Saga Africa : ambiance de la brousse

Animations culturelles, Animaux, Cinéma, Collection, Gastronomie, Grands événements au lycée, Langues, Pays, Pédagogie, Personnages, Santé, Société, Sport 3 commentaires

    Eh oui, le titre de ce billet vous fera penser à la chanson de Yannick Noah, cependant je ne vais pas vous parler du Cameroun où est né son père mais de l’Afrique du Sud. Le terme « saga » convient pourtant pleinement car il s’agira bien de vous raconter l’histoire de l’Afrique du Sud à travers le récit qu’en a fait Daleen à nos élèves, le lundi 4 octobre 2010.

Pour faciliter le questionnement des élèves de la Classe Européenne qui étaient les premiers à recevoir Daleen, un décor de circonstance a été mis en place : drapeaux sud-africains et revues en français et en anglais parlant de l’Afrique du Sud. Cette ambiance a transporté chacun de la salle de l’hôtel d’application du lycée Jean Monnet à Bloemfontein d’où venait notre invitée.

Et alors très vite les langues se sont déliées et une conversation, en anglais, s’est engagée.  Tout d’abord il s’agissait de savoir d’où était exactement originaire l’intervenante. Et la réponse a été très poétique puisque Daleen a expliqué que « Bloemfontein » signifiait textuellement « fleur-fontaine ».  Puis les élèves ont voulu connaître le nombre d’habitants qui peuplent l’Afrique Du Sud et quel temps il faisait actuellement là-bas. Leur professeur d’hébergement  guidait pour la prise de notes et bientôt le tableau blanc a été rempli.

 

                                                       

                              

                         

                                                                        

   Les questions des élèves ont d’abord porté sur le sport en Afrique du Sud car chacun avait encore en tête la Coupe du Monde 2010.  Nous disons « football » mais le terme local est « soccer ». Daleen a bien sûr mentionné les « Bafana Bafana » dont le nom signifie textuellement « Garçon, Garçon ».  Ils sont célèbres avec leurs maillots aux dominantes jaunes et vertes. Le second sport national est le rugby. L’équipe se nomme « Les Springboks ». Ce terme veut dire « antilopes ».  Il y a un célèbre stade de rugby à Bloemfontein.

                                                             

                                                             

                                                            

                 Le sport a joué un grand rôle dans la fin de l’apartheid. Cette ségrégation raciale reposait sur la suprématie de l’homme blanc. Les premiers colons sont en effet des Européens et plus particulièrement des Néerlandais. Les influences européennes se notent  encore au niveau de la gastronomie. C’est ainsi que le petit déjeuner sud-africain est en fait un « breakfast » à la manière anglaise, les fromages sont surtout hollandais tels le Gouda et l‘Edam, la bière est très appréciée et rappelle l’Allemagne (la plus bue est la « Castle lager »).

                                                            

                                                            

                                                              
       Mais on note aussi une influence indienne avec de nombreuses sauces à base de curry. Le plat traditionnel est le « sosatie » qui consiste en des brochettes de porc et d’agneau marinées dans un sauce au curry. En raison du climat la cuisson au barbecue (braaivleis) est très utilisée.

           L’influence malaisienne  se note aussi. Le « bobotie »est en fait originaire de Java. Il s’agit d’un mélange de viande hachée, d’oeufs, de lait, de curry, de curcima, oignons, de laurier, d’ail, de chutney de fruits , de jus de citron et de pain de mie.  Le civet de koudou ( sorte d’antilope), le steak d’autruche ou encore le snoek (poisson blanc de taille moyenne que l’on pêche au large du Cap) sont souvent proposés aux menus des restaurants locaux.

                              

                    Les liens avec la France se retrouve aussi au niveau des boissons. En effet beaucoup de huguenots français sont venus s’installer en Afrique du Sud en 1688, fuyant ainsi la religion d’Etat catholique.  A Franschhoek, village d’Afrique du Sud situé à une cinquantantaine de kilomètres de la ville du Cap  et dont le nom, en afrikaans, signifie littéralement « le coin des Français », on trouve le quartier français et certains panneaux gardent la trace de la présence française.

                                                                     

          Les cépages du Cap donnent des vins blancs comme des vins rouges. On trouve donc le Sauvignon, du Riesling et le Merlot. La légende dit même que Napoléon 1er buvait chaque jour une bouteille de Muscat issu, depuis le XVIIIème siècle, du vignoble de Constantia , près du Cap. Il y a même du « vin effervescent » qui est localement appelé « Champagne Cap Classic« . La liqueur la plus célèbre d’Afrique du Sud  est « Amurala » ou « crème de marula« . Elle est obtenue à partir des fruits verts  du marula qui appartient à la famille des anacardiacées au même titre que le manguier ou le pistachier. Mais la boisson la plus populaire est « le thé rouge » que l’on nomme en fait « Rooibos Bush« 

                                                                  

                                                                  

                      On peut noter que les propriétés de ce « Rooibos Bush » sont aussi utilisées en cosmétique avec la fabrication de savon et de crèmes hydratantes et adoucissantes.

                                            

              Cette diversité d’influence explique que l’on compte environ onze langues parlées dans le pays : zoulou, sotho, venda, tswana, xhosa, afrikaans, anglais, etc.  Il faut rappeler que les émeutes de Soweto en 1976 avaient pour origine que l’enseignement ne se faisait qu’en afrikaans dans un pays. C’est surtout avec les classes de 2BH et de  CAP APR et SH que Daleen a rencontrées ce même jour (en plus donc des 1BPF qui ont fait leur propre compte-rendu dans le billet précédent) que l’aspect social de l’Afrique du Sud a été développé.  Avec les 2BH, la conversation s’est prolongée en anglais et en français pour l’autre classe. Eh oui, il faut noter que notre invitée maîtrise bien notre langue.

                                    

                           

                      

                          

                      

        

 

                                                             

                                                            

                 Durant les questionnements, les élèves ont appris que la monnaie d’Afrique du Sud est le « rand » et que les prix-indexés sur le niveau de vie sud-africain-sont généralement inférieurs de 30% à ceux pratiqués en Europe.  Un euro vaut environ 11 rands. Les richesses du sol en or, platine et diamants   ont attiré les convoitises des colonisateurs européens. L’économie sud-africaine se développe et est même la plus puissante du continent africain. Ceci explique le développement assez rapide  de l’infrastructure surtout dans la perspective d’accueillir la Coupe du Monde de Football en 2010. Cependant, malgré la disparition de l’apartheid grâce aux implications de Frederik de Klerk, Nelson Mandela et Desmond Mpilo Tutu  et malgré les années qui passent quelques difficultés persistent dans la mise en place d’une société  égalitaire. Cependant une nation arc-en ciel a succédé à la domination des Blancs et le pays s’est dirigé vers la démocratie. « La discrimination positive » essaie de pallier les abus commis à l’époque de l’apartheid. Ces notions ont fortement intéressé les élèves de CAP APR et SH dont le programme scolaire prévoit la création d’un dossier sur « les inégalités sociales dans le monde et même plus précisément à l’intérieur d’un pays« . En plus un certain nombre d’élèves de ces deux classes sont elles-mêmes originaires d’Afrique et elles ont bien sûr mis très vite ceci en relation avec des propositions actuelles, en France, de rédiger un curriculum vitae quasi anonyme pour éviter un recrutement seulement en fonction de l’apparence ou bien de la consonnance du nom de famille.

                                                                            

                     Pour conclure son intervention, Daleen a fréquenté le restaurant d’intiation du lycée. A sa table étaient conviés, à l’initiative de Madame Vergnaud, notre proviseur, les professeurs impliqués dans ces animations ainsi que Fred, notre nouvel assistant d’anglais, qui vient en fait des Etats-Unis. Le rapprochement avec « l’apartheid » qui a aussi sévi là-bas ainsi que l’élection de Barack Obama, premier président américain métis étant quasi inévitable.

                           

Parmi les petits cadeaux que j’ai reçus de mon amie Daleen, j’aimerais vous montrer, par le biais de quelques photos, deux présents originaux : une petite cuillère de collection dont le blason montre le drapeau sud-africain et une serviette de bains aux motifs africains.

                                                    

     Merci de tout coeur Daleen d’avoir largement participé à ces animations pédagogiques qui ont éveillé l’intérêt  des élèves pour l’Afrique du Sud, pour avoir démontré que l’on peut apprendre sans s’ennuyer et sans ennuyer les autres. A travers les deux billets de ce blog qui sont consacrés à ta venue au lycée Monnet le lundi 4 octobre 2010 nous voudrions te témoigner notre grande reconnaissance.

Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Waka Waka (This Time for Africa /Esto es Africa)

Animations culturelles, Gastronomie, Grands événements au lycée, Langues, Pays, Pédagogie, Société, Sport 4 commentaires

                       Qui n’a pas encore en tête l’hymne officiel de la Coupe du Monde de Football de l’été 2010 en Afrique du Sud ? C’est la chanson de la belle Colombienne Shakira.  C’est un « tube » qu’affectionnent particulièrement nos élèves même s’il est attaché à la défaite cuisante « des Bleus » et à toute la polémique au sujet de leur attitude peu respectueuse durant cette manifestation sportive.  Les matches ont été l’occasion d’attirer tous les regards sur ce pays et d’en savoir le plus possible. Aussi, c’est avec un immense plaisir que Daleen Krige, intervenante d’Afrique du Sud dont les fidèles lecteurs de ce blog ont déjà entendu parler depuis très longtemps, a été accueillie dans notre établissement. Elle est allée à la rencontre de plusieurs classes. Florian, un élève de 1ère année Baccalauréat Professionnelle Farine, au nom de tous les élèves de sa section, a souhaité fournir sur cet espace un compte-rendu, en anglais, de toutes les informations qu’il a recueillies au cours des échanges. Je vous livre son texte :

« Daleen’s visit

  On Monday 4th October 2010, we have received a person from South Africa. We have asked her questions. Her name is Daleen. Her ancestors are of Dutch origin. Her ex-husband is of German origin. She was born in Bloemfontein. Eleven languages are spoken in South Africa. She can speak two: Afrikaans and English. It took her eleven hours to go from Johannesburg to Paris by plane. She left Johannesburg at 7 pm and she arrived in Paris at 6 am. It is a tiring  journey. At the moment, it is very hot in South Africa: 31°C. It is spring. There is a six months’ difference between our seasons.

     In the morning, Daleen has an English breakfast with bacon, eggs, tomatoes, sausages, muesli and coffee. South-Africans appreciate Malay cooking with mild spices and pudding for the dessert. They drink a lot of beer even if they produce wine.

    Daleen is a teacher at the university and she teaches communication. In South Africa, there are 50 pupils per class. The summer holidays are in December and January and they last 6 weeks. Daleen has already visited Austria, England, Germany, Italy, Belgium the Netherlands and Denmark. She often comes to Europe to pay a visit to her friend: Mrs Visconti, our librarian.

    Daleen and South-Africans love Nelson Mandela a lot. When he died, there will be several months’ national mourning. He has completely changed the country. Today, Blacks and Whites are equal even if there are more poor blacks. But everybody can now vote. South Africa is a democracy.

Racial segregation no longer exists. The country is developing. There are still a few tribes who coexist with the rest of the population. The football world Cup has brought a lot of money to the country and the stadiums which were built for the football world cup will be used for the rugby tournament and they are already used for different sports and rock concerts. It was an interesting visit.Thank you Daleen.  « 

                                                                                                   

 

                                                              

   Vous n’êtes peut-être pas de brillants anglophones, aussi je vais vous traduire ce texte :

« La visite de Daleen

     Lundi 4 octobre 2010, nous avons reçu une personne d’Afrique du Sud. Nous lui avons posé quelques questions. Elle s’appelle Daleen. Ses ancêtres sont d’origine hollandaise. Son ex-mari était d’origine allemande . Elle est née à Bloemfontein. Onze langues sont parlées en Afrique du Sud. Elle sait en parler deux : l’afrikaans et l’anglais.

        Il lui a fallu onze heures pour venir de Johannesburg à Paris en avion. Elle est partie de Johannesburg à sept heures du soir et elle est arrivée à Paris à six heures du matin. C’est un voyage fatigant. En ce moment, il fait très chaud en Afrique du Sud : 31°c. C’est le printemps. Il y a une différence de six mois entre nos saisons.

      Le matin, Daleen prend un petit-déjeuner anglais avec du bacon, des œufs, des tomates, des saucisses, du muesli et du café. Les Sud-Africains apprécient la cuisine Malay avec des épices douces et du pudding en dessert. Ils boivent beaucoup de bière même s’ils produisent du vin. Daleen est professeur à l’université et enseigne la communication. En Afrique du Sud, il y a 50 élèves par classe. Les grandes vacances sont en décembre et janvier et elles durent 6 semaines. Daleen a déjà visité l’Autriche, l’Angleterre, l’  Allemagne, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas, le Danemark. Elle vient souvent en Europe rendre visite à son amie : Mme Visconti, notre documentaliste.

      Daleen et les Africains du Sud aiment beaucoup Nelson Mandela. Quand il mourra, il y aura des mois de deuil national. Il a complètement changé le pays. Aujourd’hui, les Noirs et les Blancs sont égaux même s’il y a plus de Noirs pauvres. Mais tout le monde peut maintenant voter. L’Afrique du Sud est une démocratie.

     La ségrégation raciale n’existe plus. Le pays se développe. Il y a encore quelques tribus qui coexistent avec le reste de la population. La Coupe du Monde de football a apporté beaucoup d’argent au pays et les stades qui ont été construits pour la coupe du monde de football vont servir pour le tournoi de rugby, et ils sont déjà réutilisés pour les différents sports et pour des concerts rock. Ce fut une intéressante visite. Merci Daleen ! « 

        

Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Les « kids » de Cincinnati

Animations culturelles, architecture, Cinéma, Gastronomie, Grands événements au lycée, Jeu, Langues, Métier, musique, Pays, Pédagogie, Société 11 commentaires

            Pour les plus âgés des lecteurs de ce blog, le titre de cet article ne sera pas sans rappeler le film américain  de Norman Jewison « Le kid de Cincinnati » dans lequel Steve Mac Queen tient la vedette. Cependant je ne vais pas vous parler de cinéma ni de jeux de cartes  ( le héros est un as du poker), mais vous faire une sorte de compte-rendu de la visite de Marti Kitsinis, professeur de Français Langue Etrangère dans un lycée de Cincinnati (Ohio) et « les kids » (en français « les enfants »), ce sont ses élèves.

            Tout a débuté le 15 juin dernier quand cette enseignante et ses étudiants accompagnateurs sont arrivés en Europe en se posant à Madrid  où ils sont restés jusqu’au 17 juin. Puis ils se sont rendus à Tolède et à Barcelone, ont quitté l‘Espagne le 19 juin pour faire du tourisme dans le sud de la France : Avignon et Arles . Ils sont arrivés à Paris le 21 juin, jour de la fête de la musique, et ils s’y sont restés jusqu’au 24 juin, date à laquelle les élèves ont regagné les Etats-Unis.  Ils ont apprécié de nombreux monuments et lieux de la capitale mais voici deux photos les montrant à Paris, d’abord visitant le Musée du Louvre, puis se régalant à la crêperie Kern House du Quartier Saint Michel

                                                        

 

    Ce programme touristique avait été mis en place avant que des liens ne se nouent avec le lycée Jean Monnet de Limoges et c’est pour cela que les élèves de Cincinnati ne pouvaient pas rendre visite aux nôtres. Par contre, Marti Kitsinis avait l’autorisation de venir à Limoges dans le cadre d’une visite officielle. Les jeunes Américains sont donc repartis chez eux sans elle, mais avec le restant des accompagnateurs.

    Le 25 juin, Marti Kitsinis a donc rencontré Madame Vergnaud, notre proviseure et a fait la connaissance de Dominique Albrecht. En effet, les deux enseignantes n’avaient, jusqu’à présent, qu’échangé des messages électroniques . Comme les lecteurs doivent le savoir, je suis à l’origine du projet et de la mise en relation de toutes ces personnes. Nous avons immortalisé ces instants en prenant des clichés dans l’hôtel d’application du lycée.

                                                

 

     Après un repas pris au réfectoire du lycée, Dominique et moi avons joué les guides touristiques auprès de Marti. Nous lui avons fait visiter le magnifique jardin de l’Evêché qui surplombe la Vienne. L’Evêché  et son jardin datent de 1787 . Neuf jardiniers se chargent de biner, effleurer, arroser, etc.  Il fallait absolument que Marti voit cela d’autant que l’une des réputations de Limoges est la beauté de ses jardins. De plus, durant cet été, on peut y admirer une exposition d’objets en porcelaine disposés avec habileté. Outre la rocaille constituée de plus de 250 espèces résistantes à la sécheresse et les bassins, la fontaine est un cadre magnifique pour faire des photos dans ce lieu. C’est donc ce que nous avons fait.

                                                

                                                  

             Nous avons poursuivi par la visite des vieux quartiers de Limoges dont la fameuse Rue de la Boucherie avec les maisons à colombages, la place de la Motte et son superbe trompe-l’oeil, et tout ce que l’on appelle « la cité » où ont souvent lieu « les puces ».

                                                          

                                                     

 

                   Toutes ces visites nous ont occupées tout l’après-midi. Après un peu de repos (nous avons beaucoup marché)  et une bonne boisson fraîche (le soleil tapait dur !), il était vingt heures et l’heure de nous installer confortablement à la table du restaurant « Chez Alphonse  » où nous avons beaucoup parlé tout en dégustant des spécialités limousines car, chers lecteurs, Dominique et moi-même, dans les échanges en direction de Cincinnati, n’avons jamais omis la dimension gastronomique en raison de la spécificité de notre lycée.

                                                 

                                                La soirée s’est prolongée tard. Cependant le lendemain nous étions assez en forme pour nous rendre au Mémorial d’Oradour-sur-Glane. C’est un lieu incontournable parce qu’il marque historiquement notre région.  Dans leur correspondance et dans la construction du jeu à la manière de « Trivial Pursuit », nos élèves en avaient parlé à ceux de Cincinnati.

                                                       

              Nous avons poursuivi l’après-midi chez Dominique puis Marti a participé à un barbecue familial car, bien sûr, par delà le domaine pédagogique, la réalisation de ce projet passe par trois amitiés.

                                                   

                                                                                   

                     Le 27 juin Marti a quitté Limoges pour la Grèce où elle allait rendre visite à sa  belle-famille avant de regagner Cincinnati. Nous nous sommes séparées après avoir convenu de poursuivre le projet pour la période 2010-2011 et même peut-être d’encore plus l’élaborer en y associant éventuellement le professeur d’allemand du lycée Monnet  puisque parallèlement à nos échanges Deer Park  High School entretient des liens avec l’Allemagne, plus précisemment avec Sarrebruck  : des échanges franco-allemands pourraient être ainsi facilités et mener à une sorte de pédagogie « triangulaire » avec  la pratique du français, de l’allemand et de l’anglais.

                  La venue de Marti a été très appréciée par l’ensemble du lycée. Nous la remercions beaucoup et espérons que l’expérience pourra se renouveler. Le lycée Monnet aime à favoriser les échanges internationaux. La  prochaine visite attendue sera celle de Daleen, d’Afrique du Sud, dont les lecteurs assidus de ce blog ont déjà entendu parler. Ce sera pour cet automne.

Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Et pendant ce temps là …

Animations culturelles, Gastronomie, Grands événements au lycée, humeur, Jeu, Langues, Littérature, Pays, Pédagogie, Société 9 commentaires

      Amis lecteurs ou visiteurs vous avez sûrement l’impression que ce blog est devenu moribond parce que depuis janvier il n’y a eu aucun nouvel article. C’est vrai, cependant il y a eu de nouveaux commentaires et donc vous avez pu noter une certaine évolution. Cette absence de grande intensité, tout au moins si vous prenez comme référence le rythme auquel je vous avais habitué, s’explique par une très grande fatigue et donc une impossibilité de gestion d’un espace virtuel en plus du travail « habituel » au niveau d’un CDI. La difficulté est en fait que le « succès » du CDI au niveau des élèves est tel que ma collègue et moi sommes sans cesse sollicitées durant nos 30 heures de présence dans ce lieu et que donc, concrètement, cela veut dire que je dois rédiger les articles, valider les commentaires, chercher de nouvelles informations à diffuser, sur mon temps personnel de repos. Alors il arrive un moment où il y a saturation et où le corps se rebelle et dit « stop ».

       Un blog n’est que le « sommet » visible d’un immense iceberg et donc, dans les profondeurs cachées, je poursuivais mes liens avec des professeurs de français langue étrangère et ceci dans l’intérêt du lycée. C’est ainsi que j’ai mis en relation Dominique Albrecht, professeur d’anglais des 2H 1 et des 2 BPF, avec Marti Kitsinis qui enseigne le français à http://www.deerparkcityschools.org/ de Cincinnati en Ohio. Les échanges se sont  faits par messagerie électronique sous la direction des professeurs respectifs, en anglais, pour nos élèves, en français pour les Américains.  Mais les échanges se sont intensifiés au point d’envisager de faire des cadeaux aux nouveaux amis et surtout de les amener à connaître la région et donc de leur donner l’envie d’y venir. J’ai alors proposé à Dominique de réaliser une « variante  maison « du « Trivial Pursuit » en imaginant des questions sur Limoges et le Limousin. A l’aide de documents fournis par l’Office du tourisme de la ville, les élèves ont imaginé des questions sur l’histoire, la géographie, la gastronomie, etc liéees à notre département.

                                                                               

                                                                                Les questions

          Quand la maquette et les questions ont été prêtes, un colis a été fait pour le  poster aux amis. Regardez plutôt comment ils ont réagi .

                                       Captivés par le jeu

                                                                     Et on propose des réponses

                                                                     Marti aide pour les questions du trivial pursuit

                                                                     Les élèves se détendent tout en découvrant notre région

                              Avant le début des échanges, Marti Kitsinis avait programmé un voyage en Europe avec une partie de ses élèves, avec visite de la Côte d’Azur et d’une partie de l’Espagne.  En voyant l’évolution des échanges, elle a décidé d’inclure un passage à Limoges et la visite du lycée Jean Monnet. Aussi sera-t-elle parmi nous du 24 au 27 juin.  Marti, you are welcome !                                       

Tags : , , , , , , , , , , ,

Lendemains de fêtes

Gastronomie, Grands événements au lycée, Société 7 commentaires

Le 17 décembre, l’arrivée brutale de la neige sur le sol limousin a légèrement anticipé la date officielle des vacances. Chacun s’attendait à un « Noël blanc » à cause de l’épaisseur de la couche de poudreuse. Tout était devenu immaculé, chacun à pas feutré et hésitant sauf bien sûr les enfants ravis de la métamorphose de la région en station de ski !

  Le Limousin sous la neige

En fait, il n’en a rien été ! Noël n’a pas été « blanc », tout avait disparu avant la date, mais cette intrusion inattendue de la neige a beaucoup perturbé la circulation routière et donc les achats festifs ont été effectués à la dernière minute. Je ne veux pas seulement parler des cadeaux, je vise aussi la nourriture et les alcools. Pour bien démarrer la fête, on propose souvent des cocktails aux amis :  à base de rhum pour la Piña Colada et le Mojito, de vodka pour le Bloody Mary et l’Harvey Walbanger, de téquila pour l’Acapulco ou le Margarita, de gin pour le Negroni et le Tom Collins.

Piña colada

Mojito

Bloody Mary

Harvey Wallbanger

Margarita

Acapulco

Tom Collins

Negroni

Suivront bien sûr les huîtres, les escargots, le foie gras, le saumon puis la dinde aux marrons, la bûchée glacée et les chocolats. Les mets seront accompagnés des vins en rapport, probablement du champagne pour le dessert. Allez, pour vous faire rêver, je vais vous redonner les appellations habituelles des bouteilles de champagne en fonction de leurs volumes :  1/4 de bouteille Piccolo, 1/2 de bouteille Fillette, 2 bouteilles Magnum, 3 bouteilles Marie-Jeanne, 8 bouteilles Impérial, 16 bouteilles Balthazar, 20 bouteilles Nabuchodonosor.

Bouteille de champagne

En l’espace d’une semaine ce sont deux bombances gastronomiques et c’est bien sûr un peu ballonné et grisé que chacun reprend son poste en ce jour.  La neige est revenue hier au soir, comme pour évoquer la nostalgie des vacances. Malgré tout, chers lecteurs,  je vous adresse mes meilleurs vœux pour 2010.

Tags : , , ,

Sirène d’alarme

Animations culturelles, Ecologie, Economie, Grands événements au lycée, Pays, Santé, Société 8 commentaires

      La plupart de mes billets gravitent autour de la littérature car il est normal de parler de livres lorsqu’on gère un CDI. Alors si les premières lignes de cet article évoque Hans Christian Andersen, vous n’en serez pas surpris ! Vous n’ignorez sans doute pas qu’il est un auteur danois célèbre pour ses contes.

 Hans Christian Andersen 1805 1875 

   Parmi les histoires qu’il a écrites, celles de  » Le vilain petit canard » et « La petite sirène » sont les plus connues. Cependant vous ne souvenez peut-être plus très bien de la trame de ces récits, aussi vais-je vous la rappeler. Dans  Le vilain petit canard, un « canard » est rejeté par sa famille parce que son aspect ne correspond pas à la norme. Exclu de son environnement de naissance, l’animal erre et subit d’incessantes moqueries jusqu’à ce qu’il arrive dans la communauté des cygnes où il se sent parfaitement accueilli car son « anomalie » de petit canard cachait en fait une « normalité » de cygne.  Un même sentiment de rejet de la différence a été repris dans « Le Merle blanc » d’Alfred Musset. Dans La petite sirène, l’écrivain danois raconte l’amour impossible d’une sirène pour un homme, la métamorphose de l’être mythologique en femme ne changeant rien  aux sentiments éprouvés.  A la fin du conte, l’ancienne sirène se jette à l’eau et devient écume, et s’engage à veiller sur le bonheur des hommes durant trois siècles. En hommage à cette héroïne, une statue a été érigée dans le port de Copenhague.

 La Petite_sirene

                                                                                 

                              Ces deux narrations peuvent être ressenties comme un symbole à l’heure où se déroule le sommet mondial pour une réflexion sur les changements climatiques. Le « vilain petit canard » n’est pas reconnu par ceux qui devraient être ses pairs parce qu’en fait il n’est de leur famille : les pays qui ne respecteront pas les accords sur la limitation de la pollution devraient être bannis. La petite sirène se dévoue pour les hommes : il est dans l’intérêt de la planète de réagir pour arrêter le processus de détérioration climatique. Les enjeux sont essentiels et la population mondiale se sentirait trompée, méprisée et surtout condamnée si rien de décisif n’était retenu pour définir un profond et détaillé programme d’actions : pas de nouveaux Rio comme en 1992 ou Kyoto comme en 2005  car les principes définis étaient bien trop minimalistes et, de plus, en 2009, la situation est encore plus urgente ! Au lycée, nous sensibilisons nos élèves à la protection de l’environnement et ce ne serait que mascarade que de ne pas leur donner les moyens d’amplifier ces actions quand ils vont entrer dans leur carrière.  Des démarches individuelles faites de bonne volonté ne suffisent pas, l’avenir est en jeu. Voici un lien pour expliquer l’importance de ce sommet : http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les_dossiers_de_la_redaction/climat_copenhague_decembre_2009/p-5952-Sommet_de_Copenhague_quel_avenir_pour_notre_climat.htm

Tags : , , , , , , , , ,

Des petits noms pour de grandes causes

Animations culturelles, Ecologie, Jeu, Pays, Pédagogie, Personnages, Société 2 commentaires

        Le 25 novembre, c’était donc la Sainte Catherine avec sa tradition du port  des  chapeaux excentriques. Le 6 décembre, ce sera la Saint Nicolas qui est souvent perçu comme une sorte de Père Noël dans les pays anglosaxons.

Saint Nicolas

                        Ces prénoms sont associés à des traditions bien ancrées dans nos civilisations. Si l’on part du principe qu’à certains « petits noms » (par opposition à « nom de famille ») s’associe très souvent un usage précis, il est intéressant de chercher, dans le vocabulaire,  des expressions qui en contiennent et d’essayer de voir à quoi on a voulu faire référence.    

                        Beaucoup font référence à la Bible : être un Judas (être un traitre), la pomme d’Adam (saillie masculine à hauteur de la tyroïde), être en tenue d’Eve (nue), pleurer comme une Madeleine (la prostituée Madeleine a longuement pleuré aux pieds de Jésus), tranquille comme Baptiste (le prophête Baptiste passait pour un être très placide ), être un Thomas ( avoir des doutes, comme l’apôtre Thomas qui n’a pas cru à la résurrection du Christ). D’autres font allusion à la mythologie :  « fort comme Hercule » (Hercule ayant su sortir victorieux des fameux douze travaux qui lui ont été imposés ), tonnerre de Zeus (juron dit pour exprimer sa colère), riche comme Crésus, le fil d’Ariane (pour exprimer un lien entre deux choses), un travail de Pénélope ( quelque chose qui ne finit jamais), une épée de Damoclès (avoir un danger qui menace), le supplice de Tantale, la boîte de Pandore, enfourcher Pégase.

                        Mais il y encore d’autres prénoms que l’on peut associer à des expressions assez familières.  Certaines sont conçues à partir de sortes de rimes, c’est-à-dire de sonorités proches : « A la tienne Etienne » (pour trinquer ), « ça roule Raoul » (tout va bien). D’autres s’inscrivent dans des règles de jeux, en particulier la pétanque :  « baiser Fanny« , « chanter Manon« .

                        Et il y a aussi tous les prénoms (souvent féminins !) qui ont été donnés aux cyclones qui ont ravagé les Etats-Unis. Lors de mon dernier billet, je vous ai parlé de Katrina, mais vous aurez leur liste complète à : http://www.tibleu.com/html/index2.htm Ces perturbations sont naturelles mais il faut tout de même rappeler que leur intensité va en se multipliant et ce phénomène est à mettre en relation avec la pollution. Je ne sais si le sommet de Copenhague (Danemark) qui va s’ouvrir ces jours-ci va aborder ce problème pourtant lié au réchauffement de la planète.

Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Chapeau !

Animations culturelles, Personnages, Société 4 commentaires

      En français, quand on emploie cette interjection, c’est pour complimenter quelqu’un, le féliciter, mentionner son admiration. Il faut cependant avouer que parfois l’expression s’y prête plus que de façon espérée. Ainsi, le 25 novembre, en France, c’était « La Sainte Catherine ». Quel lien avec les  « chapeaux » ? Ne connaissez-vous pas l’expression « coiffer Sainte Catherine  » qui signifie avoir atteint sa vingt-cinquième année et être toujours célibataire ? Le mariage étant conçu comme « l’avenir de la femme », on a pris l’habitude de demander à ces jeunes filles de se faire remarquer par d’éventuels prétendants en portant sur la tête des couvre-chefs très excentriques dont voici quelques modèles : http://www.2travelandeat.com/France/catherinette.coiffer.st.catherine.html On organisait un bal afin d’accroitre les chances de rencontrer un mari.

       Si l’on s’en réfère à l’histoire de l’Angleterre, il y a au moins trois « Catherine » qui n’ont pas eu de chances avec leur époux : Catherine d’AragonCatherine Howard, Catherine Parr. Leur mari était le terrible Henri VIII. Catherine d’Aragon a été répudiée, Catherine Howard a été décapitée « pour inconduite » (alors qu’on n’arrivait plus à compter le nombre de maîtresses du Roi !).  Par chance, Catherine Parr survécut à Henri VIII mais elle mourut après la naissance de sa fille Marie Seymour.

                                                                               Catherine d'Aragon

                                                                              Catherine Parr

                                                                             Catherine Howard

                       Mais l’Histoire nous a aussi appris à connaître des « Catherine » féroces ! Ainsi Catherine de Médicis qui fut l’instigatrice du massacre de la Saint-Barthélémy en 1572. On peut aussi citer Catherine II la Grande qui est connue pour sa correspondance avec Voltaire et Diderot mais qui a aussi brisé, en 1773-1774, de façon sanguinaire, la révolte des paysans russes menée par Pougatchev et instauré le sevrage en Ukraine. Il est aussi à noter que l’ouragan féroce qui a ravagé la Louisiane en  2005 s’appelait Katrina, prénom féminin bien entendu dérivé de Catherine (Katherine).

Catherine_de_Medicis                                                                                 Catherine II La Grande

                                                                                Lemellian Ivanovitch Pougatchev

                      Ce prénom est porté, et très joliment, par de nombreuses enseignantes de notre lycée. C’est aussi à elles que je dédie, en toute amitié, ce billet.

Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Le tour du monde ou quand la passion de la lecture pousse aux voyages

Littérature, Pays, Personnages, Société 4 commentaires

              Les romans d’aventures sont encore très « tendance » auprès des jeunes. Sans doute Jules Verne vous paraîtra-t-il démodé ou même « dépassé ». Pourtant il a encore ses admirateurs.

 

Jules Verne 

 

     Cinq semaines en ballon est le premier roman d’une série de 64 ouvrages dans lesquels l’écrivain entraînera ses lecteurs dans d’extraordinaires voyages. Il s’agit de traverser l’Afrique alors qu’à l’époque du récit ce continent est peu connu. De plus, le moyen de locomotion est peu courant puisqu’il s’agit d’une montgolfière. L’inventeur, Samuel Fergusson, survole même le désert saharien !Dans les années de publication, il s’agit d’une oeuvre de science-fiction. Le survol de l’Afrique fait rêver tellement il paraît improbable. Mais, bien sûr, maintenant, il suffit de prendre l’avion et vous êtes dans l’Océan Indien, à la source du Nil, etc . Bref, avec maintenant une grande aisance, vous visitez les contrées dont parlent les héros. Le tour du monde en quatre-vingt jours permet d’aller en Inde, au Japon et aux Etats-Unis, en utilisant paquebots ou trainsLes Enfants du capitaine Grant font atteindre les terres de Patagonie.

                                                                    

                                 couverture d'origine du tour du monde en quatre-vingt jours       

  Couverture d'origine des Enfants du Capitaine Grant                                        

Voyage au centre de la terre entraîne le lecteur dans les profondeurs du volcan Sneffels, en Islande. A travers le récit, le lecteur s’initie à la cryptolologie, à la  spéologie, à la paléontologie. Bref la transition de la littérature à la science se fait très facilement. Cette approche pédagogique rappelle celle qui est à l’origine de la réalisation de Vulcania en Auvergne : http://www.vulcania.com/

                                               Couverture d'origine de Voyage au centre de la Terrre

               La lecture de telles oeuvres peut donner envie d’explorer réellement les lieux décrits, surtout si le lecteur est un fondu d’aventures et veut dépasser les sentiers battus.

                 Mais cet état d’esprit va au-delà de Jules Verne. Les passionnés de mangas savent très bien qu’à travers les vignettes japonaises ils découvrent une civilisation. Bien sûr, c’est avant tout la vie quotidienne des Nippons dont il est question mais parfois l’action se passe en Europe, comme c’est le cas de Monster avec la République Tchèque.  Ainsi on peut estimer que les tours opérators s’inspirent de la passion livresque de leurs clients pour définir des itinéraires, c’est d’autant plus facile s’il s’agit de romans d’aventure.

Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Vendredi 13 : soyez aux petits soins pour votre chance

Economie, Gastronomie, Métier, Pays, Santé, Société 3 commentaires

    Mon dernier billet abordait le thème du thème en disant que tout passait trop vite et que l’on n’avait pas le loisir d’apprécier les choses. C’est vrai que parfois on aimerait que les minutes se prolongent surtout quand on est en période heureuse.  Hier, vendredi 13 novembre, était assimilé à un jour de chance.  C’est en tout cas ce que disent les publicités pour inciter à acheter des tickets de loto, à jouer au tiercé ou bien à fréquenter les casinos. Il s’agit vraisemblablement d’une superstition puisque parfois, au contraire, le chiffre « 13 » est associé à l’idée de malheur : être 13 à table rappelerait « La Cène », dernier repas du Christ avant qu »il ne soit trahi par Judas et arrêté par les Pharisiens dans le jardin de Gethsémani. Pour en savoir plus sur ce jour qui sort de l’ordinaire, vous pouvez consulter : http://www.vendredi13.co.nr/

      Puisque ce jour ne laisse jamais indifférent, il est normal que le tourisme profite de cette occasion pour proposer des attractions particulières. « La chance » est souvent associée au gain d’argent et c’est pourquoi les jeux de casinos comme « la roulette russe » ont pignon sur rue. Les machines à  sous et le      poker participent à la convivialité des restaurants auxquels ils sont attachés. Ce qui est aussi un peu paradoxal, c’est que parfois le lieu d’implantation de ces divertissements « addictifs » est en relation directe avec des centres de soins ! Certes, l' »addiction » est du domaine psychologique et les cures thermales sont d’un autre domaine, mais il n’empêche que c’est un peu choquant. C’est ainsi qu’en Limousin, nous avons le casino d’Evaux-Les-Bains : http://www.casino-evaux.com/index.php Cette ville est une station thermale spécialisée pour les rhumatismes. On peut faire la même remarque pour le casino de Royat, près de Clermont-Ferrand, qui se veut « la station du coeur » : http://www.ot-royat.com/fr/casino_de_royat_, 33.php . La même « association » se retrouve à Enghien-les-Bains, près de Paris, qui possède un casiono tout en étant une station thermale spécialisée  dans le domaine de l’Oto-Rhino-Laryngologie

                                                            Enghien-les-Bains les thermes

                                                           Enghien le casino

                     Il en est de même pour Vichy  puisque cette ville est à la fois réputée pour les soins dermatologiques et son casino.

                                                                      Les thermes de Vichy

               Même remarque pour Evian-les-Bains dont l’eau possède des propriétés thermales : http://www.casino-evian.com/page/p-1226/art_id-/casino/casino_d_evian/  La loi autorise les curistes à se détendre parce qu’elle voit en eux finalement des touristes qui sont là pour dépenser leur argent et, éventuellement en gagner par le biais des jeux de hasard.

             Bien entendu d’autres villes de France métropolitaine et d’Outre-Mer ont leurs casinos. Sauf exception, elles sont souvent en bordure de l’Océan Atlantique ou le long de la Mer Méditerranée .  Parmi elles, on compte La  Baule, La Rochelle,  Bordeaux, Biarritz,  Cannes, Nice , Menton… Ces lieux deviennent mondains et créateurs d’emplois  et participent à la santé économique du pays: http://www.metiers-hotel-resto.fr/le-secteur-divertir

Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

« Billets précédents