Saga Africa : ambiance de la brousse

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    Eh oui, le titre de ce billet vous fera penser à la chanson de Yannick Noah, cependant je ne vais pas vous parler du Cameroun où est né son père mais de l’Afrique du Sud. Le terme « saga » convient pourtant pleinement car il s’agira bien de vous raconter l’histoire de l’Afrique du Sud à travers le récit qu’en a fait Daleen à nos élèves, le lundi 4 octobre 2010.

Pour faciliter le questionnement des élèves de la Classe Européenne qui étaient les premiers à recevoir Daleen, un décor de circonstance a été mis en place : drapeaux sud-africains et revues en français et en anglais parlant de l’Afrique du Sud. Cette ambiance a transporté chacun de la salle de l’hôtel d’application du lycée Jean Monnet à Bloemfontein d’où venait notre invitée.

Et alors très vite les langues se sont déliées et une conversation, en anglais, s’est engagée.  Tout d’abord il s’agissait de savoir d’où était exactement originaire l’intervenante. Et la réponse a été très poétique puisque Daleen a expliqué que « Bloemfontein » signifiait textuellement « fleur-fontaine ».  Puis les élèves ont voulu connaître le nombre d’habitants qui peuplent l’Afrique Du Sud et quel temps il faisait actuellement là-bas. Leur professeur d’hébergement  guidait pour la prise de notes et bientôt le tableau blanc a été rempli.

 

                                                       

                              

                         

                                                                        

   Les questions des élèves ont d’abord porté sur le sport en Afrique du Sud car chacun avait encore en tête la Coupe du Monde 2010.  Nous disons « football » mais le terme local est « soccer ». Daleen a bien sûr mentionné les « Bafana Bafana » dont le nom signifie textuellement « Garçon, Garçon ».  Ils sont célèbres avec leurs maillots aux dominantes jaunes et vertes. Le second sport national est le rugby. L’équipe se nomme « Les Springboks ». Ce terme veut dire « antilopes ».  Il y a un célèbre stade de rugby à Bloemfontein.

                                                             

                                                             

                                                            

                 Le sport a joué un grand rôle dans la fin de l’apartheid. Cette ségrégation raciale reposait sur la suprématie de l’homme blanc. Les premiers colons sont en effet des Européens et plus particulièrement des Néerlandais. Les influences européennes se notent  encore au niveau de la gastronomie. C’est ainsi que le petit déjeuner sud-africain est en fait un « breakfast » à la manière anglaise, les fromages sont surtout hollandais tels le Gouda et l‘Edam, la bière est très appréciée et rappelle l’Allemagne (la plus bue est la « Castle lager »).

                                                            

                                                            

                                                              
       Mais on note aussi une influence indienne avec de nombreuses sauces à base de curry. Le plat traditionnel est le « sosatie » qui consiste en des brochettes de porc et d’agneau marinées dans un sauce au curry. En raison du climat la cuisson au barbecue (braaivleis) est très utilisée.

           L’influence malaisienne  se note aussi. Le « bobotie »est en fait originaire de Java. Il s’agit d’un mélange de viande hachée, d’oeufs, de lait, de curry, de curcima, oignons, de laurier, d’ail, de chutney de fruits , de jus de citron et de pain de mie.  Le civet de koudou ( sorte d’antilope), le steak d’autruche ou encore le snoek (poisson blanc de taille moyenne que l’on pêche au large du Cap) sont souvent proposés aux menus des restaurants locaux.

                              

                    Les liens avec la France se retrouve aussi au niveau des boissons. En effet beaucoup de huguenots français sont venus s’installer en Afrique du Sud en 1688, fuyant ainsi la religion d’Etat catholique.  A Franschhoek, village d’Afrique du Sud situé à une cinquantantaine de kilomètres de la ville du Cap  et dont le nom, en afrikaans, signifie littéralement « le coin des Français », on trouve le quartier français et certains panneaux gardent la trace de la présence française.

                                                                     

          Les cépages du Cap donnent des vins blancs comme des vins rouges. On trouve donc le Sauvignon, du Riesling et le Merlot. La légende dit même que Napoléon 1er buvait chaque jour une bouteille de Muscat issu, depuis le XVIIIème siècle, du vignoble de Constantia , près du Cap. Il y a même du « vin effervescent » qui est localement appelé « Champagne Cap Classic« . La liqueur la plus célèbre d’Afrique du Sud  est « Amurala » ou « crème de marula« . Elle est obtenue à partir des fruits verts  du marula qui appartient à la famille des anacardiacées au même titre que le manguier ou le pistachier. Mais la boisson la plus populaire est « le thé rouge » que l’on nomme en fait « Rooibos Bush« 

                                                                  

                                                                  

                      On peut noter que les propriétés de ce « Rooibos Bush » sont aussi utilisées en cosmétique avec la fabrication de savon et de crèmes hydratantes et adoucissantes.

                                            

              Cette diversité d’influence explique que l’on compte environ onze langues parlées dans le pays : zoulou, sotho, venda, tswana, xhosa, afrikaans, anglais, etc.  Il faut rappeler que les émeutes de Soweto en 1976 avaient pour origine que l’enseignement ne se faisait qu’en afrikaans dans un pays. C’est surtout avec les classes de 2BH et de  CAP APR et SH que Daleen a rencontrées ce même jour (en plus donc des 1BPF qui ont fait leur propre compte-rendu dans le billet précédent) que l’aspect social de l’Afrique du Sud a été développé.  Avec les 2BH, la conversation s’est prolongée en anglais et en français pour l’autre classe. Eh oui, il faut noter que notre invitée maîtrise bien notre langue.

                                    

                           

                      

                          

                      

        

 

                                                             

                                                            

                 Durant les questionnements, les élèves ont appris que la monnaie d’Afrique du Sud est le « rand » et que les prix-indexés sur le niveau de vie sud-africain-sont généralement inférieurs de 30% à ceux pratiqués en Europe.  Un euro vaut environ 11 rands. Les richesses du sol en or, platine et diamants   ont attiré les convoitises des colonisateurs européens. L’économie sud-africaine se développe et est même la plus puissante du continent africain. Ceci explique le développement assez rapide  de l’infrastructure surtout dans la perspective d’accueillir la Coupe du Monde de Football en 2010. Cependant, malgré la disparition de l’apartheid grâce aux implications de Frederik de Klerk, Nelson Mandela et Desmond Mpilo Tutu  et malgré les années qui passent quelques difficultés persistent dans la mise en place d’une société  égalitaire. Cependant une nation arc-en ciel a succédé à la domination des Blancs et le pays s’est dirigé vers la démocratie. « La discrimination positive » essaie de pallier les abus commis à l’époque de l’apartheid. Ces notions ont fortement intéressé les élèves de CAP APR et SH dont le programme scolaire prévoit la création d’un dossier sur « les inégalités sociales dans le monde et même plus précisément à l’intérieur d’un pays« . En plus un certain nombre d’élèves de ces deux classes sont elles-mêmes originaires d’Afrique et elles ont bien sûr mis très vite ceci en relation avec des propositions actuelles, en France, de rédiger un curriculum vitae quasi anonyme pour éviter un recrutement seulement en fonction de l’apparence ou bien de la consonnance du nom de famille.

                                                                            

                     Pour conclure son intervention, Daleen a fréquenté le restaurant d’intiation du lycée. A sa table étaient conviés, à l’initiative de Madame Vergnaud, notre proviseur, les professeurs impliqués dans ces animations ainsi que Fred, notre nouvel assistant d’anglais, qui vient en fait des Etats-Unis. Le rapprochement avec « l’apartheid » qui a aussi sévi là-bas ainsi que l’élection de Barack Obama, premier président américain métis étant quasi inévitable.

                           

Parmi les petits cadeaux que j’ai reçus de mon amie Daleen, j’aimerais vous montrer, par le biais de quelques photos, deux présents originaux : une petite cuillère de collection dont le blason montre le drapeau sud-africain et une serviette de bains aux motifs africains.

                                                    

     Merci de tout coeur Daleen d’avoir largement participé à ces animations pédagogiques qui ont éveillé l’intérêt  des élèves pour l’Afrique du Sud, pour avoir démontré que l’on peut apprendre sans s’ennuyer et sans ennuyer les autres. A travers les deux billets de ce blog qui sont consacrés à ta venue au lycée Monnet le lundi 4 octobre 2010 nous voudrions te témoigner notre grande reconnaissance.

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Les « kids » de Cincinnati

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            Pour les plus âgés des lecteurs de ce blog, le titre de cet article ne sera pas sans rappeler le film américain  de Norman Jewison « Le kid de Cincinnati » dans lequel Steve Mac Queen tient la vedette. Cependant je ne vais pas vous parler de cinéma ni de jeux de cartes  ( le héros est un as du poker), mais vous faire une sorte de compte-rendu de la visite de Marti Kitsinis, professeur de Français Langue Etrangère dans un lycée de Cincinnati (Ohio) et « les kids » (en français « les enfants »), ce sont ses élèves.

            Tout a débuté le 15 juin dernier quand cette enseignante et ses étudiants accompagnateurs sont arrivés en Europe en se posant à Madrid  où ils sont restés jusqu’au 17 juin. Puis ils se sont rendus à Tolède et à Barcelone, ont quitté l‘Espagne le 19 juin pour faire du tourisme dans le sud de la France : Avignon et Arles . Ils sont arrivés à Paris le 21 juin, jour de la fête de la musique, et ils s’y sont restés jusqu’au 24 juin, date à laquelle les élèves ont regagné les Etats-Unis.  Ils ont apprécié de nombreux monuments et lieux de la capitale mais voici deux photos les montrant à Paris, d’abord visitant le Musée du Louvre, puis se régalant à la crêperie Kern House du Quartier Saint Michel

                                                        

 

    Ce programme touristique avait été mis en place avant que des liens ne se nouent avec le lycée Jean Monnet de Limoges et c’est pour cela que les élèves de Cincinnati ne pouvaient pas rendre visite aux nôtres. Par contre, Marti Kitsinis avait l’autorisation de venir à Limoges dans le cadre d’une visite officielle. Les jeunes Américains sont donc repartis chez eux sans elle, mais avec le restant des accompagnateurs.

    Le 25 juin, Marti Kitsinis a donc rencontré Madame Vergnaud, notre proviseure et a fait la connaissance de Dominique Albrecht. En effet, les deux enseignantes n’avaient, jusqu’à présent, qu’échangé des messages électroniques . Comme les lecteurs doivent le savoir, je suis à l’origine du projet et de la mise en relation de toutes ces personnes. Nous avons immortalisé ces instants en prenant des clichés dans l’hôtel d’application du lycée.

                                                

 

     Après un repas pris au réfectoire du lycée, Dominique et moi avons joué les guides touristiques auprès de Marti. Nous lui avons fait visiter le magnifique jardin de l’Evêché qui surplombe la Vienne. L’Evêché  et son jardin datent de 1787 . Neuf jardiniers se chargent de biner, effleurer, arroser, etc.  Il fallait absolument que Marti voit cela d’autant que l’une des réputations de Limoges est la beauté de ses jardins. De plus, durant cet été, on peut y admirer une exposition d’objets en porcelaine disposés avec habileté. Outre la rocaille constituée de plus de 250 espèces résistantes à la sécheresse et les bassins, la fontaine est un cadre magnifique pour faire des photos dans ce lieu. C’est donc ce que nous avons fait.

                                                

                                                  

             Nous avons poursuivi par la visite des vieux quartiers de Limoges dont la fameuse Rue de la Boucherie avec les maisons à colombages, la place de la Motte et son superbe trompe-l’oeil, et tout ce que l’on appelle « la cité » où ont souvent lieu « les puces ».

                                                          

                                                     

 

                   Toutes ces visites nous ont occupées tout l’après-midi. Après un peu de repos (nous avons beaucoup marché)  et une bonne boisson fraîche (le soleil tapait dur !), il était vingt heures et l’heure de nous installer confortablement à la table du restaurant « Chez Alphonse  » où nous avons beaucoup parlé tout en dégustant des spécialités limousines car, chers lecteurs, Dominique et moi-même, dans les échanges en direction de Cincinnati, n’avons jamais omis la dimension gastronomique en raison de la spécificité de notre lycée.

                                                 

                                                La soirée s’est prolongée tard. Cependant le lendemain nous étions assez en forme pour nous rendre au Mémorial d’Oradour-sur-Glane. C’est un lieu incontournable parce qu’il marque historiquement notre région.  Dans leur correspondance et dans la construction du jeu à la manière de « Trivial Pursuit », nos élèves en avaient parlé à ceux de Cincinnati.

                                                       

              Nous avons poursuivi l’après-midi chez Dominique puis Marti a participé à un barbecue familial car, bien sûr, par delà le domaine pédagogique, la réalisation de ce projet passe par trois amitiés.

                                                   

                                                                                   

                     Le 27 juin Marti a quitté Limoges pour la Grèce où elle allait rendre visite à sa  belle-famille avant de regagner Cincinnati. Nous nous sommes séparées après avoir convenu de poursuivre le projet pour la période 2010-2011 et même peut-être d’encore plus l’élaborer en y associant éventuellement le professeur d’allemand du lycée Monnet  puisque parallèlement à nos échanges Deer Park  High School entretient des liens avec l’Allemagne, plus précisemment avec Sarrebruck  : des échanges franco-allemands pourraient être ainsi facilités et mener à une sorte de pédagogie « triangulaire » avec  la pratique du français, de l’allemand et de l’anglais.

                  La venue de Marti a été très appréciée par l’ensemble du lycée. Nous la remercions beaucoup et espérons que l’expérience pourra se renouveler. Le lycée Monnet aime à favoriser les échanges internationaux. La  prochaine visite attendue sera celle de Daleen, d’Afrique du Sud, dont les lecteurs assidus de ce blog ont déjà entendu parler. Ce sera pour cet automne.

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La gastronomie a sa semaine

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La « gastronomie » est la connaissance de tout ce qui se rapporte à la cuisine,à l’ordonnance des plats, à l’art de déguster et d’apprécier les repas. La diététique est normalement présente dans ce domaine, cependant, et il faut vraiment y réfléchir, il est à noter que l’adjectif correspondant, « gastronomique » implique une cuisine soignée mais aussi abondante, et que le nom commun correspondant, « gastronome », sous-entend l’idée de « bonne chère » que l’on pourrait rendre synonyme de « bien et beaucoup manger ». http://www.tv5.org/TV5Site/lf/merci_professeur.php?id=3289 nous apprend que l’expression est à mettre en relation avec « cara » qui désigne le visage car le sourire semble être la garantie d’un bon accueil et, par extension, l’opportunité d’être bien traité et donc la perspective de se voir offrir un repas. Autrement dit, il y a un lien évident entre « accueil » et « hospitalité« , ce mot désignant l’art de recevoir et d’héberger quelqu’un chez soi. Il faut aussi noter le double sens du mot « hôte » puisqu’il désigne à la fois la personne qui est reçue que celle qui reçoit.

Dans notre Limousin dont la devise est « finissez d’entrer« , vous comprendrez bien l’importance des moments durant lesquels on peut festoyer, ripailler. Il est de tradition de discuter le bout de gras dans la rue de la Boucherie. La Frairie des petits ventres est une journée gastronomique dont l’origine vient du Moyen-Age . Elle a lieu le troisième vendredi d’octobre. Le lycée s’associe bien entendu à cette manifestation. Pour cela, il suffit de consulter la liste des menus proposés au Jardin des Mets durant cette période : http://www.lyc-jean-monnet.ac-limoges.fr/spip.php?page=agenda&annee=2009&mois=10 . Les menus seront réalisés en partenariat avec de grands chefs cuisiniers de la région. Les produits du terroir (en particulier la châtaigne, le veau et le cidre) y seront particulièrement célèbrés. La pomme du Limousin est mise à l’honneur sur ce site : http://www.pomme-limousin.org/Il y aura de nombreuses manifestations en ville. En voici le programme : http://www.legout.com/operation.php?region=0&part_id=27514

Châtaigne

Vache de race limousine-en-correze-2

Au niveau du CDI, nous proposerons des animations visant à la fois à approfondir la connaissance des élèves dans le domaine de la gastronomie ainsi qu’à leur permettre de découvrir, par ce biais, d’autres pays, des poètes, des dates historiques importantes dans l’histoire de l’humanité. D’ici peu, nous inviterons donc les professeurs à venir s’inscrire avec leurs élèves pour participer à cette activité à la fois ludique et instructive.

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Combien de « 11 septembre » ?

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            Il y a maintenant 8 ans, le monde entier avait les yeux tournés vers les Etats-Unis où, pour la première fois de l’histoire de ce pays, ou tout au moins directement sur son territoire, un symbole de sa puissance était détruit. Oui, c’était l’effondrement des célèbres « tours jumelles » qui ont toujours fait la gloire de New-York ! Qui plus est, cette destruction se situait dans le cadre d’un attentat d’Al-Quaida  dont le célèbre Oussama Ben Laden serait le chef.  Depuis, pour marquer sa réprobation de cet acte, sa solidarité avec les victimes, la date du 11 septembre est devenue un fait marquant la planète entière. Il y a un peu partout des commémorations dont une exposition en Haute-Vienne, exactement au Centre de la Mémoire d’Oradour-sur-Glane : http://www.oradour.org/ 

   Il est question de construire un mémorial sur l’emplacement du drame : http://www.linternaute.com/savoir/grand-chantier/photo/le-memorial-du-11-septembre-au-world-trade-center/world-trade-center-un-memorial-pour-les-victimes-du-11-septembre.shtml?f_id_newsletter=1595  . Son inauguration est prévue pour le 11 septembre 2011.

                                                               Les tours du World Trade Center en pleine destruction               

     Beaucoup d’initiatives autour du 11 septembre 2001. Or, il existait un autre « 11 septembre » qui pouvait tout autant provoquer l’indignation du monde entier. Seulement, il est un peu tombé dans les oubliettes : 11 septembre 1973 . De quoi s’agit-il ? Au Chili, le président, Salvador Allende (dont un des boulevards de Limoges porte le nom) est renversé par une junte militaire dont le chef est Augosto Pinochet. C’est ce que rappelle Le monde diplomatique : http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2009-09-11-L-autre-11-Septembre

                                                                 Salvador Allende

                                                                 Augusto Pinochet

         C’est seulement le 25 avril 1990, c’est-à-dire en fait 17 ans plus tard que le rapport Rettig appelé en fait « Rapport de la Commission nationale Vérité et Réconciliation » mettra à jour toutes les atrocités commises durant ce régime militaire. Ces faits ont été dévoilés dans le cadre d’une « réconcialiation nationale » voulue par Patricio Aylwin qui succède à Pinochet en tant que Président. Alors, sont mises à jour les autodafés, les tortures aux opposants et surtout les nombreuses disparitions de personnes.

                                                                 Patricio Aylwin,président du Chili élu à 1989 et en mandat jusqu'à 1994

                   La junte militaire chilienne pratique l'autodafé

        Une vidéo de Ken Loach sur le 11 septembre 1973 parle de tous ces disparus et tous les crimes commis : http://www.dailymotion.com/video/xghdk_11-septembre-ken-loach

      Depuis mars 2006, le Chili est gouverné par Michelle Bachelet dont les ancêtres étaient des vignerons de Bourgogne. Ses liens avec la France ne peuvent que nous faire encore plus compatir pour cette période douloureuse qu’a connue ce pays.

                                                   Michelle Bachelet

             Véronique Massenot dont j’ai déjà eu l’occasion de parler dans un commentaire relatif à un billet de ce blog écrit le 10 juin 2008 et intitulé « Illustres illustrateurs » a écrit « Lettres à une disparue »  et cette fiction évoque « les disparues » d‘Argentine suite à un coup d’Etat militaire mais le sort de ces personnes ne différe en rien des « disparues » du Chili ou d’un autre pays dans lequel la démocratie a disparu. Ce livre est disponible au CDI et les élèves de Madame Parneix vont prochainement l’étudier dans le détail.

                                   "Lettres à une disparue " de Véronique Massenot

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Pour une rentrée en pleine forme

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    Les vacances ont débuté le 2 juillet au soir mais auparavant il y a eu cette importante réunion au lycée Monnet en présence de l’inspectrice Madame Nys. Vous trouverez un compte-rendu de cette journée à http://www.ac-limoges.fr/doc/spip.php?article611

   Je désire reprendre à mon compte la plupart des principes définis lors de ce débat.  Ainsi je vais poursuivre   » le développement de  l’accès aux technologies numériques éducatives et en favoriser leur usage «  par le biais de ce blog.  Je mets cet espace virtuel au service des enseignants et des élèves de mon lycée de façon à leur fournir une base d’information utilisable, suivant le cas, pour la préparation de leurs cours ou bien pour la réalisation des devoirs demandés. Ils pourront aussi s’y exprimer directement en rédigeant des commentaires sous les articles déjà écrits ou bien m’informer de leur désir d’être eux-mêmes auteurs d’un billet.

   Comme l’an passé, j’ouvrirai les colonnes de ce blog à des professeurs enseignant à l’étranger ainsi qu’à leurs élèves. Ceci se fera sur la base de la francophonie et de la découverte de « l’ailleurs« .  Dans une certaine mesure on peut y voir la prise en compte de  » l’amélioration de la pratique des langues vivantes  » car, d’une manière générale, d’une part tous nos élèves ne sont pas francophones d’origine et d’autre part le fait de les mettre en contact avec des étudiants habitant les Etats-Unis, l’Argentine, l’Italie, la Pologne, la Roumanie, etc peut largement les motiver pour apprendre d’autres langages. La plupart des partenaires de la saison 2008-2009 ont renouvelé leur désir de poursuivre le nouveau mode d’échanges débuté. Je voudrais aussi préciser que je suis en train de « négocier » un partenariat avec une enseignante Français Langue Etrangère du Danemark.  Copenhage ayant était choisi pour un sommet mondial sur le développement durable en décembre 2009, il sera alors aisé de rédiger des billets sur ce thème de façon à  poursuivre la généralisation de l’éducation au développement durable. Je souhaiterais aussi indiquer que j’ai pris contact avec une enseignante  du Mexique de façon à avoir une  approche de l’Amérique Centrale. Bien entendu il sera toujours possible de compter sur l’aide de Mariko du Japon, de Jocelyne du Québec, Daleen d’Afrique du Sud, Salvelina et Marieta du Brésil, de Nelly d’Uruguay, etc

   Des articles « sérieux » mais sur un ton avenant de façon à prévenir l’absentéisme et le décrochage scolaire grâce à tout l’aspect ludique qu’offre un blog. L’accent sera mis en priorité sur la gastronomie pour tenir compte de la spécificité de notre lycée. Cela va dans la logique de rendre ses lettres de noblesse à la voie professionnelle.

  J’ai donc énuméré les principales pistes de travail qui seront mises en oeuvre. Je compte sur votre appui pour la réalisation. Je remercie d’avance toutes les bonnes volontés. Je vous souhaite de très bonnes vacances. Nous nous retrouverons à la rentrée de septembre bien qu’il soit possible que j’ajoute éventuellement des commentaires à des articles déjà publiés si l’actualité s’y prête.

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L’ai-je bien descendu ?

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       Le festival de Cannes a ouvert ses portes le 13 mai. Le Palais des Festivals et des Congrès, situé sur le boulevard de la Croisette qui borde la Mer Méditerranée, va être le lieu de projections d’un grand nombre de films. Sa clôture sera précédée de la remise d’une Palme d’or.

                                                             

                                                               

 

   L’une des attractions favorites des touristes qui vont à Cannes durant cette animation est d’essayer d’apercevoir quelques personnalités. Pour cela, le tapis rouge et les marches de l’escalier du Palais des Congrès sont épiés tout le temps de la cérémonie.

                                                                   

    Et effectivement, les années passées, les curieux ont vu, en particulier, passer :

                                                              

                                                              

                                                               

                                                               

                                                                 

                                                                

 Et pour être encore plus dans les « paillettes » et le côté « people » de cette manifestation, vous pouvez regarder http://www.linternaute.com/femmes/people/evenements/photo/festival-de-cannes-2009-les-stars-sur-les-marches/les-stars-sur-les-marches-de-cannes.shtml?f_id_newsletter=1005 . La plupart de ces « stars » fréquentent l‘hôtel Majestic

                                                               

  J’ai dit que le tapis rouge était déployé, je suppose que chacun sait qu’il est déroulé pour honorer les personnalités qui marchent dessus. Quant aux escaliers, pour l’anecdote, j’aimerais vous rappeler qui a prononcé le fameux « L’ai-je bien descendu ? » dont j’ai fait le titre de mon billet. Il s’agit de Cécile Sorel de son vrai nom Cécile Emilie Seurre, une actrice française.

                                                             

       Elle a prononcé cette phrase devenue très célèbre au pied de l’escalier du Casino de Paris. Voici le site officiel de cette salle de spectacles parisienne : http://www.casinodeparis.fr/ .

   Les marches jouent un rôle capital dans la popularité d’une vedette, elles symbolisent bien entendu son ascension auprès de ses « fans » car tout est dans l’art de parader, c’est-à-dire de prendre un air avantageux pour attirer l’attention sur soi. On peut alors douter de la gène réelle qu’occasionneraient les paparazzi ! Il faut être la vedette pour imposer sa notoriété, à noter que le mot « vedette » vient de l’italien « vedetta » qui désigne un lieu élevé où l’on place une sentinelle, ce qui sous-entend qu’étymologiquement la « vedette » regarde les autres tandis qu’avec l’évolution du sens, c’est elle qui est l’objet de tous les regards !

    Vous aurez sans doute compris tout l’intérêt de cet article pour débuter la semaine du « jeudi de l’Ascension« , épisode religieux durant lequel Jésus s’est élevé au ciel, quarante jours après Pâques.

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Sommes-nous à bonne école ?

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    Le système scolaire français est assez complexe, aussi ne seront présentées que les grandes lignes de telle sorte qu’à leur tour nos amis japonais, italiens, suédois, japonais, espagnols, roumains, polonais et tchèques puissent faire quelques comparaisons.

     Notre système scolaire repose sur les principes de Jules Ferry (1832-1893). Cet homme politique français a défini l’école comme  » gratuite, laïque et obligatoire« . De nombreux établissements scolaires portent le nom de ce politicien. Cependant, avec le temps, les notions de « gratuité », »obligation » et de  « laïcité » ont évolué. La « gratuité » s’applique au fait de ne pas avoir de frais d’inscription pour être admis à l’école, tout au moins si l’élève fréquente une école publique, d’avoir les manuels scolaires fournis gratuitement jusqu’en troisième qui est la quatrième et dernière année passée au collège. Par contre « la gratuité » ne s’applique pas en ce qui concerne les fournitures scolaires, les repas pris à la cantine, les sorties éventuelles, etc. Au niveau universitaire, des droits d’inscriptions existent, même s’il s’agit d’une université publique. La laïcité est encore normalement garantie, allant même jusqu’à interdire, dans un établissement public, le fait de porter un signe distinctif de sa croyance religieuse. Cependant il est de plus en plus question de demander aux professeurs de se charger de « l’enseignement du fait religieux ». En ce qui concerne « l’obligation », depuis 1959, elle est définie comme de 6 à 16 ans. Le ministre actuel de l’Education Nationale s’appelle Xavier Darcos. Il y a aussi Valérie Pécresse qui est ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche. 

 

 

  Par le biais d’une tradition datant du XVIIIème siècle, les écoles maternelles sont largement développées en France. Elles sont gratuites mais ne rentrent pas dans « l’obligation scolaire ». Elles sont seulement conseillées pour faciliter l’éveil de l’enfant. Il y existe 4 niveaux : Toute Petite Section (2ans), Petite Section (3 ans), Moyenne Section (4 ans) et « Grande section » (5 ans). Pour être admis en TPS, l’enfant doit pouvoir se dispenser de couches dans la journée et avoir dépassé ses 2 ans le jour de la rentrée scolaire de septembre. Certaines municipalités offrent plusieurs dates de rentrée pour ces TPS, ainsi il est possible qu’un enfant commence sa scolarisation après chaque période de « petites vacances ». L’enfant apprend à vivre en société, développe son langage et  se prépare à devenir un futur écolier. L’existence de ces écoles maternelles telles qu’elles sont conçues maintenant semble être remis en cause parce que le ministre a parlé de « jardin d’enfants » et s’est également interrogé sur la nécessité de recruter des enseignants très diplômés pour ce niveau scolaire. Ces propos ont naturellement prêté à controverse.

      Depuis la loi d’orientation de 1989, les écoles maternelle et primaire sont divisées en cycles. Paradoxalement, puisque l’école maternelle n’est pas obligatoire, ce niveau est assimilé au « cycle 1 » appelé aussi « cycle des apprentissages » et, en plus, la Grande Section  est la première classe du « cycle 2 » appelé aussi « cycle des apprentissages fondamentaux ». Au-delà de la « grande section de maternelle », l’élève rentre à l’ « école primaire ». Les deux autres classes de ce cycle 2 sont le  » Cours Préparatoire » dit « C.P. » et le « Cours Elémentaire 1ère année » dit « CE1 ». Le « cycle 3″ est constitué du Cours Elémentaire 2ème année (CE2), du Cours Moyen 1ère année (CM1) et du Cours Moyen 2ème année (CM2). En maternelle, comme à l’école primaire, les enfants sont pris en charge, en général, de 8h30 à 11h30 puis de 13h30 à 16h30 le lundi, mardi, jeudi et vendredi. Jusqu’à la rentrée scolaire 2008/2009, il y avait 1/2 journée de prise en charge en plus : le mercredi matin ou le samedi matin. Malgré la diminution horaire, les notions à apprendre sont restées les mêmes. Pour les élèves de l’école primaire, un éventuel soutien scolaire a été prévu durant la pause de midi faute de pouvoir le mettre en place après 16h30 en raison des cars de ramassage scolaire. Mais cela pose tout de même un problème pour les élèves ayant besoin de soutien mais qui ne sont pas demi-pensionnaires.

      Au-delà du CM2, l’enfant rentre au collège où la numérotation des classes va en décroissant  : « 6ème« , « 5ème« , « 4ème« , « 3ème« .  Malgré quelques tentatives au niveau de l’école primaire, c’est surtout au niveau de la « 6ème » que débute l’étude d’une première langue vivante. Sauf exception, c’est souvent l’anglais ou l’allemand. En « 4ème », une seconde langue est proposée et c’est le plus souvent allemand ou espagnol. Au niveau de la 5ème ou de la 4ème, il existe les Itinéraires De Découvertes qui permettent une approche interdisciplinaire de thèmes, c’est-à-dire que, par exemple, on propose à l’élève de faire un petit dossier qui s’appuie au moins sur deux disciplines enseignées et qui implique aussi une recherche documentaire faite au Centre de Documentation et d’Information en partenariat avec le professeur-documentaliste. Cela peut être, par exemple, un exposé sur la « prise de pouvoir de Guillaume le Conquérant » parce qu’au niveau de la « 5ème », la période historique étudiée est le Moyen-Age et que cet épisode de l’Histoire de France tisse un lien avec l’Angleterre et donc participe de l’enseignement de l’anglais. Généralement, l’élève présente son travail sous forme de traitement de texte et il y a donc beaucoup de compétences prises en charge pour la note finale. Le professeur-documentaliste ne se contente pas de « fournir les documents » pour aider à la réalisation du travail, il accompagne ses collègues enseignants qui viennent au CDI et suit la progression du travail des élèves en s’impliquant personnellement. Cela suppose naturellement, en amont, des « rencontres » entre enseignants pour bien cibler ce qu’il est possible de faire et comment. Vous trouverez plus de renseignements sur cette approche pédagogique à : http://eduscol.education.fr/D0072/itinerairesdecouverte.htm

    Les élèves ayant d’importantes difficultés scolaires sont placés dans des Sections d’Enseignement Général et Professionnel Adapté dans lesquelles ils ont à la fois un enseignement général et professionnel. Bien qu’ils soient rattachés au niveau du collège, le lycée Jean Monnet accueille des élèves de « 3ème Découverte Professionnelle 6 heures« . Ce sont des élèves qui s’orientent vers une voie professionnelle au-delà de cette classe, mais qui ne savent pas exactement quoi choisir. Pour les aider, des périodes de stage en entreprise sont prévus. A la fin de la troisième (toutes séries confondues), les élèves passent le « brevet des collèges« , ainsi que le « Brevet Informatique et Internet » ou « B2I« . Ce second examen inclut, même s’il  la dépasse, la reconnaissance d’un certain nombre de compétences  que le professeur-documentaliste  s’est chargé de faire acquérir depuis l’entrée de l’élève en 6ème . En effet, les missions de cet enseignant ne se limite pas à la gestion d’un fonds documentaire, il a des heures d’enseignement pour apprendre aux élèves à utiliser au mieux les informations que peuvent fournir les revues, les livres, les dictionnaires, les encyclopédies, le logiciel documentaire appelé BCDI, Internet, etc. Pour plus de renseignements sur le « B2I », vous pouvez regarder : http://www.educnet.education.fr/formation/certifications/b2i

        Après le collège, c’est l’entrée au lycée. Il y a trois sortes d’établissements secondaires : général, technologique et professionnel. Au niveau de l’enseignement général et technolgique, la nomination des classes tient toujours du compte à rebours : « seconde« , « première » et « terminale« .  A la fin de la « première », l’élève passe une partie des épreuves du baccalauréat et, « en terminale », il passe les épreuves restantes. Il existe différentes options d’enseignements au niveau du lycée d’enseignement général comme au niveau du lycée d’enseignement technologique. Au niveau de la « première », l’élève doit réaliser un dossier qui s’inscrit dans le cadre des Travaux Personnels Encadrés. On trouvera le détail des sujets à http://eduscol.education.fr/D0050/themes.htm  mais il faut tout de même savoir que la problèmatique étudiée doit au minimum englober deux disciplines. Ainsi, par exemple, l’élève peut présenter une sorte de petit mémoire sur « Les peintures murales au Mexique » de façon à pouvoir « combiner » Art et Civilisation Espagnole. Bien entendu, comme pour les IDD, il faut la participation du professeur-documentaliste comme d’ailleurs exposé ici : http://eduscol.education.fr/D0050/LXTDOC01.htm. Durant les trois années passées au lycée, l’élève reçoit un enseignement d’Éducation Civique, Juridique et Sociale  (ECJS)  dont on pourra avoir une idée avec http://eduscol.education.fr/D0056/ecjs.htm . Les différentes options possibles au niveau du lycée général ou du lycée technologique n’existent pas partout et parfois il est nécessaire de changer de département et de fréquenter un internat.  On  pourra connaître le détail des options possibles avec http://www.education.gouv.fr/pid39/lycee.html . Les épreuves de baccalauréat commencent vers le milieu de juin et les résultats défintifs sont connus en juillet. Pour avoir le baccalauréat du premier coup, il faut plus de 10 de moyenne générale. Si l’élève a entre 8 et 10 de moyenne, il doit représenter des épreuves de façon à arriver, la seconde fois, à au moins 10. S’il a moins de 8, il est ajourné et doit recommencer l’année de terminale.

 En ce qui concerne le lycée professionnel, il y a plusieurs possibilités :

   – au niveau d’un Certificat d’Aptitude Professionnelle (2 ans d’études) donc « CAP première année » puis « CAP 2ème année » et au bout de la dernière année l’élève passe un examen pour obtenir le diplôme correspondant.

   – au niveau du Brevet d’Enseignement Professionnel ( 2 ans d’études) donc  « seconde BEP » et « terminale BEP« . La dernière année, l’élève passe un examen. Il peut ensuite poursuivre ses études en « première année de baccalauréat professionnel » puis en « seconde année de baccalauréat professionnel ». Le baccalauréat professionnel est ainsi obtenu en 4 ans d’études après la classe de 3ème. Il est question de ramener ce temps à 3 ans pour l’aligner sur le rythme des élèves d’enseignement général ou technologique, mais le risque est que le profil des élèves et la spécificité des enseignements à dispenser  (mais dans un temps réduit) n’ occasionnent une grande difficulté et que finalement une élite seulement n’obtienne ce diplôme. La création d’un baccauréat professionnel en 3 ans suppose aussi la disparition du BEP car l’élève arriverait directement du collège. Les classes de « terminale BEP » et de « baccalauréat professionnel » sont concernées par  Le Projet Pluridisciplinaire à Caractère Professionnel dont on pourra lire les caractéristiques à http://eduscol.education.fr/D0047/ref01.htm

 

      Au delà du lycée, il y a les études supérieures dont l’entrée est conditionnée par l’obtention du baccalauréat. Il existe plusieurs types de poursuites universitaires avec

– les  Instituts Universitaires de Technologie (IUT) qui donnent accès à un  Diplôme Universitaire de Technologie (2 ans d’études) 

– les sections post-baccalauréat du lycée qui préparent à un Brevet de Technicien Supérieur (BTS). Mais parfois cet accès au BTS n’est pas direct parce que le baccalauréat obtenu n’est pas assez bien adapté pour poursuivre sans transition. Il faut alors prévoir, avant d’aller en BTS, une année de Mise A Niveau. Normalement le BTS demande 2 ans d’études, mais, s’il faut la classe MAN, cela représente 3 ans après le baccalauréat.

– les différentes facultés : Lettres, Droit, Pharmacie, Médecine, etc. Dans la plupart des cas un minimum de trois années d’études est nécessaire. Il donne lieu à l’obtention d’une « licence« . Il s’en suit « la maîtrise » puis le « doctorat ». Les titres obtenus sont nationaux, cependant les sujets d’ épreuves dépendent d’un établissement à un autre. Suivant les académies, la rentrée universitaire a lieu en septembre ou octobre. L’année universitaire est divisée en semestre, le premier va jusqu’à décembre et le second jusqu’à mai. Il y a deux sessions pour réussir les examens. Suivant les académies, la période est juin et septembre ou juin et juillet (quand la reprise se fait en septembre). Les étudiants passent aussi un examen appelé Certificat Informatique et Internet ou « C2I » . Reportez vous à http://www2.c2i.education.fr/sections/accueil/c2i7120/ pour avoir quelques précisions.

      La France est divisée en 3 zones scolaires au niveau des vacances. Les vacances de Toussaint (environ 10 jours fin octobre-début novembre), les vacances de Noël (2 semaines fin décembre-début janvier) et les vacances d’été sont communes aux trois zones. Ensuite, pour les vacances d’hiver (février-mars) et de printemps (avril-mai), chaque zone a deux semaines de vacances, mais en décalé. La date officielle des vacances d’été est  en général le premier juillet mais les professeurs qui participent aux épreuves d’examen ne sont parfois véritablement en vacances que vers le 10/13 juillet. La reprise est généralement vers le 1er septembre.  Nous avons également quelques dates de vacances spécifiques comme le 1er mai (fête du travail), le 8 mai (armistice seconde guerre mondiale), le lundi de Pâques et le lundi de Pentecôte (pas toujours inclus dans des vacances scolaires, parfois « en plus », suivant la zone), le jeudi de l‘Ascension, le 1er novembre (mais inclus dans les vacances de Toussaint), le 11 novembre, le 14 juillet ( fête nationale, mais inclus dans les vacances d’été), le 15 août (Assomption, mais inclus dans les vacances d’été

  

Pour être enseignant en France, il est obligatoire de passer un concours de recrutement. Les enseignants sont des fonctionnaires de l’Etat. L’IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres) prépare au concours de recrutement et assure la formation au métier. Pour l’Enseignement primaire, c’est le concours  de  « Professeur des Ecoles ». Pour l’enseignement secondaire, il y a le CAPES ( Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré), le CAPET (Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement technique), le CAPLP ( Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement professionnel). Ces concours sont ouverts aux titulaires d’une licence (3 ans d’étude). Les PLP sont généralements bivalents, c’est-à-dire qu’ils enseignent deux matières comme Lettres/Histoire ou Mathématiques/Sciences. Les titulaires du CAPES n’enseignent qu’une matière.  Les professeurs des écoles passent de 24 à 26 heures par semaine avec leurs élèves. Les professeurs de collèges et de lycées ont 18 heures de cours par semaine. Malgré leur statut d’enseignant, les professeurs-documentalistes doivent être présents au collège ou au lycée 30 heures par semaine et il est généralement entendu qu’ils travaillent encore 6 autres heures par semaine à l’extérieur pour, par exemple, fréquenter des bibliothèques, des librairies, lire, etc. Généralement ce temps est sous-évalué, surtout si le professeur-documentaliste s’implique dans des animations pédagogiques spécifiques, s’associe à la réalisation d’IDD, de TPE, d’ECJS, etc, cela peut devenir 15 heures ou même plus! Finalement, suivant la façon dont il s’investit et suivant dans quel établissement il est placé, le professeur-documentaliste peut avoir une énorme charge de travail.  Pourtant, souvent, par l’administration ou par les autres enseignants qui ne voient que le temps de présence dans l’établissement, être professeur-documentaliste est perçu comme bénéficier  d’un statut « avantageux ».  Pour l’enseignement supérieur, les candidats aux concours doivent avoir une maîtrise (4 ans d’études) et passer une agrégation. A noter au passage qu’il n’existe pas d’agrégation dans le domaine de la recherche documentaire. Les agrégés ont 15 heures de cours par semaine à assurer. Il est question d’exiger un « master » obtenu en 5 ans d’études pour passer tous les concours indiqués et l’existence de l’IUFM semble être remise en cause. Il y a une forte diminution du nombre de postes offerts aux concours de recrutement des enseignants et quand il y a un manque il faut souvent avoir recours à des contractuels qui sont bien sûr du personnel avec un statut très précaire. Les différentes réformes scolaires entraînent des suppressions de postes et de nombreux professeurs se trouvent soit en sous-service (nombre d’heures de service incomplet) soit dans l’obligation d’enseigner sur 2 ou 3 établissements scolaires pour arriver à réunir le nombre d’heures prévues.

    J’ai donné quelques éléments permettant de situer un peu le système scolaire français par rapport aux autres qui ont été présentés. Il manque des informations par exemple sur l’apprentissage, la formation continue, le contenu des programmes, etc. Je ne pouvais pas aborder tous ces thèmes dans un simple article. J’ai juste voulu ouvrir un éventuel débat et vous demandez si nous étions vraiment « à bonne école », l’expression signifiant « bien entouré pour progresser ». Si vous souhaitez affiner davantage votre documentation sur ce sujet, vous pouvez consulter : http://www.education.gouv.fr/pid8/le-systeme-educatif.html

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Bonne année 2009 à tous !

Animations culturelles, Cinéma, Collection, Gastronomie, Grands événements au lycée, Humour, Pays, Pédagogie, Personnages, Société 20 commentaires

    Personne ne sera sans doute surpris par le titre de mon billet puisque nous sommes en janvier et que nous commençons une nouvelle année. Vous l’auriez été avant 1564 date à laquelle le roi Charles IV décida, par l’Edit du Roussillon, que l’année cesserait de commencer au printemps, mais en janvier ! Sachez que le nom des mois n’avait pas été choisi au hasard, ainsi « septembre » indiquait nettement qu’il s’agissait du septième mois de l’année, « octobre » du huitième, « novembre » du neuvième, « décembre » du dixième. Quand Charles IV a changé l’organisation civile de l’année, il n’a pas pour autant « revu » l’appelation des mois ! Maintenant, l’étymologie du mot n’est plus en adéquation avec son sens : « septembre » est le neuvième mois de l’année, « octobre » le dixième , « novembre » le onzième et « décembre » le douzième ! Devant un tel chamboulement et surtout un tel manque de logique, certains se rebiffèrent et c’est ainsi que naquît la « tradition » du poisson du 1er avril: puisqu’il n’était plus possible de se dire « bonne année », eh bien, on allait faire des blagues aux voisins !

     Outre les voeux adressés le plus souvent par le biais de cartes postales selon la tradition anglaise, les premiers jours de janvier se caractérisent par les étrennes. Il s’agit d’un présent que l’on fait le premier jour de l’année.  Le mot « étrenne » vient du latin « strena » qui signifie « bon présage » ou   » présent de bonne augure ». L’habitude des étrennes se perpétua et se développa beaucoup sous l’Empire romain. En France, au Moyen-Age, elles reçurent dans certaines provinces le nom d' »aguignettes » ou d’aguilaneuf« . Il s’agit d’une déformation de l’expression « au gui l’an neuf » car on considère que le gui porte bonheur. En Normandie, les « aguignettes » étaient en fait des pâtisseries feuilletées que les enfants allaient chercher de porte en porte en entonnant une chanson. Vous pouvez obtenir la recette des « aguinettes » en consultant : http://magene.chez-alice.fr/recette1.html#aguignettes

    C’est cette idée d’échange de cadeaux qui est reprise dans deux traditions qui ont lieu le 6 janvier : en France l’Epiphanie, en Italie la Befana. La « fête des rois » ou « Epiphanie » est une fête païenne très ancienne puisqu’elle se pratiquait déjà chez les Romains qui tiraient au sort avec des fèves pour savoir qui serait le roi du festin. Depuis, le christianisme a consacré cette fête à la commémoration de la visite des trois Rois Mages, Melchior, Gaspard et Balthazar, venus porter des présents à l’enfant Jésus. Aujourd’hui la tradition veut que pour le « jour des Rois », on partage un gâteau appelé « galette« . Selon la région, il s’agit d’un gâteau feuilleté ou brioché.

  La fève d’origine est aujourd’hui remplacée par un petit personnage que prennent plaisir à collectionner les favophiles qui se sont regroupés en association : http://www.fabophiles.fr/ . Certaines fèves valent très cher.

  En Italie, c’est la sorcière Befana qui porte des gâteaux. Son nom est en fait une déformation du mot « Epiphanie ». Elle « intervient » dans la nuit du 5 au 6 janvier. Les enfants accrochent une chaussette non loin de la cheminée pour que Befana dépose des chocolats et des caramels. Si les enfants n’ont pas été sages, Befana leur glisse des boulets de charbon. Il existe des pâtisseries en l’honneur de la Befana : ce sont les  » befaninis ». Vous en saurez plus sur la légende et les gâteaux en consultant ce site fort intéressant : http://www.theatredelasource.qc.ca/francais/befana/bef_recette.html

     Un début d’année est souvent l’occasion de faire un bilan sur les événements passés et parfois on se souvient avec nostalgie d’antan. La crainte de voir devenir surannés certains acquis sociaux fait jaillir un pincement au coeur. Les annuités, en particulier, risquent d’être revues à la hausse ! Combien faudra-t-il d’anniversaires pour prétendre à la retraite ? La durée de travail sera-t-elle annualisée ?  De façon quasi annuelle ou bisannuelle, des réformes chamboulent notre mode de vie. Ne nous a-t-on pas annoncé une « annus horribilis » dans l’espoir que l’expression latine choque moins nos esprits que l’usage du français : une « année horrible » fait davantage trembler ! Aurons-nous pourtant de nouvelles « années folles » avec l’influence culturelle nord-américaine que fait naître l’élection de Barack Obama ? Il y aura aussi la Biennale de Venise avec son fameux « Lion d’Or ». Le 26 janvier prochain, les Chinois rentreront dans « l’année du boeuf » que l’on annonce plutôt prospère. Tout cela va rentrer dans les annales de 2009 et fera la joie des annuaires ou des almanachs.  Je vous présente donc tous mes voeux et que chacun de vos souhaits se réalise.

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Un safari africain

Animaux, Cinéma, Langues, musique, Pays, Pédagogie, Société 8 commentaires

   » Je suis une enseignante autralienne. Je m’appelle Kathie. Mon mari et moi-même avons fait un merveilleux voyage en Afrique. Nous avons commencé notre séjour par Nairobi qui est la capitale du Kenya où nous avons visité un orphelinat d’éléphants et un sanctuaire de girafes avant d’aller dans un centre culturel où il y avait des exemples de types de maisons ou de villages construits dans les multiples variétés de tribus Est -africaines. Nous sommes allés à un spectacle de danse tribales avec musique et acrobaties.

                   

       C’était notre premier jour en Afrique ! Le lendemain, nos 10 jours de safari commencèrent.  La compagnie avec laquelle nous avons voyagé était une organisation canadienne, c’est-à-dire qu’il y avait des participants canadiens. Il y avait aussi un couple des Etats-Unis et une jeune Anglaise. En tout, un groupe très amical, des personnes plus jeunes que nous, mais ça ne nous vexait pas.Nous voulions aussi visiter la Tanzanie

     La vie sauvage était réellement spectaculaire. Je n’aurais jamais cru qu’il était possible de voir tant d’animaux depuis nos véhicules de safari. Il devait y avoir 30 lions ou plus, 100 éléphants et un nombre égal d’hippopotames, une centaine de gazelles de Thomson, millle buffles d’eau et zébres et mille animaux sauvages. Parce que ces animaux sont très volumineux, ils sont très facilement visibles de loin. Et les distances sont vraiment grandes- voir le parc national du Serengeti, la réserve nationale de Masaï Mara, la vallée du Rift, est une expérience que nous n’oublierons jamais. C’est fantastique de regarder l’arrivée d’une grande migration de zébres et toute cette faune !

 

 

 

 

 

   Nous avions un budget voyage. Il y avait peu de commodités dans les habitations et mes vêtements étaient très simples.Cependant, ce voyage fut une expérience unique car nous venions d’Australie et n’avions aucun regret.

     

 

     Après le safari, nous avons passé deux jours dans la région des monts Usambara où nous avons fait une randonnée . C’est un pays très fertile et les gens vivent tous modestement, chaque famille a obtenu un terrain de 5 hectares pendant l’ancien gouvernement socialiste et y fait pousser de quoi nourrir sa famille.

       Ensuite nous avons voyagé jusqu’à l’Archipel de Zanzibar où nous sommes restés 6 jours à explorer à l’aide d’une petite voiture de location. L’archipel est très beau et peu équipé en commerce, bien que différent, j’avais connu cela avant. C’était très peu habité  et il était très souvent difficile de trouver les hôtels qui nous avaient été recommandés. Le sable sur les plages était comme de la poudre de talc. La mer d’un bleu magnifique sur la côte bordait des récifs de corail.

      A travers le Kenya et la Tanzanie  les routes sont de deux types :  ou très bonnes ou épouvantables. Peu de personnes hors des villes ont des voitures et nous avons vu de nombreux villages sans routes accessibles pour nous. Beaucoup d’endroits ne sont accessibles que par des autobus ou des taxis spéciaux. Nous avons trouvé des routes bloquées et la police semblait très malhonnête : les conducteurs étaient obligés de verser de l’argent ou bien ils ne passaient pas.

                                                        

 Le dernier jour nous sommes revenus à Nairobi et nous avons visité l’extraordinaire parc national à la sortie de la ville. J’ai pris d’admirables photos d’autruches et de zébres à Nairobi.

 J’aimerais chaudement vous recommander de visiter le Kenya et la Tanzanie si vous en avez l’occasion. Les paysages et la faune sont magnifiques.  Nous n’avons pas appris  sur les gens et sur leur culture autant que nous aurions voulu mais ceux que nous avons rencontrés étaient très amicaux et faciles à vivre.

             

                      

    Voici mon bref récit de notre safari africain. Je souhaite le proposer à la publication de ce blog mais je laisse à la responsable le soin de traduire mes propos parce que mes possibiltés de pratique de langue française sont très limitées » 

 

             J’ai donc traduit le message envoyé par Kathie et inséré dans son texte les photos qu’elle a envoyées. Je la remercie beaucoup pour sa contribution à l’animation de ce blog dont je sais qu’elle est une des lectrices. J’espère qu’à nous deux nous aurons réussi à vous donner l’envie de visiter l’Afrique, ce merveilleux continent. Pour vous renseigner un peu plus sur les lieux évoqués par Kathie, vous pouvez consulter : http://www.serengeti.org/ , http://fr.wikipedia.org/wiki/Zanzibar_(archipel) , http://fr.wikipedia.org/wiki/Monts_Usambara

 

 

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Entre histoire et légende

Animations culturelles, Cinéma, Littérature, Pédagogie, Personnages, Société 26 commentaires

           Des liens étroits et parfois sanguinaires unissent l’Angleterre et le Limousin. Ainsi le roi d’Angleterre Richard Ier, dit Richard Coeur de Lion,  a fini ses jours à Châlus. On peut avoir quelques renseignements sur cette ville de Haute-Vienne qui est alors rentrée dans l’Histoire   à http://couleur87.free.fr/intour/pays/feuillard/chalus.htm

         A partir de ce personnage historique réel, l’écrivain écossais Walter Scott a publié, en 1819, Ivanhoé, un roman dont l’action se déroule dans l’Angleterre du XII ème siècle. L’auteur a ajouté des personnages fictifs. En littérature ce genre se définit comme le roman historique puisque l’Histoire est au coeur du livre. C’est l’occasion de parler de la vie des chevaliers du Moyen-Age avec les tournois dont l’historique est expliqué dans http://www.france-pittoresque.com/traditions/13.htm. Vous trouverez dans http://www.weblettres.net/pedagogie/contributions/ivanhoe.rtf une contribution de Marie-Pierre Cart pour établir un questionnaire à partir d’Ivanhoé. Ce roman a été adapté au cinéma en 1952 par Richard Thorpe avec la participation de Robert Taylor et Elizabeth Taylor.

       Le Limousin s’efforce de faire revivre cette période médiévale. Je donnerai d’abord l’exemple du château Lastours dont on pourra se faire une idée des animations importantes et riches en couleurs en consultant  http://www.casteland.com/pfr/chateau/limousin/hvienne/lastours/lastours.htm   et http://www.visitorama.com/87/Chateau-De-Lastours2.html . J’ajouterai ensuite que l’an passé, Bridiers, près de La Souterraine, a fait revivre toute une fresque médiévale dont on peut voir un extrait du spectacle à http://fr.youtube.com/watch?v=B0zsG3eFpAw  et l’intégralité de la présentation du spectacle à http://www.bridiers.fr/amvpb/spectacle_2007_info.php  Il y a également l’excellent article sur Bridiers dans Pays du Limousin n°36 du 15 août au 15 octobre 2008 (p 20 à 27) . D’autres régions conservent bien sûr des vestiges du Moyen-Age. Je ne prendrai l’exemple que de Provins dont on peut avoir une idée grâce à ce site : http://www.provins.net/

        Mais j’aimerais vous proposer une petite sélection de sites en rapport avec la vie chevaleresque Commençons par  http://www.ac-noumea.nc/lettres/seqchevalier.htm  qui étudie le thème du chevalier dans la littérature de jeunesse. Poursuivons avec Perceval évoqué dans http://www.lettres.ac-versailles.fr/spip.php?article457 et Yvain  dont il est question dans http://www.lettres.ac-aix-marseille.fr/college/lectecr/yvain.html. Arthur est au centre de toutes les légendes : http://www.lesroutesdavalon.com/   et  http://www.canalacademie.com/La-legende-du-roi-Arthur.html    fourmillent de pistes pédagogiques. On pense alors à la forêt de Brocéliande  ( http://www.centre-arthurien-broceliande.com/menu.html ) ou à Merlin http://www.decourberon.com/merlin/) . Le numéro 959 de TDC en date du 1er septembre 2008 fait le point sur la légende arthurienne. Sachez qu’en fait, cette légende repose  sur le centurion romain Lucius Artorius Castus qui, au Vème siècle alors que l’Angleterre s’appellait encore « Bretagne » aurait remporté douze grandes batailles contre les Saxons. A partir de là, plusieurs écrivains ont imaginé une épopée fantastique avec l’épée magique Excalibur. Cette époque est celle des combats et, paradoxalement, celle de la foi religieuse avec la construction des cathédrales :  http://crdp.ac-amiens.fr/crdp/ingedoc/carte_ressources/trhactivites.htm

    Sachez que cette période historique est très étudiée aux Etats-Unis dans le cadre de l’apprentissage de la civilisation française.  Il existe le site anglophone de l’université de Rochester qui est très complet avec textes et iconographies : http://www.library.rochester.edu/camelot/cphome.stm?CFID=21634270&CFTOKEN=13254425&jsessionid=5a30a6da432358432027 . Il est possible aussi de se familiariser avec la vie quotidienne au Moyen-Age en consulant ce site qui a été réalisé par un professeur d’histoire à partir des fiches du musée du Moyen-Age de Cluny : http://histoireenprimaire.free.fr/ressources/vie_quotidienne_au_moyen_age.htm . Allez également jouer et tester vos connaissances sur le merveilleux site d’Isabelle Aubé consacré à cette époque historique : http://www3.sympatico.ca/isabelle.aube/ Un autre jeu interactif pour connaître absolument tout sur le vassal, le suzerain, la dîme, la gabelle, etc : http://www.curiosphere.tv/moyenage/labo_ma02.htm

 Cet été, Debra, de l’Ohio, a visité le quartier de la rue de la Boucherie dont vous verrez quelques photos à  http://www.echos-du-limousin.com/page5_7.htm  , avec encore plus de détails sur http://www.france-voyage.com   Notre correspondante Daleen, d’Afrique du Sud, elle, a remarqué les très jolies maisons à colombages (voir sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Pan_de_bois ) près du jardin de l’Evêché.

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