Sirène d’alarme

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      La plupart de mes billets gravitent autour de la littérature car il est normal de parler de livres lorsqu’on gère un CDI. Alors si les premières lignes de cet article évoque Hans Christian Andersen, vous n’en serez pas surpris ! Vous n’ignorez sans doute pas qu’il est un auteur danois célèbre pour ses contes.

 Hans Christian Andersen 1805 1875 

   Parmi les histoires qu’il a écrites, celles de  » Le vilain petit canard » et « La petite sirène » sont les plus connues. Cependant vous ne souvenez peut-être plus très bien de la trame de ces récits, aussi vais-je vous la rappeler. Dans  Le vilain petit canard, un « canard » est rejeté par sa famille parce que son aspect ne correspond pas à la norme. Exclu de son environnement de naissance, l’animal erre et subit d’incessantes moqueries jusqu’à ce qu’il arrive dans la communauté des cygnes où il se sent parfaitement accueilli car son « anomalie » de petit canard cachait en fait une « normalité » de cygne.  Un même sentiment de rejet de la différence a été repris dans « Le Merle blanc » d’Alfred Musset. Dans La petite sirène, l’écrivain danois raconte l’amour impossible d’une sirène pour un homme, la métamorphose de l’être mythologique en femme ne changeant rien  aux sentiments éprouvés.  A la fin du conte, l’ancienne sirène se jette à l’eau et devient écume, et s’engage à veiller sur le bonheur des hommes durant trois siècles. En hommage à cette héroïne, une statue a été érigée dans le port de Copenhague.

 La Petite_sirene

                                                                                 

                              Ces deux narrations peuvent être ressenties comme un symbole à l’heure où se déroule le sommet mondial pour une réflexion sur les changements climatiques. Le « vilain petit canard » n’est pas reconnu par ceux qui devraient être ses pairs parce qu’en fait il n’est de leur famille : les pays qui ne respecteront pas les accords sur la limitation de la pollution devraient être bannis. La petite sirène se dévoue pour les hommes : il est dans l’intérêt de la planète de réagir pour arrêter le processus de détérioration climatique. Les enjeux sont essentiels et la population mondiale se sentirait trompée, méprisée et surtout condamnée si rien de décisif n’était retenu pour définir un profond et détaillé programme d’actions : pas de nouveaux Rio comme en 1992 ou Kyoto comme en 2005  car les principes définis étaient bien trop minimalistes et, de plus, en 2009, la situation est encore plus urgente ! Au lycée, nous sensibilisons nos élèves à la protection de l’environnement et ce ne serait que mascarade que de ne pas leur donner les moyens d’amplifier ces actions quand ils vont entrer dans leur carrière.  Des démarches individuelles faites de bonne volonté ne suffisent pas, l’avenir est en jeu. Voici un lien pour expliquer l’importance de ce sommet : http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les_dossiers_de_la_redaction/climat_copenhague_decembre_2009/p-5952-Sommet_de_Copenhague_quel_avenir_pour_notre_climat.htm

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Vendredi 13 : soyez aux petits soins pour votre chance

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    Mon dernier billet abordait le thème du thème en disant que tout passait trop vite et que l’on n’avait pas le loisir d’apprécier les choses. C’est vrai que parfois on aimerait que les minutes se prolongent surtout quand on est en période heureuse.  Hier, vendredi 13 novembre, était assimilé à un jour de chance.  C’est en tout cas ce que disent les publicités pour inciter à acheter des tickets de loto, à jouer au tiercé ou bien à fréquenter les casinos. Il s’agit vraisemblablement d’une superstition puisque parfois, au contraire, le chiffre « 13″ est associé à l’idée de malheur : être 13 à table rappelerait « La Cène », dernier repas du Christ avant qu »il ne soit trahi par Judas et arrêté par les Pharisiens dans le jardin de Gethsémani. Pour en savoir plus sur ce jour qui sort de l’ordinaire, vous pouvez consulter : http://www.vendredi13.co.nr/

      Puisque ce jour ne laisse jamais indifférent, il est normal que le tourisme profite de cette occasion pour proposer des attractions particulières. « La chance » est souvent associée au gain d’argent et c’est pourquoi les jeux de casinos comme « la roulette russe » ont pignon sur rue. Les machines à  sous et le      poker participent à la convivialité des restaurants auxquels ils sont attachés. Ce qui est aussi un peu paradoxal, c’est que parfois le lieu d’implantation de ces divertissements « addictifs » est en relation directe avec des centres de soins ! Certes, l’ »addiction » est du domaine psychologique et les cures thermales sont d’un autre domaine, mais il n’empêche que c’est un peu choquant. C’est ainsi qu’en Limousin, nous avons le casino d’Evaux-Les-Bains : http://www.casino-evaux.com/index.php Cette ville est une station thermale spécialisée pour les rhumatismes. On peut faire la même remarque pour le casino de Royat, près de Clermont-Ferrand, qui se veut « la station du coeur » : http://www.ot-royat.com/fr/casino_de_royat_, 33.php . La même « association » se retrouve à Enghien-les-Bains, près de Paris, qui possède un casiono tout en étant une station thermale spécialisée  dans le domaine de l’Oto-Rhino-Laryngologie

                                                            Enghien-les-Bains les thermes

                                                           Enghien le casino

                     Il en est de même pour Vichy  puisque cette ville est à la fois réputée pour les soins dermatologiques et son casino.

                                                                      Les thermes de Vichy

               Même remarque pour Evian-les-Bains dont l’eau possède des propriétés thermales : http://www.casino-evian.com/page/p-1226/art_id-/casino/casino_d_evian/  La loi autorise les curistes à se détendre parce qu’elle voit en eux finalement des touristes qui sont là pour dépenser leur argent et, éventuellement en gagner par le biais des jeux de hasard.

             Bien entendu d’autres villes de France métropolitaine et d’Outre-Mer ont leurs casinos. Sauf exception, elles sont souvent en bordure de l’Océan Atlantique ou le long de la Mer Méditerranée .  Parmi elles, on compte La  Baule, La Rochelle,  Bordeaux, Biarritz,  Cannes, Nice , Menton… Ces lieux deviennent mondains et créateurs d’emplois  et participent à la santé économique du pays: http://www.metiers-hotel-resto.fr/le-secteur-divertir

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Franchement, je donne ma langue au chat !

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    Le billet précédant dévéloppait la notion de « patrimoine »  et faisait surtout référence aux biens nationaux tels que des musées, des églises, etc. Il sous-entendait que la gastronomie pouvait se rattacher à l’ identité d’une région ou d’un pays. Il en est de même de la langue car elle est la « caractéristique » d’une zone géographique et permet la communication entre les différents habitants. La langue joue le rôle de « ciment » et assure la cohésion d’un peuple . Dans l’impossibilté de  faire dialoguer ses habitants un pays perd son prestige et cela affecte son économie.

    François Ier (1494- 1547)

   En 1539, François 1er (né en 1494, mort en 1547 mais ayant régné à partir de 1515), par l’ordonnance de Villers-Côtterets , impose le français comme langue nationale de façon à mieux administrer la France. Il confére une unité au pays, diminue l’impact du latin et des dialectes locaux

 La Renaissance se caractérise par « les grandes découvertes » comme on a coutume de le dire et dans « découverte » on doit aussi admettre la conquête de nouveaux territoires.

                                          "Les grandes découvertes"

    C’est l’exploration de l’Amérique du Nord. Il y a la « découverte » de l’Amérique par Christophe Colomb en 1492  . Je mets le mot « découverte » entre guillemets parce qu’en fait l’expression me semble ambigüe en raison des relations que vont avoir les conquérants et les autochtones.

Christophe Colomb (1451-1506)

    Jean Cabot  « découvre »l Terre Neuve en 1497. En  1949 Terre Neuve est devenue la dixième province du Canada.

Jean Cabot (1450-1500)

     Samuel de Champlain, à la fin du XVIème siècle, tissera un lien entre le lieu « découvert » , Québec, et la France.

                                                                     Samuel de Champlain

       A la fin du XVII ème siècle, René Robert Cavelier de La Salle et Louis XIV ème  assureront l’influence française en Amérique du Nord avec la création de la Louisiane.

         Les conquêtes de l’Afrique ainsi que celles de l’Asie ont aussi « exporté » la langue française et c’est ainsi que s’est développée la francophonie.  Malgré cet héritage souvent obtenu dans le sang et par la force, la francophilie jouit d’un grand prestige. Limoges aime à permettre à des artistes francophones et francophiles venant de nombreux pays à se retrouver dans cette ville durant un festival. Du 24 septembre au 3 octobre, « Les francophonies en Limousin  » offriront de multiples spectacles dont les créateurs viennent de Madagascar, de Belgique, du Burkina Faso, de l’ Ile Maurice, de l’Ile de la Réunion, du Québec, de la Suisse, de la Syrie, de l’Algérie, du Congo, etc. Pour plus de détails, regardez le programme : http://www.lesfrancophonies.com/index.html Cette manifestation prend place tandis qu’aujourd’hui même correspond à la journée européenne des langues : http://edl.ecml.at/

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Que d’événements aujourd’hui !

Animations culturelles, Ecologie, Economie, Gastronomie, Grands événements au lycée, musique, Pays, Pédagogie, Société 6 commentaires

      Regardez d’abord votre calendrier et constatez que nous sommes le 21 juin. Eh oui, nous changeons de saison ! Nous rentrons dans l’été et en général chacun s’en réjouït puisque cela veut dire que les « grandes vacances approchent » ! A nous le soleil, la plage, les loisirs ! Enfin, façon de parler, parce que la crise économique et sociale limite bien la réalisation de nos désirs !

    Est-ce bien tout au niveau du calendrier ? Eh bien non parce que nous sommes le troisième dimanche de juin et donc c’est aussi la fête des pères ! Si vous consultez http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAte_des_P%C3%A8res , vous constatez d’une part que cette date n’a pas de caractère universel mais que, d’autre part, c’est tout de même le troisième dimanche de juin qui rassemble le plus de pays! Nos amis argentins, canadiens et japonais vont honorer les Papa en même temps que nous.

     Je ne sais si vous avez des idées de cadeaux pour votre Papa mais un enfant japonais ne devrait pas avoir de difficulté puisque dans son pays l’emballage des paquets est une tradition ! Au Japon, cette activité est considérée comme un art et en tout cas tout vendeur débutant doit commencer par apprendre à emballer les paquets. C’est une question d’esthétique avec la régularité des angles du paquet et la netteté du ruban disposé bien à plat . Tout peut s’emballer et, lorsqu’il s’agit de nourriture, la subtilité est que « l’enveloppe » est elle-même mangeable ! Ainsi les bonbons sont souvent enveloppés dans une feuille translucide « d’agar » qui est elle-même comestible . Il s’agit d’un produit gélatineux obtenu à partir de poudre.

                                        

   Les Japonais utilisent des téguments de jeunes bambous pour envelopper les « sushi » de maquereau salé. Tout produit doit être ainsi « couvert » de telle sorte que l’emballage le rende plus joli et un peu mystérieux bien que la forme du « cadeau » permette tout de suite de savoir de quoi il s’agisse.  Il est en effet très facile de déterminer le contenu d’un paquet-cadeau car à chaque objet correspond un type d’emballage spécifique. Les cadeaux ne sont jamais véritablement des surprises mais le contenant a auant sinon plus d’importance que le contenu. On peut définir cela par du raffinement . Les différentes techniques de pliages sont expliquées à http://raffa.grandmenage.info/post/2006/11/17/Eco-emballer_les_cadeaux#tissu.  L’art d’emballer s’appelle le « furoshiki » . On estime que la tradition vient du fait que pour aller au bain public les Japonais utilisaient une sorte de baluchon fait à partir d’une serviette éponge dans laquelle ils rassemblaient tout ce qui serait nécessaire à leur toilette. A partir de là, tout emballage a porté ce nom. Mais le « furoshiki » n’a pas seulement d’importance dans les relations amicales, je veux dire dans le cadre de cadeaux offerts à l’occasion, par exemple, d’un anniversaire, il a des implications dans le domaine de la vente puisque chaque magasin peut ainsi utiliser cette technique pour se définir. Cela relève donc du domaine publicitaire.

    Mais, si vous êtes un enfant japonais, vous pourrez aussi combler votre père en lui offrant une composition florale . L‘ilebana est l’art de la composition florale et c’est dans cette technique que le raffinement japonais se note le plus. Très prisés à la cour durant l’époque Heian (VIIIe – XIIe siècle) les concours de composition florale se sont ensuite considérablement développés. C’est au cours d’un voyage en Chine que le moine japonais Ono No Imoko a été très impressionné par les arrangements floraux « rikka » (vertical) des temples bouddhistes. De retour dans son pays, il a introduit les bouquets dans les cérémonies religieuses. Toute réalisation florale doit respecter un principe de base fondamental que l’on nomme « ten-chi-jin » et que l’on peut résumer par la trinité « ciel-terre-homme ». Dans toute composition florale, le ciel est représenté par la branche supérieure, l’homme par les branches du côté droit et la terre par les branches les plus basses et celles du côté gauche.

                                        

                                         

                          La réalisation d’un bouquet réside dans l’observation attentive de la qualité de la fleur, sa forme générale, sa tige et son feuillage. Il faut absolument éviter d’associer dans un bouquet le même genre de fleurs et il faut, au contraire, rechercher les contrastes. Ainsi, voici quelques conseils de base :

-Association de fleurs légères avec des fleurs lourdes (gypsophile et dahlia, alstroémère et rose de Noël)

                                                         

                                                      

                                                        

                                                      

-Association de fleurs en épi avec des fleurs en boule (delphinium et pivoine, ixia et coréopsis, muscari et primevères)

                                                    

                                               

                                               

                                                

                                                

                                                  

-Association de fleurs mousseuses, en ombrelles, vaporeuses, avec des fleurs aux contours précis (lilas et lis, nérine et oeillet, iris et tulipe)

                                                    

                                                    

                                                

                                                     

                                            

                                                          

-Association de fleurs composées  avec de fleurs à corolle lisse (gerbera et rose)

                                         

                                        

-Association de fleurs « nettes » avec des branches mouvementées (camélia et corylus « contorta », arum et saule)

                                          

                                        

                                        

                                          

-Association de fleurs fragiles avec du feuillage à texture souple fine (pois de senteur et capillaire, orchidée et fougère)

                                              

                                              

                                                

                                                

-Association d’un feuillage brillant avec du feuillage mat (magnolia grandiflora et acer palmatum)

                                              

                                              

-Association de feuillage vert bleuté avec du feullage rouge (hosta et prunus)

                                         

                                           

-Association d’un feuillage vert clair avec un feuillage vert foncé (Cornus alba et laurier-cerise)

                                        

-Association d’un feuillage vert-jaune avec du feuillage vert bleuté (bambou et cèdre)

                                   

                                     

              Il s’agit d’une première initiation à l’art floral japonais. Ceci m’a paru d’autant plus important d’aborder ce sujet que les élèves de notre lycée sont sensibilisés à la présentation d’une table de restauration sur laquelle des fleurs sont souvent posées.

           Enfin, si vous regardez à nouveau la date du calendrier, vous verrez que ce premier jour d’été correspond à la fête de la musique dont voici le programme en France et à l’étranger : http://fetedelamusique.culture.fr/ Il faut tout de même rappeler que cette idée est née en France et qu’il s’agit de la vingt-huitième édition. L’inspirateur en est l’ancien ministre de la Culture Jack Lang , sous la présidence de François Mitterrand.

       

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Ce n’est pas le moment de se défiler !

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                              Premier Mai

 

Tu viens, camarade

Au grand défilé ?

Aujourd’hui, c’est fête

Pour les travailleurs.

 

J’aurai mon béret

Et toi ta casquette

Les filles seront

En corsage clair

 

Avec des drapeaux

Et des banderoles

Nous remonterons

Les grands boulevards.

 

Les vieux chanteront

Le temps des cerises

Et nous aurons tous

A la boutonnière

Un brin de muguet.

                                          Raoul Bécousse (1920-2001)

      Ce texte poétique m’amène à vous rappeler l’historique de la « Fête des travailleurs« . C’est le 1er mai 1886 qu’il a  eu d’importantes manifestations aux Etats-Unis, à Chicago en particulier, pour demander la réduction journalière du temps de travail à 8 heures. Le puissant American Federation of Labour (AFL)est le puissant syndicat qui mène la lutte. La revendication doit se faire ce jour là parce qu’aux Etats-Unis le 1er mai est le début de l’année comptable pour les entreprises et il faut donc indiquer « les nouvelles règles » pour la suite économique. Des grèves considérables eurent lieu partout et cinq dirigeants ouvriers furent arrêtés puis pendus  : August Spies, Albert R. Parson, Adolf Fisher, George EngelLouis Lingg. Ils ont été surnommés « Les martyrs de Chicago ». Vous retrouverez ce rappel historique à http://www.linternaute.com/histoire/magazine/dossier/06/jours-feries/1er-mai/1-mai.shtml

   En 1889, la IIeme Internationaliste Socialiste se réunit à Paris pour le centenaire de la Révolution Française. Il est décidé de faire de chaque premier mai une journée de mobilisation internationale en souvenir « des martyrs de Chicago ». La revendication des 8 heures de travail pour jour est maintenue et il est décidé que lors de cette manifestation les participants porteront un triangle rouge symbolisant : 8 heures de travail, 8 heures de loisirs, 8 heures de repos.

   L’idée fait son chemin. Ainsi, en France, Paul Lafargue encourage les ouvriers à des manifestations et à des grèves. Il fonde le Parti Ouvrier Français et épouse Laura Marx, l’une des filles du célèbre philosophe Karl Marx

                                                         

                                                                         

                                                                            

Le 1er mai 1891, en France, à Fourmies, ville textile du Nord, au cours d’une manifestation pour réclamer à nouveau la journée de travail de 8 heures, la police, équipée des flambants neufs fusils Lebel, tire dans la foule et deux jeunes filles qui distribuaient desfleurs des champs et portaient à la boutonnière une églantine meurent. Ces jeunes filles deviennent des symboles et à partir de 1900 on commence à surnommer les socialistes « les églantinards« .

                                                  

         Les années suivantes les manifestations se poursuivent chaque premier mai et les participants portent une églantine à la boutonnière. Mais, en 1906, à Paris, le 1er mai tourne à la tragédie avec 800 arrestations et de nombreux blessés. C’est en 1907 que, lors d’un défilé à Chaville, en région parisienne, le brin de muguet remplace l’églantine.   

  http://www.youtube.com/watch?v=tsOHY2ViCw4&hl=fr  permet d’entendre Le temps des cerises avec une interprétation très réaliste faite par Georgette Lemaire. Il y avait d’autres vidéos possibles mais j’ai choisi celle-ci pour cette raison et aussi pour les images qui y sont présentées.

       http://www.youtube.com/watch?v=EpgrO-tieGM&hl=fr permet d’écouter L’Internationale et c’est particulièrement intéressant parce que cette vidéo associe ce chant à des tableaux de Pissaro, Caillebotte, Daumier, etc. On se rend alors très compte des dures conditions de travail de l’époque et donc du grand espoir que font naître les paroles de cet hymne révolutionnaire.

    

 

                                                                              

    Il faut attendre le 25 avril 1925 pour qu’une loi permette la réduction du temps de travail à 8 heures par jour. En 1936, l’année d’arrivée au pouvoir du Front Populaire, pendant les manifestations, on vend des bouquets de muguet cravatés de rouge.  Le 12 avril 1941, le 1er mai est défini comme « la fête du travail et de la concorde sociale » : il s’agit d’un jour chômé n’entraînant pas de perte de salaire mais 50 % de la somme est versée au secours national. Enfin, le 29 avril 1947, le 1er mai est déclaré jour chômé et payé et est assimilé à un jour férié. Ce site remarquable, http://www2.ac-lille.fr/patrimoine-caac/Fourmies/1ermai/page2.htm , retrace avec encore plus de détails l’historique de cette date.

   Le côté paradoxal est qu’alors que l’origine des manifestations du 1er mai soit américaine, aux Etats-Unis, le « 1er mai » n’est pas fêté le 1er mai ! Ce jour férié est en fait accordé le premier lundi de septembre de chaque année, ce qui en fait une date mobile ! L’argument avancé est que ce « week-end » là sera plus long en temps de repos ! Effectivement, en France, le 1er mai étant fêté le 1er mai, suivant le calendrier, cette date peut être un dimanche, c’est-à-dire déjà un jour théoriquement de repos ! Mais le raisonnement américain est tout de même original parce que c’est comme si on fêtait le 14 juillet à une autre date !

  Des manifestations se perpétuent réellement le 1er mai à travers le monde mais je vais juste vous parler un peu de celle de Rome sur la Piazza del Popolo où l’on peut trouver un million de personnes rassemblées. On y chante généralement « Bella Ciao » qui est le chant des partisans italiens. Je vous invite à l’écouter : http://www.dailymotion.com/video/x1cikr_bella-ciao-version-des-partisans_events Puisqu’il va y avoir de nombreux défilés à travers le monde, ce n’est donc pas le moment de « se défiler », cette expression signifiant « fuir devant d’éventuelles responsabilités »

    Pour conclure, je vous invite à lire ce beau poème de Maurice Carême (1899-1978)

n

Cloches naïves du muguet, 

 

 

Carillonnez ! car voici Mai !

 

Sous une averse de lumière,

Les arbres chantent au verger,

Et les graines du potager

Sortent en riant de la terre.

 

Carillonnez ! car voici Mai !

Cloches naïves du muguet !

 

Les yeux brillants, l’âme légère,

Les fillettes s’en vont au bois

Rejoindre les fées qui, déjà,

Dansent en rond sur la bruyère.

 

Carillonnez ! car voici Mai !

Cloches naïves du muguet.

 

 

 

 

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Un personnel stylé

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 Lisez bien  ce texte et prêtez attention aux mots écrits en gras :

  « Après une attente gratinée sous un soleil au beurre noir, je finis par monter dans un autobus pistache où grouillaient les clients comme asticots dans un fromage trop fait. Parmi ces tas de nouilles, je remarquai une grande allumette avec un cou long comme un jour sans pain et une galette sur la tête qu’entourait une sorte de fil à couper le beurre. ce veau se mit à bouillir parce qu’une sorte de croquant (qui en fut baba) lui assaisonnait les pieds poulette. mais il cessa rapidement de discuter le bout de gras pour se couler dans un moule devenu libre.

  J’étais en train de digérer dans l’autobus de retour lorsque, devant le buffet de la gare Saint-Lazare, je revis mon type tarte avec un croûton qui lui donnait des conseils à la flan, à propos de façon dont il est dressé. L’autre en était chocolat. »

               Raymond Queneau Exercices de style, 1947, Gallimard

           Oui, l’auteur y a développé tout le champ lexical relatif à la gastronomie. Comme cet extrait provient du livre Exercices de style, cela m’a donné l’idée, moi-aussi, de faire un jeu de mots et de parler du personnel stylé (c’est-à-dire des employés d’hôtel qui effectuent leur service dans les règles). On pense tout de suite à l’art culinaire et le premier nom qui vient à l’esprit est bien entendu Auguste Escoffier (1846-1935). Il est l’ambassadeur de la haute gastronomie française et est très connu pour être l’inventeur de la « Pêche Melba » faite en l’honneur de la cantatrice australienne Nellie Melba . Il a écrit de nombreux ouvrages qui font notoriété. Je vous invite à visiter de façon virtuelle le musée de l’art culinaire appelé aussi fondation Auguste Escoffier  Institut Joseph Donon : http://www.fondation-escoffier.org/escoffier/. A noter qu’à l’intérieur du site un espace est dédié à Bernard Loiseau. Le musée se trouve en fait à Villeneuve-Loubet-Village dans les Alpes-Maritimes.

          La réussite des mets vient souvent des ustensiles utilisés : emporte-pièce, moulin à poivre, spatule, etc. Il vous revient en mémoire les termes culinaires : mijoter, griller, frémir, etc. Tous ces actes ne se concoivent qu’avec une bonne batterie de cuisine. Visitez alors le musée des ustensiles de cuisine anciens situé à Saint-Denis-la-Chevasse en Vendée : http://ustensiles.cuisine.free.fr/index.html

        Le zèle du personnel se note aussi dans la façon de dresser la table. La Maison régionale des arts de la table située à Arnac-Le-Duc en Côte d’Or expose vaisselle, verreries et couverts, donne des renseignements sur les traditions de cuisine :  http://www.musee-artsdelatable.com/

     Je convie nos nouveaux amis de Nouvelle-Calédonied’Afrique du Sud, du Canada, du Brésil, du Japon, d’Islande, d’ Ohio, de Georgie (l’ouverture de leur blog est toute récente), de Norvège,  d’Islande, d‘Italie et des Canaries à prendre place de façon virtuelle à notre table et qu’éventuellement, sous cet article, en quelques lignes, ils nous parlent de la cuisine de leurs pays. Je les remercie d’avance.

    J’invite aussi « à ma table » nos élèves car je sais que certains viennent d’ailleurs : Bulgarie, Yougoslavie, Inde, Maroc, Côte d’Ivoire, Mayotte, Algérie, Afghanistan, Portugal, Vietnam, Espagne, etc . Venez nous expliquer ce que l’on mange chez vous et surtout comment on le prépare.

   Je vous remercie tous d’avance.

 

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