totale : forme de guerre dans laquelle on utilise tous les moyens possibles

   - guerre froide : tension entre les Etats-Unis et l’URSS après la seconde guerre mondiale

    - petite guerre : guerre de harcélement

     - guerre des tranchées : référence à la première guerre mondiale durant laquelle les soldats étaient dans les tranchées

     - guerre chimique, nucléaire, biologique ou guerre NBC : formes de guerres dans lesquelles on utilise ce type d’armes.

     - nom de guerre : nom que prenait un soldat en s’enrôlant

     - homme de guerre : homme dont le métier est de faire la guerre

     - de guerre lasse : à bout de résistance

Tags : , , , , , , , , , , , , , , , ,

Ce n’est pas le moment de se défiler !

Animations culturelles, Economie, Littérature, Pays, Peinture, Personnages, Pédagogie, Société, musique 9 commentaires

                              Premier Mai

 

Tu viens, camarade

Au grand défilé ?

Aujourd’hui, c’est fête

Pour les travailleurs.

 

J’aurai mon béret

Et toi ta casquette

Les filles seront

En corsage clair

 

Avec des drapeaux

Et des banderoles

Nous remonterons

Les grands boulevards.

 

Les vieux chanteront

Le temps des cerises

Et nous aurons tous

A la boutonnière

Un brin de muguet.

                                          Raoul Bécousse (1920-2001)

      Ce texte poétique m’amène à vous rappeler l’historique de la “Fête des travailleurs“. C’est le 1er mai 1886 qu’il a  eu d’importantes manifestations aux Etats-Unis, à Chicago en particulier, pour demander la réduction journalière du temps de travail à 8 heures. Le puissant American Federation of Labour (AFL)est le puissant syndicat qui mène la lutte. La revendication doit se faire ce jour là parce qu’aux Etats-Unis le 1er mai est le début de l’année comptable pour les entreprises et il faut donc indiquer “les nouvelles règles” pour la suite économique. Des grèves considérables eurent lieu partout et cinq dirigeants ouvriers furent arrêtés puis pendus  : August Spies, Albert R. Parson, Adolf Fisher, George EngelLouis Lingg. Ils ont été surnommés “Les martyrs de Chicago”. Vous retrouverez ce rappel historique à http://www.linternaute.com/histoire/magazine/dossier/06/jours-feries/1er-mai/1-mai.shtml

   En 1889, la IIeme Internationaliste Socialiste se réunit à Paris pour le centenaire de la Révolution Française. Il est décidé de faire de chaque premier mai une journée de mobilisation internationale en souvenir “des martyrs de Chicago”. La revendication des 8 heures de travail pour jour est maintenue et il est décidé que lors de cette manifestation les participants porteront un triangle rouge symbolisant : 8 heures de travail, 8 heures de loisirs, 8 heures de repos.

   L’idée fait son chemin. Ainsi, en France, Paul Lafargue encourage les ouvriers à des manifestations et à des grèves. Il fonde le Parti Ouvrier Français et épouse Laura Marx, l’une des filles du célèbre philosophe Karl Marx

                                                         

                                                                         

                                                                            

Le 1er mai 1891, en France, à Fourmies, ville textile du Nord, au cours d’une manifestation pour réclamer à nouveau la journée de travail de 8 heures, la police, équipée des flambants neufs fusils Lebel, tire dans la foule et deux jeunes filles qui distribuaient desfleurs des champs et portaient à la boutonnière une églantine meurent. Ces jeunes filles deviennent des symboles et à partir de 1900 on commence à surnommer les socialistesles églantinards“.

                                                  

         Les années suivantes les manifestations se poursuivent chaque premier mai et les participants portent une églantine à la boutonnière. Mais, en 1906, à Paris, le 1er mai tourne à la tragédie avec 800 arrestations et de nombreux blessés. C’est en 1907 que, lors d’un défilé à Chaville, en région parisienne, le brin de muguet remplace l’églantine.   

  http://www.youtube.com/watch?v=tsOHY2ViCw4&hl=fr  permet d’entendre Le temps des cerises avec une interprétation très réaliste faite par Georgette Lemaire. Il y avait d’autres vidéos possibles mais j’ai choisi celle-ci pour cette raison et aussi pour les images qui y sont présentées.

       http://www.youtube.com/watch?v=EpgrO-tieGM&hl=fr permet d’écouter L’Internationale et c’est particulièrement intéressant parce que cette vidéo associe ce chant à des tableaux de Pissaro, Caillebotte, Daumier, etc. On se rend alors très compte des dures conditions de travail de l’époque et donc du grand espoir que font naître les paroles de cet hymne révolutionnaire.

    

 

                                                                              

    Il faut attendre le 25 avril 1925 pour qu’une loi permette la réduction du temps de travail à 8 heures par jour. En 1936, l’année d’arrivée au pouvoir du Front Populaire, pendant les manifestations, on vend des bouquets de muguet cravatés de rouge.  Le 12 avril 1941, le 1er mai est défini comme “la fête du travail et de la concorde sociale” : il s’agit d’un jour chômé n’entraînant pas de perte de salaire mais 50 % de la somme est versée au secours national. Enfin, le 29 avril 1947, le 1er mai est déclaré jour chômé et payé et est assimilé à un jour férié. Ce site remarquable, http://www2.ac-lille.fr/patrimoine-caac/Fourmies/1ermai/page2.htm , retrace avec encore plus de détails l’historique de cette date.

   Le côté paradoxal est qu’alors que l’origine des manifestations du 1er mai soit américaine, aux Etats-Unis, le “1er mai” n’est pas fêté le 1er mai ! Ce jour férié est en fait accordé le premier lundi de septembre de chaque année, ce qui en fait une date mobile ! L’argument avancé est que ce “week-end” là sera plus long en temps de repos ! Effectivement, en France, le 1er mai étant fêté le 1er mai, suivant le calendrier, cette date peut être un dimanche, c’est-à-dire déjà un jour théoriquement de repos ! Mais le raisonnement américain est tout de même original parce que c’est comme si on fêtait le 14 juillet à une autre date !

  Des manifestations se perpétuent réellement le 1er mai à travers le monde mais je vais juste vous parler un peu de celle de Rome sur la Piazza del Popolo où l’on peut trouver un million de personnes rassemblées. On y chante généralement “Bella Ciao” qui est le chant des partisans italiens. Je vous invite à l’écouter : http://www.dailymotion.com/video/x1cikr_bella-ciao-version-des-partisans_events Puisqu’il va y avoir de nombreux défilés à travers le monde, ce n’est donc pas le moment de “se défiler”, cette expression signifiant “fuir devant d’éventuelles responsabilités”

    Pour conclure, je vous invite à lire ce beau poème de Maurice Carême (1899-1978)

n

Cloches naïves du muguet, 

 

 

Carillonnez ! car voici Mai !

 

Sous une averse de lumière,

Les arbres chantent au verger,

Et les graines du potager

Sortent en riant de la terre.

 

Carillonnez ! car voici Mai !

Cloches naïves du muguet !

 

Les yeux brillants, l’âme légère,

Les fillettes s’en vont au bois

Rejoindre les fées qui, déjà,

Dansent en rond sur la bruyère.

 

Carillonnez ! car voici Mai !

Cloches naïves du muguet.

 

 

 

 

Tags : , , , , , , , , , , , , , , , ,

N’en ayez-pas le sifflet coupé et ne gobez pas tout !

Animations culturelles, Collection, Gastronomie, Métier, Pays, Pédagogie, Société, musique 5 commentaires

     Le matin du lundi de Pâques, même s’il fait froid, en marchant dans les rues du vieux Luxembourg, près du Palais Grand Ducal, vous pourrez entendre des chants de rossignols et de coucous. La Pétrusse passe à Luxembourg et porte loin ces sons. Vous serez également très intrigués car les rues sont interdites à la circulation.

                                

                                                   

                                                     

          Ce jour là, c’est Émaishen, diminutif d’Emmaüs. En effet, “Emmaüs”est le nom du bourg de Palestine, près de Jérusalem où, d’après l’Evangile de Jean, Jésus apparut à deux disciples après sa résurrection le lundi de Pâques. ” Émaishen’, au Luxembourg, a un sens supplémentaire puisqu’il est synonyme de “marché des Peckvillercher”. Autrement dit , c’est la fête des sifflets de terre cuite !

                                          

                                         

  Dès potron-minet, des fabricants et vendeurs de sifflets de céramique viennent de toute l’Europe,  installent leurs étalages pour vendre les “Peckvillercher” aux enfants. Parfois on peut même y voir la famille ducale en fin de matinée ! Pour en savoir un peu plus sur l’organisation politique du Luxembourg, vous pouvez consulter : http://www.monarchie.lu/fr/index.html

       On pense que cette tradition vient de  rites anciens où le son des sifflets célébrait le retour du printemps. Le chant du coucou rappelle ce symbole. Autrefois, Le lundi de Pâques correspondait à la célébration d’une la fête  organisée par des potiers à l’église Saint Michel  mais, peu à peu, cela devient un marché de bric à brac où les ventes se font dans le bruit et les rires d’enfants.

 

                           

 

                                                                        

     Ce marché d’Emmaüs existe au moins depuis 1827 puisque l”inspecteur de police Jhemp Müllendorf en parle  dans une lettre  adressée au conseil municipal. En fait, ces sifflets font l’objet de collections et vous pouvez voir quelques modèles de France à : http://www.sifflets-en-terre-cuite.org/Html/France/SartheMalicGres.html

 

                                         

                                         

                                         

  

     La forme d’un de ces oiseaux est devenue le symbole du peckvillchen . Ils sont  fabriqués avec de la terre à pipe à Andenne en Belgique et portent souvent le tampon “Made in Luxembourg “Depuis 1957, cette fête est aussi célébrée à Nospelt. Tous les sifflets qui y sont vendus portent le tampon Nospelt et l’année de fabrication.

 

                                    

 

                                 

 

 

 

                                

                                 

                                

                 Cet article a été rédigé à partir d’un texte et de photos envoyés par Marie-Annick, l’enseignante qui vit au Luxembourg. Je la remercie vivement pour sa contribution à l’enrichissement de ce blog de CDI. A noter que le titre de cet article repose sur un jeu de mots puisque “Couper le sifflet à quelqu’un” signifie le mettre hors d’état de répondre.

 

                 Par ailleurs, je remercie Urzula de Pologne et Maria-Letizia d’Italie pour l’envoi de très jolies cartes postales de Pâques, assez caractéristiques de leur pays. Je vous les montre.

 

                                

  La forme particulière de la carte postale envoyée par Urzula m’amène à vous rappeler certaines expressions comprenant le mot “oeufs” :
     -oeuf au plat (appelé “oeuf miroir” au Québec) : oeuf cuit sans le brouiller dans une poële . Vous pouvez regarder cette vidéo pour avoir une idée de préparation : http://loftv.com/index.php3?affich=detail&idemission=1018080
     - oeufs au lait : dessert dont on peut voir la recette en vidéo sur http://www.dailymotion.com/video/x6ikuw_recette-1-les-oeufs-au-lait-les-pti_lifestyle
    - oeuf poché : voir la vidéo suivante pour comprendre l’expression http://www.dailymotion.com/video/x4el6f_oeuf-poche_family  
 
 -Va te faire cuire un oeuf : débrouille-toi tout seul, va au diable  
-Mettre tous les oeufs dans le même panier : placer tous ses espoirs dans une même affaire  
 - Quel oeuf ! : quel imbécile
 - Ne pas faire d’omelette sans casser des oeufs : accepter de prendre des risques pour parvenir à ses fins.
 - l’oeuf de Christophe Colomb : un oeuf qui arrive à tenir en équilibre parce qu’une partie a été écrasée.
 - Marcher sur des oeufs : parler ou agir de façon difficile, avec grande prudence
   -Avoir un oeuf à peler avec quelqu’un (utilisé en Belgique) : avoir un compte à régler avec quelqu’un

   - Gober un oeuf : avaler en aspirant et sans mâcher  (à noter que “gober” signifie aussi rêvasser dans l’expression “gober les mouches” ou bien être crédule dans l’expression “tout gober“)

 

 

 

 

 

 

 

 

Tags : , , , , , , , , , , , ,

Rameaux de laurier, d’olivier et autres

Animations culturelles, Gastronomie, Grands événements au lycée, Littérature, Peinture, Personnages, Pédagogie, Société 4 commentaires

  Les classes de CAP  de notre lycée  ont écrit quelques textes à partir des aquarelles du peintre Jean-Claude Papeix dont voici le site : http://papeix.free.fr .  Madame Martine Voisin, leur professeur de mathématiques, est à l’initiative du projet. Leur professeur de français, Madame Doris Parneix, a fait le récit du vernissage des toiles de l’artiste limousin dans  http://www.weblettres.net/blogs/?w=capdebonneesper .  Ces élèves ont été récompensés par les représentants du Rotary-Club de la Haute-Vienne au cours d’une cérémonie  de remise des Prix des Métiers. Ils ont reçu des mains de chaque président de club un diplôme et un chèque . Sur la photo ci-dessous, vous pouvez  voir Madame Vergnaud, notre proviseur, ainsi que la délégation d’élèves de CAP.

                                                    

      Les élèves des classes de CAP ont donc été les lauréats d’une sorte de défi qui consistait à être capables d’être inspirés par des aquarelles et, à partir de là, improviser une brillante rédaction. Que signifie le mot “lauréat” ? Textuellement, c’est celui qui est couronné d’un laurier et, de façon plus générale, celui qui a réussi un examen, a remporté un prix dans un concours .

      Mais quel lien avec la plante aromatique me direz-vous ? Le laurier est un arbuste de la région méditerranéenne à fleurs blanchâtres dont les feuilles persistantes et coriaces sont utilisées comme condiment.

                                                                

       Il faut faire quelques rappels mythologiques pour bien comprendre la relation avec l’idée de triomphe. Dans Les métamorphoses, Ovide conte comment, alors qu’elle était poursuivie par Apollon et qu’elle souhaitait lui échapper, la déesse Daphné se changea en laurier. Cet arbre est donc lié à l’idée de triomphe, de victoire. Cette référence mythologique explique que parfois, au lieu de dire simplement “laurier”, on préfère utiliser l’expression “laurier d’Apollon”. Un peintre, Giambattista Tiepolo, a choisi ce thème pour l’un de ses tableaux.

                                                               

     En grec, “Daphné” s’écrit Δάφνη et ce mot veut dire “laurier”. D’ailleurs “daphné” est devenu un nom commun masculin pour désigner des arbrisseaux du genre thyméléacées, dont les feuilles sont caduques ou persistantes, et dont plusieurs espèces sont cultivées pour l’ornement. On appelle parfois ces arbres : “bois joli”, “bois gentil”, ou même “daphné garou“. “Daphné” est aussi devenu un prénom féminin.

                                                                       

    Avoir “une tête laurée” signifie avoir sur la tête une couronne de lauriers. C’est ainsi que sont, par exemple, représentés Jules César, Pierre de Ronsard, Napoléon Bonaparte. Plusieurs expressions confirment l’idée de succès associée au mot “laurier” :

      -Cueillir ou moissonner des lauriers : remporter des victoires

       - Etre chargé de lauriers : avoir acquis beaucoup de gloire

       - Flétrir ses lauriers : déshonorer sa victoire

       - S’endormir sur ses lauriers : ne pas poursuivre une carrière glorieusement commençée

      - Se reposer sur ses lauriers : jouïr d’un repos mérité par des succès antérieurs (mais souvent l’expression est ironique et veut dire en fait que la personne se laisse vivre)

         Plus étonnant encore, le mot “baccalauréat” est un dérivé du mot “laurier” puisque ce terme vient d’un mot latin signifiant “baie de laurier” : une couronne ou un rameau de lauriers ceignait, à l’origine, les génies et les sages. Un “rameau” est une petite branche d’arbre ou la ramification de la tige d’un végétal.

          Le mot “rameau” est très souvent associé au mot “olivier“. Il s’agit d’un arbre méditerranéen qui donne des olives que l’on consomme natures ou bien dont on tire de l’huile. Comme le laurier, l’olivier est donc associé à la gastronomie. De la même façon qu’il existe le prénom “Laurent” qui dérive de “laurier”, il y a le prénom “Olivier” qui vient justement de “olivier”.

                                                     

                                

        Autre point commun avec le laurier : en Grèce, lors des Panathénées, une couronne d’olivier et des jarres d’huile d’olive étaient offertes aux vainqueurs pour symboliser leur victoire et leur force ! Enfin, il faut aussi faire référence à la mythologie  pour comprendre cette symbolique. Athéna, déesse de la Sagesse, et Poséidon, dieu de la Mer souhaitaient tous les deux diriger l’Attique, région où se trouve actuellement Athènes. Pour les départager, Zeus proposa que ce lieu reviendrait à celui qui offrirait aux hommes le cadeau le plus utile. Poséidon fit apparaître un magnifique cheval fougueux capable de faire gagner des batailles. Mais Athéna fit jaïllir de terre un arbre immortel capable de nourrir et de soigner les hommes. Zeus estima qu’Athéna avait triomphé de l’épreuve : elle obtint l’Attique et Athènes s’appelle ainsi en souvenir d’Athéna.

      Le rameau d’olivier se trouve sur le drapeau de l’ONU en signe de force pour imposer la paix. On appelle souvent les Académiciens les “Immortels” parce qu’ils portent un habit vert brodé de rameaux d’olivier et cela fait référence à leur désir de perpétuer la langue française.

                                                     

      “Rameau” a donné naissance à “Rameaux” qui est une fête religieuse renvoyant au dimanche qui précède Pâques. Cette célèbration est parfois appelée ” Pâques fleuries“. Il s’agit de commémorer l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem. La foule l’a accueilli en agitant des branchages et c’est donc pour cela que l’on parle de “rameaux”.

    C’est bien sûr une fête religieuse, mais, en Limousin, cela se traduit, au niveau gastronomique, par le fait de manger une “cornue“. Il s’agit d’une brioche qui possède une forme très particulière puisqu’il s’agit de celle d’un phallus ! Des documents du Moyen-Age attestent de cette longue tradition. En 1780, l’évêque de Limoges, Monseigneur du Coetlosquet, fut très choqué  et demanda de “rectifier” un peu la forme pour qu’elle rappelle plus un “Y” qu’un sexe masculin car cet érotisme ne lui plaisait pas du tout ! Il n’empêche qu’il s’agit d’une tradition du terroir limousin et que c’est une excellente brioche !

                                             

       Pour parler à nouveau de “rameau”, car tel était mon propos, j’aimerais encore donner deux autres significations de ce mot.  Le neveu de Rameau est le titre d’un livre écrit par Denis Diderot, célèbre philosophe français du Siècle des Lumières. Il faut comprendre que “l’oncle” est Jean-Philippe Rameau (1683- 1764), musicien français. Si vous allez sur http://www.linternaute.com/musique/albums/artiste/jean-philippe-rameau/15252/discographie/ , vous pourrez écouter des extraits musicaux.

                                        

                                       

        Enfin, et cela me ramène au domaine de la documentation, “rameau” signifie ” Répertoire d’Autorité-Matière Encyclopédique et Alphabétique Unifié”, c’est-à-dire qu’il y a une constitution d’une “liste-vedette” qui permet de s’entendre sur les mots qui seront retenus pour pouvoir  cataloguer des documents. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter : http://rameau.bnf.fr/informations/convention.htm

Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Poisson d’avril !

Animations culturelles, Animaux, Collection, Humour, Pédagogie, Société 8 commentaires

       J’ai déjà eu l’occasion de vous le dire, c’est le 1er avril 1565 que le mécontentement de gens qui refusaient le changement de calendrier instituant le 1er janvier comme premier jour de l’année donna naissance à ce qui devint la tradition “des blagues” de ce jour. Pour se moquer des réfractaires, on se mit à leur offrir de faux cadeaux comme si c’était la période des étrennes. Peu à peu est venu l’usage d’accrocher discrètement des petits poissons de papier dans le dos des gens, sans qu’ils s’en doutent. En effet, en avril, il est interdit de pêcher parce que c’est la période de reproduction piscicole et,  en accrochant un poisson, même en papier, dans le dos de quelqu’un, on fait peser des soupçons sur lui dans le sens où l’on suggére que cette personne n’aurait pas respecté la législation et ainsi on participe à le ridiculiser. Le collectionneur de poissons d’avril s’appelle l’avrilopiscicophiliste

                                                          

 On retrouve le mot “poisson”dans les expressions suivantes :

   - avaler la mer et les petits poissons : être crédule ou bien avoir très soif

   - engueuler quelqu’un comme du poisson pourri : injurier très fort quelqu’un

  - finir en queue de poisson : finir de façon pas très nette

 - être un gros poisson : être une personnalité

  - être comme un poisson dans l’eau : être dans son élément, être bien dans sa peau

 -  noyer le poisson : cacher une partie des éléments pour brouiller la compréhension

  D’autres expressions utilisent un poisson en particulier :

 - être muet comme une carpe : ne pas dire un mot

  - bâiller comme une carpe : bâiller très fort

- c’est le mariage de la carpe et du lapin : mauvais assortiment

- être serrés comme des sardines : être très serrés dans un espace restreint

- avoir des yeux de merlans frits : avoir un regard inexpressif

- rire comme une baleine :  rire en ouvrant la bouche

- être un maquereau : être un proxénète, un souteneur

- être un requin de la finance : être un homme d’affaires impitoyable et sans scrupule

      Enfin, il est intéressant de signaler que le mot “friture” désigne à la fois de petits poissons que l’on est en train de frire et un grésillement intermittent lors d’une transmission radio ou téléphonique.

     Au fur à à mesure des années, cette tradition  de faire des plaisanteries s’est généralisée au point de ne pas être seulement d’individu à individu, mais d’être comme une sorte de phénomène social. C’est ainsi qu’au niveau de la presse parlée et  écrite, de la télévision et d’Internet, pour le premier avril, on ne compte plus les canulars. Voici un exemple avec les différentes “pages” de 1er avril d’un site : http://www.linternaute.com/insolite/poisson_d_avril/poisson_d_avril.shtml ou d’autres exemples de désinformations : http://rumeursdunet.com/  . Cependant le 1er avril 1983, on a annoncé que l’âge légal de la retraité était abaissé à 60 ans en France et c’était vrai !

    Si le canular est d’origine informatique, on parle de ” fausse rumeur” ou bien on emploie carrément le mot anglais “hoax“. Le côté “humoristique” est parfois douteux parce qu’il s’agit souvent de “pourriel” comme disent les Canadiens c’est-à-dire de messages indésirables envoyés en masse et faisant croire aux novices que leur ordinateur est menacé de virus ou qu’ils doivent impérativement envoyer en chaîne le message reçu. Lisez à ce sujet, l’article de Christelle Membrey : http://cicla71.typepad.com/cicla71/2009/01/gagnez-45-euros-pour-f%C3%AAter-les-10-ans-de-google-.html . Il y a tellement de gags dans ce genre de “nouvelles”, que, franchement, je me demande où les “plaisantins” vont pêcher tout cela !

Tags : , , , , , ,

« Billets précédents