Lendemains de fêtes

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Le 17 décembre, l’arrivée brutale de la neige sur le sol limousin a légèrement anticipé la date officielle des vacances. Chacun s’attendait à un « Noël blanc » à cause de l’épaisseur de la couche de poudreuse. Tout était devenu immaculé, chacun à pas feutré et hésitant sauf bien sûr les enfants ravis de la métamorphose de la région en station de ski !

  Le Limousin sous la neige

En fait, il n’en a rien été ! Noël n’a pas été « blanc », tout avait disparu avant la date, mais cette intrusion inattendue de la neige a beaucoup perturbé la circulation routière et donc les achats festifs ont été effectués à la dernière minute. Je ne veux pas seulement parler des cadeaux, je vise aussi la nourriture et les alcools. Pour bien démarrer la fête, on propose souvent des cocktails aux amis :  à base de rhum pour la Piña Colada et le Mojito, de vodka pour le Bloody Mary et l’Harvey Walbanger, de téquila pour l’Acapulco ou le Margarita, de gin pour le Negroni et le Tom Collins.

Piña colada

Mojito

Bloody Mary

Harvey Wallbanger

Margarita

Acapulco

Tom Collins

Negroni

Suivront bien sûr les huîtres, les escargots, le foie gras, le saumon puis la dinde aux marrons, la bûchée glacée et les chocolats. Les mets seront accompagnés des vins en rapport, probablement du champagne pour le dessert. Allez, pour vous faire rêver, je vais vous redonner les appellations habituelles des bouteilles de champagne en fonction de leurs volumes :  1/4 de bouteille Piccolo, 1/2 de bouteille Fillette, 2 bouteilles Magnum, 3 bouteilles Marie-Jeanne, 8 bouteilles Impérial, 16 bouteilles Balthazar, 20 bouteilles Nabuchodonosor.

Bouteille de champagne

En l’espace d’une semaine ce sont deux bombances gastronomiques et c’est bien sûr un peu ballonné et grisé que chacun reprend son poste en ce jour.  La neige est revenue hier au soir, comme pour évoquer la nostalgie des vacances. Malgré tout, chers lecteurs,  je vous adresse mes meilleurs vœux pour 2010.

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Mettez un peu de piment dans votre vie pour qu’elle soit moins fade !

Animations culturelles, Gastronomie, Grands événements au lycée, Pays, Pédagogie, Société 15 commentaires

              Il y a quelques semaines, dans le cadre des « Itinéraires gourmands » mis en place dans notre lycée, il a été possible de s’initier à la cuisine hongroise. Le récent voyage à Budapest de nos partenaires italiens a remis à l’honneur ce pays . Tout ceci me conduit à rédiger, en partenariat avec Irén Gunyecz, étudiante hongroise à l’université de Limoges mais aussi employée dans notre établissement, un premier billet sur ce sujet en mettant l’accent sur deux spécialités du pays :  un condiment et le vin.

             Même si mes propos seront  surtout d’ordre gastronomique, il me semble important de vous aider à bien situer géographiquement la Hongrie.  Sa superficie est de 93  030 km². Elle a des frontières avec l’Autriche avec laquelle elle a longtemps été rattachée, avec la Serbie, la Croatie, la Slovénie, la Roumanie, l’Ukraine et la Slovaquie. La particularité de la Hongrie est d’être au centre même de l’Europe géographique. Cette spécificité lui confére un rôle très important d’autant que ce pays a rejoint l’Union Européenne depuis le 1er mai 2004.  Ses liens avec la France se sont beaucoup développés sous Napoléon III et personne n’ignore que le père de Nicolas Sarkozy, président de la République Française, est né près de Budapest, la famille Sarkozy s’étant installée en France vers 1948.   Par ailleurs, le passé de la Hongrie la rattache à la Turquie car, au XVIIème siècle, les Turcs occupèrent ce pays. Cela offre une ouverture de ce pays vers l’Asie. Cette diversité de culture influence sa gastronomie.

                                                       

                                                           

  Budapest est la capitale de la Hongrie. Elle est surnommée « La perle du Danube« . Cette ville est inscrite au patrimoine mondial en raison de sa beauté.  Deux grands fleuves traversent le pays, ce sont le Danube et la TiszaLe lac Balaton, en plus de son attrait touristique, est particulièrement poissonneux. C’est de là que vient le sandre qui entre dans la composition d’une des spécialité gastronomiques de Hongrie : le « halászlé » qui est une sorte de bouillabaise hongroise.

                                                      

          En voici donc la recette, mais sachez que sa cuisson se fait traditionnellement dans un grand chaudron que l’on fait chauffer au-dessus d’un feu comme le montre cette vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=M2iaEqBbz8M

                                                     

 

Ingrédients : 500 gr de carpe, 500 gr de brochet et 500 gr de sandre

                     2 gros oignons pelés et coupés en rondelles

                      1 grande tomate

                      1 pomme de terre de taille moyenne

                     1 cuillère à soupe de paprika en poudre

                    1 paprika vert

                     du poivre

Réalisation : Nettoyer les poissons, les laver et les couper en morceaux d’une épaisseur de 3 cm environ. Disposez les différentes sortes de poissons dans une grande casserole . Mettre de l’huile dans une poele et y faire revenir les oignons puis ajouter les légumes. Ajouter le paprika en poudre et le poivre. Faire cuire très lentement. Ajouter  cette préparation par-dessus les poissons qui sont dans la grande casserole, secouer de temps en temps mais ne  remuer pas car les morceaux de poissons tomberaient en miettes. Servir le  » halászlé » avec du pain blanc.

   Dans cette recette figure le paprika car la cuisine hongroise est impensable sans lui. Il faut savoir que le mot désigne aussi bien le légume (cousin du poivron) que l’épice. Il y a le « paprika cerise » qui est petit, rond, rouge et piquant.

                                                          

  Le « paprika vert » est doux et de forme allongée et parfois il est en fait de couleur jaune très pâle plutôt que vert.

                                                     

Le « bácskai paprika » appelé aussi « paprika TV » a la même forme allongée mais il est vert très clair et peu piquant.

                                          

Le « paprika tomate » est rond,  assez grand, rouge et doux

                                      

   « Piros arany signifie textuellement « de l’or rouge ». Il s’agit d’une crème de paprika, elle est vendue en tube et faite à partir de poivrons hongrois cueillis en pleine maturité, mixés et salés.

                                             

  Pour fabriquer du paprika, les fruits rouges secs sont lavés et séchés au four puis moulus. Les deux grands centres de production de paprika sont Kakocsa et Szeged.  La poudre de paprika en sacs est une spécialité hongroise et sur les tables des restaurants, comme dans chaque foyer, on trouve un saupoudreur rempli de paprika à côté de la salière et de la poivrière.

                                          

                                       

 

 Le paprika a d’abord été utilisé par les paysans qui n’avaient pas les moyens d’acheter du poivre trop coûteux mais cette épice a ensuite conquis toutes les couches sociales hongroises à tel point qu’il en est resté  une sorte de proverbe, « Si on a du sel et du paprika, on a tout »

     Si le lac Balaton est connu pour ses poissons, il est aussi réputé pour son vin. Le vin du massif montagneux de Somló est réputé et il plaisait beaucoup aux Hasbourg. Vous pouvez lire tout un article sur le vignoble de cette région à http://www.jfb.hu/node/179

                                                                     

        Malgré tout le vin le plus apprécié est le Tokaji Aszú qui vient du Nord-Est de la Hongrie, dans la région de Tokaj

                                                                       

 Grâce à ces sites, http://www.vinsdegarde.com/Vins-Hongrie-Tokay.php , http://www.sommelier-vins.com/article-923633.html et http://www.chateauloisel.com/degustation/tokaji.htm vous en saurez beaucoup sur les vins hongrois. Cependant il faut vous parler du Szekszárdi  qui est un vin rosé demi-sec et qui provient du sud de la Hongrie, du Egri Bikavér qui murit au pied des montagnes Bükk.

                                                                                              

                                                                                             

                                                                      

     Les vins mousseux comme le Hungarian Extra Dry ou le Törley sont de très bonne qualité et leurs renoms dépassent la Hongrie. 

                                                                    

 

L’ Unicum est un apéritif très amer fait à base de racines. L’eau-de vie Barack Palinka est faite à partir d’abricots de Kecskemet, ville au centre de la Hongrie.

                                                                                                           

                                                                            

                                                                         

  En attendant d’autres articles sur la Hongrie, visitez http://www.hongrieforum.com/viewtopic.php?t=3890 pour avoir d’autres recettes.

  Je remercie Irén pour son aide précieuse dans la rédaction de cet article.

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Balade gourmande en Grèce avec Antigone

Gastronomie, Pays, Pédagogie, Société 14 commentaires

       Antigone,  jeune Grecque étudiante en sociologie à l’université de Mitylène, prépare le B2 qui lui permetta d’avoir une attestation de maîtrise du français. Son professeur de français langue étrangère, Madame Agnès Matrahji, a souhaité qu’elle s’exprime sur ce blog scolaire

    Antigone voudrait vous entraîner dans une autre dimension, celle de la cuisine grecque, celle du pays de l’huile d’olive et des fromages  dont on connaît surtout la « feta » . Ce fromage est fait du lait de brebis ou de chèvre, il est blanc, friable, salé et assez gras.

Mais il existe aussi l’anthotiro dit aussi « fleur du fromage » qui est fabriqué à partir de lait de vache. Il est assez mou et on a l’habitude de s’en servir pour farcir de petites tomates ou des morceaux de poivrons crus pour l’apéritif.

                                                          

Le kefalotiri est un fromage dur, salé et qui ressemble un peu au parmesan sauf qu’il a une saveur plus douce. Quand il est râpé, il accompagne les plats de pâtes comme dans le célèbre pastitsio

                                                       

                                                     

 Le graviera est souvent râpé. IL sert à faire gratiner les plats

                                                     

Le manouri est un fromage de lait de vache. Il est blanc et un peu salé.

                                                   

   Le mizithra est un fromage blanc et doux, fait de lait de brebis.

                                                 

     Le kasseri est fait de lait de brebis et a une saveur crèmeuse.

                                                      

Le metzovone est un mélange de lait de brebis et de vache. Ce fromage est fumé et une spécialité d’Epire. Il est servi les jours de fête parce qu’il est cher.

                                                  

   Depuis la plus haute antiquité, la Grèce a été renommée pour sa cuisine méditerranéenne et ses produits sains. Les Grecs, peuples sédentarisés à l’aube de l’Histoire, dans un pays à la fois maritime et montagneux, ont su créer une gastronomie subtile à base de légumes, de poissons et d’huile d’olive. Le repas grec est constitué d’une succession de plats dont voici quelques exemples :

 Le « souvlaki » est une brochette de viande de porc grillée au feu de bois avec des légumes et une sauce appelée  « tzatziki » faite d’un mélange de yaourt, d’ail et de concombres.

      C’est en Grèce qu’est né le « koriatiki« , cette salade à base de tomates, de concombres, de poivrons verts, d’olives, de feta et d’huile d’olive.

                                                                  

          Il y a aussi un plat qui existe depuis l’Antiquité : la « fassoulada« . Il est constitué de haricots, de sauce à la  tomate et de carottes.

                                                                  

      Les keftedes sont des boulettes de viande arrosées de citron. C’est délicieux avec du riz ou des légumes Voyez plutôt la recette : http://www.marmiton.org/recettes/recette.cfm?num_recette=14392

                                                               

 La soupe de lentilles est réputée. On l’appelle « fakes« . Vous trouverez quelques recettes à cette adresse : http://www.amb-grece.fr/grece/legumes.htm

  Tous ces plats se dégustent avec de l’ouzo qui est une boisson à base d’alcool de raisin distillé avec de l’anis.   Mais il y a aussi le retsina.

                                                                

                                                                         

   Mille autres plats sont possibles mais n’hésitez pas à aller dans une « zacharoplasteio » qui est une sorte de pâtisserie. Vous pourrez y déguster des « loukoumadès » (sorte de beignets) ainsi que des « galaktoboureko » dont vous pourrez avoir la recette à http://www.belgourmet.be/fr/recettes_grecques/galaktoboureko.php . Il y a aussi les « kadaïfis » ou les « pasteli » (voir, pour  plus de  renseignements http://www.greekcuisine.com/redesign/Greek_Cooking/More_Resources/pasteli.htm )

                                                                           ^

                                                                             

                                                                            

    Merci à Antigone pour m’avoir donné les renseignements de base pour rédiger cet article. Nous vous souhaitons « bon appêtit » car la chaleur quasi estivale de ce mois de mai, en France, invite à découvrir la cuisine hellénique.

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Noël aux tisons : au Québec avec Jocelyne

Animations culturelles, Gastronomie, Grands événements au lycée, Langues, Métier, Pays, Pédagogie, Société, Sport 6 commentaires

      Je demeure au Canada, plus précisément dans la province de Québec.  Cette province est située à l’est du Canada.  Le Québec occupe un vaste territoire dans mon pays le Canada, et il occupe le deuxième rang en population dans ce pays. La majorité des Québécois sont de langue maternelle française, cependant les habitants des autres provinces du Canada  sont majoritairement de langue anglaise.

        Depuis le mois de novembre, chacun à sa façon,  nous nous préparons pour le temps des Fêtes : Noël ou le Jour de l’An. Lequel est le plus fêté ?  Je ne saurais vous dire.   Mais nous sommes excités et fébriles, car pendant cette période de l’année, c’est congé, relâche, repos et aussi réjouissances et dépenses.  Les étudiants seront en vacances quelques jours avant Noël et reprendront les classes vers le 7 janvier. 

      L’hiver au Canada, c’est le froid, la glace, la neige, et de magnifiques paysages blancs.  Les Canadiens pendant cette saison se réunissent avec la famille et les amis pour pratiquer leurs sports préférés : le ski, le patinage à la patinoire du quartier ou sur la rivière gelée, les glissades en luge avec la famille, ou s’organiser une joute de hockey sur la patinoire du quartier.  Bien sûr, les plus frileux s’envolent vers les pays chauds, pour fuir ce froid qui nous colle les narines ensemble, et se remonter le moral, car pour certains Québécois et Canadiens, l’hiver signifie désagréments et déprime.

     Ce matin, les étudiants espéraient un petit congé imprévu, car une première tempête de neige nous est tombée dessus.  Alors, ce matin on guettait le message qui nous indiquerait que l’école était fermée, que les routes étaient enneigées et impraticables et que les autobus scolaires ne circulaient pas.  Et non ! déception pour l’étudiant, le message n’est pas arrivé, donc :   Québécois, à vos pelles ! les écoles sont ouvertes….  Et oui, si on veut sortir notre véhicule automobile de la cour, il faut dégager la voie.

      Depuis novembre et jusqu’aux premières semaines de janvier, plusieurs maisons, boutiques, et bâtisses commerciales, sont décorées et illuminées, à l’intérieur et à l’extérieur. C’est si agréable de se promener dans les rues et d’admirer toutes ces lumières multicolores. Les gens aiment décorer leur maison et les illuminer pour le temps des fêtes.  Certaines décorations sont assez sobres, les gens installent une série de lumières au balcon, ou garnissent les arbres dans la cour avec rubans et lumières multicolores, on retrouve aussi des couronnes de Noël accrochées aux portes, des étoiles ou chandelles aux fenêtres, des silhouettes du Père Noël, du Petit renne au nez rouge, ou tout ce qui nous rappelle ce « Joyeux Temps des Fêtes ».  Il y a des gens qui ne prennent que quelques heures pour faire leur décoration, mais pour d’autres c’est un travail et un plaisir qui durent plusieurs jours.  Voici des photos prises à Wickham, municipalité située à quelques minutes de Drummondville, sur la rue principale qui traverse ce village.  D’année en année, les propriétaires en ajoutent, et les passants s’arrêtent pour admirer tout ce jeu de lumières et prendre des photos. 

     

 Il existe, au Trait  Carré  de Charlesbourg, une animation particulière pour la période de Noël : des expositions extérieures de crèches, des concerts de Noël au presbytère, ainsi que des marches dans la nuit. Vous pourrez en savoir plus grâce à http://www.noelautraitcarre.org/programmation.aspx .

      A Drummondville où j’habite, nous avons le village québécois d’antan qui est ouvert aux visiteurs et tout illuminé pendant la période des fêtes. L’un des beaux endroits à visiter à Drummondville est le Village Québécois d’Antan, situé en bordure de la rivière St-François.  Ce village incluant une ferme d’époque, reconstitue la vie de nos ancêtres québécois du XIXe siècle, avec son magasin général, son bureau de poste, l’école du canton, l’église, la boutique de l’apothicaire et bien d’autres.  Pendant l’été, les coutumes de nos ancêtres y revivent et tout le village s’anime, car des participants, en costumes d’époque, s’y installent et présentent les métiers traditionnels du XIXe siècle au Québec, avec le parler et l’accent de nos ancêtres. Ces habitants accueillent les visiteurs dans leurs maisons, pour leur montrer la fabrication du pain, du fromage, le filage de la laine, le tricotage, la fabrication des chandelles ou du savon du pays, avec des outils du temps de nos ancêtres.  Ils y pratiquent toutes les anciennes techniques qu’utilisaient le forgeron, le boulanger, le menuisier, le cordonnier, et autres métiers de ce temps. Il y a même le maire du village en campagne électorale, le notaire qui offre de rédiger notre contrat de mariage ou le curé qui veut nous confesse, et l’on peut y déguster un menu typique de l’ancêtre québécois. Pendant l’hiver, dans la période de Noël et du Jour de l’An, le village revit, et toutes les maisons y sont décorées de lumières multicolores, c’est très joli.  Un menu traditionnel du Noël d’Antan y est servi : caribou, cretons grands-mères, dinde en sauce, et la bûche de Noël.  Pour bien digérer le tout, une musique de Noël et une marche en famille dans les sentiers de ce village pour admirer le charme de cette époque.  Tout ce beau décor et cette ambiance nous transportent dans un autre siècle.

 

            Et il y a les marchés de Noël, en particulier celui au Vieux-Port où décorations et musiques natales mettent l’ambiance. Et il y a des animations dans les bibliothèques de Québec, avec des contes, des expositions de crèches de plusieurs pays et faites de matériaux divers. Imaginez, certaines sont faites en peaux de bananes ! Voici un petit aperçu du programme proposé par nos bibliothèques : http://www.bibliothequesdequebec.qc.ca/accueil/dep_noel08.pdf  Pour encore plus nous faire rêver le Palais Montcalm proposera, le 21 décembre, un spectacle sur différents noëls en Europe : http://palaismontcalm.ca/programmation/strada-332

      La fête de Noël est une occasion pour les familles de se regrouper et le Jour de l’An on se réunit avec des amis pour festoyer et accueillir cette Nouvelle Année.  Ce sont des fêtes de gourmandise, car c’est l’occasion pour cuisiner les mets traditionnels du Québec ou pour les plus raisonnables, offrir à leurs invités un menu faible en calories et déroger à cette tradition d’abondance. Donc, si on a fait des abus de tables et pris des kilos en trop, la résolution du Nouvel An sera :  la diète et l’exercice physique pour les prochains mois, car c’est coutume de prendre des bonnes résolutions en cette première journée de l’Année.  À partir du Jour de l’An, les Québécois se visitent pour s’échanger des vœux de « Bonne santé tout au long de l’année », « Succès dans tes études » ou bien pour les jeunes couples «Un mariage ou un bébé avant la fin de l’année. ».

     Le traditionnel sapin de Noël trône toujours dans nos salons.  Certains vont le choisir chez des  marchands ambulants qui s’installent à certains endroits de la ville pour vendre leurs sapins, d’autres vont le couper directement dans les bois, et d’autres préfèrent un sapin artificiel.  Le sapin sera garni de boules brillantes, de petits ornements, de lumières et de guirlandes, et toute sa préparation et sa décoration réunissent les membres de la famille, du petit au plus grand.  On peut admirer, à Montréal, dans la maison où vécut l’historien François-Xavier Garneau, un magnifique sapin de Noël décoré à la manière du 18 ème siècle.

     La coutume d’envoyer des cartes de Noël a cessé d’année en année. Il y a 20 ans, parents et amis s’envoyaient des cartes de Noël.  On pouvait décorer la maison en suspendant toutes ces belles cartes.  Aujourd’hui, on les envoie à nos parents et amis lointains.

     Depuis une dizaine d’années, Noël a perdu son esprit religieux, les gens sont moins pratiquants, les églises ne se remplissent plus autant.  Pour certains, cette messe de minuit, sera leur messe annuelle, car ils n’y vont qu’une fois par année et ils sont choyés pour cette messe, car ils ont droit aux chants traditionnels de la chorale paroissiale accompagnée de l’orgue de l’église.  Après la messe de minuit, c’est le Réveillon, alors on se rassemble tous chez un ou chez l’autre pour échanger des cadeaux, et déguster ce Menu de Noël.  Il est certain que la tourtière est au menu, la dinde également, et pour dessert une belle bûche au chocolat.   Les mamans ont fait du sucre à la crème, du fudge, des beignets, des tartes.  Miam miam … c’est délicieux et très sucré.

Pour ceux qui aiment les expériences culinaires, il y a le site http://www.recettes.qc.ca/ et je vous conseille en particulier d’essayer la tourtière de porc. C’est celle que je vais faire. Laissez-vous aussi tenter par les beignes de Noël, le sapin en pains d’épice et le punch de Noël au Chablis.

 

 

          

    Les Canadiens aiment fêter, mais sont prudents, car chez nous, il existe l’Opération Nez Rouge.  Cette opération revient annuellement pendant la période des Fêtes, elle nécessite plusieurs bénévoles qui sont formés pour faire de la prévention en visitant les restaurants, bars et salles de réception.  Un numéro de téléphone est distribué partout dans la ville, et une équipe de 3 bénévoles Nez rouge rejoindra le conducteur qui a consommé de l’alcool.  Cette équipe raccompagne gratuitement le demandeur à l’endroit de son choix, à bord de son véhicule, ainsi le citoyen n’a aucune raison de conduire en état d’ébriété.  C’est une bonne façon de sauver sa vie et celle des autres.

Je vous souhaite de Joyeuses Fêtes !

Jocelyne

           Merci  Jocelyne pour cet article plein d’humour . Il y a aussi quasiment un an que Jocelyne contribue à l’animation des blogs de notre lycée. Merci pour ces belles photos et toutes ces précisions sur Drummondville et sur toutes les animations dans « La Belle Province » en ces jours de fêtes. Que 2009 conserve notre sincère amitié et permette la rédaction d’autres articles sur le Québec.

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Noël aux tisons : en Norvège avec Hilde

Animations culturelles, Gastronomie 10 commentaires

 

 

 

     

   Quand vous pensez au Noël dans le Nord, vous pensez qu’il y a beaucoup de neige, et qu’il fait très froid, n’est-ce- pas ? Alors nous sommes désolés de vous le dire, mais ici, il fait 0 dégrées et  il y a très peu de neige. Ce petit récit n’est donc pas vraiment « sous la neige », mais on espère que cela se changera.

 

      La fête de Noël commence tout doucement le premier dimanche de l’avent. Ce dimanche les sapins de Noël, qui se trouvent dans toutes les villes et villages du pays, et les rues décorées de guirlandes sont allumées. Les enfants norvégiens ont bien entendu un calendrier de l’avent avec un petit cadeau, un morceau de chocolat ou  avec une activité à faire en famille.

                    

 

   

   La première fête au mois de décembre c’est la fête de Ste Lucie. D’origine, c’est une fête suédoise, mais elle a été adoptée par les écoles maternelles et primaires partout. La fête de Ste Lucie se fête le matin avec une parade dans les écoles. Première dans la parade marche une jeune fille, vêtue en blanc portante une couronne avec des bougies électriques. Elle est suivie d’une parade de jeunes garçons et filles, tous vêtus en blanc avec des chapeaux piqués pour les garçons et un fil étincelant pour les filles. Tout le monde porte une bougie. Quand la parade arrive, on éteint la lumière, et la parade se déroule dans le sombre, seulement allumée par les lumières que portent la jeune fille (Ste Lucie) et ses compagnons. En marchant le groupe d’enfants chante une chanson d’origine napolitaine. Après on sert une brioche au safrandans des formes différentes (Lussekatt – chat de Lucie).

 

   En Norvège on fête Noël le 24 décembre. Le 24 tout ferme vers 13h, et on rentre en famille. La Norvègeest un pays luthérien. Nous avons une église d’Etat, et 80 % des Norvégiens en sont membres. Cela ne veut pas dire qu’on est un pays croyant. Dans le protestantisme la foi est un choix personnel, et il n’y a pas nécessairement un lien direct entre d’être membre de l’église officielle et d’être croyant. La plupart des Norvégiens ne se considèrent pas comme croyants et vont à l’église une fois par ans, et c’est le 24. Dans beaucoup de familles, c’est la tradition d’aller à la messe cet après-midi. La messe commence à 16h, et Noël commence officiellement à 18h.

 

Pour le réveillon, c’est-à-dire ce n’est pas vraiment réveillon comme le repas commence à 18h ou 19h, on mange souvent un repas traditionnel. C’est soit la côte du porc rôtie (ribbe), soit la côte d’agneau salée et séchée et puis coupé en morceaux (pinnekjøtt). Avec ceci on boit traditionnellement de la bière et un digestif, l’aqua vite (l’eau de vie).

 

Après le dessert, on sert du café et des pâtisseries. Cela est quelque chose de spécial pour les pays nordiques.  On fait des pâtisseries spéciales pour Noël. En norvégien, on les appelle des gâteaux, mais ils sont en effet des biscuits. Vous voyez une image au-dessus. Traditionnellement chaque bonne cuisinière en faisait au moins sept types différents.

 

 

Après le café, on ouvre les cadeaux de Noël et après ça, on danse autour du sapin de Noël en chantant des chants de Noël. Nous avons les chants comme « Douce nuit » (« Glade Jul »), mais aussi beaucoup de chants norvégiens. Cela est encore une tradition nordique.

 

Les jours fériés pour les travailleurs sont le 25 et le 26. Le 27 on reprend travail, mais les jours sont souvent plus courts, et beaucoup de monde est en congé toute la semaine de Noël. En général, les écoles terminent deux jours avant le 24, mais cette année la dernière journée scolaire est le 19. Les écoles ont souvent 10 jours de vacances, mais cette année, les écoles ne reprennent pas qu’avant le 5 janvier. Il y aura des longues vacances de Noël pour les élèves.

De la part de notre groupe Joyeux Noël et bonne année ou en norvégien : God jul og godt nytt år!

 

 

 

Une spécialité norvégienne: Une tour en frangipane. Il faut absolument qu’elle soit décorée de drapeaux norvégiens et un genre de confetti spécial appelé ”bonbon de bruit”

           J’ai reproduit fidélement le texte qu’Hilde m’a adressé. Tout le crédit photographique lui revient. Je tiens particulièrement à la remercier et lui adresse, ainsi qu’à ses élèves, tous mes voeux pour 2009. Au niveau des souhaits, je mets particulièrement l’accent sur la poursuite de notre fructueuse collaboration.

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Addiction et addition de faits

Littérature, Personnages, Santé, Société 6 commentaires

          Vous savez que je regarde peu la télévision, par contre mon loisir favori est la lecture. Ainsi, je suis un rat de bibliothèque ! Je dévore les livres et les revues. Cette « dépendance » n’est pourtant pas, que je sache, assimilée à une « addiction« , elle est même généralement bien vue. Elle est axée sur un besoin un peu immodéré de connaissance et c’est donc considéré comme quelque chose de positif. Donc, ces jours-ci, alors que je me trouvais à la BFM de Limoges, j’ai remarqué une revue dont j’ignorais avant l’existence. Il s’agit de Addictions, magazine de prévention en alcoologie et addictologie. C’était le numéro 21 de cette revue et il datait de mars 2008.

       Il s’agissait d’une analyse des raisons pour lesquelles l’alcool, la cigarette et les jeux d’argent ont été banalisés, presque valorisés au point de maintenant représenter des fléaux sociaux. Ils relévent du problème de la psychiatrie puisque ce sont des troubles du comportement.

      L’auteur de l’article parlait de l’influence qu’ont eu les émissions de « télé-réalité« , les participants, se sachant filmés 24 heures sur 24, consommaient, bien entendu devant la caméra, de l’alcool de façon à tenter d’inhiber leur timidité, leur « panique » de se savoir espionnés. Comme la plupart des « lofteurs » étaient des fumeurs, il ne leur était pas possible de s’arrêter de consommer des cigarettes. Non seulement les spectateurs les voyaient fumer, mais ils les entendaient réclamer du tabac ! Et puis, là-aussi l’effet de « décontraction  » était recherché. La seule chose qui a été interdite est que le nom de la marque de cigarette soit trop vu!

     L’auteur poursuivait ensuite à propos des jeux d’argent.  Autrefois, la vision qui était offerte était celle de tripots, de bas-fonds. Il y avait aussi l’image accablante en littérature du Joueur de Dostoievski, celle dont parle Stevenson dans ses romans. Mais maintenant Patrick Bruel, très respectable apprend à jouer au poker!

    Des successions de faits, disons ces « additions », ont, selon l’auteur, favorisé le développement de l’addiction. Qu’en pensez-vous ?

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