Franchement, je donne ma langue au chat !

Animations culturelles, Economie, Langues, Pays, Pédagogie, Personnages, Société, Théâtre 4 commentaires

    Le billet précédant dévéloppait la notion de « patrimoine »  et faisait surtout référence aux biens nationaux tels que des musées, des églises, etc. Il sous-entendait que la gastronomie pouvait se rattacher à l’ identité d’une région ou d’un pays. Il en est de même de la langue car elle est la « caractéristique » d’une zone géographique et permet la communication entre les différents habitants. La langue joue le rôle de « ciment » et assure la cohésion d’un peuple . Dans l’impossibilté de  faire dialoguer ses habitants un pays perd son prestige et cela affecte son économie.

    François Ier (1494- 1547)

   En 1539, François 1er (né en 1494, mort en 1547 mais ayant régné à partir de 1515), par l’ordonnance de Villers-Côtterets , impose le français comme langue nationale de façon à mieux administrer la France. Il confére une unité au pays, diminue l’impact du latin et des dialectes locaux

 La Renaissance se caractérise par « les grandes découvertes » comme on a coutume de le dire et dans « découverte » on doit aussi admettre la conquête de nouveaux territoires.

                                          "Les grandes découvertes"

    C’est l’exploration de l’Amérique du Nord. Il y a la « découverte » de l’Amérique par Christophe Colomb en 1492  . Je mets le mot « découverte » entre guillemets parce qu’en fait l’expression me semble ambigüe en raison des relations que vont avoir les conquérants et les autochtones.

Christophe Colomb (1451-1506)

    Jean Cabot  « découvre »l Terre Neuve en 1497. En  1949 Terre Neuve est devenue la dixième province du Canada.

Jean Cabot (1450-1500)

     Samuel de Champlain, à la fin du XVIème siècle, tissera un lien entre le lieu « découvert » , Québec, et la France.

                                                                     Samuel de Champlain

       A la fin du XVII ème siècle, René Robert Cavelier de La Salle et Louis XIV ème  assureront l’influence française en Amérique du Nord avec la création de la Louisiane.

         Les conquêtes de l’Afrique ainsi que celles de l’Asie ont aussi « exporté » la langue française et c’est ainsi que s’est développée la francophonie.  Malgré cet héritage souvent obtenu dans le sang et par la force, la francophilie jouit d’un grand prestige. Limoges aime à permettre à des artistes francophones et francophiles venant de nombreux pays à se retrouver dans cette ville durant un festival. Du 24 septembre au 3 octobre, « Les francophonies en Limousin  » offriront de multiples spectacles dont les créateurs viennent de Madagascar, de Belgique, du Burkina Faso, de l’ Ile Maurice, de l’Ile de la Réunion, du Québec, de la Suisse, de la Syrie, de l’Algérie, du Congo, etc. Pour plus de détails, regardez le programme : http://www.lesfrancophonies.com/index.html Cette manifestation prend place tandis qu’aujourd’hui même correspond à la journée européenne des langues : http://edl.ecml.at/

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Que d’événements aujourd’hui !

Animations culturelles, Ecologie, Economie, Gastronomie, Grands événements au lycée, musique, Pays, Pédagogie, Société 6 commentaires

      Regardez d’abord votre calendrier et constatez que nous sommes le 21 juin. Eh oui, nous changeons de saison ! Nous rentrons dans l’été et en général chacun s’en réjouït puisque cela veut dire que les « grandes vacances approchent » ! A nous le soleil, la plage, les loisirs ! Enfin, façon de parler, parce que la crise économique et sociale limite bien la réalisation de nos désirs !

    Est-ce bien tout au niveau du calendrier ? Eh bien non parce que nous sommes le troisième dimanche de juin et donc c’est aussi la fête des pères ! Si vous consultez http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAte_des_P%C3%A8res , vous constatez d’une part que cette date n’a pas de caractère universel mais que, d’autre part, c’est tout de même le troisième dimanche de juin qui rassemble le plus de pays! Nos amis argentins, canadiens et japonais vont honorer les Papa en même temps que nous.

     Je ne sais si vous avez des idées de cadeaux pour votre Papa mais un enfant japonais ne devrait pas avoir de difficulté puisque dans son pays l’emballage des paquets est une tradition ! Au Japon, cette activité est considérée comme un art et en tout cas tout vendeur débutant doit commencer par apprendre à emballer les paquets. C’est une question d’esthétique avec la régularité des angles du paquet et la netteté du ruban disposé bien à plat . Tout peut s’emballer et, lorsqu’il s’agit de nourriture, la subtilité est que « l’enveloppe » est elle-même mangeable ! Ainsi les bonbons sont souvent enveloppés dans une feuille translucide « d’agar » qui est elle-même comestible . Il s’agit d’un produit gélatineux obtenu à partir de poudre.

                                        

   Les Japonais utilisent des téguments de jeunes bambous pour envelopper les « sushi » de maquereau salé. Tout produit doit être ainsi « couvert » de telle sorte que l’emballage le rende plus joli et un peu mystérieux bien que la forme du « cadeau » permette tout de suite de savoir de quoi il s’agisse.  Il est en effet très facile de déterminer le contenu d’un paquet-cadeau car à chaque objet correspond un type d’emballage spécifique. Les cadeaux ne sont jamais véritablement des surprises mais le contenant a auant sinon plus d’importance que le contenu. On peut définir cela par du raffinement . Les différentes techniques de pliages sont expliquées à http://raffa.grandmenage.info/post/2006/11/17/Eco-emballer_les_cadeaux#tissu.  L’art d’emballer s’appelle le « furoshiki » . On estime que la tradition vient du fait que pour aller au bain public les Japonais utilisaient une sorte de baluchon fait à partir d’une serviette éponge dans laquelle ils rassemblaient tout ce qui serait nécessaire à leur toilette. A partir de là, tout emballage a porté ce nom. Mais le « furoshiki » n’a pas seulement d’importance dans les relations amicales, je veux dire dans le cadre de cadeaux offerts à l’occasion, par exemple, d’un anniversaire, il a des implications dans le domaine de la vente puisque chaque magasin peut ainsi utiliser cette technique pour se définir. Cela relève donc du domaine publicitaire.

    Mais, si vous êtes un enfant japonais, vous pourrez aussi combler votre père en lui offrant une composition florale . L‘ilebana est l’art de la composition florale et c’est dans cette technique que le raffinement japonais se note le plus. Très prisés à la cour durant l’époque Heian (VIIIe – XIIe siècle) les concours de composition florale se sont ensuite considérablement développés. C’est au cours d’un voyage en Chine que le moine japonais Ono No Imoko a été très impressionné par les arrangements floraux « rikka » (vertical) des temples bouddhistes. De retour dans son pays, il a introduit les bouquets dans les cérémonies religieuses. Toute réalisation florale doit respecter un principe de base fondamental que l’on nomme « ten-chi-jin » et que l’on peut résumer par la trinité « ciel-terre-homme ». Dans toute composition florale, le ciel est représenté par la branche supérieure, l’homme par les branches du côté droit et la terre par les branches les plus basses et celles du côté gauche.

                                        

                                         

                          La réalisation d’un bouquet réside dans l’observation attentive de la qualité de la fleur, sa forme générale, sa tige et son feuillage. Il faut absolument éviter d’associer dans un bouquet le même genre de fleurs et il faut, au contraire, rechercher les contrastes. Ainsi, voici quelques conseils de base :

-Association de fleurs légères avec des fleurs lourdes (gypsophile et dahlia, alstroémère et rose de Noël)

                                                         

                                                      

                                                        

                                                      

-Association de fleurs en épi avec des fleurs en boule (delphinium et pivoine, ixia et coréopsis, muscari et primevères)

                                                    

                                               

                                               

                                                

                                                

                                                  

-Association de fleurs mousseuses, en ombrelles, vaporeuses, avec des fleurs aux contours précis (lilas et lis, nérine et oeillet, iris et tulipe)

                                                    

                                                    

                                                

                                                     

                                            

                                                          

-Association de fleurs composées  avec de fleurs à corolle lisse (gerbera et rose)

                                         

                                        

-Association de fleurs « nettes » avec des branches mouvementées (camélia et corylus « contorta », arum et saule)

                                          

                                        

                                        

                                          

-Association de fleurs fragiles avec du feuillage à texture souple fine (pois de senteur et capillaire, orchidée et fougère)

                                              

                                              

                                                

                                                

-Association d’un feuillage brillant avec du feuillage mat (magnolia grandiflora et acer palmatum)

                                              

                                              

-Association de feuillage vert bleuté avec du feullage rouge (hosta et prunus)

                                         

                                           

-Association d’un feuillage vert clair avec un feuillage vert foncé (Cornus alba et laurier-cerise)

                                        

-Association d’un feuillage vert-jaune avec du feuillage vert bleuté (bambou et cèdre)

                                   

                                     

              Il s’agit d’une première initiation à l’art floral japonais. Ceci m’a paru d’autant plus important d’aborder ce sujet que les élèves de notre lycée sont sensibilisés à la présentation d’une table de restauration sur laquelle des fleurs sont souvent posées.

           Enfin, si vous regardez à nouveau la date du calendrier, vous verrez que ce premier jour d’été correspond à la fête de la musique dont voici le programme en France et à l’étranger : http://fetedelamusique.culture.fr/ Il faut tout de même rappeler que cette idée est née en France et qu’il s’agit de la vingt-huitième édition. L’inspirateur en est l’ancien ministre de la Culture Jack Lang , sous la présidence de François Mitterrand.

       

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Se sucrer le bec au Québec

Gastronomie, musique, Pays, Pédagogie, Santé, Société, Sport 9 commentaires

   Au Canada, et plus précisément dans notre province de Québec, pendant le mois de mars, la belle neige blanche commence à fondre sous les rayons du soleil qui reprend des forces, et réchauffe notre terre nordique.

    C’est signe que le printemps s’en vient, les corneilles arrivent et le sève monte aux arbres qui bourgeonnent bientôt. Cette nouvelle saison qui s’annonce nous donne le goût de sortir, respirer ces odeurs de la nature, fermer les yeux et rêver aux plaisirs de l’été.

   Ce climat qui passe du chaud au froid et du froid au chaud au gré des saisons, nous fait bénéficier d’une richesse naturelle : une eau sucrée provenant de nos érables qui subissent ces changements climatiques. Au Québec, comme en Amérique du Nord, il y a beaucoup d’érables, et certains produisent une eau sucrée qui, grâce à l’imagination de l’homme est transformée en sirop et autres produits dérivés. Quarante litres d’eau font un litre de sirop d’érable, donc, pour produire ce sirop, on doit posséder une érablière et une cabane à sucre qu’on appelle aussi au Québec « la sucrerie« 

                                                         

                                                        

                                                          

 

                                                          

           L’érable a une grande place au Canada car sa feuille est au centre du drapeau canadien. C’est un bel hommage qu’on lui rend, elle est la reine de notre drapeau.

                                              

        Mais, avant tout, comme le dit cette citation « il faut rendre à César ce qui appartient à César » car ce sont les Amérindiens qui sont les découvreurs de l’eau coulant des érables, ce sont eux qui ont été les premiers à l’extraire de ces arbres, à la goûter, à l’utiliser pour cuire leur viande et leurs fruits.

     Leur méthode était rudimentaire : avec leur tomahawk, les Amérindiens faisaient une entaille en V dans le tronc de l’érable, et avec l’écorce et une petite branche de roseau piquée dans cette entaille, la sève de l’érable s’égouttait dans un récipient en écorce de bouleau. L’eau sucrée était source d’énergie pour les Amérindiens, le sirop qu’ils en tiraient complétait leur besoin en sucre. Ils transportaient l’eau en raquettes d’arbre en arbre, plusieurs fois par jour, s’ enfonçant parfois dans la neige mouillante qui cédait sous leurs pas. Ce site permet de découvrir de nombreuses légendes indiennes et de connaître la façon dont ils vivaient et se servaient du sirop d’érable : http://www.erabliere-lac-beauport.qc.ca/indiens.htm

                                            

    De nos jours, l’entaille faite par le tomahawk a été remplacée par le chalumeau installé par un vilebrequin, et le récipient d’écorce de bouleau est devenu une chaudière (seau). L’acériculture est un métier car l’acériculteur ou l’acéricultrice gère une érablière et fabrique différents produits à partir de la sève. L’acériculteur entretient et entaille les arbres, aménage des sentiers, s’occupe de la cueillette de l’eau, sa transformation, la mise en marché et la vente. C’est assurément un beau métier qui se transmet souvent de père en fils, comme une tradition familiale. Ils ont grandi dans le milieu de la production d’eau d’érable et ont suivi l’évolution de la transformation de ces produits. Ils savent reconnaître le bon sirop de poteau (sirop synthétique). Ils ont le goût développé pour évaluer la pureté du sirop et reconnaissent le sirop d’érable sur les tablettes de nos marchés tout au long de l’année.

                                         

                                          

    Les acériculteurs qui produisent pour leur famille et pour leur plaisir recueillent l’eau des chaudières en raquettes ou en traîneau tiré par des chevaux. D’autres acériculteurs qui en ont fait un commerce utilisent un système de tubulure pour recueillir l’eau d’arbre en arbre.

                                        

       La première étape de transformation est de faire bouillir l’eau d’érable dans de gros chaudrons ou contenants dans une cabane aménagée à cet effet, dans les bois. C’est la cabane à sucre.

                                     

                                      

                                     

                                      

                                  

                                   

     Par la suite, l’eau devient sirop, le sirop devient de la tire, du sucre d’érable, des bonbons à l’érable, du beurre d’érable, etc. Sur cette vidéo, prise au Carnaval de Québec, vous pouvez voir comment se passe la tire : http://www.youtube.com/watch?v=s64opH4amDY Sur cette autre, vous avez plus de détails sur la façon dont le sirop est entouré sur le bâton : http://www.youtube.com/watch?v=GnZu1p2tokk . Les Européens apprécient beaucoup notre « tire » : http://www.youtube.com/watch?v=xrxBuwf_BxI . Cette dernière vidéo a été prise Place Dufferin à Québec durant le Carnaval.

            Il y a toute une production autour. Je vais vous donner quelques exemples. Le sirop d’érable est un jus coloré et très odorant. Il est utilisé pour les cuissons, l’aromatisation des préparations culinaires et pour accompagner les « pancakes« , c’est-à-dire des sortes de crêpes épaisses. La gelée d’érable est un sirop épaissi avec des gélifiants ou des pectines naturelles que l’on utilise à la place de la confiture ou du miel. La crème ou le beurre d’érable est un produit qui provient de l’évaporation naturelle de l’eau d’érable. C’est un pâte épaisse et d’un jaune soutenu. Malgré le nom de « beurre », il n’y a aucune matière grasse. Elle se consomme sur des toasts au petit déjeuner ou au souper. Le sucre d’érable n’est jamais raffiné et sa teinte varie du blond ambré au brun. Il se présente sous la forme de semoule, de cristaux ou encore en barre. Les produits de l’érable sont une des fiertés des Canadiens et leur cuisine sait la mettre en valeur. Regardez cette vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=hmY2vgzXx_U

   Au Québec, on a presque tous un parent ou un ami, ou l’ami d’un parent, ou l’ami d’un ami qui posséde une cabane à sucre. C’est l’endroit pour fraterniser, c’est un lieu de réjouissance. On y mange et, pour les plus grandes, on y danse et on fait la fête. A la cabane à sucre, on mange, on prend des kilos, on oublie tout l’exercice qu’il faudra pour éliminer ces calories si délicieuses . C’est si bon ! Ecoutez nos chansons très gaies à propos des cabanes : http://www.youtube.com/watch?v=Oa04leoKajM , http://www.youtube.com/watch?v=5d4RRfMtsvg

                                                         

                                                           

  Voici le menu offert à la cabane à sucre :   soupe aux pois, pain de ménage, fèves au lard,  crêtons, betteraves et concombres marinés, omelette, oeufs pochés cuits dans le sirop bouillant, jambon, grillades de lard (connues sous le nom de « oreilles de crisse »), pouding au chômeur, tarte au sucre d’érable, crêpes, café, thé, lait, bière, caribou (alcool populaire d’hiver)

 

 

   C’est bizarre comme nom « oreille de crisse », mais j’ai cherché la source de ce nom bizarre des grillardes au lard. Serait-ce un juron québécois ? J’ai trouvé deux réponses et voici ma préférée : ce sont des croustilles qui ont quelque peu la forme recourbée de l’oreille et qui craquent sous la dent, ou plutôt qui crissent sous la dent. Elles faisaient parties du guide alimentaire de nos pionniers ou coureurs des bois québécois. L’autre réponse, je vous la laisse chercher … Mais je vous donne la recette de ces « oreilles » :

Ingrédients : Il faut du lard salé avec la couenne et de l’eau.

    On coupe le lard salé en tranche d’environ 1,5 cm par 8 cm. On le fait blanchir dans l’eau pendant 5 minutes. On l’égoutte. On met les tranches dans une poële et on fait cuire au four à 180 ° C jusqu’à ce que les tranches soient croustillantes. Pendant la cuisson, on les retourne régulièrement pour qu’elles cuisent uniformément. Quand elles sont dorées, on les égoutte sur un papier absorbant . Et on les grignote.

     A la sucrerie, on peut se promener, faire un tour de traîneau tiré par des chevaux. Les enfants courent et jouent. A la fin du repas, c’est la dégustation de la tire sur la neige. Cela fait partie des traditions !  Quand le cuisinier arrive avec son sirop d’érable bouillant, on se regroupe autour d’une table en bois sur laquelle est étendue une neige propre. Le cuisinier y verse une traînée de sirop chaud, qui, au contact de cette neige, durcit et devient de la tire d’érable. Avec un bâtonnet, on pique ce délicieux bonbon qui se forme, et on l’enroule autour du bâtonnet. C’est un gros suçon couleur ambrée de tire glacée. Délicieux pour la langue, le goût, mais dangereux pour les dents, car c’est très sucré.

                                                           

                                                           

       Pour terminer j’aimerais vous montrer un sketche des « Têtes à claques » à propos des cabanes à sucre : http://www.youtube.com/watch?v=X557hikUcpk . Vous verrez, c’est très amusant ! Ces marionnettes ont été créees par Michel Beaudet. Vous avez une explication de ce phénomène comique canadien à http://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%AAtes_%C3%A0_claques   et leur créateur présente ces marionnettes à http://www.dailymotion.com/video/x2bgem_tetes-a-claques-interview-du-create 

          Ce texte a été écrit à partir d’un texte, de photos, de références de vidéo envoyés par notre amie Jocelyne du Québec. Je la remercie pour son dévouement. Merci beaucoup à sa fille Ariane car la plupart des photos de ce billet ont été faites par « cette gentille photographe ».

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Cette leçon vaut bien un fromage

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     C’est ainsi que se termine la fable de Jean de La Fontaine Le corbeau et le renard. Comment pouvait-il en être autrement dans un pays qui fait sa réputation de la production fromagère ? A partir de là il m’a semblé intéressant de vous présenter des musées liés à cette activité.

    La Normandie se caractérise par la « route du camembert« qui traverse des villages pittoresques dont Camembert et Vimoutiers (Orme). Cette cité millénaire est très reconnaissante à « l’inventeur du camembert », Marie Harel, et  abrite un musée qui se veut une reconstitution d’une fromagerie fermière avec expositions de toutes sortes d’instruments et de récipients nécessaires à sa fabrication : http://www.aventurier.fr/fr/france/basse_normandie/61_dec_musee_camembert/index.shtml . Je vous donne également un lien pour augmenter vos informations au sujet de ce fromage : http://cartedesressources.cndp.fr/rclvisu/fic_edit.asp?Ecr=CNDPconsult.asp&fETABL=9598 . La grande diversité de boîtes à fromage et surtout les illustrations posées sur les couvercles enchantent les « tyrosémiophiles« , c’est-à-dire les collectionneurs : http://www.letyrosemiophile.com/

                                                                   

                                                                

                                                        

                                                                         

    Le musée des techniques fromagères de Saint-Pierre-sur-Dives dans le Calvados permet une approche de la fabrication du camembert, mais aussi du Pont-l’Evêque et du livarot.  Ce musée offre une réflexion sur l’importance du fromage dans la littérature et la publicité.  Le visiteur a la possibilité de pouvoir déguster des fromages augerons (c’est-à-dire de l’Auge, région normande). Une présentatation du site est faite à l’adresse http://cartedesressources.cndp.fr/rclvisu/fic_edit.asp?Ecr=CNDPconsult.asp&fETABL=9728. L’histoire du livarot est également contée à : http://www.livarot-aoc.org/html/histoire.html

                                                                   

                                                                 

                                                                                    

  Outre la Normandie, la Franche-Comté est réputée pour son fromage. C’est dans cette région que se formaient il y a plus de huit siècles les premières fruitières car le fromage est considéré comme le fruit de la terre par l’intermédiaire de l’animal. La ville de Trépot dans le Doubs est particulièrement à visiter car on y voit tout le processus de fabrication à l’ancienne du comté. Mais en fait toute la région tire une excellente réputation fromagère dont le site suivant dresse un inventaire : http://www.france.qrd.org/regions/franche_comte/fromage.html

                                                                                

                                                             

  Au coeur de l’Aveyron, à Roquefort-sur-Soulzon, se trouvent les caves de « Roquefort Société« . Vous pourrez les visiter de façon virtuelle à http://www.roquefort-societe.com/ Vous partirez à la découverte de ce fromage de brebis apprécié dans près de 80 pays. Je vous invite aussi à emprunter le livre qui se trouve au CDI et qui porte sur le roquefort. Il a été offert le 10 novembre 2008 par la région Midi-Pyrénées dans le cadre d’un projet Comenius  dont le thème est « Influences, tendances et création dans la gastronomie européenne » et dont le lycée Jean Monnet est coordinateur.

 

                                                       

 

    Surprenante évolution de fabrication que celle du Saint Marcellin. En effet, il était à l’origine produit exclusivement au lait de chèvre et maintenant il n’est composé que de lait de vache. Vous en saurez plus sur lui en consultant http://www.tourinfos.com/fr/r0022/d0038/m0001/j0007/p001827.htm. Le musée qui lui est consacré se trouve à Saint-Marcellin en Isère dans le Dauphiné

                                           

                                                  

       Tous les fromages présentés ont une Appellation d’Origine Contrôlée sauf le Saint-Marcellin dont la demande est en cours. C’est une garantie de qualité et de caractéristiques. Un fromage d‘Auvergne, la fourme d’Ambert, qui posséde aussi une A.O.C. renseigne un peu sur l’étymologie du mot « fromage ». A l’origine, le mot était « formage » car il s’agissait de donner une forme à une pâte et ceci par le biais d’un moule. « Fourme  » veut en effet dire « forme à fromage »

                                                       

                                                  

    Il y a quelques expressions contenant le mot « fromage » que j’aimerais vous rappeler ou vous faire connaître :

 – « Entre la poire et le fromage » : quand le repas arrive à sa fin et que la gaieté s’installe à table

– « En faire tout un fromage » : accorder trop d’importance à quelque chose

– « Se retirer dans un fromage » : avoir trouvé un poste

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8 mars : une fame des femmes

Langues, Pays, Personnages, Société 17 commentaires

    Clara Zetlin est à l’origine de la création d’une journée internationale de la femme. Le 8 mars 1910, lors de la deuxième conférence internationale des femmes socialistes elle a proposé qu’un jour dans l’année soit réservé à la célébration des femmes. Elle est  une grande « figure » du féminisme avec son amie Rosa Luxemburg.

  D’autres noms sont indissociables de ce grand mouvement d’émancipation. Etre une « femme » c’est être « d’un autre sexe » et l’on peut déjà faire référence aux féministes qui ont défendu le droit d’assumer sa sexualité. Parmi elles,  Gisèle Halimi, cette avocate française née en Tunisie, s’est faite connaître pour avoir soutenu ouvertement des femmes ayant avorté et aussi pour avoir demandé l’accès libre aux moyens de contraceptions. Le film du Roumain Cristian Mungiu, « 4 mois, 3 semaines, 2 jours » qui a obtenu la palme d’or au 6o ème festival de Cannes, en 2007 a relancé le débat sur le choix, pour une femme, de disposer de son corps.

       En France, les femmes peuvent participer aux votes depuis le 21 avril 1944 mais, à l’intérieur de chaque parti politique et même au niveau de leur représentation à l’Assemblée Nationale et au Sénat, la parité est loin d’être atteinte! On peut tout de même noter trois femmes politiques françaises à la tête de trois partis politique distincts.  Ce sont Marie-George Buffet pour le Parti Communiste Français, Martine Aubry pour le Parti Socialiste Français et Arlette Laguiller pour Lutte Ouvrière. On notera au passage que les trois femmes appartiennent à des partis politiques « de gauche », est-ce un « signe » ?  Enfin, lors des dernières élections présidentielles, Ségolène Royal s’est présentée, ainsi qu’Arlette Laguiller d’ailleurs. Ségolène Royal est aussi membre du Parti Socialiste.  Il est également intéressant de noter que c’est une femme qui se trouve à la tête  du syndicat du patronat français appelé Mouvement des Entreprises De France : Laurence Parisot

 

 

       Je pourrais aussi vous parler, dans ce billet, d’autres femmes qui ont assuré la renommée (et donc « la fame ») de la gente féminine dans le domaine du sport, de la science, de la littérature, des découvertes, de la mode, etc.  Je le ferai dans de prochains articles car, selon moi, juste une journée pour « les femmes », c’est insuffisant, il faut parler d’elles souvent et généralement en termes élogieux ! En attendant, je vous propose de regarder le classement des femmes jugées les plus puissantes au monde : http://www.linternaute.com/savoir/magazine/dossier/les-femmes-les-plus-puissantes-du-monde/les-femmes-les-plus-puissantes-du-monde.shtml?f_id_newsletter=616

  Au niveau du CDI, ma collègue fait partie d’un groupe de réflexion sur l’égalité des chances hommes/femmes. Je vous invite donc à regarder ces sites pour voir ce qui a déjà été fait au niveau de l’Académie de Limoges : http://www.ac-limoges.fr/rubrique.php3?id_rubrique=842 ,http://www.ac-limoges.fr/doc/spip.php?article510&var_recherche=MLF , http://www.ac-limoges.fr/doc/spip.php?article484

        La fleur de mimosa symbolise la magnificence, l’élégance, la simplicité, la tendresse et l’amitié. Dans les songes, le mimosa est signe de sécurité. Il représente aussi l’énergie féminine, cachée sous une apparente fragilité. Pour cette raison, depuis 1946, le mimosa est l’emblème de la journée de la femme.

                                                                

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Carnaval en Louisiane : fais dodo avec les Cajuns

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     La Louisiane est située au sud-est des Etats-Unis. Ces principales villes sont La Nouvelle-Orléans, Lafayette, Lake Charles, Baton Rouge. C’est un lieu de brassage de culture française, hispanique, afro-américaine, créole et indienne. D’abord peuplé par les seuls Amérindiens, ce territoire a été exploité en 1682 par Cavalier de la Salle qui l’a appelé « Louisiane » en l’honneur du roi de France Louis XIV. La ville « Nouvelle-Orléans » est fondée en 1718, le nom a été choisi pour honorer le régent Philippe d’Orléans. C’est dire combien cet Etat a d’attaches avec la France.

 

 

Au milieu du XVIIIème siècle, les Acadiens ont été chassés d‘Acadie, territoire canadien, par les Anglais. On a appelé cet épisode historique « Le grand dérangement« . Les Acadiens sont alors venus s’installer en Louisiane et ont peuplé les bayous. Au XIXème siècle, par le biais d’une déformation linguistique, les « Acadiens » sont devenus les « Cadiens » puis les « Cajuns« . Aujourd’hui, les Cajuns constituent la minorité francophone de la Louisiane. En 1803, Bonaparte a vendu aux Etats-Unis la Louisiane. Le 30 avril 1812, la Louisiane est devenue le 18ème Etat américain. Cet historique permet de faire comprendre la situation particulière de cet Etat et peut-être la raison pour laquelle son carnaval est si célèbre.

    Le Mardi Gras à New Orleans est devenu une période de célébrations très importante pour la Louisiane aux États-Unis.  Mardi Gras à la Nouvelle-Orléans a incorporé des traditions de la culture africaine ainsi que celle des Îles Caraïbes et de la France.
   La saison du Mardi Gras, en Louisiane, commence le 6 janvier, jour de l’Épiphanie, fêtée avec une galette des rois comme en France,  et finit toujours à minuit le mercredi du Carême.

 

 

Tout est organisé par des confréries (en anglais, les « Krewes »). Rien qu’à la Nouvelle-Orléans, il y a plus de 50 confréries qui construisent les chars et organisent les défilés et les bals parfois très élaborés. Chaque confrérie a son propre défilé, qui consistent des chars et de la musique, et aussi bien que son propre bal.

 

            
  

 

 

Pendant le XVIIIème siècle, le festival était marqué par des processions et des bals. Des calèches et des gens déguisés en masques apparaissaient dans les années 1830. Le symbole du boeuf gras, qui représentait la saison de l’abondance au carnaval de Nice, devient un symbole important du défilé de la confrérie Rex en 1870 . Cette tradition existe encore. Les Louisianais organisent aussi des bals, on danse des « fais dodos » c’est-à-dire des danses cajuns. Les « fais-dodos » sont des bals qui durent toute la nuit car les enfants peuvent « faire dodo » (dormir) tandis que les adultes s’amusent et dansent.

 

  Les premiers « throws » ou « lancers », des babioles qu’on jette des chars, apparaissent en 1871. En 1872, le roi du festival, qui s’appelle Rex, est créé et les couleurs du festival sont fixées : le violet (pour la justice), le vert (pour la foi), et l’or (pour le pouvoir). En 1873, tous les chars étaient construits à la Nouvelle-Orléans au lieu d’en France. La tradition des Indiens du Mardi Gras est fascinante. Les Indiens sont des hommes afro-américains qui font partie des confréries ou des bandes établies aussi tôt que les années 1870, au début des esclaves ou des hommes de couleur libres. Leurs activités, y compris l’heure et le lieu de leurs défilés, sont secrètes. Le grand chef porte un costume énorme et très élaboré, qui peut peser entre 45 et 70 kilos, fait à la main avec des perles et des plumes. Le grand chef et ses proches fabriquent son costume pendant toute l’année. On croit que les Indiens du Mardi Gras étaient inspirés par les Amérindiens à la fin du 19ième siècle, en raison de leur lutte commun pour les droits civils.
Les Indiens défilent à pied, en dansant et en chantant. Quand les bandes se rencontrent en chemin, ils se saluent et les grands chefs admirent les costumes et le travail des autres. Toutes les bandes se réunissent pour un grand défilé la fête du Saint Josèphe le 19 mars, et puis aussi le dimanche suivant, appelé « Super    Sunday ».
    Le festival de Mardi Gras à la Nouvelle Orléans et une célébration pour toute la famille.  On peut se déguiser et apporter un grand sac pour ramasser tout le « throws » qui est lancé des chars : les colliers de « perles », des animaux en peluche, et des « doublons » qui sont gravés avec les emblèmes des confréries. Comme on dit à la Nouvelle-Orléans, « Laissez les bons temps rouler ! » Visionnez la vidéo du carnaval louisianais de 1941 http://video.google.fr/videosearch?hl=fr&rlz=1W1SUNA_fr&q=%20danse%20cajun&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wv#q=New+Orleans+carnival&hl=fr&emb=0  et  celle du même carnaval mais en 2008: http://video.google.fr/videosearch?hl=fr&rlz=1W1SUNA_fr&q=%20danse%20cajun&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wv#q=New+Orleans+carnival&hl=fr&emb=0

 

Nous vous conseillons aussi de regarder ces sites pour compléter vos informations sur notre carnaval de Louisiane et plus particulièrement de Nouvelle-Orléans : 

http://www.mardigrasneworleans.com/ programme du carnaval 2009

http://appl003.lsu.edu/artsci/frenchweb.nsf/$Content/Cajun+French+by+Themes?OpenDocument Le parler cajun

http://www.louisianatravel.com/ (liens avec la France)

http://www.kreweofcork.com/ et http://www.neworleanscvb.com/static/index.cfm?contentID=706 (détails du programme de la parade)

http://www.cochonrestaurant.com/ et http://www.michauls.com/ (deux restaurants)

http://radiolouisiane.com/cadien/schedule.html (musique cajun)

       Cet article a été rédigé à partir d’un texte et de photos envoyés par Kelly Duval et ses élèves du Massachusetts. Je les remercie beaucoup pour leur contribution.

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Carnaval de Québec : » attache ta tuque avec de la broche »

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 Comme le chantait si bien notre poète québécois Gilles Vigneault : « Mon pays ce n’est pas un pays c’est l’hiver ! Ecoutez et regardez le chanter : http://www.youtube.com/watch?v=CH_R6D7mU7M Et pour lui donner raison, le Carnaval des Québécois se passe en hiver dans la ville de Québec dans la province de Québec au Canada : c’est le Carnaval de Québec.

 

      Pour employer les bons termes du carnaval, et enrichir notre vocabulaire, voici ce que j’ai trouvé à l’Office de la Langue française du Québec :« Carnavaleux / Carnavaleuse :  Personne qui participe à un carnaval. »

 

    Même si les mots « carnavaleux » et « carnavaleuse » sont absents des dictionnaires courants, ils sont implantés dans l’usage du français, non seulement au Québec, mais aussi en Europe où le terme « carnavaliste » est aussi parfois utilisé dans le même sens. 

 L’an passé, près d’un million de « carnavaleux » ont visité Québec en participant au Carnaval de Québec.  Ce carnaval est le plus grand carnaval d’hiver au monde, et tous les québécois de souche ou d’adoption en sont très fiers.  Pour faire cette grande fête amicale et familiale, qui dure environ 17 jours, imaginez une cinquantaine de personnes dans des postes de menuisiers, soudeurs, électriciens, mécaniciens, couturiers et artistes, et plus de 1000 bénévoles qui donnent leur temps chaque jour, pour le plaisir de vivre cet événement et rencontrer des visiteurs venus de partout dans le monde. Le Carnaval a des retombées économiques de près de 50 millions de dollars canadiens, c’est le fruit de cette grande équipe.

 Le Carnaval de Québec c’est un monde de neige, de glace, c’est féerique, et tous les visiteurs veulent en profiter, car on sait bien que cette belle neige disparaîtra, et que la glace fondra sous un chaud soleil de printemps.  C’est un plaisir trop éphémère le temps d’un hiver.

 

Selon mes recherches, la naissance d’une première fête d’hiver organisée à Québec fut en 1894, et prit le nom de Carnaval, et c’était l’occasion de fêter juste avant le carême.   Malheureusement, la Première Guerre mondiale a éteint ces festivités hivernales qui reprirent vie après la Seconde Guerre mondiale.En 1954, la tradition renaît et notre Bonhomme Carnaval vit le jour le 1er janvier 1955. Il est le porte-parole du Carnaval et à l’ouverture des festivités le maire d Québec lui remet symboliqueuement les clés  de la ville.

 

 

 

 

 

 

    Ce beau bonhomme de neige tout blanc, tout souriant, avec sa tuque rouge et sa ceinture fléchée est l’ambassadeur du Carnaval de Québec, et il renaît chaque année le temps d’un carnaval.  Une « tuque » est mot québécois qui désigne le bonnet de laine que l’on porte en hiver. Il y a même l’expression  » Attache ta tuque » qui signifie « tiens-toi bien ça va secouer ». Et si l’on dit « Attache ta tuque avec de la broche », ça veut dire que ça va vraiment secouer et vous verrez que ça va vraiment « déménager » durant ce carnaval.

La ceinture fléchée que porte Bonhomme Carnaval fait partie de notre patrimoine. Elle était autrefois portée par nos habitants aux siècles derniers qui poursuivaient une tradition hivernale d’origine amérindienne.  Elle redevient populaire le temps d’un carnaval.   Même si Bonhomme Carnaval représente la froide neige, on veut tous le serrer dans nos bras !  Tout le monde le connaît. Bien entendu, Bonhomme Carnaval ne peut se loger, dans nos maisons québécoises, près d’un bon feu de foyer, il fondrait !  Il habite donc, pendant la fête, dans un Palais de glace construit expressément pour lui.   L’an dernier, 270 tonnes de glace ont été utilisées pour construire ce château de dimensions impressionnantes.   Les carnavaleux peuvent visiter ce palais et il est le centre de ralliement pour de nombreuses activités carnavalesques.

 

 

 

 

Pour vous donner le goût du Québec, voici quelques activités de notre carnaval hivernal :

 

Les défilés de nuit : Ils sont très populaires et courus, et le thème de cette année est la Mascarade.  Voir toutes ces lumières et couleurs, ces masques démesurés, ces clowns et personnages costumés qui entraînent la foule, c’est féerique !    Bien vêtus de leur  plus chaud manteau, leur tuque et leurs mitaines, sans oublier une bonne paire de bottes d’hiver, les carnavaleux et carnavaleuses se collent les uns aux autres pour regarder le défilé de chars allégoriques.  C’est la fête, on se colle les uns aux autres, c’est plus chaud !  Les enfants ont les yeux grands ouverts, bien emmitouflés, grimpés sur les épaules des plus grands pour tout voir.  On rit, on applaudit, on souffle dans la flûte du carnaval, c’est la cacophonie, mais ce sera un beau souvenir jusqu’au prochain défilé…

 

Les sculptures sur neige : des sculpteurs venus de partout dans le monde se réunissent et sculptent d’énormes blocs de neige, des objets de tous les jours, des animaux, des scènes de la vie quotidienne prennent forme sous leurs mains, je devrais plutôt écrire sous leurs mitaines, car ils doivent s’habiller chaudement. Nous y découvrons de merveilleux talents.  Avez-vous déjà sculpté avec une pelle ?

 

 

 

 

 

La course en canot :  c’est une course pour les courageux, car le fleuve est glacé.  Cette course est un sport de compétition extrême, pourtant dans l’histoire des québécois, les ancêtres traversaient le fleuve St-Laurent en canot, car c’était le seul moyen de transport en hiver.  Les canotiers qui participent à cette compétition, traversent le fleuve en côtoyant parfois des blocs de glace, ils doivent être très agiles, c’est une compétition d’endurance et de risque.

 

Le bain de neige : quoi de mieux pour montrer à nos amis qu’on n’est pas frileux que de prendre un bain en maillot de bain (parfois sous les -20 degrés celsius !). Vous grelottez juste d’y penser ! Cette activité est pourtant populaire et qu’après le bain c’est le sauna. C’est une expérience inoubliable qui donne de l’énergie.

 

La grande virée : c’est une course d’attelages de chiens de traîneau dans les rues du Vieux-Québec enneigées pour l’occasion.   Après avoir vu cette compétition, les spectateurs se promettent de profiter eux aussi d’une ballade avec les chiens de traîneau dans nos forêts québécoises, pour admirer les paysages blancs de neige et respirer l’air vif de notre climat, le corps bien au chaud sous une couverture de laine du pays comme au bon vieux temps.

 

Il  a plusieurs autres activités, spectacles en chanson, en danse, promenades en carriole au son des grelots, et d’un hiver à l’autre, de nouvelles activités s’ajoutent, comme la course de raquettes, le spectacle de bûcherons acrobates, la tyrolienne qui traverse le ciel des Plaines d’Abraham.   Pour ceux et celles qui veulent en voir davantage, je vous invite à visiter le site du Carnaval de Québec à l’adresse suivante :   http://www.carnaval.qc.ca/ . Vous pouvez aussi compléter avec : http://www.linternaute.com/voyager/carnaval/quebec/quebec.shtml   

 Il y a aussi cette vidéo très intéressante avec une chanson entraînante : http://video.google.fr/videoplay?docid=-1421155355143452181&ei=CgWXSYKQCISQ2wLi8ci7Cw&q=Carnaval+de+Qu%C3%A9bec&hl=fr

                               

 

Le Carnaval de Québec est le plus gros, mais plusieurs autres petits carnavals se font dans nos villes et villages en province, et plusieurs écoles organisent en collaboration avec les étudiants, un Carnaval à leur façon, où tous peuvent profiter des jeux d’hiver ou des activités sportives reliées à notre climat : patinage, glissade, ski, courses de raquettes, batailles de boules de neige. Toutes ces activités font oublier les rigueurs de l’hiver, et mettent en valeur les avantages de notre climat.

 

Avant de terminer, pour vous sucrer le bec, voici des petites gourmandises délicieuses et populaires au Carnaval :

 

Queue de castor, c’est une pâtisserie frite qui ressemble à la gaufre, elle est étirée pour prendre la forme de la queue du castor, et elle est recouverte de chocolat ou saupoudrés de sucre et de cannelle. On peut visionner cette vidéo : http://www.tqs.ca/videos/recettes/2008/02/didier-girol-et-sa-recette-de-queue-de-castor-24127.php et la recette détaillée peut être prise ici : http://chefcuisto.com/recette/2008/02/29/biscuits-queues-de-castor/

 

Tire sur la neige : on fait cuire le sirop d’érable jusqu’à un certain degré, ensuite on rempli une auge avec de la neige propre, et on verse sur la neige la tire d’érable encore chaude.  Ensuite on enroule la tir sur un petit bâtonnet, elle refroidit et durcit.  Délicieux et très sucré !  En visitant ce site, on peut voir les étapes pour faire de la tir sur la neige :

http://www.maplebymail.ca/tire.htm

 

Comme on le dit au Québec : « attachez vos tuques avec d’la broche ! » et venez vivre le Carnaval de Québec !

 

Cet article a été réalisé à partir du texte rédigé par Jocelyne que je remercie de sa contribution. Au niveau du crédit des photos, je voudrais exprimer ma reconnaissance à Madame Andrée-Anne Stewart, adjointe aux communications de « Carnaval de Québec » pour son autorisation de parution en ligne de l’image représentant l’ouverture des feux du Carnaval. Les autres photos proviennent d’amis de Jocelyne ayant personnellement assisté à cette manifestation ou bien ce sont des images libres de droit provenant de « wikipedia ».

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En Février : des baisers et des bugnes

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     La semaine dernière, nous avons évité de nous crêper le chignon en mangeant nos galetous. Cela aurait été d’autant plus dommage que le 14 février, c’est la Saint Valentin et il vaut mieux échanger des baisers ! Si c’est le coup de foudre réciproque, une ère nouvelle s’ouvre faite de serments, de caresses et de mots doux. A noter qu’au Japon, comme notre amie Mariko nous l’avait signalé l’an passé, la « Saint Valentin » ne concerne que les femmes car elles doivent offrir une boîte de chocolat ou de biscuits aux hommes. Oui, c’est à tous les hommes et en particulier à leurs collègues de travail. Mais les nipponnes sont rusées : si elles éprouvent de l’affection pour celui à qui ira le cadeau, elles lui offriront  du « honmei choco » (traduire « du chocolat véritable »), sinon ce sera  du  « giri choco » (chocolat obligatoire et de moins bonne qualité). Si ces derniers apprécient ce geste, ils devront,  pour le 14 mars, c’est-à-dire un mois plus tard, offrir à leur tour quelque chose : chocolat, fleur, etc. Le 14 mars s’appelle « le jour blanc » en référence au fabricant de marshmallow  (souvent de couleur blanche) qui a inventé cette tradition pour faire vendre ses sucreries.

 

 

   Mais, Février, c’est aussi  « Mardi -Gras » .  Cette date est connue pour les « bugnes« .  Non, je ne veux pas faire référence au sens un peu familier de « bugne », celui qu’on lui donne du côté de Lyon, à savoir un « coup ». Oh non, après les tendresses des amoureux, il y aurait déjà des femmes battues ! Je plaisante bien sûr ! « Bugne » est aussi la manière de désigner un beignet dont il est de tradition de manger pour le mardi-gras. Comme pour Chandeleur, à l’origine, il s’agissait de confectionner un mets comportant le plus possible d’ingrédients ensuite interdits durant la période de carême : beurre, huile et oeufs. Suivant la région, le beignet change d’appellation : bottereau dans la région nantaise, merveilles dans le Bordelais, oreillettes en Provence, tourtisseaux dans le Poitou, etc. Les beignets du Mardi-Gras s’appellent « roscos » en Espagne. En Espagne, il y a également les « churros » que nous surnommons « chichis » en français. En Argentine ainsi qu’au Pérou, les « churros » sont fourrés au lait concentré sucré.

                             

        Mais les beignets ne sont pas obligatoirement associés au Mardi-Gras. Ainsi, à l’île de la Réunion, on peut trouver tout au long de l’année des « bonbons piments » . Vous pouvez avoir un idée de leur apparence à http://flickr.com/photos/bezombes/2627608738   Au Japon, le tempura  est une sorte de beignet. Il s’agit d’une pâte à frire fluide que l’on sert avec du riz, de la viande ou du poisson ainsi que des légumes.  Au Canada et aux Etats-Unis, ce sont les beignes ou « donuts » qui ont un grand succès surtout dans les firmes de restaurations rapides. En Israël, le soufganiya est un beignet consommé surtout pour Hanoucca ou « fête des lumières » qui a lieu en novembre.

 

                                                            

Vous pouvez avoir quelques recettes de savoureux beignets  à : http://www2.ac-toulouse.fr/col-jmoulin-toulouse/club/1998/recett03.htm

                             

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Eclairez donc ma lanterne !

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    Il y a des expressions qui sont à prendre au sens figuré mais qui, dans certaines circonstances, prennent une tournure particulière. Ainsi « éclairez donc ma lanterne » veut dire, au sens figuré, « informez-moi« , « expliquez-moi« . Cependant cette façon de s’exprimer n’est pas anodine en ce lundi 2 février : c’est la « chandeleur » ! Etymologiquement, il s’agit de « la fête des chandelles » car on allumait des bougies en signe de purification, quarante jours après la Noël et il y avait une procession aux chandelles en l’honneur de la présentation de Jésus au temple et de la Sainte Vierge. Certains y voient aussi une allusion au fait qu’au début de février la clarté naturelle du jour a tellement progressé que justement l’usage des candelabres pour éclairer les intérieurs de maison se raréfie. Mais les chandeliers sont aussi associés à l’idée de fête, souvenez-vous de l’expression « un dîner aux chandelles » pour évoquer une soirée qui sorte de l’ordinaire et souvent dans le cadre d’un repas qui se veut intime et en même temps somptueux. Il y a de nombreuses  expressions qui contiennent les mots « chandelle »  ou « chandelier » :

– « Faire des économies de bouts de chandelle » pour dire qu’en fait les restrictions qui sont faites ne sont pas vraiment utiles

-« Brûler la chandelle par les deux bouts » pour dire, au contraire, être très dépensier et aussi trop fêtard

-« Devoir une fière chandelle à quelqu’un » pour dire lui être reconnaissant (l’expression renvoit étymologiquement au fait qu’en signe de remerciement la personne aidée allait faire brûler un cierge)

-« En voir trente-six chandelles » pour dire être abasourdi après un coup violent

– « Le jeu n’en vaut pas la chandelle » pour dire que ça ne sert à rien

– « Monter en chandelle » pour dire que l’on fait des progrès de façon très rapide

– « C’est une chandelle qui s’éteint » pour dire qu’une personne très âgée vient de mourir

– » Souffler sa chandelle » pour dire qu’une personne meure

– « La chandelle brûle » pour dire que le temps presse

– « Tenir la chandelle » pour dire qu’une personne est compromise dans une affaire de galanterie

– « Etre placé sur le chandelier » pour dire qu’une personne occupe un poste important

– « Mettre la lumière sur le chandelier » pour dire que toute la vérité sera dite, rien ne sera caché

– « Il faut voir cela à la chandelle » pour dire il faut attendre avant de se prononcer

– « Il n’y a si petit saint qui ne veuille sa chandelle » pour dire que chacun s’attend à une certaine reconnaissance pour ce qu’il a fait.

– « Moucher la chandelle » pour parler d’un coït interrompu

– « Venir se brûler à la chandelle » pour dire sortir d’un endroit sûr pour s’exposer à des dangers

– « Porter une chandelle à Saint Michel et l’autre à son serpent » pour dire que l’on ménage les méchants en honorant les bons

– « Porter sa chandelle à un autre saint » pour dire qu’on ne peut rendre le service demandé et qu’il faut voir avec quelqu’un d’autre

« Etre réduit à la chandelle bénite » pour dire qu’on est à la dernière extrémité

-« Brûler une chandelle d’un liard à chercher une épingle dont le quarteron ne coûte qu’un denier  » se dit pour dépenser beaucoup d’énergie pour avoir une babiole

– « Brûler une chandelle en plein midi » pour dire faire une dépense inutile

-« La chandelle qui va devant éclaire mieux que celle qui va derrière » pour dire, au sens propre, que le porteur de lumière doit être placé devant pour éclairer le cortège. Au sens figuré, l’expression a plus ou moins le même sens que « un tiens vaut mieux que deux tu l’auras »

–  » La chandelle se brûle » pour dire il faut hâter le pas si on veut arriver avant la nuit

– « Cacher la chandelle sous le boisseau » pour dire cacher ou supprimer un talent qui se fait jour

– « Moucher des chandelles avec les doigts » pour dire être très téméraire

 

          A la Chandeleur, selon la tradition, il s’agissait de terminer au plus vite toutes les provisions qui ne pourraint être consommées pendant la Carême et donc, forcément, il fallait manger des plats riches avant cette période de jeûne. En effet, à l’origine, ce sont les quarante jours qui précédent Pâques. A partir du « Mercredi des Cendres« , il fallait presque s’en tenir à la xérophagie (absorption limitée au pain et aux fruits secs). Le « Mardi gras »  ou le « Jeudi gras » (en Pologne et en Allemagne) portent bien leur nom car  ce sont des jours où l’on fait bombance et grande ripaille. Cette année, le mardi gras sera le 24 février et le « mercredi des cendres » le lendemain.

       L’abstinence alimentaire durant cette période de carême consistait (maintenant, même chez les chrétiens les plus stricts ces pratiques se sont amoindries) donc à refuser de consommer de la viande, des œufs et des laitages. Alors, bien sûr, on comprendra la confection des crêpes faites à partir d’oeufs et de lait et qui peuvent être mangées nature ou bien garnies de sucré ou de salé.   Certains voient dans la forme circulaire et la couleur de la pâte  une allusion au soleil qui, lui-aussi, est associé à l’idée de lumière. En suivant ce lien vous aurez quelques suggestions de savoureuses  recettes de crêpes fourrées avec divers ingrédients  : http://www.linternaute.com/femmes/cuisine/magazine/dossier/crepes/recettes/1.shtml . La plus célèbre des crêpes sucrée est bien entendu la crêpe Suzette inventée par Auguste Escoffier  A noter que, grâce à la patience  et à la compétence pédagogique de leurs  deux professeurs de biotechnologie, les élèves de CAP APR sont devenus des experts de l’art de faire des galettes (autre nom des crêpes, surtout lorsque le contenu est salé). Venez donc le lundi et le mardi manger au « Monnet Express » ! .

         

 

    La tradition de la Chandeleur veut l’on lance la crêpe en l’air en tenant d’une main la poêle et, dans l’autre main que l’on serre très fort un louis d’or (ou une autre pièce) tout en formulant un voeu de richesse. On dit aussi que la première crêpe faite doit être jetée si haut qu’elle doit atterrir en haut d’un placard où elle devra rester jusqu’au 2 février de l’année suivante !  Ce serait un gage de prospérité et de bonheur ! Ah, les superstitions ! Mais sans doute faut-il y voir un lien avec les expressions « retourner quelqu’un comme une crêpe » qui veut dire lui faire changer facilement d’opinion et « laisser tomber comme une crêpe » qui veut dire abandonner très vite quelqu’un.

        Il est à noter que tout au long de l’année, en Limousin, nous consommons des « galetous » appelés aussi « tourtous« . Ce sont des galettes à base de farine de sarrasin ou de « blé noir ». Elles remplacent plus ou moins le pain, peuvent être mangées nature, tout au long du repas en accompagnement aussi bien de l’entrée que du plat de résistance que du dessert, ou même encore fourrées avec de la charcuterie ou bien du fromage blanc ou encore de la confiture. En Corrèze, il y a aussi les « pompes« , crêpes de blé noir et de froment.

     A l’étranger, il existe d’autres traditions pour la Chandeleur. Ainsi, au Canada, dans la province de Saguenay, on propose des « cretons de la Chandeleur »  dont on peut voir la recette à http://www.saveursdumonde.net/recettes/cretons-de-la-chandeleur/ . En tout cas, bon appêtit à tous et surtout, autour de ces crêpes, n’allons pas …nous crêper le chignon ! Cette expression veut dire « se disputer », « se battre ».

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Noël aux tisons : au Québec avec Jocelyne

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      Je demeure au Canada, plus précisément dans la province de Québec.  Cette province est située à l’est du Canada.  Le Québec occupe un vaste territoire dans mon pays le Canada, et il occupe le deuxième rang en population dans ce pays. La majorité des Québécois sont de langue maternelle française, cependant les habitants des autres provinces du Canada  sont majoritairement de langue anglaise.

        Depuis le mois de novembre, chacun à sa façon,  nous nous préparons pour le temps des Fêtes : Noël ou le Jour de l’An. Lequel est le plus fêté ?  Je ne saurais vous dire.   Mais nous sommes excités et fébriles, car pendant cette période de l’année, c’est congé, relâche, repos et aussi réjouissances et dépenses.  Les étudiants seront en vacances quelques jours avant Noël et reprendront les classes vers le 7 janvier. 

      L’hiver au Canada, c’est le froid, la glace, la neige, et de magnifiques paysages blancs.  Les Canadiens pendant cette saison se réunissent avec la famille et les amis pour pratiquer leurs sports préférés : le ski, le patinage à la patinoire du quartier ou sur la rivière gelée, les glissades en luge avec la famille, ou s’organiser une joute de hockey sur la patinoire du quartier.  Bien sûr, les plus frileux s’envolent vers les pays chauds, pour fuir ce froid qui nous colle les narines ensemble, et se remonter le moral, car pour certains Québécois et Canadiens, l’hiver signifie désagréments et déprime.

     Ce matin, les étudiants espéraient un petit congé imprévu, car une première tempête de neige nous est tombée dessus.  Alors, ce matin on guettait le message qui nous indiquerait que l’école était fermée, que les routes étaient enneigées et impraticables et que les autobus scolaires ne circulaient pas.  Et non ! déception pour l’étudiant, le message n’est pas arrivé, donc :   Québécois, à vos pelles ! les écoles sont ouvertes….  Et oui, si on veut sortir notre véhicule automobile de la cour, il faut dégager la voie.

      Depuis novembre et jusqu’aux premières semaines de janvier, plusieurs maisons, boutiques, et bâtisses commerciales, sont décorées et illuminées, à l’intérieur et à l’extérieur. C’est si agréable de se promener dans les rues et d’admirer toutes ces lumières multicolores. Les gens aiment décorer leur maison et les illuminer pour le temps des fêtes.  Certaines décorations sont assez sobres, les gens installent une série de lumières au balcon, ou garnissent les arbres dans la cour avec rubans et lumières multicolores, on retrouve aussi des couronnes de Noël accrochées aux portes, des étoiles ou chandelles aux fenêtres, des silhouettes du Père Noël, du Petit renne au nez rouge, ou tout ce qui nous rappelle ce « Joyeux Temps des Fêtes ».  Il y a des gens qui ne prennent que quelques heures pour faire leur décoration, mais pour d’autres c’est un travail et un plaisir qui durent plusieurs jours.  Voici des photos prises à Wickham, municipalité située à quelques minutes de Drummondville, sur la rue principale qui traverse ce village.  D’année en année, les propriétaires en ajoutent, et les passants s’arrêtent pour admirer tout ce jeu de lumières et prendre des photos. 

     

 Il existe, au Trait  Carré  de Charlesbourg, une animation particulière pour la période de Noël : des expositions extérieures de crèches, des concerts de Noël au presbytère, ainsi que des marches dans la nuit. Vous pourrez en savoir plus grâce à http://www.noelautraitcarre.org/programmation.aspx .

      A Drummondville où j’habite, nous avons le village québécois d’antan qui est ouvert aux visiteurs et tout illuminé pendant la période des fêtes. L’un des beaux endroits à visiter à Drummondville est le Village Québécois d’Antan, situé en bordure de la rivière St-François.  Ce village incluant une ferme d’époque, reconstitue la vie de nos ancêtres québécois du XIXe siècle, avec son magasin général, son bureau de poste, l’école du canton, l’église, la boutique de l’apothicaire et bien d’autres.  Pendant l’été, les coutumes de nos ancêtres y revivent et tout le village s’anime, car des participants, en costumes d’époque, s’y installent et présentent les métiers traditionnels du XIXe siècle au Québec, avec le parler et l’accent de nos ancêtres. Ces habitants accueillent les visiteurs dans leurs maisons, pour leur montrer la fabrication du pain, du fromage, le filage de la laine, le tricotage, la fabrication des chandelles ou du savon du pays, avec des outils du temps de nos ancêtres.  Ils y pratiquent toutes les anciennes techniques qu’utilisaient le forgeron, le boulanger, le menuisier, le cordonnier, et autres métiers de ce temps. Il y a même le maire du village en campagne électorale, le notaire qui offre de rédiger notre contrat de mariage ou le curé qui veut nous confesse, et l’on peut y déguster un menu typique de l’ancêtre québécois. Pendant l’hiver, dans la période de Noël et du Jour de l’An, le village revit, et toutes les maisons y sont décorées de lumières multicolores, c’est très joli.  Un menu traditionnel du Noël d’Antan y est servi : caribou, cretons grands-mères, dinde en sauce, et la bûche de Noël.  Pour bien digérer le tout, une musique de Noël et une marche en famille dans les sentiers de ce village pour admirer le charme de cette époque.  Tout ce beau décor et cette ambiance nous transportent dans un autre siècle.

 

            Et il y a les marchés de Noël, en particulier celui au Vieux-Port où décorations et musiques natales mettent l’ambiance. Et il y a des animations dans les bibliothèques de Québec, avec des contes, des expositions de crèches de plusieurs pays et faites de matériaux divers. Imaginez, certaines sont faites en peaux de bananes ! Voici un petit aperçu du programme proposé par nos bibliothèques : http://www.bibliothequesdequebec.qc.ca/accueil/dep_noel08.pdf  Pour encore plus nous faire rêver le Palais Montcalm proposera, le 21 décembre, un spectacle sur différents noëls en Europe : http://palaismontcalm.ca/programmation/strada-332

      La fête de Noël est une occasion pour les familles de se regrouper et le Jour de l’An on se réunit avec des amis pour festoyer et accueillir cette Nouvelle Année.  Ce sont des fêtes de gourmandise, car c’est l’occasion pour cuisiner les mets traditionnels du Québec ou pour les plus raisonnables, offrir à leurs invités un menu faible en calories et déroger à cette tradition d’abondance. Donc, si on a fait des abus de tables et pris des kilos en trop, la résolution du Nouvel An sera :  la diète et l’exercice physique pour les prochains mois, car c’est coutume de prendre des bonnes résolutions en cette première journée de l’Année.  À partir du Jour de l’An, les Québécois se visitent pour s’échanger des vœux de « Bonne santé tout au long de l’année », « Succès dans tes études » ou bien pour les jeunes couples «Un mariage ou un bébé avant la fin de l’année. ».

     Le traditionnel sapin de Noël trône toujours dans nos salons.  Certains vont le choisir chez des  marchands ambulants qui s’installent à certains endroits de la ville pour vendre leurs sapins, d’autres vont le couper directement dans les bois, et d’autres préfèrent un sapin artificiel.  Le sapin sera garni de boules brillantes, de petits ornements, de lumières et de guirlandes, et toute sa préparation et sa décoration réunissent les membres de la famille, du petit au plus grand.  On peut admirer, à Montréal, dans la maison où vécut l’historien François-Xavier Garneau, un magnifique sapin de Noël décoré à la manière du 18 ème siècle.

     La coutume d’envoyer des cartes de Noël a cessé d’année en année. Il y a 20 ans, parents et amis s’envoyaient des cartes de Noël.  On pouvait décorer la maison en suspendant toutes ces belles cartes.  Aujourd’hui, on les envoie à nos parents et amis lointains.

     Depuis une dizaine d’années, Noël a perdu son esprit religieux, les gens sont moins pratiquants, les églises ne se remplissent plus autant.  Pour certains, cette messe de minuit, sera leur messe annuelle, car ils n’y vont qu’une fois par année et ils sont choyés pour cette messe, car ils ont droit aux chants traditionnels de la chorale paroissiale accompagnée de l’orgue de l’église.  Après la messe de minuit, c’est le Réveillon, alors on se rassemble tous chez un ou chez l’autre pour échanger des cadeaux, et déguster ce Menu de Noël.  Il est certain que la tourtière est au menu, la dinde également, et pour dessert une belle bûche au chocolat.   Les mamans ont fait du sucre à la crème, du fudge, des beignets, des tartes.  Miam miam … c’est délicieux et très sucré.

Pour ceux qui aiment les expériences culinaires, il y a le site http://www.recettes.qc.ca/ et je vous conseille en particulier d’essayer la tourtière de porc. C’est celle que je vais faire. Laissez-vous aussi tenter par les beignes de Noël, le sapin en pains d’épice et le punch de Noël au Chablis.

 

 

          

    Les Canadiens aiment fêter, mais sont prudents, car chez nous, il existe l’Opération Nez Rouge.  Cette opération revient annuellement pendant la période des Fêtes, elle nécessite plusieurs bénévoles qui sont formés pour faire de la prévention en visitant les restaurants, bars et salles de réception.  Un numéro de téléphone est distribué partout dans la ville, et une équipe de 3 bénévoles Nez rouge rejoindra le conducteur qui a consommé de l’alcool.  Cette équipe raccompagne gratuitement le demandeur à l’endroit de son choix, à bord de son véhicule, ainsi le citoyen n’a aucune raison de conduire en état d’ébriété.  C’est une bonne façon de sauver sa vie et celle des autres.

Je vous souhaite de Joyeuses Fêtes !

Jocelyne

           Merci  Jocelyne pour cet article plein d’humour . Il y a aussi quasiment un an que Jocelyne contribue à l’animation des blogs de notre lycée. Merci pour ces belles photos et toutes ces précisions sur Drummondville et sur toutes les animations dans « La Belle Province » en ces jours de fêtes. Que 2009 conserve notre sincère amitié et permette la rédaction d’autres articles sur le Québec.

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