Sommes-nous à bonne école ?

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    Le système scolaire français est assez complexe, aussi ne seront présentées que les grandes lignes de telle sorte qu’à leur tour nos amis japonais, italiens, suédois, japonais, espagnols, roumains, polonais et tchèques puissent faire quelques comparaisons.

     Notre système scolaire repose sur les principes de Jules Ferry (1832-1893). Cet homme politique français a défini l’école comme  » gratuite, laïque et obligatoire« . De nombreux établissements scolaires portent le nom de ce politicien. Cependant, avec le temps, les notions de « gratuité », »obligation » et de  « laïcité » ont évolué. La « gratuité » s’applique au fait de ne pas avoir de frais d’inscription pour être admis à l’école, tout au moins si l’élève fréquente une école publique, d’avoir les manuels scolaires fournis gratuitement jusqu’en troisième qui est la quatrième et dernière année passée au collège. Par contre « la gratuité » ne s’applique pas en ce qui concerne les fournitures scolaires, les repas pris à la cantine, les sorties éventuelles, etc. Au niveau universitaire, des droits d’inscriptions existent, même s’il s’agit d’une université publique. La laïcité est encore normalement garantie, allant même jusqu’à interdire, dans un établissement public, le fait de porter un signe distinctif de sa croyance religieuse. Cependant il est de plus en plus question de demander aux professeurs de se charger de « l’enseignement du fait religieux ». En ce qui concerne « l’obligation », depuis 1959, elle est définie comme de 6 à 16 ans. Le ministre actuel de l’Education Nationale s’appelle Xavier Darcos. Il y a aussi Valérie Pécresse qui est ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche. 

 

 

  Par le biais d’une tradition datant du XVIIIème siècle, les écoles maternelles sont largement développées en France. Elles sont gratuites mais ne rentrent pas dans « l’obligation scolaire ». Elles sont seulement conseillées pour faciliter l’éveil de l’enfant. Il y existe 4 niveaux : Toute Petite Section (2ans), Petite Section (3 ans), Moyenne Section (4 ans) et « Grande section » (5 ans). Pour être admis en TPS, l’enfant doit pouvoir se dispenser de couches dans la journée et avoir dépassé ses 2 ans le jour de la rentrée scolaire de septembre. Certaines municipalités offrent plusieurs dates de rentrée pour ces TPS, ainsi il est possible qu’un enfant commence sa scolarisation après chaque période de « petites vacances ». L’enfant apprend à vivre en société, développe son langage et  se prépare à devenir un futur écolier. L’existence de ces écoles maternelles telles qu’elles sont conçues maintenant semble être remis en cause parce que le ministre a parlé de « jardin d’enfants » et s’est également interrogé sur la nécessité de recruter des enseignants très diplômés pour ce niveau scolaire. Ces propos ont naturellement prêté à controverse.

      Depuis la loi d’orientation de 1989, les écoles maternelle et primaire sont divisées en cycles. Paradoxalement, puisque l’école maternelle n’est pas obligatoire, ce niveau est assimilé au « cycle 1 » appelé aussi « cycle des apprentissages » et, en plus, la Grande Section  est la première classe du « cycle 2 » appelé aussi « cycle des apprentissages fondamentaux ». Au-delà de la « grande section de maternelle », l’élève rentre à l’ « école primaire ». Les deux autres classes de ce cycle 2 sont le  » Cours Préparatoire » dit « C.P. » et le « Cours Elémentaire 1ère année » dit « CE1 ». Le « cycle 3″ est constitué du Cours Elémentaire 2ème année (CE2), du Cours Moyen 1ère année (CM1) et du Cours Moyen 2ème année (CM2). En maternelle, comme à l’école primaire, les enfants sont pris en charge, en général, de 8h30 à 11h30 puis de 13h30 à 16h30 le lundi, mardi, jeudi et vendredi. Jusqu’à la rentrée scolaire 2008/2009, il y avait 1/2 journée de prise en charge en plus : le mercredi matin ou le samedi matin. Malgré la diminution horaire, les notions à apprendre sont restées les mêmes. Pour les élèves de l’école primaire, un éventuel soutien scolaire a été prévu durant la pause de midi faute de pouvoir le mettre en place après 16h30 en raison des cars de ramassage scolaire. Mais cela pose tout de même un problème pour les élèves ayant besoin de soutien mais qui ne sont pas demi-pensionnaires.

      Au-delà du CM2, l’enfant rentre au collège où la numérotation des classes va en décroissant  : « 6ème« , « 5ème« , « 4ème« , « 3ème« .  Malgré quelques tentatives au niveau de l’école primaire, c’est surtout au niveau de la « 6ème » que débute l’étude d’une première langue vivante. Sauf exception, c’est souvent l’anglais ou l’allemand. En « 4ème », une seconde langue est proposée et c’est le plus souvent allemand ou espagnol. Au niveau de la 5ème ou de la 4ème, il existe les Itinéraires De Découvertes qui permettent une approche interdisciplinaire de thèmes, c’est-à-dire que, par exemple, on propose à l’élève de faire un petit dossier qui s’appuie au moins sur deux disciplines enseignées et qui implique aussi une recherche documentaire faite au Centre de Documentation et d’Information en partenariat avec le professeur-documentaliste. Cela peut être, par exemple, un exposé sur la « prise de pouvoir de Guillaume le Conquérant » parce qu’au niveau de la « 5ème », la période historique étudiée est le Moyen-Age et que cet épisode de l’Histoire de France tisse un lien avec l’Angleterre et donc participe de l’enseignement de l’anglais. Généralement, l’élève présente son travail sous forme de traitement de texte et il y a donc beaucoup de compétences prises en charge pour la note finale. Le professeur-documentaliste ne se contente pas de « fournir les documents » pour aider à la réalisation du travail, il accompagne ses collègues enseignants qui viennent au CDI et suit la progression du travail des élèves en s’impliquant personnellement. Cela suppose naturellement, en amont, des « rencontres » entre enseignants pour bien cibler ce qu’il est possible de faire et comment. Vous trouverez plus de renseignements sur cette approche pédagogique à : http://eduscol.education.fr/D0072/itinerairesdecouverte.htm

    Les élèves ayant d’importantes difficultés scolaires sont placés dans des Sections d’Enseignement Général et Professionnel Adapté dans lesquelles ils ont à la fois un enseignement général et professionnel. Bien qu’ils soient rattachés au niveau du collège, le lycée Jean Monnet accueille des élèves de « 3ème Découverte Professionnelle 6 heures« . Ce sont des élèves qui s’orientent vers une voie professionnelle au-delà de cette classe, mais qui ne savent pas exactement quoi choisir. Pour les aider, des périodes de stage en entreprise sont prévus. A la fin de la troisième (toutes séries confondues), les élèves passent le « brevet des collèges« , ainsi que le « Brevet Informatique et Internet » ou « B2I« . Ce second examen inclut, même s’il  la dépasse, la reconnaissance d’un certain nombre de compétences  que le professeur-documentaliste  s’est chargé de faire acquérir depuis l’entrée de l’élève en 6ème . En effet, les missions de cet enseignant ne se limite pas à la gestion d’un fonds documentaire, il a des heures d’enseignement pour apprendre aux élèves à utiliser au mieux les informations que peuvent fournir les revues, les livres, les dictionnaires, les encyclopédies, le logiciel documentaire appelé BCDI, Internet, etc. Pour plus de renseignements sur le « B2I », vous pouvez regarder : http://www.educnet.education.fr/formation/certifications/b2i

        Après le collège, c’est l’entrée au lycée. Il y a trois sortes d’établissements secondaires : général, technologique et professionnel. Au niveau de l’enseignement général et technolgique, la nomination des classes tient toujours du compte à rebours : « seconde« , « première » et « terminale« .  A la fin de la « première », l’élève passe une partie des épreuves du baccalauréat et, « en terminale », il passe les épreuves restantes. Il existe différentes options d’enseignements au niveau du lycée d’enseignement général comme au niveau du lycée d’enseignement technologique. Au niveau de la « première », l’élève doit réaliser un dossier qui s’inscrit dans le cadre des Travaux Personnels Encadrés. On trouvera le détail des sujets à http://eduscol.education.fr/D0050/themes.htm  mais il faut tout de même savoir que la problèmatique étudiée doit au minimum englober deux disciplines. Ainsi, par exemple, l’élève peut présenter une sorte de petit mémoire sur « Les peintures murales au Mexique » de façon à pouvoir « combiner » Art et Civilisation Espagnole. Bien entendu, comme pour les IDD, il faut la participation du professeur-documentaliste comme d’ailleurs exposé ici : http://eduscol.education.fr/D0050/LXTDOC01.htm. Durant les trois années passées au lycée, l’élève reçoit un enseignement d’Éducation Civique, Juridique et Sociale  (ECJS)  dont on pourra avoir une idée avec http://eduscol.education.fr/D0056/ecjs.htm . Les différentes options possibles au niveau du lycée général ou du lycée technologique n’existent pas partout et parfois il est nécessaire de changer de département et de fréquenter un internat.  On  pourra connaître le détail des options possibles avec http://www.education.gouv.fr/pid39/lycee.html . Les épreuves de baccalauréat commencent vers le milieu de juin et les résultats défintifs sont connus en juillet. Pour avoir le baccalauréat du premier coup, il faut plus de 10 de moyenne générale. Si l’élève a entre 8 et 10 de moyenne, il doit représenter des épreuves de façon à arriver, la seconde fois, à au moins 10. S’il a moins de 8, il est ajourné et doit recommencer l’année de terminale.

 En ce qui concerne le lycée professionnel, il y a plusieurs possibilités :

   – au niveau d’un Certificat d’Aptitude Professionnelle (2 ans d’études) donc « CAP première année » puis « CAP 2ème année » et au bout de la dernière année l’élève passe un examen pour obtenir le diplôme correspondant.

   – au niveau du Brevet d’Enseignement Professionnel ( 2 ans d’études) donc  « seconde BEP » et « terminale BEP« . La dernière année, l’élève passe un examen. Il peut ensuite poursuivre ses études en « première année de baccalauréat professionnel » puis en « seconde année de baccalauréat professionnel ». Le baccalauréat professionnel est ainsi obtenu en 4 ans d’études après la classe de 3ème. Il est question de ramener ce temps à 3 ans pour l’aligner sur le rythme des élèves d’enseignement général ou technologique, mais le risque est que le profil des élèves et la spécificité des enseignements à dispenser  (mais dans un temps réduit) n’ occasionnent une grande difficulté et que finalement une élite seulement n’obtienne ce diplôme. La création d’un baccauréat professionnel en 3 ans suppose aussi la disparition du BEP car l’élève arriverait directement du collège. Les classes de « terminale BEP » et de « baccalauréat professionnel » sont concernées par  Le Projet Pluridisciplinaire à Caractère Professionnel dont on pourra lire les caractéristiques à http://eduscol.education.fr/D0047/ref01.htm

 

      Au delà du lycée, il y a les études supérieures dont l’entrée est conditionnée par l’obtention du baccalauréat. Il existe plusieurs types de poursuites universitaires avec

– les  Instituts Universitaires de Technologie (IUT) qui donnent accès à un  Diplôme Universitaire de Technologie (2 ans d’études) 

– les sections post-baccalauréat du lycée qui préparent à un Brevet de Technicien Supérieur (BTS). Mais parfois cet accès au BTS n’est pas direct parce que le baccalauréat obtenu n’est pas assez bien adapté pour poursuivre sans transition. Il faut alors prévoir, avant d’aller en BTS, une année de Mise A Niveau. Normalement le BTS demande 2 ans d’études, mais, s’il faut la classe MAN, cela représente 3 ans après le baccalauréat.

– les différentes facultés : Lettres, Droit, Pharmacie, Médecine, etc. Dans la plupart des cas un minimum de trois années d’études est nécessaire. Il donne lieu à l’obtention d’une « licence« . Il s’en suit « la maîtrise » puis le « doctorat ». Les titres obtenus sont nationaux, cependant les sujets d’ épreuves dépendent d’un établissement à un autre. Suivant les académies, la rentrée universitaire a lieu en septembre ou octobre. L’année universitaire est divisée en semestre, le premier va jusqu’à décembre et le second jusqu’à mai. Il y a deux sessions pour réussir les examens. Suivant les académies, la période est juin et septembre ou juin et juillet (quand la reprise se fait en septembre). Les étudiants passent aussi un examen appelé Certificat Informatique et Internet ou « C2I » . Reportez vous à http://www2.c2i.education.fr/sections/accueil/c2i7120/ pour avoir quelques précisions.

      La France est divisée en 3 zones scolaires au niveau des vacances. Les vacances de Toussaint (environ 10 jours fin octobre-début novembre), les vacances de Noël (2 semaines fin décembre-début janvier) et les vacances d’été sont communes aux trois zones. Ensuite, pour les vacances d’hiver (février-mars) et de printemps (avril-mai), chaque zone a deux semaines de vacances, mais en décalé. La date officielle des vacances d’été est  en général le premier juillet mais les professeurs qui participent aux épreuves d’examen ne sont parfois véritablement en vacances que vers le 10/13 juillet. La reprise est généralement vers le 1er septembre.  Nous avons également quelques dates de vacances spécifiques comme le 1er mai (fête du travail), le 8 mai (armistice seconde guerre mondiale), le lundi de Pâques et le lundi de Pentecôte (pas toujours inclus dans des vacances scolaires, parfois « en plus », suivant la zone), le jeudi de l‘Ascension, le 1er novembre (mais inclus dans les vacances de Toussaint), le 11 novembre, le 14 juillet ( fête nationale, mais inclus dans les vacances d’été), le 15 août (Assomption, mais inclus dans les vacances d’été

  

Pour être enseignant en France, il est obligatoire de passer un concours de recrutement. Les enseignants sont des fonctionnaires de l’Etat. L’IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres) prépare au concours de recrutement et assure la formation au métier. Pour l’Enseignement primaire, c’est le concours  de  « Professeur des Ecoles ». Pour l’enseignement secondaire, il y a le CAPES ( Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré), le CAPET (Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement technique), le CAPLP ( Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement professionnel). Ces concours sont ouverts aux titulaires d’une licence (3 ans d’étude). Les PLP sont généralements bivalents, c’est-à-dire qu’ils enseignent deux matières comme Lettres/Histoire ou Mathématiques/Sciences. Les titulaires du CAPES n’enseignent qu’une matière.  Les professeurs des écoles passent de 24 à 26 heures par semaine avec leurs élèves. Les professeurs de collèges et de lycées ont 18 heures de cours par semaine. Malgré leur statut d’enseignant, les professeurs-documentalistes doivent être présents au collège ou au lycée 30 heures par semaine et il est généralement entendu qu’ils travaillent encore 6 autres heures par semaine à l’extérieur pour, par exemple, fréquenter des bibliothèques, des librairies, lire, etc. Généralement ce temps est sous-évalué, surtout si le professeur-documentaliste s’implique dans des animations pédagogiques spécifiques, s’associe à la réalisation d’IDD, de TPE, d’ECJS, etc, cela peut devenir 15 heures ou même plus! Finalement, suivant la façon dont il s’investit et suivant dans quel établissement il est placé, le professeur-documentaliste peut avoir une énorme charge de travail.  Pourtant, souvent, par l’administration ou par les autres enseignants qui ne voient que le temps de présence dans l’établissement, être professeur-documentaliste est perçu comme bénéficier  d’un statut « avantageux ».  Pour l’enseignement supérieur, les candidats aux concours doivent avoir une maîtrise (4 ans d’études) et passer une agrégation. A noter au passage qu’il n’existe pas d’agrégation dans le domaine de la recherche documentaire. Les agrégés ont 15 heures de cours par semaine à assurer. Il est question d’exiger un « master » obtenu en 5 ans d’études pour passer tous les concours indiqués et l’existence de l’IUFM semble être remise en cause. Il y a une forte diminution du nombre de postes offerts aux concours de recrutement des enseignants et quand il y a un manque il faut souvent avoir recours à des contractuels qui sont bien sûr du personnel avec un statut très précaire. Les différentes réformes scolaires entraînent des suppressions de postes et de nombreux professeurs se trouvent soit en sous-service (nombre d’heures de service incomplet) soit dans l’obligation d’enseigner sur 2 ou 3 établissements scolaires pour arriver à réunir le nombre d’heures prévues.

    J’ai donné quelques éléments permettant de situer un peu le système scolaire français par rapport aux autres qui ont été présentés. Il manque des informations par exemple sur l’apprentissage, la formation continue, le contenu des programmes, etc. Je ne pouvais pas aborder tous ces thèmes dans un simple article. J’ai juste voulu ouvrir un éventuel débat et vous demandez si nous étions vraiment « à bonne école », l’expression signifiant « bien entouré pour progresser ». Si vous souhaitez affiner davantage votre documentation sur ce sujet, vous pouvez consulter : http://www.education.gouv.fr/pid8/le-systeme-educatif.html

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Sur l’air des lampions au Luxembourg

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  Je m’appelle Marie-Annick  et je suis enseignante. Je suis Française mais j’habite au Luxembourg . Quand j’ai vu, sur ce blog, l’article sur la Chandeleur, j’ai eu envie de réagir et de vous dire comment cela se passe ici.

 Le 2 février, les enfants célèbrent la journée du « Liichtmëss » (la Chandeleur ou « fête de la lumière naissante »). Cette fête tient son nom de la bénédiction des bougies qui se pratique ce jour-là dans les églises catholiques. Le soir, les enfants, armés d’un « Liichtebengelchen » (un bâton de lumière), font la ronde des maisons de leur quartier et chantent à la porte des maisons une chanson traditionnelle qui souhaite bonheur et santé aux habitants.

 

 

En retour, ils reçoivent des sucreries ou parfois des oeufs afin qu’ils puissent ensuite préparer des crêpes. 

 

 Autrefois, le « Liichtebengelchen »  était un bâtonnet autour duquel était enroulé en spirale une mèche trempée dans de la cire. De nos jours, les enfants se servent généralement d’un lampion coloré. Ces lampions sont faits par les enfants. Ils ont nécessité plusieurs heures de préparation. Les bâtons sont électriques, c’est-à-dire à pile, pour raison de sécurité.

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A Tokyo, sur les bancs de l’école avec Mariko

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       Nos amis argentins sont en vacances d’été. Cela vous semble « original », mais savez-vous que la division de l’année scolaire japonaise l’est aussi ? En effet, elle débute en avril et se termine en mars l’année suivante.  N’enviez pas les écoliers nippons : les vacances y sont rares ! A part la « Golden week » (que l’on peut traduire par « la semaine d’or » et qui consiste en 4 jours de congés en mai) et les vacances d’hiver qui vont généralement du 24 décembre au 5 janvier, il n’y a guère de coupure pour souffler ! Les vacances d’été, généralement de la dernière semaine de juillet à la première semaine de septembre, semblent bien peu. Les élèves nippons ont classe du lundi au samedi inclus et de 8h45 à 16h 30. Ils ont juste une pause de 40 minutes pour le déjeuner.  Beaucoup d’élèves japonais fréquentent en complément les cours du soir. De plus il faut savoir que la cantine n’existe qu’à partir du lycée. Avant ce niveau d’études, il convient d’amener un plateau repas froid appelé « bento » et une bouteille de thé . Le « bento » est en fait une boîte en bois laqué dont le contenu est généralement composé  d’une portion de riz accompagné de poisson, un plat de légume et un fruit. Il faut  manger et boire en classe.

                                                

         L’école est obligatoire mais cependant elle est payante, même dans une école publique. Les frais mensuels d’un établissement public sont d’environ 10 000 yens, c’est-à-dire plus ou moins 90 €. Pour une école privée, il faut compter dix fois plus ! Les tarifs universitaires sont encore plus élevés , ainsi, des études de médecine (les plus chères) reviennent à plus de 15 000 euros par an ! Il est alors évident que seule l’élite financière peut faire face. Parmi les dépenses « en plus » à prévoir, il y a l’achat d’un uniforme qui est absolument de rigueur dans les écoles japonaises.  Le bleu marine et le blanc sont les couleurs de base mais il peut y avoir des variations d’une établissement à un autre. Pour les filles, il s’agit d’une jupe dont la longueur dépend de la coquinerie et de la coquetterie. Pour les garçons, c’est un costume d’un bleu très foncé. Les élèves doivent porter cet uniforme durant les cours mais aussi hors de l’école car cette tenue vestimentaire est assimilée à un signe de reconnaissance de son statut et sert à valoriser l’établissement scolaire que le jeune fréquente. Cette affirmation est d’autant plus vraie qu’il faut savoir que certaines écoles mettent en place une sélection au niveau du recrutement …dès la maternelle ! De  plus il est courant d’assimiler le parcours scolaire d’un individu à sa réussite : ainsi l’université de Waseda, au centre de Tokyo, se glorifie d’avoir eu pour élèves plusieurs Premiers Ministres dont Yasuo Fukuda qui était au pouvoir en 2008.

          

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A Bacau, sur les bancs de l’école avec Alina et Gabriela

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En Roumanie, le système actuel d’enseignement hérite encore quelques-unes des structures du système mis au point par les premiers organisateurs (Spiru Haret et Constantin Angelescu) du processus d’enseignement dans notre pays pendant l’entre-deux-guerres. C’était, à l’époque, un des meilleurs systèmes d’enseignements de l’Europe en ce qui concerne les résultats et l’efficacité.

A présent, vingt ans après la révolution anticommuniste de décembre 1989, la Roumanie n’a pas encore fini de réformer son système d’enseignement. Les nombreuses réformes qui se sont succédées ont crée parfois un état de confusion autant parmi les cadres enseignants que parmi les élèves et leurs parents. En 2008, la société a été appelée pour exprimer son opinion vis-à-vis du nouveau projet de loi concernant l’enseignement, mais comme le gouvernement a changé depuis, à la suite des élections, il est possible qu’il y ait encore des modifications.

          

 

Les niveaux d’organisation de l’enseignement

 

            Evidemment il y a deux grandes domaines d’enseignement : le préuniversitaire et l’universitaire.

En ce qui concerne le préuniversitaire, il y a les divisions suivantes:

1.      L’enseignement préscolaire (les écoles maternelles pour les enfants de 3 à 6 ans)

2.      L’enseignement primaire (distribué sur 4 années, comptant de la première jusqu’à la quatrième, puisqu’en Roumanie, la dénomination des niveaux peut être facilement obtenue en comptant dans l’ordre croissante, de la première année d’école primaire et jusqu’à la fin du lycée – 12 années au total)

3.      L’enseignement secondaire (partagé en cycle inférieur – avec 4 niveaux, et cycle supérieur – toujours 4 niveaux). L’enseignement secondaire inférieur, (en roumain, on l’appelle aussi « gimnaziu ») correspond à peu près au niveau « collège » en France et l’enseignement secondaire supérieur (appelé « liceu » en roumain), au niveau « lycée ». Pour l’enseignement secondaire supérieur nous avons deux termes qui créent parfois confusion au moment de la traduction en d’autres langues. C’est qu’il y a des institutions que nous appelons « lycée » et d’autres que nous appelons « collège » (colegiu, en roumain) bien qu’elles offrent le même type d’éducation et pour le même niveau d’âge (14/15-18/19 ans). Le terme « colegiu » en roumain implique l’idée d’un niveau qualitatif supérieur.  

4.      L’enseignement tertiaire non universitaire (c’est l’enseignement post-lycéal, distribué sur une ou trois années).

Les niveaux 1, 2, le cycle inférieur et les deux premières années du cycle supérieur constituent pour le moment l’enseignement obligatoire.  Théoriquement, l’âge de finir l’enseignement général obligatoire est de 16 ans, c’est-à-dire que les classe « 9 » et « 10 » se finalisent avec un certificat de fin d’études. Avec le nouveau projet de loi, l’enseignement obligatoire passera de 10 à 9 années. Il n’y a pas de frais d’inscription pour les formes de l’enseignement public (qui est, d’ailleurs, gratuit dans son ensemble).

 Les enfants vont à la maternelle à partir de 3 ans, normalement jusqu’à 6 ans, mais souvent les parents choisissent de faire  redoublerleur enfant la dernière année de la maternelle parce qu’ils considèrent que ceux-ci sont encore trop petits pour s’inscrire en enseignement primaire. C’est pour cette raison que dans la première année du primaire, on retrouve des élèves dont l’âge peut varier de 6 ans (ou même un peu moins) à 7 ans (ou parfois même un peu plus). Evidemment ces différences se maintiennent tout le long de leur scolarité.

Le niveau collège débute à l’âge de 10 ans et dure jusqu’à 13/14 ans. Il n’y a pas d’examen de passage du primaire au collège. Toutefois il y a des écoles qui appliquent des systèmes de sélection, mais il ne s’agit pas d’examens nationaux. Pour s’inscrire au lycée, en revanche, tous les élèves sont évalués par des « tests nationaux ». Ce sont des tests qu’ils doivent passer dans les deux dernières années du collège, pour les matières suivantes : langue roumaine (et langue maternelle, si c’est le cas), mathématiques et histoire ou géographie au choix. La différence par rapport aux autres tests que les élèves passent, de toute façon, chaque semestre, c’est que les sujets de ces tests sont uniques dans tout le pays. Pour obtenir ce que nous appelons « la moyenne d’admission au lycée », nous prenons en compte les résultats de ces tests, mais aussi les résultats des quatre années de collège.

Théoriquement l’âge de finir l’enseignement général obligatoire est de 16 ans, c’est-à-dire que les classes « 9 » et « 10 » sont finalisées par un certificat de fin d’études. Pour atteindre  l’enseignement secondaire supérieur, les lycées organisent des cours de jour durant 4 ans (à partir de la 9ème classe jusqu’à la 12 ème classe, et des cours du soir en fréquence réduite.

Le lycée est structuré en 3 filières, chacune correspond à un certain nombre de profils et de spécialisations :

-la filière théorique avec les profils humanistes

-la filière technologique avec les  profils d’exploitation des ressources naturelles, la protection de l’environnement, les services et la technique

-la filière « vocationnelle » avec les profils artistique, sportif et théologique

   Toutes les études pendant le lycée finissent par un examen national de baccalauréat. Ce type d’examen vérifie les connaissances et les aptitudes acquises dans diverses disciplines d’études, en fonction des filières et des profils. Le roumain, à l’oral comme à l’écrit, est obligatoire pour tout profil, une langue étrangère étudiée aussi (français, anglais, allemand, espagnol ou italien), une langue maternelle (hongrois, allemand ou autre) pour ceux qui étudient une de ces langues, les mathématiques pour le profil technique et une autre langue, le latin et la littérature universelle pour le profil humaniste. Il y a aussi un test sur les disciplines de la spécialité selon chaque profil et un autre test sur une discipline au choix. C’est un examen qui est estimé difficile, et très important parce qu’il sera pris en compte lors de l’inscription à une université.

 

Les écoles des arts et métiers, que l’on appelle en roumain « Scola de arte si meserii » ou « SAM », organisent des cours de jour et des cours du soir durant 3 ou 4 années en fonction du profil et de la complexité du travail pour lequel on prépare des spécialistes. Ce type de cours finit avec un examen ou un diplôme qui atteste de la qualification dans un certain métier. Les élèves qui finissent ce type d’études peuvent continuer leurs études au lycée dans le cadre de cours du soir et après un examen d’admission pour ce niveau d’études.

L’enseignement post-lycée est organisé par le Ministère de l’Education ou à la demande des agents économiques. La durée des études est de 1 à 3 ans, en fonction de la complexité du métier. L’admission se fait par un concours.

 L’enseignement supérieur se décompose de la façon suivante :

– cycle 1er  des études universitaires de licence qui correspond à 180 crédits (études de licence de 3 ans) et 240 crédits (étude de licence de 4 ans), conformément au Système Européen de Crédits Transférables (ECTS)

 – cycle 2 avec des études universitaires de master qui correspond à un nombre de crédits transférables entre 90 et 120.

  – cycle 3 avec des études universitaires de doctorat durant 3 ans.

 L’enseignement supérieur prépare des spécialités dans les profils suivants : universitaire et pédagogique, médecine et pharmacie, technique, agricole, économique, juridique et artistique.

 

 Combien de temps est-ce que l’on passe effectivement à l’école ?

 En général, nous passons à l’école 38 semaines par an, reparties en deux semestres de 18 et respectivement 17 semaines. Nous sommes en vacances pour les fêtes d’hiver (ça peut varier de 2 à trois semaines), encore une semaine pour délimiter les deux semestres (ça, c’est au mois de février), une semaine pour les Pâques et évidemment les grandes vacances qui durent de la mi-juin jusqu’à la mi-septembre. 

            Dans l’enseignement primaire les élèves ne passent pas plus de 4 heures par jour à l’école, 5 jours par semaine. Mais comme la Roumanie a  beaucoup changé et que les parents ont de moins en moins de temps pour rester auprès de leurs enfants, on a largement développé, ces dernières années, le système « l’école après les cours ». Celui-ci est un programme payant assuré toujours par les professeurs.

            Au collège, les élèves ne doivent pas passer plus de 5 heures par jour à l’école et au lycée, plus de 6. En pratique, il y a parfois des déséquilibres puisque s’il y a un jour avec seulement 5 heures (au cas du lycée), il y aura évidemment aussi un jour avec 7 heures de cours.

            Nous allons à l’école 5 jours par semaine, du lundi au vendredi. Nous commençons les cours à 7 heures, 7heures et demie ou 8 heures. Il y a des recréations de 10 minutes et une seule de 20 minutes. Les élèves peuvent finir les cours vers 13 heures ou 14 heures, selon l’heure à laquelle ils ont commencé.

  

           

            Et les enseignants en Roumanie ?

 

                 Les professeurs ont une norme de 18/19 heures par semaines. Tel est le cas puisqu’en Roumanie les heures que l’on passe à rédiger des tests ou à les corriger, à rechercher des ressources nouvelles pour la classe, à développer des programmes supplémentaires ne sont pas prises en compte dans la rémunération du travail On distingue en général les enseignants du niveau primaire, les instituteurs/institutrices, des enseignants du niveau secondaire, les professeurs. De toute façon, pour enseigner il faut avoir des études universitaires, et bien sûr, passer un concours. Ces dernières années, les jeunes sont de moins en moins intéressés par un emploi dans le domaine de l’enseignement à cause des salaires très bas offerts aux débutants, mais aussi à cause d’une image de moins en moins positive du système d’enseignement dans son ensemble.

Nous sommes employés des mairies des localités où nous enseignons, mais, à vrai dire, nous avons moins de bénéfices que les employés directs d’une mairie.

 

 

L’enseignement religieux

En effet, en Roumanie, les élèves peuvent choisir des cours de religion. Ce n’est pas obligatoire, mais s’ils ne souhaitent pas fréquenter ces cours, ils doivent toutefois suivre un autre cours proposé en optionnel par l’institution, pour avoir le même nombre de cours que leurs collègues.

 

L’évaluation et le système de notes

Au niveau du primaire on utilise des qualificatifs (« bon », « excellent », « satisfaisant » et « insatisfaisant »), mais les opinions sont encore partagées : il y a des enseignants qui disent que ce système n’est pas assez précis, d’autres qui le préfèrent parce qu’il évite l’obsession des élèves pour les notes maximales.  

A tous les autres niveaux on utilise des chiffres, de 1 à 10 pour apprécier les performances des apprenants.

 

Les CDI

Pour le moment, on ne trouve pas de CDI dans toutes les institutions d’enseignement. Comme il n’y a pas de professeur documentaliste, c’est souvent le bibliothécaire qui guide les élèves (mais aussi les professeurs) dans leurs recherches visant diverses domaines et centres d’intérêt. Mais évidemment, ce n’est pas la même chose qu’un professeur documentaliste.

 

 

            La multidisciplinarité

           

            Il y a beaucoup de matières dont l’enseignement se fait en utilisant les acquis propres à d’autres domaines d’études. Mais il n’y a pas un cadre stricte et spécifique pour ce type d’enseignement ; il est plutôt comme un sous-entendu dans certains domaines.

 

           Si vous voulez en savoir plus sur le système scolaire roumain, vous pouvez vous documenter avec http://www.europschool.net/static.php?op=formation/doss_struct_roumanie.html&npds=1

http://www.fit-for-europe.info/webcom/show_page_ffee.php?wc_c=29684&wc_id=1&wc_lkm=216228

http://costjmon.edres74.ac-grenoble.fr/spip.php?article169

http://www.euroeducation.net/prof/romco.htm  (en anglais)

 

 

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A Zduńska Wola, sur les bancs de l’école avec Urszula

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    La scolarité est obligatoire dès l’âge de 6 ans jusqu’à 18 ans. Mais, à partir du 1er septembre 2009  les parents pourront décider de scolariser leurs enfants dès 5 ans.  Ce  préparatoire s’appelle «   classe 0″ et se fait à l’école maternelle. L’école primaire, en polonais « szkoła podstawowa », dure 6 ans (pour les enfants de 7 à 13 ans). Pour être accepté comme élève, il n’y a pas de frais d’inscription. L’école publique est gratuite. Le recrutement des élèves se fait selon les résultats aux examens de collège et les notes sur le certificat de collège. Dans chaque école il y a des cours de religion (au niveau du lycée, 2 heures par semaine), mais ce sont les parents et les élèves qui décident de les suivre ou non. Les élèves peuvent commencer à fréquenter ces cours quand ils veulent et s’arrêter s’ils ne veulent plus. S’il y a trop peu d’élèves qui suivent les cours de religion, il y a alors une matière qui s’appelle « éthique ».

        

 

    Les classes s’appellent la « première » pour la première année, la « seconde » pour la deuxième etc.  La dernière s’intitule la « 6ème ». Le collège, « gimnazjum  » en polonais, dure 3 ans et les jeunes  ont donc de 13 à 16 ans. Les classes s’appellent respectivement: « la 1ère », la « 2ème » et la « 3ème ». Il y a des examens dont les résultats déterminent l’admission à l’école postcollégienne. 

   Le lycée d’enseignement général ou le lycée professionnelle dure 3 ans (de 16 à 19 ans).Ce sont les classes de la 1ère à la 3ème et ce cycle se termine avec le baccalauréat. Il y a encore l’école technique de 4 ans ou l’école professionnelle de 2 ans(sans bac).  Les lycées complémentaires de 2 ou 3 ans sont pour ceux qui veulent passer le bac.

       En Pologne cette année scolaire compte 182 jours de classe. Elle est divisée en 2 semestres. Le premier finit vers la fin de janvier. Il est suivi de deux semaines de vacances. Ces dates varient selon les régions. En ce qui concerne notre zone, nous serons en congès du 24 janvier au 8 février. Le second semestre commence en général en février et dure jusqu’à la fin de la 3ème semaine de juin. A Pâques, nous aurons 6 jours de libres : du 9 au 14 avril. Les élèves de terminale finiront l’école fin avril, exactement le 24 avril, car le baccalauréat se passera en mai. Mais, pour les autres niveaux, l’année scolaire se terminera le 19 juin. Du 20 juin au 31 août nous serons en vacances. Cependant, au niveau de l’enseignement supérieur, la reprise se fera le 1er octobre.

    Dans notre lycée les élèves de la première année ont 34 heures par semaine, ceux de la 2ème 32h. et en terminale 30heures. Le premier cours commerce à 8h. et le dernier finit en général à 15h15 car cela dépend de l’horaire de classe, un jour l’élève peut terminer par exemple à 13h.30 un autre plus tard.Un cours dure 45 minutes et la récréation 10 min. La grande pause dure chez nous 20 mn. Dans tous les niveaux scolaires, il y a des cours 5 jours par semaine : du lundi au vendredi.

    Les élèves sont notés en chiffres de 1 à 6. Pourtant, à la fin du semestre, et sur les certificats scolaires, on écrit des notes en mots par exemple : 

1- insuffisant

2- passable

3- suffisant

4 – bien

5 – très bien

6 –  excellent

     Avec une évualation « insuffisant », un lycéen doit passer un examen complémentaire à la fin du mois d’août. S’il ne réussit pas, il doit redoubler.

         Pour enseigner, les professeurs ne passent pas de concours. Il faut terminer les études supérieures avec une préparation pédagogique et obtenir un diplôme de niveau « maîtrise« . Les enseignants vont voir un proviseur et lui laissent tous les documents avec CV, lettre de motivation. Puis il y a un entretien. Alors la direction de l’école choisit l’enseignant. Le système de promotion professionnelle des enseignants est appuyé sur les grades suivants : enseignant stagiaire, contractuel, nommé et diplômé.Le stage de l’enseignant stagiaire dure 9 mois et,  par exemple, celui de l’enseignant contracté 2 ans et 9 mois. Après chaque grade du stage il faut passer un entretien ou un examen devant la commission qualificative. Il existe un document qui s’appelle « la Carte de l’Enseignant » d’après laquelle l’enseignant a le statut du fonctionnaire publique (je pense que ce n’est pas le même statut qu’en France). L’enseignant avec le titre nommé est déjà très protégé par « la Carte » et il ne peut pas être licencié par le directeur quand il le veut. Moi, je suis professeur diplômée depuis 5 ans. Ce système de la promotion professionnelle des enseignants existe depuis la grande réforme de l’éducation qui a commencé en 1999. Le salaire dépend du grade : les mieux payés sont les diplômés.

 Cette année, les enseignants de tous les niveaux  travaillent encore 18 heures par semaine. Plusieurs ont des heures supplémentaires. À partir de septembre 2009 tous les instituteurs auront une heure de plus, et en 2010 les instituteurs des écoles primaires et des collèges travailleront 20 heures par semaine.Les institutrices des écoles maternelles ont 25h. Et pourtant celles qui ont des classes préparatoires – 22h. Les bibliothécaires ont 25h. En Pologne il n’y a pas de Centre de Documentation et d’Information avec un professeur-documentaliste. Nous avons des bibliothèques (qui sont souvent des salles multimedias) avec un professeur-bibliothécaire. Ce professeur peut donner des cours dans les salles de classe. Il doit aussi avoir une maîtrise.Un professeur peut enseigner 2 disciplines s’il est convenablement préparer pour cela. Au lycée ce n’est pas très répandu, mais quand même il y a de plus en plus de professeurs de deux disciplines. Par exemple très souvent le professeur d’histoire enseigne aussi l’éducation civique.

        

 

  Les « travaux pluridisciplinaires » (comme chez vous les Travaux Personnels Encadrés ou bien les Projets Pédagogiques à Caractère Professionnel) existent  au lycée. Au niveau du collège il y a les Itinéraires Interdisciplinaires, un peu comme chez vous les Itinéraires De Découvertes.. C’est très à la mode en ce moment..

   Si vous souhaitez plus vous documenter, voici une sélection de sites consacrés au système scolaire polonais : http://www.ambafrance-pl.org/spip.php?article449  

http://www.ac-nancy-metz.fr/casnav/primo/primo_syspol.htm#tp2

http://www.europschool.net/static.php?op=formation/doss_struct_pologne.html&npds=1

http://www.onisep.fr/onisep-portail/portal/media-type/html/group/gp/page/interieur.espace.listeDocs/js_peid/InitInterieurEspaceListeDocs/js_peid/ListeDocs

http://www.ac-limoges.fr/article.php3?id_article=4844 ( ce dernier site indique en particulier les liens existants entre lycées de Limoges et lycées de Pologne)

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Bonnes vacances !

Grands événements au lycée, Humour, Pédagogie, Société 8 commentaires

    Si l’on s’en réfère à l’étymologie du mot « vacances« , il faut se reporter au latin « vacans, -antis » qui veut dire « qui est vide« . Et effectivement le lycée sera « vidé » de ses professeurs et de ses élèves à partir de ce soir. Il n’empêche que cela fera un grand vide jusqu’à la rentrée car nous nous étions bien habitués à nos rendez-vous quotidiens. A noter que l’expression n’est pas vide de sens car cela fera un pincement au coeur. Mais nous ne partirons pas à vide parce que nous nous sommes beaucoup enrichis pendant cette année scolaire, nous avons beaucoup appris et surtout nous avons fait plus ample connaissance par le biais des différents blogs existants dans ce lycée. Non, ces espaces n’ont pas tourné à vide : preuve en est le succès de nos élèves aux examens car cette nouvelle manière d’apprendre les a hautement stimulés.

   Bien sûr, maintenant, il nous faut nous reposer, mais cette pause nous permettra d’avoir encore plus d’énergie pour la rentrée prochaine. A ce titre, je vous propose un tableau comparatif des vacances scolaires dans les différents pays européens : http://www.hautes-alpes.net/vacances-scolaires.html . Il faut tout de même relativiser la conclusion à laquelle on pourrait aboutir, à savoir que les enseignants et les élèves français ont beaucoup plus de vacances! En effet, « un jour de classe » en Italie, en Allemagne ou dans les autres pays présentés n’a pas le même sens que « un jour de classe » en France, je veux dire par là que le nombre d’heures de cours n’est pas le même. Nos élèves travaillent beaucoup plus, non seulement en temps passé dans le bâtiment scolaire mais aussi avec les devoirs qu’ils ont à faire à la maison. Sans en faire une référence, regardez l’enquête faite par ce syndicat concernant le temps de travail des élèves : http://www.sgen-cfdt.org/actu/article1205.html  Il devient alors évident que les enseignants français sont finalement plus sollicités que ceux ailleurs en Europe puisqu’il faut qu’ils préparent plus de travail à fournir à leurs élèves.     

    Je vous invite aussi à lire les messages parus sur ce forum dont l’objet de discussion était « Les enseignants sont-ils des privilégiés ? ». Il y est question des enseignants de « disciplines » (maths, français, etc) agrégés qui passent 15 heures par semaine au lycée et aussi de ceux qui sont certifiés et qui ont donc 18 heures de cours par semaine à effectuer dans leurs établissements scolaires.  Lisez donc attentivement  http://forum.orange.fr/liremessages.php?idsection=1110&thread=705899  et ensuite imaginez que la réflexion se soit poursuivie en prenant aussi en considération les professeurs-documentalistes qui ont 30 heures de présence par semaine dans le CDI + 6 heures ailleurs consacrées « à des recherches »  ( comprendre « lire, aller dans les bibliothèques, les librairies, faire de la veille documentaire, etc » et donc, en vérité, ces 6 heures ne suffisent pas et deviennent parfois le double!), vous seriez sans doute encore plus surpris car peu de personnes savent exactement en quoi consiste ce métier.

    A l’heure des « réformes scolaires », il me semblait important de vous proposer quelques pistes de réflexion à méditer pendant l’été pour être totalement en forme lors de la reprise.

     A bientôt donc et merci pour vos passages, vos commentaires, etc. En principe, il n’y aura pas de nouveaux billets avant la rentrée, mais rien ne vous empêche d’indiquer votre avis  à propos de ceux qui sont déjà écrits. J’y répondrai et si besoin « j’alimenterai » en informations complémentaires les rubriques qui existent déjà.

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