2 octobre, 2009
Gastronomie, Grands événements au lycée, Pays, Personnages, Pédagogie, Société
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La sortie récente du film Julia et Julie a mis à l’honneur la cuisine française et a renforcé l’idée que ” gastronomie ” rimait avec ” Paris “. C’est vrai que nos chefs cuisiniers ont assuré notre renommée et ce depuis longtemps. Ils ont rivalisé d’imagination. Il en est de même pour l’organisation de la restauration. Chacun se souvient du maître d’hôtel Vatel qui, parce qu’au cours d’un repas offert par Condé à Louis XIV à Chantilly le poisson n’avait pas été livré à temps, se crut déshonoré et se transperça de son épée.


Cependant la France n’est pas le seul pays d’Europe à proposer ce que l’on appelle ” de la bonne cuisine ” et ” un service de qualité “. C’est ce qu’ont voulu démontrer les élèves du Lycée Jean Monnet, en particulier les classes de 2ème année BTS pour la réalisation du repas et de Mise A Niveau pour la prestation auprès du client.
Le jeudi 1er Octobre, à partir de 19h, au Jardin des Mets, dans un décor aux couleurs de l’Europe avec la présence des drapeaux de l’ensemble de la Communauté économique et géographique, les clients pouvaient déguster des spécialités de différents pays. Les entrées froides permettaient d’émoustiller les palais en offrant la découverte de spécialités de Norvège , de Grèce, d’Italie et de France. Chacun pouvait, à loisir, déguster du saumon fumé appelé Gravad-lax, du ” tzartziki ” (yaourt au concombre et à l’ail), de petites boules de melons côtoyant du jambon de Parme ainsi qu’une salade de pâtes ( ” penne ” c’est-à-dire des pâtes en forme de hampe de plume et ” pesto ” c’est-à-dire ” pistou ” génois avec des pignons de pins ), de la charcuterie française ( ballottine de caille et une terrine de campagne ).





L’appétit étant ouvert, un buffet chaud prenait le relais dans la découverte de ce ” voyage européen du goût “. Un ” waterzooï de poulet ‘” ( préparation à base de poulet dont le bouillon ou le fumet est lié à la crème) permettait une invitation en Belgique puis un sauté de bœuf au paprika transportait en Hongrie et une ” zarzuela ” (sorte de bouillabaisse) assurait le départ pour l’Espagne. Tout n’était que délice. Dans l’assistance on notait la présence d’habitants des pays évoqués et ils s’accordaient à reconnaître la qualité et l’authenticité des plats proposés.


S’en suivait le moment des desserts. Quelle saveur dans le ” tiramisù ” qui a été servi ! L’Italie culinaire y était toute entière avec le mascarpone, le café et le marsala ! Cependant la forêt noire d’Allemagne et l’apfelstrudel d’Autriche (une sorte de tarte aux pommes avec une pointe de cannelle) flattaient encore les sens. Une mousse au chocolat et des œufs à la neige ramenaient le client en France après ce survol, par les papilles, d’une partie du territoire européen.




Des soirées comme celle-ci permettent d’apprécier (à noter c’est aussi l’un des sens du verbe “goûter“) la diversité en matière de recettes culinaires, à travers cette connaissance, chacun ouvre son esprit, s’intéresse à d’autres cultures, d’autres civilisations. Merci aux élèves du lycée, merci à leurs professeurs de favoriser ce cheminement de l’esprit.
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4 mai, 2009
Animations culturelles, Littérature, Pays, Personnages, Pédagogie, Société
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Pour tous les armistices
Les arbres et les fleurs
La joie, le rire, le bonheur.
Pourquoi les hommes
Font-ils toujours la guerre ?
Et puis, tant de malheurs,
Cyclones, épidémies,
Famines. Tant de tristesse.
Pourquoi les hommes
Ajoutent-ils la guerre ?
Andrée Clair (1916-1982)
Cette semaine, en France, nous allons célèbrer l’armistice du 8 mai 1945. Cet événément n’est pas commémoré partout dans le monde parce qu’en fait le mot “armistice” est un peu abusif pour désigner une réalité planétaire. Certes, en Europe, le second conflit mondial a cessé puisque la veille il y a eu la capitulation de l’Allemagne comme le rappelle ce site http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19450507 . De ce fait, bien sûr, les armes se sont arrêtées en Europe parce que c’est la signification même du mot “armistice” mais la paix ne s’est pas installée pour autant dans le monde ! En effet les combats se sont poursuivis et peut-être ont-ils été encore plus terribles les derniers mois puisqu’il y a eu la terrible bataille du Pacifique opposant les Etats-Unis et le Japon. Peut-être même les deux explosions atomiques sur Hiroshima et Nagasaki des 6 et 9 août 1945 ont-elles été plus destructrices en “seulement” deux jours que le conflit qui durait depuis 1939 jusqu’à ces deux dates ! Une vision d’apocalypse bien démontrée par cette vidéo : http://www.aufeminin.com/video/see_88690/6-aout-1945-8-heures-15.html . Cette vidéo de l’ENA accentue le côté diabolique de l’entreprise en insistant sur les “performances” des bombes et sur l’aspect faussement scientifique des recherches entreprises pour “tuer le plus efficacement possible” : http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&from=fulltext&full=Nagasaki&num_notice=1&total_notices=3
Pourtant, en 1945, peu d’hommes politiques ont dénoncé cette sorte de terrorisme. Le philosophe et romancier Albert Camus a été un des rares à dénoncer cette atrocité dans son célèbre éditorial du journal Combat : http://www.matisse.lettres.free.fr/artdeblamer/tcombat.htm .

Non les armes ne se sont arrêtées en ce 8 mai 1945 et la folie meurtière a continué ! Je ne crois pas pour autant qu’il faille renoncer à la commémoration de ce jour même si la France est le seul pays, en Europe, à le faire encore. Seulement, le mot “armistice” est inapproprié et est même assez méprisant pour les victimes postérieures à cette date. On trouve parfois, sur le calendrier, à la date du 8 mai, l’intitulé “Victoire 1945“. Et cela aussi est relatif parce que si c’était “la victoire”, pourquoi fallait-il poursuivre les combats, même ailleurs ? Il faudrait juste dire “Capitulation de l’Allemagne nazie“.
Un texte admirable que celui d’Andrée Clair! Cette romancière est née et morte en France mais sa vie est associée au Niger. Voici d’autres renseignements biographiques sur elle : http://aflit.arts.uwa.edu.au/ClairAndree.html Et combien son texte est de circonstances ! Les “malheurs naturels” sont d’actualité ! Comment oublier le séisme à L’Aquila en Italie il y a quelques jours ( http://www.dailymotion.com/video/x8wj8c_tremblement-de-terre-a-laquila-en-i_news ) et celui au sud de Mexico (Mexique) la semaine dernière ( http://www.lexpress.fr/actualites/2/seisme-de-magnitude-5-6-au-mexique-pas-de-victimes-signalees_756887.html ) La romancière parle “d’épidémie”, comment ne pas penser à cette terrible grippe que maintenant on ne nomme plus ni “porcine” ni “mexicaine” mais “H1 N1″ ( http://www.woopie.jp/video/watch/6b59233de0dd00a8 ) Quand on voit effectivement tous ces “fléaux”, est-ce bien “raisonnable” d’ajouter la guerre, ne faudrait-il pas penser à la solidarité et au bien-être de chacun ?
Le titre de ce billet, C’est de bonne guerre, se veut l’illustration des différentes expressions françaises comprenant le mot “guerre”. Elle signifie que l’on estime que le comportement de l’adversaire est jugé correct et légitime. Voici d’autres expressions :
- guerre des ondes : la radio et la télévision sont utilisées pour diffuser de la propagande
- guerre des étoiles : programme lancé par Ronald Reagan en 1983 pour éliminer la menace de missiles stratégiques
- guerre sainte : une guerre menée sous des prétextes religieux
- guerre totale : forme de guerre dans laquelle on utilise tous les moyens possibles
- guerre froide : tension entre les Etats-Unis et l’URSS après la seconde guerre mondiale
- petite guerre : guerre de harcélement
- guerre des tranchées : référence à la première guerre mondiale durant laquelle les soldats étaient dans les tranchées
- guerre chimique, nucléaire, biologique ou guerre NBC : formes de guerres dans lesquelles on utilise ce type d’armes.
- nom de guerre : nom que prenait un soldat en s’enrôlant
- homme de guerre : homme dont le métier est de faire la guerre
- de guerre lasse : à bout de résistance
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3 mars, 2009
Animations culturelles, Animaux, Ecologie, Gastronomie, Jeu, Langues, Littérature, Pays, Personnages, Pédagogie, Société, musique
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Le dimanche 1er mars a été doublement fêté à Limoges. D’abord, comme partout en France, nous avons eu une attention particulière pour les grands-mères car c’était leur fête. En effet, depuis 1987, une marque de café du groupe Kraft Foods et appelé “Café Grand-mère” a instauré une célébration particulière pour chaque”Mamie” ou “Mémé” le premier dimanche de mars. Cette date figure même maintenant au calendrier.

Ensuite, c’était “la cavalcade” comme on dit ici, c’est-à-dire le défilé carnavalesque. C’est un des temps forts de la ville. Chaque année, un thème est défini et, pour 2009, il s’agissait de “combiner” celui des Fées et celui du Nord de la France. Le succès du film “Bienvenue chez les Ch’tis” de Dany Boon sorti en 2008 a largement influencé ce choix. L’action se passe à Bergues, près de Dunkerque, et “ch’tis” signifie, en patois local, “gens du Nord”. L’expression “fées-ch’tis-val” se veut une sorte de ”concentré” pour dire que le (carna) val aura pour thème les fées et les ch’tis et que ce sera un festival (sonorité proche du mot-valise “fées-ch’tis-val”)
Sur un parcours d’environ trois kilomètres dont les deux points stratégiques étaient l’Hôtel de Ville et le Pont Neuf, plusieurs milliers de Limougeauds et de touristes s’étaient massés pour regarder passer les chars. Au niveau de la Mairie de Limoges, Jean-Pierre Descombes, ancien animateur de jeux sur la chaîne télévisée Fr3 (télévision régionale), faisait patienter les badauds dans l’attente du corso en posant quelques questions au public sur le nom de génériques d’émissions. Ses interventions étaient entre-coupées par de la musique avec, en particulier, des airs de Johnny Halliday, Edith Piaf ou des références à des chansons qu’avait l’habitude d’interprêter Pascal Sevran, mort l’an passé, et dont la personnalité est très liée au Limousin. Des danseuses évoluaient sur un podium ou sur la place. Elles excellaient aussi bien dans le French Cancan que dans la danse du ventre.

Puis sont arrivées les majorettes de Limoges vêtues en rouge et blanc et avec de belles plumes dans le dos. Elles ont été suivies d’un char faisant référence à la légende d’Arthur et bien entendu à la fée Viviane, aux chevaliers de la Table Ronde, à l’enchanteur Merlin et à la célèbre épée Excalibur .


Puisque le Nord de la France était à l’honneur, l’animation suivante était des échassiers de Merchtem (Belgique ) perchés sur des échasses d’environ 4 métres de haut. Ils passaient tout juste sous les fils électriques qui alimentent les trolleys de Limoges ! Ils étaient accompagnés d’autres Belges se déplaçant trois par trois, au même rythme, puisque une seule paire de ski les reliait. Jean-Pierre Descombes a expliqué que “ces moyens de transport” étaient très courant en Belgique et participaient de la tradition.


L’Harmonie Municipale de Limoges a joué quelques airs lors de son passage, faisant largement entendre tambours et saxophones. Le char suivant s’intitulait “On a perdu le Nord” et une grosse planisphère en occupait presque tout l’espace. En français, “perdre le Nord”, au sens figuré, veut dire avoir un peu perdu la raison.


D’étranges “réparateurs” tenant à la main des clés à molettes géantes pour intervenir en cas de besoin, poussaient le “Mékanibulle“, une étonnante machine à fabriquer d’énormes bulles de savon qui s’envolaient en l’air ou bien planaient au-dessus de la tête des spectateurs. Parfois cet “engin” émettait un bruit bizarre comme s’il y avait une explosition proche ! Mais personne vraiment ne s’en inquiétait, plutôt chacun pouffait de rire. Mais juste après arrivait un terrible dragon faisant référence au film sorti en 1996 : “Coeur de Dragon” de Rob Cohen. Nous étions à nouveau au Moyen-Age.


Par le biais des dragons, nous étions à l’époque médiévale mais l’animal fabuleux suggérait aussi l’Asie. Et, en effet des “Kuang-Fu” ont chassé les mauvais esprits avec la danse du lion. Ils ont même fait une démonstration de manipulation de sabres qui a impressionné le public. Et de Chine nous revenions au Nord de la France avec le char des “Grises mines“. Il y a une référence aux mines de charbon dont il est question dans le roman “Germinal“ d’Emile Zola. Mais, à part cela, les personnages ne faisaient pas du tout “grises mines” (cela signifie être triste) car on pouvait reconnaître, dans les pâtes en carton, Laurel et Hardy ainsi que Charlot, c’est-à-dire des comiques.


La fée Clochette d’après “Peter Pan” écrit par James Matthew Barrie suivait ces drôles de mannequins. Ce roman ayant été adapté en dessins animés par Walt Disney, le public était préparé à l’arrivée d’un bâteau à roues tel que l’on peut en voir sur le Mississipi. A son bord, des “jazzmen” évoquaient la Louisiane et les attaches françaises avec l’Amérique.

Après cette croisière le long du Mississipi, le public revenait en France et plus exactement dans le Nord avec l’évocation des corons c’est-à-dire les habitations ouvrières en pays minier. Mais, pour faire rire malgré la grisaille habituelle de ces pauvres maisons, “les corons” sont devenus “lait corons” (prononciation identique) permettant ainsi la figuration d’une vache du Limousin sur le char ! Le voyage n’était pas fini pour autant avec la venue de l’ensemble artistique “Pavulesse” d’Italie. Ce groupe est constitué d’une vingtaine de danseurs tous coiffés d’un très long (1,50 m) et très étroit chapeau. Les danseurs venaient de participer au carnaval de Venise.

La “fée électricité” n’était pas oubliée avec les mannequins “disco“, micro à la main et très survoltés. Pour ne pas perdre le rythme, il y avait ensuite les danseuses mexicaines, avec leurs robes volantées aux mille couleurs, accompagnées de Mexicains jouant au lasso. Suivait aussi un char évoquant le Mexique avec les cactus et les sombreros.



Le char suivant conduisait les spectateurs vers les pays du Nord avec les Vikings. La fanfare de Chézy-sur-Marne (région Picardie, département de l’Aisne) jouait allégrement du tambour et l’on pouvait voir le “Royaume des Fées” avec l’évocation de Viviane et Mélusine.



Les “Pères La joie” originaires de Ternoise (région Pas-de-Calais) avec leurs habits bleus et leurs bonnets de meunier leur emboitaient le pas tout en frappant sur leurs tambours ou en soufflant dans leurs trompettes ou saxophones. Ils étaient suivis de “Chez Momo” qui faisait référence à la restauration rapide et en particulier aux fameuses “French fries” c’est-à-dire les frites. Juste après venaient les “Géants du Nord “, exactement de Steenvoordde et de Hondschoote. En tête, il y avait Mademoiselle Bintje et, près d’elle Edgar le Motard ainsi que la Belle Hélène. Près d’eux jouait la fanfare de Steenvoorde.



Le char “Flibustiers et pirates” reprenait le thème du voyage avec les risques liés à l’aventure en mer. Puis la fanfare appelée “les Ziguenerinsel“ de Stuttgart (Allemagne) annonçait l’arrivée du “Royaume des fées“, c’est-à-dire le char de Miss Limoges et de ses trois dauphines. La “Reine” était Léa Berthaud,18 ans, élève en terminale marketing au lycée Suzanne Valadon de Limoges. Son élection datait de la Saint Valentin.

Enfin les légendaires “Gueules Sèches” ont défilé, entraînant à leur suite le char en quelque sorte du “Roi” à cause du soleil miroir qui le caractérisait. Le thème était le réchauffement climatique, les ours polaires devant s’abriter sous un parasol ! La chaleur était encore dans la clôture du défilé par un groupe antillais. Tous les chars, au fur et à mesure de leur passage, avaient poursuivi leurs routes en direction du Pont Neuf pour que la foule puisse assister à la combustion puis à la noyade du mannequin carnaval dans les eaux de la Vienne.

J’ai fait au mieux pour vous faire un compte-rendu d’un spectacle populaire d’environ 4 heures. Pour rendre encore plus vivante cette animation culturelle, je vous propose de visionner quelques vidéos. Vous y entendrez les bruits de la fête et les rires, vous verrez les serpentins les confettis et les bulles de savon qui voltigent un peu partout. C’est un moment de liesse durant lequel chacun essaie d’oublier son quotidien et de faire un plein d’énergie.
http://www.youtube.cofrm/watch?v=W8Eso_f6bXs&hl=
http://www.youtube.com/watch?v=t2Af4_-LHRA&hl=fr
http://www.youtube.com/watch?v=7NcdE9dI4OU&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=zTs7Chlp_Pc&feature=related
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1 septembre, 2008
Animations culturelles, Gastronomie, Grands événements au lycée, Humour, Pays, Personnages, Pédagogie, musique
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Nous reprenons aujourd’hui. Le temps des vacances est fini et “les choses sérieuses” vont commencer. Quand vous allez voir le titre de cet article, vous allez pensez “ça y est, déjà un cours d’économie, on n’a même pas le temps de souffler !” Et puis surtout, les visiteurs dont les idées sont plutôt altermondialistes vont dire “mais ce n’est pas possible, même sur les blogs scolaires on nous met la pression!” Eh bien, chers lecteurs, je vais vous expliquer le choix de mon intitulé.
Je ne vais pas me “lancer” dans un cours d’économie. Ce n’est pas du tout mon domaine ! Le mot “mondialisation” que j’ai employé veut faire référence à l’impact que prennent nos blogs scolaires et leurs intervenants. Jusqu’à présent, pour ceux qui ont suivi “l’historique”, au niveau du lycée, il y avait d’abord le blog “Coménius” , puis le blog “Le cap de Bonne Espérance“, ensuite “le blog du CDI” et enfin “le blog de la classe européenne“. http://comeniusgastronomie.blogspot.com/ permet de mettre en contact différents établissements scolaires en France et à l’étranger de façon à valoriser la gastronomie. http://www.weblettres.net/blogs/?w=capdebonneesper a regroupé sur son espace des intervenants de tous les coins du monde de façon à privilégier l’usage de la langue française et la découverte de pays lointains. http://lewebpedagogique.com/theeuroclass/ a servi de tremplin pour pratiquer l’anglais mais pour l’instant juste au sein du lycée. Quant à http://lewebpedagogique.com/cdilyceemonnet/, il a essayé d’être l’élément fédérateur de tous ces espaces chacun si riche.
C’est pourquoi, poursuivant dans ce même état d’esprit, je voudrais vous confirmer, car vous l’avez partiellement compris avec les nouveaux liens ajoutés et les différents commentaires de l’article intitulé “Les visites de l’été”, que j’ai oeuvré pour que chacun des différents blogs existants au sein de ce lycée dépasse son propre cadre, communique les uns avec les autres. “La mondialisation” avait déjà débuté sur l’espace de Doris avec des articles sur l’Afrique du Sud, l’Ohio, la Norvège, la Nouvelle-Calédonie, le Canada, le Japon, le Brésil, le Maroc. Mais cette “mondialisation s’est encore plus concrétisée avec le partenariat que Doris et moi avons conclu avec http://lewebpedagogique.com/notreprof/ (blog francophone ouvert par Debra en Ohio), http://lewebpedagogique.com/blmf/ (blog francophone ouvert par Hilde en Norvège), http://vivre-en-islande.blogspot.com/ (blog francophone d’un émigré en Islande) et dans les jours prochains un blog francophone en provenance de l‘Italie verra le jour. Peut-être même qu’en cours d’année scolaire, nos contacts s’élargiront encore. Normalement nous devrions avoir , en particulier, l’intervention de Kathie, une enseignante d’Australie, pour parler de son séjour en Tanzanie.
Quant à la “délocalisation“, c’est le terme qui m’a semblé le plus approprié pour dire que chaque enseignant, chaque élève ne doit pas rester dans “son petit monde”, “sa petite discipline” mais s’ouvrir à ce qui l’entoure. On parle de plus en plus de projet interdisciplinaire. Il me semble que ces blogs scolaires sont des excellents moyens de sortir de son isolement. Les blogs, autres que “pédagogiques” ont généralement une option intitulée “faîtes tourner ce blog” qui consite à mettre en réseau différents blogs de façon à faciliter la communication d’un espace à un autre, alors n’hésitez pas à faire pareil mais, vous, pour des visées pédagogiques ! Lisez, commentez ! Je veux dire par là que j’encourage vivement les différents responsables de blogs à se “parler” par espace interposé et à encourager leurs élèves à le faire de façon à largement “décloisonner”.
Et pour ceux qui n’ont pas de blogs scolaires, qui ne les consultent que de temps en temps ? Je conseille plus ou moins la même chose mais en mettant l’accent sur la “fréquentation” de mon propre espace car, je le répéte, je souhaite être le lien entre tous. Je voudrais aussi ajouter que je conçois également mon rôle comme une approche différente de l’enseignement que peuvent dispenser mes collègues en cours. Ainsi, je prévois de vous parler de “cuisine”, “d’hygiène”, de “dessin”, d’”anglais”, “d’espagnol”, d’”allemand” etc mais avec un autre regard. Il me semble que cette façon de faire, plus ludique, moins dans la perspective d’une “interrogation à venir”, peut faciliter la motivation de vos élèves pour “les vrais cours”.
Outre ce passage par le virtuel, il va de soi que je sollicite aussi les “visites réelles” au CDI. Je ne voudrais surtout pas nier l’utilité du contact physique et l’importance de chercher ensemble des documents parmi le fonds du CDI
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