Saga Africa : ambiance de la brousse

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    Eh oui, le titre de ce billet vous fera penser à la chanson de Yannick Noah, cependant je ne vais pas vous parler du Cameroun où est né son père mais de l’Afrique du Sud. Le terme « saga » convient pourtant pleinement car il s’agira bien de vous raconter l’histoire de l’Afrique du Sud à travers le récit qu’en a fait Daleen à nos élèves, le lundi 4 octobre 2010.

Pour faciliter le questionnement des élèves de la Classe Européenne qui étaient les premiers à recevoir Daleen, un décor de circonstance a été mis en place : drapeaux sud-africains et revues en français et en anglais parlant de l’Afrique du Sud. Cette ambiance a transporté chacun de la salle de l’hôtel d’application du lycée Jean Monnet à Bloemfontein d’où venait notre invitée.

Et alors très vite les langues se sont déliées et une conversation, en anglais, s’est engagée.  Tout d’abord il s’agissait de savoir d’où était exactement originaire l’intervenante. Et la réponse a été très poétique puisque Daleen a expliqué que « Bloemfontein » signifiait textuellement « fleur-fontaine ».  Puis les élèves ont voulu connaître le nombre d’habitants qui peuplent l’Afrique Du Sud et quel temps il faisait actuellement là-bas. Leur professeur d’hébergement  guidait pour la prise de notes et bientôt le tableau blanc a été rempli.

 

                                                       

                              

                         

                                                                        

   Les questions des élèves ont d’abord porté sur le sport en Afrique du Sud car chacun avait encore en tête la Coupe du Monde 2010.  Nous disons « football » mais le terme local est « soccer ». Daleen a bien sûr mentionné les « Bafana Bafana » dont le nom signifie textuellement « Garçon, Garçon ».  Ils sont célèbres avec leurs maillots aux dominantes jaunes et vertes. Le second sport national est le rugby. L’équipe se nomme « Les Springboks ». Ce terme veut dire « antilopes ».  Il y a un célèbre stade de rugby à Bloemfontein.

                                                             

                                                             

                                                            

                 Le sport a joué un grand rôle dans la fin de l’apartheid. Cette ségrégation raciale reposait sur la suprématie de l’homme blanc. Les premiers colons sont en effet des Européens et plus particulièrement des Néerlandais. Les influences européennes se notent  encore au niveau de la gastronomie. C’est ainsi que le petit déjeuner sud-africain est en fait un « breakfast » à la manière anglaise, les fromages sont surtout hollandais tels le Gouda et l‘Edam, la bière est très appréciée et rappelle l’Allemagne (la plus bue est la « Castle lager »).

                                                            

                                                            

                                                              
       Mais on note aussi une influence indienne avec de nombreuses sauces à base de curry. Le plat traditionnel est le « sosatie » qui consiste en des brochettes de porc et d’agneau marinées dans un sauce au curry. En raison du climat la cuisson au barbecue (braaivleis) est très utilisée.

           L’influence malaisienne  se note aussi. Le « bobotie »est en fait originaire de Java. Il s’agit d’un mélange de viande hachée, d’oeufs, de lait, de curry, de curcima, oignons, de laurier, d’ail, de chutney de fruits , de jus de citron et de pain de mie.  Le civet de koudou ( sorte d’antilope), le steak d’autruche ou encore le snoek (poisson blanc de taille moyenne que l’on pêche au large du Cap) sont souvent proposés aux menus des restaurants locaux.

                              

                    Les liens avec la France se retrouve aussi au niveau des boissons. En effet beaucoup de huguenots français sont venus s’installer en Afrique du Sud en 1688, fuyant ainsi la religion d’Etat catholique.  A Franschhoek, village d’Afrique du Sud situé à une cinquantantaine de kilomètres de la ville du Cap  et dont le nom, en afrikaans, signifie littéralement « le coin des Français », on trouve le quartier français et certains panneaux gardent la trace de la présence française.

                                                                     

          Les cépages du Cap donnent des vins blancs comme des vins rouges. On trouve donc le Sauvignon, du Riesling et le Merlot. La légende dit même que Napoléon 1er buvait chaque jour une bouteille de Muscat issu, depuis le XVIIIème siècle, du vignoble de Constantia , près du Cap. Il y a même du « vin effervescent » qui est localement appelé « Champagne Cap Classic« . La liqueur la plus célèbre d’Afrique du Sud  est « Amurala » ou « crème de marula« . Elle est obtenue à partir des fruits verts  du marula qui appartient à la famille des anacardiacées au même titre que le manguier ou le pistachier. Mais la boisson la plus populaire est « le thé rouge » que l’on nomme en fait « Rooibos Bush« 

                                                                  

                                                                  

                      On peut noter que les propriétés de ce « Rooibos Bush » sont aussi utilisées en cosmétique avec la fabrication de savon et de crèmes hydratantes et adoucissantes.

                                            

              Cette diversité d’influence explique que l’on compte environ onze langues parlées dans le pays : zoulou, sotho, venda, tswana, xhosa, afrikaans, anglais, etc.  Il faut rappeler que les émeutes de Soweto en 1976 avaient pour origine que l’enseignement ne se faisait qu’en afrikaans dans un pays. C’est surtout avec les classes de 2BH et de  CAP APR et SH que Daleen a rencontrées ce même jour (en plus donc des 1BPF qui ont fait leur propre compte-rendu dans le billet précédent) que l’aspect social de l’Afrique du Sud a été développé.  Avec les 2BH, la conversation s’est prolongée en anglais et en français pour l’autre classe. Eh oui, il faut noter que notre invitée maîtrise bien notre langue.

                                    

                           

                      

                          

                      

        

 

                                                             

                                                            

                 Durant les questionnements, les élèves ont appris que la monnaie d’Afrique du Sud est le « rand » et que les prix-indexés sur le niveau de vie sud-africain-sont généralement inférieurs de 30% à ceux pratiqués en Europe.  Un euro vaut environ 11 rands. Les richesses du sol en or, platine et diamants   ont attiré les convoitises des colonisateurs européens. L’économie sud-africaine se développe et est même la plus puissante du continent africain. Ceci explique le développement assez rapide  de l’infrastructure surtout dans la perspective d’accueillir la Coupe du Monde de Football en 2010. Cependant, malgré la disparition de l’apartheid grâce aux implications de Frederik de Klerk, Nelson Mandela et Desmond Mpilo Tutu  et malgré les années qui passent quelques difficultés persistent dans la mise en place d’une société  égalitaire. Cependant une nation arc-en ciel a succédé à la domination des Blancs et le pays s’est dirigé vers la démocratie. « La discrimination positive » essaie de pallier les abus commis à l’époque de l’apartheid. Ces notions ont fortement intéressé les élèves de CAP APR et SH dont le programme scolaire prévoit la création d’un dossier sur « les inégalités sociales dans le monde et même plus précisément à l’intérieur d’un pays« . En plus un certain nombre d’élèves de ces deux classes sont elles-mêmes originaires d’Afrique et elles ont bien sûr mis très vite ceci en relation avec des propositions actuelles, en France, de rédiger un curriculum vitae quasi anonyme pour éviter un recrutement seulement en fonction de l’apparence ou bien de la consonnance du nom de famille.

                                                                            

                     Pour conclure son intervention, Daleen a fréquenté le restaurant d’intiation du lycée. A sa table étaient conviés, à l’initiative de Madame Vergnaud, notre proviseur, les professeurs impliqués dans ces animations ainsi que Fred, notre nouvel assistant d’anglais, qui vient en fait des Etats-Unis. Le rapprochement avec « l’apartheid » qui a aussi sévi là-bas ainsi que l’élection de Barack Obama, premier président américain métis étant quasi inévitable.

                           

Parmi les petits cadeaux que j’ai reçus de mon amie Daleen, j’aimerais vous montrer, par le biais de quelques photos, deux présents originaux : une petite cuillère de collection dont le blason montre le drapeau sud-africain et une serviette de bains aux motifs africains.

                                                    

     Merci de tout coeur Daleen d’avoir largement participé à ces animations pédagogiques qui ont éveillé l’intérêt  des élèves pour l’Afrique du Sud, pour avoir démontré que l’on peut apprendre sans s’ennuyer et sans ennuyer les autres. A travers les deux billets de ce blog qui sont consacrés à ta venue au lycée Monnet le lundi 4 octobre 2010 nous voudrions te témoigner notre grande reconnaissance.

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Sirène d’alarme

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      La plupart de mes billets gravitent autour de la littérature car il est normal de parler de livres lorsqu’on gère un CDI. Alors si les premières lignes de cet article évoque Hans Christian Andersen, vous n’en serez pas surpris ! Vous n’ignorez sans doute pas qu’il est un auteur danois célèbre pour ses contes.

 Hans Christian Andersen 1805 1875 

   Parmi les histoires qu’il a écrites, celles de  » Le vilain petit canard » et « La petite sirène » sont les plus connues. Cependant vous ne souvenez peut-être plus très bien de la trame de ces récits, aussi vais-je vous la rappeler. Dans  Le vilain petit canard, un « canard » est rejeté par sa famille parce que son aspect ne correspond pas à la norme. Exclu de son environnement de naissance, l’animal erre et subit d’incessantes moqueries jusqu’à ce qu’il arrive dans la communauté des cygnes où il se sent parfaitement accueilli car son « anomalie » de petit canard cachait en fait une « normalité » de cygne.  Un même sentiment de rejet de la différence a été repris dans « Le Merle blanc » d’Alfred Musset. Dans La petite sirène, l’écrivain danois raconte l’amour impossible d’une sirène pour un homme, la métamorphose de l’être mythologique en femme ne changeant rien  aux sentiments éprouvés.  A la fin du conte, l’ancienne sirène se jette à l’eau et devient écume, et s’engage à veiller sur le bonheur des hommes durant trois siècles. En hommage à cette héroïne, une statue a été érigée dans le port de Copenhague.

 La Petite_sirene

                                                                                 

                              Ces deux narrations peuvent être ressenties comme un symbole à l’heure où se déroule le sommet mondial pour une réflexion sur les changements climatiques. Le « vilain petit canard » n’est pas reconnu par ceux qui devraient être ses pairs parce qu’en fait il n’est de leur famille : les pays qui ne respecteront pas les accords sur la limitation de la pollution devraient être bannis. La petite sirène se dévoue pour les hommes : il est dans l’intérêt de la planète de réagir pour arrêter le processus de détérioration climatique. Les enjeux sont essentiels et la population mondiale se sentirait trompée, méprisée et surtout condamnée si rien de décisif n’était retenu pour définir un profond et détaillé programme d’actions : pas de nouveaux Rio comme en 1992 ou Kyoto comme en 2005  car les principes définis étaient bien trop minimalistes et, de plus, en 2009, la situation est encore plus urgente ! Au lycée, nous sensibilisons nos élèves à la protection de l’environnement et ce ne serait que mascarade que de ne pas leur donner les moyens d’amplifier ces actions quand ils vont entrer dans leur carrière.  Des démarches individuelles faites de bonne volonté ne suffisent pas, l’avenir est en jeu. Voici un lien pour expliquer l’importance de ce sommet : http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les_dossiers_de_la_redaction/climat_copenhague_decembre_2009/p-5952-Sommet_de_Copenhague_quel_avenir_pour_notre_climat.htm

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Vendredi 13 : soyez aux petits soins pour votre chance

Economie, Gastronomie, Métier, Pays, Santé, Société 3 commentaires

    Mon dernier billet abordait le thème du thème en disant que tout passait trop vite et que l’on n’avait pas le loisir d’apprécier les choses. C’est vrai que parfois on aimerait que les minutes se prolongent surtout quand on est en période heureuse.  Hier, vendredi 13 novembre, était assimilé à un jour de chance.  C’est en tout cas ce que disent les publicités pour inciter à acheter des tickets de loto, à jouer au tiercé ou bien à fréquenter les casinos. Il s’agit vraisemblablement d’une superstition puisque parfois, au contraire, le chiffre « 13 » est associé à l’idée de malheur : être 13 à table rappelerait « La Cène », dernier repas du Christ avant qu »il ne soit trahi par Judas et arrêté par les Pharisiens dans le jardin de Gethsémani. Pour en savoir plus sur ce jour qui sort de l’ordinaire, vous pouvez consulter : http://www.vendredi13.co.nr/

      Puisque ce jour ne laisse jamais indifférent, il est normal que le tourisme profite de cette occasion pour proposer des attractions particulières. « La chance » est souvent associée au gain d’argent et c’est pourquoi les jeux de casinos comme « la roulette russe » ont pignon sur rue. Les machines à  sous et le      poker participent à la convivialité des restaurants auxquels ils sont attachés. Ce qui est aussi un peu paradoxal, c’est que parfois le lieu d’implantation de ces divertissements « addictifs » est en relation directe avec des centres de soins ! Certes, l' »addiction » est du domaine psychologique et les cures thermales sont d’un autre domaine, mais il n’empêche que c’est un peu choquant. C’est ainsi qu’en Limousin, nous avons le casino d’Evaux-Les-Bains : http://www.casino-evaux.com/index.php Cette ville est une station thermale spécialisée pour les rhumatismes. On peut faire la même remarque pour le casino de Royat, près de Clermont-Ferrand, qui se veut « la station du coeur » : http://www.ot-royat.com/fr/casino_de_royat_, 33.php . La même « association » se retrouve à Enghien-les-Bains, près de Paris, qui possède un casiono tout en étant une station thermale spécialisée  dans le domaine de l’Oto-Rhino-Laryngologie

                                                            Enghien-les-Bains les thermes

                                                           Enghien le casino

                     Il en est de même pour Vichy  puisque cette ville est à la fois réputée pour les soins dermatologiques et son casino.

                                                                      Les thermes de Vichy

               Même remarque pour Evian-les-Bains dont l’eau possède des propriétés thermales : http://www.casino-evian.com/page/p-1226/art_id-/casino/casino_d_evian/  La loi autorise les curistes à se détendre parce qu’elle voit en eux finalement des touristes qui sont là pour dépenser leur argent et, éventuellement en gagner par le biais des jeux de hasard.

             Bien entendu d’autres villes de France métropolitaine et d’Outre-Mer ont leurs casinos. Sauf exception, elles sont souvent en bordure de l’Océan Atlantique ou le long de la Mer Méditerranée .  Parmi elles, on compte La  Baule, La Rochelle,  Bordeaux, Biarritz,  Cannes, Nice , Menton… Ces lieux deviennent mondains et créateurs d’emplois  et participent à la santé économique du pays: http://www.metiers-hotel-resto.fr/le-secteur-divertir

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Tous les goûts sont dans la Nature

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          En cette période de vacances de Toussaint, on pense aux voyages. Je vous en ai déjà parlés dans mon précédent article, cependant, pour ce billet, j’évoquerai une autre raison qui est à l’origine du tourisme : la curiosité qui pousse à vouloir goûter les plats des autres pays.

       Malgré l’excellente réputation de la cuisine française, certains mets surprennent nos visiteurs.  Ainsi nous dégustons avec plaisir les cuisses de grenouilles, ce qui nous vaut le sobriquet prononcé avec un réel dégoût de « frog » ou « froggies » par les Anglophones. Bien évidemment quand on songe à la mare verdâtre  dans laquelle sautent de nénuphars en nénuphars les batraciens, ça peut sembler répugnant !

                                         Cuisses de grenouilles à la provençale                                            

Une grenouille

                    Que dire alors des escargots farcis dont nous raffolons pour les repas de fêtes alors que ce mollusque ne cesse de baver pour lubrifier son pied afin de mieux se déplacer.

                                                                        Des escargots persillés

                                                                                       Un escargot

 

                                           Et nos fromages dont certains « fleurent » même à grande distance, laissant échapper des odeurs qui parfument plus ou moins l’air. Ces senteurs peuvent déranger des nez délicats. Parfois c’est le goût très particulier dû au fromage de chèvre  ou de brebis qui fait faire quelques grimaces à un palais qui s’attendait à quelque chose de moins « marqué ».

                                                   Munster

                                                                          Maroilles ou marolles

 

                                                                         Reblochon

                                                                       Roquefort

                      Mais il n’y a pas qu’en France que le fromage peut faire « tiquer », nos amis du Québec le serve en « poutine« . Il s’agit d’un mélange de frites et de cheddar accompagné d’une sauce brune.

                                          Cheddar

                                                                  Une poutine

                        C’est le plat national québécois, alors, bien sûr, si vous n’aimez pas le fromage, ça ne vous plaira pas ! Par contre, « la tire » dont nous a parlé Ariane dans son article sur le sirop d’érable (    article du 15 avril 2009 ) aura peut-être un certain succès. Vous savez, c’est le sirop d’érable chauffé puis étalé sur de la neige compacte. Mais peut-être ne trouverez-vous pas la fabrication très hygiénique.

                                                                          Préparation de la tire d'érable

                                                                           La tire d'érable est comme une sorte de sucette

                Il y a aussi le pemmican qui est de la viande séchée mêlée de graisse. Peut-être trouverez-vous ce plat indigeste . Mais alors, que penserez-vous du « haggis » c’est-à-dire de la panse de brebis farcie qui fait la réputation de l’Ecosse ? Cette préparation est à base d’abats de mouton (poumons, foie et coeur) de saindoux, d’avoine et d’herbes. L’arrivée de ce mets pourtant tant décrié dans l’histoire drôle de Jacques Baudouin ( http://lesdurocasseriesdepierlouim.blog50.com/archive/2008/02/07/jacques-bodoin-philibert-la-table-de-multiplication.html ) se fait au son du « bagpipe » c’est-à-dire de la cornemuse  : http://www.euro-info-tourisme.com/ecosse/le.ceremonial.du.haggis.html

                                                                              Haggis

                  Votre estomac se soulève rien qu’à l’idée de manger cette panse de brebis farcie ? Eh bien que dire alors ces ragoûts d’écureuils qui sont préparés en Louisiane . Voici une petite anecdote :  http://bostonscrap.canalblog.com/archives/2007/10/15/6548837.html . Dans la tradition cajun, ce mammifére qui nous semble si sympathique n’est pas plus « à ménager » que ne le serait n’importe quel animal à chasser .

                                                              Ecureuil

                     Vous essayerez peut-être le steak d’aligator  appelé « gator »  que l’on sert en Nouvelle-Orléans mais aussi en Géorgie ou vit notre amie Mary-Lou Wiesendanger car la chair de cet animal est très appréciée dans les Etats du Sud des Etats-Unis.

                                                                            Des alligators

                       Je crois tout de même que le plus insolite des plats que l’on puisse proposer est le « fugu », ce poisson du Japon car il contient une toxine mortelle et sa préparation, faite de façon non attentive, pourrait coûter la vie à son consommateur.

                                                                              Fugu

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Combien de « 11 septembre » ?

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            Il y a maintenant 8 ans, le monde entier avait les yeux tournés vers les Etats-Unis où, pour la première fois de l’histoire de ce pays, ou tout au moins directement sur son territoire, un symbole de sa puissance était détruit. Oui, c’était l’effondrement des célèbres « tours jumelles » qui ont toujours fait la gloire de New-York ! Qui plus est, cette destruction se situait dans le cadre d’un attentat d’Al-Quaida  dont le célèbre Oussama Ben Laden serait le chef.  Depuis, pour marquer sa réprobation de cet acte, sa solidarité avec les victimes, la date du 11 septembre est devenue un fait marquant la planète entière. Il y a un peu partout des commémorations dont une exposition en Haute-Vienne, exactement au Centre de la Mémoire d’Oradour-sur-Glane : http://www.oradour.org/ 

   Il est question de construire un mémorial sur l’emplacement du drame : http://www.linternaute.com/savoir/grand-chantier/photo/le-memorial-du-11-septembre-au-world-trade-center/world-trade-center-un-memorial-pour-les-victimes-du-11-septembre.shtml?f_id_newsletter=1595  . Son inauguration est prévue pour le 11 septembre 2011.

                                                               Les tours du World Trade Center en pleine destruction               

     Beaucoup d’initiatives autour du 11 septembre 2001. Or, il existait un autre « 11 septembre » qui pouvait tout autant provoquer l’indignation du monde entier. Seulement, il est un peu tombé dans les oubliettes : 11 septembre 1973 . De quoi s’agit-il ? Au Chili, le président, Salvador Allende (dont un des boulevards de Limoges porte le nom) est renversé par une junte militaire dont le chef est Augosto Pinochet. C’est ce que rappelle Le monde diplomatique : http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2009-09-11-L-autre-11-Septembre

                                                                 Salvador Allende

                                                                 Augusto Pinochet

         C’est seulement le 25 avril 1990, c’est-à-dire en fait 17 ans plus tard que le rapport Rettig appelé en fait « Rapport de la Commission nationale Vérité et Réconciliation » mettra à jour toutes les atrocités commises durant ce régime militaire. Ces faits ont été dévoilés dans le cadre d’une « réconcialiation nationale » voulue par Patricio Aylwin qui succède à Pinochet en tant que Président. Alors, sont mises à jour les autodafés, les tortures aux opposants et surtout les nombreuses disparitions de personnes.

                                                                 Patricio Aylwin,président du Chili élu à 1989 et en mandat jusqu'à 1994

                   La junte militaire chilienne pratique l'autodafé

        Une vidéo de Ken Loach sur le 11 septembre 1973 parle de tous ces disparus et tous les crimes commis : http://www.dailymotion.com/video/xghdk_11-septembre-ken-loach

      Depuis mars 2006, le Chili est gouverné par Michelle Bachelet dont les ancêtres étaient des vignerons de Bourgogne. Ses liens avec la France ne peuvent que nous faire encore plus compatir pour cette période douloureuse qu’a connue ce pays.

                                                   Michelle Bachelet

             Véronique Massenot dont j’ai déjà eu l’occasion de parler dans un commentaire relatif à un billet de ce blog écrit le 10 juin 2008 et intitulé « Illustres illustrateurs » a écrit « Lettres à une disparue »  et cette fiction évoque « les disparues » d‘Argentine suite à un coup d’Etat militaire mais le sort de ces personnes ne différe en rien des « disparues » du Chili ou d’un autre pays dans lequel la démocratie a disparu. Ce livre est disponible au CDI et les élèves de Madame Parneix vont prochainement l’étudier dans le détail.

                                   "Lettres à une disparue " de Véronique Massenot

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A vos « starting-blogs » !

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                 Les vacances s’achèvent. Elles étaient pour chacun un moment de marquer un arrêt dans cette course à l’année scolaire. Demain mardi 1er septembre, les enseignants seront dans les vestiaires avec leurs entraîneurs, leurs masseurs et peut-être les journalistes pour prendre la « température » (ne pas y voir un malheureux jeu de mot avec la grippe H1 N1 qui fait des ravages !).  Chers et chères collègues, enfilez vos maillots en prévision du coup de pistolet qui sera donné mercredi. N’ayez pas peur, personne ne sera visé, ce sera simplement le départ pour un nouveau « sprint » ! J’espère simplement que vous êtes un peu sportifs parce que parfois « ça déménage ». Il faudra peut-être vous « doper », mais, surtout, n’utilisez pas de « pot belge » !

                     Qui sera sur la piste de ce stade immense que représente le monde des blogs ? Quasi les mêmes que l’an passé ! Il y a même Debra Watzman qui a fait quelques tours en mettant en ligne un article :  http://lewebpedagogique.com/notreprof/  Quant à Hilde Melby de Norvège, elle va passer le flambeau pour le relais à Geneviève Frachon parce que notre chère amie a un petit colis à déposer en septembre : son bébé ! Geneviève Frachon, Française qui a épousé un Norvègien et vit en Norvège poursuivra  la course, sautera les obstacles et assurera avec un bon rythme la poursuite de http://lewebpedagogique.com/blmf/ . Alina de Roumanie, Urzula de Pologne , Graciela d’Argentine, Maria-Letizia d’Italie  feront, comme toujours, de grandes enjambées et remporteront  des médailles : http://lewebpedagogique.com/collegehcoandabc/  ,  http://lewebpedagogique.com/lyceepolonais/  , http://lewebpedagogique.com/nouvamfrph/ , http://lewebpedagogique.com/regarditalien/ Antonia des Canaries a un problème d’enregistrement pour la compétition parce qu’elle ne sait pas encore où elle va être nommée. Naturellement je continuerai à courir en tandem avec Doris Parneix  et ses classes de CAP   http://www.weblettres.net/blogs/?w=capdebonneesper               et Dominique Albrecht  pour sa classe européenne    http://lewebpedagogique.com/theeuroclass/    .                   D’autres concurrents sont annoncés : Elsebeth, professeur FLE, au Danemark et Catherine, professeur FLE, au Mexique ainsi que Wahiba, professeur FLE en Tunisie. Et puis nous aurons toujours les encouragements, le long de notre parcours, de Jocelyne et Denise  du Canada, de Daleen d’Afrique du Sud, de Mariko du Japon, de Marie-Annick du Luxembourg, de Patricia et Nelly d ‘ Uruguay   , de Salvelina et Marieta du Brésil, Gunnel de Suède etc .

                     J’invite l’ensemble du lycée à participer à ce challenge car le blog du CDI se veut un moyen de gagner un combat contre l’échec scolaire . Je lance un appel particulier aux professeurs qui auront la charge d’accueillir la classe Mise A Niveau Internationale  parce que cet espace virtuel pourrait être utilisé pour la pratique de la langue française d’autant qu’il est un lien vers les pays d’origine des arrivants (Roumanie, Pologne, Espagne, Tunisie). Que chacun soit « fair-play » comme l’on dit dans le vocabulaire sportif.

                      Je vous dis donc : « A vos marques » (de blogs bien sûr !)

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Se sucrer le bec au Québec

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   Au Canada, et plus précisément dans notre province de Québec, pendant le mois de mars, la belle neige blanche commence à fondre sous les rayons du soleil qui reprend des forces, et réchauffe notre terre nordique.

    C’est signe que le printemps s’en vient, les corneilles arrivent et le sève monte aux arbres qui bourgeonnent bientôt. Cette nouvelle saison qui s’annonce nous donne le goût de sortir, respirer ces odeurs de la nature, fermer les yeux et rêver aux plaisirs de l’été.

   Ce climat qui passe du chaud au froid et du froid au chaud au gré des saisons, nous fait bénéficier d’une richesse naturelle : une eau sucrée provenant de nos érables qui subissent ces changements climatiques. Au Québec, comme en Amérique du Nord, il y a beaucoup d’érables, et certains produisent une eau sucrée qui, grâce à l’imagination de l’homme est transformée en sirop et autres produits dérivés. Quarante litres d’eau font un litre de sirop d’érable, donc, pour produire ce sirop, on doit posséder une érablière et une cabane à sucre qu’on appelle aussi au Québec « la sucrerie« 

                                                         

                                                        

                                                          

 

                                                          

           L’érable a une grande place au Canada car sa feuille est au centre du drapeau canadien. C’est un bel hommage qu’on lui rend, elle est la reine de notre drapeau.

                                              

        Mais, avant tout, comme le dit cette citation « il faut rendre à César ce qui appartient à César » car ce sont les Amérindiens qui sont les découvreurs de l’eau coulant des érables, ce sont eux qui ont été les premiers à l’extraire de ces arbres, à la goûter, à l’utiliser pour cuire leur viande et leurs fruits.

     Leur méthode était rudimentaire : avec leur tomahawk, les Amérindiens faisaient une entaille en V dans le tronc de l’érable, et avec l’écorce et une petite branche de roseau piquée dans cette entaille, la sève de l’érable s’égouttait dans un récipient en écorce de bouleau. L’eau sucrée était source d’énergie pour les Amérindiens, le sirop qu’ils en tiraient complétait leur besoin en sucre. Ils transportaient l’eau en raquettes d’arbre en arbre, plusieurs fois par jour, s’ enfonçant parfois dans la neige mouillante qui cédait sous leurs pas. Ce site permet de découvrir de nombreuses légendes indiennes et de connaître la façon dont ils vivaient et se servaient du sirop d’érable : http://www.erabliere-lac-beauport.qc.ca/indiens.htm

                                            

    De nos jours, l’entaille faite par le tomahawk a été remplacée par le chalumeau installé par un vilebrequin, et le récipient d’écorce de bouleau est devenu une chaudière (seau). L’acériculture est un métier car l’acériculteur ou l’acéricultrice gère une érablière et fabrique différents produits à partir de la sève. L’acériculteur entretient et entaille les arbres, aménage des sentiers, s’occupe de la cueillette de l’eau, sa transformation, la mise en marché et la vente. C’est assurément un beau métier qui se transmet souvent de père en fils, comme une tradition familiale. Ils ont grandi dans le milieu de la production d’eau d’érable et ont suivi l’évolution de la transformation de ces produits. Ils savent reconnaître le bon sirop de poteau (sirop synthétique). Ils ont le goût développé pour évaluer la pureté du sirop et reconnaissent le sirop d’érable sur les tablettes de nos marchés tout au long de l’année.

                                         

                                          

    Les acériculteurs qui produisent pour leur famille et pour leur plaisir recueillent l’eau des chaudières en raquettes ou en traîneau tiré par des chevaux. D’autres acériculteurs qui en ont fait un commerce utilisent un système de tubulure pour recueillir l’eau d’arbre en arbre.

                                        

       La première étape de transformation est de faire bouillir l’eau d’érable dans de gros chaudrons ou contenants dans une cabane aménagée à cet effet, dans les bois. C’est la cabane à sucre.

                                     

                                      

                                     

                                      

                                  

                                   

     Par la suite, l’eau devient sirop, le sirop devient de la tire, du sucre d’érable, des bonbons à l’érable, du beurre d’érable, etc. Sur cette vidéo, prise au Carnaval de Québec, vous pouvez voir comment se passe la tire : http://www.youtube.com/watch?v=s64opH4amDY Sur cette autre, vous avez plus de détails sur la façon dont le sirop est entouré sur le bâton : http://www.youtube.com/watch?v=GnZu1p2tokk . Les Européens apprécient beaucoup notre « tire » : http://www.youtube.com/watch?v=xrxBuwf_BxI . Cette dernière vidéo a été prise Place Dufferin à Québec durant le Carnaval.

            Il y a toute une production autour. Je vais vous donner quelques exemples. Le sirop d’érable est un jus coloré et très odorant. Il est utilisé pour les cuissons, l’aromatisation des préparations culinaires et pour accompagner les « pancakes« , c’est-à-dire des sortes de crêpes épaisses. La gelée d’érable est un sirop épaissi avec des gélifiants ou des pectines naturelles que l’on utilise à la place de la confiture ou du miel. La crème ou le beurre d’érable est un produit qui provient de l’évaporation naturelle de l’eau d’érable. C’est un pâte épaisse et d’un jaune soutenu. Malgré le nom de « beurre », il n’y a aucune matière grasse. Elle se consomme sur des toasts au petit déjeuner ou au souper. Le sucre d’érable n’est jamais raffiné et sa teinte varie du blond ambré au brun. Il se présente sous la forme de semoule, de cristaux ou encore en barre. Les produits de l’érable sont une des fiertés des Canadiens et leur cuisine sait la mettre en valeur. Regardez cette vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=hmY2vgzXx_U

   Au Québec, on a presque tous un parent ou un ami, ou l’ami d’un parent, ou l’ami d’un ami qui posséde une cabane à sucre. C’est l’endroit pour fraterniser, c’est un lieu de réjouissance. On y mange et, pour les plus grandes, on y danse et on fait la fête. A la cabane à sucre, on mange, on prend des kilos, on oublie tout l’exercice qu’il faudra pour éliminer ces calories si délicieuses . C’est si bon ! Ecoutez nos chansons très gaies à propos des cabanes : http://www.youtube.com/watch?v=Oa04leoKajM , http://www.youtube.com/watch?v=5d4RRfMtsvg

                                                         

                                                           

  Voici le menu offert à la cabane à sucre :   soupe aux pois, pain de ménage, fèves au lard,  crêtons, betteraves et concombres marinés, omelette, oeufs pochés cuits dans le sirop bouillant, jambon, grillades de lard (connues sous le nom de « oreilles de crisse »), pouding au chômeur, tarte au sucre d’érable, crêpes, café, thé, lait, bière, caribou (alcool populaire d’hiver)

 

 

   C’est bizarre comme nom « oreille de crisse », mais j’ai cherché la source de ce nom bizarre des grillardes au lard. Serait-ce un juron québécois ? J’ai trouvé deux réponses et voici ma préférée : ce sont des croustilles qui ont quelque peu la forme recourbée de l’oreille et qui craquent sous la dent, ou plutôt qui crissent sous la dent. Elles faisaient parties du guide alimentaire de nos pionniers ou coureurs des bois québécois. L’autre réponse, je vous la laisse chercher … Mais je vous donne la recette de ces « oreilles » :

Ingrédients : Il faut du lard salé avec la couenne et de l’eau.

    On coupe le lard salé en tranche d’environ 1,5 cm par 8 cm. On le fait blanchir dans l’eau pendant 5 minutes. On l’égoutte. On met les tranches dans une poële et on fait cuire au four à 180 ° C jusqu’à ce que les tranches soient croustillantes. Pendant la cuisson, on les retourne régulièrement pour qu’elles cuisent uniformément. Quand elles sont dorées, on les égoutte sur un papier absorbant . Et on les grignote.

     A la sucrerie, on peut se promener, faire un tour de traîneau tiré par des chevaux. Les enfants courent et jouent. A la fin du repas, c’est la dégustation de la tire sur la neige. Cela fait partie des traditions !  Quand le cuisinier arrive avec son sirop d’érable bouillant, on se regroupe autour d’une table en bois sur laquelle est étendue une neige propre. Le cuisinier y verse une traînée de sirop chaud, qui, au contact de cette neige, durcit et devient de la tire d’érable. Avec un bâtonnet, on pique ce délicieux bonbon qui se forme, et on l’enroule autour du bâtonnet. C’est un gros suçon couleur ambrée de tire glacée. Délicieux pour la langue, le goût, mais dangereux pour les dents, car c’est très sucré.

                                                           

                                                           

       Pour terminer j’aimerais vous montrer un sketche des « Têtes à claques » à propos des cabanes à sucre : http://www.youtube.com/watch?v=X557hikUcpk . Vous verrez, c’est très amusant ! Ces marionnettes ont été créees par Michel Beaudet. Vous avez une explication de ce phénomène comique canadien à http://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%AAtes_%C3%A0_claques   et leur créateur présente ces marionnettes à http://www.dailymotion.com/video/x2bgem_tetes-a-claques-interview-du-create 

          Ce texte a été écrit à partir d’un texte, de photos, de références de vidéo envoyés par notre amie Jocelyne du Québec. Je la remercie pour son dévouement. Merci beaucoup à sa fille Ariane car la plupart des photos de ce billet ont été faites par « cette gentille photographe ».

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Carnaval à Montevideo (Uruguay) : un mois de festivités

Animations culturelles, Langues, Littérature, Métier, musique, Pays, Pédagogie, Santé, Société, Théâtre 4 commentaires

      Je m’appelle Nelly Cecilio. Je suis professeur FLE dans le cadre de la Formation Sommelier de l’université de Montevideo en Uruguay, en Hôtellerie et Gastronomie et j’assure aussi des cours de conversation et sur objectifs  spécifiques dans le milieu artistique (comédiens et écrivains). J’ai remarqué ce blog scolaire qui faisait une présentation des différents carnavals dans le monde. Je ne voulais absolument pas manquer cette occasion pour faire connaître une manifestation culturelle qui est très intéressante comme le sont  celles de l’Equateur, du Brésil ou du Canada où j’ai eu le plaisir de séjourner il y a quelques années.

 

L’Uruguay est un pays sud-américain situé entre l’Argentine et le Brésil, bordé à l’est par l’Océan Atlantique et au sud par le Rio de la Plata.  Montevideo est la capitale de cet Etat .J’estime que 1% de sa population d’environ 3 000 000 d’habitants participe en tant que protagoniste direct d’une manière ou d’une autre aux diverses manifestations liées aux festivités du carnaval lequel a une durée d’un mois. Il va sans dire que des milliers de personnes assistent aux nombreuses manifestations carnavalesques qui  attirent de plus en plus d’étrangers qui trouvent chez nous une manifestation authentique, moins commercialisée et plus spontanée qu’ailleurs. Voici un avant-goût avec : http://www.carnaval.com/uruguay/  et http://www.youtube.com/watch?v=q9e4J_jU2c4&feature=related ou encore http://www.enlacesuruguayos.com/Carnaval.htm

Montevideo vient d’être nommée « la capitale du Carnaval latino-américain 2009 et 2010 ».

Comment commencent les festivités ?

 Le défilé est ouvert par les reines élues dans les différentes catégories : la reine du Carnaval, celle de las « llamadas » et cette année celle de la samba. Des confetti et des serpentins sont lancés. Puis il y a un grand défilé dans la plus importante avenue de Montevideo, en plein centre où alternent les différents groupes qui animent ces fêtes : comparsas lubolas, murgas, parodistas, humoristas, revistas et des « cabezudos » (masques démesurés que les enfants bravent et qu’en français on appelle « grosses têtes » ou « géants » ) et des chars allégoriques. 

Chaque groupe appelé « comparsa lubola » est composé d’au minimum 70 tambours parmi lesquels on doit distinguer selon leur leur taille et la manière de les accorder : le « chico« , le « repique » et le « piano » qui vont du son le plus aigu au plus grave marquant le rythme qui varie suivant les quartiers.  Pour entendre le son de ces instruments, vous pouvez aller à cette page :   http://www.candombe.com/french.html  L’ensemble de ces trois tambours créé le « candombe« . La page d’accueil du site, http://www.candombe.com/index.html  vous permet d’avoir accès à une multitude de renseignements sur ces groupes et leurs racines africaines. Ces groupes ont parfois pour noms des pays africains comme « Sénégal » évoquant ainsi les origines des esclaves africains débarqués ici. Il y a aussi trois personnages typiques de ces communautés noires qui précèdent les tambours appelés « cuerda de tambores ». Ce sont :

  – le « escobero » qui tenait le rôle de juge accompagnant le roi, dirigeant et animant le groupe (le nom vient de « escoba » qui signifie « balai » car il montre son adresse en manipulant une sorte de bâton, genre la baguette du chef d’orchestre

– le « gramillero » qui était un guérisseur car « gramilla » signifie « herbe »

– la « mama vieja » qui représentait la nourrice ou la gouvernante du maître . C’est textuellement « la grand-mère ».

 En plus, dans les années 1930 probablement, est apparue la figure de ce qu’on appelle « la vedette« , certainement sous l’influence européenne du cabaret, qui est flanquée de danseurs et de danseuses de manière que le nombre total des membres d’une « comparsa lubola » est d’environ 200 personnes. Le défilé s’étend sur 2 jours  (jeudi et vendredi) regroupant plus de 40 groupes. Quelques-un se produiront par la suite aussi sur scène où ils devont non seulement jouer de la musique et danser mais en plus représenter soit une situation liée à l’esclavage jadis, soit la vie d’un personnage célèbre noir de notre pays.

La « murga » est un genre théâtral-musical satirique dont l’origine remonterait aux groupes qui sont venus au début du XXème siècle de Cadiz (Espagne) mais qui a trouvé chez nous son propre chemin. C’est un groupe composé d’environ 15 ou 20 personnes et dont le plus important est l’aspect choral et ce que l’on appelle le « cuplé« , sorte de sketch satirique dans lequel on critique surtout les hommes politiques ou la situation politique que ce soit nationale ou internationale et la « retirada » où ils prennent congé du public, ce qui symbolise l' »enterrement » du carnaval. Il faut préciser que la « murga » d’Uruguay ne ressemble pas du tout à la « murga » de l’Argentine même si elles utilisent quelques-uns des instruments de ce genre de musique, mais le concept est tout à fait différent.

 Vous pouvez visionner des « murgas » en actions avec : http://www.youtube.com/watch?v=UGpGe6Pzn44&feature=related et http://www.youtube.com/watch?v=1gh4Ewes2GA

 Il  faut noter que deux « murgas » se sont produites en France  et vous pouvez visiter leurs sites à : http://www.faltayresto.net/  et http://www.agarratecatalina.com.uy/ . Il y a aussi des renseignements sur les « murgas » à http://www.lasmurgas.com/ . Sur le site http://www.totomendez.com.uy/ , vous pouvez visonner un clip en utilisant la rubrique en français « galerie », « multimedia », 5ème vidéo appelée « Murga madre ».

 Les « parodistas », comme le nom l’indique est un groupe d’environ 20 personnes qui doivent jouer 2 parodies. C’est un genre plutôt théâtral même s’ils doivent avoir une bonne choréagraphie et bien chanter aussi. Les parodies sont empruntées plusieurs fois aux grands classiques et aux événements historiques remarquables tant au plan national qu’international.

Les « humoristas » est un groupe genre théâtral ausi mais qui fait essentiellement de l’humour à partir de n’importe quelle situation choisie.

 Une semaine plus tard a un lieu le défilé nommé « llamadas » (appels) dans les rues étroites et pavées des deux quartiers emblématiques des Noirs uruguayens : Sur et Palermo, situés près du Rio de la Plata. C’est très pittoresque car il y a e plus en plus de gens qui louent leurs balcons ou leurs terrasses avec un service traiteur, même pour les spectateurs qui y assistent pendant les 5/6 heures que dure le défilé. Voici un aperçu : http://www.youtube.com/watch?v=dHTqQhKC6PE&hl=fr

 A l’issue de chacun de ces deux défilés, il y a un classement où on déclare les champions et championnes dans les différentes rubriques, par exemple : meilleur groupe de tambours, meilleure vedette, meilleure communication avec le public, meilleur directeur de « murga », etc. Une fois commencée l’ouverture officielle du carnaval, les différentes catégories se produisent sur la scène d’un théâtre ouvert où il y a aussi un concours pour nommer les champions. Ces groupes jouent aussi dans des des locaux appelés « tablados » (en plein air ou couverts) dans les différents quartiers de la ville de manière que tout le monde puisse y accéder. En province, il y a aussi des défilés et on doit souligner une manifestation carnavalesque dans un département à la frontière du Brésil où l’influence des « escolas do samba » l’emporte sur notre identité culturelle proprement dite.

Au départ, le carnaval uruguayen était plutôt l’affaire des amateurs qui cessaient leurs activités rémunérées le temps des festivités, il est devenu aujourd’hui un espace où les professionnels en tous genres s’épanouissent  et trouvent d’autres débouchés soit chez nous, soit à l’étranger car surtout les « comparsas lubolas » et les « murgas » font des tournées partout dans le monde. Une petite anecdote qui illustre la portée de notre carnaval qui touche toutes les couches sociales : l’actuel Ministre de l’Economie a été le parolier de plusieurs murgas.

Il existe un musée du Carnaval qui est situé dans le Vieux-Montevideo et on vient de lui décerner le prix Reina Sofia d’Espagne.

J’espère vous accueillir nombreux à notre prochain carnaval

 

 

 

  Je remercie beaucoup Nelly Cecilio pour tous les renseignements apportés sur la façon dont se déroule le  carnaval de Montevideo. Mon rôle s’est quasi limité à la mise en page de son article et à l’ajout de photos.
 

 

 

 

 

 

 

 Les « parodistas », comme le nom l’indique est un groupe d’environ 20 personnes qui doivent jouer 2 parodies. C’est un genre plutôt théâtral même s’ils doivent avoir une bonne choréagraphie et bien chanter aussi. Les parodies sont empruntées plusieurs fois aux grands classiques et aux événements historiques remarquables tant au plan national qu’international.

Les « humoristas » est un groupe genre théâtral ausi mais qui fait essentiellement de l’humour à partir de n’importe quelle situation choisie.

 Une semaine plus tard a un lieu le défilé nommé « llamadas » (appels) dans les rues étroites et pavées des deux quartiers emblématiques des Noirs uruguayens : Sur et Palermo, situés près du Rio de la Plata. C’est très pittoresque car il y a e plus en plus de gens qui louent leurs balcons ou leurs terrasses avec un service traiteur, même pour les spectateurs qui y assistent pendant les 5/6 heures que dure le défilé. Voici un aperçu : http://www.youtube.com/watch?v=dHTqQhKC6PE&hl=fr

 A l’issue de chacun de ces deux défilés, il y a un classement où on déclare les champions et championnes dans les différentes rubriques, par exemple : meilleur groupe de tambours, meilleure vedette, meilleure communication avec le public, meilleur directeur de « murga », etc. Une fois commencée l’ouverture officielle du carnaval, les différentes catégories se produisent sur la scène d’un théâtre ouvert où il y a aussi un concours pour nommer les champions. Ces groupes jouent aussi dans des des locaux appelés « tablados » (en plein air ou couverts) dans les différents quartiers de la ville de manière que tout le monde puisse y accéder. En province, il y a aussi des défilés et on doit souligner une manifestation carnavalesque dans un département à la frontière du Brésil où l’influence des « escolas do samba » l’emporte sur notre identité culturelle proprement dite.

Au départ, le carnaval uruguayen était plutôt l’affaire des amateurs qui cessaient leurs activités rémunérées le temps des festivités, il est devenu aujourd’hui un espace où les professionnels en tous genres s’épanouissent  et trouvent d’autres débouchés soit chez nous, soit à l’étranger car surtout les « comparsas lubolas » et les « murgas » font des tournées partout dans le monde. Une petite anecdote qui illustre la portée de notre carnaval qui touche toutes les couches sociales : l’actuel Ministre de l’Economie a été le parolier de plusieurs murgas.

Il existe un musée du Carnaval qui est situé dans le Vieux-Montevideo et on vient de lui décerner le prix Reina Sofia d’Espagne.

J’espère vous accueillir nombreux à notre prochain carnaval

 

 

 

  Je remercie beaucoup Nelly Cecilio pour tous les renseignements apportés sur la façon dont se déroule le  carnaval de Montevideo. Mon rôle s’est quasi limité à la mise en page de son article et à l’ajout de photos.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Noël au balcon : en Afrique du Sud avec Daleen

Gastronomie, Langues, Pays, Pédagogie, Santé, Société 11 commentaires

Les décorations de Noël :

    On voit déjà les décorations de Noël dans les magasins dès la deuxième moitié de novembre. Surtout dans les centres commerciaux il y a des guirlandes de papier et des guirlandes électriques, mais on orne la maison qu’au début de décembre, ou un peu plus tard. Dans certaines des rues, il y a également des guirlandes électriques, illuminées tous les soirs de décembre. Et dans les centres commerciaux on n’entend que de la musique de Noël, bien sûr pour améliorer les ventes !

     Dans les maisons, traditionnellement on a un sapin orné des guirlandes électriques et des boules luisantes, ou parfois orné de petits cadeaux, ou de petits gâteaux. Cela te semble très pas très original , n’est-ce pas ? Oui, c’est parce que l’on partage une histoire européenne. Mais il y a aussi (souvent !) une tournure (« twist ») africaine. On sélectionne un arbre indigène et on l’orne d’ articles africains, même dans le jardin, car il fera chaud ce temps-là. Maintenant c’est à la mode de prendre comme sapin une structure fabriquée en fil de fer et de l’orner de guirlandes électriques.

                                                     

     Il y a souvent une crèche dans un coin des centres commerciaux, ou un « Père Noël » (en costume traditionnel) qui se promène partout dans les allées du magasin pour « écouter les vœux des petits ». Nous n’avons pas de St. Nicolas ou de calendrier de l’avent. Pourtant, la communauté allemande et les gens de l’église luthérienne conservent le calendrier de l’avent. Pour avoir une idée de nos décorations, je joins la photo d’une guirlande accrochée à la porte d’entrée. Elle est fabriquée  avec du foin, des rubans en coton et de petites fleurs sauvages.

 L’organisation sociale

         Chez nous le Noël se passe en été et oui, les écoles, les universités et beaucoup d’ entreprises ont leurs vacances annuelles à cette époque de l’année.  Ainsi la reprise scolaire se fera-t-elle fin janvier, début février. Ce sont « nos grandes vacances d’été » et une nouvelle année scolaire débutera au retour, avec de nouveaux élèves. Souvent les entreprises  ferment le 24 décembre et n’ouvrent que le 3 ou 4 janvier ou plus tard. Les centres commerciaux ne sont pas fréquentés. Donc, beaucoup de personnes partent pour le bord de la mer. Les uns qui ont de la chance d’être propriétaire d’une maison secondaire passent souvent leur fête la bas. Mais en tout cas, c’est une fête familiale. On voyage pour assister à ces grandes fêtes. Moi, je vais aller  rendre visite à ma mère qui vit dans une maison de retraite et nous allons y déjeuner ensemble.

 

 L’importance de la religion

      Pour l’église catholique la messe est importante. Je suis protestante, donc nous n’avons pas de messe de Noël. A l’église protestante il y a bien un office tôt le matin. Mais je ne sais pas pour les juifs, les autres communautés et les religions africaines. Chez nous « Douce nuit » est nommée « Silent night » ou en afrikaans : « Stille nag ». Il y a beaucoup de chants bien connus, mais presque tous sont hérités de la tradition européenne. Je me souviens, quand je travaillais à FARMOVS,  une entreprise pharmaceutique, nous avons eu une soirée de chants aux alentours de Noël et tout le monde a chanté « Silent night » dans son propre langue. On ne pouvait pas arriver à comprendre les mots, mais la mélodie était la même. Nous avons surtout les mélodies des chants qui viennent de l’Europe, mais les paroles  diffèrent d’une langue à une autre. Il y a aussi des chants de Noël qui sont nés ici, par exemple, « Somer Kersfees » (« Noël d’été », librement traduit). La tradition anglaise de la musique de Noël est encore forte dans ce pays, parce que nous étions une colonie anglaise auparavant. Pour dire « Joyeux Noël » en afrikaans, on dit : « Geseënde Kersfees ». Cette expression contient aussi un peu la tradition chrétienne parce que « Geseënde » veut dire : « béni » Nous n’avons pas de chants d’enfants qui parlent de Noël.

 

 Le menu typique

      Bien qu’il fasse très chaud, il y a encore des gens qui mangent un traditionnel repas chaud : du jambon, de la dinde. Ces dernier temps, il est de plus en plus courant  de préfèrer un repas froid : des viandes froides et des salades et pour le dessert de la glace. Et si on fête le Noël au bord de la mer, le repas est souvent moins cérémonieux. Mais en tout cas, les repas (et les réunions) sont organisés méticuleusement ! Souvent toute la famille se réunit autour de la table pour un grand repas traditionnel, ou parfois autour le feu d’un barbecue. La fête au dehors, en plein air est souvent privilégiée. Il y a aussi très peu de restaurants ouverts le Noël pour servir un repas assez traditionnel.

Nous n’avons pas 13 desserts et quel dommage ! Normalement nous avons du « trifle » comme dessert (Vous pouvez vous documenter sur ce gâteau venu d’Angleterre à  http://fr.wikipedia.org/wiki/Trifle ) .Cela contient du gâteau, de la gelée, de la chantilly etc. – encore  un témoignage de notre héritage anglais. Quand j’étais encore mariée, j’ai travaillé tout le 24 décembre pour préparer une vraie fête de Noël, c’est-à-dire un repas chaud. Mais maintenant je suis seule et je vais déjeuner chez ma mère. Nous ne sommes que les deux. Pourtant je vous souhaite à tous un « joyeux Noël » et après le repas de Noël une bonne sieste !

Merci beaucoup à Daleen pour l’envoi de cet article accompagné des photos. Il y a maintenant quasiment un an que notre amie d’Afrique du Sud collabore à la rédaction des blogs scolaires du lycée. Mon voeu pour 2009 sera donc la poursuite de cette étroite alliance dans la découverte de nos pays recpectifs.

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Est-ce que ça vous démange ?

Humour, Littérature, Personnages, Santé, Société 8 commentaires

    L’été est la saison des vacances, mais elles peuvent vite être gâchées par la présence d’insectes totalement indésirables. Parmi eux, il y a donc les aoûtats dont je vous ai parlés il y a peu. Cette larve rouge, que l’on appelle aussi « trombidium« , pique dans les plis de votre peau et cela entraîne d’importantes démangeaisons. Cette affection survient surtout en août d’où le nom. Parmi les autres parasites, on compte la puce qui se nourrit de votre sang. Elle adore aussi fréquenter le pelage de votre chien ou de votre chat. Elle n’ est guère appréciée, sauf dans l’expression « avoir la puce à l’oreille » qui signifie « se douter de quelque chose » ( voir à ce sujet l’explication de lien de cause à effet avec les « vraies » puces  dans http://www.linternaute.com/expression/langue-francaise/22/avoir-la-puce-a-l-oreille/ ).

      Connu aussi pour piquer, le moustique que l’on appelle parfois « cousin » et que nos « cousins » (ce ne sont pas les mêmes!) Québécois nomment « maringouins« . En été, il y a également le nombre impressionnant de mouches et c’est particulièrement dérangeant quand elles vont se poser sur les aliments que vous êtes sur le point de manger.

   A ce propos, savez-vous ce qu’est un gobe-mouche » ou bien un « gobemouche » car les deux écritures sont acceptées ? Ce mot est apparu pour la première fois au XVIème siècle sous la forme « Gobemousche » comme étant le surnom donné à un personnage très bout-entrain. Puis, au XVII ème siècle, le mot a désigné un oiseau qui se nourrissait d’insectes tout en volant. A partir du XVIII ème siècle , le mot « gobe-mouche » a défini un homme nigaud car, dans la pièce écrite par Charles-Simon Favart, La soirée des boulevards, mettait en scène un certain Gobemouche particulièrement naïf. Le mot « mouche » apparaît dans d’autres expressions. Pensez  « être la mouche du coche » qui veut dire s’attirer tous les honneurs alors que l’on n’a pas fait grand chose (à mettre en relation avec la fable de La Fontaine dont on peut voir le texte à http://www.dinosoria.com/fable_07_08.htm ). Il y a aussi « la mouche » qui désigne le faux grain de beauté que les marquises se mettaient sur le visage pour en faire ressortir la blancheur.

  Enfin, durant l’été, les abeilles, les guêpes et les bourdons sont très nombreux. Il est là-aussi intéressant de parler des expressions liées à ces insectes : une taille de guêpe (fine), avoir le bourdon (ne pas avoir le moral).  Et n’oubliez pas la fourmi qui non seulement pique, mais aussi s’invite dans vos repas ! Consolez-vous de ces mauvaises actions en lisant la série littéraire de Bernard Weber dont voici le site officiel http://www.bernardwerber.com/ et le blog http://www.bernardwerber.com/blog/

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