L’Afrique du Sud les a impressionnées

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     Les élèves de la Classe Européenne ont longuement écouté Daleen Krige s’exprimer lors de sa venue au lycée Jean Monnet le 4 octobre 2010. Ils ne pouvaient être indifférents au passage d’une habitante si lointaine. Aussi, deux élèves de cette classe, d’abord  Mathilde C. puis Mathilde D. ont elles souhaité exposer, chacune, sur ce blog,  un compte-rendu, en anglais de cette visite. 

« South Africa 

South Africa is at the bottom of Africa. There are 48 millions inhabitants who speak 11 different official languages. For example, we can find English, Zulu, Xhosa and Afrikaans.

Carte d'Afrique du Sud

Danses africaines

 

                                The climate is totally different from the French climate. In fact it’s a southern hemisphere climate with opposite seasons. The seasons have 6 months ‘ difference with France. it’s a semi deserted country.

                             The former president of the country is Nelson Mandela. He was awarded the Nobel Peace Prize for his action against Apartheid. Now the new president is Zuma.

                           South Africa is a rich country because there are a lot of different mines, like diamond mines, gold mines, plutonium mines and uranium mines. But there is not a lot of agriculture. Corn and sunflowers are grown.

                             This year, the football world cup was in South Africa. Soccer and rugby are two principal sports in this country.

                       If you want to do sightseeing over there, you can visit parks where you can see a lot of animals like elephants, lions, rhinos, buffaloes, giraffes, cheetahs, ostriches and zebras.

                                        

Eléphants

Hyènes

Buffles

Girafe

                            You can discover new dishes like « bobotie », new drinks like « Cap classic » which a kind of champagne. « Rooibos » is a plant that is used to make herbal tea. There are different cocktails like « amarula » which is composed with cream and alcchol. South African people have European habits because of the emigrants. So they eat some European products and, in the morning, they have Dutch or English breakfast. »

                                                               « South Africa

       Daleen Krige is South-African. She teaches communication in the university in Bloemfontein. Bloemfontein is in the center of the country. In South Africa there are 48 000 000 inhabitants spread in 9 provinces.This population speaks 11 official languages : English, Zulu, Xhosa ..and Dutch because somr Africans came from Holland.

                                             

Cap de Bonne Espérance

La ville du Cap

                           In South Afica, people practise two principal sports : soccer and rugby. The famous soccer team is « Bafana Bafana » which means « boys boys » and the famous rugby team is « Springboks ».

                            South Africa is in the southern hemisphere and has a very hot climate in summer. In the Krugen National Park there are a lot of different species of animals. Wild animals are elephants, lions, rhinos, buffaloes, giraffes, cheetahs, ostriches, zebras and crocodiles. Safari are organized to attract tourists.

Phacochère

Antilope

Crocodile

                 The population mainly grows corn and sunflowers. South Africa has a lot of natural resources like diamonds, gold, platinum, and uranium in its mines.
  South Africans eat a full English breakfast because they have a lot of different roots like French, English, German and Dutch ancestors. They used to eat spicy Zulu food.    or dishes like “bobotie” which is composed of meat, eggs and spices. South Africans eat a lot of meat and they love watermelon sorbet. They eat goat cheeses and Dutch cheeses.
  South Africa produces wines: red wines, white swee

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Saga Africa : ambiance de la brousse

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    Eh oui, le titre de ce billet vous fera penser à la chanson de Yannick Noah, cependant je ne vais pas vous parler du Cameroun où est né son père mais de l’Afrique du Sud. Le terme « saga » convient pourtant pleinement car il s’agira bien de vous raconter l’histoire de l’Afrique du Sud à travers le récit qu’en a fait Daleen à nos élèves, le lundi 4 octobre 2010.

Pour faciliter le questionnement des élèves de la Classe Européenne qui étaient les premiers à recevoir Daleen, un décor de circonstance a été mis en place : drapeaux sud-africains et revues en français et en anglais parlant de l’Afrique du Sud. Cette ambiance a transporté chacun de la salle de l’hôtel d’application du lycée Jean Monnet à Bloemfontein d’où venait notre invitée.

Et alors très vite les langues se sont déliées et une conversation, en anglais, s’est engagée.  Tout d’abord il s’agissait de savoir d’où était exactement originaire l’intervenante. Et la réponse a été très poétique puisque Daleen a expliqué que « Bloemfontein » signifiait textuellement « fleur-fontaine ».  Puis les élèves ont voulu connaître le nombre d’habitants qui peuplent l’Afrique Du Sud et quel temps il faisait actuellement là-bas. Leur professeur d’hébergement  guidait pour la prise de notes et bientôt le tableau blanc a été rempli.

 

                                                       

                              

                         

                                                                        

   Les questions des élèves ont d’abord porté sur le sport en Afrique du Sud car chacun avait encore en tête la Coupe du Monde 2010.  Nous disons « football » mais le terme local est « soccer ». Daleen a bien sûr mentionné les « Bafana Bafana » dont le nom signifie textuellement « Garçon, Garçon ».  Ils sont célèbres avec leurs maillots aux dominantes jaunes et vertes. Le second sport national est le rugby. L’équipe se nomme « Les Springboks ». Ce terme veut dire « antilopes ».  Il y a un célèbre stade de rugby à Bloemfontein.

                                                             

                                                             

                                                            

                 Le sport a joué un grand rôle dans la fin de l’apartheid. Cette ségrégation raciale reposait sur la suprématie de l’homme blanc. Les premiers colons sont en effet des Européens et plus particulièrement des Néerlandais. Les influences européennes se notent  encore au niveau de la gastronomie. C’est ainsi que le petit déjeuner sud-africain est en fait un « breakfast » à la manière anglaise, les fromages sont surtout hollandais tels le Gouda et l‘Edam, la bière est très appréciée et rappelle l’Allemagne (la plus bue est la « Castle lager »).

                                                            

                                                            

                                                              
       Mais on note aussi une influence indienne avec de nombreuses sauces à base de curry. Le plat traditionnel est le « sosatie » qui consiste en des brochettes de porc et d’agneau marinées dans un sauce au curry. En raison du climat la cuisson au barbecue (braaivleis) est très utilisée.

           L’influence malaisienne  se note aussi. Le « bobotie »est en fait originaire de Java. Il s’agit d’un mélange de viande hachée, d’oeufs, de lait, de curry, de curcima, oignons, de laurier, d’ail, de chutney de fruits , de jus de citron et de pain de mie.  Le civet de koudou ( sorte d’antilope), le steak d’autruche ou encore le snoek (poisson blanc de taille moyenne que l’on pêche au large du Cap) sont souvent proposés aux menus des restaurants locaux.

                              

                    Les liens avec la France se retrouve aussi au niveau des boissons. En effet beaucoup de huguenots français sont venus s’installer en Afrique du Sud en 1688, fuyant ainsi la religion d’Etat catholique.  A Franschhoek, village d’Afrique du Sud situé à une cinquantantaine de kilomètres de la ville du Cap  et dont le nom, en afrikaans, signifie littéralement « le coin des Français », on trouve le quartier français et certains panneaux gardent la trace de la présence française.

                                                                     

          Les cépages du Cap donnent des vins blancs comme des vins rouges. On trouve donc le Sauvignon, du Riesling et le Merlot. La légende dit même que Napoléon 1er buvait chaque jour une bouteille de Muscat issu, depuis le XVIIIème siècle, du vignoble de Constantia , près du Cap. Il y a même du « vin effervescent » qui est localement appelé « Champagne Cap Classic« . La liqueur la plus célèbre d’Afrique du Sud  est « Amurala » ou « crème de marula« . Elle est obtenue à partir des fruits verts  du marula qui appartient à la famille des anacardiacées au même titre que le manguier ou le pistachier. Mais la boisson la plus populaire est « le thé rouge » que l’on nomme en fait « Rooibos Bush« 

                                                                  

                                                                  

                      On peut noter que les propriétés de ce « Rooibos Bush » sont aussi utilisées en cosmétique avec la fabrication de savon et de crèmes hydratantes et adoucissantes.

                                            

              Cette diversité d’influence explique que l’on compte environ onze langues parlées dans le pays : zoulou, sotho, venda, tswana, xhosa, afrikaans, anglais, etc.  Il faut rappeler que les émeutes de Soweto en 1976 avaient pour origine que l’enseignement ne se faisait qu’en afrikaans dans un pays. C’est surtout avec les classes de 2BH et de  CAP APR et SH que Daleen a rencontrées ce même jour (en plus donc des 1BPF qui ont fait leur propre compte-rendu dans le billet précédent) que l’aspect social de l’Afrique du Sud a été développé.  Avec les 2BH, la conversation s’est prolongée en anglais et en français pour l’autre classe. Eh oui, il faut noter que notre invitée maîtrise bien notre langue.

                                    

                           

                      

                          

                      

        

 

                                                             

                                                            

                 Durant les questionnements, les élèves ont appris que la monnaie d’Afrique du Sud est le « rand » et que les prix-indexés sur le niveau de vie sud-africain-sont généralement inférieurs de 30% à ceux pratiqués en Europe.  Un euro vaut environ 11 rands. Les richesses du sol en or, platine et diamants   ont attiré les convoitises des colonisateurs européens. L’économie sud-africaine se développe et est même la plus puissante du continent africain. Ceci explique le développement assez rapide  de l’infrastructure surtout dans la perspective d’accueillir la Coupe du Monde de Football en 2010. Cependant, malgré la disparition de l’apartheid grâce aux implications de Frederik de Klerk, Nelson Mandela et Desmond Mpilo Tutu  et malgré les années qui passent quelques difficultés persistent dans la mise en place d’une société  égalitaire. Cependant une nation arc-en ciel a succédé à la domination des Blancs et le pays s’est dirigé vers la démocratie. « La discrimination positive » essaie de pallier les abus commis à l’époque de l’apartheid. Ces notions ont fortement intéressé les élèves de CAP APR et SH dont le programme scolaire prévoit la création d’un dossier sur « les inégalités sociales dans le monde et même plus précisément à l’intérieur d’un pays« . En plus un certain nombre d’élèves de ces deux classes sont elles-mêmes originaires d’Afrique et elles ont bien sûr mis très vite ceci en relation avec des propositions actuelles, en France, de rédiger un curriculum vitae quasi anonyme pour éviter un recrutement seulement en fonction de l’apparence ou bien de la consonnance du nom de famille.

                                                                            

                     Pour conclure son intervention, Daleen a fréquenté le restaurant d’intiation du lycée. A sa table étaient conviés, à l’initiative de Madame Vergnaud, notre proviseur, les professeurs impliqués dans ces animations ainsi que Fred, notre nouvel assistant d’anglais, qui vient en fait des Etats-Unis. Le rapprochement avec « l’apartheid » qui a aussi sévi là-bas ainsi que l’élection de Barack Obama, premier président américain métis étant quasi inévitable.

                           

Parmi les petits cadeaux que j’ai reçus de mon amie Daleen, j’aimerais vous montrer, par le biais de quelques photos, deux présents originaux : une petite cuillère de collection dont le blason montre le drapeau sud-africain et une serviette de bains aux motifs africains.

                                                    

     Merci de tout coeur Daleen d’avoir largement participé à ces animations pédagogiques qui ont éveillé l’intérêt  des élèves pour l’Afrique du Sud, pour avoir démontré que l’on peut apprendre sans s’ennuyer et sans ennuyer les autres. A travers les deux billets de ce blog qui sont consacrés à ta venue au lycée Monnet le lundi 4 octobre 2010 nous voudrions te témoigner notre grande reconnaissance.

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Waka Waka (This Time for Africa /Esto es Africa)

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                       Qui n’a pas encore en tête l’hymne officiel de la Coupe du Monde de Football de l’été 2010 en Afrique du Sud ? C’est la chanson de la belle Colombienne Shakira.  C’est un « tube » qu’affectionnent particulièrement nos élèves même s’il est attaché à la défaite cuisante « des Bleus » et à toute la polémique au sujet de leur attitude peu respectueuse durant cette manifestation sportive.  Les matches ont été l’occasion d’attirer tous les regards sur ce pays et d’en savoir le plus possible. Aussi, c’est avec un immense plaisir que Daleen Krige, intervenante d’Afrique du Sud dont les fidèles lecteurs de ce blog ont déjà entendu parler depuis très longtemps, a été accueillie dans notre établissement. Elle est allée à la rencontre de plusieurs classes. Florian, un élève de 1ère année Baccalauréat Professionnelle Farine, au nom de tous les élèves de sa section, a souhaité fournir sur cet espace un compte-rendu, en anglais, de toutes les informations qu’il a recueillies au cours des échanges. Je vous livre son texte :

« Daleen’s visit

  On Monday 4th October 2010, we have received a person from South Africa. We have asked her questions. Her name is Daleen. Her ancestors are of Dutch origin. Her ex-husband is of German origin. She was born in Bloemfontein. Eleven languages are spoken in South Africa. She can speak two: Afrikaans and English. It took her eleven hours to go from Johannesburg to Paris by plane. She left Johannesburg at 7 pm and she arrived in Paris at 6 am. It is a tiring  journey. At the moment, it is very hot in South Africa: 31°C. It is spring. There is a six months’ difference between our seasons.

     In the morning, Daleen has an English breakfast with bacon, eggs, tomatoes, sausages, muesli and coffee. South-Africans appreciate Malay cooking with mild spices and pudding for the dessert. They drink a lot of beer even if they produce wine.

    Daleen is a teacher at the university and she teaches communication. In South Africa, there are 50 pupils per class. The summer holidays are in December and January and they last 6 weeks. Daleen has already visited Austria, England, Germany, Italy, Belgium the Netherlands and Denmark. She often comes to Europe to pay a visit to her friend: Mrs Visconti, our librarian.

    Daleen and South-Africans love Nelson Mandela a lot. When he died, there will be several months’ national mourning. He has completely changed the country. Today, Blacks and Whites are equal even if there are more poor blacks. But everybody can now vote. South Africa is a democracy.

Racial segregation no longer exists. The country is developing. There are still a few tribes who coexist with the rest of the population. The football world Cup has brought a lot of money to the country and the stadiums which were built for the football world cup will be used for the rugby tournament and they are already used for different sports and rock concerts. It was an interesting visit.Thank you Daleen.  « 

                                                                                                   

 

                                                              

   Vous n’êtes peut-être pas de brillants anglophones, aussi je vais vous traduire ce texte :

« La visite de Daleen

     Lundi 4 octobre 2010, nous avons reçu une personne d’Afrique du Sud. Nous lui avons posé quelques questions. Elle s’appelle Daleen. Ses ancêtres sont d’origine hollandaise. Son ex-mari était d’origine allemande . Elle est née à Bloemfontein. Onze langues sont parlées en Afrique du Sud. Elle sait en parler deux : l’afrikaans et l’anglais.

        Il lui a fallu onze heures pour venir de Johannesburg à Paris en avion. Elle est partie de Johannesburg à sept heures du soir et elle est arrivée à Paris à six heures du matin. C’est un voyage fatigant. En ce moment, il fait très chaud en Afrique du Sud : 31°c. C’est le printemps. Il y a une différence de six mois entre nos saisons.

      Le matin, Daleen prend un petit-déjeuner anglais avec du bacon, des œufs, des tomates, des saucisses, du muesli et du café. Les Sud-Africains apprécient la cuisine Malay avec des épices douces et du pudding en dessert. Ils boivent beaucoup de bière même s’ils produisent du vin. Daleen est professeur à l’université et enseigne la communication. En Afrique du Sud, il y a 50 élèves par classe. Les grandes vacances sont en décembre et janvier et elles durent 6 semaines. Daleen a déjà visité l’Autriche, l’Angleterre, l’  Allemagne, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas, le Danemark. Elle vient souvent en Europe rendre visite à son amie : Mme Visconti, notre documentaliste.

      Daleen et les Africains du Sud aiment beaucoup Nelson Mandela. Quand il mourra, il y aura des mois de deuil national. Il a complètement changé le pays. Aujourd’hui, les Noirs et les Blancs sont égaux même s’il y a plus de Noirs pauvres. Mais tout le monde peut maintenant voter. L’Afrique du Sud est une démocratie.

     La ségrégation raciale n’existe plus. Le pays se développe. Il y a encore quelques tribus qui coexistent avec le reste de la population. La Coupe du Monde de football a apporté beaucoup d’argent au pays et les stades qui ont été construits pour la coupe du monde de football vont servir pour le tournoi de rugby, et ils sont déjà réutilisés pour les différents sports et pour des concerts rock. Ce fut une intéressante visite. Merci Daleen ! « 

        

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Les « kids » de Cincinnati

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            Pour les plus âgés des lecteurs de ce blog, le titre de cet article ne sera pas sans rappeler le film américain  de Norman Jewison « Le kid de Cincinnati » dans lequel Steve Mac Queen tient la vedette. Cependant je ne vais pas vous parler de cinéma ni de jeux de cartes  ( le héros est un as du poker), mais vous faire une sorte de compte-rendu de la visite de Marti Kitsinis, professeur de Français Langue Etrangère dans un lycée de Cincinnati (Ohio) et « les kids » (en français « les enfants »), ce sont ses élèves.

            Tout a débuté le 15 juin dernier quand cette enseignante et ses étudiants accompagnateurs sont arrivés en Europe en se posant à Madrid  où ils sont restés jusqu’au 17 juin. Puis ils se sont rendus à Tolède et à Barcelone, ont quitté l‘Espagne le 19 juin pour faire du tourisme dans le sud de la France : Avignon et Arles . Ils sont arrivés à Paris le 21 juin, jour de la fête de la musique, et ils s’y sont restés jusqu’au 24 juin, date à laquelle les élèves ont regagné les Etats-Unis.  Ils ont apprécié de nombreux monuments et lieux de la capitale mais voici deux photos les montrant à Paris, d’abord visitant le Musée du Louvre, puis se régalant à la crêperie Kern House du Quartier Saint Michel

                                                        

 

    Ce programme touristique avait été mis en place avant que des liens ne se nouent avec le lycée Jean Monnet de Limoges et c’est pour cela que les élèves de Cincinnati ne pouvaient pas rendre visite aux nôtres. Par contre, Marti Kitsinis avait l’autorisation de venir à Limoges dans le cadre d’une visite officielle. Les jeunes Américains sont donc repartis chez eux sans elle, mais avec le restant des accompagnateurs.

    Le 25 juin, Marti Kitsinis a donc rencontré Madame Vergnaud, notre proviseure et a fait la connaissance de Dominique Albrecht. En effet, les deux enseignantes n’avaient, jusqu’à présent, qu’échangé des messages électroniques . Comme les lecteurs doivent le savoir, je suis à l’origine du projet et de la mise en relation de toutes ces personnes. Nous avons immortalisé ces instants en prenant des clichés dans l’hôtel d’application du lycée.

                                                

 

     Après un repas pris au réfectoire du lycée, Dominique et moi avons joué les guides touristiques auprès de Marti. Nous lui avons fait visiter le magnifique jardin de l’Evêché qui surplombe la Vienne. L’Evêché  et son jardin datent de 1787 . Neuf jardiniers se chargent de biner, effleurer, arroser, etc.  Il fallait absolument que Marti voit cela d’autant que l’une des réputations de Limoges est la beauté de ses jardins. De plus, durant cet été, on peut y admirer une exposition d’objets en porcelaine disposés avec habileté. Outre la rocaille constituée de plus de 250 espèces résistantes à la sécheresse et les bassins, la fontaine est un cadre magnifique pour faire des photos dans ce lieu. C’est donc ce que nous avons fait.

                                                

                                                  

             Nous avons poursuivi par la visite des vieux quartiers de Limoges dont la fameuse Rue de la Boucherie avec les maisons à colombages, la place de la Motte et son superbe trompe-l’oeil, et tout ce que l’on appelle « la cité » où ont souvent lieu « les puces ».

                                                          

                                                     

 

                   Toutes ces visites nous ont occupées tout l’après-midi. Après un peu de repos (nous avons beaucoup marché)  et une bonne boisson fraîche (le soleil tapait dur !), il était vingt heures et l’heure de nous installer confortablement à la table du restaurant « Chez Alphonse  » où nous avons beaucoup parlé tout en dégustant des spécialités limousines car, chers lecteurs, Dominique et moi-même, dans les échanges en direction de Cincinnati, n’avons jamais omis la dimension gastronomique en raison de la spécificité de notre lycée.

                                                 

                                                La soirée s’est prolongée tard. Cependant le lendemain nous étions assez en forme pour nous rendre au Mémorial d’Oradour-sur-Glane. C’est un lieu incontournable parce qu’il marque historiquement notre région.  Dans leur correspondance et dans la construction du jeu à la manière de « Trivial Pursuit », nos élèves en avaient parlé à ceux de Cincinnati.

                                                       

              Nous avons poursuivi l’après-midi chez Dominique puis Marti a participé à un barbecue familial car, bien sûr, par delà le domaine pédagogique, la réalisation de ce projet passe par trois amitiés.

                                                   

                                                                                   

                     Le 27 juin Marti a quitté Limoges pour la Grèce où elle allait rendre visite à sa  belle-famille avant de regagner Cincinnati. Nous nous sommes séparées après avoir convenu de poursuivre le projet pour la période 2010-2011 et même peut-être d’encore plus l’élaborer en y associant éventuellement le professeur d’allemand du lycée Monnet  puisque parallèlement à nos échanges Deer Park  High School entretient des liens avec l’Allemagne, plus précisemment avec Sarrebruck  : des échanges franco-allemands pourraient être ainsi facilités et mener à une sorte de pédagogie « triangulaire » avec  la pratique du français, de l’allemand et de l’anglais.

                  La venue de Marti a été très appréciée par l’ensemble du lycée. Nous la remercions beaucoup et espérons que l’expérience pourra se renouveler. Le lycée Monnet aime à favoriser les échanges internationaux. La  prochaine visite attendue sera celle de Daleen, d’Afrique du Sud, dont les lecteurs assidus de ce blog ont déjà entendu parler. Ce sera pour cet automne.

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Et pendant ce temps là …

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      Amis lecteurs ou visiteurs vous avez sûrement l’impression que ce blog est devenu moribond parce que depuis janvier il n’y a eu aucun nouvel article. C’est vrai, cependant il y a eu de nouveaux commentaires et donc vous avez pu noter une certaine évolution. Cette absence de grande intensité, tout au moins si vous prenez comme référence le rythme auquel je vous avais habitué, s’explique par une très grande fatigue et donc une impossibilité de gestion d’un espace virtuel en plus du travail « habituel » au niveau d’un CDI. La difficulté est en fait que le « succès » du CDI au niveau des élèves est tel que ma collègue et moi sommes sans cesse sollicitées durant nos 30 heures de présence dans ce lieu et que donc, concrètement, cela veut dire que je dois rédiger les articles, valider les commentaires, chercher de nouvelles informations à diffuser, sur mon temps personnel de repos. Alors il arrive un moment où il y a saturation et où le corps se rebelle et dit « stop ».

       Un blog n’est que le « sommet » visible d’un immense iceberg et donc, dans les profondeurs cachées, je poursuivais mes liens avec des professeurs de français langue étrangère et ceci dans l’intérêt du lycée. C’est ainsi que j’ai mis en relation Dominique Albrecht, professeur d’anglais des 2H 1 et des 2 BPF, avec Marti Kitsinis qui enseigne le français à http://www.deerparkcityschools.org/ de Cincinnati en Ohio. Les échanges se sont  faits par messagerie électronique sous la direction des professeurs respectifs, en anglais, pour nos élèves, en français pour les Américains.  Mais les échanges se sont intensifiés au point d’envisager de faire des cadeaux aux nouveaux amis et surtout de les amener à connaître la région et donc de leur donner l’envie d’y venir. J’ai alors proposé à Dominique de réaliser une « variante  maison « du « Trivial Pursuit » en imaginant des questions sur Limoges et le Limousin. A l’aide de documents fournis par l’Office du tourisme de la ville, les élèves ont imaginé des questions sur l’histoire, la géographie, la gastronomie, etc liéees à notre département.

                                                                               

                                                                                Les questions

          Quand la maquette et les questions ont été prêtes, un colis a été fait pour le  poster aux amis. Regardez plutôt comment ils ont réagi .

                                       Captivés par le jeu

                                                                     Et on propose des réponses

                                                                     Marti aide pour les questions du trivial pursuit

                                                                     Les élèves se détendent tout en découvrant notre région

                              Avant le début des échanges, Marti Kitsinis avait programmé un voyage en Europe avec une partie de ses élèves, avec visite de la Côte d’Azur et d’une partie de l’Espagne.  En voyant l’évolution des échanges, elle a décidé d’inclure un passage à Limoges et la visite du lycée Jean Monnet. Aussi sera-t-elle parmi nous du 24 au 27 juin.  Marti, you are welcome !                                       

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Tous les goûts sont dans la Nature

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          En cette période de vacances de Toussaint, on pense aux voyages. Je vous en ai déjà parlés dans mon précédent article, cependant, pour ce billet, j’évoquerai une autre raison qui est à l’origine du tourisme : la curiosité qui pousse à vouloir goûter les plats des autres pays.

       Malgré l’excellente réputation de la cuisine française, certains mets surprennent nos visiteurs.  Ainsi nous dégustons avec plaisir les cuisses de grenouilles, ce qui nous vaut le sobriquet prononcé avec un réel dégoût de « frog » ou « froggies » par les Anglophones. Bien évidemment quand on songe à la mare verdâtre  dans laquelle sautent de nénuphars en nénuphars les batraciens, ça peut sembler répugnant !

                                         Cuisses de grenouilles à la provençale                                            

Une grenouille

                    Que dire alors des escargots farcis dont nous raffolons pour les repas de fêtes alors que ce mollusque ne cesse de baver pour lubrifier son pied afin de mieux se déplacer.

                                                                        Des escargots persillés

                                                                                       Un escargot

 

                                           Et nos fromages dont certains « fleurent » même à grande distance, laissant échapper des odeurs qui parfument plus ou moins l’air. Ces senteurs peuvent déranger des nez délicats. Parfois c’est le goût très particulier dû au fromage de chèvre  ou de brebis qui fait faire quelques grimaces à un palais qui s’attendait à quelque chose de moins « marqué ».

                                                   Munster

                                                                          Maroilles ou marolles

 

                                                                         Reblochon

                                                                       Roquefort

                      Mais il n’y a pas qu’en France que le fromage peut faire « tiquer », nos amis du Québec le serve en « poutine« . Il s’agit d’un mélange de frites et de cheddar accompagné d’une sauce brune.

                                          Cheddar

                                                                  Une poutine

                        C’est le plat national québécois, alors, bien sûr, si vous n’aimez pas le fromage, ça ne vous plaira pas ! Par contre, « la tire » dont nous a parlé Ariane dans son article sur le sirop d’érable (    article du 15 avril 2009 ) aura peut-être un certain succès. Vous savez, c’est le sirop d’érable chauffé puis étalé sur de la neige compacte. Mais peut-être ne trouverez-vous pas la fabrication très hygiénique.

                                                                          Préparation de la tire d'érable

                                                                           La tire d'érable est comme une sorte de sucette

                Il y a aussi le pemmican qui est de la viande séchée mêlée de graisse. Peut-être trouverez-vous ce plat indigeste . Mais alors, que penserez-vous du « haggis » c’est-à-dire de la panse de brebis farcie qui fait la réputation de l’Ecosse ? Cette préparation est à base d’abats de mouton (poumons, foie et coeur) de saindoux, d’avoine et d’herbes. L’arrivée de ce mets pourtant tant décrié dans l’histoire drôle de Jacques Baudouin ( http://lesdurocasseriesdepierlouim.blog50.com/archive/2008/02/07/jacques-bodoin-philibert-la-table-de-multiplication.html ) se fait au son du « bagpipe » c’est-à-dire de la cornemuse  : http://www.euro-info-tourisme.com/ecosse/le.ceremonial.du.haggis.html

                                                                              Haggis

                  Votre estomac se soulève rien qu’à l’idée de manger cette panse de brebis farcie ? Eh bien que dire alors ces ragoûts d’écureuils qui sont préparés en Louisiane . Voici une petite anecdote :  http://bostonscrap.canalblog.com/archives/2007/10/15/6548837.html . Dans la tradition cajun, ce mammifére qui nous semble si sympathique n’est pas plus « à ménager » que ne le serait n’importe quel animal à chasser .

                                                              Ecureuil

                     Vous essayerez peut-être le steak d’aligator  appelé « gator »  que l’on sert en Nouvelle-Orléans mais aussi en Géorgie ou vit notre amie Mary-Lou Wiesendanger car la chair de cet animal est très appréciée dans les Etats du Sud des Etats-Unis.

                                                                            Des alligators

                       Je crois tout de même que le plus insolite des plats que l’on puisse proposer est le « fugu », ce poisson du Japon car il contient une toxine mortelle et sa préparation, faite de façon non attentive, pourrait coûter la vie à son consommateur.

                                                                              Fugu

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Florilège de voyages

Animations culturelles, Animaux, Ecologie, Pays, Pédagogie, Société 8 commentaires

   L’automne  s’est bien installé et l’on sent les premiers frimas. Les feuilles jonchent le sol et tourbillonnent au moindre vent. Toussaint approche et l’on pense aux tombes que l’on ira fleurir. Les fleurs accompagnent les grands événements de la vie : naissance, mariage et mort.  Outre ces grandes dates, la nature, le jardin et l’horticulture en particulier prennent de plus en plus d’importance, sans doute parce qu’il y a un lien avec l’écologie. Mais, et cela peut sembler un paradoxe, le tourisme profite de cet attrait pour proposer quelques destinations qui permettent la découverte de nouveaux Edens. Puisque les vacances seront à la fin de cette semaine et que vous souhaitez peut-être programmer un voyage, j’aimerais vous présenter quelques-uns de ces lieux. Par ailleurs, l’hôtellerie et la restauration sont très liées aux raisons pour lesquelles les clients viennent et l’attrait pour les jardins peut en être une : http://www.levoyageur.net/jardins.php

      http://orchidees.provence.free.fr/jar.bot/cadre.jar.bot.fra.html  et http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_jardins_botaniques  dressent une liste très complète des jardins botaniques dans le monde, mais  j’en  présenterai quelques-uns en particulier. Commençons par  l’Afrique du Sud où habite Daleen. Entre Le Cap et Port Elisabeth, on trouve de très nombreux jardins botaniques avec une très grande densité de fleurs puisque l’on recense environ 18 000 espèces. Les plus connues, sans doute parce qu’elles symbolisent le pays, sont les glaïeuls et les protéas.

Le Cap en Afrique du Sud

 

Port-Elizabeth en Afrique du Sud

                                              Glaïeuls 

                                             Protéa

      La « Route des jardins »  est réputée en Afrique du Sud est un des plus beaux lieux est le jardin de Kirstenbosch dans la région du Cap. En ce moment, dans ce pays, le printemps s’achève et l’été approche aussi c’est la pleine floraison. La ville dans laquelle habite notre amie, Bloemfontein,  est appelée « Cité des roses »  et il y a des parcs prestigieux : http://www.bloemfontein.co.za/page_overview.php?val_id=1&subd_id=40

       Poursuivons avec le Japon où vit notre amie Mariko. Bien sûr, actuellement, les cerisiers ne sont pas en fleurs mais n’oubliez pas l’importance des jardins de pierre dans ce pays.  Les espaces sacrés, et les temples en particulier, regorgent de plantes : lisez cet article pour vous informer :  http://japanfan.free.fr/flore.html  Les parcs autour de Tokyo où vit notre amie sont des merveilles.

Koraku-en Okayama

 

                                                         Jardin de thé au Japon

           Avant de revenir en Europe, faisons un tour par le Costa Rica qui est considéré comme un paradis écologique tropical. Il y a des espèces d’orchidées d’une rare beauté. Les cascades d’eaux chaudes des jardins de Tabascon surprennent le touriste. La flore mais aussi la faune (les papillons et les colibris en particulier) sont remarquables. Voici un lien qui va vous donner une idée du magnifique spectacle : http://www.waterfallgardens.com/

                                            Carte du Costa Rica

           L’ile portugaise de Madère est surnommée « l’île aux fleurs« . On y trouve des hibiscus, des orchidées, des jacarandas, des amaryllis, des mimosas, etc

                                 Madère

      Et bien sûr les Pays-Bas  la production de tulipes, jacinthes, iris et crocus. La campagne hollandaise ressemble à un damier multicolore.

                                                          Parc de Keukenhof 

                                                          Les magnifiques tulipes

               Enfin, si nous rentrons en France, il ne faut pas oublier la vallée de la Loire, les jardins de  Claude Monet (http://www.vernon-visite.org/rf3/jardin_monet.htm ) ,  le jardins des plantes (http://www.mnhn.fr/museum/foffice/tous/tous/GuideDecouverte/lieuxVisiter/LieuxAVisiter/FLieuAVisiter.xsp?AE_ID=214&INFO_ID=21&LIEU_ID=158&MAN_ID=273&SITE_ID=10&idx=1&nav=liste), le parc floral de Vincennes (http://www.parcfloraldeparis.com/parc_floral.html ) , etc.

       Vous l’aurez compris, « florilège  » , qui signifie « sélection de choses belles et remarquables » est un dérivé du mot « fleur »

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A vos « starting-blogs » !

Animations culturelles, Grands événements au lycée, Humour, Littérature, Santé 25 commentaires

                 Les vacances s’achèvent. Elles étaient pour chacun un moment de marquer un arrêt dans cette course à l’année scolaire. Demain mardi 1er septembre, les enseignants seront dans les vestiaires avec leurs entraîneurs, leurs masseurs et peut-être les journalistes pour prendre la « température » (ne pas y voir un malheureux jeu de mot avec la grippe H1 N1 qui fait des ravages !).  Chers et chères collègues, enfilez vos maillots en prévision du coup de pistolet qui sera donné mercredi. N’ayez pas peur, personne ne sera visé, ce sera simplement le départ pour un nouveau « sprint » ! J’espère simplement que vous êtes un peu sportifs parce que parfois « ça déménage ». Il faudra peut-être vous « doper », mais, surtout, n’utilisez pas de « pot belge » !

                     Qui sera sur la piste de ce stade immense que représente le monde des blogs ? Quasi les mêmes que l’an passé ! Il y a même Debra Watzman qui a fait quelques tours en mettant en ligne un article :  http://lewebpedagogique.com/notreprof/  Quant à Hilde Melby de Norvège, elle va passer le flambeau pour le relais à Geneviève Frachon parce que notre chère amie a un petit colis à déposer en septembre : son bébé ! Geneviève Frachon, Française qui a épousé un Norvègien et vit en Norvège poursuivra  la course, sautera les obstacles et assurera avec un bon rythme la poursuite de http://lewebpedagogique.com/blmf/ . Alina de Roumanie, Urzula de Pologne , Graciela d’Argentine, Maria-Letizia d’Italie  feront, comme toujours, de grandes enjambées et remporteront  des médailles : http://lewebpedagogique.com/collegehcoandabc/  ,  http://lewebpedagogique.com/lyceepolonais/  , http://lewebpedagogique.com/nouvamfrph/ , http://lewebpedagogique.com/regarditalien/ Antonia des Canaries a un problème d’enregistrement pour la compétition parce qu’elle ne sait pas encore où elle va être nommée. Naturellement je continuerai à courir en tandem avec Doris Parneix  et ses classes de CAP   http://www.weblettres.net/blogs/?w=capdebonneesper               et Dominique Albrecht  pour sa classe européenne    http://lewebpedagogique.com/theeuroclass/    .                   D’autres concurrents sont annoncés : Elsebeth, professeur FLE, au Danemark et Catherine, professeur FLE, au Mexique ainsi que Wahiba, professeur FLE en Tunisie. Et puis nous aurons toujours les encouragements, le long de notre parcours, de Jocelyne et Denise  du Canada, de Daleen d’Afrique du Sud, de Mariko du Japon, de Marie-Annick du Luxembourg, de Patricia et Nelly d ‘ Uruguay   , de Salvelina et Marieta du Brésil, Gunnel de Suède etc .

                     J’invite l’ensemble du lycée à participer à ce challenge car le blog du CDI se veut un moyen de gagner un combat contre l’échec scolaire . Je lance un appel particulier aux professeurs qui auront la charge d’accueillir la classe Mise A Niveau Internationale  parce que cet espace virtuel pourrait être utilisé pour la pratique de la langue française d’autant qu’il est un lien vers les pays d’origine des arrivants (Roumanie, Pologne, Espagne, Tunisie). Que chacun soit « fair-play » comme l’on dit dans le vocabulaire sportif.

                      Je vous dis donc : « A vos marques » (de blogs bien sûr !)

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Pour une rentrée en pleine forme

Cinéma, Ecologie, Gastronomie, Grands événements au lycée, Humour, Langues, Métier, Pays, Pédagogie, Société 7 commentaires

    Les vacances ont débuté le 2 juillet au soir mais auparavant il y a eu cette importante réunion au lycée Monnet en présence de l’inspectrice Madame Nys. Vous trouverez un compte-rendu de cette journée à http://www.ac-limoges.fr/doc/spip.php?article611

   Je désire reprendre à mon compte la plupart des principes définis lors de ce débat.  Ainsi je vais poursuivre   » le développement de  l’accès aux technologies numériques éducatives et en favoriser leur usage «  par le biais de ce blog.  Je mets cet espace virtuel au service des enseignants et des élèves de mon lycée de façon à leur fournir une base d’information utilisable, suivant le cas, pour la préparation de leurs cours ou bien pour la réalisation des devoirs demandés. Ils pourront aussi s’y exprimer directement en rédigeant des commentaires sous les articles déjà écrits ou bien m’informer de leur désir d’être eux-mêmes auteurs d’un billet.

   Comme l’an passé, j’ouvrirai les colonnes de ce blog à des professeurs enseignant à l’étranger ainsi qu’à leurs élèves. Ceci se fera sur la base de la francophonie et de la découverte de « l’ailleurs« .  Dans une certaine mesure on peut y voir la prise en compte de  » l’amélioration de la pratique des langues vivantes  » car, d’une manière générale, d’une part tous nos élèves ne sont pas francophones d’origine et d’autre part le fait de les mettre en contact avec des étudiants habitant les Etats-Unis, l’Argentine, l’Italie, la Pologne, la Roumanie, etc peut largement les motiver pour apprendre d’autres langages. La plupart des partenaires de la saison 2008-2009 ont renouvelé leur désir de poursuivre le nouveau mode d’échanges débuté. Je voudrais aussi préciser que je suis en train de « négocier » un partenariat avec une enseignante Français Langue Etrangère du Danemark.  Copenhage ayant était choisi pour un sommet mondial sur le développement durable en décembre 2009, il sera alors aisé de rédiger des billets sur ce thème de façon à  poursuivre la généralisation de l’éducation au développement durable. Je souhaiterais aussi indiquer que j’ai pris contact avec une enseignante  du Mexique de façon à avoir une  approche de l’Amérique Centrale. Bien entendu il sera toujours possible de compter sur l’aide de Mariko du Japon, de Jocelyne du Québec, Daleen d’Afrique du Sud, Salvelina et Marieta du Brésil, de Nelly d’Uruguay, etc

   Des articles « sérieux » mais sur un ton avenant de façon à prévenir l’absentéisme et le décrochage scolaire grâce à tout l’aspect ludique qu’offre un blog. L’accent sera mis en priorité sur la gastronomie pour tenir compte de la spécificité de notre lycée. Cela va dans la logique de rendre ses lettres de noblesse à la voie professionnelle.

  J’ai donc énuméré les principales pistes de travail qui seront mises en oeuvre. Je compte sur votre appui pour la réalisation. Je remercie d’avance toutes les bonnes volontés. Je vous souhaite de très bonnes vacances. Nous nous retrouverons à la rentrée de septembre bien qu’il soit possible que j’ajoute éventuellement des commentaires à des articles déjà publiés si l’actualité s’y prête.

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Sommes-nous à bonne école ?

Cinéma, Grands événements au lycée, Humour, Langues, Littérature, Métier, musique, Pays, Pédagogie, Société 47 commentaires

    Le système scolaire français est assez complexe, aussi ne seront présentées que les grandes lignes de telle sorte qu’à leur tour nos amis japonais, italiens, suédois, japonais, espagnols, roumains, polonais et tchèques puissent faire quelques comparaisons.

     Notre système scolaire repose sur les principes de Jules Ferry (1832-1893). Cet homme politique français a défini l’école comme  » gratuite, laïque et obligatoire« . De nombreux établissements scolaires portent le nom de ce politicien. Cependant, avec le temps, les notions de « gratuité », »obligation » et de  « laïcité » ont évolué. La « gratuité » s’applique au fait de ne pas avoir de frais d’inscription pour être admis à l’école, tout au moins si l’élève fréquente une école publique, d’avoir les manuels scolaires fournis gratuitement jusqu’en troisième qui est la quatrième et dernière année passée au collège. Par contre « la gratuité » ne s’applique pas en ce qui concerne les fournitures scolaires, les repas pris à la cantine, les sorties éventuelles, etc. Au niveau universitaire, des droits d’inscriptions existent, même s’il s’agit d’une université publique. La laïcité est encore normalement garantie, allant même jusqu’à interdire, dans un établissement public, le fait de porter un signe distinctif de sa croyance religieuse. Cependant il est de plus en plus question de demander aux professeurs de se charger de « l’enseignement du fait religieux ». En ce qui concerne « l’obligation », depuis 1959, elle est définie comme de 6 à 16 ans. Le ministre actuel de l’Education Nationale s’appelle Xavier Darcos. Il y a aussi Valérie Pécresse qui est ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche. 

 

 

  Par le biais d’une tradition datant du XVIIIème siècle, les écoles maternelles sont largement développées en France. Elles sont gratuites mais ne rentrent pas dans « l’obligation scolaire ». Elles sont seulement conseillées pour faciliter l’éveil de l’enfant. Il y existe 4 niveaux : Toute Petite Section (2ans), Petite Section (3 ans), Moyenne Section (4 ans) et « Grande section » (5 ans). Pour être admis en TPS, l’enfant doit pouvoir se dispenser de couches dans la journée et avoir dépassé ses 2 ans le jour de la rentrée scolaire de septembre. Certaines municipalités offrent plusieurs dates de rentrée pour ces TPS, ainsi il est possible qu’un enfant commence sa scolarisation après chaque période de « petites vacances ». L’enfant apprend à vivre en société, développe son langage et  se prépare à devenir un futur écolier. L’existence de ces écoles maternelles telles qu’elles sont conçues maintenant semble être remis en cause parce que le ministre a parlé de « jardin d’enfants » et s’est également interrogé sur la nécessité de recruter des enseignants très diplômés pour ce niveau scolaire. Ces propos ont naturellement prêté à controverse.

      Depuis la loi d’orientation de 1989, les écoles maternelle et primaire sont divisées en cycles. Paradoxalement, puisque l’école maternelle n’est pas obligatoire, ce niveau est assimilé au « cycle 1 » appelé aussi « cycle des apprentissages » et, en plus, la Grande Section  est la première classe du « cycle 2 » appelé aussi « cycle des apprentissages fondamentaux ». Au-delà de la « grande section de maternelle », l’élève rentre à l’ « école primaire ». Les deux autres classes de ce cycle 2 sont le  » Cours Préparatoire » dit « C.P. » et le « Cours Elémentaire 1ère année » dit « CE1 ». Le « cycle 3″ est constitué du Cours Elémentaire 2ème année (CE2), du Cours Moyen 1ère année (CM1) et du Cours Moyen 2ème année (CM2). En maternelle, comme à l’école primaire, les enfants sont pris en charge, en général, de 8h30 à 11h30 puis de 13h30 à 16h30 le lundi, mardi, jeudi et vendredi. Jusqu’à la rentrée scolaire 2008/2009, il y avait 1/2 journée de prise en charge en plus : le mercredi matin ou le samedi matin. Malgré la diminution horaire, les notions à apprendre sont restées les mêmes. Pour les élèves de l’école primaire, un éventuel soutien scolaire a été prévu durant la pause de midi faute de pouvoir le mettre en place après 16h30 en raison des cars de ramassage scolaire. Mais cela pose tout de même un problème pour les élèves ayant besoin de soutien mais qui ne sont pas demi-pensionnaires.

      Au-delà du CM2, l’enfant rentre au collège où la numérotation des classes va en décroissant  : « 6ème« , « 5ème« , « 4ème« , « 3ème« .  Malgré quelques tentatives au niveau de l’école primaire, c’est surtout au niveau de la « 6ème » que débute l’étude d’une première langue vivante. Sauf exception, c’est souvent l’anglais ou l’allemand. En « 4ème », une seconde langue est proposée et c’est le plus souvent allemand ou espagnol. Au niveau de la 5ème ou de la 4ème, il existe les Itinéraires De Découvertes qui permettent une approche interdisciplinaire de thèmes, c’est-à-dire que, par exemple, on propose à l’élève de faire un petit dossier qui s’appuie au moins sur deux disciplines enseignées et qui implique aussi une recherche documentaire faite au Centre de Documentation et d’Information en partenariat avec le professeur-documentaliste. Cela peut être, par exemple, un exposé sur la « prise de pouvoir de Guillaume le Conquérant » parce qu’au niveau de la « 5ème », la période historique étudiée est le Moyen-Age et que cet épisode de l’Histoire de France tisse un lien avec l’Angleterre et donc participe de l’enseignement de l’anglais. Généralement, l’élève présente son travail sous forme de traitement de texte et il y a donc beaucoup de compétences prises en charge pour la note finale. Le professeur-documentaliste ne se contente pas de « fournir les documents » pour aider à la réalisation du travail, il accompagne ses collègues enseignants qui viennent au CDI et suit la progression du travail des élèves en s’impliquant personnellement. Cela suppose naturellement, en amont, des « rencontres » entre enseignants pour bien cibler ce qu’il est possible de faire et comment. Vous trouverez plus de renseignements sur cette approche pédagogique à : http://eduscol.education.fr/D0072/itinerairesdecouverte.htm

    Les élèves ayant d’importantes difficultés scolaires sont placés dans des Sections d’Enseignement Général et Professionnel Adapté dans lesquelles ils ont à la fois un enseignement général et professionnel. Bien qu’ils soient rattachés au niveau du collège, le lycée Jean Monnet accueille des élèves de « 3ème Découverte Professionnelle 6 heures« . Ce sont des élèves qui s’orientent vers une voie professionnelle au-delà de cette classe, mais qui ne savent pas exactement quoi choisir. Pour les aider, des périodes de stage en entreprise sont prévus. A la fin de la troisième (toutes séries confondues), les élèves passent le « brevet des collèges« , ainsi que le « Brevet Informatique et Internet » ou « B2I« . Ce second examen inclut, même s’il  la dépasse, la reconnaissance d’un certain nombre de compétences  que le professeur-documentaliste  s’est chargé de faire acquérir depuis l’entrée de l’élève en 6ème . En effet, les missions de cet enseignant ne se limite pas à la gestion d’un fonds documentaire, il a des heures d’enseignement pour apprendre aux élèves à utiliser au mieux les informations que peuvent fournir les revues, les livres, les dictionnaires, les encyclopédies, le logiciel documentaire appelé BCDI, Internet, etc. Pour plus de renseignements sur le « B2I », vous pouvez regarder : http://www.educnet.education.fr/formation/certifications/b2i

        Après le collège, c’est l’entrée au lycée. Il y a trois sortes d’établissements secondaires : général, technologique et professionnel. Au niveau de l’enseignement général et technolgique, la nomination des classes tient toujours du compte à rebours : « seconde« , « première » et « terminale« .  A la fin de la « première », l’élève passe une partie des épreuves du baccalauréat et, « en terminale », il passe les épreuves restantes. Il existe différentes options d’enseignements au niveau du lycée d’enseignement général comme au niveau du lycée d’enseignement technologique. Au niveau de la « première », l’élève doit réaliser un dossier qui s’inscrit dans le cadre des Travaux Personnels Encadrés. On trouvera le détail des sujets à http://eduscol.education.fr/D0050/themes.htm  mais il faut tout de même savoir que la problèmatique étudiée doit au minimum englober deux disciplines. Ainsi, par exemple, l’élève peut présenter une sorte de petit mémoire sur « Les peintures murales au Mexique » de façon à pouvoir « combiner » Art et Civilisation Espagnole. Bien entendu, comme pour les IDD, il faut la participation du professeur-documentaliste comme d’ailleurs exposé ici : http://eduscol.education.fr/D0050/LXTDOC01.htm. Durant les trois années passées au lycée, l’élève reçoit un enseignement d’Éducation Civique, Juridique et Sociale  (ECJS)  dont on pourra avoir une idée avec http://eduscol.education.fr/D0056/ecjs.htm . Les différentes options possibles au niveau du lycée général ou du lycée technologique n’existent pas partout et parfois il est nécessaire de changer de département et de fréquenter un internat.  On  pourra connaître le détail des options possibles avec http://www.education.gouv.fr/pid39/lycee.html . Les épreuves de baccalauréat commencent vers le milieu de juin et les résultats défintifs sont connus en juillet. Pour avoir le baccalauréat du premier coup, il faut plus de 10 de moyenne générale. Si l’élève a entre 8 et 10 de moyenne, il doit représenter des épreuves de façon à arriver, la seconde fois, à au moins 10. S’il a moins de 8, il est ajourné et doit recommencer l’année de terminale.

 En ce qui concerne le lycée professionnel, il y a plusieurs possibilités :

   – au niveau d’un Certificat d’Aptitude Professionnelle (2 ans d’études) donc « CAP première année » puis « CAP 2ème année » et au bout de la dernière année l’élève passe un examen pour obtenir le diplôme correspondant.

   – au niveau du Brevet d’Enseignement Professionnel ( 2 ans d’études) donc  « seconde BEP » et « terminale BEP« . La dernière année, l’élève passe un examen. Il peut ensuite poursuivre ses études en « première année de baccalauréat professionnel » puis en « seconde année de baccalauréat professionnel ». Le baccalauréat professionnel est ainsi obtenu en 4 ans d’études après la classe de 3ème. Il est question de ramener ce temps à 3 ans pour l’aligner sur le rythme des élèves d’enseignement général ou technologique, mais le risque est que le profil des élèves et la spécificité des enseignements à dispenser  (mais dans un temps réduit) n’ occasionnent une grande difficulté et que finalement une élite seulement n’obtienne ce diplôme. La création d’un baccauréat professionnel en 3 ans suppose aussi la disparition du BEP car l’élève arriverait directement du collège. Les classes de « terminale BEP » et de « baccalauréat professionnel » sont concernées par  Le Projet Pluridisciplinaire à Caractère Professionnel dont on pourra lire les caractéristiques à http://eduscol.education.fr/D0047/ref01.htm

 

      Au delà du lycée, il y a les études supérieures dont l’entrée est conditionnée par l’obtention du baccalauréat. Il existe plusieurs types de poursuites universitaires avec

– les  Instituts Universitaires de Technologie (IUT) qui donnent accès à un  Diplôme Universitaire de Technologie (2 ans d’études) 

– les sections post-baccalauréat du lycée qui préparent à un Brevet de Technicien Supérieur (BTS). Mais parfois cet accès au BTS n’est pas direct parce que le baccalauréat obtenu n’est pas assez bien adapté pour poursuivre sans transition. Il faut alors prévoir, avant d’aller en BTS, une année de Mise A Niveau. Normalement le BTS demande 2 ans d’études, mais, s’il faut la classe MAN, cela représente 3 ans après le baccalauréat.

– les différentes facultés : Lettres, Droit, Pharmacie, Médecine, etc. Dans la plupart des cas un minimum de trois années d’études est nécessaire. Il donne lieu à l’obtention d’une « licence« . Il s’en suit « la maîtrise » puis le « doctorat ». Les titres obtenus sont nationaux, cependant les sujets d’ épreuves dépendent d’un établissement à un autre. Suivant les académies, la rentrée universitaire a lieu en septembre ou octobre. L’année universitaire est divisée en semestre, le premier va jusqu’à décembre et le second jusqu’à mai. Il y a deux sessions pour réussir les examens. Suivant les académies, la période est juin et septembre ou juin et juillet (quand la reprise se fait en septembre). Les étudiants passent aussi un examen appelé Certificat Informatique et Internet ou « C2I » . Reportez vous à http://www2.c2i.education.fr/sections/accueil/c2i7120/ pour avoir quelques précisions.

      La France est divisée en 3 zones scolaires au niveau des vacances. Les vacances de Toussaint (environ 10 jours fin octobre-début novembre), les vacances de Noël (2 semaines fin décembre-début janvier) et les vacances d’été sont communes aux trois zones. Ensuite, pour les vacances d’hiver (février-mars) et de printemps (avril-mai), chaque zone a deux semaines de vacances, mais en décalé. La date officielle des vacances d’été est  en général le premier juillet mais les professeurs qui participent aux épreuves d’examen ne sont parfois véritablement en vacances que vers le 10/13 juillet. La reprise est généralement vers le 1er septembre.  Nous avons également quelques dates de vacances spécifiques comme le 1er mai (fête du travail), le 8 mai (armistice seconde guerre mondiale), le lundi de Pâques et le lundi de Pentecôte (pas toujours inclus dans des vacances scolaires, parfois « en plus », suivant la zone), le jeudi de l‘Ascension, le 1er novembre (mais inclus dans les vacances de Toussaint), le 11 novembre, le 14 juillet ( fête nationale, mais inclus dans les vacances d’été), le 15 août (Assomption, mais inclus dans les vacances d’été

  

Pour être enseignant en France, il est obligatoire de passer un concours de recrutement. Les enseignants sont des fonctionnaires de l’Etat. L’IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres) prépare au concours de recrutement et assure la formation au métier. Pour l’Enseignement primaire, c’est le concours  de  « Professeur des Ecoles ». Pour l’enseignement secondaire, il y a le CAPES ( Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré), le CAPET (Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement technique), le CAPLP ( Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement professionnel). Ces concours sont ouverts aux titulaires d’une licence (3 ans d’étude). Les PLP sont généralements bivalents, c’est-à-dire qu’ils enseignent deux matières comme Lettres/Histoire ou Mathématiques/Sciences. Les titulaires du CAPES n’enseignent qu’une matière.  Les professeurs des écoles passent de 24 à 26 heures par semaine avec leurs élèves. Les professeurs de collèges et de lycées ont 18 heures de cours par semaine. Malgré leur statut d’enseignant, les professeurs-documentalistes doivent être présents au collège ou au lycée 30 heures par semaine et il est généralement entendu qu’ils travaillent encore 6 autres heures par semaine à l’extérieur pour, par exemple, fréquenter des bibliothèques, des librairies, lire, etc. Généralement ce temps est sous-évalué, surtout si le professeur-documentaliste s’implique dans des animations pédagogiques spécifiques, s’associe à la réalisation d’IDD, de TPE, d’ECJS, etc, cela peut devenir 15 heures ou même plus! Finalement, suivant la façon dont il s’investit et suivant dans quel établissement il est placé, le professeur-documentaliste peut avoir une énorme charge de travail.  Pourtant, souvent, par l’administration ou par les autres enseignants qui ne voient que le temps de présence dans l’établissement, être professeur-documentaliste est perçu comme bénéficier  d’un statut « avantageux ».  Pour l’enseignement supérieur, les candidats aux concours doivent avoir une maîtrise (4 ans d’études) et passer une agrégation. A noter au passage qu’il n’existe pas d’agrégation dans le domaine de la recherche documentaire. Les agrégés ont 15 heures de cours par semaine à assurer. Il est question d’exiger un « master » obtenu en 5 ans d’études pour passer tous les concours indiqués et l’existence de l’IUFM semble être remise en cause. Il y a une forte diminution du nombre de postes offerts aux concours de recrutement des enseignants et quand il y a un manque il faut souvent avoir recours à des contractuels qui sont bien sûr du personnel avec un statut très précaire. Les différentes réformes scolaires entraînent des suppressions de postes et de nombreux professeurs se trouvent soit en sous-service (nombre d’heures de service incomplet) soit dans l’obligation d’enseigner sur 2 ou 3 établissements scolaires pour arriver à réunir le nombre d’heures prévues.

    J’ai donné quelques éléments permettant de situer un peu le système scolaire français par rapport aux autres qui ont été présentés. Il manque des informations par exemple sur l’apprentissage, la formation continue, le contenu des programmes, etc. Je ne pouvais pas aborder tous ces thèmes dans un simple article. J’ai juste voulu ouvrir un éventuel débat et vous demandez si nous étions vraiment « à bonne école », l’expression signifiant « bien entouré pour progresser ». Si vous souhaitez affiner davantage votre documentation sur ce sujet, vous pouvez consulter : http://www.education.gouv.fr/pid8/le-systeme-educatif.html

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