Sirène d’alarme

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      La plupart de mes billets gravitent autour de la littérature car il est normal de parler de livres lorsqu’on gère un CDI. Alors si les premières lignes de cet article évoque Hans Christian Andersen, vous n’en serez pas surpris ! Vous n’ignorez sans doute pas qu’il est un auteur danois célèbre pour ses contes.

 Hans Christian Andersen 1805 1875 

   Parmi les histoires qu’il a écrites, celles de  » Le vilain petit canard » et « La petite sirène » sont les plus connues. Cependant vous ne souvenez peut-être plus très bien de la trame de ces récits, aussi vais-je vous la rappeler. Dans  Le vilain petit canard, un « canard » est rejeté par sa famille parce que son aspect ne correspond pas à la norme. Exclu de son environnement de naissance, l’animal erre et subit d’incessantes moqueries jusqu’à ce qu’il arrive dans la communauté des cygnes où il se sent parfaitement accueilli car son « anomalie » de petit canard cachait en fait une « normalité » de cygne.  Un même sentiment de rejet de la différence a été repris dans « Le Merle blanc » d’Alfred Musset. Dans La petite sirène, l’écrivain danois raconte l’amour impossible d’une sirène pour un homme, la métamorphose de l’être mythologique en femme ne changeant rien  aux sentiments éprouvés.  A la fin du conte, l’ancienne sirène se jette à l’eau et devient écume, et s’engage à veiller sur le bonheur des hommes durant trois siècles. En hommage à cette héroïne, une statue a été érigée dans le port de Copenhague.

 La Petite_sirene

                                                                                 

                              Ces deux narrations peuvent être ressenties comme un symbole à l’heure où se déroule le sommet mondial pour une réflexion sur les changements climatiques. Le « vilain petit canard » n’est pas reconnu par ceux qui devraient être ses pairs parce qu’en fait il n’est de leur famille : les pays qui ne respecteront pas les accords sur la limitation de la pollution devraient être bannis. La petite sirène se dévoue pour les hommes : il est dans l’intérêt de la planète de réagir pour arrêter le processus de détérioration climatique. Les enjeux sont essentiels et la population mondiale se sentirait trompée, méprisée et surtout condamnée si rien de décisif n’était retenu pour définir un profond et détaillé programme d’actions : pas de nouveaux Rio comme en 1992 ou Kyoto comme en 2005  car les principes définis étaient bien trop minimalistes et, de plus, en 2009, la situation est encore plus urgente ! Au lycée, nous sensibilisons nos élèves à la protection de l’environnement et ce ne serait que mascarade que de ne pas leur donner les moyens d’amplifier ces actions quand ils vont entrer dans leur carrière.  Des démarches individuelles faites de bonne volonté ne suffisent pas, l’avenir est en jeu. Voici un lien pour expliquer l’importance de ce sommet : http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les_dossiers_de_la_redaction/climat_copenhague_decembre_2009/p-5952-Sommet_de_Copenhague_quel_avenir_pour_notre_climat.htm

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Des petits noms pour de grandes causes

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        Le 25 novembre, c’était donc la Sainte Catherine avec sa tradition du port  des  chapeaux excentriques. Le 6 décembre, ce sera la Saint Nicolas qui est souvent perçu comme une sorte de Père Noël dans les pays anglosaxons.

Saint Nicolas

                        Ces prénoms sont associés à des traditions bien ancrées dans nos civilisations. Si l’on part du principe qu’à certains « petits noms » (par opposition à « nom de famille ») s’associe très souvent un usage précis, il est intéressant de chercher, dans le vocabulaire,  des expressions qui en contiennent et d’essayer de voir à quoi on a voulu faire référence.    

                        Beaucoup font référence à la Bible : être un Judas (être un traitre), la pomme d’Adam (saillie masculine à hauteur de la tyroïde), être en tenue d’Eve (nue), pleurer comme une Madeleine (la prostituée Madeleine a longuement pleuré aux pieds de Jésus), tranquille comme Baptiste (le prophête Baptiste passait pour un être très placide ), être un Thomas ( avoir des doutes, comme l’apôtre Thomas qui n’a pas cru à la résurrection du Christ). D’autres font allusion à la mythologie :   »fort comme Hercule » (Hercule ayant su sortir victorieux des fameux douze travaux qui lui ont été imposés ), tonnerre de Zeus (juron dit pour exprimer sa colère), riche comme Crésus, le fil d’Ariane (pour exprimer un lien entre deux choses), un travail de Pénélope ( quelque chose qui ne finit jamais), une épée de Damoclès (avoir un danger qui menace), le supplice de Tantale, la boîte de Pandore, enfourcher Pégase.

                        Mais il y encore d’autres prénoms que l’on peut associer à des expressions assez familières.  Certaines sont conçues à partir de sortes de rimes, c’est-à-dire de sonorités proches : « A la tienne Etienne » (pour trinquer ), « ça roule Raoul » (tout va bien). D’autres s’inscrivent dans des règles de jeux, en particulier la pétanque :  « baiser Fanny« , « chanter Manon« .

                        Et il y a aussi tous les prénoms (souvent féminins !) qui ont été donnés aux cyclones qui ont ravagé les Etats-Unis. Lors de mon dernier billet, je vous ai parlé de Katrina, mais vous aurez leur liste complète à : http://www.tibleu.com/html/index2.htm Ces perturbations sont naturelles mais il faut tout de même rappeler que leur intensité va en se multipliant et ce phénomène est à mettre en relation avec la pollution. Je ne sais si le sommet de Copenhague (Danemark) qui va s’ouvrir ces jours-ci va aborder ce problème pourtant lié au réchauffement de la planète.

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Florilège de voyages

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   L’automne  s’est bien installé et l’on sent les premiers frimas. Les feuilles jonchent le sol et tourbillonnent au moindre vent. Toussaint approche et l’on pense aux tombes que l’on ira fleurir. Les fleurs accompagnent les grands événements de la vie : naissance, mariage et mort.  Outre ces grandes dates, la nature, le jardin et l’horticulture en particulier prennent de plus en plus d’importance, sans doute parce qu’il y a un lien avec l’écologie. Mais, et cela peut sembler un paradoxe, le tourisme profite de cet attrait pour proposer quelques destinations qui permettent la découverte de nouveaux Edens. Puisque les vacances seront à la fin de cette semaine et que vous souhaitez peut-être programmer un voyage, j’aimerais vous présenter quelques-uns de ces lieux. Par ailleurs, l’hôtellerie et la restauration sont très liées aux raisons pour lesquelles les clients viennent et l’attrait pour les jardins peut en être une : http://www.levoyageur.net/jardins.php

      http://orchidees.provence.free.fr/jar.bot/cadre.jar.bot.fra.html  et http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_jardins_botaniques  dressent une liste très complète des jardins botaniques dans le monde, mais  j’en  présenterai quelques-uns en particulier. Commençons par  l’Afrique du Sud où habite Daleen. Entre Le Cap et Port Elisabeth, on trouve de très nombreux jardins botaniques avec une très grande densité de fleurs puisque l’on recense environ 18 000 espèces. Les plus connues, sans doute parce qu’elles symbolisent le pays, sont les glaïeuls et les protéas.

Le Cap en Afrique du Sud

 

Port-Elizabeth en Afrique du Sud

                                              Glaïeuls 

                                             Protéa

      La « Route des jardins«   est réputée en Afrique du Sud est un des plus beaux lieux est le jardin de Kirstenbosch dans la région du Cap. En ce moment, dans ce pays, le printemps s’achève et l’été approche aussi c’est la pleine floraison. La ville dans laquelle habite notre amie, Bloemfontein,  est appelée « Cité des roses«   et il y a des parcs prestigieux : http://www.bloemfontein.co.za/page_overview.php?val_id=1&subd_id=40

       Poursuivons avec le Japon où vit notre amie Mariko. Bien sûr, actuellement, les cerisiers ne sont pas en fleurs mais n’oubliez pas l’importance des jardins de pierre dans ce pays.  Les espaces sacrés, et les temples en particulier, regorgent de plantes : lisez cet article pour vous informer :  http://japanfan.free.fr/flore.html  Les parcs autour de Tokyo où vit notre amie sont des merveilles.

Koraku-en Okayama

 

                                                         Jardin de thé au Japon

           Avant de revenir en Europe, faisons un tour par le Costa Rica qui est considéré comme un paradis écologique tropical. Il y a des espèces d’orchidées d’une rare beauté. Les cascades d’eaux chaudes des jardins de Tabascon surprennent le touriste. La flore mais aussi la faune (les papillons et les colibris en particulier) sont remarquables. Voici un lien qui va vous donner une idée du magnifique spectacle : http://www.waterfallgardens.com/

                                            Carte du Costa Rica

           L’ile portugaise de Madère est surnommée « l’île aux fleurs« . On y trouve des hibiscus, des orchidées, des jacarandas, des amaryllis, des mimosas, etc

                                 Madère

      Et bien sûr les Pays-Bas  la production de tulipes, jacinthes, iris et crocus. La campagne hollandaise ressemble à un damier multicolore.

                                                          Parc de Keukenhof 

                                                          Les magnifiques tulipes

               Enfin, si nous rentrons en France, il ne faut pas oublier la vallée de la Loire, les jardins de  Claude Monet (http://www.vernon-visite.org/rf3/jardin_monet.htm ) ,  le jardins des plantes (http://www.mnhn.fr/museum/foffice/tous/tous/GuideDecouverte/lieuxVisiter/LieuxAVisiter/FLieuAVisiter.xsp?AE_ID=214&INFO_ID=21&LIEU_ID=158&MAN_ID=273&SITE_ID=10&idx=1&nav=liste), le parc floral de Vincennes (http://www.parcfloraldeparis.com/parc_floral.html ) , etc.

       Vous l’aurez compris, « florilège  » , qui signifie « sélection de choses belles et remarquables » est un dérivé du mot « fleur »

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Pour une rentrée en pleine forme

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    Les vacances ont débuté le 2 juillet au soir mais auparavant il y a eu cette importante réunion au lycée Monnet en présence de l’inspectrice Madame Nys. Vous trouverez un compte-rendu de cette journée à http://www.ac-limoges.fr/doc/spip.php?article611

   Je désire reprendre à mon compte la plupart des principes définis lors de ce débat.  Ainsi je vais poursuivre   » le développement de  l’accès aux technologies numériques éducatives et en favoriser leur usage «  par le biais de ce blog.  Je mets cet espace virtuel au service des enseignants et des élèves de mon lycée de façon à leur fournir une base d’information utilisable, suivant le cas, pour la préparation de leurs cours ou bien pour la réalisation des devoirs demandés. Ils pourront aussi s’y exprimer directement en rédigeant des commentaires sous les articles déjà écrits ou bien m’informer de leur désir d’être eux-mêmes auteurs d’un billet.

   Comme l’an passé, j’ouvrirai les colonnes de ce blog à des professeurs enseignant à l’étranger ainsi qu’à leurs élèves. Ceci se fera sur la base de la francophonie et de la découverte de « l’ailleurs« .  Dans une certaine mesure on peut y voir la prise en compte de  » l’amélioration de la pratique des langues vivantes  » car, d’une manière générale, d’une part tous nos élèves ne sont pas francophones d’origine et d’autre part le fait de les mettre en contact avec des étudiants habitant les Etats-Unis, l’Argentine, l’Italie, la Pologne, la Roumanie, etc peut largement les motiver pour apprendre d’autres langages. La plupart des partenaires de la saison 2008-2009 ont renouvelé leur désir de poursuivre le nouveau mode d’échanges débuté. Je voudrais aussi préciser que je suis en train de « négocier » un partenariat avec une enseignante Français Langue Etrangère du Danemark.  Copenhage ayant était choisi pour un sommet mondial sur le développement durable en décembre 2009, il sera alors aisé de rédiger des billets sur ce thème de façon à  poursuivre la généralisation de l’éducation au développement durable. Je souhaiterais aussi indiquer que j’ai pris contact avec une enseignante  du Mexique de façon à avoir une  approche de l’Amérique Centrale. Bien entendu il sera toujours possible de compter sur l’aide de Mariko du Japon, de Jocelyne du Québec, Daleen d’Afrique du Sud, Salvelina et Marieta du Brésil, de Nelly d’Uruguay, etc

   Des articles « sérieux » mais sur un ton avenant de façon à prévenir l’absentéisme et le décrochage scolaire grâce à tout l’aspect ludique qu’offre un blog. L’accent sera mis en priorité sur la gastronomie pour tenir compte de la spécificité de notre lycée. Cela va dans la logique de rendre ses lettres de noblesse à la voie professionnelle.

  J’ai donc énuméré les principales pistes de travail qui seront mises en oeuvre. Je compte sur votre appui pour la réalisation. Je remercie d’avance toutes les bonnes volontés. Je vous souhaite de très bonnes vacances. Nous nous retrouverons à la rentrée de septembre bien qu’il soit possible que j’ajoute éventuellement des commentaires à des articles déjà publiés si l’actualité s’y prête.

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Que d’événements aujourd’hui !

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      Regardez d’abord votre calendrier et constatez que nous sommes le 21 juin. Eh oui, nous changeons de saison ! Nous rentrons dans l’été et en général chacun s’en réjouït puisque cela veut dire que les « grandes vacances approchent » ! A nous le soleil, la plage, les loisirs ! Enfin, façon de parler, parce que la crise économique et sociale limite bien la réalisation de nos désirs !

    Est-ce bien tout au niveau du calendrier ? Eh bien non parce que nous sommes le troisième dimanche de juin et donc c’est aussi la fête des pères ! Si vous consultez http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAte_des_P%C3%A8res , vous constatez d’une part que cette date n’a pas de caractère universel mais que, d’autre part, c’est tout de même le troisième dimanche de juin qui rassemble le plus de pays! Nos amis argentins, canadiens et japonais vont honorer les Papa en même temps que nous.

     Je ne sais si vous avez des idées de cadeaux pour votre Papa mais un enfant japonais ne devrait pas avoir de difficulté puisque dans son pays l’emballage des paquets est une tradition ! Au Japon, cette activité est considérée comme un art et en tout cas tout vendeur débutant doit commencer par apprendre à emballer les paquets. C’est une question d’esthétique avec la régularité des angles du paquet et la netteté du ruban disposé bien à plat . Tout peut s’emballer et, lorsqu’il s’agit de nourriture, la subtilité est que « l’enveloppe » est elle-même mangeable ! Ainsi les bonbons sont souvent enveloppés dans une feuille translucide « d’agar » qui est elle-même comestible . Il s’agit d’un produit gélatineux obtenu à partir de poudre.

                                        

   Les Japonais utilisent des téguments de jeunes bambous pour envelopper les « sushi » de maquereau salé. Tout produit doit être ainsi « couvert » de telle sorte que l’emballage le rende plus joli et un peu mystérieux bien que la forme du « cadeau » permette tout de suite de savoir de quoi il s’agisse.  Il est en effet très facile de déterminer le contenu d’un paquet-cadeau car à chaque objet correspond un type d’emballage spécifique. Les cadeaux ne sont jamais véritablement des surprises mais le contenant a auant sinon plus d’importance que le contenu. On peut définir cela par du raffinement . Les différentes techniques de pliages sont expliquées à http://raffa.grandmenage.info/post/2006/11/17/Eco-emballer_les_cadeaux#tissu.  L’art d’emballer s’appelle le « furoshiki » . On estime que la tradition vient du fait que pour aller au bain public les Japonais utilisaient une sorte de baluchon fait à partir d’une serviette éponge dans laquelle ils rassemblaient tout ce qui serait nécessaire à leur toilette. A partir de là, tout emballage a porté ce nom. Mais le « furoshiki » n’a pas seulement d’importance dans les relations amicales, je veux dire dans le cadre de cadeaux offerts à l’occasion, par exemple, d’un anniversaire, il a des implications dans le domaine de la vente puisque chaque magasin peut ainsi utiliser cette technique pour se définir. Cela relève donc du domaine publicitaire.

    Mais, si vous êtes un enfant japonais, vous pourrez aussi combler votre père en lui offrant une composition florale . L‘ilebana est l’art de la composition florale et c’est dans cette technique que le raffinement japonais se note le plus. Très prisés à la cour durant l’époque Heian (VIIIe – XIIe siècle) les concours de composition florale se sont ensuite considérablement développés. C’est au cours d’un voyage en Chine que le moine japonais Ono No Imoko a été très impressionné par les arrangements floraux « rikka » (vertical) des temples bouddhistes. De retour dans son pays, il a introduit les bouquets dans les cérémonies religieuses. Toute réalisation florale doit respecter un principe de base fondamental que l’on nomme « ten-chi-jin » et que l’on peut résumer par la trinité « ciel-terre-homme ». Dans toute composition florale, le ciel est représenté par la branche supérieure, l’homme par les branches du côté droit et la terre par les branches les plus basses et celles du côté gauche.

                                        

                                         

                          La réalisation d’un bouquet réside dans l’observation attentive de la qualité de la fleur, sa forme générale, sa tige et son feuillage. Il faut absolument éviter d’associer dans un bouquet le même genre de fleurs et il faut, au contraire, rechercher les contrastes. Ainsi, voici quelques conseils de base :

-Association de fleurs légères avec des fleurs lourdes (gypsophile et dahlia, alstroémère et rose de Noël)

                                                         

                                                      

                                                        

                                                      

-Association de fleurs en épi avec des fleurs en boule (delphinium et pivoine, ixia et coréopsis, muscari et primevères)

                                                    

                                               

                                               

                                                

                                                

                                                  

-Association de fleurs mousseuses, en ombrelles, vaporeuses, avec des fleurs aux contours précis (lilas et lis, nérine et oeillet, iris et tulipe)

                                                    

                                                    

                                                

                                                     

                                            

                                                          

-Association de fleurs composées  avec de fleurs à corolle lisse (gerbera et rose)

                                         

                                        

-Association de fleurs « nettes » avec des branches mouvementées (camélia et corylus « contorta », arum et saule)

                                          

                                        

                                        

                                          

-Association de fleurs fragiles avec du feuillage à texture souple fine (pois de senteur et capillaire, orchidée et fougère)

                                              

                                              

                                                

                                                

-Association d’un feuillage brillant avec du feuillage mat (magnolia grandiflora et acer palmatum)

                                              

                                              

-Association de feuillage vert bleuté avec du feullage rouge (hosta et prunus)

                                         

                                           

-Association d’un feuillage vert clair avec un feuillage vert foncé (Cornus alba et laurier-cerise)

                                        

-Association d’un feuillage vert-jaune avec du feuillage vert bleuté (bambou et cèdre)

                                   

                                     

              Il s’agit d’une première initiation à l’art floral japonais. Ceci m’a paru d’autant plus important d’aborder ce sujet que les élèves de notre lycée sont sensibilisés à la présentation d’une table de restauration sur laquelle des fleurs sont souvent posées.

           Enfin, si vous regardez à nouveau la date du calendrier, vous verrez que ce premier jour d’été correspond à la fête de la musique dont voici le programme en France et à l’étranger : http://fetedelamusique.culture.fr/ Il faut tout de même rappeler que cette idée est née en France et qu’il s’agit de la vingt-huitième édition. L’inspirateur en est l’ancien ministre de la Culture Jack Lang , sous la présidence de François Mitterrand.

       

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C’était le temps des fleurs …

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     Nous sommes encore au printemps même si l’été approche. La nature est en pleine évolution et toutes les transformations sont bien visibles dans les jardins. C’est l’époque de la floraison. Au Japon, les plantes font l’objet de beaucoup d’attention. L’extraordinaire diversité de la flore qui caractérise le Japon s’explique par son extension en latitude, son climat contrasté qui va du subarctique au subtropical. Ce sont les bougainvillées, les poinsettias et les hibiscus qui dominent. Le mot « poinsettia » vient du botaniste Joel Roberts Poinsett.

                                                                  

                                                                              

                                                                            

          Le camélia, les chrysanthèmes, les pivoines, le liseron (appelé aussi « la belle-de-jour« ), le rhododendron (appelé aussi « azalée« ) sont souvent l’objet d’expositions florales dans les temples.   L’amour des Japonais pour les fleurs et les plantes est bien connu.    

                                                                                                                          

 

                                                          

                                                          

    La fleur de cerisier est la fleur nationale du pays car elle rappelle les samouraïs du Japon féodal qui faisaient un parallèle entre la précarité de leur vie de guerriers, en permanence menacée par les combats, et la brève beauté de cette fragile fleur.

                                                           

                                                                      

     L’époque de la floraison des cerisiers est l’un des évenements les plus importants du calendrier japonais. Le pays est tenu informé par la presse de l’évolution. On appelle cela le « hanami » qui signifie littéralement « regarder les fleurs ». On profite de la belle saison pour pique-niquer et chanter sous les cerisiers en fleurs. Toute cette attitude participe au « sakurazensen«   qui veut dire « ligne de floraison des cerisiers ».

                                                                             

                                                                        

        Le château de  Himeji-jô          nous a déjà été présenté par notre amie Mariko dans http://www.weblettres.net/blogs/article.php?w=capdebonneesper&e_id=7968 mais ces jours-derniers elle a visité le temple Chichibu. Voici quelques images de la flore que l’on y trouve en abondance  mais aussi des magnifiques décorations du temple.

                                                                         

                                                                        

                                                                        

                                                                      

                                                                    

Regardez aussi cette vidéo sur la flore du temple Chichibu : http://www.youtube.com/watch?v=9HlMC615RDw

     Dans un prochain article il sera question de l’ »ikebana » c’est-à-dire de l’art floral japonais. Je peux déjà vous expliquer que « ikebana » signifie littéralement « fleurs vivantes » car il est formé de « ikeru » qui signifie « faire vivre » et de « hana » qui veut dire « fleurs ».

         Je remercie Mariko de m’avoir suggéré ce billet et de m’avoir fourni quelques photos. Le titre de cet article se référe à  cette chanson dont on peut entendre un extrait à http://chansons.ina.fr/index.php?vue=notice&id_notice=I07187460  et  lire les paroles à http://fr.lyrics-copy.com/dalida/le-temps-des-fleurs.htm

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Le pont japonais

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      Le mois de mai est souvent présenté comme une période pendant laquelle, en France, les jours fériés se succédent. Ainsi, cette année, le 1er mai était un vendredi, le 8 mai aussi, mais il y aura aussi le jeudi 21 mai (Ascension) puis le 31 mai (Pentecôte). Puisque les 1er et 8 mai étaient un vendredi, certaines administrations et entreprises ont accordé à leurs employés le samedi pour faire « un grand week-end ».  Puisque l’Ascension est un jeudi, le vendredi est souvent aussi accordé et parfois en complément du samedi et du dimanche. On a l’habitude de parler de « pont » pour désigner un week-end et quand on trouve que vraiment le repos obtenu est appréciable, certains vont jusqu’à dire …viaduc ! On peut alors se demander ce qu’il en est dans les autres pays.

     Prenons par exemple le Japon qui, au contraire, jouït d’une réputation d’avoir un peuple très travailleur, y-a-t-il aussi « des ponts  » ? Je commencerai par dire une boutade en vous répondant que « les ponts japonais » sont bien connus puisqu’ils ont plu au peintre impressionniste Claude Monet ! Bien que cet artiste ne soit jamais allé au Japon, il était fasciné par le pays du Soleil Levant. Ainsi, dans sa maison de Giverny, le jardin d’eau est orné d’un petit pont qui enjambe l’extrémité du bassin. La forme arquée de cette passerelle lui a valu le nom de « pont japonais » et il posséde une tonnelle. En fait, Claude Monet a peint le pont qu’il a fait faire dans son jardin.

                                           

    Plus sérieusement maintenant, je dirais maintenant que oui, il y a des « ponts » au Japon, même si c’est rare, le plus connu est la « Golden Week«   que l’on peut traduire en français par « la Semaine d’or« . Il s’agit de jours fériés qui se succédent : 4 en 7 jours !  Le 29 avril de chaque année, les Japonais célèbrent la  » Fête de Shōwa » (Shōwa no Hi). Il s’agit de célèbrer l’anniversaire de l’empereur l’empereur Shōwa (Hirohito) né le 29 avril 1901 bien qu’il soit mort le 7 janvier 1989 et qu’il y ait aussi des polémiques sur son rôle pendant la seconde guerre mondiale. Depuis son décès, c’est son fils Akihito qui est empereur.

                                                   

                                               

      Le 3 mai est la seconde fête de la « Semaine d’or ». Il s’agit de commémorer la Constitution de 1947. Cette journée est appelée Kempō Kinen Bi . C’est un événement très important puisque cette constitution a été élaborée au-delà de la seconde guerre mondiale et donc au-delà de la capitulation du Japon.  Les articles de cette constitution se sont fortement inspirés du travail de réflexion de Douglas Mac Arthur, commandant suprême des forces armées américaines.

                                          

     On pourrait voir un acte contre-nature de célèbrer  une constitution dictée par l’ennemi d’hier, mais ce serait ignorer que si d’un côté Douglas Mac-Arthur incarne un ancien rival, il est aussi un allié car il a personnellement appuyé le statut « d’innocents » pour les membres de la famille impériale lors du procés de Tokyo ouvert le 19 janvier 1946. Il s’agissait de juger les « criminels de guerre japonais de la seconde guerre mondiale » et Hirohito et sa parenté ont ainsi bénéficié d’une exonération de responsabilités. Il faut dire que deux raisons expliquent cette grande clémence. Les onze juges du Tribunal Militaire International pour l’Extrême-Orient ont à leur tête le procureur Joseph Berry Keenan. Il est américain et a servi pour l’administration de Franklin Roosevelt puis celle de Harry Truman et il serait difficile d’incriminer Hirohito et sa famille pour « crime de guerre » alors que les Etats-Unis ont eux-mêmes largué deux bombes atomiques avec des effets dévastateurs sur le Japon ! Il y a aussi à prendre en considération la stratégie américaine consistant à ne pas déstabiliser politiquement  le Japon en épargnant l’empereur Hirohito et sa famille, et ceci est d’autant plus important que la guerre froide a fait naître  la guerre de Corée  qui menace et qu’il est très intéressant de faire du Japon un allié ! L’article 9 de la constitution japonaise de 1947 interdit la création d’une armée japonaise, mais, sous des couverts de « protection » par rapport à la Corée du Nord soutenue par les Soviétiques et les Chinois, le Japon est autorisé à organiser une « force d’autodéfense« .

Le 4 mai, les Japonais célèbrent Midori no Hi que l’on peut traduire par Fête de la Nature ou de la Verdure. Les jardins japonais sont souvent petits mais dessinés avec soin de façon à former un paysage en miniature. Voici quelques exemples de décorations de jardins japonais : http://www.dailymotion.com/video/x3hv04_jardins-japonais_blog . Le « bonsaï » est l’art de cultiver des arbres miniatures. Chaque rocher, pièce d’eau et plante est mis en valeur. Regardez quelques réalisations avec http://www.youtube.com/watch?v=mfrs_oZfk_M&hl=fr

  Enfin, le 5 mai, les Japonais célèbrent Kodomo no hi que l’on peut traduire  par « Fête des enfants » bien que ce soit particulièrement les garçons qui soient fêtés. Des animations spéciales caractérisent cette journée. Ainsi les enfants prennent un bain d’iris (shōbu-yu ), boivent du saké additionné d’iris, dégustent des Kashiwa-mochi qui sont des sortes de gâteaux de riz fourrés d’une purée de haricots rouges sucrés, le tout enroulé dans une feuille de chêne. Parfois ils mangent aussi des chimaki. Il s’agit d’une sorte de gâteau de riz agglutiné servi dans une feuille de bamboo.

                                                                   

                                                                   

   Les enfants reçoivent une « poupée de mai » et des « drapeaux carpe« . On peut en admirer à cette adresse : http://www.japan-photo.de/e-kodomo.htm

                                                                 

   Cette semaine d’or est une période très importante au Japon au niveau touristique puisque ces jours de repos sont des occasions rêvées pour faire des visites. Mais, ces jours là, les prix flambent et finalement l’or est très utile mais …dans le porte-monnaie …pour passer cette semaine !

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Enlève tes charentaises, et va voir les thèses en chars !

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       Est-ce que vous êtes pantouflard ? Vous ne pouvez pas répondre parce que vous ne savez pas ce que ça veut dire, c’est cela ? Eh bien, être « pantouflard », c’est se sentir tellement confortable dans ses pantoufles que l’on se plaît à ne pas quitter son chez-soi, bref, c’est être casanier.

      Je vis à Limoges et cette ville était autrefois très connue, non seulement pour sa porcelaine (c’est encore le cas, heureusement !) mais aussi pour la fabrication de chaussures. Il y avait, dans mon enfance, à l’emplacement actuel du centre commercial appelé « Centre Saint Martial« , une grande usine de chaussures : l’entreprise Heyraud. Vous lirez l’histoire de cette entreprise dans cet article : http://www.heyraud.fr/historique . Il eut parfois des conflits  sociaux au sein de cette fabrique comme le montre la photo ci-dessous

                                                               

       Beaucoup de Limougeauds étaient cordonniers c’est-à-dire réparateurs de chaussures. Il y avait peu de temps que les gens de la campagnes ne portaient plus en permanence leurs sabots et alternaient souliers et charentaises. Ces pantoufles, créées à partir de rebuts de feutres, doivent leur nom au fait d’être sorties d’une usine installée en Charente.

                                                                   

        L’expression « Etre dans ses petits souliers » signifie être embarrassé. Vous le n’êtes pas ! Vous voulez même, peut-être, « trouver chaussure à votre pied » , c’est-à-dire avoir sous la main la personne ou la chose qui vous convient exactement. Eh bien, je vous propose de ne pas du tout être pantouflard et de partir avec moi au Luxembourg pour assister à un défilé de chars pas ordinaire.

                                                           

                                                           

               Il y a trois langues officielles dans ce duché : le luxembourgeois, le français et l’allemand.  La capitale est Luxembourg. Aujourd’hui, nous nous intéresserons à Esch-sur-Alzette qui est la seconde ville du pays avec 27 244 habitants.

                                                             

                Hier, dimanche, donc le 15 mars, il y avait la cavalcade à Esch mais n’imaginez surtout pas que je vais encore vous parler de « grosses têtes », de sa majesté Carnaval, des reines, etc. Il y avait bien la fête mais elle avait un esprit particulier : elle était porteuse de messages, je dirais presque de thèses ! Bien sûr, les confetti, les traditionnelles majorettes et  la bière très appréciée dans les pays du Nord étaient de la partie.

                                                             

                                                                            

                                                            

                                                           

        Mais, ce qui se dégageait de tout cela, c’était plutôt une certaine philosophie, celle qui consiste à faire cohabiter l’esprit festif et une prise de conscience citoyenne.  Qu’est-ce que cela signifie ? Eh bien, par exemple,  même dans le cadre d’un divertissement, on peut aborder le thème de l‘écologie, du développement durable, du tri sélectif. Jugez -vous-même ! Pas de mise en scène à la manière du « showbiz », pas de surenchère pour épater la galerie. Les chars sont « faits maison » avec des moyens très réduits. Il suffit d’un peu d’ingéniosité et non seulement  celui qui défile  est original mais il attire aussi l’attention du public sur des problèmes sociaux d’actualité.

                                                        

                                                       

            

                                                      

                                                      

   La calvalcade est aussi un prêtexte pour rappeler les grandes causes nationales : ligue contre le cancer, société protectrice des animaux, etc. Dans l’assistance, on notait la présence de nombreux handicapés moteurs ou cérébraux.  Il y avait beaucoup de personnes en fauteuil roulant et ils étaient le centre de toutes les attentions pour leur offrir des bonbons, des stylos, des paquets de popcorn, des casquettes, etc.

                                              

     Chacun fraternise. Le « cow-boy » n’est plus l’ennemi de l’Indien. Dans la rue défile un monde idéal où chacun se sent bien et communique avec les autres. Les paysans luxembourgeois ont accepté bien volontiers de prêter leurs tracteurs dont ils se servaient pour leurs cultures pour que, bien nettoyés et « bichonnés », ces engins tirent les chars. C’est cela la solidarité !

                                         

                                        

                                       

          Puisqu’il faut être modeste et en même temps valoriser ce que l’on posséde, inutile d’inviter des personnalités sportives pour animer le spectacle.  Le club local de gymnastique et de trampoline s’est chargé des animations. Regardez-plutôt ces acrobaties !

                                        

                                       

                                        

        Puisque j’ai commencé cet article avec des jeux de mots basés sur des sonorités proches, je le terminerai de la même manière en disant qu’au Luxembourg, la bourrade ( petit coup brusque donné comme marque d’amitié) n’est pas un luxe mais une tradition et que les Luxembourgeois ne sont ni des bourgeois ni des amateurs de luxe !

      J’ai rédigé ce billet sur la base d’un reportage-photo de la cavalcade d’Esch que m’a adressé Marie-Annick, l’enseignante qui était déjà à l’orgine du texte sur les lampions. Je la remercie beaucoup.

 

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Le « Fées-ch’tis-val » de Limoges

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       Le dimanche 1er mars a été doublement fêté à Limoges. D’abord, comme partout en France, nous avons eu une attention particulière pour les grands-mères car c’était leur fête. En effet, depuis 1987, une marque de café  du groupe Kraft Foods et appelé « Café Grand-mère » a instauré une célébration particulière pour chaque »Mamie » ou « Mémé » le premier dimanche de mars. Cette date figure même maintenant au calendrier.

   Ensuite, c’était « la cavalcade » comme on dit ici, c’est-à-dire le défilé carnavalesque. C’est un des temps forts de la ville. Chaque année, un thème est défini et, pour 2009, il s’agissait de « combiner » celui des Fées et celui du Nord de la France.  Le succès du film « Bienvenue chez les Ch’tis » de Dany Boon sorti en 2008 a largement influencé ce choix. L’action se passe à Bergues, près de Dunkerque, et « ch’tis » signifie, en patois local, « gens du Nord ». L’expression « fées-ch’tis-val » se veut une sorte de  »concentré » pour dire que le (carna) val aura pour thème les fées et les ch’tis et que ce sera un festival (sonorité proche du mot-valise « fées-ch’tis-val »)

   Sur un parcours d’environ trois kilomètres dont les deux points stratégiques étaient l’Hôtel de Ville et le Pont Neuf, plusieurs milliers de Limougeauds et de touristes s’étaient massés pour regarder passer les chars. Au niveau de la Mairie de Limoges, Jean-Pierre Descombes, ancien animateur de jeux sur la chaîne télévisée Fr3 (télévision régionale), faisait patienter les badauds dans l’attente du corso en posant quelques questions au public sur le nom de génériques d’émissions. Ses interventions étaient entre-coupées par de la musique avec, en particulier, des airs de Johnny Halliday, Edith Piaf ou des références à des chansons qu’avait l’habitude d’interprêter Pascal Sevran, mort l’an passé, et dont la personnalité est très liée au Limousin. Des danseuses évoluaient sur un podium ou sur la place. Elles excellaient aussi bien dans le French Cancan que dans la danse du ventre.

 Puis sont arrivées les majorettes de Limoges vêtues en rouge et blanc et avec de belles plumes dans le dos. Elles ont été suivies d’un char faisant référence à la légende d’Arthur et bien entendu à la fée Viviane, aux chevaliers de la Table Ronde, à l’enchanteur Merlin  et à la célèbre épée Excalibur .

   Puisque le Nord de la France était à l’honneur, l’animation suivante était des échassiers de Merchtem (Belgique ) perchés sur des échasses d’environ 4 métres de haut. Ils passaient tout juste sous les fils électriques qui alimentent les trolleys de Limoges ! Ils étaient accompagnés d’autres Belges se déplaçant  trois par trois,  au même rythme, puisque une seule paire de ski les reliait. Jean-Pierre Descombes a expliqué que « ces moyens de transport » étaient très courant en Belgique et participaient de la tradition.

                                                

                                               

    L’Harmonie Municipale de Limoges a joué quelques airs lors de son passage, faisant largement entendre tambours et saxophones.  Le char suivant s’intitulait « On a perdu le Nord » et une grosse planisphère en occupait presque tout l’espace. En français, « perdre le Nord », au sens figuré, veut dire avoir un peu perdu la raison.

  

    D’étranges « réparateurs » tenant à la main des clés à molettes géantes pour intervenir en cas de besoin, poussaient le « Mékanibulle« , une étonnante machine à fabriquer d’énormes bulles de savon qui s’envolaient en l’air ou bien planaient au-dessus de la tête des spectateurs. Parfois cet « engin » émettait un bruit bizarre comme s’il y avait une explosition proche ! Mais personne vraiment ne s’en inquiétait, plutôt chacun pouffait de rire. Mais juste après arrivait un terrible dragon faisant référence au film sorti en 1996 : « Coeur de Dragon » de Rob Cohen. Nous étions à nouveau au Moyen-Age.

                                            

                                            

   Par le biais des dragons, nous étions à l’époque médiévale mais l’animal fabuleux suggérait aussi l’Asie. Et, en effet des « Kuang-Fu » ont chassé les mauvais esprits avec la danse du lion. Ils ont même fait une démonstration de manipulation de sabres qui a impressionné le public. Et de Chine nous revenions au Nord de la France avec le char des « Grises mines« . Il y a une référence aux mines de charbon dont il est question dans le roman « Germinal«  d’Emile Zola. Mais, à part cela, les personnages ne faisaient pas du tout « grises mines » (cela signifie être triste) car on pouvait reconnaître, dans les pâtes en carton, Laurel et Hardy ainsi que Charlot, c’est-à-dire des comiques.

                                             

                                                                     

   La fée Clochette d’après « Peter Pan » écrit par James Matthew Barrie suivait ces drôles de mannequins. Ce roman ayant été adapté en dessins animés par Walt Disney, le public était préparé à l’arrivée d’un bâteau à roues tel que l’on peut en voir sur le Mississipi.  A son bord, des « jazzmen » évoquaient la Louisiane et les attaches françaises avec l’Amérique.

                                                     

                                                   

      Après cette croisière le long du Mississipi, le public revenait en France et plus exactement dans le Nord avec l’évocation des corons c’est-à-dire les habitations ouvrières en pays minier. Mais, pour faire rire malgré la grisaille habituelle de ces pauvres maisons, « les corons » sont devenus « lait corons » (prononciation identique) permettant ainsi la figuration d’une vache du Limousin sur le char ! Le voyage n’était pas fini pour autant avec la venue de l’ensemble artistique « Pavulesse » d’Italie. Ce groupe est constitué d’une vingtaine de danseurs tous coiffés d’un très long (1,50 m) et très étroit chapeau. Les danseurs venaient de participer au carnaval de Venise.

                                                

                                               

   La « fée électricité » n’était pas oubliée avec les mannequins « disco« , micro à la main et très survoltés. Pour ne pas perdre le rythme, il y avait ensuite les danseuses mexicaines, avec leurs robes volantées aux mille couleurs, accompagnées de Mexicains jouant au lasso. Suivait aussi un char évoquant le Mexique avec les cactus et les sombreros.

                                           

                                           

                                         

    Le char suivant conduisait les spectateurs vers les pays du Nord avec les Vikings. La fanfare de Chézy-sur-Marne (région Picardie, département de l’Aisne) jouait allégrement du tambour et l’on pouvait voir le « Royaume des Fées » avec l’évocation de Viviane et Mélusine.

                                       

                                     

                                     

Les « Pères La joie » originaires de Ternoise  (région Pas-de-Calais) avec leurs habits bleus et leurs bonnets de meunier leur emboitaient le pas tout en frappant sur leurs tambours ou en soufflant dans leurs trompettes ou saxophones. Ils étaient suivis de « Chez Momo » qui faisait référence à la restauration rapide et en particulier aux fameuses « French fries » c’est-à-dire les frites. Juste après venaient les « Géants du Nord « , exactement de Steenvoordde et de Hondschoote. En tête, il y avait Mademoiselle Bintje et, près d’elle Edgar le Motard ainsi que la Belle Hélène. Près d’eux jouait la fanfare de Steenvoorde.

                                   

                                  

Le char « Flibustiers et pirates » reprenait le thème du voyage avec les risques liés à l’aventure en mer.  Puis la fanfare appelée « les Ziguenerinsel«  de Stuttgart (Allemagne) annonçait l’arrivée du « Royaume des fées« , c’est-à-dire le char de Miss Limoges et de ses trois dauphines. La « Reine » était Léa Berthaud,18 ans, élève en terminale marketing au lycée Suzanne Valadon de Limoges. Son élection datait de la Saint Valentin. 

                                                                                                     

                                                    

Enfin les légendaires « Gueules Sèches » ont défilé, entraînant à leur suite le char en quelque sorte du « Roi » à cause du soleil miroir qui le caractérisait. Le thème était le réchauffement climatique, les ours polaires devant s’abriter sous un parasol ! La chaleur était encore dans la clôture du défilé par un groupe antillais.  Tous les chars, au fur et à mesure de leur passage, avaient poursuivi leurs routes en direction du Pont Neuf pour que la foule puisse assister à la combustion puis à la noyade du mannequin carnaval dans les eaux de la Vienne.

                                   

                                                                                

                                           

     J’ai fait au mieux pour vous faire un compte-rendu d’un spectacle populaire d’environ 4 heures. Pour rendre encore plus vivante cette animation culturelle, je vous propose de visionner quelques vidéos. Vous y entendrez les bruits de la fête et les rires, vous verrez les serpentins les confettis et les bulles de savon  qui  voltigent un peu partout. C’est un moment de liesse durant lequel chacun essaie d’oublier son quotidien et de faire un plein d’énergie.

http://www.youtube.cofrm/watch?v=W8Eso_f6bXs&hl=

http://www.youtube.com/watch?v=t2Af4_-LHRA&hl=fr

http://www.youtube.com/watch?v=7NcdE9dI4OU&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=zTs7Chlp_Pc&feature=related

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L’île aux mille reflets

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      Je m’appelle Florence. Je suis une enseignante FLE de Madagascar. J’ai lu l’article sur  » le Safari du Kenya « , d’où mon envie de vous parler de mon île .
     Dénommée aussi La Grande Ile ou encore l’Ile Rouge à cause de sa terre de latérite rouge,  elle se situe dans l’Océan Indien, à l’Est de l’Afrique, dont elle est séparée par le Canal de Mozambique. Sa capitale est Antananarivo ou La Ville des Mille. Certains la qualifient de Sanctuaire de la Nature ! Juste vision si l’on s’en réfère à l’ originalité et à la diversité de ses sites, de sa faune et de sa flore, de son climat, mais aussi de sa population .

        L’île ne conserve plus qu’une partie de sa forêt primaire , mais elle est classée parmi les plus riches sur le plan biodiversité avec ses nombreuses espèces d’animaux et de plantes, uniques au monde, car à 80% endémiques. Cette biodiversité, dûe à son isolement,  fait que la Grande Ile abrite 100% des lémuriens de la planète et la moitié des caméléons. La  flore malgache est d’une richesse extraordinaire avec 12 000 espèces  de plantes dont 70 à 80% endémiques.

 

                  

 

                  

 

                             

                    

                 

        Mais pourquoi à Madagascar, les habitants incendient-ils les forêts ?  Ce fait est dramatique comme la réponse. Parce que cette pratique est typique aux pays les plus pauvres de la Terre! Les paysans, ne disposant que d’un petit lopin de terre pour nourrir leur famille, brûlent la forêt et cultivent  le riz sur l’espace ainsi  obtenue car le riz est l’aliment de base du Malgache

  Il y a aussi la coupe des arbres, dont le bois sert à la construction des meubles mais aussi comme matériaux de construction. Les Malgaches coupent également le bois pour la production du charbon de bois, obtenu en brûlant le bois selon un procédé spécial . Pour ce combustible dont l’usage est courant dans 85% des ménages malgaches, les charbonniers s’attaquent surtout aux forêts d’eucalyptus et de mimosas! C’est une conception erronée car la déforestation est source de disette, de misère et provoque le déséquilibre climatique .

 

            

      

          

      On invoque la grande augmentation de la population comme  une des causes principales de ce déboisement. En effet, la population de Madagascar se monte actuellement à 20 042 551 habitants, alors qu’elle était à 16 000 000 habitants en 2004. Le  taux de natalité étant de 38,35% mais l’espérance de vie est de 62 ans.Voila quelques chiffres qui  permettent d’expliquer la pauvreté du pays.

 

          Mais ces statistiques varient aussi selon les ethnies. Madagasar est un mosaïque composée de 18 ethnies ayant chacune son dialecte, ses us et coutumes, ses folklores, ses origines, ses moeurs, sa religion. Voici leurs noms

 -les Antaifasy dans la province de Fianarantsoa

 -les Antehimoro plus au sud

-les Antesaka,  ceux qui viennent des Sakalava

-les Antekarana, région d’ Antisaranan, au nord de l’île

-les Antambahoahka,  du côté de Mananjary

-les Antandroy, la région sud , la plus sèche et la plus pauvre  Antakarana  à l’extrême nord,  d’Ambilobe au cap d’Ambre

-les Antanosy, dans la région de la ville de Tolagnaro ( Fort-Dauphin )

-les Bara, au-delà de la porte du sud, dans les régions désertiques

 - les Betsileo,  allant d’Ambositra au delà de Fianarantsoa (avec une sous-ethnie appelée « zafimaniry » (enfants de ceux qui désirent)

-les Betsimisaraka, de Moramanga à Tamatave et ses environs

-les Bezanozano ( aux petites tresses )

-les Mahafaly vers le sud épineux et désertique

-les Merina, sur le Haut-Plateau central

-les Sakalava dans la règion de l’Ouest

-les Sihanaka,  de la région du lac Alaotra

-les Tanala, ceux de la forêt

-les Tsimihety, les non coupés

-les Vezo, les professionnels de la pêche

         Toutefois, la langue malgache reste la langue officielle et  les traditions des différentes ethnies sont toutes basées sur le culte des ancêtres et des morts. Les historiens affirment  que le peuplement de l’Ile est une véritable énigme, car le mystère persiste quant à l’origine de ce peuplement.

     La  population devrait pouvoir assurer  elle-même la protection de la nature de son pays mais elle est accaparée par la précarité de ses conditions de vie et par les difficultés de sa survie, aussi doit -elle recourir à des organismes locaux et étrangers  pour assurer cette protection . Ainsi travaillent en collaboration  la CBSG (Conservation Beeding Specialist Group ) et l’ANGAP , l’autorité malgache pour les parcs. Le but de ces organismes est de proposer et de faire appliquer des mesures de protection .

      Pour que Madagascar puisse s’orienter vers un développement raide et concret, la population jeune  malgache s’implique en offrant une main d’oeuvre à bas prix mais reconnue pour sa forte capacité d’apprentissage et d’assimilation. Les jeunes Malgaches sont aussi avides de se former sur place ou à l’étranger et s’escriment à obtenir  les diplômes pour former la majorité du personnel de cadre des entreprises .

                                               

      Malgré tous les obstacles et difficultés rencontrés, Madagascar continue toujours son avancée  sous son soleil radieux, dans la joie et l’espoir et avec une belle promesse d’accueil chaleureux à ses éventuels visiteurs .

 

      Je remercie Florence de l’envoi de ce témoignage fort intéressant. Tous les crédits photographiques lui sont dus sauf en ce qui concerne les deux derniers dont je suis l’auteur. Je voudrais aussi remercier Esther, une autre amie malgache et qui est aussi enseignante FLE à Madagascar, pour m’avoir offert, parmi sa multitude de cadeaux donnés en gage d’amitié, ce très beau lamba qui décore ma salle à manger et me fait chaque jour penser à elle et à son pays.

    Je voudrais dire aussi que ce billet a été rédigé parce que le lycée Jean Monnet accueille souvent des élèves malgaches qui viennent suivre une formation dans le domaine de la restauration et repartent diplômés.

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