Waka Waka (This Time for Africa /Esto es Africa)

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                       Qui n’a pas encore en tête l’hymne officiel de la Coupe du Monde de Football de l’été 2010 en Afrique du Sud ? C’est la chanson de la belle Colombienne Shakira.  C’est un « tube » qu’affectionnent particulièrement nos élèves même s’il est attaché à la défaite cuisante « des Bleus » et à toute la polémique au sujet de leur attitude peu respectueuse durant cette manifestation sportive.  Les matches ont été l’occasion d’attirer tous les regards sur ce pays et d’en savoir le plus possible. Aussi, c’est avec un immense plaisir que Daleen Krige, intervenante d’Afrique du Sud dont les fidèles lecteurs de ce blog ont déjà entendu parler depuis très longtemps, a été accueillie dans notre établissement. Elle est allée à la rencontre de plusieurs classes. Florian, un élève de 1ère année Baccalauréat Professionnelle Farine, au nom de tous les élèves de sa section, a souhaité fournir sur cet espace un compte-rendu, en anglais, de toutes les informations qu’il a recueillies au cours des échanges. Je vous livre son texte :

« Daleen’s visit

  On Monday 4th October 2010, we have received a person from South Africa. We have asked her questions. Her name is Daleen. Her ancestors are of Dutch origin. Her ex-husband is of German origin. She was born in Bloemfontein. Eleven languages are spoken in South Africa. She can speak two: Afrikaans and English. It took her eleven hours to go from Johannesburg to Paris by plane. She left Johannesburg at 7 pm and she arrived in Paris at 6 am. It is a tiring  journey. At the moment, it is very hot in South Africa: 31°C. It is spring. There is a six months’ difference between our seasons.

     In the morning, Daleen has an English breakfast with bacon, eggs, tomatoes, sausages, muesli and coffee. South-Africans appreciate Malay cooking with mild spices and pudding for the dessert. They drink a lot of beer even if they produce wine.

    Daleen is a teacher at the university and she teaches communication. In South Africa, there are 50 pupils per class. The summer holidays are in December and January and they last 6 weeks. Daleen has already visited Austria, England, Germany, Italy, Belgium the Netherlands and Denmark. She often comes to Europe to pay a visit to her friend: Mrs Visconti, our librarian.

    Daleen and South-Africans love Nelson Mandela a lot. When he died, there will be several months’ national mourning. He has completely changed the country. Today, Blacks and Whites are equal even if there are more poor blacks. But everybody can now vote. South Africa is a democracy.

Racial segregation no longer exists. The country is developing. There are still a few tribes who coexist with the rest of the population. The football world Cup has brought a lot of money to the country and the stadiums which were built for the football world cup will be used for the rugby tournament and they are already used for different sports and rock concerts. It was an interesting visit.Thank you Daleen.  « 

                                                                                                   

 

                                                              

   Vous n’êtes peut-être pas de brillants anglophones, aussi je vais vous traduire ce texte :

« La visite de Daleen

     Lundi 4 octobre 2010, nous avons reçu une personne d’Afrique du Sud. Nous lui avons posé quelques questions. Elle s’appelle Daleen. Ses ancêtres sont d’origine hollandaise. Son ex-mari était d’origine allemande . Elle est née à Bloemfontein. Onze langues sont parlées en Afrique du Sud. Elle sait en parler deux : l’afrikaans et l’anglais.

        Il lui a fallu onze heures pour venir de Johannesburg à Paris en avion. Elle est partie de Johannesburg à sept heures du soir et elle est arrivée à Paris à six heures du matin. C’est un voyage fatigant. En ce moment, il fait très chaud en Afrique du Sud : 31°c. C’est le printemps. Il y a une différence de six mois entre nos saisons.

      Le matin, Daleen prend un petit-déjeuner anglais avec du bacon, des œufs, des tomates, des saucisses, du muesli et du café. Les Sud-Africains apprécient la cuisine Malay avec des épices douces et du pudding en dessert. Ils boivent beaucoup de bière même s’ils produisent du vin. Daleen est professeur à l’université et enseigne la communication. En Afrique du Sud, il y a 50 élèves par classe. Les grandes vacances sont en décembre et janvier et elles durent 6 semaines. Daleen a déjà visité l’Autriche, l’Angleterre, l’  Allemagne, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas, le Danemark. Elle vient souvent en Europe rendre visite à son amie : Mme Visconti, notre documentaliste.

      Daleen et les Africains du Sud aiment beaucoup Nelson Mandela. Quand il mourra, il y aura des mois de deuil national. Il a complètement changé le pays. Aujourd’hui, les Noirs et les Blancs sont égaux même s’il y a plus de Noirs pauvres. Mais tout le monde peut maintenant voter. L’Afrique du Sud est une démocratie.

     La ségrégation raciale n’existe plus. Le pays se développe. Il y a encore quelques tribus qui coexistent avec le reste de la population. La Coupe du Monde de football a apporté beaucoup d’argent au pays et les stades qui ont été construits pour la coupe du monde de football vont servir pour le tournoi de rugby, et ils sont déjà réutilisés pour les différents sports et pour des concerts rock. Ce fut une intéressante visite. Merci Daleen ! « 

        

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Goûtons l’Europe

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La sortie récente du film Julia et Julie a mis à l’honneur la cuisine française et a renforcé l’idée que  » gastronomie  » rimait avec  » Paris « . C’est vrai que nos chefs cuisiniers ont assuré notre renommée et ce depuis longtemps. Ils ont rivalisé d’imagination. Il en est de même pour l’organisation de la restauration. Chacun se souvient du maître d’hôtel Vatel qui, parce qu’au cours d’un repas offert par Condé à Louis XIV à Chantilly le poisson n’avait pas été livré à temps, se crut déshonoré et se transperça de son épée.

Le grand Condé 1621-1686

Louis XIV 1643-1715

Cependant la France n’est pas le seul pays d’Europe à proposer ce que l’on appelle  » de la bonne cuisine  » et  » un service de qualité « . C’est ce qu’ont voulu démontrer les élèves du Lycée Jean Monnet, en particulier les classes de 2ème année BTS pour la réalisation du repas et de Mise A Niveau pour la prestation auprès du client.

Le jeudi 1er Octobre, à partir de 19h, au Jardin des Mets, dans un décor aux couleurs de l’Europe avec la présence des drapeaux de l’ensemble de la Communauté économique et géographique, les clients pouvaient déguster des spécialités de différents pays. Les entrées froides permettaient d’émoustiller les palais en offrant la découverte de spécialités de Norvège , de Grèce, d’Italie et de France. Chacun pouvait, à loisir, déguster du saumon fumé appelé Gravad-lax, du  » tzartziki  » (yaourt au concombre et à l’ail), de petites boules de melons côtoyant du jambon de Parme ainsi qu’une salade de pâtes (  » penne  » c’est-à-dire des pâtes en forme de hampe de plume et  » pesto  » c’est-à-dire  » pistou  » génois avec des pignons de pins ), de la charcuterie française ( ballottine de caille et une terrine de campagne ).

Décoration avec les pays européens

L'Europe et ses drapeaux

Les apéritifs

Les différentes entrées

Liste des entrées proposées

L’appétit étant ouvert, un buffet chaud prenait le relais dans la découverte de ce  » voyage européen du goût « . Un  » waterzooï de poulet ‘ » ( préparation à base de poulet dont le bouillon ou le fumet est lié à la crème) permettait une invitation en Belgique puis un sauté de bœuf au paprika transportait en Hongrie et une  » zarzuela  » (sorte de bouillabaisse) assurait le départ pour l’Espagne. Tout n’était que délice. Dans l’assistance on notait la présence d’habitants des pays évoqués et ils s’accordaient à reconnaître la qualité et l’authenticité des plats proposés.

Le buffet chaud

Liste des plats de résistance proposés

S’en suivait le moment des desserts. Quelle saveur dans le  » tiramisù  » qui a été servi ! L’Italie culinaire y était toute entière avec le mascarpone, le café et le marsala ! Cependant la forêt noire d’Allemagne et l’apfelstrudel d’Autriche (une sorte de tarte aux pommes avec une pointe de cannelle) flattaient encore les sens. Une mousse au chocolat et des œufs à la neige ramenaient le client en France après ce survol, par les papilles, d’une partie du territoire européen.

Les desserts

Des délices

Carte des desserts

Autre carte des desserts

Des soirées comme celle-ci permettent d’apprécier (à noter c’est aussi l’un des sens du verbe « goûter« ) la diversité en matière de recettes culinaires, à travers cette connaissance, chacun ouvre son esprit, s’intéresse à d’autres cultures, d’autres civilisations. Merci aux élèves du lycée, merci à leurs professeurs de favoriser ce cheminement de l’esprit.

 

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Franchement, je donne ma langue au chat !

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    Le billet précédant dévéloppait la notion de « patrimoine »  et faisait surtout référence aux biens nationaux tels que des musées, des églises, etc. Il sous-entendait que la gastronomie pouvait se rattacher à l’ identité d’une région ou d’un pays. Il en est de même de la langue car elle est la « caractéristique » d’une zone géographique et permet la communication entre les différents habitants. La langue joue le rôle de « ciment » et assure la cohésion d’un peuple . Dans l’impossibilté de  faire dialoguer ses habitants un pays perd son prestige et cela affecte son économie.

    François Ier (1494- 1547)

   En 1539, François 1er (né en 1494, mort en 1547 mais ayant régné à partir de 1515), par l’ordonnance de Villers-Côtterets , impose le français comme langue nationale de façon à mieux administrer la France. Il confére une unité au pays, diminue l’impact du latin et des dialectes locaux

 La Renaissance se caractérise par « les grandes découvertes » comme on a coutume de le dire et dans « découverte » on doit aussi admettre la conquête de nouveaux territoires.

                                          "Les grandes découvertes"

    C’est l’exploration de l’Amérique du Nord. Il y a la « découverte » de l’Amérique par Christophe Colomb en 1492  . Je mets le mot « découverte » entre guillemets parce qu’en fait l’expression me semble ambigüe en raison des relations que vont avoir les conquérants et les autochtones.

Christophe Colomb (1451-1506)

    Jean Cabot  « découvre »l Terre Neuve en 1497. En  1949 Terre Neuve est devenue la dixième province du Canada.

Jean Cabot (1450-1500)

     Samuel de Champlain, à la fin du XVIème siècle, tissera un lien entre le lieu « découvert » , Québec, et la France.

                                                                     Samuel de Champlain

       A la fin du XVII ème siècle, René Robert Cavelier de La Salle et Louis XIV ème  assureront l’influence française en Amérique du Nord avec la création de la Louisiane.

         Les conquêtes de l’Afrique ainsi que celles de l’Asie ont aussi « exporté » la langue française et c’est ainsi que s’est développée la francophonie.  Malgré cet héritage souvent obtenu dans le sang et par la force, la francophilie jouit d’un grand prestige. Limoges aime à permettre à des artistes francophones et francophiles venant de nombreux pays à se retrouver dans cette ville durant un festival. Du 24 septembre au 3 octobre, « Les francophonies en Limousin  » offriront de multiples spectacles dont les créateurs viennent de Madagascar, de Belgique, du Burkina Faso, de l’ Ile Maurice, de l’Ile de la Réunion, du Québec, de la Suisse, de la Syrie, de l’Algérie, du Congo, etc. Pour plus de détails, regardez le programme : http://www.lesfrancophonies.com/index.html Cette manifestation prend place tandis qu’aujourd’hui même correspond à la journée européenne des langues : http://edl.ecml.at/

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C’est de bonne guerre

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Pour tous les armistices

Les arbres et les fleurs

La joie, le rire, le bonheur.

Pourquoi les hommes

Font-ils toujours la guerre ?

Et puis, tant de malheurs,

Cyclones, épidémies,

Famines. Tant de tristesse.

Pourquoi les hommes

Ajoutent-ils la guerre ?

Andrée Clair (1916-1982)

Cette semaine, en France, nous allons célèbrer l’armistice du 8 mai 1945. Cet événément n’est pas commémoré partout dans le monde parce qu’en fait le mot « armistice » est un peu abusif pour désigner une réalité planétaire. Certes, en Europe, le second conflit mondial a cessé puisque la veille il y a eu la capitulation de l’Allemagne comme le rappelle ce site http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19450507 . De ce fait, bien sûr, les armes se sont arrêtées en Europe parce que c’est la signification même du mot « armistice » mais la paix ne s’est pas installée pour autant dans le monde ! En effet les combats se sont poursuivis et peut-être ont-ils été encore plus terribles les derniers mois puisqu’il y a eu la terrible bataille du Pacifique opposant les Etats-Unis et le Japon. Peut-être même les deux explosions atomiques sur Hiroshima et Nagasaki des 6 et 9 août 1945 ont-elles été plus destructrices en « seulement » deux jours que le conflit qui durait depuis 1939 jusqu’à ces deux dates ! Une vision d’apocalypse bien démontrée par cette vidéo : http://www.aufeminin.com/video/see_88690/6-aout-1945-8-heures-15.html . Cette vidéo de l’ENA accentue le côté diabolique de l’entreprise en insistant sur les « performances » des bombes et sur l’aspect faussement scientifique des recherches entreprises pour « tuer le plus efficacement possible » : http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&from=fulltext&full=Nagasaki&num_notice=1&total_notices=3

Pourtant, en 1945, peu d’hommes politiques ont dénoncé cette sorte de terrorisme. Le philosophe et romancier Albert Camus a été un des rares à dénoncer cette atrocité dans son célèbre éditorial du journal Combat : http://www.matisse.lettres.free.fr/artdeblamer/tcombat.htm .

Non les armes ne se sont arrêtées en ce 8 mai 1945 et la folie meurtière a continué ! Je ne crois pas pour autant qu’il faille renoncer à la commémoration de ce jour même si la France est le seul pays, en Europe, à le faire encore. Seulement, le mot « armistice » est inapproprié et est même assez méprisant pour les victimes postérieures à cette date. On trouve parfois, sur le calendrier, à la date du 8 mai, l’intitulé « Victoire 1945« . Et cela aussi est relatif parce que si c’était « la victoire », pourquoi fallait-il poursuivre les combats, même ailleurs ? Il faudrait juste dire « Capitulation de l’Allemagne nazie« .

Un texte admirable que celui d’Andrée Clair! Cette romancière  est née et morte en France mais sa vie est associée au Niger. Voici d’autres renseignements biographiques sur elle : http://aflit.arts.uwa.edu.au/ClairAndree.html Et combien son texte est de circonstances ! Les « malheurs naturels » sont d’actualité ! Comment oublier le séisme à L’Aquila en Italie il y a quelques jours ( http://www.dailymotion.com/video/x8wj8c_tremblement-de-terre-a-laquila-en-i_news ) et celui au sud de Mexico (Mexique) la semaine dernière ( http://www.lexpress.fr/actualites/2/seisme-de-magnitude-5-6-au-mexique-pas-de-victimes-signalees_756887.html ) La romancière parle « d’épidémie », comment ne pas penser à cette terrible grippe que maintenant on ne nomme plus ni « porcine » ni « mexicaine » mais « H1 N1 » ( http://www.woopie.jp/video/watch/6b59233de0dd00a8 ) Quand on voit effectivement tous ces « fléaux », est-ce bien « raisonnable » d’ajouter la guerre, ne faudrait-il pas penser à la solidarité et au bien-être de chacun ?

Le titre de ce billet, C’est de bonne guerre, se veut l’illustration des différentes expressions françaises comprenant le mot « guerre ». Elle signifie que l’on estime que le comportement de l’adversaire est jugé correct et légitime. Voici d’autres expressions :

guerre des ondes : la radio et la télévision sont utilisées pour diffuser de la propagande

guerre des étoiles : programme lancé par Ronald Reagan en 1983 pour éliminer la menace de missiles stratégiques

guerre sainte : une guerre menée sous des prétextes religieux

guerre totale : forme de guerre dans laquelle on utilise tous les moyens possibles

guerre froide : tension entre les Etats-Unis et l’URSS après la seconde guerre mondiale

petite guerre : guerre de harcélement

guerre des tranchées : référence à la première guerre mondiale durant laquelle les soldats étaient dans les tranchées

guerre chimique, nucléaire, biologique ou guerre NBC : formes de guerres dans lesquelles on utilise ce type d’armes.

nom de guerre : nom que prenait un soldat en s’enrôlant

homme de guerre : homme dont le métier est de faire la guerre

de guerre lasse : à bout de résistance

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N’en ayez-pas le sifflet coupé et ne gobez pas tout !

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     Le matin du lundi de Pâques, même s’il fait froid, en marchant dans les rues du vieux Luxembourg, près du Palais Grand Ducal, vous pourrez entendre des chants de rossignols et de coucous. La Pétrusse passe à Luxembourg et porte loin ces sons. Vous serez également très intrigués car les rues sont interdites à la circulation.

                                

                                                   

                                                     

          Ce jour là, c’est Émaishen, diminutif d’Emmaüs. En effet, « Emmaüs »est le nom du bourg de Palestine, près de Jérusalem où, d’après l’Evangile de Jean, Jésus apparut à deux disciples après sa résurrection le lundi de Pâques.  » Émaishen’, au Luxembourg, a un sens supplémentaire puisqu’il est synonyme de « marché des Peckvillercher ». Autrement dit , c’est la fête des sifflets de terre cuite !

                                          

                                         

  Dès potron-minet, des fabricants et vendeurs de sifflets de céramique viennent de toute l’Europe,  installent leurs étalages pour vendre les « Peckvillercher » aux enfants. Parfois on peut même y voir la famille ducale en fin de matinée ! Pour en savoir un peu plus sur l’organisation politique du Luxembourg, vous pouvez consulter : http://www.monarchie.lu/fr/index.html

       On pense que cette tradition vient de  rites anciens où le son des sifflets célébrait le retour du printemps. Le chant du coucou rappelle ce symbole. Autrefois, Le lundi de Pâques correspondait à la célébration d’une la fête  organisée par des potiers à l’église Saint Michel  mais, peu à peu, cela devient un marché de bric à brac où les ventes se font dans le bruit et les rires d’enfants.

 

                           

 

                                                                        

     Ce marché d’Emmaüs existe au moins depuis 1827 puisque l »inspecteur de police Jhemp Müllendorf en parle  dans une lettre  adressée au conseil municipal. En fait, ces sifflets font l’objet de collections et vous pouvez voir quelques modèles de France à : http://www.sifflets-en-terre-cuite.org/Html/France/SartheMalicGres.html

 

                                         

                                         

                                         

  

     La forme d’un de ces oiseaux est devenue le symbole du peckvillchen . Ils sont  fabriqués avec de la terre à pipe à Andenne en Belgique et portent souvent le tampon « Made in Luxembourg « Depuis 1957, cette fête est aussi célébrée à Nospelt. Tous les sifflets qui y sont vendus portent le tampon Nospelt et l’année de fabrication.

 

                                    

 

                                 

 

 

 

                                

                                 

                                

                 Cet article a été rédigé à partir d’un texte et de photos envoyés par Marie-Annick, l’enseignante qui vit au Luxembourg. Je la remercie vivement pour sa contribution à l’enrichissement de ce blog de CDI. A noter que le titre de cet article repose sur un jeu de mots puisque « Couper le sifflet à quelqu’un » signifie le mettre hors d’état de répondre.

 

                 Par ailleurs, je remercie Urzula de Pologne et Maria-Letizia d’Italie pour l’envoi de très jolies cartes postales de Pâques, assez caractéristiques de leur pays. Je vous les montre.

 

                                

  La forme particulière de la carte postale envoyée par Urzula m’amène à vous rappeler certaines expressions comprenant le mot « oeufs » :
     –oeuf au plat (appelé « oeuf miroir » au Québec) : oeuf cuit sans le brouiller dans une poële . Vous pouvez regarder cette vidéo pour avoir une idée de préparation : http://loftv.com/index.php3?affich=detail&idemission=1018080
     – oeufs au lait : dessert dont on peut voir la recette en vidéo sur http://www.dailymotion.com/video/x6ikuw_recette-1-les-oeufs-au-lait-les-pti_lifestyle
    – oeuf poché : voir la vidéo suivante pour comprendre l’expression http://www.dailymotion.com/video/x4el6f_oeuf-poche_family  
 
 –Va te faire cuire un oeuf : débrouille-toi tout seul, va au diable  
Mettre tous les oeufs dans le même panier : placer tous ses espoirs dans une même affaire  
 – Quel oeuf ! : quel imbécile
 – Ne pas faire d’omelette sans casser des oeufs : accepter de prendre des risques pour parvenir à ses fins.
 – l’oeuf de Christophe Colomb : un oeuf qui arrive à tenir en équilibre parce qu’une partie a été écrasée.
 – Marcher sur des oeufs : parler ou agir de façon difficile, avec grande prudence
   –Avoir un oeuf à peler avec quelqu’un (utilisé en Belgique) : avoir un compte à régler avec quelqu’un

   – Gober un oeuf : avaler en aspirant et sans mâcher  (à noter que « gober » signifie aussi rêvasser dans l’expression « gober les mouches » ou bien être crédule dans l’expression « tout gober« )

 

 

 

 

 

 

 

 

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Carnaval en France : la majesté des chars

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    Etymologiquement « Carnaval » signifie « viande interdite » puisque ce mot est un dérivé de « carne » (la chair, la viande). Eh oui, le carnaval s’inscrit dans le cadre d’une privation, celle qu’il faudra suivre à la lettre durant la période de Carême. Alors, paradoxalement, pour être sûr de pouvoir respecter cette diète à venir et cette vie bien trop réglée, chacun commence par manger plus que normalement et à se livrer à la débauche et à la contestation. Le peintre flamand Pieter Bruegel l’Ancien a très bien su marquer l’opposition de ces deux périodes de l’année dans son tableau « Le combat de Carnaval et Carême » peint en 1559

    Donc, de l’idée d’austérité initiale, le Carnaval est maintenant associé à la chienlit ou au charivari. Ces mots vous semblent complexes, aussi vais-je un peu les expliquer. « Chienlit » veut précisement dire « masque de carnaval » au sens étymologique, puis « mascarade, déguisement » et enfin, de façon très littéraire, « désordre, confusion, pagaille ». Quant à charivari, il vient d’un mot grec signifiant « mal de tête ». Mais pourquoi auriez-vous des céphalées ?  Eh bien, à cause du vacarme provoqué à l’aide d’instruments à percussion et divers ustensiles pendant le carnaval à l’occasion du remariage des veufs. Pour en avoir une illustration, peut-être est-il abusif de dire que les tambours motevidéens font du « bruit » car il s’agit de musique, mais leur passage dans les rues représente beaucoup de décibels. Les débordements sont aussi alimentaires avec une sorte d’orgie au niveau des viandes, vins, sel et épices avant de s’astreindre au régime quadragésimal (c’est-à-dire « qui appartient au carême »). Ils sont aussi sexuels car il faut savoir qu’avec les saturnales et les lupercales, au temps des Romains, on assistait à l’inversion des sexes c’est-à-dire que les hommes se déguisaient en femmes et inversement. Avez-vous d’ailleurs remarqué le double sens du mot « travesti » ?  D’un côté il signifie « vêtement qui permet de se déguiser », mais de l’autre « homosexuel voulant se faire passer pour une femme ». Il faut aussi savoir que le carnaval est souvent accompagnés de chants incitant à la débauche ou à la misogynie : http://fr.wikipedia.org/wiki/Si_tu_ne_veux_pas_qu%27ta_femme . Il y a aussi des propos scatolologiques, des allusions à des pots de chambre, etc.La remise en cause du fondement social se notait aussi dans l’inversion des rôles puisque l’esclave devenait le maître pour une journée et vice-versa. Souvenez-vous alors de l’expression du Général de Gaulle « C’est la chienlit » pour désigner l’agitation  populaire française en 1968. Faites-aussi un rapprochement avec la satire sociale des « murgas » d’Uruguay. Il est possible de faire un rapprochement avec le « fou du Roi » ou bien le « bouffon » parce que ces personnes, sous couvert que leur état mental est un peu aliéné, sont autorisées à tenir des propos subversifs. Peut-être est-il intéressant aussi de mettre en relation avec cet esprit frondeur la marionnette Guignol car initialement ce personnage, sous des couverts de plaisanteries, exposait les injustices sociales. Son créateur,  Laurent Mourguet, était un ancien canut lyonnais et savait parfaitement combien les conditions de travail étaient dures. Bien entendu, par la suite, Guignol a surtout était associé à un divertissement exclusivement pour les enfants avec une multitude de gags engendrant un effet comique. Mais, il y a tout de même encore en germe l’esprit de contestation puisque « Les guignols de l’info » est une émission satirique de la chaîne de télévision appelée Canal plus : http://www.canalplus.fr/c-humour/pid1784-c-les-guignols.html . Les « personnages » sont des marionnettes ayant le « physique » caricatural des hommes politiques ou personnalités.

   Le défilé carnavalesque est très souvent associé au lancer de confetti. Oui, ce mot est italien, mais, au départ il ne renvoyait pas à la petite rondelle colorée  de la fête ! Des « confetti » étaient des petites dragées rondes qui étaient lancées au cours des carnavals, au début du XIXème siècle, à Rome et à Nice. Au cours d’un corso de 1830, des notables niçois jetèrent à la foule : des fleurs, des cigares et des « confetti » en sucre candi. Mais, comme cela revenait trop cher de jeter des bonbons, ces personnes prirent ensuite l’habitude de jeter des formes de dragées, mais en plâtre ! Finalement, en 1892, un « confetti » de papier fut imaginé.

Outre ce lancer de dragées , pour le carnaval, on utilisait parfois des seringues remplies d’eau parfumée appelées « tubes borsani« .  Dans le Nord de la France, il y a une fête qui rappelle un peu cette tradition : à Solesmes il y a « la fête des Seringueux » Lors du défilé carnavalesque il s’agit d’arroser les passants. Au départ, les seringues étaient remplies de …purin mais maintenant il n’y a que de l’eau.  Le « seringues » utilisées sont d’authentiques clystères à usage vétérinaire et contiennent deux litres d’eau ! Mais j’ai lu qu’en Pologne, du côté de Cracovie, pour les fêtes de printemps, on s’arrose aussi d’eau à l’aide de seaux ou de seringues.

   Il était donc indispensable de bien s’équiper pour participer au corso pour éviter les projections de dragées, d’eau parfumée, de farine, de plâtre, etc. Le mot « corso » est d’ailleurs d’origine italienne et signifiait au départ une « promenade publique »  puis « un défilé de chars fleuris ». La « protection » consistait en une sorte de masque d’escrimeur sur le visage et un « cache-poussière » (peignoir en satin mis par dessus ses vêtements habituels) appelé parfois « domino« . Toujours pour se protéger des projectiles, les participants s’équipaient d’une ombrelle.

   Dans la seconde moitié du XIXème siècle, Nice devint le lieu de résidence  hivernal de riches étrangers. Ils aimaient bien fréquenter les casinos et assister au carnaval car, dès 1830, un premier cortège d’une trentaine de voitures est organisé en l’honneur du roi Charles-Félix et de la reine Marie-Christine, souverains du Pièmont et de Sardaigne. Le défilé passe par la place Massena. Les troubles français liés à la « Commune de Paris » de 1870  firent prendre peur « des rouges »  (sous entendu « de révolutionnaires ») aux riches touristes et cette cossue clientèle préféra rester sur la riviera italienne causant ainsi une certaine perte au niveau du tourisme. Alors le Niçois Andriot Saëtone créa un comité de fête pour redonner de l’intérêt au Carnaval. Les pêcheurs participent aux festivités en faisant sauter une grosse poupée en étoffe bourrée de son : lou paillassou. En 1875, il y eu un incident au sujet du char de la « ratapignata » (la chauve-souris) parce que la fête s’était cindée en deux parties : d’un côté il y avait eu une fête populaire avec des batailles de confetti et de l’amusement et de l’autre des défilés de voitures fleuries auquels ont pris part les élites riches.

     L’anecdote est racontée dans http://www.nicerendezvous.com/car/une-histoire-longue-et-complexe.html et on met l’accent sur l’aquarelliste Alexis Mossa qui a peint la scène. Après cet événement, le carnaval de Nice devint plus festif. A  partir de 1882, il y eu un char spécial pour « Sa Majesté Carnaval« . Puis il y eu un char pour « Madame Carnaval » et Alexis Mossa en créa un autre pour leur fils « Carnavalon » dans les années 1930. Gustave-Adolphe Mossa, fils d’Alexis Mossa, est le plus grand imagier du Carnaval de Nice, c’est-à-dire qu’il dessina les maquettes des chars officiels. Le carnaval s’achève après environ dix-huit jours de fête et  environ  3 000 acteurs participants, avec la lente combustion, sur la grève, du mannequin représentant « Sa Majesté Carnaval ». Il faut imaginer quelque chose de grandiose car un char peut peser jusqu’à 7 tonnes  et il y a, en tout, plus de 10 tonnes de fleurs de serres! Il est vrai que c’est pour faire l’éloge de la qualité et de la variété de l’horticulture azuréenne. On compte aussi environ 600 grosses têtes et une vingtaine de charsQuinze tonnes de confetti jonchent le sol. Mettez vous dans l’ambiance de 2009 avec : http://www.nicecarnaval.com/carnaval4.html et les quatre vidéos du carnaval dont la première est à http://www.dailymotion.com/video/x8dxke_carnaval-de-nice-2009-1ere-partie-s_travel?from=rss

         

 

          Mais si le carnaval de Nice est peut-être le plus connu, il ne faut pas oublier ceux de Douai ( http://www.ville-douai.fr/ ) et de Dunkerque ( http://www.ville-dunkerque.fr/)  ainsi que de Bailleul   http://www.ville-bailleul.fr/ ). Le carnaval dunkerquois dure plus de dix semaines mais les trois jours gras  (lundi, mardi et mercredi des cendres) appelés ici « les trois joyeuses » sont les événements dominants. Il s’agit d’un carnaval très populaire, il n’y a pas de séparations acteurs et spectateurs.  Son origine vient dans le fait que les marins-pêcheurs allaient partir 6 mois en Islande pour la pêche au hareng et que leur absence, longue, serait peut-être sans retour à cause des dangers encourus  : alors, autant faire la fête avant cette séparation provisoire ou définitive.  L’hymne de Jean Bart, ancien corsaire dunkerquois, est entonné : http://fr.wikipedia.org/wiki/Cantate_%C3%A0_Jean_Bart . Il se mêle à des chansons paillardes. Le parapluie est devenu l’emblême de ce carnaval, non seulement à cause du temps assez instable dans le Nord de la France mais aussi parce que, du balcon de l’Hôtel de Ville, le Maire et ses adjoints lancent dans la foule des harengs (emballés tout de même sous cellophane). Mais ce parapluie est aussi un signe de ralliement pour se faire remarquer par un ami  dans la foule. Il y a en effet une tradition à respecter : celle de « tenir chapelle« .  Les « chapelles » sont en réalités les nombreux cafés dans lesques les « carnavaleux » vont boire de la bière et manger une soupe à l’oignon. Cela veut dire qu’il faut payer à boire et à manger aux amis et aux connaissances. 

 Un tambour-major, en uniforme de grenadier de l’Empire, mène la band qui suit. Il y a « Marie-Papate » qui est en fait un homme qui s’est travesti en femme au niveau des habits, s’est coiffé d’une perruque et à recouvert son visage d’un maquillage outré. Ce personnage est parfois appelé « Marie-Patate« . Il y a aussi les célèbres géants de Dunkerque que sont Reuze-Papa et sa femme Reuzine. Il s’agit d’un personnage en carton géant qui mesure 6,25 mètres, d’ailleurs, en flamand « reuze » signifie « géant ».  Cette sorte de mannequin gigantesque a été créé en 1827 par Ambroise Bafcop. Reuze-Maman  (ou Reuzine) est plus petite (5,85m). Elle est apparue en 1860.  On rattache ces géants à la ville de Cassel (autre ville du Nord de la France) mais ils défilent aussi à Dunquerke. Reuze-Papa est vêtu en légionnaire romain et Reuze-Maman, très élégante, a un diadème sur la tête et une cape de grande dame sur les épaules. Ils sont entourés par  les musiciens de l’harmonie municipale. Les masques et les travestis ferment le cortège.

 

  En fait, le département du Nord compte à lui seul environ 130 géants et tous les ans il s’en ajoute d’autres. On peut avoir une idée de tous ces « personnages » sur ces excellents sites spécialisés  : http://terre-de-geants.fr/Trombinoscope/Trombinoscope.html  ou http://mincoin.free.fr/region/geant/geant.html ou encore http://www.geants-carnaval.org/francais/d1/base1.htm . Les Douaisiens aiment tant les leurs qu’à l’entrée de la ville on peut lire « Douai, cité des géants » et tous les habitants se surnomment « enfants d’Gayants » . Le Père Gayant (8,50 m et 370 kg) porte un casque et une cuirasse, est armé d’une lance, d’un bouclier et d’une épée de chevalier de la Renaissance. Son épouse, Marie Cagenon (6,25m et 250 kg) est en costume de châtelaine de l’époque des Valois. Le couple a trois enfants. Jacquot est habillé comme un jeune chevalier tandis que sa soeur Fillion porte une robe bleue et une toque en plume. Le bébé Bimbin (on trouve parfois écrit « Binbin ») , qui souffre de strabisme, les accompagne. Ce sont des géants qui mesurent environ 3 m et pèse de 45 à 80 kg. La famille Gayant est suivie de  nombreux chars dont « La Roue de la Fortune » (qui évoque la déesse Fortune ) et « Le sot des canonniers » (qui est à mettre en relation avec la folie).

 On trouve aussi des « géants » dans le défilé carnavalesque de Bailleul. Ce sont en particulier Gargantua, ce bâfreur légendaire. Il trône sur un char avec un tonneau entre les jambes , un gigot dans une main et un gobelet dans l’autre.  Il y aussi l’ineffable Docteur Piccolissimo. La proximité de la Belgique fait que parfois le cortège comprend aussi des « Gilles » avec leurs chapeaux à plumes, leurs dentelles et leur costume décoré de lions héraldiques.

   Cette présentation de carnavals en France ne se veut qu’un aperçu des différentes manifestations existantes. Vous pourrez éventuellement compléter par le petit documentaire que vous trouverez à  http://www.linternaute.com/sortir/evenement/carnaval-france/

 

 

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Qui sont-elles ?

Gastronomie, Grands événements au lycée, Littérature, Métier, Pays, Pédagogie, Sport 13 commentaires

     Il y a déjà plusieurs mois que je vous parle de nos contacts aux Etats-Unis. Vous lisez régulièrement des commentaires d’élèves de l’Ohio, de la Géorgie et du Massachussetts laissés sous les articles de ce blog. Peut-être même allez-vous sur les espaces virtuels de Debra Watzman, Mary-Lou Wiesendanger ou bien visitez-vous la page d’accueil du lycée dans lequel travaille Kelly Duval . Il n’empêche que, sans dévoiler leurs « secrets », vous aimeriez bien en savoir un peu plus sur ces trois enseignantes américaines. Elles ont accepté de me donner quelques éléments biographiques et ont donné leur accord de publication.

   Commençons par Debra Watzman qui m’a rendu visite l’été dernier . Vous savez, c’est elle qui gère http://lewebpedagogique.com/notreprof/ . Elle est née à South Bend en Indiana, mais, comme la plupart des Américains, elle a beaucoup déménagé habitant tour à tour le Michigan, le Texas, la Virginie. Maintenant elle vit à Canton, en Ohio.  Ses études se sont malgré déroulées en Indiana. Vers l’âge de 10 ans, elle a pris  conscience du fait qu’elle était très attirée par l’étude des langues étrangères. Peut-être faut-il y voir l’influence de son grand-père qui s’exprimait en allemand car il avait fui la Prusse de Bismarck pour trouver refuge aux Etats-Unis. A l’étude de la langue de Goethe, Debra ajoute le russe, l’hébreu et bien entendu le français. A l’âge de 16 ans, elle participe à un échange scolaire qui lui permet de découvrir la Bretagne. Elle étudie aussi la comptabilité et la pédagogie

                         

             Cependant elle n’est pas devenue directement enseignante, elle a d’abord été traductrice dans une usine qui fabriquait des kits électroniques, des stéréos, des radios, des oscilloscopes, des téléviseurs, etc . Son travail consistait à traduire les fiches de montage de l’anglais au français car ces kits étaient vendus dans le monde entier y compris les pays francophones.  Elle a également était comptable à mi-temps tandis que ses fils étaient petits. Il y a maintenant 14 ans qu’elle enseigne le Français Langue Etrangère.

       Debra adore voyager. Elle a parcouru tous les Etats-Unis, visité le Québec plusieurs fois et fait des croisières qui lui ont fait découvrir les Caraïbes et le Mexique.  Elle connait l’Europe : Angleterre, Pays-Bas, Allemagne, Autriche, Suisse et Italie. Durant l’été 2008 elle a assisté à un congrès de professeurs de FLE en Belgique. Mais c’est la France qui lui tient le plus à coeur.

      Ces autres passions sont la lecture, les photos et les relations humaines.

       Laissons maintenant la parole à l’animatrice de http://lewebpedagogique.com/wiesendanger/ : 

 » Je m’appelle Mary-Lou Wiesendanger et je suis une des professeurs de français à  Centennial High School.  J’enseigne le français depuis 12 ans.  Avant d’enseigner le français j’ai fait mes études dans l’hôtellerie à une école hôtelière suisse et j’ai travaillé dans la restauration pendant douze ans.   J’ai appris le français en Belgique donc mes élèves apprennent « septante » et « nonante » non « soixante-dix » et « quatre-vingt-dix ».  Je ne suis pas belge mais américaine du côté de ma mère et suisse du côté de mon père.  Et, je suis née au Japon.  J’ai beaucoup voyagé ! J’ai voyagé à travers l’Europe particulièrement en Suisse.  Maintenant que j’habite aux Etats-Unis je fais de la plongée aux Caraïbes alors j’ai visité Bonaire, Bermuda, Barbade, les îles Turques- et -Caïques, et le Belize.  Je ne sais pas pourquoi mais j’atterris toujours dans des pays dont le nom commencent par un « B » !  L’année passé, j’ai visité et fait de la plongée aux îles Fiji et aux Iles Salomon. Bien que j’aime le français ma passion est la plongée.  Je le fais le plus souvent possible. « 

 

 

     Il y a une troisième intervante sur nos blogs. Kelly Duval n’en a pas elle-même par faute de temps mais elle a tout de suite été séduite par l’utilisation pédagogique de ce moyen de communication. Ses élèves consultent attentivement tous les blogs qui ont créé un partenariat et choisissent dans chacun un article en particulier pour y indiquer leurs opinions sur le sujet. Mais, laissons Kelly s’exprimer elle-même :

     »  Je suis née et j’ai grandi à Pittsfield, Massachusetts (dans les « Berkshires »). Ensuite, j’ai étudié le français à l’université à Siena College près d’Albany, New York. J’ai passé ma troisième année d’études universitaires à Montpellier, où j’ai suivi des cours à l’Université Paul Valéry. J’y suis restée après être tombée amoureuse de la France. Au niveau du style de vie, je n’avais jamais été si heureuse. Je suis enfin retournée à Siena pour finir mon diplôme. Après, j’ai travaillé pendant six ans comme assistante d’avocat à Pittsfield (un poste que j’ai obtenu à cause de mon français!). Puis une ancienne prof de mon ancien lycée – Taconic High School – m’a demandé d’enseigner le français là-bas. J’y suis toujours, douze ans plus tard. Entre temps j’ai obtenu ma maîtrise en éducation de Massachusetts College of Liberal Arts. J’enseigne tous les niveaux de français à Taconic, et aussi un cours de débutants au collège. Malheureusement, je n’ai pas beaucoup voyagé ailleurs. Seulement un peu à Montréal, au Porto Rico (je parle un tout petit peu d’espagnol), et aux États-Unis   en Nouvelle Angleterre, en New York, dans l’Etat de Washington, à Disney World, et à San Diego. Quand je ne travaille pas, j’aime lire des romans, regarder des films, bien manger, et surtout passer du temps avec ma famille.  Je suis ravie de faire partie de ce réseau de blogs scolaires. « 

 

        

     Nos trois amies se sont présentées, non seulement pour mieux les connaître mais aussi pour qu’éventuellement les élèves qui liront cet article fassent une réflexion sur leur orientation scolaire et professionnelle, qu’ils en mesurent l’importance. Une Conseillère d’Orientation Psychologue peut les recevoir, sur rendez-vous, le jeudi. Elle peut les aider à définir leurs goûts et voir avec eux les métiers qui les attirent, définir les critères de réussite, etc. Le CDI est également équipé d’un kiosque ONISEP dont les documents sont consultables et les ordinateurs ont le logiciel appelé L’atlas des formations.

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