L’Afrique du Sud les a impressionnées

Animations culturelles, Animaux, Gastronomie, Grands événements au lycée, Langues, Métier, Pays 1 commentaire
     Les élèves de la Classe Européenne ont longuement écouté Daleen Krige s’exprimer lors de sa venue au lycée Jean Monnet le 4 octobre 2010. Ils ne pouvaient être indifférents au passage d’une habitante si lointaine. Aussi, deux élèves de cette classe, d’abord  Mathilde C. puis Mathilde D. ont elles souhaité exposer, chacune, sur ce blog,  un compte-rendu, en anglais de cette visite. 

« South Africa 

South Africa is at the bottom of Africa. There are 48 millions inhabitants who speak 11 different official languages. For example, we can find English, Zulu, Xhosa and Afrikaans.

Carte d'Afrique du Sud

Danses africaines

 

                                The climate is totally different from the French climate. In fact it’s a southern hemisphere climate with opposite seasons. The seasons have 6 months ‘ difference with France. it’s a semi deserted country.

                             The former president of the country is Nelson Mandela. He was awarded the Nobel Peace Prize for his action against Apartheid. Now the new president is Zuma.

                           South Africa is a rich country because there are a lot of different mines, like diamond mines, gold mines, plutonium mines and uranium mines. But there is not a lot of agriculture. Corn and sunflowers are grown.

                             This year, the football world cup was in South Africa. Soccer and rugby are two principal sports in this country.

                       If you want to do sightseeing over there, you can visit parks where you can see a lot of animals like elephants, lions, rhinos, buffaloes, giraffes, cheetahs, ostriches and zebras.

                                        

Eléphants

Hyènes

Buffles

Girafe

                            You can discover new dishes like « bobotie », new drinks like « Cap classic » which a kind of champagne. « Rooibos » is a plant that is used to make herbal tea. There are different cocktails like « amarula » which is composed with cream and alcchol. South African people have European habits because of the emigrants. So they eat some European products and, in the morning, they have Dutch or English breakfast. »

                                                               « South Africa

       Daleen Krige is South-African. She teaches communication in the university in Bloemfontein. Bloemfontein is in the center of the country. In South Africa there are 48 000 000 inhabitants spread in 9 provinces.This population speaks 11 official languages : English, Zulu, Xhosa ..and Dutch because somr Africans came from Holland.

                                             

Cap de Bonne Espérance

La ville du Cap

                           In South Afica, people practise two principal sports : soccer and rugby. The famous soccer team is « Bafana Bafana » which means « boys boys » and the famous rugby team is « Springboks ».

                            South Africa is in the southern hemisphere and has a very hot climate in summer. In the Krugen National Park there are a lot of different species of animals. Wild animals are elephants, lions, rhinos, buffaloes, giraffes, cheetahs, ostriches, zebras and crocodiles. Safari are organized to attract tourists.

Phacochère

Antilope

Crocodile

                 The population mainly grows corn and sunflowers. South Africa has a lot of natural resources like diamonds, gold, platinum, and uranium in its mines.
  South Africans eat a full English breakfast because they have a lot of different roots like French, English, German and Dutch ancestors. They used to eat spicy Zulu food.    or dishes like “bobotie” which is composed of meat, eggs and spices. South Africans eat a lot of meat and they love watermelon sorbet. They eat goat cheeses and Dutch cheeses.
  South Africa produces wines: red wines, white swee

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Saga Africa : ambiance de la brousse

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    Eh oui, le titre de ce billet vous fera penser à la chanson de Yannick Noah, cependant je ne vais pas vous parler du Cameroun où est né son père mais de l’Afrique du Sud. Le terme « saga » convient pourtant pleinement car il s’agira bien de vous raconter l’histoire de l’Afrique du Sud à travers le récit qu’en a fait Daleen à nos élèves, le lundi 4 octobre 2010.

Pour faciliter le questionnement des élèves de la Classe Européenne qui étaient les premiers à recevoir Daleen, un décor de circonstance a été mis en place : drapeaux sud-africains et revues en français et en anglais parlant de l’Afrique du Sud. Cette ambiance a transporté chacun de la salle de l’hôtel d’application du lycée Jean Monnet à Bloemfontein d’où venait notre invitée.

Et alors très vite les langues se sont déliées et une conversation, en anglais, s’est engagée.  Tout d’abord il s’agissait de savoir d’où était exactement originaire l’intervenante. Et la réponse a été très poétique puisque Daleen a expliqué que « Bloemfontein » signifiait textuellement « fleur-fontaine ».  Puis les élèves ont voulu connaître le nombre d’habitants qui peuplent l’Afrique Du Sud et quel temps il faisait actuellement là-bas. Leur professeur d’hébergement  guidait pour la prise de notes et bientôt le tableau blanc a été rempli.

 

                                                       

                              

                         

                                                                        

   Les questions des élèves ont d’abord porté sur le sport en Afrique du Sud car chacun avait encore en tête la Coupe du Monde 2010.  Nous disons « football » mais le terme local est « soccer ». Daleen a bien sûr mentionné les « Bafana Bafana » dont le nom signifie textuellement « Garçon, Garçon ».  Ils sont célèbres avec leurs maillots aux dominantes jaunes et vertes. Le second sport national est le rugby. L’équipe se nomme « Les Springboks ». Ce terme veut dire « antilopes ».  Il y a un célèbre stade de rugby à Bloemfontein.

                                                             

                                                             

                                                            

                 Le sport a joué un grand rôle dans la fin de l’apartheid. Cette ségrégation raciale reposait sur la suprématie de l’homme blanc. Les premiers colons sont en effet des Européens et plus particulièrement des Néerlandais. Les influences européennes se notent  encore au niveau de la gastronomie. C’est ainsi que le petit déjeuner sud-africain est en fait un « breakfast » à la manière anglaise, les fromages sont surtout hollandais tels le Gouda et l‘Edam, la bière est très appréciée et rappelle l’Allemagne (la plus bue est la « Castle lager »).

                                                            

                                                            

                                                              
       Mais on note aussi une influence indienne avec de nombreuses sauces à base de curry. Le plat traditionnel est le « sosatie » qui consiste en des brochettes de porc et d’agneau marinées dans un sauce au curry. En raison du climat la cuisson au barbecue (braaivleis) est très utilisée.

           L’influence malaisienne  se note aussi. Le « bobotie »est en fait originaire de Java. Il s’agit d’un mélange de viande hachée, d’oeufs, de lait, de curry, de curcima, oignons, de laurier, d’ail, de chutney de fruits , de jus de citron et de pain de mie.  Le civet de koudou ( sorte d’antilope), le steak d’autruche ou encore le snoek (poisson blanc de taille moyenne que l’on pêche au large du Cap) sont souvent proposés aux menus des restaurants locaux.

                              

                    Les liens avec la France se retrouve aussi au niveau des boissons. En effet beaucoup de huguenots français sont venus s’installer en Afrique du Sud en 1688, fuyant ainsi la religion d’Etat catholique.  A Franschhoek, village d’Afrique du Sud situé à une cinquantantaine de kilomètres de la ville du Cap  et dont le nom, en afrikaans, signifie littéralement « le coin des Français », on trouve le quartier français et certains panneaux gardent la trace de la présence française.

                                                                     

          Les cépages du Cap donnent des vins blancs comme des vins rouges. On trouve donc le Sauvignon, du Riesling et le Merlot. La légende dit même que Napoléon 1er buvait chaque jour une bouteille de Muscat issu, depuis le XVIIIème siècle, du vignoble de Constantia , près du Cap. Il y a même du « vin effervescent » qui est localement appelé « Champagne Cap Classic« . La liqueur la plus célèbre d’Afrique du Sud  est « Amurala » ou « crème de marula« . Elle est obtenue à partir des fruits verts  du marula qui appartient à la famille des anacardiacées au même titre que le manguier ou le pistachier. Mais la boisson la plus populaire est « le thé rouge » que l’on nomme en fait « Rooibos Bush« 

                                                                  

                                                                  

                      On peut noter que les propriétés de ce « Rooibos Bush » sont aussi utilisées en cosmétique avec la fabrication de savon et de crèmes hydratantes et adoucissantes.

                                            

              Cette diversité d’influence explique que l’on compte environ onze langues parlées dans le pays : zoulou, sotho, venda, tswana, xhosa, afrikaans, anglais, etc.  Il faut rappeler que les émeutes de Soweto en 1976 avaient pour origine que l’enseignement ne se faisait qu’en afrikaans dans un pays. C’est surtout avec les classes de 2BH et de  CAP APR et SH que Daleen a rencontrées ce même jour (en plus donc des 1BPF qui ont fait leur propre compte-rendu dans le billet précédent) que l’aspect social de l’Afrique du Sud a été développé.  Avec les 2BH, la conversation s’est prolongée en anglais et en français pour l’autre classe. Eh oui, il faut noter que notre invitée maîtrise bien notre langue.

                                    

                           

                      

                          

                      

        

 

                                                             

                                                            

                 Durant les questionnements, les élèves ont appris que la monnaie d’Afrique du Sud est le « rand » et que les prix-indexés sur le niveau de vie sud-africain-sont généralement inférieurs de 30% à ceux pratiqués en Europe.  Un euro vaut environ 11 rands. Les richesses du sol en or, platine et diamants   ont attiré les convoitises des colonisateurs européens. L’économie sud-africaine se développe et est même la plus puissante du continent africain. Ceci explique le développement assez rapide  de l’infrastructure surtout dans la perspective d’accueillir la Coupe du Monde de Football en 2010. Cependant, malgré la disparition de l’apartheid grâce aux implications de Frederik de Klerk, Nelson Mandela et Desmond Mpilo Tutu  et malgré les années qui passent quelques difficultés persistent dans la mise en place d’une société  égalitaire. Cependant une nation arc-en ciel a succédé à la domination des Blancs et le pays s’est dirigé vers la démocratie. « La discrimination positive » essaie de pallier les abus commis à l’époque de l’apartheid. Ces notions ont fortement intéressé les élèves de CAP APR et SH dont le programme scolaire prévoit la création d’un dossier sur « les inégalités sociales dans le monde et même plus précisément à l’intérieur d’un pays« . En plus un certain nombre d’élèves de ces deux classes sont elles-mêmes originaires d’Afrique et elles ont bien sûr mis très vite ceci en relation avec des propositions actuelles, en France, de rédiger un curriculum vitae quasi anonyme pour éviter un recrutement seulement en fonction de l’apparence ou bien de la consonnance du nom de famille.

                                                                            

                     Pour conclure son intervention, Daleen a fréquenté le restaurant d’intiation du lycée. A sa table étaient conviés, à l’initiative de Madame Vergnaud, notre proviseur, les professeurs impliqués dans ces animations ainsi que Fred, notre nouvel assistant d’anglais, qui vient en fait des Etats-Unis. Le rapprochement avec « l’apartheid » qui a aussi sévi là-bas ainsi que l’élection de Barack Obama, premier président américain métis étant quasi inévitable.

                           

Parmi les petits cadeaux que j’ai reçus de mon amie Daleen, j’aimerais vous montrer, par le biais de quelques photos, deux présents originaux : une petite cuillère de collection dont le blason montre le drapeau sud-africain et une serviette de bains aux motifs africains.

                                                    

     Merci de tout coeur Daleen d’avoir largement participé à ces animations pédagogiques qui ont éveillé l’intérêt  des élèves pour l’Afrique du Sud, pour avoir démontré que l’on peut apprendre sans s’ennuyer et sans ennuyer les autres. A travers les deux billets de ce blog qui sont consacrés à ta venue au lycée Monnet le lundi 4 octobre 2010 nous voudrions te témoigner notre grande reconnaissance.

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Tous les goûts sont dans la Nature

Animaux, Gastronomie, Pays, Pédagogie, Santé, Société 11 commentaires

          En cette période de vacances de Toussaint, on pense aux voyages. Je vous en ai déjà parlés dans mon précédent article, cependant, pour ce billet, j’évoquerai une autre raison qui est à l’origine du tourisme : la curiosité qui pousse à vouloir goûter les plats des autres pays.

       Malgré l’excellente réputation de la cuisine française, certains mets surprennent nos visiteurs.  Ainsi nous dégustons avec plaisir les cuisses de grenouilles, ce qui nous vaut le sobriquet prononcé avec un réel dégoût de « frog » ou « froggies » par les Anglophones. Bien évidemment quand on songe à la mare verdâtre  dans laquelle sautent de nénuphars en nénuphars les batraciens, ça peut sembler répugnant !

                                         Cuisses de grenouilles à la provençale                                            

Une grenouille

                    Que dire alors des escargots farcis dont nous raffolons pour les repas de fêtes alors que ce mollusque ne cesse de baver pour lubrifier son pied afin de mieux se déplacer.

                                                                        Des escargots persillés

                                                                                       Un escargot

 

                                           Et nos fromages dont certains « fleurent » même à grande distance, laissant échapper des odeurs qui parfument plus ou moins l’air. Ces senteurs peuvent déranger des nez délicats. Parfois c’est le goût très particulier dû au fromage de chèvre  ou de brebis qui fait faire quelques grimaces à un palais qui s’attendait à quelque chose de moins « marqué ».

                                                   Munster

                                                                          Maroilles ou marolles

 

                                                                         Reblochon

                                                                       Roquefort

                      Mais il n’y a pas qu’en France que le fromage peut faire « tiquer », nos amis du Québec le serve en « poutine« . Il s’agit d’un mélange de frites et de cheddar accompagné d’une sauce brune.

                                          Cheddar

                                                                  Une poutine

                        C’est le plat national québécois, alors, bien sûr, si vous n’aimez pas le fromage, ça ne vous plaira pas ! Par contre, « la tire » dont nous a parlé Ariane dans son article sur le sirop d’érable (    article du 15 avril 2009 ) aura peut-être un certain succès. Vous savez, c’est le sirop d’érable chauffé puis étalé sur de la neige compacte. Mais peut-être ne trouverez-vous pas la fabrication très hygiénique.

                                                                          Préparation de la tire d'érable

                                                                           La tire d'érable est comme une sorte de sucette

                Il y a aussi le pemmican qui est de la viande séchée mêlée de graisse. Peut-être trouverez-vous ce plat indigeste . Mais alors, que penserez-vous du « haggis » c’est-à-dire de la panse de brebis farcie qui fait la réputation de l’Ecosse ? Cette préparation est à base d’abats de mouton (poumons, foie et coeur) de saindoux, d’avoine et d’herbes. L’arrivée de ce mets pourtant tant décrié dans l’histoire drôle de Jacques Baudouin ( http://lesdurocasseriesdepierlouim.blog50.com/archive/2008/02/07/jacques-bodoin-philibert-la-table-de-multiplication.html ) se fait au son du « bagpipe » c’est-à-dire de la cornemuse  : http://www.euro-info-tourisme.com/ecosse/le.ceremonial.du.haggis.html

                                                                              Haggis

                  Votre estomac se soulève rien qu’à l’idée de manger cette panse de brebis farcie ? Eh bien que dire alors ces ragoûts d’écureuils qui sont préparés en Louisiane . Voici une petite anecdote :  http://bostonscrap.canalblog.com/archives/2007/10/15/6548837.html . Dans la tradition cajun, ce mammifére qui nous semble si sympathique n’est pas plus « à ménager » que ne le serait n’importe quel animal à chasser .

                                                              Ecureuil

                     Vous essayerez peut-être le steak d’aligator  appelé « gator »  que l’on sert en Nouvelle-Orléans mais aussi en Géorgie ou vit notre amie Mary-Lou Wiesendanger car la chair de cet animal est très appréciée dans les Etats du Sud des Etats-Unis.

                                                                            Des alligators

                       Je crois tout de même que le plus insolite des plats que l’on puisse proposer est le « fugu », ce poisson du Japon car il contient une toxine mortelle et sa préparation, faite de façon non attentive, pourrait coûter la vie à son consommateur.

                                                                              Fugu

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Florilège de voyages

Animations culturelles, Animaux, Ecologie, Pays, Pédagogie, Société 8 commentaires

   L’automne  s’est bien installé et l’on sent les premiers frimas. Les feuilles jonchent le sol et tourbillonnent au moindre vent. Toussaint approche et l’on pense aux tombes que l’on ira fleurir. Les fleurs accompagnent les grands événements de la vie : naissance, mariage et mort.  Outre ces grandes dates, la nature, le jardin et l’horticulture en particulier prennent de plus en plus d’importance, sans doute parce qu’il y a un lien avec l’écologie. Mais, et cela peut sembler un paradoxe, le tourisme profite de cet attrait pour proposer quelques destinations qui permettent la découverte de nouveaux Edens. Puisque les vacances seront à la fin de cette semaine et que vous souhaitez peut-être programmer un voyage, j’aimerais vous présenter quelques-uns de ces lieux. Par ailleurs, l’hôtellerie et la restauration sont très liées aux raisons pour lesquelles les clients viennent et l’attrait pour les jardins peut en être une : http://www.levoyageur.net/jardins.php

      http://orchidees.provence.free.fr/jar.bot/cadre.jar.bot.fra.html  et http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_jardins_botaniques  dressent une liste très complète des jardins botaniques dans le monde, mais  j’en  présenterai quelques-uns en particulier. Commençons par  l’Afrique du Sud où habite Daleen. Entre Le Cap et Port Elisabeth, on trouve de très nombreux jardins botaniques avec une très grande densité de fleurs puisque l’on recense environ 18 000 espèces. Les plus connues, sans doute parce qu’elles symbolisent le pays, sont les glaïeuls et les protéas.

Le Cap en Afrique du Sud

 

Port-Elizabeth en Afrique du Sud

                                              Glaïeuls 

                                             Protéa

      La « Route des jardins »  est réputée en Afrique du Sud est un des plus beaux lieux est le jardin de Kirstenbosch dans la région du Cap. En ce moment, dans ce pays, le printemps s’achève et l’été approche aussi c’est la pleine floraison. La ville dans laquelle habite notre amie, Bloemfontein,  est appelée « Cité des roses »  et il y a des parcs prestigieux : http://www.bloemfontein.co.za/page_overview.php?val_id=1&subd_id=40

       Poursuivons avec le Japon où vit notre amie Mariko. Bien sûr, actuellement, les cerisiers ne sont pas en fleurs mais n’oubliez pas l’importance des jardins de pierre dans ce pays.  Les espaces sacrés, et les temples en particulier, regorgent de plantes : lisez cet article pour vous informer :  http://japanfan.free.fr/flore.html  Les parcs autour de Tokyo où vit notre amie sont des merveilles.

Koraku-en Okayama

 

                                                         Jardin de thé au Japon

           Avant de revenir en Europe, faisons un tour par le Costa Rica qui est considéré comme un paradis écologique tropical. Il y a des espèces d’orchidées d’une rare beauté. Les cascades d’eaux chaudes des jardins de Tabascon surprennent le touriste. La flore mais aussi la faune (les papillons et les colibris en particulier) sont remarquables. Voici un lien qui va vous donner une idée du magnifique spectacle : http://www.waterfallgardens.com/

                                            Carte du Costa Rica

           L’ile portugaise de Madère est surnommée « l’île aux fleurs« . On y trouve des hibiscus, des orchidées, des jacarandas, des amaryllis, des mimosas, etc

                                 Madère

      Et bien sûr les Pays-Bas  la production de tulipes, jacinthes, iris et crocus. La campagne hollandaise ressemble à un damier multicolore.

                                                          Parc de Keukenhof 

                                                          Les magnifiques tulipes

               Enfin, si nous rentrons en France, il ne faut pas oublier la vallée de la Loire, les jardins de  Claude Monet (http://www.vernon-visite.org/rf3/jardin_monet.htm ) ,  le jardins des plantes (http://www.mnhn.fr/museum/foffice/tous/tous/GuideDecouverte/lieuxVisiter/LieuxAVisiter/FLieuAVisiter.xsp?AE_ID=214&INFO_ID=21&LIEU_ID=158&MAN_ID=273&SITE_ID=10&idx=1&nav=liste), le parc floral de Vincennes (http://www.parcfloraldeparis.com/parc_floral.html ) , etc.

       Vous l’aurez compris, « florilège  » , qui signifie « sélection de choses belles et remarquables » est un dérivé du mot « fleur »

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A vous dirais-je Maman ce qui cause mon tourment …

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          Ce dimanche, en France, est bien entendu marqué sur le plan politique par les élections au Parlement Européen et probablement que chacun se demande comment concilier, dans l’expression de son vote, son amour pour la mère patrie (son pays natal) et son désir de s’ouvrir sur une structure plus large. Mais aujourd’hui est aussi un jour particulier au sein de chaque famille puisqu’il s’agit de la Fête des Mères. Normalement, c’est le dernier dimanche de mai mais quand cette journée correspond à Pentecôte, la fête est décallée d’une semaine et donc le premier dimanche de juin. Cette année c’était le cas.

          Pour vous mettre dans l’ambiance des moments de tendresse entre mères et enfants, je vous propose deux textes que je trouve particulièrement émouvants. Le premier est un extrait du Livre de ma mère d’Albert Cohen (1895-1981) :

    « Je vous salue, mères qui pensez à nous sans cesse et jusque dans vos sommeils, qui pardonnez toujours et caressez nos fronts de vos mains flétries, mères qui nous attendez, mères qui êtes toujours à la fenêtre pour nous regarder partir, mères qui nous trouvez incomparables et uniques ».

        Le second est un poème de Pierre Coran (né en 1934) :

   Une maman

Une maman est un sourire,

Une main-fleur sur un berceau,

Une eau claire où l’enfant se mire,

Une étoile au bec d’un moineau.

 

Une maman est une larme,

Un point fermé sur un caillou

Quand son coeur trahit le vacarme

D’une meute humaine de loups.

 

Que sa peau soit nuit ou lumière,

Qu’elle croie ou non aux oracles,

Qu’elle soit soleil ou poussière,

Une maman est un miracle

     Le titre de mon billet fait lui-même référence à une célèbre comptine française  : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ah!_vous_dirai-je,_Maman

         Le mot  » Maman » est le terme dont les enfants se servent pour s’adresser à leur mère ou bien pour la désigner.  « Mère poule »  désigne la Maman qui « couve » littéralement ses petits tellement elle prend soin d’eux. A noter que la seconde femme du père ou bien une mère indigne sont appelés marâtre. Il en est d’ailleurs beaucoup question dans les contes. Souvenez-vous que Blanche-Neige est détestée de sa « belle-mère » (car ce mot, en français, ne désigne pas seulement la relation de la bru ou du gendre à la mère de son partenaire)et qu’il en est de même pour Cendrillon. « Mère » a donné « materner » c’est-à-dire « coucouner »  (à mettre en relation avec l’oiseau appelé « coucou ») ou « bichonner » (à mettre en relation avec la race de chien appelée « bichon »), autrement dit c’est choyer son « petit ».  L’adjectif « maternel(le) » en découle. Pour l’anecdote sachez que « l’école maternelle » s’est initialement appelée « l’hospice« ! Eh oui, maintenant ce mot a un sens assez péjoratif car on imagine une sorte de mouroir pour personnes âgées mais il ne faut pas oublier que c’est un dérivé de « hospitalité » !  

         « Matrice » est un mot vieilli pour désigner l’utérus. « Matriarcat » est un système social, politique et juridique dans lequel les femmes sont au pouvoir. « Matrilocal » renvoie au mode de résidence d’un couple dans lequel l’époux doit venir habiter dans la famille de sa femme. On appelle « matronymat » le fait que ce soit la mère qui transmette son nom de famille dans le cadre d’une descendance. Enfin, il y a « matrone » qui, dans l’antiquité romaine, s’appliquait à une femme mariée  mais qui maintenant désigne de façon péjorative soit une femme d’âge mûr et d’allure imposante soit une femme corpulente aux allures vulgaires.

      Le mot « mère » peut aussi s’entendre dans d’autres sens que celui de la relation familiale. On l’emploie pour désigner la supérieure d’un couvent ou bien dans l’expression « notre première mère » pour parler d’Eve, la femme d’Adam. On parle aussi de « Reine mère »  pour parler de la reine douairière c’est-à-dire la plus âgée. A l’époque actuelle, cela fait surtout référence à Elisabeth II, mais, avant sa mort en 2002, il s’agissait plutôt de sa propre mère : Elizabeth Angela Marguerite Bowes-Lyon. Paradoxalement le mot « mère » peut aussi être utilisé pour nommer une femme du peuple. C’est ainsi qu’il faut comprendre l’expression « La mère Michel » dans la comptine enfantine que vous pouvez entendre à cette adresse : http://people.southwestern.edu/~prevots/songs/?p=28

      En ces jours anniversaires du débarquement des Américains en Normandie en juin 1944, il est nécessaire de parler de la « Mère Poulard » de son vrai nom Anne Boutiaut, la fameuse cuisinière qui a inventé la recette de « l’omelette de la mère Poulard ». Regardez le site : http://www.mere-poulard.fr/   et vous aurez la recette ici : http://www.marmiton.org/recettes/recette.cfm?num_recette=16074

    Comment oublier la Mère Denis, cette femme d’un certain âge qui faisait la publicité des machines à laver de la marque « Vedette » dans les années 1980, en France : http://www.youtube.com/watch?v=DbntcjUpQ-o&hl=fr . Vous pouvez lire la biographie de cette femme à http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A8re_Denis

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Poisson d’avril !

Animations culturelles, Animaux, Collection, Humour, Pédagogie, Société 9 commentaires

       J’ai déjà eu l’occasion de vous le dire, c’est le 1er avril 1565 que le mécontentement de gens qui refusaient le changement de calendrier instituant le 1er janvier comme premier jour de l’année donna naissance à ce qui devint la tradition « des blagues » de ce jour. Pour se moquer des réfractaires, on se mit à leur offrir de faux cadeaux comme si c’était la période des étrennes. Peu à peu est venu l’usage d’accrocher discrètement des petits poissons de papier dans le dos des gens, sans qu’ils s’en doutent. En effet, en avril, il est interdit de pêcher parce que c’est la période de reproduction piscicole et,  en accrochant un poisson, même en papier, dans le dos de quelqu’un, on fait peser des soupçons sur lui dans le sens où l’on suggére que cette personne n’aurait pas respecté la législation et ainsi on participe à le ridiculiser. Le collectionneur de poissons d’avril s’appelle l’avrilopiscicophiliste

                                                          

 On retrouve le mot « poisson »dans les expressions suivantes :

   – avaler la mer et les petits poissons : être crédule ou bien avoir très soif

   – engueuler quelqu’un comme du poisson pourri : injurier très fort quelqu’un

  – finir en queue de poisson : finir de façon pas très nette

 – être un gros poisson : être une personnalité

  – être comme un poisson dans l’eau : être dans son élément, être bien dans sa peau

 –  noyer le poisson : cacher une partie des éléments pour brouiller la compréhension

  D’autres expressions utilisent un poisson en particulier :

 – être muet comme une carpe : ne pas dire un mot

  – bâiller comme une carpe : bâiller très fort

c’est le mariage de la carpe et du lapin : mauvais assortiment

être serrés comme des sardines : être très serrés dans un espace restreint

avoir des yeux de merlans frits : avoir un regard inexpressif

rire comme une baleine :  rire en ouvrant la bouche

être un maquereau : être un proxénète, un souteneur

être un requin de la finance : être un homme d’affaires impitoyable et sans scrupule

      Enfin, il est intéressant de signaler que le mot « friture » désigne à la fois de petits poissons que l’on est en train de frire et un grésillement intermittent lors d’une transmission radio ou téléphonique.

     Au fur à à mesure des années, cette tradition  de faire des plaisanteries s’est généralisée au point de ne pas être seulement d’individu à individu, mais d’être comme une sorte de phénomène social. C’est ainsi qu’au niveau de la presse parlée et  écrite, de la télévision et d’Internet, pour le premier avril, on ne compte plus les canulars. Voici un exemple avec les différentes « pages » de 1er avril d’un site : http://www.linternaute.com/insolite/poisson_d_avril/poisson_d_avril.shtml ou d’autres exemples de désinformations : http://rumeursdunet.com/  . Cependant le 1er avril 1983, on a annoncé que l’âge légal de la retraité était abaissé à 60 ans en France et c’était vrai !

    Si le canular est d’origine informatique, on parle de  » fausse rumeur » ou bien on emploie carrément le mot anglais « hoax« . Le côté « humoristique » est parfois douteux parce qu’il s’agit souvent de « pourriel » comme disent les Canadiens c’est-à-dire de messages indésirables envoyés en masse et faisant croire aux novices que leur ordinateur est menacé de virus ou qu’ils doivent impérativement envoyer en chaîne le message reçu. Lisez à ce sujet, l’article de Christelle Membrey : http://cicla71.typepad.com/cicla71/2009/01/gagnez-45-euros-pour-f%C3%AAter-les-10-ans-de-google-.html . Il y a tellement de gags dans ce genre de « nouvelles », que, franchement, je me demande où les « plaisantins » vont pêcher tout cela !

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L’année de la France au Brésil : en avant la musique !

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    »  2009 sera l’année de la France au Brésil » : ainsi en ont décidé les présidents français et brésiliens en 2006. Concrétement, cela veut dire que le Brésil doit, en quelque sorte, célèbrer la France. Quels liens existent exactement entre ces deux pays pour que l’un soit amené à parler de l’autre car, il faut le rappeler, 2005 a été l’année du Brésil en France : http://www.bresilbresils.org/home.html  ? En fait, cette « amitié » est née dans la violence !

        Le roman historique Rouge Brésil de Jean-Christophe Rufin rappelle les liens qui unissent ces deux pays. Il évoque la  conquête de ce territoire d’Amérique du  Sud  à la Renaissance, lorsque le chevalier Nicolas Durand de Villegagnon, sous les ordres de Gaspard de Coligny, lui-même au service d’Henri II, débarqua à Rio de Janeiro pour tenter d’implanter une colonie française.  L’épisode est raconté dans http://www.academia.org.br/abl/cgi/cgilua.exe/sys/start.htm?infoid=4531&sid=338

                                               

 

 

     Mais le Brésil n’est pas seulement très lié à la France . En fait, le Brésil, un peu à l’image du « creuset »  américain ( la traduction souvent utilisée pour faire comprendre l’expression « melting-pot »)  est un pays aux multiples brassages de cultures et l’on peut dire que les manifestations musicales et artistiques brésiliennes mettent à l’évidence la diversité des courants migratoires et d’ethnies présents dans le pays  : Allemands, FrançaisItaliens, Autrichiens, Polonais, Tchèques, Portugais, Africains, Ecossais, Indigènes…  Ainsi, l’Etat de Santa Catarina dans lequel habite notre amie Salvelina, est, par exemple,  une référence internationale en matière de ballet : en 2000, la filiale brésilienne de l’École du Théâtre Bolchoï s’est ouverte. Pour la première fois en plus de deux siècles d’ existence, la méthodologie d’enseignement du Bolchoï de Moscou a été adoptée et appliquée dans un autre pays que la Russie : http://www.santacatarinabrasil.com.br/fr/escola-de-teatro-bolshoi-no-brasil/   Le Festival de Danse de Joinville  ( ville de la région  de Santa Catarina, dans le Sud du pays, signalé par le chiffre « 5 » sur la carte et dont voici un lien pour découvrir la ville : http://www.sc.gov.br/portalturismo/Default.asp?CodMunicipio=66&Pag=1  ), le plus grand de l’Amérique Latine, rassemble chaque année plus de 4 000 danseurs amateurs et professionnels, et attire un public de plus de 50 000 spectateurs : http://www.festivaldedanca.com.br/2009/home 

      A vrai dire, chaque région du Brésil possède des cultures musicales qui lui sont propres et on ne saurait jamais limiter la musique brésilienne à la samba ou à la bossa nova comme le pensent souvent certains étrangers. Cependant il est nécessaire de définir ces termes. La samba est un style musical qui provient de la fusion des rythmes africains et portugais. Dans la langue bantoue, « samba » signifie « prière » ou « plainte » et donc par là-même, on voit tout l’aspect religieux de cet acte. L’importante communauté noire de Salvador de Bahia pratiquait cette danse qui a pourtant peu à peu gagnait Rio de Janeiro. En 1917, « Pelo Telefone » est la première samba et elle est interprétée par Donga et Mauro Almeida. Vous pouvez en écouter un extrait à http://sambabresil.free.fr/archives/Chanteursdonga.htm . Vers 1930 par Ismael Silva  créé la première école de Samba dans le quartier Estacio de Sa à Río de Janeiro. Cette école est nommée « Deixa Falar » ( « Laisse Parler »). Vous pouvez écouter plusieurs extraits musicaux de ce chanteur brésilien à http://www.lastfm.fr/music/Ismael+Silva  Cet artiste a contribué à associer la samba au fameux carnaval de Rio et donc à dissocier cette danse de l’exclusive communauté noire brésilienne.   Milton Nascimento, Jorge Ben, Sergio Mendes, Djavan, Gilberto Bebel,  Chico Buarque, Gilberto Gil, Baden Powell, Stan Getz, Caetano Veloso ont fait connaître la samba . La cuica est un instrument de musique à vibration utilisé dans la samba.

                                                   

                                                  

 La bossa-nova est en fait une reprise de la samba mais avec un ajout de jazz . Elle a été créée par  des musiciens blancs et est devenue très populaire dans les années 1950 avec João Gilberto et Tom Jobim  dont vous pourrez voir des vidéos sur : http://www.musiquebresilienne.ca/video.html  On peut aussi citer Cartola, Nelson Cavaquinho, la Velha Guarda da Portela, Zé Kéti et Clementina de Jesús

                        

      On peut affirmer qu’à l’arrivée des jésuites, en 1549, la musique baroque et le chant grégorien furent introduits.  Cela participe à l’influence occidentale dans la musique brésilienne. De même, les folias de reis (la période de douze jours qui sépare Noël de l’Epiphanie)  sont à l’orgine une fête portugaise que l’ on retrouve à Salvador de Bahia. Ce sont des chants et des processions à l’occasion des fêtes de la Nativité et en l’honneur des Rois Mages. La danse la plus  populaire de cette région  est le forró, Les instruments caractéristiques sont entre autres le triangle et l’accordéon. Les danseurs sont par couple et évoluent sur une musique très joyeuse, mais, le paradoxe est que la chanson  évoque souvent  les chagrins du peuple du Sertão (région du Nordeste très touchée par la sécheresse) qui quitte sa région à la recherche d’une nouvelle vie au sud-est du Brésil, notamment à Rio de Janeiro et à São Paulo). Regardez plutôt les danseurs de forró: http://www.youtube.com/watch?v=iPOoPKUQ48c&hl=fr . l

               Le siriri et le cururu  sont des danses folkloriques du Mato Grosso . Regardez une démonstration de ces deux danses sur http://it.truveo.com/Tradi%C3%A7%C3%A3o-popular-do-cururu-e-siriri-vai-%C3%A0s-ruas/id/3301358720 . Ces musiques et ces danses sont d’inspiration religieuse . La mort « inspire  » aussi, comme en témoignent le velório, l’ afoxé,  le candomblé,  le macumba, l’umbanda

      La musique folklorique populaire brésilienne est représentée par le bumba-meu-boi et le boi-bumbá. Ce sont des danses avec  des personnages humains et des animaux fantastiques. Il s’agit de l’histoire légendaire de la mort et la résurrection d’un boeuf. Cette manifestation festive est très populaire dans les régions Nord et Nord-Est du Brésil. Ecoutez et regardez : http://www.youtube.com/watch?v=t_cziTYeoLY&feature=related  et http://www.youtube.com/watch?v=_FFSF_C0Bio&feature=related

      La cantoria  ou repente est l’expression même de ceux qui vivent dans le sertão.  Elle raconte l’attente de la pluie après des jours de sécheresse . Ecoutez : http://video.google.fr/videoplay?docid=-1374949939781655927&ei=OKvGSfe2DILU-AaJ6NjbAQ&q=cantoria&hl=fr

 Le carimbó est une danse ancienne d’origine indienne dont le rythme est joué sur un tambour nomé carimbó accompagnant cavaquinho et banjo (intruments de musique) . Regardez ces danseurs de carimbó : http://www.youtube.com/watch?v=10cxbdnqk8I 

                                                

                                                  

 

La lambada, danse très agitée, sensuelle et licencieuse est née du carimbó  :  http://www.youtube.com/watch?v=5AfTl5Vg73A

  Dans la musique populaire, le choró,, qui signifie « pleur », plus connu sous le nom de chorinho (« petit pleur »), est un style de musique populaire et instrumentale brésilienne. Malgré son nom, le style est en général d’un rythme agité et joyeux. Le choro est considéré comme la première musique populaire urbaine typique du Brésil qui soit difficile à exécuter. Les influences européennes à l’origine de cette musique sont diverses :  la valse (Autriche), la polka (Pologne), la scottish  (Ecosse) mais principalement le lundu (Afrique) . Ecoutez ce fabuleux mélange : http://www.youtube.com/watch?v=rEI2UfMuyx4&feature=related

 Il y a aussi la modinha, qui est un genre populaire né au XVIIème siècle, d’inspiration portugaise : http://www.youtube.com/watch?v=h12Kh9Ea0Ag&feature=related Dans la région Nord et Nord-Est se rencontrent beaucoup de styles comme le baião, bambelô, boleros, chamego, coco, emboladas, forró, frevo, guarânia, maracatu, maxixe, xaxado et encore d’autres. Toutes ont en commun un appel très fort à la sensualité. La musique sertaneja ou caipira est un genre proche de la musique country : http://www.youtube.com/watch?v=Q_jypceZnjM&hl=fr

La marchinha est un style de musique de carnaval introduite au XXème siècle par les Portugais.  Les blocos afro, crées en 1974, sont une musique de carnaval propre à Bahia à l’origine. Dans Bahia on a encore d’autres manifestations comme l’axé. Ce mot vient du candomblé (secte religieuse) et signifie « matière spirituelle » ou « ondes positives ». Ce rythme très agité,  est né d’un mariage de manifestations lors du carnaval de Bahia et de la musique à succès de l’époque : http://www.youtube.com/watch?v=zG__7q7XQPs&hl=fr

 La musique dite brega est un genre populaire né dans les années 1940 et s’applique à parler surtout des chagrins d’amour : http://video.google.fr/videoplay?docid=5184263386025007610&ei=X7fGSZCdGYLU-AaJ6NjbAQ&q=brega&hl=fr

La jovem guarda (jeune garde) est un mouvement proche du rock créé dans les années 1960. Genre romantique, léger et très dansant :  http://www.youtube.com/watch?v=TdHSTiHjsqM&hl=fr

La música popular brasileira – MPB, née en 1965 avec le mouvement Tropicalisme. C’est un style de protest song d’avant gard mêlé au rock’n’roll : http://www.youtube.com/watch?v=RTUQrdqcUH0&hl=fr

Le funk carioca, créé dans les années 1980, est un type de musique électronique qui a pour origine les favelas (bidonville) de Rio de Janeiro et dérivée du Miami Bass. Dans la ville de Rio, le funk carioca est appelé simplement « funk » (carioca signifie « de Rio ») bien qu’étant un style différent du véritable funk américain : http://www.youtube.com/watch?v=UZtcEF_8dtI&hl=fr

    Après ce panorama, on peut nettement sentir combien la musique du Brésil est une illustration de ce quel’on pourrait appeler une « culture mondialisée » c’est-à-dire qui est née de la fusion de divers apports nationaux. Ces diverses influences constituent une très grande richesse.

   Cet article a été rédigé à partir de notes fournies par notre amie brésilienne Salvelina. Je la remercie beaucoup pour sa contribution à cette présentation de la musique brésilienne. C’est « l’année de la France » au Brésil mais nous sommes heureux qu’elle veuille bien aussi nous parler, en France, de son pays.

   Ce billet prend également place dans le cadre de petits travaux de recherches sur la danse que font actuellement les élèves de 1ère année de CAP APR.

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Enlève tes charentaises, et va voir les thèses en chars !

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       Est-ce que vous êtes pantouflard ? Vous ne pouvez pas répondre parce que vous ne savez pas ce que ça veut dire, c’est cela ? Eh bien, être « pantouflard », c’est se sentir tellement confortable dans ses pantoufles que l’on se plaît à ne pas quitter son chez-soi, bref, c’est être casanier.

      Je vis à Limoges et cette ville était autrefois très connue, non seulement pour sa porcelaine (c’est encore le cas, heureusement !) mais aussi pour la fabrication de chaussures. Il y avait, dans mon enfance, à l’emplacement actuel du centre commercial appelé « Centre Saint Martial« , une grande usine de chaussures : l’entreprise Heyraud. Vous lirez l’histoire de cette entreprise dans cet article : http://www.heyraud.fr/historique . Il eut parfois des conflits  sociaux au sein de cette fabrique comme le montre la photo ci-dessous

                                                               

       Beaucoup de Limougeauds étaient cordonniers c’est-à-dire réparateurs de chaussures. Il y avait peu de temps que les gens de la campagnes ne portaient plus en permanence leurs sabots et alternaient souliers et charentaises. Ces pantoufles, créées à partir de rebuts de feutres, doivent leur nom au fait d’être sorties d’une usine installée en Charente.

                                                                   

        L’expression « Etre dans ses petits souliers » signifie être embarrassé. Vous le n’êtes pas ! Vous voulez même, peut-être, « trouver chaussure à votre pied » , c’est-à-dire avoir sous la main la personne ou la chose qui vous convient exactement. Eh bien, je vous propose de ne pas du tout être pantouflard et de partir avec moi au Luxembourg pour assister à un défilé de chars pas ordinaire.

                                                           

                                                           

               Il y a trois langues officielles dans ce duché : le luxembourgeois, le français et l’allemand.  La capitale est Luxembourg. Aujourd’hui, nous nous intéresserons à Esch-sur-Alzette qui est la seconde ville du pays avec 27 244 habitants.

                                                             

                Hier, dimanche, donc le 15 mars, il y avait la cavalcade à Esch mais n’imaginez surtout pas que je vais encore vous parler de « grosses têtes », de sa majesté Carnaval, des reines, etc. Il y avait bien la fête mais elle avait un esprit particulier : elle était porteuse de messages, je dirais presque de thèses ! Bien sûr, les confetti, les traditionnelles majorettes et  la bière très appréciée dans les pays du Nord étaient de la partie.

                                                             

                                                                            

                                                            

                                                           

        Mais, ce qui se dégageait de tout cela, c’était plutôt une certaine philosophie, celle qui consiste à faire cohabiter l’esprit festif et une prise de conscience citoyenne.  Qu’est-ce que cela signifie ? Eh bien, par exemple,  même dans le cadre d’un divertissement, on peut aborder le thème de l‘écologie, du développement durable, du tri sélectif. Jugez -vous-même ! Pas de mise en scène à la manière du « showbiz », pas de surenchère pour épater la galerie. Les chars sont « faits maison » avec des moyens très réduits. Il suffit d’un peu d’ingéniosité et non seulement  celui qui défile  est original mais il attire aussi l’attention du public sur des problèmes sociaux d’actualité.

                                                        

                                                       

            

                                                      

                                                      

   La calvalcade est aussi un prêtexte pour rappeler les grandes causes nationales : ligue contre le cancer, société protectrice des animaux, etc. Dans l’assistance, on notait la présence de nombreux handicapés moteurs ou cérébraux.  Il y avait beaucoup de personnes en fauteuil roulant et ils étaient le centre de toutes les attentions pour leur offrir des bonbons, des stylos, des paquets de popcorn, des casquettes, etc.

                                              

     Chacun fraternise. Le « cow-boy » n’est plus l’ennemi de l’Indien. Dans la rue défile un monde idéal où chacun se sent bien et communique avec les autres. Les paysans luxembourgeois ont accepté bien volontiers de prêter leurs tracteurs dont ils se servaient pour leurs cultures pour que, bien nettoyés et « bichonnés », ces engins tirent les chars. C’est cela la solidarité !

                                         

                                        

                                       

          Puisqu’il faut être modeste et en même temps valoriser ce que l’on posséde, inutile d’inviter des personnalités sportives pour animer le spectacle.  Le club local de gymnastique et de trampoline s’est chargé des animations. Regardez-plutôt ces acrobaties !

                                        

                                       

                                        

        Puisque j’ai commencé cet article avec des jeux de mots basés sur des sonorités proches, je le terminerai de la même manière en disant qu’au Luxembourg, la bourrade ( petit coup brusque donné comme marque d’amitié) n’est pas un luxe mais une tradition et que les Luxembourgeois ne sont ni des bourgeois ni des amateurs de luxe !

      J’ai rédigé ce billet sur la base d’un reportage-photo de la cavalcade d’Esch que m’a adressé Marie-Annick, l’enseignante qui était déjà à l’orgine du texte sur les lampions. Je la remercie beaucoup.

 

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Le « Fées-ch’tis-val » de Limoges

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       Le dimanche 1er mars a été doublement fêté à Limoges. D’abord, comme partout en France, nous avons eu une attention particulière pour les grands-mères car c’était leur fête. En effet, depuis 1987, une marque de café  du groupe Kraft Foods et appelé « Café Grand-mère » a instauré une célébration particulière pour chaque »Mamie » ou « Mémé » le premier dimanche de mars. Cette date figure même maintenant au calendrier.

   Ensuite, c’était « la cavalcade » comme on dit ici, c’est-à-dire le défilé carnavalesque. C’est un des temps forts de la ville. Chaque année, un thème est défini et, pour 2009, il s’agissait de « combiner » celui des Fées et celui du Nord de la France.  Le succès du film « Bienvenue chez les Ch’tis » de Dany Boon sorti en 2008 a largement influencé ce choix. L’action se passe à Bergues, près de Dunkerque, et « ch’tis » signifie, en patois local, « gens du Nord ». L’expression « fées-ch’tis-val » se veut une sorte de « concentré » pour dire que le (carna) val aura pour thème les fées et les ch’tis et que ce sera un festival (sonorité proche du mot-valise « fées-ch’tis-val »)

   Sur un parcours d’environ trois kilomètres dont les deux points stratégiques étaient l’Hôtel de Ville et le Pont Neuf, plusieurs milliers de Limougeauds et de touristes s’étaient massés pour regarder passer les chars. Au niveau de la Mairie de Limoges, Jean-Pierre Descombes, ancien animateur de jeux sur la chaîne télévisée Fr3 (télévision régionale), faisait patienter les badauds dans l’attente du corso en posant quelques questions au public sur le nom de génériques d’émissions. Ses interventions étaient entre-coupées par de la musique avec, en particulier, des airs de Johnny Halliday, Edith Piaf ou des références à des chansons qu’avait l’habitude d’interprêter Pascal Sevran, mort l’an passé, et dont la personnalité est très liée au Limousin. Des danseuses évoluaient sur un podium ou sur la place. Elles excellaient aussi bien dans le French Cancan que dans la danse du ventre.

 Puis sont arrivées les majorettes de Limoges vêtues en rouge et blanc et avec de belles plumes dans le dos. Elles ont été suivies d’un char faisant référence à la légende d’Arthur et bien entendu à la fée Viviane, aux chevaliers de la Table Ronde, à l’enchanteur Merlin  et à la célèbre épée Excalibur .

   Puisque le Nord de la France était à l’honneur, l’animation suivante était des échassiers de Merchtem (Belgique ) perchés sur des échasses d’environ 4 métres de haut. Ils passaient tout juste sous les fils électriques qui alimentent les trolleys de Limoges ! Ils étaient accompagnés d’autres Belges se déplaçant  trois par trois,  au même rythme, puisque une seule paire de ski les reliait. Jean-Pierre Descombes a expliqué que « ces moyens de transport » étaient très courant en Belgique et participaient de la tradition.

                                                

                                               

    L’Harmonie Municipale de Limoges a joué quelques airs lors de son passage, faisant largement entendre tambours et saxophones.  Le char suivant s’intitulait « On a perdu le Nord » et une grosse planisphère en occupait presque tout l’espace. En français, « perdre le Nord », au sens figuré, veut dire avoir un peu perdu la raison.

  

    D’étranges « réparateurs » tenant à la main des clés à molettes géantes pour intervenir en cas de besoin, poussaient le « Mékanibulle« , une étonnante machine à fabriquer d’énormes bulles de savon qui s’envolaient en l’air ou bien planaient au-dessus de la tête des spectateurs. Parfois cet « engin » émettait un bruit bizarre comme s’il y avait une explosition proche ! Mais personne vraiment ne s’en inquiétait, plutôt chacun pouffait de rire. Mais juste après arrivait un terrible dragon faisant référence au film sorti en 1996 : « Coeur de Dragon » de Rob Cohen. Nous étions à nouveau au Moyen-Age.

                                            

                                            

   Par le biais des dragons, nous étions à l’époque médiévale mais l’animal fabuleux suggérait aussi l’Asie. Et, en effet des « Kuang-Fu » ont chassé les mauvais esprits avec la danse du lion. Ils ont même fait une démonstration de manipulation de sabres qui a impressionné le public. Et de Chine nous revenions au Nord de la France avec le char des « Grises mines« . Il y a une référence aux mines de charbon dont il est question dans le roman « Germinal » d’Emile Zola. Mais, à part cela, les personnages ne faisaient pas du tout « grises mines » (cela signifie être triste) car on pouvait reconnaître, dans les pâtes en carton, Laurel et Hardy ainsi que Charlot, c’est-à-dire des comiques.

                                             

                                                                     

   La fée Clochette d’après « Peter Pan » écrit par James Matthew Barrie suivait ces drôles de mannequins. Ce roman ayant été adapté en dessins animés par Walt Disney, le public était préparé à l’arrivée d’un bâteau à roues tel que l’on peut en voir sur le Mississipi.  A son bord, des « jazzmen » évoquaient la Louisiane et les attaches françaises avec l’Amérique.

                                                     

                                                   

      Après cette croisière le long du Mississipi, le public revenait en France et plus exactement dans le Nord avec l’évocation des corons c’est-à-dire les habitations ouvrières en pays minier. Mais, pour faire rire malgré la grisaille habituelle de ces pauvres maisons, « les corons » sont devenus « lait corons » (prononciation identique) permettant ainsi la figuration d’une vache du Limousin sur le char ! Le voyage n’était pas fini pour autant avec la venue de l’ensemble artistique « Pavulesse » d’Italie. Ce groupe est constitué d’une vingtaine de danseurs tous coiffés d’un très long (1,50 m) et très étroit chapeau. Les danseurs venaient de participer au carnaval de Venise.

                                                

                                               

   La « fée électricité » n’était pas oubliée avec les mannequins « disco« , micro à la main et très survoltés. Pour ne pas perdre le rythme, il y avait ensuite les danseuses mexicaines, avec leurs robes volantées aux mille couleurs, accompagnées de Mexicains jouant au lasso. Suivait aussi un char évoquant le Mexique avec les cactus et les sombreros.

                                           

                                           

                                         

    Le char suivant conduisait les spectateurs vers les pays du Nord avec les Vikings. La fanfare de Chézy-sur-Marne (région Picardie, département de l’Aisne) jouait allégrement du tambour et l’on pouvait voir le « Royaume des Fées » avec l’évocation de Viviane et Mélusine.

                                       

                                     

                                     

Les « Pères La joie » originaires de Ternoise  (région Pas-de-Calais) avec leurs habits bleus et leurs bonnets de meunier leur emboitaient le pas tout en frappant sur leurs tambours ou en soufflant dans leurs trompettes ou saxophones. Ils étaient suivis de « Chez Momo » qui faisait référence à la restauration rapide et en particulier aux fameuses « French fries » c’est-à-dire les frites. Juste après venaient les « Géants du Nord « , exactement de Steenvoordde et de Hondschoote. En tête, il y avait Mademoiselle Bintje et, près d’elle Edgar le Motard ainsi que la Belle Hélène. Près d’eux jouait la fanfare de Steenvoorde.

                                   

                                  

Le char « Flibustiers et pirates » reprenait le thème du voyage avec les risques liés à l’aventure en mer.  Puis la fanfare appelée « les Ziguenerinsel » de Stuttgart (Allemagne) annonçait l’arrivée du « Royaume des fées« , c’est-à-dire le char de Miss Limoges et de ses trois dauphines. La « Reine » était Léa Berthaud,18 ans, élève en terminale marketing au lycée Suzanne Valadon de Limoges. Son élection datait de la Saint Valentin. 

                                                                                                     

                                                    

Enfin les légendaires « Gueules Sèches » ont défilé, entraînant à leur suite le char en quelque sorte du « Roi » à cause du soleil miroir qui le caractérisait. Le thème était le réchauffement climatique, les ours polaires devant s’abriter sous un parasol ! La chaleur était encore dans la clôture du défilé par un groupe antillais.  Tous les chars, au fur et à mesure de leur passage, avaient poursuivi leurs routes en direction du Pont Neuf pour que la foule puisse assister à la combustion puis à la noyade du mannequin carnaval dans les eaux de la Vienne.

                                   

                                                                                

                                           

     J’ai fait au mieux pour vous faire un compte-rendu d’un spectacle populaire d’environ 4 heures. Pour rendre encore plus vivante cette animation culturelle, je vous propose de visionner quelques vidéos. Vous y entendrez les bruits de la fête et les rires, vous verrez les serpentins les confettis et les bulles de savon  qui  voltigent un peu partout. C’est un moment de liesse durant lequel chacun essaie d’oublier son quotidien et de faire un plein d’énergie.

http://www.youtube.cofrm/watch?v=W8Eso_f6bXs&hl=

http://www.youtube.com/watch?v=t2Af4_-LHRA&hl=fr

http://www.youtube.com/watch?v=7NcdE9dI4OU&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=zTs7Chlp_Pc&feature=related

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L’île aux mille reflets

Animaux, Ecologie, Langues, Pédagogie, Société 20 commentaires

      Je m’appelle Florence. Je suis une enseignante FLE de Madagascar. J’ai lu l’article sur  » le Safari du Kenya « , d’où mon envie de vous parler de mon île .
     Dénommée aussi La Grande Ile ou encore l’Ile Rouge à cause de sa terre de latérite rouge,  elle se situe dans l’Océan Indien, à l’Est de l’Afrique, dont elle est séparée par le Canal de Mozambique. Sa capitale est Antananarivo ou La Ville des Mille. Certains la qualifient de Sanctuaire de la Nature ! Juste vision si l’on s’en réfère à l’ originalité et à la diversité de ses sites, de sa faune et de sa flore, de son climat, mais aussi de sa population .

        L’île ne conserve plus qu’une partie de sa forêt primaire , mais elle est classée parmi les plus riches sur le plan biodiversité avec ses nombreuses espèces d’animaux et de plantes, uniques au monde, car à 80% endémiques. Cette biodiversité, dûe à son isolement,  fait que la Grande Ile abrite 100% des lémuriens de la planète et la moitié des caméléons. La  flore malgache est d’une richesse extraordinaire avec 12 000 espèces  de plantes dont 70 à 80% endémiques.

 

                  

 

                  

 

                             

                    

                 

        Mais pourquoi à Madagascar, les habitants incendient-ils les forêts ?  Ce fait est dramatique comme la réponse. Parce que cette pratique est typique aux pays les plus pauvres de la Terre! Les paysans, ne disposant que d’un petit lopin de terre pour nourrir leur famille, brûlent la forêt et cultivent  le riz sur l’espace ainsi  obtenue car le riz est l’aliment de base du Malgache

  Il y a aussi la coupe des arbres, dont le bois sert à la construction des meubles mais aussi comme matériaux de construction. Les Malgaches coupent également le bois pour la production du charbon de bois, obtenu en brûlant le bois selon un procédé spécial . Pour ce combustible dont l’usage est courant dans 85% des ménages malgaches, les charbonniers s’attaquent surtout aux forêts d’eucalyptus et de mimosas! C’est une conception erronée car la déforestation est source de disette, de misère et provoque le déséquilibre climatique .

 

            

      

          

      On invoque la grande augmentation de la population comme  une des causes principales de ce déboisement. En effet, la population de Madagascar se monte actuellement à 20 042 551 habitants, alors qu’elle était à 16 000 000 habitants en 2004. Le  taux de natalité étant de 38,35% mais l’espérance de vie est de 62 ans.Voila quelques chiffres qui  permettent d’expliquer la pauvreté du pays.

 

          Mais ces statistiques varient aussi selon les ethnies. Madagasar est un mosaïque composée de 18 ethnies ayant chacune son dialecte, ses us et coutumes, ses folklores, ses origines, ses moeurs, sa religion. Voici leurs noms

 -les Antaifasy dans la province de Fianarantsoa

 -les Antehimoro plus au sud

-les Antesaka,  ceux qui viennent des Sakalava

-les Antekarana, région d’ Antisaranan, au nord de l’île

-les Antambahoahka,  du côté de Mananjary

-les Antandroy, la région sud , la plus sèche et la plus pauvre  Antakarana  à l’extrême nord,  d’Ambilobe au cap d’Ambre

-les Antanosy, dans la région de la ville de Tolagnaro ( Fort-Dauphin )

-les Bara, au-delà de la porte du sud, dans les régions désertiques

 – les Betsileo,  allant d’Ambositra au delà de Fianarantsoa (avec une sous-ethnie appelée « zafimaniry » (enfants de ceux qui désirent)

-les Betsimisaraka, de Moramanga à Tamatave et ses environs

-les Bezanozano ( aux petites tresses )

-les Mahafaly vers le sud épineux et désertique

-les Merina, sur le Haut-Plateau central

-les Sakalava dans la règion de l’Ouest

-les Sihanaka,  de la région du lac Alaotra

-les Tanala, ceux de la forêt

-les Tsimihety, les non coupés

-les Vezo, les professionnels de la pêche

         Toutefois, la langue malgache reste la langue officielle et  les traditions des différentes ethnies sont toutes basées sur le culte des ancêtres et des morts. Les historiens affirment  que le peuplement de l’Ile est une véritable énigme, car le mystère persiste quant à l’origine de ce peuplement.

     La  population devrait pouvoir assurer  elle-même la protection de la nature de son pays mais elle est accaparée par la précarité de ses conditions de vie et par les difficultés de sa survie, aussi doit -elle recourir à des organismes locaux et étrangers  pour assurer cette protection . Ainsi travaillent en collaboration  la CBSG (Conservation Beeding Specialist Group ) et l’ANGAP , l’autorité malgache pour les parcs. Le but de ces organismes est de proposer et de faire appliquer des mesures de protection .

      Pour que Madagascar puisse s’orienter vers un développement raide et concret, la population jeune  malgache s’implique en offrant une main d’oeuvre à bas prix mais reconnue pour sa forte capacité d’apprentissage et d’assimilation. Les jeunes Malgaches sont aussi avides de se former sur place ou à l’étranger et s’escriment à obtenir  les diplômes pour former la majorité du personnel de cadre des entreprises .

                                               

      Malgré tous les obstacles et difficultés rencontrés, Madagascar continue toujours son avancée  sous son soleil radieux, dans la joie et l’espoir et avec une belle promesse d’accueil chaleureux à ses éventuels visiteurs .

 

      Je remercie Florence de l’envoi de ce témoignage fort intéressant. Tous les crédits photographiques lui sont dus sauf en ce qui concerne les deux derniers dont je suis l’auteur. Je voudrais aussi remercier Esther, une autre amie malgache et qui est aussi enseignante FLE à Madagascar, pour m’avoir offert, parmi sa multitude de cadeaux donnés en gage d’amitié, ce très beau lamba qui décore ma salle à manger et me fait chaque jour penser à elle et à son pays.

    Je voudrais dire aussi que ce billet a été rédigé parce que le lycée Jean Monnet accueille souvent des élèves malgaches qui viennent suivre une formation dans le domaine de la restauration et repartent diplômés.

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