Moelleusement

Gastronomie, Humour, Langues, Littérature 10 commentaires

Comme il est doux de se savoir à l’abri et derrière les carreaux de la fenêtre de sa maison quand dehors il neige et que les températures sont vraiment très basses. On apprécie le confort moelleux d’un lit douillet qui empêche justement d’être glacé jusqu’à la moelle. On peut même se payer le luxe de siroter un vin moelleux tout en regardant le manteau blanc s’étendre sur le sol. Le mot « moelle » désigne initialement la substance molle contenue dans différents os. Les chutes entraînant des os cassés ne sont pas rares durant l’hiver, j’ai donc pensé qu’un article permettant l’usage des mots « os » ou « moelle » serait un bon clin d’oeil tout enrichissant le vocabulaire de nos élèves. J’espère ne pas être tombée sur un os et pouvoir vous passionner en  apportant la connaissance de « la substantifique moelle » dont parle Rabelais

François Rabelais (1494 -1553)

En effet, dans son oeuvre  l’écrivain, qui  ne fit tout de même  pas de vieux os pour être mort à l’âge de 59 ans, explique que chacun doit chercher l’essentiel dans un ouvrage. Il ne s’agit pas de l’avoir dans l’os en n’arrivant pas à assimiler les notions indispensables, personne ne doit avoir l’impression d’avoir eu un os à ronger en ne récoltant que peu de miettes d’une grosse affaire. A force de faire des efforts pour apprendre, il est possible que vous soyez sur les rotules.  Vous aurez peut-être aussi l’impression d’être entre l’enclume et le marteau puisque d’un côté vous augmentez votre potentiel intellectuel mais, de l’autre, vous vous fatiguez beaucoup. Mais alors là, pourquoi ne pas prendre des infusions d’astralgale dont les propriétés sont connues pour remettre sur pied les personnes affaiblies ?

Vous estimez ce billet loufoque et je peux vous dire que c’est normal puisque je l’ai rédigé en ayant à l’esprit l’humour de l’os-à-moelle, journal humoristique fondé par Pierre Dac en 1938. Pour vous donnez une idée de la teneur de ses réflexions, je concluerai avec l’une de ses maximes :  » Il est démocratiquement impensable qu’en république il y ait encore trop de gens qui se foutent royalement de tout » .

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A vos « starting-blogs » !

Animations culturelles, Grands événements au lycée, Humour, Littérature, Santé 25 commentaires

                 Les vacances s’achèvent. Elles étaient pour chacun un moment de marquer un arrêt dans cette course à l’année scolaire. Demain mardi 1er septembre, les enseignants seront dans les vestiaires avec leurs entraîneurs, leurs masseurs et peut-être les journalistes pour prendre la « température » (ne pas y voir un malheureux jeu de mot avec la grippe H1 N1 qui fait des ravages !).  Chers et chères collègues, enfilez vos maillots en prévision du coup de pistolet qui sera donné mercredi. N’ayez pas peur, personne ne sera visé, ce sera simplement le départ pour un nouveau « sprint » ! J’espère simplement que vous êtes un peu sportifs parce que parfois « ça déménage ». Il faudra peut-être vous « doper », mais, surtout, n’utilisez pas de « pot belge » !

                     Qui sera sur la piste de ce stade immense que représente le monde des blogs ? Quasi les mêmes que l’an passé ! Il y a même Debra Watzman qui a fait quelques tours en mettant en ligne un article :  http://lewebpedagogique.com/notreprof/  Quant à Hilde Melby de Norvège, elle va passer le flambeau pour le relais à Geneviève Frachon parce que notre chère amie a un petit colis à déposer en septembre : son bébé ! Geneviève Frachon, Française qui a épousé un Norvègien et vit en Norvège poursuivra  la course, sautera les obstacles et assurera avec un bon rythme la poursuite de http://lewebpedagogique.com/blmf/ . Alina de Roumanie, Urzula de Pologne , Graciela d’Argentine, Maria-Letizia d’Italie  feront, comme toujours, de grandes enjambées et remporteront  des médailles : http://lewebpedagogique.com/collegehcoandabc/  ,  http://lewebpedagogique.com/lyceepolonais/  , http://lewebpedagogique.com/nouvamfrph/ , http://lewebpedagogique.com/regarditalien/ Antonia des Canaries a un problème d’enregistrement pour la compétition parce qu’elle ne sait pas encore où elle va être nommée. Naturellement je continuerai à courir en tandem avec Doris Parneix  et ses classes de CAP   http://www.weblettres.net/blogs/?w=capdebonneesper               et Dominique Albrecht  pour sa classe européenne    http://lewebpedagogique.com/theeuroclass/    .                   D’autres concurrents sont annoncés : Elsebeth, professeur FLE, au Danemark et Catherine, professeur FLE, au Mexique ainsi que Wahiba, professeur FLE en Tunisie. Et puis nous aurons toujours les encouragements, le long de notre parcours, de Jocelyne et Denise  du Canada, de Daleen d’Afrique du Sud, de Mariko du Japon, de Marie-Annick du Luxembourg, de Patricia et Nelly d ‘ Uruguay   , de Salvelina et Marieta du Brésil, Gunnel de Suède etc .

                     J’invite l’ensemble du lycée à participer à ce challenge car le blog du CDI se veut un moyen de gagner un combat contre l’échec scolaire . Je lance un appel particulier aux professeurs qui auront la charge d’accueillir la classe Mise A Niveau Internationale  parce que cet espace virtuel pourrait être utilisé pour la pratique de la langue française d’autant qu’il est un lien vers les pays d’origine des arrivants (Roumanie, Pologne, Espagne, Tunisie). Que chacun soit « fair-play » comme l’on dit dans le vocabulaire sportif.

                      Je vous dis donc : « A vos marques » (de blogs bien sûr !)

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Pour une rentrée en pleine forme

Cinéma, Ecologie, Gastronomie, Grands événements au lycée, Humour, Langues, Métier, Pays, Pédagogie, Société 7 commentaires

    Les vacances ont débuté le 2 juillet au soir mais auparavant il y a eu cette importante réunion au lycée Monnet en présence de l’inspectrice Madame Nys. Vous trouverez un compte-rendu de cette journée à http://www.ac-limoges.fr/doc/spip.php?article611

   Je désire reprendre à mon compte la plupart des principes définis lors de ce débat.  Ainsi je vais poursuivre   » le développement de  l’accès aux technologies numériques éducatives et en favoriser leur usage «  par le biais de ce blog.  Je mets cet espace virtuel au service des enseignants et des élèves de mon lycée de façon à leur fournir une base d’information utilisable, suivant le cas, pour la préparation de leurs cours ou bien pour la réalisation des devoirs demandés. Ils pourront aussi s’y exprimer directement en rédigeant des commentaires sous les articles déjà écrits ou bien m’informer de leur désir d’être eux-mêmes auteurs d’un billet.

   Comme l’an passé, j’ouvrirai les colonnes de ce blog à des professeurs enseignant à l’étranger ainsi qu’à leurs élèves. Ceci se fera sur la base de la francophonie et de la découverte de « l’ailleurs« .  Dans une certaine mesure on peut y voir la prise en compte de  » l’amélioration de la pratique des langues vivantes  » car, d’une manière générale, d’une part tous nos élèves ne sont pas francophones d’origine et d’autre part le fait de les mettre en contact avec des étudiants habitant les Etats-Unis, l’Argentine, l’Italie, la Pologne, la Roumanie, etc peut largement les motiver pour apprendre d’autres langages. La plupart des partenaires de la saison 2008-2009 ont renouvelé leur désir de poursuivre le nouveau mode d’échanges débuté. Je voudrais aussi préciser que je suis en train de « négocier » un partenariat avec une enseignante Français Langue Etrangère du Danemark.  Copenhage ayant était choisi pour un sommet mondial sur le développement durable en décembre 2009, il sera alors aisé de rédiger des billets sur ce thème de façon à  poursuivre la généralisation de l’éducation au développement durable. Je souhaiterais aussi indiquer que j’ai pris contact avec une enseignante  du Mexique de façon à avoir une  approche de l’Amérique Centrale. Bien entendu il sera toujours possible de compter sur l’aide de Mariko du Japon, de Jocelyne du Québec, Daleen d’Afrique du Sud, Salvelina et Marieta du Brésil, de Nelly d’Uruguay, etc

   Des articles « sérieux » mais sur un ton avenant de façon à prévenir l’absentéisme et le décrochage scolaire grâce à tout l’aspect ludique qu’offre un blog. L’accent sera mis en priorité sur la gastronomie pour tenir compte de la spécificité de notre lycée. Cela va dans la logique de rendre ses lettres de noblesse à la voie professionnelle.

  J’ai donc énuméré les principales pistes de travail qui seront mises en oeuvre. Je compte sur votre appui pour la réalisation. Je remercie d’avance toutes les bonnes volontés. Je vous souhaite de très bonnes vacances. Nous nous retrouverons à la rentrée de septembre bien qu’il soit possible que j’ajoute éventuellement des commentaires à des articles déjà publiés si l’actualité s’y prête.

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Le pont japonais

Animations culturelles, architecture, Ecologie, Gastronomie, Humour, Pays, Pédagogie, Peinture, Personnages, Société 9 commentaires

      Le mois de mai est souvent présenté comme une période pendant laquelle, en France, les jours fériés se succédent. Ainsi, cette année, le 1er mai était un vendredi, le 8 mai aussi, mais il y aura aussi le jeudi 21 mai (Ascension) puis le 31 mai (Pentecôte). Puisque les 1er et 8 mai étaient un vendredi, certaines administrations et entreprises ont accordé à leurs employés le samedi pour faire « un grand week-end ».  Puisque l’Ascension est un jeudi, le vendredi est souvent aussi accordé et parfois en complément du samedi et du dimanche. On a l’habitude de parler de « pont » pour désigner un week-end et quand on trouve que vraiment le repos obtenu est appréciable, certains vont jusqu’à dire …viaduc ! On peut alors se demander ce qu’il en est dans les autres pays.

     Prenons par exemple le Japon qui, au contraire, jouït d’une réputation d’avoir un peuple très travailleur, y-a-t-il aussi « des ponts  » ? Je commencerai par dire une boutade en vous répondant que « les ponts japonais » sont bien connus puisqu’ils ont plu au peintre impressionniste Claude Monet ! Bien que cet artiste ne soit jamais allé au Japon, il était fasciné par le pays du Soleil Levant. Ainsi, dans sa maison de Giverny, le jardin d’eau est orné d’un petit pont qui enjambe l’extrémité du bassin. La forme arquée de cette passerelle lui a valu le nom de « pont japonais » et il posséde une tonnelle. En fait, Claude Monet a peint le pont qu’il a fait faire dans son jardin.

                                           

    Plus sérieusement maintenant, je dirais maintenant que oui, il y a des « ponts » au Japon, même si c’est rare, le plus connu est la « Golden Week »  que l’on peut traduire en français par « la Semaine d’or« . Il s’agit de jours fériés qui se succédent : 4 en 7 jours !  Le 29 avril de chaque année, les Japonais célèbrent la  » Fête de Shōwa » (Shōwa no Hi). Il s’agit de célèbrer l’anniversaire de l’empereur l’empereur Shōwa (Hirohito) né le 29 avril 1901 bien qu’il soit mort le 7 janvier 1989 et qu’il y ait aussi des polémiques sur son rôle pendant la seconde guerre mondiale. Depuis son décès, c’est son fils Akihito qui est empereur.

                                                   

                                               

      Le 3 mai est la seconde fête de la « Semaine d’or ». Il s’agit de commémorer la Constitution de 1947. Cette journée est appelée Kempō Kinen Bi . C’est un événement très important puisque cette constitution a été élaborée au-delà de la seconde guerre mondiale et donc au-delà de la capitulation du Japon.  Les articles de cette constitution se sont fortement inspirés du travail de réflexion de Douglas Mac Arthur, commandant suprême des forces armées américaines.

                                          

     On pourrait voir un acte contre-nature de célèbrer  une constitution dictée par l’ennemi d’hier, mais ce serait ignorer que si d’un côté Douglas Mac-Arthur incarne un ancien rival, il est aussi un allié car il a personnellement appuyé le statut « d’innocents » pour les membres de la famille impériale lors du procés de Tokyo ouvert le 19 janvier 1946. Il s’agissait de juger les « criminels de guerre japonais de la seconde guerre mondiale » et Hirohito et sa parenté ont ainsi bénéficié d’une exonération de responsabilités. Il faut dire que deux raisons expliquent cette grande clémence. Les onze juges du Tribunal Militaire International pour l’Extrême-Orient ont à leur tête le procureur Joseph Berry Keenan. Il est américain et a servi pour l’administration de Franklin Roosevelt puis celle de Harry Truman et il serait difficile d’incriminer Hirohito et sa famille pour « crime de guerre » alors que les Etats-Unis ont eux-mêmes largué deux bombes atomiques avec des effets dévastateurs sur le Japon ! Il y a aussi à prendre en considération la stratégie américaine consistant à ne pas déstabiliser politiquement  le Japon en épargnant l’empereur Hirohito et sa famille, et ceci est d’autant plus important que la guerre froide a fait naître  la guerre de Corée  qui menace et qu’il est très intéressant de faire du Japon un allié ! L’article 9 de la constitution japonaise de 1947 interdit la création d’une armée japonaise, mais, sous des couverts de « protection » par rapport à la Corée du Nord soutenue par les Soviétiques et les Chinois, le Japon est autorisé à organiser une « force d’autodéfense« .

Le 4 mai, les Japonais célèbrent Midori no Hi que l’on peut traduire par Fête de la Nature ou de la Verdure. Les jardins japonais sont souvent petits mais dessinés avec soin de façon à former un paysage en miniature. Voici quelques exemples de décorations de jardins japonais : http://www.dailymotion.com/video/x3hv04_jardins-japonais_blog . Le « bonsaï » est l’art de cultiver des arbres miniatures. Chaque rocher, pièce d’eau et plante est mis en valeur. Regardez quelques réalisations avec http://www.youtube.com/watch?v=mfrs_oZfk_M&hl=fr

  Enfin, le 5 mai, les Japonais célèbrent Kodomo no hi que l’on peut traduire  par « Fête des enfants » bien que ce soit particulièrement les garçons qui soient fêtés. Des animations spéciales caractérisent cette journée. Ainsi les enfants prennent un bain d’iris (shōbu-yu ), boivent du saké additionné d’iris, dégustent des Kashiwa-mochi qui sont des sortes de gâteaux de riz fourrés d’une purée de haricots rouges sucrés, le tout enroulé dans une feuille de chêne. Parfois ils mangent aussi des chimaki. Il s’agit d’une sorte de gâteau de riz agglutiné servi dans une feuille de bamboo.

                                                                   

                                                                   

   Les enfants reçoivent une « poupée de mai » et des « drapeaux carpe« . On peut en admirer à cette adresse : http://www.japan-photo.de/e-kodomo.htm

                                                                 

   Cette semaine d’or est une période très importante au Japon au niveau touristique puisque ces jours de repos sont des occasions rêvées pour faire des visites. Mais, ces jours là, les prix flambent et finalement l’or est très utile mais …dans le porte-monnaie …pour passer cette semaine !

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Poisson d’avril !

Animations culturelles, Animaux, Collection, Humour, Pédagogie, Société 9 commentaires

       J’ai déjà eu l’occasion de vous le dire, c’est le 1er avril 1565 que le mécontentement de gens qui refusaient le changement de calendrier instituant le 1er janvier comme premier jour de l’année donna naissance à ce qui devint la tradition « des blagues » de ce jour. Pour se moquer des réfractaires, on se mit à leur offrir de faux cadeaux comme si c’était la période des étrennes. Peu à peu est venu l’usage d’accrocher discrètement des petits poissons de papier dans le dos des gens, sans qu’ils s’en doutent. En effet, en avril, il est interdit de pêcher parce que c’est la période de reproduction piscicole et,  en accrochant un poisson, même en papier, dans le dos de quelqu’un, on fait peser des soupçons sur lui dans le sens où l’on suggére que cette personne n’aurait pas respecté la législation et ainsi on participe à le ridiculiser. Le collectionneur de poissons d’avril s’appelle l’avrilopiscicophiliste

                                                          

 On retrouve le mot « poisson »dans les expressions suivantes :

   – avaler la mer et les petits poissons : être crédule ou bien avoir très soif

   – engueuler quelqu’un comme du poisson pourri : injurier très fort quelqu’un

  – finir en queue de poisson : finir de façon pas très nette

 – être un gros poisson : être une personnalité

  – être comme un poisson dans l’eau : être dans son élément, être bien dans sa peau

 –  noyer le poisson : cacher une partie des éléments pour brouiller la compréhension

  D’autres expressions utilisent un poisson en particulier :

 – être muet comme une carpe : ne pas dire un mot

  – bâiller comme une carpe : bâiller très fort

- c’est le mariage de la carpe et du lapin : mauvais assortiment

- être serrés comme des sardines : être très serrés dans un espace restreint

- avoir des yeux de merlans frits : avoir un regard inexpressif

- rire comme une baleine :  rire en ouvrant la bouche

- être un maquereau : être un proxénète, un souteneur

- être un requin de la finance : être un homme d’affaires impitoyable et sans scrupule

      Enfin, il est intéressant de signaler que le mot « friture » désigne à la fois de petits poissons que l’on est en train de frire et un grésillement intermittent lors d’une transmission radio ou téléphonique.

     Au fur à à mesure des années, cette tradition  de faire des plaisanteries s’est généralisée au point de ne pas être seulement d’individu à individu, mais d’être comme une sorte de phénomène social. C’est ainsi qu’au niveau de la presse parlée et  écrite, de la télévision et d’Internet, pour le premier avril, on ne compte plus les canulars. Voici un exemple avec les différentes « pages » de 1er avril d’un site : http://www.linternaute.com/insolite/poisson_d_avril/poisson_d_avril.shtml ou d’autres exemples de désinformations : http://rumeursdunet.com/  . Cependant le 1er avril 1983, on a annoncé que l’âge légal de la retraité était abaissé à 60 ans en France et c’était vrai !

    Si le canular est d’origine informatique, on parle de  » fausse rumeur » ou bien on emploie carrément le mot anglais « hoax« . Le côté « humoristique » est parfois douteux parce qu’il s’agit souvent de « pourriel » comme disent les Canadiens c’est-à-dire de messages indésirables envoyés en masse et faisant croire aux novices que leur ordinateur est menacé de virus ou qu’ils doivent impérativement envoyer en chaîne le message reçu. Lisez à ce sujet, l’article de Christelle Membrey : http://cicla71.typepad.com/cicla71/2009/01/gagnez-45-euros-pour-f%C3%AAter-les-10-ans-de-google-.html . Il y a tellement de gags dans ce genre de « nouvelles », que, franchement, je me demande où les « plaisantins » vont pêcher tout cela !

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En Février : des baisers et des bugnes

Gastronomie, Humour, Langues, Pays, Pédagogie, Société 9 commentaires

     La semaine dernière, nous avons évité de nous crêper le chignon en mangeant nos galetous. Cela aurait été d’autant plus dommage que le 14 février, c’est la Saint Valentin et il vaut mieux échanger des baisers ! Si c’est le coup de foudre réciproque, une ère nouvelle s’ouvre faite de serments, de caresses et de mots doux. A noter qu’au Japon, comme notre amie Mariko nous l’avait signalé l’an passé, la « Saint Valentin » ne concerne que les femmes car elles doivent offrir une boîte de chocolat ou de biscuits aux hommes. Oui, c’est à tous les hommes et en particulier à leurs collègues de travail. Mais les nipponnes sont rusées : si elles éprouvent de l’affection pour celui à qui ira le cadeau, elles lui offriront  du « honmei choco » (traduire « du chocolat véritable »), sinon ce sera  du  « giri choco » (chocolat obligatoire et de moins bonne qualité). Si ces derniers apprécient ce geste, ils devront,  pour le 14 mars, c’est-à-dire un mois plus tard, offrir à leur tour quelque chose : chocolat, fleur, etc. Le 14 mars s’appelle « le jour blanc » en référence au fabricant de marshmallow  (souvent de couleur blanche) qui a inventé cette tradition pour faire vendre ses sucreries.

 

 

   Mais, Février, c’est aussi  « Mardi -Gras » .  Cette date est connue pour les « bugnes« .  Non, je ne veux pas faire référence au sens un peu familier de « bugne », celui qu’on lui donne du côté de Lyon, à savoir un « coup ». Oh non, après les tendresses des amoureux, il y aurait déjà des femmes battues ! Je plaisante bien sûr ! « Bugne » est aussi la manière de désigner un beignet dont il est de tradition de manger pour le mardi-gras. Comme pour Chandeleur, à l’origine, il s’agissait de confectionner un mets comportant le plus possible d’ingrédients ensuite interdits durant la période de carême : beurre, huile et oeufs. Suivant la région, le beignet change d’appellation : bottereau dans la région nantaise, merveilles dans le Bordelais, oreillettes en Provence, tourtisseaux dans le Poitou, etc. Les beignets du Mardi-Gras s’appellent « roscos » en Espagne. En Espagne, il y a également les « churros » que nous surnommons « chichis » en français. En Argentine ainsi qu’au Pérou, les « churros » sont fourrés au lait concentré sucré.

                             

        Mais les beignets ne sont pas obligatoirement associés au Mardi-Gras. Ainsi, à l’île de la Réunion, on peut trouver tout au long de l’année des « bonbons piments » . Vous pouvez avoir un idée de leur apparence à http://flickr.com/photos/bezombes/2627608738   Au Japon, le tempura  est une sorte de beignet. Il s’agit d’une pâte à frire fluide que l’on sert avec du riz, de la viande ou du poisson ainsi que des légumes.  Au Canada et aux Etats-Unis, ce sont les beignes ou « donuts » qui ont un grand succès surtout dans les firmes de restaurations rapides. En Israël, le soufganiya est un beignet consommé surtout pour Hanoucca ou « fête des lumières » qui a lieu en novembre.

 

                                                            

Vous pouvez avoir quelques recettes de savoureux beignets  à : http://www2.ac-toulouse.fr/col-jmoulin-toulouse/club/1998/recett03.htm

                             

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Sommes-nous à bonne école ?

Cinéma, Grands événements au lycée, Humour, Langues, Littérature, Métier, musique, Pays, Pédagogie, Société 47 commentaires

    Le système scolaire français est assez complexe, aussi ne seront présentées que les grandes lignes de telle sorte qu’à leur tour nos amis japonais, italiens, suédois, japonais, espagnols, roumains, polonais et tchèques puissent faire quelques comparaisons.

     Notre système scolaire repose sur les principes de Jules Ferry (1832-1893). Cet homme politique français a défini l’école comme  » gratuite, laïque et obligatoire« . De nombreux établissements scolaires portent le nom de ce politicien. Cependant, avec le temps, les notions de « gratuité », »obligation » et de  « laïcité » ont évolué. La « gratuité » s’applique au fait de ne pas avoir de frais d’inscription pour être admis à l’école, tout au moins si l’élève fréquente une école publique, d’avoir les manuels scolaires fournis gratuitement jusqu’en troisième qui est la quatrième et dernière année passée au collège. Par contre « la gratuité » ne s’applique pas en ce qui concerne les fournitures scolaires, les repas pris à la cantine, les sorties éventuelles, etc. Au niveau universitaire, des droits d’inscriptions existent, même s’il s’agit d’une université publique. La laïcité est encore normalement garantie, allant même jusqu’à interdire, dans un établissement public, le fait de porter un signe distinctif de sa croyance religieuse. Cependant il est de plus en plus question de demander aux professeurs de se charger de « l’enseignement du fait religieux ». En ce qui concerne « l’obligation », depuis 1959, elle est définie comme de 6 à 16 ans. Le ministre actuel de l’Education Nationale s’appelle Xavier Darcos. Il y a aussi Valérie Pécresse qui est ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche. 

 

 

  Par le biais d’une tradition datant du XVIIIème siècle, les écoles maternelles sont largement développées en France. Elles sont gratuites mais ne rentrent pas dans « l’obligation scolaire ». Elles sont seulement conseillées pour faciliter l’éveil de l’enfant. Il y existe 4 niveaux : Toute Petite Section (2ans), Petite Section (3 ans), Moyenne Section (4 ans) et « Grande section » (5 ans). Pour être admis en TPS, l’enfant doit pouvoir se dispenser de couches dans la journée et avoir dépassé ses 2 ans le jour de la rentrée scolaire de septembre. Certaines municipalités offrent plusieurs dates de rentrée pour ces TPS, ainsi il est possible qu’un enfant commence sa scolarisation après chaque période de « petites vacances ». L’enfant apprend à vivre en société, développe son langage et  se prépare à devenir un futur écolier. L’existence de ces écoles maternelles telles qu’elles sont conçues maintenant semble être remis en cause parce que le ministre a parlé de « jardin d’enfants » et s’est également interrogé sur la nécessité de recruter des enseignants très diplômés pour ce niveau scolaire. Ces propos ont naturellement prêté à controverse.

      Depuis la loi d’orientation de 1989, les écoles maternelle et primaire sont divisées en cycles. Paradoxalement, puisque l’école maternelle n’est pas obligatoire, ce niveau est assimilé au « cycle 1 » appelé aussi « cycle des apprentissages » et, en plus, la Grande Section  est la première classe du « cycle 2 » appelé aussi « cycle des apprentissages fondamentaux ». Au-delà de la « grande section de maternelle », l’élève rentre à l’ « école primaire ». Les deux autres classes de ce cycle 2 sont le  » Cours Préparatoire » dit « C.P. » et le « Cours Elémentaire 1ère année » dit « CE1″. Le « cycle 3″ est constitué du Cours Elémentaire 2ème année (CE2), du Cours Moyen 1ère année (CM1) et du Cours Moyen 2ème année (CM2). En maternelle, comme à l’école primaire, les enfants sont pris en charge, en général, de 8h30 à 11h30 puis de 13h30 à 16h30 le lundi, mardi, jeudi et vendredi. Jusqu’à la rentrée scolaire 2008/2009, il y avait 1/2 journée de prise en charge en plus : le mercredi matin ou le samedi matin. Malgré la diminution horaire, les notions à apprendre sont restées les mêmes. Pour les élèves de l’école primaire, un éventuel soutien scolaire a été prévu durant la pause de midi faute de pouvoir le mettre en place après 16h30 en raison des cars de ramassage scolaire. Mais cela pose tout de même un problème pour les élèves ayant besoin de soutien mais qui ne sont pas demi-pensionnaires.

      Au-delà du CM2, l’enfant rentre au collège où la numérotation des classes va en décroissant  : « 6ème« , « 5ème« , « 4ème« , « 3ème« .  Malgré quelques tentatives au niveau de l’école primaire, c’est surtout au niveau de la « 6ème » que débute l’étude d’une première langue vivante. Sauf exception, c’est souvent l’anglais ou l’allemand. En « 4ème », une seconde langue est proposée et c’est le plus souvent allemand ou espagnol. Au niveau de la 5ème ou de la 4ème, il existe les Itinéraires De Découvertes qui permettent une approche interdisciplinaire de thèmes, c’est-à-dire que, par exemple, on propose à l’élève de faire un petit dossier qui s’appuie au moins sur deux disciplines enseignées et qui implique aussi une recherche documentaire faite au Centre de Documentation et d’Information en partenariat avec le professeur-documentaliste. Cela peut être, par exemple, un exposé sur la « prise de pouvoir de Guillaume le Conquérant » parce qu’au niveau de la « 5ème », la période historique étudiée est le Moyen-Age et que cet épisode de l’Histoire de France tisse un lien avec l’Angleterre et donc participe de l’enseignement de l’anglais. Généralement, l’élève présente son travail sous forme de traitement de texte et il y a donc beaucoup de compétences prises en charge pour la note finale. Le professeur-documentaliste ne se contente pas de « fournir les documents » pour aider à la réalisation du travail, il accompagne ses collègues enseignants qui viennent au CDI et suit la progression du travail des élèves en s’impliquant personnellement. Cela suppose naturellement, en amont, des « rencontres » entre enseignants pour bien cibler ce qu’il est possible de faire et comment. Vous trouverez plus de renseignements sur cette approche pédagogique à : http://eduscol.education.fr/D0072/itinerairesdecouverte.htm

    Les élèves ayant d’importantes difficultés scolaires sont placés dans des Sections d’Enseignement Général et Professionnel Adapté dans lesquelles ils ont à la fois un enseignement général et professionnel. Bien qu’ils soient rattachés au niveau du collège, le lycée Jean Monnet accueille des élèves de « 3ème Découverte Professionnelle 6 heures« . Ce sont des élèves qui s’orientent vers une voie professionnelle au-delà de cette classe, mais qui ne savent pas exactement quoi choisir. Pour les aider, des périodes de stage en entreprise sont prévus. A la fin de la troisième (toutes séries confondues), les élèves passent le « brevet des collèges« , ainsi que le « Brevet Informatique et Internet » ou « B2I« . Ce second examen inclut, même s’il  la dépasse, la reconnaissance d’un certain nombre de compétences  que le professeur-documentaliste  s’est chargé de faire acquérir depuis l’entrée de l’élève en 6ème . En effet, les missions de cet enseignant ne se limite pas à la gestion d’un fonds documentaire, il a des heures d’enseignement pour apprendre aux élèves à utiliser au mieux les informations que peuvent fournir les revues, les livres, les dictionnaires, les encyclopédies, le logiciel documentaire appelé BCDI, Internet, etc. Pour plus de renseignements sur le « B2I », vous pouvez regarder : http://www.educnet.education.fr/formation/certifications/b2i

        Après le collège, c’est l’entrée au lycée. Il y a trois sortes d’établissements secondaires : général, technologique et professionnel. Au niveau de l’enseignement général et technolgique, la nomination des classes tient toujours du compte à rebours : « seconde« , « première » et « terminale« .  A la fin de la « première », l’élève passe une partie des épreuves du baccalauréat et, « en terminale », il passe les épreuves restantes. Il existe différentes options d’enseignements au niveau du lycée d’enseignement général comme au niveau du lycée d’enseignement technologique. Au niveau de la « première », l’élève doit réaliser un dossier qui s’inscrit dans le cadre des Travaux Personnels Encadrés. On trouvera le détail des sujets à http://eduscol.education.fr/D0050/themes.htm  mais il faut tout de même savoir que la problèmatique étudiée doit au minimum englober deux disciplines. Ainsi, par exemple, l’élève peut présenter une sorte de petit mémoire sur « Les peintures murales au Mexique » de façon à pouvoir « combiner » Art et Civilisation Espagnole. Bien entendu, comme pour les IDD, il faut la participation du professeur-documentaliste comme d’ailleurs exposé ici : http://eduscol.education.fr/D0050/LXTDOC01.htm. Durant les trois années passées au lycée, l’élève reçoit un enseignement d’Éducation Civique, Juridique et Sociale  (ECJS)  dont on pourra avoir une idée avec http://eduscol.education.fr/D0056/ecjs.htm . Les différentes options possibles au niveau du lycée général ou du lycée technologique n’existent pas partout et parfois il est nécessaire de changer de département et de fréquenter un internat.  On  pourra connaître le détail des options possibles avec http://www.education.gouv.fr/pid39/lycee.html . Les épreuves de baccalauréat commencent vers le milieu de juin et les résultats défintifs sont connus en juillet. Pour avoir le baccalauréat du premier coup, il faut plus de 10 de moyenne générale. Si l’élève a entre 8 et 10 de moyenne, il doit représenter des épreuves de façon à arriver, la seconde fois, à au moins 10. S’il a moins de 8, il est ajourné et doit recommencer l’année de terminale.

 En ce qui concerne le lycée professionnel, il y a plusieurs possibilités :

   – au niveau d’un Certificat d’Aptitude Professionnelle (2 ans d’études) donc « CAP première année » puis « CAP 2ème année » et au bout de la dernière année l’élève passe un examen pour obtenir le diplôme correspondant.

   – au niveau du Brevet d’Enseignement Professionnel ( 2 ans d’études) donc  « seconde BEP » et « terminale BEP« . La dernière année, l’élève passe un examen. Il peut ensuite poursuivre ses études en « première année de baccalauréat professionnel » puis en « seconde année de baccalauréat professionnel ». Le baccalauréat professionnel est ainsi obtenu en 4 ans d’études après la classe de 3ème. Il est question de ramener ce temps à 3 ans pour l’aligner sur le rythme des élèves d’enseignement général ou technologique, mais le risque est que le profil des élèves et la spécificité des enseignements à dispenser  (mais dans un temps réduit) n’ occasionnent une grande difficulté et que finalement une élite seulement n’obtienne ce diplôme. La création d’un baccauréat professionnel en 3 ans suppose aussi la disparition du BEP car l’élève arriverait directement du collège. Les classes de « terminale BEP » et de « baccalauréat professionnel » sont concernées par  Le Projet Pluridisciplinaire à Caractère Professionnel dont on pourra lire les caractéristiques à http://eduscol.education.fr/D0047/ref01.htm

 

      Au delà du lycée, il y a les études supérieures dont l’entrée est conditionnée par l’obtention du baccalauréat. Il existe plusieurs types de poursuites universitaires avec

- les  Instituts Universitaires de Technologie (IUT) qui donnent accès à un  Diplôme Universitaire de Technologie (2 ans d’études) 

- les sections post-baccalauréat du lycée qui préparent à un Brevet de Technicien Supérieur (BTS). Mais parfois cet accès au BTS n’est pas direct parce que le baccalauréat obtenu n’est pas assez bien adapté pour poursuivre sans transition. Il faut alors prévoir, avant d’aller en BTS, une année de Mise A Niveau. Normalement le BTS demande 2 ans d’études, mais, s’il faut la classe MAN, cela représente 3 ans après le baccalauréat.

- les différentes facultés : Lettres, Droit, Pharmacie, Médecine, etc. Dans la plupart des cas un minimum de trois années d’études est nécessaire. Il donne lieu à l’obtention d’une « licence« . Il s’en suit « la maîtrise » puis le « doctorat ». Les titres obtenus sont nationaux, cependant les sujets d’ épreuves dépendent d’un établissement à un autre. Suivant les académies, la rentrée universitaire a lieu en septembre ou octobre. L’année universitaire est divisée en semestre, le premier va jusqu’à décembre et le second jusqu’à mai. Il y a deux sessions pour réussir les examens. Suivant les académies, la période est juin et septembre ou juin et juillet (quand la reprise se fait en septembre). Les étudiants passent aussi un examen appelé Certificat Informatique et Internet ou « C2I » . Reportez vous à http://www2.c2i.education.fr/sections/accueil/c2i7120/ pour avoir quelques précisions.

      La France est divisée en 3 zones scolaires au niveau des vacances. Les vacances de Toussaint (environ 10 jours fin octobre-début novembre), les vacances de Noël (2 semaines fin décembre-début janvier) et les vacances d’été sont communes aux trois zones. Ensuite, pour les vacances d’hiver (février-mars) et de printemps (avril-mai), chaque zone a deux semaines de vacances, mais en décalé. La date officielle des vacances d’été est  en général le premier juillet mais les professeurs qui participent aux épreuves d’examen ne sont parfois véritablement en vacances que vers le 10/13 juillet. La reprise est généralement vers le 1er septembre.  Nous avons également quelques dates de vacances spécifiques comme le 1er mai (fête du travail), le 8 mai (armistice seconde guerre mondiale), le lundi de Pâques et le lundi de Pentecôte (pas toujours inclus dans des vacances scolaires, parfois « en plus », suivant la zone), le jeudi de l‘Ascension, le 1er novembre (mais inclus dans les vacances de Toussaint), le 11 novembre, le 14 juillet ( fête nationale, mais inclus dans les vacances d’été), le 15 août (Assomption, mais inclus dans les vacances d’été

  

Pour être enseignant en France, il est obligatoire de passer un concours de recrutement. Les enseignants sont des fonctionnaires de l’Etat. L’IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres) prépare au concours de recrutement et assure la formation au métier. Pour l’Enseignement primaire, c’est le concours  de  « Professeur des Ecoles ». Pour l’enseignement secondaire, il y a le CAPES ( Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré), le CAPET (Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement technique), le CAPLP ( Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement professionnel). Ces concours sont ouverts aux titulaires d’une licence (3 ans d’étude). Les PLP sont généralements bivalents, c’est-à-dire qu’ils enseignent deux matières comme Lettres/Histoire ou Mathématiques/Sciences. Les titulaires du CAPES n’enseignent qu’une matière.  Les professeurs des écoles passent de 24 à 26 heures par semaine avec leurs élèves. Les professeurs de collèges et de lycées ont 18 heures de cours par semaine. Malgré leur statut d’enseignant, les professeurs-documentalistes doivent être présents au collège ou au lycée 30 heures par semaine et il est généralement entendu qu’ils travaillent encore 6 autres heures par semaine à l’extérieur pour, par exemple, fréquenter des bibliothèques, des librairies, lire, etc. Généralement ce temps est sous-évalué, surtout si le professeur-documentaliste s’implique dans des animations pédagogiques spécifiques, s’associe à la réalisation d’IDD, de TPE, d’ECJS, etc, cela peut devenir 15 heures ou même plus! Finalement, suivant la façon dont il s’investit et suivant dans quel établissement il est placé, le professeur-documentaliste peut avoir une énorme charge de travail.  Pourtant, souvent, par l’administration ou par les autres enseignants qui ne voient que le temps de présence dans l’établissement, être professeur-documentaliste est perçu comme bénéficier  d’un statut « avantageux ».  Pour l’enseignement supérieur, les candidats aux concours doivent avoir une maîtrise (4 ans d’études) et passer une agrégation. A noter au passage qu’il n’existe pas d’agrégation dans le domaine de la recherche documentaire. Les agrégés ont 15 heures de cours par semaine à assurer. Il est question d’exiger un « master » obtenu en 5 ans d’études pour passer tous les concours indiqués et l’existence de l’IUFM semble être remise en cause. Il y a une forte diminution du nombre de postes offerts aux concours de recrutement des enseignants et quand il y a un manque il faut souvent avoir recours à des contractuels qui sont bien sûr du personnel avec un statut très précaire. Les différentes réformes scolaires entraînent des suppressions de postes et de nombreux professeurs se trouvent soit en sous-service (nombre d’heures de service incomplet) soit dans l’obligation d’enseigner sur 2 ou 3 établissements scolaires pour arriver à réunir le nombre d’heures prévues.

    J’ai donné quelques éléments permettant de situer un peu le système scolaire français par rapport aux autres qui ont été présentés. Il manque des informations par exemple sur l’apprentissage, la formation continue, le contenu des programmes, etc. Je ne pouvais pas aborder tous ces thèmes dans un simple article. J’ai juste voulu ouvrir un éventuel débat et vous demandez si nous étions vraiment « à bonne école », l’expression signifiant « bien entouré pour progresser ». Si vous souhaitez affiner davantage votre documentation sur ce sujet, vous pouvez consulter : http://www.education.gouv.fr/pid8/le-systeme-educatif.html

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Allez, à table, la soupe est servie !

Animations culturelles, Gastronomie, Humour, Pays, Pédagogie, Société, Sport 6 commentaires

      Etes-vous des « fidèles » de l’ancien « Dakar » qui maintenant traverse l’Argentine et le Chili ? Je ne m’intéresse pas outre-mesure aux courses de motos, surtout lorsqu’elles traversent ce qui est normalement « un désert » mais que « la civilisation » juge utile « d’exploiter » pour des raisons à la fois techniques et commerciales. Nos amis argentins, étant en vacances d’été, n’ont pas pu donner leurs sentiments sur ce choix. Peut-être le feront-ils à leur reprise de cours. La randonnée s’est terminée le samedi 18 janvier après un parcours en boucle dont la carte ci-dessous indique le parcours.

        La semaine dernière, un terme employé par le journaliste pour commenter cette course a attiré mon attention : « poireau« . Dans le jargon de ce sport, cela veut dire « un motard qui n’est pas sûr de lui, assez novice ». Ah, c’est certain, ce « poireau » n’est pas une « grosse légume » et il va se faire carotter sa place et faire chou blanc au niveau des résultats. Ce motard va être responsable du navet que va devenir le reportage sportif.

        Alors, amis lecteurs, vous l’aurez compris, avec tout ce vocabulaire, on finit par ne plus parler de « la course » mais « des courses« , celles que vous faîtes au supermarché ! J’espère qu’avec tout cela, vous n’en aurez pas soupé des informations sur « le Dakar ». Voici d’ailleurs le site officiel : http://www.dakar.com  Que dire de plus sinon « Bons vents  » (surtout à « Buenos Aires »)  aux pilotes !

      Quant à la soupe, que vous ferez après avoir fait vos courses, avec ce poireau, cette carotte, ce chou et les autres légumes, je vous invite à la déguster tout en regardant cette petite vidéo :  http://www.tv5.org/TV5Site/lf/merci_professeur.php?id=2699&id_cat= . Vous y apprendez toutes sortes d’expressions contenant le mot « soupe » et j’espère que cela renforcera votre soif de savoir, surtout en buvant le bouillon (l’expression est à prendre au propre car je ne vous souhaite ni d’avaler de l’eau en nageant ni d’essuyer un échec financier en ces temps de crises boursières). Je vous conseille toutefois d’éviter 11 heures pour vous désaltérer avec ce potage car, à ce moment précis, il pourrait être mortel.

 

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Le mois du blanc

Gastronomie, Grands événements au lycée, Humour, Pédagogie, Société 12 commentaires

       Les cours ont repris le lundi 5 janvier et la grosse « surprise » (malgré l’annonce faite par la météo) a été l’arrivée de l’or blanc dès le lendemain. Un blanc manteau a recouvert le sol. A sa vue, certains sont devenus blancs comme un linge à la perspective de faire une chute mais d’autres ne se sont pas du tout fait de cheveux blancs, mais, au contraire, en ont profité pour avoir carte blanche dans la glissade.

     Le mercredi 7 janvier, pour ne pas faire chou blanc dans le domaine des soldes  qui débutaient car il faut vraiment en profiter tellement, dans les autres circonstances, le contribuable est saigné à blanc, certains d’entre nous  sont allés faire un tour dans les boutiques. Peut-être ont-ils cousue de fil blanc une histoire leur permettant d’avoir une ristourne encore plus importante, mais je ne les crois tout de même pas capables d’utiliser une arme blanche pour imposer quelque chose au vendeur. Il me semble tout de même nécessaire de montrer patte blanche au moment de payer et ce n’est pas le moment de vouloir essayer de blanchir son argent. Certains blancs-becs pensent qu’il suffit d’un peu de charme et que la vendeuse sera séduite et que, quite à faire un mariage blanc, elle baissera le prix du blanc. Qu’ils blanchissent sous le harnais et ils verront bien que souvent ces filles ne sont pas des oies blanches et savent se méfier !

              C’est bonnet blanc et blanc bonnet mais, malgré la disparition de la publicité  nocturne sur les chaînes de télévisions publiques françaises depuis le 5 janvier, les consommateurs se ruent toujours sur les magasins, aussi bien à la recherche de blanc de poulet que de sauce blanche toute conditionnée ou encore des blancs-mangers. Certains passent une nuit blanche devant la boutique et guettent son ouverture pour être les premiers à acheter. Très fatigués mais heureux, en tendant l’objet convoité à la caissière, ils s’entendent répondre d’une voix blanche : « Le guichet est fermé ». Parfois, cette phrase leur paraît si dure pour eux que, discrètement, ils boivent une gorgée de vin blanc avant de changer de file et se diriger vers une caisse ouverte. Ils restent tout de même très perturbés et signent en blanc sur un chèque quand arrive leur tour de payer. Parfois le chiffre imprimé ensuite n’est pas correct mais ils n’y voient que du bleu.

        Chers lecteurs, cette page n’est pas restée blanche grâce aux expressions liées à cette couleur. J’en ai rassemblé beaucoup dans ce petit texte pour en faire comme un examen blanc avant de vérifier vos connaissances. Vous serez candidat à des épreuves car sachez qu’à l’origine les personnes participant à un examen devaient être habillées en blanc. Enfin,  janvier est le mois du blanc et pas seulement en France car apprenez par exemple, qu’au Brésil;  il est de bon ton d’être vêtu de blanc pour le réveillon de la Saint Sylvestre. Cette élégance fait penser au terme très littéraire « blandices » qui renvoie au charme et à la séduction.

 

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Bonne année 2009 à tous !

Animations culturelles, Cinéma, Collection, Gastronomie, Grands événements au lycée, Humour, Pays, Pédagogie, Personnages, Société 20 commentaires

    Personne ne sera sans doute surpris par le titre de mon billet puisque nous sommes en janvier et que nous commençons une nouvelle année. Vous l’auriez été avant 1564 date à laquelle le roi Charles IV décida, par l’Edit du Roussillon, que l’année cesserait de commencer au printemps, mais en janvier ! Sachez que le nom des mois n’avait pas été choisi au hasard, ainsi « septembre » indiquait nettement qu’il s’agissait du septième mois de l’année, « octobre » du huitième, « novembre » du neuvième, « décembre » du dixième. Quand Charles IV a changé l’organisation civile de l’année, il n’a pas pour autant « revu » l’appelation des mois ! Maintenant, l’étymologie du mot n’est plus en adéquation avec son sens : « septembre » est le neuvième mois de l’année, « octobre » le dixième , « novembre » le onzième et « décembre » le douzième ! Devant un tel chamboulement et surtout un tel manque de logique, certains se rebiffèrent et c’est ainsi que naquît la « tradition » du poisson du 1er avril: puisqu’il n’était plus possible de se dire « bonne année », eh bien, on allait faire des blagues aux voisins !

     Outre les voeux adressés le plus souvent par le biais de cartes postales selon la tradition anglaise, les premiers jours de janvier se caractérisent par les étrennes. Il s’agit d’un présent que l’on fait le premier jour de l’année.  Le mot « étrenne » vient du latin « strena » qui signifie « bon présage » ou   » présent de bonne augure ». L’habitude des étrennes se perpétua et se développa beaucoup sous l’Empire romain. En France, au Moyen-Age, elles reçurent dans certaines provinces le nom d' »aguignettes » ou d’aguilaneuf« . Il s’agit d’une déformation de l’expression « au gui l’an neuf » car on considère que le gui porte bonheur. En Normandie, les « aguignettes » étaient en fait des pâtisseries feuilletées que les enfants allaient chercher de porte en porte en entonnant une chanson. Vous pouvez obtenir la recette des « aguinettes » en consultant : http://magene.chez-alice.fr/recette1.html#aguignettes

    C’est cette idée d’échange de cadeaux qui est reprise dans deux traditions qui ont lieu le 6 janvier : en France l’Epiphanie, en Italie la Befana. La « fête des rois » ou « Epiphanie » est une fête païenne très ancienne puisqu’elle se pratiquait déjà chez les Romains qui tiraient au sort avec des fèves pour savoir qui serait le roi du festin. Depuis, le christianisme a consacré cette fête à la commémoration de la visite des trois Rois Mages, Melchior, Gaspard et Balthazar, venus porter des présents à l’enfant Jésus. Aujourd’hui la tradition veut que pour le « jour des Rois », on partage un gâteau appelé « galette« . Selon la région, il s’agit d’un gâteau feuilleté ou brioché.

  La fève d’origine est aujourd’hui remplacée par un petit personnage que prennent plaisir à collectionner les favophiles qui se sont regroupés en association : http://www.fabophiles.fr/ . Certaines fèves valent très cher.

  En Italie, c’est la sorcière Befana qui porte des gâteaux. Son nom est en fait une déformation du mot « Epiphanie ». Elle « intervient » dans la nuit du 5 au 6 janvier. Les enfants accrochent une chaussette non loin de la cheminée pour que Befana dépose des chocolats et des caramels. Si les enfants n’ont pas été sages, Befana leur glisse des boulets de charbon. Il existe des pâtisseries en l’honneur de la Befana : ce sont les  » befaninis ». Vous en saurez plus sur la légende et les gâteaux en consultant ce site fort intéressant : http://www.theatredelasource.qc.ca/francais/befana/bef_recette.html

     Un début d’année est souvent l’occasion de faire un bilan sur les événements passés et parfois on se souvient avec nostalgie d’antan. La crainte de voir devenir surannés certains acquis sociaux fait jaillir un pincement au coeur. Les annuités, en particulier, risquent d’être revues à la hausse ! Combien faudra-t-il d’anniversaires pour prétendre à la retraite ? La durée de travail sera-t-elle annualisée ?  De façon quasi annuelle ou bisannuelle, des réformes chamboulent notre mode de vie. Ne nous a-t-on pas annoncé une « annus horribilis » dans l’espoir que l’expression latine choque moins nos esprits que l’usage du français : une « année horrible » fait davantage trembler ! Aurons-nous pourtant de nouvelles « années folles » avec l’influence culturelle nord-américaine que fait naître l’élection de Barack Obama ? Il y aura aussi la Biennale de Venise avec son fameux « Lion d’Or ». Le 26 janvier prochain, les Chinois rentreront dans « l’année du boeuf » que l’on annonce plutôt prospère. Tout cela va rentrer dans les annales de 2009 et fera la joie des annuaires ou des almanachs.  Je vous présente donc tous mes voeux et que chacun de vos souhaits se réalise.

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