25 juin, 2008
Humour, Littérature, Personnages, Santé, Société
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L’été est la saison des vacances, mais elles peuvent vite être gâchées par la présence d’insectes totalement indésirables. Parmi eux, il y a donc les aoûtats dont je vous ai parlés il y a peu. Cette larve rouge, que l’on appelle aussi “trombidium“, pique dans les plis de votre peau et cela entraîne d’importantes démangeaisons. Cette affection survient surtout en août d’où le nom. Parmi les autres parasites, on compte la puce qui se nourrit de votre sang. Elle adore aussi fréquenter le pelage de votre chien ou de votre chat. Elle n’ est guère appréciée, sauf dans l’expression “avoir la puce à l’oreille” qui signifie “se douter de quelque chose” ( voir à ce sujet l’explication de lien de cause à effet avec les “vraies” puces dans http://www.linternaute.com/expression/langue-francaise/22/avoir-la-puce-a-l-oreille/ ).
Connu aussi pour piquer, le moustique que l’on appelle parfois “cousin” et que nos “cousins” (ce ne sont pas les mêmes!) Québécois nomment “maringouins“. En été, il y a également le nombre impressionnant de mouches et c’est particulièrement dérangeant quand elles vont se poser sur les aliments que vous êtes sur le point de manger.
A ce propos, savez-vous ce qu’est un gobe-mouche” ou bien un “gobemouche” car les deux écritures sont acceptées ? Ce mot est apparu pour la première fois au XVIème siècle sous la forme “Gobemousche” comme étant le surnom donné à un personnage très bout-entrain. Puis, au XVII ème siècle, le mot a désigné un oiseau qui se nourrissait d’insectes tout en volant. A partir du XVIII ème siècle , le mot “gobe-mouche” a défini un homme nigaud car, dans la pièce écrite par Charles-Simon Favart, La soirée des boulevards, mettait en scène un certain Gobemouche particulièrement naïf. Le mot “mouche” apparaît dans d’autres expressions. Pensez “être la mouche du coche” qui veut dire s’attirer tous les honneurs alors que l’on n’a pas fait grand chose (à mettre en relation avec la fable de La Fontaine dont on peut voir le texte à http://www.dinosoria.com/fable_07_08.htm ). Il y a aussi “la mouche” qui désigne le faux grain de beauté que les marquises se mettaient sur le visage pour en faire ressortir la blancheur.
Enfin, durant l’été, les abeilles, les guêpes et les bourdons sont très nombreux. Il est là-aussi intéressant de parler des expressions liées à ces insectes : une taille de guêpe (fine), avoir le bourdon (ne pas avoir le moral). Et n’oubliez pas la fourmi qui non seulement pique, mais aussi s’invite dans vos repas ! Consolez-vous de ces mauvaises actions en lisant la série littéraire de Bernard Weber dont voici le site officiel http://www.bernardwerber.com/ et le blog http://www.bernardwerber.com/blog/
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20 juin, 2008
Humour, Littérature, Pédagogie, Santé, humeur
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C’est la fin de l’année scolaire et nous nous sentons épuisés. Nous avons l’impression d’avoir les jambes en coton. Il ne faut pas traiter cette lassitude par-dessus la jambe car l’âge moyen de l’équipe pédagogique du lycée prouve bien que nous n’avons plus nos jambes de vingt ans et qu’il serait alors mal venu de nous tenir la jambe de trop longues années encore avant de nous accorder la retraite.
Oui, nous commençons à tirer la jambe et aimerions prendre nos jambes à nos cous pour aspirer au repos. Cela vous fait une belle jambe semble-t-il ! Vous faîtes des ronds de jambe pour essayer de justifier encore quelques jours de travail avant de pouvoir nous reposer. Mais bientôt vous devrez vous rendre à l’évidence et vous en retourner honteusement la queue entre les jambes : nous traînons la patte et nos jambes sont en manches de veste !
Ce qui nous fait gonfler les chevilles et les mollets, c’est cette fierté du travail bien fait accompli depuis tant d’années. Vous ne nous arriverez pas à la cheville car nous n’avons pas un poil dans la main. Nous ne sommes pas des têtes de linottes et saurons bien réclamer notre du. N’essayez pas de mettre votre nez avec votre visage en lame de couteau dans nos affaires. Gardez la tête sur les épaules et nous, nous garderons notre sang froid !
J’espère que vous connaissez le sens de toutes ces expressions très imagées. J’ai beaucoup parlé de “jambe” et, comme vous le savez elle se compose de la cuisse et du mollet. Peut-être n’aviez-vous jamais fait de lien de sens entre “mollet” et l’adjectif “mou“. En fait “mollet” veut dire “un peu mou”, sous entendu “charnu”. Seulement, pour les gens du Moyen-Age, le “mollet” n’était pas la saillie que font les muscles de la partie postérieure de la jambe, entre la cheville et le pli du genou. C’était le lobe de l’oreille ! Ensuite, au XVII ème siècle, le mot “mollet” a désigné la partie charnue de la paume de la main puis l’expression “le mollet de la jambe”a été utilisée pour signifier “le gras de la jambe”. A partir de là, le mot “mollet” ne s’est plus appliqué qu’à cet endroit anatomique. Il n’empêche que ces changements de sens et d’emplacement m’ont permis de rédiger le corps de mon article !
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30 mai, 2008
Littérature, Pédagogie, Santé
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Non, je ne vais pas vous chanter le chant des partisans en poursuivant avec “le vol noir des corbeaux sur nos plaines”. Je ne vais pas vous parler non plus de la résistance des maquisards ni même écrire un billet en relation avec l’Histoire. Non, je souhaite vous faire connaître un nouveau mode de loisir lié à la culture.
Au niveau du lycée, pour changer de la lecture classique à haute voix faite par le professeur ou bien par les élèves, nous avons acheté des CD audio permettant l’écoute du texte. Cela a été expérimenté pour l’étude de Oscar et la dame en rose (cf un article rédigé dans “mon blog partenaire” dont on trouve l’adresse dans ma blogoliste). Mais il existe encore autre chose auquel vous n’avez peut-être pas pensé, aussi bien pour vous-même que dans le cadre de votre classe (je m’adresse aussi bien à des professeurs qu’à des élèves).
Au départ, il s’agissait de pallier aux handicaps des aveugles et des mal-voyants en leur proposant d’entendre le texte que leurs yeux ne peuvent distinguer. Mais, finalement, ce principe peut être utile pour tous, handicapés au niveau de la vue ou pas ! Des “donneurs de voix” ont enregistré des textes de telle sorte que cela fasse des livres audio qui sont gratuits et téléchargeables au format MP3 . Les explications se trouvent sur le site http://www.litteratureaudio.com/index.php/notre-association/ qui lui-même renvoie tout simplement à http://www.litteratureaudio.com/index.php/notre-bibliotheque-de-livres-audio-gratuits/ . Vous verrez, le choix est très vaste car il n’y a pas que des romans, une place importante est réservée à la poésie, au théâtre, à la philosophie, etc . De plus il y a un lien vers d’autres sites de livres audio gratuits.
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12 mai, 2008
Littérature, Santé, Société
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Vous savez que je regarde peu la télévision, par contre mon loisir favori est la lecture. Ainsi, je suis un rat de bibliothèque ! Je dévore les livres et les revues. Cette “dépendance” n’est pourtant pas, que je sache, assimilée à une “addiction“, elle est même généralement bien vue. Elle est axée sur un besoin un peu immodéré de connaissance et c’est donc considéré comme quelque chose de positif. Donc, ces jours-ci, alors que je me trouvais à la BFM de Limoges, j’ai remarqué une revue dont j’ignorais avant l’existence. Il s’agit de Addictions, magazine de prévention en alcoologie et addictologie. C’était le numéro 21 de cette revue et il datait de mars 2008.
Il s’agissait d’une analyse des raisons pour lesquelles l’alcool, la cigarette et les jeux d’argent ont été banalisés, presque valorisés au point de maintenant représenter des fléaux sociaux. Ils relévent du problème de la psychiatrie puisque ce sont des troubles du comportement.
L’auteur de l’article parlait de l’influence qu’ont eu les émissions de “télé-réalité“, les participants, se sachant filmés 24 heures sur 24, consommaient, bien entendu devant la caméra, de l’alcool de façon à tenter d’inhiber leur timidité, leur “panique” de se savoir espionnés. Comme la plupart des “lofteurs” étaient des fumeurs, il ne leur était pas possible de s’arrêter de consommer des cigarettes. Non seulement les spectateurs les voyaient fumer, mais ils les entendaient réclamer du tabac ! Et puis, là-aussi l’effet de “décontraction ” était recherché. La seule chose qui a été interdite est que le nom de la marque de cigarette soit trop vu!
L’auteur poursuivait ensuite à propos des jeux d’argent. Autrefois, la vision qui était offerte était celle de tripots, de bas-fonds. Il y avait aussi l’image accablante en littérature du Joueur de Dostoievski, celle dont parle Stevenson dans ses romans. Mais maintenant Patrick Bruel, très respectable apprend à jouer au poker!
Des successions de faits, disons ces “additions”, ont, selon l’auteur, favorisé le développement de l’addiction. Qu’en pensez-vous ?
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