Carnaval en France : la majesté des chars

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    Etymologiquement « Carnaval » signifie « viande interdite » puisque ce mot est un dérivé de « carne » (la chair, la viande). Eh oui, le carnaval s’inscrit dans le cadre d’une privation, celle qu’il faudra suivre à la lettre durant la période de Carême. Alors, paradoxalement, pour être sûr de pouvoir respecter cette diète à venir et cette vie bien trop réglée, chacun commence par manger plus que normalement et à se livrer à la débauche et à la contestation. Le peintre flamand Pieter Bruegel l’Ancien a très bien su marquer l’opposition de ces deux périodes de l’année dans son tableau « Le combat de Carnaval et Carême » peint en 1559

    Donc, de l’idée d’austérité initiale, le Carnaval est maintenant associé à la chienlit ou au charivari. Ces mots vous semblent complexes, aussi vais-je un peu les expliquer. « Chienlit » veut précisement dire « masque de carnaval » au sens étymologique, puis « mascarade, déguisement » et enfin, de façon très littéraire, « désordre, confusion, pagaille ». Quant à charivari, il vient d’un mot grec signifiant « mal de tête ». Mais pourquoi auriez-vous des céphalées ?  Eh bien, à cause du vacarme provoqué à l’aide d’instruments à percussion et divers ustensiles pendant le carnaval à l’occasion du remariage des veufs. Pour en avoir une illustration, peut-être est-il abusif de dire que les tambours motevidéens font du « bruit » car il s’agit de musique, mais leur passage dans les rues représente beaucoup de décibels. Les débordements sont aussi alimentaires avec une sorte d’orgie au niveau des viandes, vins, sel et épices avant de s’astreindre au régime quadragésimal (c’est-à-dire « qui appartient au carême »). Ils sont aussi sexuels car il faut savoir qu’avec les saturnales et les lupercales, au temps des Romains, on assistait à l’inversion des sexes c’est-à-dire que les hommes se déguisaient en femmes et inversement. Avez-vous d’ailleurs remarqué le double sens du mot « travesti » ?  D’un côté il signifie « vêtement qui permet de se déguiser », mais de l’autre « homosexuel voulant se faire passer pour une femme ». Il faut aussi savoir que le carnaval est souvent accompagnés de chants incitant à la débauche ou à la misogynie : http://fr.wikipedia.org/wiki/Si_tu_ne_veux_pas_qu%27ta_femme . Il y a aussi des propos scatolologiques, des allusions à des pots de chambre, etc.La remise en cause du fondement social se notait aussi dans l’inversion des rôles puisque l’esclave devenait le maître pour une journée et vice-versa. Souvenez-vous alors de l’expression du Général de Gaulle « C’est la chienlit » pour désigner l’agitation  populaire française en 1968. Faites-aussi un rapprochement avec la satire sociale des « murgas » d’Uruguay. Il est possible de faire un rapprochement avec le « fou du Roi » ou bien le « bouffon » parce que ces personnes, sous couvert que leur état mental est un peu aliéné, sont autorisées à tenir des propos subversifs. Peut-être est-il intéressant aussi de mettre en relation avec cet esprit frondeur la marionnette Guignol car initialement ce personnage, sous des couverts de plaisanteries, exposait les injustices sociales. Son créateur,  Laurent Mourguet, était un ancien canut lyonnais et savait parfaitement combien les conditions de travail étaient dures. Bien entendu, par la suite, Guignol a surtout était associé à un divertissement exclusivement pour les enfants avec une multitude de gags engendrant un effet comique. Mais, il y a tout de même encore en germe l’esprit de contestation puisque « Les guignols de l’info » est une émission satirique de la chaîne de télévision appelée Canal plus : http://www.canalplus.fr/c-humour/pid1784-c-les-guignols.html . Les « personnages » sont des marionnettes ayant le « physique » caricatural des hommes politiques ou personnalités.

   Le défilé carnavalesque est très souvent associé au lancer de confetti. Oui, ce mot est italien, mais, au départ il ne renvoyait pas à la petite rondelle colorée  de la fête ! Des « confetti » étaient des petites dragées rondes qui étaient lancées au cours des carnavals, au début du XIXème siècle, à Rome et à Nice. Au cours d’un corso de 1830, des notables niçois jetèrent à la foule : des fleurs, des cigares et des « confetti » en sucre candi. Mais, comme cela revenait trop cher de jeter des bonbons, ces personnes prirent ensuite l’habitude de jeter des formes de dragées, mais en plâtre ! Finalement, en 1892, un « confetti » de papier fut imaginé.

Outre ce lancer de dragées , pour le carnaval, on utilisait parfois des seringues remplies d’eau parfumée appelées « tubes borsani« .  Dans le Nord de la France, il y a une fête qui rappelle un peu cette tradition : à Solesmes il y a « la fête des Seringueux » Lors du défilé carnavalesque il s’agit d’arroser les passants. Au départ, les seringues étaient remplies de …purin mais maintenant il n’y a que de l’eau.  Le « seringues » utilisées sont d’authentiques clystères à usage vétérinaire et contiennent deux litres d’eau ! Mais j’ai lu qu’en Pologne, du côté de Cracovie, pour les fêtes de printemps, on s’arrose aussi d’eau à l’aide de seaux ou de seringues.

   Il était donc indispensable de bien s’équiper pour participer au corso pour éviter les projections de dragées, d’eau parfumée, de farine, de plâtre, etc. Le mot « corso » est d’ailleurs d’origine italienne et signifiait au départ une « promenade publique »  puis « un défilé de chars fleuris ». La « protection » consistait en une sorte de masque d’escrimeur sur le visage et un « cache-poussière » (peignoir en satin mis par dessus ses vêtements habituels) appelé parfois « domino« . Toujours pour se protéger des projectiles, les participants s’équipaient d’une ombrelle.

   Dans la seconde moitié du XIXème siècle, Nice devint le lieu de résidence  hivernal de riches étrangers. Ils aimaient bien fréquenter les casinos et assister au carnaval car, dès 1830, un premier cortège d’une trentaine de voitures est organisé en l’honneur du roi Charles-Félix et de la reine Marie-Christine, souverains du Pièmont et de Sardaigne. Le défilé passe par la place Massena. Les troubles français liés à la « Commune de Paris » de 1870  firent prendre peur « des rouges »  (sous entendu « de révolutionnaires ») aux riches touristes et cette cossue clientèle préféra rester sur la riviera italienne causant ainsi une certaine perte au niveau du tourisme. Alors le Niçois Andriot Saëtone créa un comité de fête pour redonner de l’intérêt au Carnaval. Les pêcheurs participent aux festivités en faisant sauter une grosse poupée en étoffe bourrée de son : lou paillassou. En 1875, il y eu un incident au sujet du char de la « ratapignata » (la chauve-souris) parce que la fête s’était cindée en deux parties : d’un côté il y avait eu une fête populaire avec des batailles de confetti et de l’amusement et de l’autre des défilés de voitures fleuries auquels ont pris part les élites riches.

     L’anecdote est racontée dans http://www.nicerendezvous.com/car/une-histoire-longue-et-complexe.html et on met l’accent sur l’aquarelliste Alexis Mossa qui a peint la scène. Après cet événement, le carnaval de Nice devint plus festif. A  partir de 1882, il y eu un char spécial pour « Sa Majesté Carnaval« . Puis il y eu un char pour « Madame Carnaval » et Alexis Mossa en créa un autre pour leur fils « Carnavalon » dans les années 1930. Gustave-Adolphe Mossa, fils d’Alexis Mossa, est le plus grand imagier du Carnaval de Nice, c’est-à-dire qu’il dessina les maquettes des chars officiels. Le carnaval s’achève après environ dix-huit jours de fête et  environ  3 000 acteurs participants, avec la lente combustion, sur la grève, du mannequin représentant « Sa Majesté Carnaval ». Il faut imaginer quelque chose de grandiose car un char peut peser jusqu’à 7 tonnes  et il y a, en tout, plus de 10 tonnes de fleurs de serres! Il est vrai que c’est pour faire l’éloge de la qualité et de la variété de l’horticulture azuréenne. On compte aussi environ 600 grosses têtes et une vingtaine de charsQuinze tonnes de confetti jonchent le sol. Mettez vous dans l’ambiance de 2009 avec : http://www.nicecarnaval.com/carnaval4.html et les quatre vidéos du carnaval dont la première est à http://www.dailymotion.com/video/x8dxke_carnaval-de-nice-2009-1ere-partie-s_travel?from=rss

         

 

          Mais si le carnaval de Nice est peut-être le plus connu, il ne faut pas oublier ceux de Douai ( http://www.ville-douai.fr/ ) et de Dunkerque ( http://www.ville-dunkerque.fr/)  ainsi que de Bailleul   http://www.ville-bailleul.fr/ ). Le carnaval dunkerquois dure plus de dix semaines mais les trois jours gras  (lundi, mardi et mercredi des cendres) appelés ici « les trois joyeuses » sont les événements dominants. Il s’agit d’un carnaval très populaire, il n’y a pas de séparations acteurs et spectateurs.  Son origine vient dans le fait que les marins-pêcheurs allaient partir 6 mois en Islande pour la pêche au hareng et que leur absence, longue, serait peut-être sans retour à cause des dangers encourus  : alors, autant faire la fête avant cette séparation provisoire ou définitive.  L’hymne de Jean Bart, ancien corsaire dunkerquois, est entonné : http://fr.wikipedia.org/wiki/Cantate_%C3%A0_Jean_Bart . Il se mêle à des chansons paillardes. Le parapluie est devenu l’emblême de ce carnaval, non seulement à cause du temps assez instable dans le Nord de la France mais aussi parce que, du balcon de l’Hôtel de Ville, le Maire et ses adjoints lancent dans la foule des harengs (emballés tout de même sous cellophane). Mais ce parapluie est aussi un signe de ralliement pour se faire remarquer par un ami  dans la foule. Il y a en effet une tradition à respecter : celle de « tenir chapelle« .  Les « chapelles » sont en réalités les nombreux cafés dans lesques les « carnavaleux » vont boire de la bière et manger une soupe à l’oignon. Cela veut dire qu’il faut payer à boire et à manger aux amis et aux connaissances. 

 Un tambour-major, en uniforme de grenadier de l’Empire, mène la band qui suit. Il y a « Marie-Papate » qui est en fait un homme qui s’est travesti en femme au niveau des habits, s’est coiffé d’une perruque et à recouvert son visage d’un maquillage outré. Ce personnage est parfois appelé « Marie-Patate« . Il y a aussi les célèbres géants de Dunkerque que sont Reuze-Papa et sa femme Reuzine. Il s’agit d’un personnage en carton géant qui mesure 6,25 mètres, d’ailleurs, en flamand « reuze » signifie « géant ».  Cette sorte de mannequin gigantesque a été créé en 1827 par Ambroise Bafcop. Reuze-Maman  (ou Reuzine) est plus petite (5,85m). Elle est apparue en 1860.  On rattache ces géants à la ville de Cassel (autre ville du Nord de la France) mais ils défilent aussi à Dunquerke. Reuze-Papa est vêtu en légionnaire romain et Reuze-Maman, très élégante, a un diadème sur la tête et une cape de grande dame sur les épaules. Ils sont entourés par  les musiciens de l’harmonie municipale. Les masques et les travestis ferment le cortège.

 

  En fait, le département du Nord compte à lui seul environ 130 géants et tous les ans il s’en ajoute d’autres. On peut avoir une idée de tous ces « personnages » sur ces excellents sites spécialisés  : http://terre-de-geants.fr/Trombinoscope/Trombinoscope.html  ou http://mincoin.free.fr/region/geant/geant.html ou encore http://www.geants-carnaval.org/francais/d1/base1.htm . Les Douaisiens aiment tant les leurs qu’à l’entrée de la ville on peut lire « Douai, cité des géants » et tous les habitants se surnomment « enfants d’Gayants » . Le Père Gayant (8,50 m et 370 kg) porte un casque et une cuirasse, est armé d’une lance, d’un bouclier et d’une épée de chevalier de la Renaissance. Son épouse, Marie Cagenon (6,25m et 250 kg) est en costume de châtelaine de l’époque des Valois. Le couple a trois enfants. Jacquot est habillé comme un jeune chevalier tandis que sa soeur Fillion porte une robe bleue et une toque en plume. Le bébé Bimbin (on trouve parfois écrit « Binbin ») , qui souffre de strabisme, les accompagne. Ce sont des géants qui mesurent environ 3 m et pèse de 45 à 80 kg. La famille Gayant est suivie de  nombreux chars dont « La Roue de la Fortune » (qui évoque la déesse Fortune ) et « Le sot des canonniers » (qui est à mettre en relation avec la folie).

 On trouve aussi des « géants » dans le défilé carnavalesque de Bailleul. Ce sont en particulier Gargantua, ce bâfreur légendaire. Il trône sur un char avec un tonneau entre les jambes , un gigot dans une main et un gobelet dans l’autre.  Il y aussi l’ineffable Docteur Piccolissimo. La proximité de la Belgique fait que parfois le cortège comprend aussi des « Gilles » avec leurs chapeaux à plumes, leurs dentelles et leur costume décoré de lions héraldiques.

   Cette présentation de carnavals en France ne se veut qu’un aperçu des différentes manifestations existantes. Vous pourrez éventuellement compléter par le petit documentaire que vous trouverez à  http://www.linternaute.com/sortir/evenement/carnaval-france/

 

 

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Carnaval à Gualeguaychú (Argentine) : un spectacle théâtral en plein air

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     En Argentine, on célèbre de moins en moins le carnaval. Cependant, surtout dans les villages, il y a des clubs qui organisent encore des corsos et/ou des bals populaires. Le plus important carnaval  qui réunit une foule de touristes est celui qui a lieu à Gualeguaychú . Il s’agit d’un spectacle estival en plein air qui a lieu pendant les mois de janvier, février et mars et qui s’inspire beaucoup du théâtre.

    Cette ville se trouve dans la province de Entre Rios qui veut dire textuellement « Entre fleuves ». En effet, les limites géographiques sont déterminées par des cours d’eaux : à l’ouest et au sud le « Rio Paraná« , à l’est le « Rio Uruguay », au nord les rivières « Río Guayquiraró » et « Río Mocoretá » . Gualeguaychú est la ville la plus importante de cette province.

    C’est une tradition qui date du dix-neuvième siècle. Les spectateurs regardaient défiler, installés dans des tribunes qui recouvairent les trottoirs, les différents chars qui empruntaient en particulier la « Calle 25 de Mayo« . Cette manifestation culturelle se déroulait l’après-midi en raison de l’absence d’illumination électrique.  Mais il y avait énormément de serpentins et de confetti sur tout le trajet et les chars avaient du mal à avancer et c’était particulièrement génant parce qu’avec le temps leur nombre devenait de plus en plus grand. Aussi, vers 1930, sous l’impulsion d’Abelardo Devoto, un passionné de musique et de thèmes classiques, on fit construire une énorme passerelle en bois que l’on a appelé le « corsodrome »  et qui délimite bien le passage à utiliser pour cette manifestation. Pour parler de l’aspect théâtral, il y avait un char représentant l’empereur romain Néron avec des guerriers et quelques deux cents participants ainsi que des chevaux blancs. Il est connu sous l’appellation « Comparsa de Nerón « 

        C’est une fête de couleurs, de joie, d’amusement et de danses. Il y a souvent environ 800 figurants que nous appellons ici « comparsas« . C’est un mot qui appartient au domaine du théâtre et signifie « troupe de gens masqués » ou « mascarade ». Cette année 2009, il y a trois grands groupes qui essaient d’obtenir la meilleure place. Ce sont :  « Papelitos« , « Marí-Marí » et « Kamarr » Le premier s’adresse avec nostalgie à ceux qui aimaient le carnaval et qui sont partis, à ceux qui ne peuvent plus danser et encore à ceux qui ont fait grandir le carnaval. Voici un extrait par le biais d’une vidéo : http://video.google.fr/videosearch?q=gualeguaychu&hl=fr&source=vgc&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wv# Mari Mari s’est placé dans une perspective historique concernant le présent et le futur des peuples américains. Vous pouvez les admirer en train de danser : http://video.google.fr/videosearch?q=gualeguaychu&hl=fr&source=vgc&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wv#q=gualeguaychu+mari+mari&hl=fr&emb=0 Quant à Kamar, il a repris le mythe de l’existence d’une ville lumière où tous les mots peuvent se guérir : http://video.google.fr/videosearch?q=gualeguaychu&hl=fr&source=vgc&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wv#q=gualeguaychu+kamarr&hl=fr&emb=0 . J’ai sélectionné seulement quelques séquences pour vous donner une idée de l’expression de la joie collective et de toutes les teintes chatoyantes des costumes et des chars.  Je vous ajoute  quelques liens pour une documentation complémentaire :

 http://www.temas.cl/enero/viajes/18.html , http://www.gualeguaychuturismo.com/principal_carnaval_infogral.htm , http://www.carnavaldelpais2009.com.ar/carnaval_historia.htm

http://kamarr.com/2009/ (sur le groupe d’inspiration orientale Kamarr, avec de magnifiques photos)

                                                             

    Ce texte a été écrit en collaboration avec notre amie argentine Graciela qui se prépare à débuter une nouvelle année scolaire le 4 mars et qui compte bien poursuivre les échanges avec nous. Je la remercie beaucoup .

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Carnaval à Montevideo (Uruguay) : un mois de festivités

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      Je m’appelle Nelly Cecilio. Je suis professeur FLE dans le cadre de la Formation Sommelier de l’université de Montevideo en Uruguay, en Hôtellerie et Gastronomie et j’assure aussi des cours de conversation et sur objectifs  spécifiques dans le milieu artistique (comédiens et écrivains). J’ai remarqué ce blog scolaire qui faisait une présentation des différents carnavals dans le monde. Je ne voulais absolument pas manquer cette occasion pour faire connaître une manifestation culturelle qui est très intéressante comme le sont  celles de l’Equateur, du Brésil ou du Canada où j’ai eu le plaisir de séjourner il y a quelques années.

 

L’Uruguay est un pays sud-américain situé entre l’Argentine et le Brésil, bordé à l’est par l’Océan Atlantique et au sud par le Rio de la Plata.  Montevideo est la capitale de cet Etat .J’estime que 1% de sa population d’environ 3 000 000 d’habitants participe en tant que protagoniste direct d’une manière ou d’une autre aux diverses manifestations liées aux festivités du carnaval lequel a une durée d’un mois. Il va sans dire que des milliers de personnes assistent aux nombreuses manifestations carnavalesques qui  attirent de plus en plus d’étrangers qui trouvent chez nous une manifestation authentique, moins commercialisée et plus spontanée qu’ailleurs. Voici un avant-goût avec : http://www.carnaval.com/uruguay/  et http://www.youtube.com/watch?v=q9e4J_jU2c4&feature=related ou encore http://www.enlacesuruguayos.com/Carnaval.htm

Montevideo vient d’être nommée « la capitale du Carnaval latino-américain 2009 et 2010 ».

Comment commencent les festivités ?

 Le défilé est ouvert par les reines élues dans les différentes catégories : la reine du Carnaval, celle de las « llamadas » et cette année celle de la samba. Des confetti et des serpentins sont lancés. Puis il y a un grand défilé dans la plus importante avenue de Montevideo, en plein centre où alternent les différents groupes qui animent ces fêtes : comparsas lubolas, murgas, parodistas, humoristas, revistas et des « cabezudos » (masques démesurés que les enfants bravent et qu’en français on appelle « grosses têtes » ou « géants » ) et des chars allégoriques. 

Chaque groupe appelé « comparsa lubola » est composé d’au minimum 70 tambours parmi lesquels on doit distinguer selon leur leur taille et la manière de les accorder : le « chico« , le « repique » et le « piano » qui vont du son le plus aigu au plus grave marquant le rythme qui varie suivant les quartiers.  Pour entendre le son de ces instruments, vous pouvez aller à cette page :   http://www.candombe.com/french.html  L’ensemble de ces trois tambours créé le « candombe« . La page d’accueil du site, http://www.candombe.com/index.html  vous permet d’avoir accès à une multitude de renseignements sur ces groupes et leurs racines africaines. Ces groupes ont parfois pour noms des pays africains comme « Sénégal » évoquant ainsi les origines des esclaves africains débarqués ici. Il y a aussi trois personnages typiques de ces communautés noires qui précèdent les tambours appelés « cuerda de tambores ». Ce sont :

  – le « escobero » qui tenait le rôle de juge accompagnant le roi, dirigeant et animant le groupe (le nom vient de « escoba » qui signifie « balai » car il montre son adresse en manipulant une sorte de bâton, genre la baguette du chef d’orchestre

- le « gramillero » qui était un guérisseur car « gramilla » signifie « herbe »

- la « mama vieja » qui représentait la nourrice ou la gouvernante du maître . C’est textuellement « la grand-mère ».

 En plus, dans les années 1930 probablement, est apparue la figure de ce qu’on appelle « la vedette« , certainement sous l’influence européenne du cabaret, qui est flanquée de danseurs et de danseuses de manière que le nombre total des membres d’une « comparsa lubola » est d’environ 200 personnes. Le défilé s’étend sur 2 jours  (jeudi et vendredi) regroupant plus de 40 groupes. Quelques-un se produiront par la suite aussi sur scène où ils devont non seulement jouer de la musique et danser mais en plus représenter soit une situation liée à l’esclavage jadis, soit la vie d’un personnage célèbre noir de notre pays.

La « murga » est un genre théâtral-musical satirique dont l’origine remonterait aux groupes qui sont venus au début du XXème siècle de Cadiz (Espagne) mais qui a trouvé chez nous son propre chemin. C’est un groupe composé d’environ 15 ou 20 personnes et dont le plus important est l’aspect choral et ce que l’on appelle le « cuplé« , sorte de sketch satirique dans lequel on critique surtout les hommes politiques ou la situation politique que ce soit nationale ou internationale et la « retirada » où ils prennent congé du public, ce qui symbolise l' »enterrement » du carnaval. Il faut préciser que la « murga » d’Uruguay ne ressemble pas du tout à la « murga » de l’Argentine même si elles utilisent quelques-uns des instruments de ce genre de musique, mais le concept est tout à fait différent.

 Vous pouvez visionner des « murgas » en actions avec : http://www.youtube.com/watch?v=UGpGe6Pzn44&feature=related et http://www.youtube.com/watch?v=1gh4Ewes2GA

 Il  faut noter que deux « murgas » se sont produites en France  et vous pouvez visiter leurs sites à : http://www.faltayresto.net/  et http://www.agarratecatalina.com.uy/ . Il y a aussi des renseignements sur les « murgas » à http://www.lasmurgas.com/ . Sur le site http://www.totomendez.com.uy/ , vous pouvez visonner un clip en utilisant la rubrique en français « galerie », « multimedia », 5ème vidéo appelée « Murga madre ».

 Les « parodistas », comme le nom l’indique est un groupe d’environ 20 personnes qui doivent jouer 2 parodies. C’est un genre plutôt théâtral même s’ils doivent avoir une bonne choréagraphie et bien chanter aussi. Les parodies sont empruntées plusieurs fois aux grands classiques et aux événements historiques remarquables tant au plan national qu’international.

Les « humoristas » est un groupe genre théâtral ausi mais qui fait essentiellement de l’humour à partir de n’importe quelle situation choisie.

 Une semaine plus tard a un lieu le défilé nommé « llamadas » (appels) dans les rues étroites et pavées des deux quartiers emblématiques des Noirs uruguayens : Sur et Palermo, situés près du Rio de la Plata. C’est très pittoresque car il y a e plus en plus de gens qui louent leurs balcons ou leurs terrasses avec un service traiteur, même pour les spectateurs qui y assistent pendant les 5/6 heures que dure le défilé. Voici un aperçu : http://www.youtube.com/watch?v=dHTqQhKC6PE&hl=fr

 A l’issue de chacun de ces deux défilés, il y a un classement où on déclare les champions et championnes dans les différentes rubriques, par exemple : meilleur groupe de tambours, meilleure vedette, meilleure communication avec le public, meilleur directeur de « murga », etc. Une fois commencée l’ouverture officielle du carnaval, les différentes catégories se produisent sur la scène d’un théâtre ouvert où il y a aussi un concours pour nommer les champions. Ces groupes jouent aussi dans des des locaux appelés « tablados » (en plein air ou couverts) dans les différents quartiers de la ville de manière que tout le monde puisse y accéder. En province, il y a aussi des défilés et on doit souligner une manifestation carnavalesque dans un département à la frontière du Brésil où l’influence des « escolas do samba » l’emporte sur notre identité culturelle proprement dite.

Au départ, le carnaval uruguayen était plutôt l’affaire des amateurs qui cessaient leurs activités rémunérées le temps des festivités, il est devenu aujourd’hui un espace où les professionnels en tous genres s’épanouissent  et trouvent d’autres débouchés soit chez nous, soit à l’étranger car surtout les « comparsas lubolas » et les « murgas » font des tournées partout dans le monde. Une petite anecdote qui illustre la portée de notre carnaval qui touche toutes les couches sociales : l’actuel Ministre de l’Economie a été le parolier de plusieurs murgas.

Il existe un musée du Carnaval qui est situé dans le Vieux-Montevideo et on vient de lui décerner le prix Reina Sofia d’Espagne.

J’espère vous accueillir nombreux à notre prochain carnaval

 

 

 

  Je remercie beaucoup Nelly Cecilio pour tous les renseignements apportés sur la façon dont se déroule le  carnaval de Montevideo. Mon rôle s’est quasi limité à la mise en page de son article et à l’ajout de photos.
 

 

 

 

 

 

 

 Les « parodistas », comme le nom l’indique est un groupe d’environ 20 personnes qui doivent jouer 2 parodies. C’est un genre plutôt théâtral même s’ils doivent avoir une bonne choréagraphie et bien chanter aussi. Les parodies sont empruntées plusieurs fois aux grands classiques et aux événements historiques remarquables tant au plan national qu’international.

Les « humoristas » est un groupe genre théâtral ausi mais qui fait essentiellement de l’humour à partir de n’importe quelle situation choisie.

 Une semaine plus tard a un lieu le défilé nommé « llamadas » (appels) dans les rues étroites et pavées des deux quartiers emblématiques des Noirs uruguayens : Sur et Palermo, situés près du Rio de la Plata. C’est très pittoresque car il y a e plus en plus de gens qui louent leurs balcons ou leurs terrasses avec un service traiteur, même pour les spectateurs qui y assistent pendant les 5/6 heures que dure le défilé. Voici un aperçu : http://www.youtube.com/watch?v=dHTqQhKC6PE&hl=fr

 A l’issue de chacun de ces deux défilés, il y a un classement où on déclare les champions et championnes dans les différentes rubriques, par exemple : meilleur groupe de tambours, meilleure vedette, meilleure communication avec le public, meilleur directeur de « murga », etc. Une fois commencée l’ouverture officielle du carnaval, les différentes catégories se produisent sur la scène d’un théâtre ouvert où il y a aussi un concours pour nommer les champions. Ces groupes jouent aussi dans des des locaux appelés « tablados » (en plein air ou couverts) dans les différents quartiers de la ville de manière que tout le monde puisse y accéder. En province, il y a aussi des défilés et on doit souligner une manifestation carnavalesque dans un département à la frontière du Brésil où l’influence des « escolas do samba » l’emporte sur notre identité culturelle proprement dite.

Au départ, le carnaval uruguayen était plutôt l’affaire des amateurs qui cessaient leurs activités rémunérées le temps des festivités, il est devenu aujourd’hui un espace où les professionnels en tous genres s’épanouissent  et trouvent d’autres débouchés soit chez nous, soit à l’étranger car surtout les « comparsas lubolas » et les « murgas » font des tournées partout dans le monde. Une petite anecdote qui illustre la portée de notre carnaval qui touche toutes les couches sociales : l’actuel Ministre de l’Economie a été le parolier de plusieurs murgas.

Il existe un musée du Carnaval qui est situé dans le Vieux-Montevideo et on vient de lui décerner le prix Reina Sofia d’Espagne.

J’espère vous accueillir nombreux à notre prochain carnaval

 

 

 

  Je remercie beaucoup Nelly Cecilio pour tous les renseignements apportés sur la façon dont se déroule le  carnaval de Montevideo. Mon rôle s’est quasi limité à la mise en page de son article et à l’ajout de photos.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Carnaval de fruits et de fleurs à Ambato ( Equateur)

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  Je m’appelle  Viviana Serrano Aguirre . Je suis étudiante en gestion d’entreprise internationale et j’étudie  la langue française à l’université catholique de Santiago de Guayaquil de la ville de Guayaquil qui est un port de l’Equateur. Notre professeur de français langue étrangère a remarqué ce blog et m’a demandé de rédiger un petit article sur notre carnaval d’Ambato car il est typique de notre pays et pouvait très bien illustrer une autre façon de vivre cette animation après les présentations de carnavals d’autres pays.

  Imaginez-vous un défilé orné des couleurs des plus belles fleurs embellissant de grandes voitures allégoriques et des fruits utilisés pour former des figures pittoresques. Des touristes et des habitants d’un seul pays se réunissent pour rendre hommage  à la richesse naturelle  et faire une grande fête.

  Ambato, c’est une ville située dans la Province de Tungurahua appartenant à la région  montagneuse de l’ Equateur qu’on connaît comme  « Les Andes ». La manifestation la plus connue de cette ville et  même en Equateur, c’est  « La Fiesta de las Flores y las Frutas » ou « La Fête des  Fleurs et  des Fruits« .

                               

 

     On y trouve des exhibitions, des  feux pyrotechniques,  des concerts,  des bataille de taureaux, l’élection de la reine, des danses folkloriques et bien sûr l’environnement amical que les Equateurs offrent à leurs visiteurs. En Equateur, il y a toujours le climat adéquat pour les fruits, mais, au mois de février, les fruits à Ambato sont très abondants. La délicieuse prune Reine Claude, des poires, des pommes, des pêches, des fraises ,  des mûres, et aussi des fruits de la région côtière comme la banane,  la maracuja, la  papaye, l’orange, le melon, la grenade, etc.    

  

Puisque la reine est élue, elle devient le centre du défilé qui dure toute  la journée. Les indigènes de l’Equateur sont les protagonistes des actes et des danses et présentent leur culture. En plus, la fête est surtout religieuse car les fleurs, les fruits sont bénis dans la cathédrale un samedi avant le carnaval. Les habitants remercient  notre Dieu pour leur avoir donné des produits qui ont sauvé la vie de cette ville après un tremblement de terre le 5 août 1949  qui a détruit  la ville complètement. Grâce à ses terres riches en plantes, ils ont pu se remettre de cette catastrophe. L’agriculture a joué un grand rôle.

                                                     

Il est important de savoir aussi que c’est près d’Ambato  que se trouve le volcan Tungurahua, un des volcans de l’Equateur déclaré actif. Par un jour clair, sans  nuages, on apprécie un beau paysage du volcan.

                       

    L’Equateur vous ouvre ses portes,  visitez-le , et le carnaval à Ambato c’est une bonne opportunité pour  vivre de nouvelles expériences dans un  pays comme le nôtre.  Regardez la belle affiche http://www.fiestasdeambato.com/  et les renseignements sur la ville d’Ambato  avec http://www.ambato.gov.ec/   Et voici le programme officiel de la fête : http://www.fiestasdeambato.com/portal/index.php?option=com_content&task=view&id=58&Itemid=22

 Merci beaucoup Viviana pour cet exposé remarquable pour lequel je me suis contentée d’ajouter quelques photos « géographiques »  aux deux que tu m’avais fournies qui provenaient de ton Papa et d’un ami. L’Equateur est très loin de la France et il fallait bien aider les lecteurs à se localiser. Bravo Viviana et félicitations à ton professeur de FLE, Norma,  pour t’avoir aussi bien enseigné le français.

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Carnaval aux Canaries : exhibitions et enterrement

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       La plupart des enseignants canariens  n’apprécient pas la fête d’Halloween importée des pays anglophones où on se déguise la veille du premier novembre. La raison de cette aversion se trouve dans la forte tradition carnavalesque qu’il  existe  aux Îles Canaries. On dit que le Carnaval de nos îles est l’un des plus réputés du monde, après  celui de Rio de Janeiro au Brésil.  On ne peut pas nier qu’une de nos grandes industries c’est le tourisme, et le carnaval est souvent présenté et vanté comme une fête touristique. Dès le plus jeune âge, chacun vit de façon très intense ce moment de l’année.

    On dit que l’origine du carnaval aux Canaries  est due aux conquistadors espagnols qui sont y arrivés  à la fin du XVème siècle et  cette fête a été si  populaire que même pendant  une période d’interdiction après la Guerre Civile,  gagnée par les militaires, avec Francisco Franco à la tête, la population canarienne a trouvé la manière de la fêter clandestinement sous le  nom de « fête d’hiver ».

    Toutes les îles ont leurs propres célébrations et les plus connues sont celles des capitales de Gran Canaria (Las Palmas de Gran Canaria)  et de Ténériffe (Santa Cruz de Tenerife). A Las Palmas de G.C.,  cette année, le carnaval a commencé le 2 février et finira le 28 février (tout un mois de fête),  mais il y a aussi le carnaval du reste de villes ou villages  des îles qui normalement commence un peu plus tard, comme à Santa Lucía de Tirajana, où se trouve le lycée où j’enseigne le français IES El Doctoral, où le carnaval aura lieu en mars. Notre climat nous permet de fêter, en plein hiver, une célébration où les gens, dans quelques cas, défilent presque nus. Vous pouvez avoir quelques idées sur les fêtes avec :  http://ma-tvideo.france2.fr/video/iLyROoaft78e.html  (une vidéo sur le carnaval de Ténérife) , http://www.turismodecanarias.com/fr/destacados/%3Cb%3Ecarnaval-en-las-islas-canarias%3C/b%3E (une présentation des carnavals des Canaries), http://www.santacruzmas.com/ et http://www.senioractu.com/iles-Canaries-c-est-le-Carnaval-du-16-au-25-fevrier-2007_a6468.html?start_liste=5&paa=2 (pour avoir un aperçu de ce que fut le carnaval de février 2007)

       Chaque année on choisit un thème pour les galas et les défilés et, des mois en avance, on fait un concours pour choisir  l’affiche de la fête : cette année à Las Palmas de Gran Canaria le carnaval est dédié aux pirates, et curieusement un des premiers « conquistadors » des îles a été un explorateur français appelé Jean de Béthencourt, en 1402. À Telde, la ville où j’habite, le sujet du carnaval est Jules Verne, le romancier français. Voyez comme nos liens avec vous sont proches !

                        

 

        La fête commence avec les concours des « murgas » et « comparsas ». Les premières sont des groupes de chanteurs qui composent des chansons avec des paroles critiques sur la politique, le sport, la société, la télévision… et les deuxièmes sont des groupes de danseurs, habillés avec des costumes très colorés et  séduisants qui réalisent des chorégraphies pour les défilés et les galas d’élection des reines. Oui, parce qu’il y a plus d’une reine, même si la plus importante c’est la reine des demoiselles, il y a aussi la reine du  troisième âge, des enfants et, depuis d’une dizaine d’années, la reine des « drag queens ». Le carnaval de Las Palmas a créé  cette reine pour le carnaval de la capitale avec un grand succès où participent des concurrentes venues de partout. Ce gala est devenu le plus populaire et la plus sollicité par le public pour y assister.

 

Une fois la reine élue, la grande « cabalgata » (cavalcade), appelée « coso » à Ténériffe, a lieu une semaine  après son élection. Le carnet de la fête se complète avec des bals dans la rue appelés  « mogollón » (un mot qui veut dire « beaucoup de ») et il y aussi des nuits thématiques : la nuit du drap (où les participants utilisent des draps blancs pour faire leur costumes), la nuit de la « salsa », « la nuit drag », etc. On peut voir un reportage sur la reine et sur le carnaval avec : http://video.aol.com/video-detail/yraya-viera-reinal-carnaval-las-palmas-2008/288230383387132595/?icid=VIDURVTRV04

                                            

 

                                                         

 

                                                        

Dans les écoles, surtout en primaire, les enfants s’amusent à se déguiser en leurs personnages favoris pendant toute une journée et en plus ils ont  une semaine de vacances de carnaval.

         

 

Pour finir la fête on brûle une sardine . On appelle cela  » l’enterrement de la sardine« . Cette page vous montre l’état d’esprit des participants : http://www.tossainfo.eu/fr/sardine-tossa.html  et cette vidéo aussi : http://videos.mensup.fr/view/669/tenerife-l-enterrement-de-la-sardine/  Comme vous le lirez, il y a plusieurs significations à cette expression. Il y a d’abord la référence à la nourriture puisque Carême qui suit Mardi-Gras est une période de privation durant laquelle il faudra cesser de manger de la viande, du poisson et tant d’autres bonnes choses. Ensuite, il y a une allusion au peintre espagnol Francisco Goya y Lucientes (1746-1828) qui a justement peint un tableau intitulé « L’enterrement de la sardine ». Enfin, certains, après la mort de Franco en 1975, ont vu dans le retour de l’autorisation de « l’enterrement de la sardine », une manifestation de la « movida », c’est-à-dire une marque de renouveau et d’évolution vers plus de démocratie.

  L’enterrement de la sardine met fin aux festivités et marque le début de la période de  carême. Mais le lendemain, on  commence la préparation du suivant carnaval ! Regardez http://www.lpacarnaval.com/ et vous comprendrez pourquoi !

 

    Ce billet a été rédigé à partir d’un texte et de photos envoyés par Antonia et ses élèves des îles Canaries. Je les remercie vivement de leur contribution à la vie du blog du CDI et surtout pour leur apport en connaissances de tout ce qui entoure les traditions de leur pays.

 

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Carnaval en Louisiane : fais dodo avec les Cajuns

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     La Louisiane est située au sud-est des Etats-Unis. Ces principales villes sont La Nouvelle-Orléans, Lafayette, Lake Charles, Baton Rouge. C’est un lieu de brassage de culture française, hispanique, afro-américaine, créole et indienne. D’abord peuplé par les seuls Amérindiens, ce territoire a été exploité en 1682 par Cavalier de la Salle qui l’a appelé « Louisiane » en l’honneur du roi de France Louis XIV. La ville « Nouvelle-Orléans » est fondée en 1718, le nom a été choisi pour honorer le régent Philippe d’Orléans. C’est dire combien cet Etat a d’attaches avec la France.

 

 

Au milieu du XVIIIème siècle, les Acadiens ont été chassés d‘Acadie, territoire canadien, par les Anglais. On a appelé cet épisode historique « Le grand dérangement« . Les Acadiens sont alors venus s’installer en Louisiane et ont peuplé les bayous. Au XIXème siècle, par le biais d’une déformation linguistique, les « Acadiens » sont devenus les « Cadiens » puis les « Cajuns« . Aujourd’hui, les Cajuns constituent la minorité francophone de la Louisiane. En 1803, Bonaparte a vendu aux Etats-Unis la Louisiane. Le 30 avril 1812, la Louisiane est devenue le 18ème Etat américain. Cet historique permet de faire comprendre la situation particulière de cet Etat et peut-être la raison pour laquelle son carnaval est si célèbre.

    Le Mardi Gras à New Orleans est devenu une période de célébrations très importante pour la Louisiane aux États-Unis.  Mardi Gras à la Nouvelle-Orléans a incorporé des traditions de la culture africaine ainsi que celle des Îles Caraïbes et de la France.
   La saison du Mardi Gras, en Louisiane, commence le 6 janvier, jour de l’Épiphanie, fêtée avec une galette des rois comme en France,  et finit toujours à minuit le mercredi du Carême.

 

 

Tout est organisé par des confréries (en anglais, les « Krewes »). Rien qu’à la Nouvelle-Orléans, il y a plus de 50 confréries qui construisent les chars et organisent les défilés et les bals parfois très élaborés. Chaque confrérie a son propre défilé, qui consistent des chars et de la musique, et aussi bien que son propre bal.

 

            
  

 

 

Pendant le XVIIIème siècle, le festival était marqué par des processions et des bals. Des calèches et des gens déguisés en masques apparaissaient dans les années 1830. Le symbole du boeuf gras, qui représentait la saison de l’abondance au carnaval de Nice, devient un symbole important du défilé de la confrérie Rex en 1870 . Cette tradition existe encore. Les Louisianais organisent aussi des bals, on danse des « fais dodos » c’est-à-dire des danses cajuns. Les « fais-dodos » sont des bals qui durent toute la nuit car les enfants peuvent « faire dodo » (dormir) tandis que les adultes s’amusent et dansent.

 

  Les premiers « throws » ou « lancers », des babioles qu’on jette des chars, apparaissent en 1871. En 1872, le roi du festival, qui s’appelle Rex, est créé et les couleurs du festival sont fixées : le violet (pour la justice), le vert (pour la foi), et l’or (pour le pouvoir). En 1873, tous les chars étaient construits à la Nouvelle-Orléans au lieu d’en France. La tradition des Indiens du Mardi Gras est fascinante. Les Indiens sont des hommes afro-américains qui font partie des confréries ou des bandes établies aussi tôt que les années 1870, au début des esclaves ou des hommes de couleur libres. Leurs activités, y compris l’heure et le lieu de leurs défilés, sont secrètes. Le grand chef porte un costume énorme et très élaboré, qui peut peser entre 45 et 70 kilos, fait à la main avec des perles et des plumes. Le grand chef et ses proches fabriquent son costume pendant toute l’année. On croit que les Indiens du Mardi Gras étaient inspirés par les Amérindiens à la fin du 19ième siècle, en raison de leur lutte commun pour les droits civils.
Les Indiens défilent à pied, en dansant et en chantant. Quand les bandes se rencontrent en chemin, ils se saluent et les grands chefs admirent les costumes et le travail des autres. Toutes les bandes se réunissent pour un grand défilé la fête du Saint Josèphe le 19 mars, et puis aussi le dimanche suivant, appelé « Super    Sunday ».
    Le festival de Mardi Gras à la Nouvelle Orléans et une célébration pour toute la famille.  On peut se déguiser et apporter un grand sac pour ramasser tout le « throws » qui est lancé des chars : les colliers de « perles », des animaux en peluche, et des « doublons » qui sont gravés avec les emblèmes des confréries. Comme on dit à la Nouvelle-Orléans, « Laissez les bons temps rouler ! » Visionnez la vidéo du carnaval louisianais de 1941 http://video.google.fr/videosearch?hl=fr&rlz=1W1SUNA_fr&q=%20danse%20cajun&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wv#q=New+Orleans+carnival&hl=fr&emb=0  et  celle du même carnaval mais en 2008: http://video.google.fr/videosearch?hl=fr&rlz=1W1SUNA_fr&q=%20danse%20cajun&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wv#q=New+Orleans+carnival&hl=fr&emb=0

 

Nous vous conseillons aussi de regarder ces sites pour compléter vos informations sur notre carnaval de Louisiane et plus particulièrement de Nouvelle-Orléans : 

http://www.mardigrasneworleans.com/ programme du carnaval 2009

http://appl003.lsu.edu/artsci/frenchweb.nsf/$Content/Cajun+French+by+Themes?OpenDocument Le parler cajun

http://www.louisianatravel.com/ (liens avec la France)

http://www.kreweofcork.com/ et http://www.neworleanscvb.com/static/index.cfm?contentID=706 (détails du programme de la parade)

http://www.cochonrestaurant.com/ et http://www.michauls.com/ (deux restaurants)

http://radiolouisiane.com/cadien/schedule.html (musique cajun)

       Cet article a été rédigé à partir d’un texte et de photos envoyés par Kelly Duval et ses élèves du Massachusetts. Je les remercie beaucoup pour leur contribution.

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Carnaval de Québec : » attache ta tuque avec de la broche »

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 Comme le chantait si bien notre poète québécois Gilles Vigneault : « Mon pays ce n’est pas un pays c’est l’hiver ! Ecoutez et regardez le chanter : http://www.youtube.com/watch?v=CH_R6D7mU7M Et pour lui donner raison, le Carnaval des Québécois se passe en hiver dans la ville de Québec dans la province de Québec au Canada : c’est le Carnaval de Québec.

 

      Pour employer les bons termes du carnaval, et enrichir notre vocabulaire, voici ce que j’ai trouvé à l’Office de la Langue française du Québec :« Carnavaleux / Carnavaleuse :  Personne qui participe à un carnaval. »

 

    Même si les mots « carnavaleux » et « carnavaleuse » sont absents des dictionnaires courants, ils sont implantés dans l’usage du français, non seulement au Québec, mais aussi en Europe où le terme « carnavaliste » est aussi parfois utilisé dans le même sens. 

 L’an passé, près d’un million de « carnavaleux » ont visité Québec en participant au Carnaval de Québec.  Ce carnaval est le plus grand carnaval d’hiver au monde, et tous les québécois de souche ou d’adoption en sont très fiers.  Pour faire cette grande fête amicale et familiale, qui dure environ 17 jours, imaginez une cinquantaine de personnes dans des postes de menuisiers, soudeurs, électriciens, mécaniciens, couturiers et artistes, et plus de 1000 bénévoles qui donnent leur temps chaque jour, pour le plaisir de vivre cet événement et rencontrer des visiteurs venus de partout dans le monde. Le Carnaval a des retombées économiques de près de 50 millions de dollars canadiens, c’est le fruit de cette grande équipe.

 Le Carnaval de Québec c’est un monde de neige, de glace, c’est féerique, et tous les visiteurs veulent en profiter, car on sait bien que cette belle neige disparaîtra, et que la glace fondra sous un chaud soleil de printemps.  C’est un plaisir trop éphémère le temps d’un hiver.

 

Selon mes recherches, la naissance d’une première fête d’hiver organisée à Québec fut en 1894, et prit le nom de Carnaval, et c’était l’occasion de fêter juste avant le carême.   Malheureusement, la Première Guerre mondiale a éteint ces festivités hivernales qui reprirent vie après la Seconde Guerre mondiale.En 1954, la tradition renaît et notre Bonhomme Carnaval vit le jour le 1er janvier 1955. Il est le porte-parole du Carnaval et à l’ouverture des festivités le maire d Québec lui remet symboliqueuement les clés  de la ville.

 

 

 

 

 

 

    Ce beau bonhomme de neige tout blanc, tout souriant, avec sa tuque rouge et sa ceinture fléchée est l’ambassadeur du Carnaval de Québec, et il renaît chaque année le temps d’un carnaval.  Une « tuque » est mot québécois qui désigne le bonnet de laine que l’on porte en hiver. Il y a même l’expression  » Attache ta tuque » qui signifie « tiens-toi bien ça va secouer ». Et si l’on dit « Attache ta tuque avec de la broche », ça veut dire que ça va vraiment secouer et vous verrez que ça va vraiment « déménager » durant ce carnaval.

La ceinture fléchée que porte Bonhomme Carnaval fait partie de notre patrimoine. Elle était autrefois portée par nos habitants aux siècles derniers qui poursuivaient une tradition hivernale d’origine amérindienne.  Elle redevient populaire le temps d’un carnaval.   Même si Bonhomme Carnaval représente la froide neige, on veut tous le serrer dans nos bras !  Tout le monde le connaît. Bien entendu, Bonhomme Carnaval ne peut se loger, dans nos maisons québécoises, près d’un bon feu de foyer, il fondrait !  Il habite donc, pendant la fête, dans un Palais de glace construit expressément pour lui.   L’an dernier, 270 tonnes de glace ont été utilisées pour construire ce château de dimensions impressionnantes.   Les carnavaleux peuvent visiter ce palais et il est le centre de ralliement pour de nombreuses activités carnavalesques.

 

 

 

 

Pour vous donner le goût du Québec, voici quelques activités de notre carnaval hivernal :

 

Les défilés de nuit : Ils sont très populaires et courus, et le thème de cette année est la Mascarade.  Voir toutes ces lumières et couleurs, ces masques démesurés, ces clowns et personnages costumés qui entraînent la foule, c’est féerique !    Bien vêtus de leur  plus chaud manteau, leur tuque et leurs mitaines, sans oublier une bonne paire de bottes d’hiver, les carnavaleux et carnavaleuses se collent les uns aux autres pour regarder le défilé de chars allégoriques.  C’est la fête, on se colle les uns aux autres, c’est plus chaud !  Les enfants ont les yeux grands ouverts, bien emmitouflés, grimpés sur les épaules des plus grands pour tout voir.  On rit, on applaudit, on souffle dans la flûte du carnaval, c’est la cacophonie, mais ce sera un beau souvenir jusqu’au prochain défilé…

 

Les sculptures sur neige : des sculpteurs venus de partout dans le monde se réunissent et sculptent d’énormes blocs de neige, des objets de tous les jours, des animaux, des scènes de la vie quotidienne prennent forme sous leurs mains, je devrais plutôt écrire sous leurs mitaines, car ils doivent s’habiller chaudement. Nous y découvrons de merveilleux talents.  Avez-vous déjà sculpté avec une pelle ?

 

 

 

 

 

La course en canot :  c’est une course pour les courageux, car le fleuve est glacé.  Cette course est un sport de compétition extrême, pourtant dans l’histoire des québécois, les ancêtres traversaient le fleuve St-Laurent en canot, car c’était le seul moyen de transport en hiver.  Les canotiers qui participent à cette compétition, traversent le fleuve en côtoyant parfois des blocs de glace, ils doivent être très agiles, c’est une compétition d’endurance et de risque.

 

Le bain de neige : quoi de mieux pour montrer à nos amis qu’on n’est pas frileux que de prendre un bain en maillot de bain (parfois sous les -20 degrés celsius !). Vous grelottez juste d’y penser ! Cette activité est pourtant populaire et qu’après le bain c’est le sauna. C’est une expérience inoubliable qui donne de l’énergie.

 

La grande virée : c’est une course d’attelages de chiens de traîneau dans les rues du Vieux-Québec enneigées pour l’occasion.   Après avoir vu cette compétition, les spectateurs se promettent de profiter eux aussi d’une ballade avec les chiens de traîneau dans nos forêts québécoises, pour admirer les paysages blancs de neige et respirer l’air vif de notre climat, le corps bien au chaud sous une couverture de laine du pays comme au bon vieux temps.

 

Il  a plusieurs autres activités, spectacles en chanson, en danse, promenades en carriole au son des grelots, et d’un hiver à l’autre, de nouvelles activités s’ajoutent, comme la course de raquettes, le spectacle de bûcherons acrobates, la tyrolienne qui traverse le ciel des Plaines d’Abraham.   Pour ceux et celles qui veulent en voir davantage, je vous invite à visiter le site du Carnaval de Québec à l’adresse suivante :   http://www.carnaval.qc.ca/ . Vous pouvez aussi compléter avec : http://www.linternaute.com/voyager/carnaval/quebec/quebec.shtml   

 Il y a aussi cette vidéo très intéressante avec une chanson entraînante : http://video.google.fr/videoplay?docid=-1421155355143452181&ei=CgWXSYKQCISQ2wLi8ci7Cw&q=Carnaval+de+Qu%C3%A9bec&hl=fr

                               

 

Le Carnaval de Québec est le plus gros, mais plusieurs autres petits carnavals se font dans nos villes et villages en province, et plusieurs écoles organisent en collaboration avec les étudiants, un Carnaval à leur façon, où tous peuvent profiter des jeux d’hiver ou des activités sportives reliées à notre climat : patinage, glissade, ski, courses de raquettes, batailles de boules de neige. Toutes ces activités font oublier les rigueurs de l’hiver, et mettent en valeur les avantages de notre climat.

 

Avant de terminer, pour vous sucrer le bec, voici des petites gourmandises délicieuses et populaires au Carnaval :

 

Queue de castor, c’est une pâtisserie frite qui ressemble à la gaufre, elle est étirée pour prendre la forme de la queue du castor, et elle est recouverte de chocolat ou saupoudrés de sucre et de cannelle. On peut visionner cette vidéo : http://www.tqs.ca/videos/recettes/2008/02/didier-girol-et-sa-recette-de-queue-de-castor-24127.php et la recette détaillée peut être prise ici : http://chefcuisto.com/recette/2008/02/29/biscuits-queues-de-castor/

 

Tire sur la neige : on fait cuire le sirop d’érable jusqu’à un certain degré, ensuite on rempli une auge avec de la neige propre, et on verse sur la neige la tire d’érable encore chaude.  Ensuite on enroule la tir sur un petit bâtonnet, elle refroidit et durcit.  Délicieux et très sucré !  En visitant ce site, on peut voir les étapes pour faire de la tir sur la neige :

http://www.maplebymail.ca/tire.htm

 

Comme on le dit au Québec : « attachez vos tuques avec d’la broche ! » et venez vivre le Carnaval de Québec !

 

Cet article a été réalisé à partir du texte rédigé par Jocelyne que je remercie de sa contribution. Au niveau du crédit des photos, je voudrais exprimer ma reconnaissance à Madame Andrée-Anne Stewart, adjointe aux communications de « Carnaval de Québec » pour son autorisation de parution en ligne de l’image représentant l’ouverture des feux du Carnaval. Les autres photos proviennent d’amis de Jocelyne ayant personnellement assisté à cette manifestation ou bien ce sont des images libres de droit provenant de « wikipedia ».

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Carnaval au Brésil : c’est la fête avec le roi Momo

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 Le carnaval au Brésil est une fête nationale qui dure 4 jours dont les formes varient selon les régions. Quand on parle de cette manifestation populaire, on pense immédiatement à la ville de Rio de Janeiro, pourtant dans toutes les villes, grandes et petites, il y a une manifestation « carnavalesques ». A la fin du XIX ème siècle, les « cordons » font leurs apparitions. Il s’agit de petits groupes qui jouent de la musique et dansent dans les rues. Ces groupes sont à l’origine des fameuses écoles de samba.  Les plus célèbres sont Beija Flor, Vila Isabel, Imperio Serrano. Les carnavals les plus fameux sont ceux de Recife, Salvador de Bahia, Sao Paulo et évidemment Rio.  La figure symbolique du roi du carnaval date de 1932 : c’est un personnage en carton que l’on a appelé « le Roi Momo« . Ensuite, il a été décidé que « Momo » serait quelqu’un en chair et en os et donc on a choisi un homme au physique assez imposant et à l’aspect sympathique. Pour l’année 2009, « Momo » sera un banquier de 29 ans appelé Milton Rodrigues da Silva Junior. Vous pouvez voir sa photo à : http://www.lightstalkers.org/images/show/690914 

 

 

 

 

 

 

 

                                           À Rio, le carnaval commence dans les rues de la ville avec les bals précarnavalesques, les défilés des bandas et des blocos. Il s’agit de groupes de percussionistes qui défilent accompagnés de personnes déguisées. D’origine française, les masques ont été introduits au Brésil vers 1835. Le déguisement, grâce à des masques a été completé par des costumes, ce qui a rendu le carnaval encore plus coloré. Généralement, un bloco est organisé par les habitants d’un quartier et défile dans les rues de ce quartier. Ces défilés commencent bien avant le carnaval, les premiers se tenant plus de trois semaines avant le début officiel des festivités.

                                                             

 

       Le Défilé des écoles de samba est sans aucun doute le spectacle le plus important du carnaval. À cette occasion, les différents groupes des écoles de samba défilent. Les écoles des deux meilleurs groupes (groupe A et groupe spécial) défilent dans le sambodrome.  Le « sambodrome » est l’avenue Marquês de Sapucai à Rio.  Elle mesure 800 mètres de long. Les autres groupes (B à E) défilent dans les rues de la ville. À l’issue de ces défilés il y a um classement et la première école du groupe spécial est déclarée championne, la seconde vice-championne.

 

                                                                 

 

Chaque école choisi un thème pour son défilé ( l’enredo). Les thèmes abordés sont très divers, on parle parfois de la situation politique du pays ou de  son histoire…Parfois on rend hommage à une personnalité qui a fait son époque. Des acteurs et actrices fameux , des chanteurs ou bien des gens connus et qui jouent un rôle important dans la société sont invités à défiler sur les chars allégoriques. Regardez quelques images à cette adresse : http://www.carnaval-rio.org/photos_voyage.php

 

Mais il n’y a pas que le carnaval de Rio…Ceux de Recife, de Salvador, de São Paulo et même de Porto Alegre, capitale du Rio Grande do Sul (extrême sud du Brésil) rassemblent toutes les personnes ayant une seule envie: danser, s’amuser, se défouler aux rythmes les plus divers. Ecoutez un peu la musique : http://www.carnaval-rio.org/musique_carnaval_2007.php Les styles chorégraphiques dominants du carnaval sont la samba, le frevo et le maracatu. Le frevo est typique de l’Etat de Pernambuco, le maracuta vient de Recife. Ce sont des danses qui ont des origines africaines?

 

Il faut évidémment, pour finir, parler du carnaval de Brasília, ville toujours oubliée quand on parle de cette fête. Ici, le carnaval existe sous la forme de blocos…Le Bloco Pacotão est connu pour satiriser la situation politique du pays; il y en a d’autres tels que O Galinho de Brasília (le petit coq de Brasília), O Suvaco da Asa , Nós Que nos Amamos Tanto

                                      

 

Il ne faut pas oublier les concours…On peut les appeler le Carnaval des concours: concours de beauté de “musas”, de mulatas, concours de créateurs de costumes ( les “Concurso de Fantasias”). La télévision est toujours  présente à tous ces événements, pour informer le grand public et le faire participer activement en l’appelant à voter pour ses candidats ou candidates préférées.

 

Sans risque de se tromper, on peut dire que c’est le carnaval qui marque le début des activités dans notre pays. Cette année la rentrée scolaire a été le 9 février, mais on doit attendre la fin du carnaval pour avoir tous les élèves présents dans nos cours…Le 21, 22, 23 et 24 février la majorité des personnes oublieront leurs problèmes pour faire la fête. Visionnez  http://www.carnaval-rio.org/carnaval.php et http://www.rio-carnival.net/rio_carnival/rio_carnival_programs.php

 Cet article a été rédigé à partir d’un texte adressé par Marieta du Brésil que je tiens particulièrement à remercier.

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Sommes-nous à bonne école ?

Cinéma, Grands événements au lycée, Humour, Langues, Littérature, Métier, musique, Pays, Pédagogie, Société 47 commentaires

    Le système scolaire français est assez complexe, aussi ne seront présentées que les grandes lignes de telle sorte qu’à leur tour nos amis japonais, italiens, suédois, japonais, espagnols, roumains, polonais et tchèques puissent faire quelques comparaisons.

     Notre système scolaire repose sur les principes de Jules Ferry (1832-1893). Cet homme politique français a défini l’école comme  » gratuite, laïque et obligatoire« . De nombreux établissements scolaires portent le nom de ce politicien. Cependant, avec le temps, les notions de « gratuité », »obligation » et de  « laïcité » ont évolué. La « gratuité » s’applique au fait de ne pas avoir de frais d’inscription pour être admis à l’école, tout au moins si l’élève fréquente une école publique, d’avoir les manuels scolaires fournis gratuitement jusqu’en troisième qui est la quatrième et dernière année passée au collège. Par contre « la gratuité » ne s’applique pas en ce qui concerne les fournitures scolaires, les repas pris à la cantine, les sorties éventuelles, etc. Au niveau universitaire, des droits d’inscriptions existent, même s’il s’agit d’une université publique. La laïcité est encore normalement garantie, allant même jusqu’à interdire, dans un établissement public, le fait de porter un signe distinctif de sa croyance religieuse. Cependant il est de plus en plus question de demander aux professeurs de se charger de « l’enseignement du fait religieux ». En ce qui concerne « l’obligation », depuis 1959, elle est définie comme de 6 à 16 ans. Le ministre actuel de l’Education Nationale s’appelle Xavier Darcos. Il y a aussi Valérie Pécresse qui est ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche. 

 

 

  Par le biais d’une tradition datant du XVIIIème siècle, les écoles maternelles sont largement développées en France. Elles sont gratuites mais ne rentrent pas dans « l’obligation scolaire ». Elles sont seulement conseillées pour faciliter l’éveil de l’enfant. Il y existe 4 niveaux : Toute Petite Section (2ans), Petite Section (3 ans), Moyenne Section (4 ans) et « Grande section » (5 ans). Pour être admis en TPS, l’enfant doit pouvoir se dispenser de couches dans la journée et avoir dépassé ses 2 ans le jour de la rentrée scolaire de septembre. Certaines municipalités offrent plusieurs dates de rentrée pour ces TPS, ainsi il est possible qu’un enfant commence sa scolarisation après chaque période de « petites vacances ». L’enfant apprend à vivre en société, développe son langage et  se prépare à devenir un futur écolier. L’existence de ces écoles maternelles telles qu’elles sont conçues maintenant semble être remis en cause parce que le ministre a parlé de « jardin d’enfants » et s’est également interrogé sur la nécessité de recruter des enseignants très diplômés pour ce niveau scolaire. Ces propos ont naturellement prêté à controverse.

      Depuis la loi d’orientation de 1989, les écoles maternelle et primaire sont divisées en cycles. Paradoxalement, puisque l’école maternelle n’est pas obligatoire, ce niveau est assimilé au « cycle 1 » appelé aussi « cycle des apprentissages » et, en plus, la Grande Section  est la première classe du « cycle 2 » appelé aussi « cycle des apprentissages fondamentaux ». Au-delà de la « grande section de maternelle », l’élève rentre à l’ « école primaire ». Les deux autres classes de ce cycle 2 sont le  » Cours Préparatoire » dit « C.P. » et le « Cours Elémentaire 1ère année » dit « CE1″. Le « cycle 3″ est constitué du Cours Elémentaire 2ème année (CE2), du Cours Moyen 1ère année (CM1) et du Cours Moyen 2ème année (CM2). En maternelle, comme à l’école primaire, les enfants sont pris en charge, en général, de 8h30 à 11h30 puis de 13h30 à 16h30 le lundi, mardi, jeudi et vendredi. Jusqu’à la rentrée scolaire 2008/2009, il y avait 1/2 journée de prise en charge en plus : le mercredi matin ou le samedi matin. Malgré la diminution horaire, les notions à apprendre sont restées les mêmes. Pour les élèves de l’école primaire, un éventuel soutien scolaire a été prévu durant la pause de midi faute de pouvoir le mettre en place après 16h30 en raison des cars de ramassage scolaire. Mais cela pose tout de même un problème pour les élèves ayant besoin de soutien mais qui ne sont pas demi-pensionnaires.

      Au-delà du CM2, l’enfant rentre au collège où la numérotation des classes va en décroissant  : « 6ème« , « 5ème« , « 4ème« , « 3ème« .  Malgré quelques tentatives au niveau de l’école primaire, c’est surtout au niveau de la « 6ème » que débute l’étude d’une première langue vivante. Sauf exception, c’est souvent l’anglais ou l’allemand. En « 4ème », une seconde langue est proposée et c’est le plus souvent allemand ou espagnol. Au niveau de la 5ème ou de la 4ème, il existe les Itinéraires De Découvertes qui permettent une approche interdisciplinaire de thèmes, c’est-à-dire que, par exemple, on propose à l’élève de faire un petit dossier qui s’appuie au moins sur deux disciplines enseignées et qui implique aussi une recherche documentaire faite au Centre de Documentation et d’Information en partenariat avec le professeur-documentaliste. Cela peut être, par exemple, un exposé sur la « prise de pouvoir de Guillaume le Conquérant » parce qu’au niveau de la « 5ème », la période historique étudiée est le Moyen-Age et que cet épisode de l’Histoire de France tisse un lien avec l’Angleterre et donc participe de l’enseignement de l’anglais. Généralement, l’élève présente son travail sous forme de traitement de texte et il y a donc beaucoup de compétences prises en charge pour la note finale. Le professeur-documentaliste ne se contente pas de « fournir les documents » pour aider à la réalisation du travail, il accompagne ses collègues enseignants qui viennent au CDI et suit la progression du travail des élèves en s’impliquant personnellement. Cela suppose naturellement, en amont, des « rencontres » entre enseignants pour bien cibler ce qu’il est possible de faire et comment. Vous trouverez plus de renseignements sur cette approche pédagogique à : http://eduscol.education.fr/D0072/itinerairesdecouverte.htm

    Les élèves ayant d’importantes difficultés scolaires sont placés dans des Sections d’Enseignement Général et Professionnel Adapté dans lesquelles ils ont à la fois un enseignement général et professionnel. Bien qu’ils soient rattachés au niveau du collège, le lycée Jean Monnet accueille des élèves de « 3ème Découverte Professionnelle 6 heures« . Ce sont des élèves qui s’orientent vers une voie professionnelle au-delà de cette classe, mais qui ne savent pas exactement quoi choisir. Pour les aider, des périodes de stage en entreprise sont prévus. A la fin de la troisième (toutes séries confondues), les élèves passent le « brevet des collèges« , ainsi que le « Brevet Informatique et Internet » ou « B2I« . Ce second examen inclut, même s’il  la dépasse, la reconnaissance d’un certain nombre de compétences  que le professeur-documentaliste  s’est chargé de faire acquérir depuis l’entrée de l’élève en 6ème . En effet, les missions de cet enseignant ne se limite pas à la gestion d’un fonds documentaire, il a des heures d’enseignement pour apprendre aux élèves à utiliser au mieux les informations que peuvent fournir les revues, les livres, les dictionnaires, les encyclopédies, le logiciel documentaire appelé BCDI, Internet, etc. Pour plus de renseignements sur le « B2I », vous pouvez regarder : http://www.educnet.education.fr/formation/certifications/b2i

        Après le collège, c’est l’entrée au lycée. Il y a trois sortes d’établissements secondaires : général, technologique et professionnel. Au niveau de l’enseignement général et technolgique, la nomination des classes tient toujours du compte à rebours : « seconde« , « première » et « terminale« .  A la fin de la « première », l’élève passe une partie des épreuves du baccalauréat et, « en terminale », il passe les épreuves restantes. Il existe différentes options d’enseignements au niveau du lycée d’enseignement général comme au niveau du lycée d’enseignement technologique. Au niveau de la « première », l’élève doit réaliser un dossier qui s’inscrit dans le cadre des Travaux Personnels Encadrés. On trouvera le détail des sujets à http://eduscol.education.fr/D0050/themes.htm  mais il faut tout de même savoir que la problèmatique étudiée doit au minimum englober deux disciplines. Ainsi, par exemple, l’élève peut présenter une sorte de petit mémoire sur « Les peintures murales au Mexique » de façon à pouvoir « combiner » Art et Civilisation Espagnole. Bien entendu, comme pour les IDD, il faut la participation du professeur-documentaliste comme d’ailleurs exposé ici : http://eduscol.education.fr/D0050/LXTDOC01.htm. Durant les trois années passées au lycée, l’élève reçoit un enseignement d’Éducation Civique, Juridique et Sociale  (ECJS)  dont on pourra avoir une idée avec http://eduscol.education.fr/D0056/ecjs.htm . Les différentes options possibles au niveau du lycée général ou du lycée technologique n’existent pas partout et parfois il est nécessaire de changer de département et de fréquenter un internat.  On  pourra connaître le détail des options possibles avec http://www.education.gouv.fr/pid39/lycee.html . Les épreuves de baccalauréat commencent vers le milieu de juin et les résultats défintifs sont connus en juillet. Pour avoir le baccalauréat du premier coup, il faut plus de 10 de moyenne générale. Si l’élève a entre 8 et 10 de moyenne, il doit représenter des épreuves de façon à arriver, la seconde fois, à au moins 10. S’il a moins de 8, il est ajourné et doit recommencer l’année de terminale.

 En ce qui concerne le lycée professionnel, il y a plusieurs possibilités :

   – au niveau d’un Certificat d’Aptitude Professionnelle (2 ans d’études) donc « CAP première année » puis « CAP 2ème année » et au bout de la dernière année l’élève passe un examen pour obtenir le diplôme correspondant.

   – au niveau du Brevet d’Enseignement Professionnel ( 2 ans d’études) donc  « seconde BEP » et « terminale BEP« . La dernière année, l’élève passe un examen. Il peut ensuite poursuivre ses études en « première année de baccalauréat professionnel » puis en « seconde année de baccalauréat professionnel ». Le baccalauréat professionnel est ainsi obtenu en 4 ans d’études après la classe de 3ème. Il est question de ramener ce temps à 3 ans pour l’aligner sur le rythme des élèves d’enseignement général ou technologique, mais le risque est que le profil des élèves et la spécificité des enseignements à dispenser  (mais dans un temps réduit) n’ occasionnent une grande difficulté et que finalement une élite seulement n’obtienne ce diplôme. La création d’un baccauréat professionnel en 3 ans suppose aussi la disparition du BEP car l’élève arriverait directement du collège. Les classes de « terminale BEP » et de « baccalauréat professionnel » sont concernées par  Le Projet Pluridisciplinaire à Caractère Professionnel dont on pourra lire les caractéristiques à http://eduscol.education.fr/D0047/ref01.htm

 

      Au delà du lycée, il y a les études supérieures dont l’entrée est conditionnée par l’obtention du baccalauréat. Il existe plusieurs types de poursuites universitaires avec

- les  Instituts Universitaires de Technologie (IUT) qui donnent accès à un  Diplôme Universitaire de Technologie (2 ans d’études) 

- les sections post-baccalauréat du lycée qui préparent à un Brevet de Technicien Supérieur (BTS). Mais parfois cet accès au BTS n’est pas direct parce que le baccalauréat obtenu n’est pas assez bien adapté pour poursuivre sans transition. Il faut alors prévoir, avant d’aller en BTS, une année de Mise A Niveau. Normalement le BTS demande 2 ans d’études, mais, s’il faut la classe MAN, cela représente 3 ans après le baccalauréat.

- les différentes facultés : Lettres, Droit, Pharmacie, Médecine, etc. Dans la plupart des cas un minimum de trois années d’études est nécessaire. Il donne lieu à l’obtention d’une « licence« . Il s’en suit « la maîtrise » puis le « doctorat ». Les titres obtenus sont nationaux, cependant les sujets d’ épreuves dépendent d’un établissement à un autre. Suivant les académies, la rentrée universitaire a lieu en septembre ou octobre. L’année universitaire est divisée en semestre, le premier va jusqu’à décembre et le second jusqu’à mai. Il y a deux sessions pour réussir les examens. Suivant les académies, la période est juin et septembre ou juin et juillet (quand la reprise se fait en septembre). Les étudiants passent aussi un examen appelé Certificat Informatique et Internet ou « C2I » . Reportez vous à http://www2.c2i.education.fr/sections/accueil/c2i7120/ pour avoir quelques précisions.

      La France est divisée en 3 zones scolaires au niveau des vacances. Les vacances de Toussaint (environ 10 jours fin octobre-début novembre), les vacances de Noël (2 semaines fin décembre-début janvier) et les vacances d’été sont communes aux trois zones. Ensuite, pour les vacances d’hiver (février-mars) et de printemps (avril-mai), chaque zone a deux semaines de vacances, mais en décalé. La date officielle des vacances d’été est  en général le premier juillet mais les professeurs qui participent aux épreuves d’examen ne sont parfois véritablement en vacances que vers le 10/13 juillet. La reprise est généralement vers le 1er septembre.  Nous avons également quelques dates de vacances spécifiques comme le 1er mai (fête du travail), le 8 mai (armistice seconde guerre mondiale), le lundi de Pâques et le lundi de Pentecôte (pas toujours inclus dans des vacances scolaires, parfois « en plus », suivant la zone), le jeudi de l‘Ascension, le 1er novembre (mais inclus dans les vacances de Toussaint), le 11 novembre, le 14 juillet ( fête nationale, mais inclus dans les vacances d’été), le 15 août (Assomption, mais inclus dans les vacances d’été

  

Pour être enseignant en France, il est obligatoire de passer un concours de recrutement. Les enseignants sont des fonctionnaires de l’Etat. L’IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres) prépare au concours de recrutement et assure la formation au métier. Pour l’Enseignement primaire, c’est le concours  de  « Professeur des Ecoles ». Pour l’enseignement secondaire, il y a le CAPES ( Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré), le CAPET (Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement technique), le CAPLP ( Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement professionnel). Ces concours sont ouverts aux titulaires d’une licence (3 ans d’étude). Les PLP sont généralements bivalents, c’est-à-dire qu’ils enseignent deux matières comme Lettres/Histoire ou Mathématiques/Sciences. Les titulaires du CAPES n’enseignent qu’une matière.  Les professeurs des écoles passent de 24 à 26 heures par semaine avec leurs élèves. Les professeurs de collèges et de lycées ont 18 heures de cours par semaine. Malgré leur statut d’enseignant, les professeurs-documentalistes doivent être présents au collège ou au lycée 30 heures par semaine et il est généralement entendu qu’ils travaillent encore 6 autres heures par semaine à l’extérieur pour, par exemple, fréquenter des bibliothèques, des librairies, lire, etc. Généralement ce temps est sous-évalué, surtout si le professeur-documentaliste s’implique dans des animations pédagogiques spécifiques, s’associe à la réalisation d’IDD, de TPE, d’ECJS, etc, cela peut devenir 15 heures ou même plus! Finalement, suivant la façon dont il s’investit et suivant dans quel établissement il est placé, le professeur-documentaliste peut avoir une énorme charge de travail.  Pourtant, souvent, par l’administration ou par les autres enseignants qui ne voient que le temps de présence dans l’établissement, être professeur-documentaliste est perçu comme bénéficier  d’un statut « avantageux ».  Pour l’enseignement supérieur, les candidats aux concours doivent avoir une maîtrise (4 ans d’études) et passer une agrégation. A noter au passage qu’il n’existe pas d’agrégation dans le domaine de la recherche documentaire. Les agrégés ont 15 heures de cours par semaine à assurer. Il est question d’exiger un « master » obtenu en 5 ans d’études pour passer tous les concours indiqués et l’existence de l’IUFM semble être remise en cause. Il y a une forte diminution du nombre de postes offerts aux concours de recrutement des enseignants et quand il y a un manque il faut souvent avoir recours à des contractuels qui sont bien sûr du personnel avec un statut très précaire. Les différentes réformes scolaires entraînent des suppressions de postes et de nombreux professeurs se trouvent soit en sous-service (nombre d’heures de service incomplet) soit dans l’obligation d’enseigner sur 2 ou 3 établissements scolaires pour arriver à réunir le nombre d’heures prévues.

    J’ai donné quelques éléments permettant de situer un peu le système scolaire français par rapport aux autres qui ont été présentés. Il manque des informations par exemple sur l’apprentissage, la formation continue, le contenu des programmes, etc. Je ne pouvais pas aborder tous ces thèmes dans un simple article. J’ai juste voulu ouvrir un éventuel débat et vous demandez si nous étions vraiment « à bonne école », l’expression signifiant « bien entouré pour progresser ». Si vous souhaitez affiner davantage votre documentation sur ce sujet, vous pouvez consulter : http://www.education.gouv.fr/pid8/le-systeme-educatif.html

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Noël au balcon : au Brésil avec Marieta

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      Au Brésil, Noël est traditionnellement une fête de famille. On prépare des plats comme la dinde rôtie, la “farofa”, diverses types de salades et de  viandes , des desserts ( il n’y a pas de desserts spécifiques de Noël comme en Europe)…La nuit de Noël on sert un repas abondant et même dans les familles moins favorisées il y a toujours un dîner plus soigné, le “dîner de Noël”…Le chocolat et les oranges ne sont pas importants. On échange des cadeaux qui sont mis au pied du sapin de Noël (artificiel), bien décoré.

 

        

       À minuit on se rend à l’église pour la messe du coq (missa do Galo). Après les prières, on participe à des bals, parfois costumés, mais ce n’est pas une tradition dans toutes les régions, car chacune a ses particularités, par exemple “A dança das Pastorinhas”, dans le nord du pays. Il y a les “Presépios” (crèches) dans toutes les villes et elles font partie de la décoration traditionnelle de Noël. Les chants de Noël sont “Noite Feliz” (Douce nuit”) et d’autres d’origine européenne et américaine.

 

                   

   

 Au Brésil, le Père Noël arrive par la fenêtre, car les cheminées y sont rares: c’est surtout le climat qui fait la différence entre le Noël européen, nord-américain ou japonais  et celui de notre pays. L”écrivain Monteiro Lobato, dans les années 1930 a essayé de créer un Papa Noël indien; dans les années 1950, Joracy Camargo et Heckel Tavares ont conçu un personnage noir appelé “Papai João”( Père Jean) pour remplacer la figure du Père Noël, pourtant aucune de ces  tentatives n’a eu de succès et nous voyons aujourd’hui un Père Noël chaudement vêtu dans les centres commerciaux, dans les rues, dans les maisons…

     Ici, les vacances scolaires ont commencé le 12 décembre et finiront le 12 février, mais il n’y a pas de vacances de Noël spécifiques. La photo qui suis a été  prise le  vendredi 12 décembre dans mon école. On peut voir sur le mur quelques dessins faits par des élèves Junior de 12- 13 ans .  Les éléves qui sont avec moi sur cette photo sont ceux qui ont déjà fini le cours d’espagnol et vont maintenant commencer le niveau intermédiaire du français, ils ont fini le B5 ( dernier semestre du niveau débutant) avec moi. 

 

 

 

“JOYEUX NOËL”, C’EST “FELIZ NATAL “ en portugais…

    Merci beaucoup à Marieta pour nous avoir apporté un peu de chaleur du Brésil dans nos paysages d’hiver français. Merci pour cet article et ces photos. Bonnes vacances …d’été.Bonne année 2009. A bientôt

 

 

 

 

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