Les « kids » de Cincinnati

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            Pour les plus âgés des lecteurs de ce blog, le titre de cet article ne sera pas sans rappeler le film américain  de Norman Jewison « Le kid de Cincinnati » dans lequel Steve Mac Queen tient la vedette. Cependant je ne vais pas vous parler de cinéma ni de jeux de cartes  ( le héros est un as du poker), mais vous faire une sorte de compte-rendu de la visite de Marti Kitsinis, professeur de Français Langue Etrangère dans un lycée de Cincinnati (Ohio) et « les kids » (en français « les enfants »), ce sont ses élèves.

            Tout a débuté le 15 juin dernier quand cette enseignante et ses étudiants accompagnateurs sont arrivés en Europe en se posant à Madrid  où ils sont restés jusqu’au 17 juin. Puis ils se sont rendus à Tolède et à Barcelone, ont quitté l‘Espagne le 19 juin pour faire du tourisme dans le sud de la France : Avignon et Arles . Ils sont arrivés à Paris le 21 juin, jour de la fête de la musique, et ils s’y sont restés jusqu’au 24 juin, date à laquelle les élèves ont regagné les Etats-Unis.  Ils ont apprécié de nombreux monuments et lieux de la capitale mais voici deux photos les montrant à Paris, d’abord visitant le Musée du Louvre, puis se régalant à la crêperie Kern House du Quartier Saint Michel

                                                        

 

    Ce programme touristique avait été mis en place avant que des liens ne se nouent avec le lycée Jean Monnet de Limoges et c’est pour cela que les élèves de Cincinnati ne pouvaient pas rendre visite aux nôtres. Par contre, Marti Kitsinis avait l’autorisation de venir à Limoges dans le cadre d’une visite officielle. Les jeunes Américains sont donc repartis chez eux sans elle, mais avec le restant des accompagnateurs.

    Le 25 juin, Marti Kitsinis a donc rencontré Madame Vergnaud, notre proviseure et a fait la connaissance de Dominique Albrecht. En effet, les deux enseignantes n’avaient, jusqu’à présent, qu’échangé des messages électroniques . Comme les lecteurs doivent le savoir, je suis à l’origine du projet et de la mise en relation de toutes ces personnes. Nous avons immortalisé ces instants en prenant des clichés dans l’hôtel d’application du lycée.

                                                

 

     Après un repas pris au réfectoire du lycée, Dominique et moi avons joué les guides touristiques auprès de Marti. Nous lui avons fait visiter le magnifique jardin de l’Evêché qui surplombe la Vienne. L’Evêché  et son jardin datent de 1787 . Neuf jardiniers se chargent de biner, effleurer, arroser, etc.  Il fallait absolument que Marti voit cela d’autant que l’une des réputations de Limoges est la beauté de ses jardins. De plus, durant cet été, on peut y admirer une exposition d’objets en porcelaine disposés avec habileté. Outre la rocaille constituée de plus de 250 espèces résistantes à la sécheresse et les bassins, la fontaine est un cadre magnifique pour faire des photos dans ce lieu. C’est donc ce que nous avons fait.

                                                

                                                  

             Nous avons poursuivi par la visite des vieux quartiers de Limoges dont la fameuse Rue de la Boucherie avec les maisons à colombages, la place de la Motte et son superbe trompe-l’oeil, et tout ce que l’on appelle « la cité » où ont souvent lieu « les puces ».

                                                          

                                                     

 

                   Toutes ces visites nous ont occupées tout l’après-midi. Après un peu de repos (nous avons beaucoup marché)  et une bonne boisson fraîche (le soleil tapait dur !), il était vingt heures et l’heure de nous installer confortablement à la table du restaurant « Chez Alphonse  » où nous avons beaucoup parlé tout en dégustant des spécialités limousines car, chers lecteurs, Dominique et moi-même, dans les échanges en direction de Cincinnati, n’avons jamais omis la dimension gastronomique en raison de la spécificité de notre lycée.

                                                 

                                                La soirée s’est prolongée tard. Cependant le lendemain nous étions assez en forme pour nous rendre au Mémorial d’Oradour-sur-Glane. C’est un lieu incontournable parce qu’il marque historiquement notre région.  Dans leur correspondance et dans la construction du jeu à la manière de « Trivial Pursuit », nos élèves en avaient parlé à ceux de Cincinnati.

                                                       

              Nous avons poursuivi l’après-midi chez Dominique puis Marti a participé à un barbecue familial car, bien sûr, par delà le domaine pédagogique, la réalisation de ce projet passe par trois amitiés.

                                                   

                                                                                   

                     Le 27 juin Marti a quitté Limoges pour la Grèce où elle allait rendre visite à sa  belle-famille avant de regagner Cincinnati. Nous nous sommes séparées après avoir convenu de poursuivre le projet pour la période 2010-2011 et même peut-être d’encore plus l’élaborer en y associant éventuellement le professeur d’allemand du lycée Monnet  puisque parallèlement à nos échanges Deer Park  High School entretient des liens avec l’Allemagne, plus précisemment avec Sarrebruck  : des échanges franco-allemands pourraient être ainsi facilités et mener à une sorte de pédagogie « triangulaire » avec  la pratique du français, de l’allemand et de l’anglais.

                  La venue de Marti a été très appréciée par l’ensemble du lycée. Nous la remercions beaucoup et espérons que l’expérience pourra se renouveler. Le lycée Monnet aime à favoriser les échanges internationaux. La  prochaine visite attendue sera celle de Daleen, d’Afrique du Sud, dont les lecteurs assidus de ce blog ont déjà entendu parler. Ce sera pour cet automne.

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Et pendant ce temps là …

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      Amis lecteurs ou visiteurs vous avez sûrement l’impression que ce blog est devenu moribond parce que depuis janvier il n’y a eu aucun nouvel article. C’est vrai, cependant il y a eu de nouveaux commentaires et donc vous avez pu noter une certaine évolution. Cette absence de grande intensité, tout au moins si vous prenez comme référence le rythme auquel je vous avais habitué, s’explique par une très grande fatigue et donc une impossibilité de gestion d’un espace virtuel en plus du travail « habituel » au niveau d’un CDI. La difficulté est en fait que le « succès » du CDI au niveau des élèves est tel que ma collègue et moi sommes sans cesse sollicitées durant nos 30 heures de présence dans ce lieu et que donc, concrètement, cela veut dire que je dois rédiger les articles, valider les commentaires, chercher de nouvelles informations à diffuser, sur mon temps personnel de repos. Alors il arrive un moment où il y a saturation et où le corps se rebelle et dit « stop ».

       Un blog n’est que le « sommet » visible d’un immense iceberg et donc, dans les profondeurs cachées, je poursuivais mes liens avec des professeurs de français langue étrangère et ceci dans l’intérêt du lycée. C’est ainsi que j’ai mis en relation Dominique Albrecht, professeur d’anglais des 2H 1 et des 2 BPF, avec Marti Kitsinis qui enseigne le français à http://www.deerparkcityschools.org/ de Cincinnati en Ohio. Les échanges se sont  faits par messagerie électronique sous la direction des professeurs respectifs, en anglais, pour nos élèves, en français pour les Américains.  Mais les échanges se sont intensifiés au point d’envisager de faire des cadeaux aux nouveaux amis et surtout de les amener à connaître la région et donc de leur donner l’envie d’y venir. J’ai alors proposé à Dominique de réaliser une « variante  maison « du « Trivial Pursuit » en imaginant des questions sur Limoges et le Limousin. A l’aide de documents fournis par l’Office du tourisme de la ville, les élèves ont imaginé des questions sur l’histoire, la géographie, la gastronomie, etc liéees à notre département.

                                                                               

                                                                                Les questions

          Quand la maquette et les questions ont été prêtes, un colis a été fait pour le  poster aux amis. Regardez plutôt comment ils ont réagi .

                                       Captivés par le jeu

                                                                     Et on propose des réponses

                                                                     Marti aide pour les questions du trivial pursuit

                                                                     Les élèves se détendent tout en découvrant notre région

                              Avant le début des échanges, Marti Kitsinis avait programmé un voyage en Europe avec une partie de ses élèves, avec visite de la Côte d’Azur et d’une partie de l’Espagne.  En voyant l’évolution des échanges, elle a décidé d’inclure un passage à Limoges et la visite du lycée Jean Monnet. Aussi sera-t-elle parmi nous du 24 au 27 juin.  Marti, you are welcome !                                       

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Des petits noms pour de grandes causes

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        Le 25 novembre, c’était donc la Sainte Catherine avec sa tradition du port  des  chapeaux excentriques. Le 6 décembre, ce sera la Saint Nicolas qui est souvent perçu comme une sorte de Père Noël dans les pays anglosaxons.

Saint Nicolas

                        Ces prénoms sont associés à des traditions bien ancrées dans nos civilisations. Si l’on part du principe qu’à certains « petits noms » (par opposition à « nom de famille ») s’associe très souvent un usage précis, il est intéressant de chercher, dans le vocabulaire,  des expressions qui en contiennent et d’essayer de voir à quoi on a voulu faire référence.    

                        Beaucoup font référence à la Bible : être un Judas (être un traitre), la pomme d’Adam (saillie masculine à hauteur de la tyroïde), être en tenue d’Eve (nue), pleurer comme une Madeleine (la prostituée Madeleine a longuement pleuré aux pieds de Jésus), tranquille comme Baptiste (le prophête Baptiste passait pour un être très placide ), être un Thomas ( avoir des doutes, comme l’apôtre Thomas qui n’a pas cru à la résurrection du Christ). D’autres font allusion à la mythologie :  « fort comme Hercule » (Hercule ayant su sortir victorieux des fameux douze travaux qui lui ont été imposés ), tonnerre de Zeus (juron dit pour exprimer sa colère), riche comme Crésus, le fil d’Ariane (pour exprimer un lien entre deux choses), un travail de Pénélope ( quelque chose qui ne finit jamais), une épée de Damoclès (avoir un danger qui menace), le supplice de Tantale, la boîte de Pandore, enfourcher Pégase.

                        Mais il y encore d’autres prénoms que l’on peut associer à des expressions assez familières.  Certaines sont conçues à partir de sortes de rimes, c’est-à-dire de sonorités proches : « A la tienne Etienne » (pour trinquer ), « ça roule Raoul » (tout va bien). D’autres s’inscrivent dans des règles de jeux, en particulier la pétanque :  « baiser Fanny« , « chanter Manon« .

                        Et il y a aussi tous les prénoms (souvent féminins !) qui ont été donnés aux cyclones qui ont ravagé les Etats-Unis. Lors de mon dernier billet, je vous ai parlé de Katrina, mais vous aurez leur liste complète à : http://www.tibleu.com/html/index2.htm Ces perturbations sont naturelles mais il faut tout de même rappeler que leur intensité va en se multipliant et ce phénomène est à mettre en relation avec la pollution. Je ne sais si le sommet de Copenhague (Danemark) qui va s’ouvrir ces jours-ci va aborder ce problème pourtant lié au réchauffement de la planète.

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Le « Fées-ch’tis-val » de Limoges

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       Le dimanche 1er mars a été doublement fêté à Limoges. D’abord, comme partout en France, nous avons eu une attention particulière pour les grands-mères car c’était leur fête. En effet, depuis 1987, une marque de café  du groupe Kraft Foods et appelé « Café Grand-mère » a instauré une célébration particulière pour chaque »Mamie » ou « Mémé » le premier dimanche de mars. Cette date figure même maintenant au calendrier.

   Ensuite, c’était « la cavalcade » comme on dit ici, c’est-à-dire le défilé carnavalesque. C’est un des temps forts de la ville. Chaque année, un thème est défini et, pour 2009, il s’agissait de « combiner » celui des Fées et celui du Nord de la France.  Le succès du film « Bienvenue chez les Ch’tis » de Dany Boon sorti en 2008 a largement influencé ce choix. L’action se passe à Bergues, près de Dunkerque, et « ch’tis » signifie, en patois local, « gens du Nord ». L’expression « fées-ch’tis-val » se veut une sorte de « concentré » pour dire que le (carna) val aura pour thème les fées et les ch’tis et que ce sera un festival (sonorité proche du mot-valise « fées-ch’tis-val »)

   Sur un parcours d’environ trois kilomètres dont les deux points stratégiques étaient l’Hôtel de Ville et le Pont Neuf, plusieurs milliers de Limougeauds et de touristes s’étaient massés pour regarder passer les chars. Au niveau de la Mairie de Limoges, Jean-Pierre Descombes, ancien animateur de jeux sur la chaîne télévisée Fr3 (télévision régionale), faisait patienter les badauds dans l’attente du corso en posant quelques questions au public sur le nom de génériques d’émissions. Ses interventions étaient entre-coupées par de la musique avec, en particulier, des airs de Johnny Halliday, Edith Piaf ou des références à des chansons qu’avait l’habitude d’interprêter Pascal Sevran, mort l’an passé, et dont la personnalité est très liée au Limousin. Des danseuses évoluaient sur un podium ou sur la place. Elles excellaient aussi bien dans le French Cancan que dans la danse du ventre.

 Puis sont arrivées les majorettes de Limoges vêtues en rouge et blanc et avec de belles plumes dans le dos. Elles ont été suivies d’un char faisant référence à la légende d’Arthur et bien entendu à la fée Viviane, aux chevaliers de la Table Ronde, à l’enchanteur Merlin  et à la célèbre épée Excalibur .

   Puisque le Nord de la France était à l’honneur, l’animation suivante était des échassiers de Merchtem (Belgique ) perchés sur des échasses d’environ 4 métres de haut. Ils passaient tout juste sous les fils électriques qui alimentent les trolleys de Limoges ! Ils étaient accompagnés d’autres Belges se déplaçant  trois par trois,  au même rythme, puisque une seule paire de ski les reliait. Jean-Pierre Descombes a expliqué que « ces moyens de transport » étaient très courant en Belgique et participaient de la tradition.

                                                

                                               

    L’Harmonie Municipale de Limoges a joué quelques airs lors de son passage, faisant largement entendre tambours et saxophones.  Le char suivant s’intitulait « On a perdu le Nord » et une grosse planisphère en occupait presque tout l’espace. En français, « perdre le Nord », au sens figuré, veut dire avoir un peu perdu la raison.

  

    D’étranges « réparateurs » tenant à la main des clés à molettes géantes pour intervenir en cas de besoin, poussaient le « Mékanibulle« , une étonnante machine à fabriquer d’énormes bulles de savon qui s’envolaient en l’air ou bien planaient au-dessus de la tête des spectateurs. Parfois cet « engin » émettait un bruit bizarre comme s’il y avait une explosition proche ! Mais personne vraiment ne s’en inquiétait, plutôt chacun pouffait de rire. Mais juste après arrivait un terrible dragon faisant référence au film sorti en 1996 : « Coeur de Dragon » de Rob Cohen. Nous étions à nouveau au Moyen-Age.

                                            

                                            

   Par le biais des dragons, nous étions à l’époque médiévale mais l’animal fabuleux suggérait aussi l’Asie. Et, en effet des « Kuang-Fu » ont chassé les mauvais esprits avec la danse du lion. Ils ont même fait une démonstration de manipulation de sabres qui a impressionné le public. Et de Chine nous revenions au Nord de la France avec le char des « Grises mines« . Il y a une référence aux mines de charbon dont il est question dans le roman « Germinal » d’Emile Zola. Mais, à part cela, les personnages ne faisaient pas du tout « grises mines » (cela signifie être triste) car on pouvait reconnaître, dans les pâtes en carton, Laurel et Hardy ainsi que Charlot, c’est-à-dire des comiques.

                                             

                                                                     

   La fée Clochette d’après « Peter Pan » écrit par James Matthew Barrie suivait ces drôles de mannequins. Ce roman ayant été adapté en dessins animés par Walt Disney, le public était préparé à l’arrivée d’un bâteau à roues tel que l’on peut en voir sur le Mississipi.  A son bord, des « jazzmen » évoquaient la Louisiane et les attaches françaises avec l’Amérique.

                                                     

                                                   

      Après cette croisière le long du Mississipi, le public revenait en France et plus exactement dans le Nord avec l’évocation des corons c’est-à-dire les habitations ouvrières en pays minier. Mais, pour faire rire malgré la grisaille habituelle de ces pauvres maisons, « les corons » sont devenus « lait corons » (prononciation identique) permettant ainsi la figuration d’une vache du Limousin sur le char ! Le voyage n’était pas fini pour autant avec la venue de l’ensemble artistique « Pavulesse » d’Italie. Ce groupe est constitué d’une vingtaine de danseurs tous coiffés d’un très long (1,50 m) et très étroit chapeau. Les danseurs venaient de participer au carnaval de Venise.

                                                

                                               

   La « fée électricité » n’était pas oubliée avec les mannequins « disco« , micro à la main et très survoltés. Pour ne pas perdre le rythme, il y avait ensuite les danseuses mexicaines, avec leurs robes volantées aux mille couleurs, accompagnées de Mexicains jouant au lasso. Suivait aussi un char évoquant le Mexique avec les cactus et les sombreros.

                                           

                                           

                                         

    Le char suivant conduisait les spectateurs vers les pays du Nord avec les Vikings. La fanfare de Chézy-sur-Marne (région Picardie, département de l’Aisne) jouait allégrement du tambour et l’on pouvait voir le « Royaume des Fées » avec l’évocation de Viviane et Mélusine.

                                       

                                     

                                     

Les « Pères La joie » originaires de Ternoise  (région Pas-de-Calais) avec leurs habits bleus et leurs bonnets de meunier leur emboitaient le pas tout en frappant sur leurs tambours ou en soufflant dans leurs trompettes ou saxophones. Ils étaient suivis de « Chez Momo » qui faisait référence à la restauration rapide et en particulier aux fameuses « French fries » c’est-à-dire les frites. Juste après venaient les « Géants du Nord « , exactement de Steenvoordde et de Hondschoote. En tête, il y avait Mademoiselle Bintje et, près d’elle Edgar le Motard ainsi que la Belle Hélène. Près d’eux jouait la fanfare de Steenvoorde.

                                   

                                  

Le char « Flibustiers et pirates » reprenait le thème du voyage avec les risques liés à l’aventure en mer.  Puis la fanfare appelée « les Ziguenerinsel » de Stuttgart (Allemagne) annonçait l’arrivée du « Royaume des fées« , c’est-à-dire le char de Miss Limoges et de ses trois dauphines. La « Reine » était Léa Berthaud,18 ans, élève en terminale marketing au lycée Suzanne Valadon de Limoges. Son élection datait de la Saint Valentin. 

                                                                                                     

                                                    

Enfin les légendaires « Gueules Sèches » ont défilé, entraînant à leur suite le char en quelque sorte du « Roi » à cause du soleil miroir qui le caractérisait. Le thème était le réchauffement climatique, les ours polaires devant s’abriter sous un parasol ! La chaleur était encore dans la clôture du défilé par un groupe antillais.  Tous les chars, au fur et à mesure de leur passage, avaient poursuivi leurs routes en direction du Pont Neuf pour que la foule puisse assister à la combustion puis à la noyade du mannequin carnaval dans les eaux de la Vienne.

                                   

                                                                                

                                           

     J’ai fait au mieux pour vous faire un compte-rendu d’un spectacle populaire d’environ 4 heures. Pour rendre encore plus vivante cette animation culturelle, je vous propose de visionner quelques vidéos. Vous y entendrez les bruits de la fête et les rires, vous verrez les serpentins les confettis et les bulles de savon  qui  voltigent un peu partout. C’est un moment de liesse durant lequel chacun essaie d’oublier son quotidien et de faire un plein d’énergie.

http://www.youtube.cofrm/watch?v=W8Eso_f6bXs&hl=

http://www.youtube.com/watch?v=t2Af4_-LHRA&hl=fr

http://www.youtube.com/watch?v=7NcdE9dI4OU&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=zTs7Chlp_Pc&feature=related

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Et si on jouait ?

Ecologie, Jeu, Pays 15 commentaires

  En cette fin d’année scolaire, et surtout aujourd’hui dimanche, vous aimeriez bien utiliser votre ordinateur autrement que pour faire du traitement de texte, de la saisie documentaire . C’est l’été et c’est le moment de penser à se détendre. Bien sûr, il y a la plage, le sport, les visites de lieux touristiques, mais il n’empêche que vous voulez tout de même rester fidèle à votre ordinateur. N’abusez pas, essayez de diversifier vos activités. Cependant je vous propose cette petite sélection de jeux en ligne :

http://www.ferryhalim.com/orisinal/

http://www.alltheflash.com/

 http://www.pepere.org/jeux-online_0_aa/john-scrolling-affaire-lectron_v_107.html

http://www.koreus.com/jeu/contour.html

http://www.ouverture-facile.com/plug/index.php

http://www.ugengames.com/

http://www.nitrome.com/games/skywire/index.html

http://www.jeux-blog.fr/jouer/Super+Mario

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Je veux bien être pendu si …

Cinéma, Jeu, Littérature, Pédagogie 4 commentaires

      Vous connaissez l’expression. Elle signifie bien entendu que celui qui la dit est absolument sûr de ce qu’il avance, de ce qui va se passer. Elle engage sa responsabilté. La pendaison a longtemps été un « moyen de justice » pour ceux qui avaient commis des malfaits ou des actes identifiés comme tels par rapport aux « codes  » de la société dans laquelle ils vivaient. Souvenez-vous de La ballade des pendus du poète François Villon  :

    »  Se frères vous clamons, pas n’en devez
     Avoir dédain, quoique fûmes occis
     Par justice. Toutefois, vous savez
     Que tous hommes n’ont pas bon sens rassis.
     Excusez-nous, puisque sommes transis,
     Envers le fils de la Vierge Marie,
    Que sa grâce ne soit pour nous tarie,
    Nous préservant de l’infernale foudre.
    Nous sommes morts, âme ne nous harie,
   Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre ! »

      Et il y a aussi l’image fréquente du western dans lequel le cow-boy « fautif » finit au bout d’une corde.  Ce sont des visions négatives, encore que la légende de la mandragore vienne apporter un côté « merveilleux » à ces histoires macabres. La mandragore passe pour une herbe poussant au pied des gibets et fécondée par le sperme des pendus. Cette particularité donnait des pouvoirs extraordinaires à celui qui en possédait une.

    Pour rester sur une note disons « optimiste », j’ajouterai que « le pendu » est un jeu qui consiste à proposer des lettres de façon à trouver le mot choisi. C’est le cas de le dire, il ne faut pas rester sur la corde,  sous peine de subir la sentence. Sur le site  http://www.pendu.learningtogether.net/   vous trouverez, pour vos élèves  (français ou étrangers) ou pour vous-mêmes toute une série de propositions de thèmes pour enrichir son vocabulaire et son orthographe

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Pourvu qu’il m’arrive une tuile !

Animations culturelles, Jeu, Pays 2 commentaires

              Sans doute le titre de cet article vous étonne-t-il parce que d’ordinaire, quand il arrive une tuile à quelqu’un c’est vraiment la catastrophe car, familièrement, « une tuile » désigne un événement imprévu et fâcheux. Oui, mais moi je veux vous parler de celles du Mah-jong, jeu d’origine chinoise qui ressemble aux dominos!

          Traditionnellement ce jeu de société comprend 144 pièces qui sont appelées « tuiles ». Il s’agit de les assembler deux par deux. Le Mah-jong se joue en temps limité.  Il faut réaliser 72 paires et ce n’est pas si simple que cela! Les tuiles représentent traditionnellement des formes telles que des bambous, des ronds, etc . On peut avoir une idée plus précise en consultant : http://fr.wikipedia.org/wiki/Mah-jong

        Le Mah-jong est apparu au Moyen-Age en Chine. Il est aussi joué au Japon mais avec des règles différentes. Si vous habitez le Limousin, sachez que dans le cadre de la foire de Limoges du 25 avril au 4 mai 2008, des démonstrations de ce jeu sont prévus.

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