Bonne année 2009 à tous !

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    Personne ne sera sans doute surpris par le titre de mon billet puisque nous sommes en janvier et que nous commençons une nouvelle année. Vous l’auriez été avant 1564 date à laquelle le roi Charles IV décida, par l’Edit du Roussillon, que l’année cesserait de commencer au printemps, mais en janvier ! Sachez que le nom des mois n’avait pas été choisi au hasard, ainsi « septembre » indiquait nettement qu’il s’agissait du septième mois de l’année, « octobre » du huitième, « novembre » du neuvième, « décembre » du dixième. Quand Charles IV a changé l’organisation civile de l’année, il n’a pas pour autant « revu » l’appelation des mois ! Maintenant, l’étymologie du mot n’est plus en adéquation avec son sens : « septembre » est le neuvième mois de l’année, « octobre » le dixième , « novembre » le onzième et « décembre » le douzième ! Devant un tel chamboulement et surtout un tel manque de logique, certains se rebiffèrent et c’est ainsi que naquît la « tradition » du poisson du 1er avril: puisqu’il n’était plus possible de se dire « bonne année », eh bien, on allait faire des blagues aux voisins !

     Outre les voeux adressés le plus souvent par le biais de cartes postales selon la tradition anglaise, les premiers jours de janvier se caractérisent par les étrennes. Il s’agit d’un présent que l’on fait le premier jour de l’année.  Le mot « étrenne » vient du latin « strena » qui signifie « bon présage » ou   » présent de bonne augure ». L’habitude des étrennes se perpétua et se développa beaucoup sous l’Empire romain. En France, au Moyen-Age, elles reçurent dans certaines provinces le nom d' »aguignettes » ou d’aguilaneuf« . Il s’agit d’une déformation de l’expression « au gui l’an neuf » car on considère que le gui porte bonheur. En Normandie, les « aguignettes » étaient en fait des pâtisseries feuilletées que les enfants allaient chercher de porte en porte en entonnant une chanson. Vous pouvez obtenir la recette des « aguinettes » en consultant : http://magene.chez-alice.fr/recette1.html#aguignettes

    C’est cette idée d’échange de cadeaux qui est reprise dans deux traditions qui ont lieu le 6 janvier : en France l’Epiphanie, en Italie la Befana. La « fête des rois » ou « Epiphanie » est une fête païenne très ancienne puisqu’elle se pratiquait déjà chez les Romains qui tiraient au sort avec des fèves pour savoir qui serait le roi du festin. Depuis, le christianisme a consacré cette fête à la commémoration de la visite des trois Rois Mages, Melchior, Gaspard et Balthazar, venus porter des présents à l’enfant Jésus. Aujourd’hui la tradition veut que pour le « jour des Rois », on partage un gâteau appelé « galette« . Selon la région, il s’agit d’un gâteau feuilleté ou brioché.

  La fève d’origine est aujourd’hui remplacée par un petit personnage que prennent plaisir à collectionner les favophiles qui se sont regroupés en association : http://www.fabophiles.fr/ . Certaines fèves valent très cher.

  En Italie, c’est la sorcière Befana qui porte des gâteaux. Son nom est en fait une déformation du mot « Epiphanie ». Elle « intervient » dans la nuit du 5 au 6 janvier. Les enfants accrochent une chaussette non loin de la cheminée pour que Befana dépose des chocolats et des caramels. Si les enfants n’ont pas été sages, Befana leur glisse des boulets de charbon. Il existe des pâtisseries en l’honneur de la Befana : ce sont les  » befaninis ». Vous en saurez plus sur la légende et les gâteaux en consultant ce site fort intéressant : http://www.theatredelasource.qc.ca/francais/befana/bef_recette.html

     Un début d’année est souvent l’occasion de faire un bilan sur les événements passés et parfois on se souvient avec nostalgie d’antan. La crainte de voir devenir surannés certains acquis sociaux fait jaillir un pincement au coeur. Les annuités, en particulier, risquent d’être revues à la hausse ! Combien faudra-t-il d’anniversaires pour prétendre à la retraite ? La durée de travail sera-t-elle annualisée ?  De façon quasi annuelle ou bisannuelle, des réformes chamboulent notre mode de vie. Ne nous a-t-on pas annoncé une « annus horribilis » dans l’espoir que l’expression latine choque moins nos esprits que l’usage du français : une « année horrible » fait davantage trembler ! Aurons-nous pourtant de nouvelles « années folles » avec l’influence culturelle nord-américaine que fait naître l’élection de Barack Obama ? Il y aura aussi la Biennale de Venise avec son fameux « Lion d’Or ». Le 26 janvier prochain, les Chinois rentreront dans « l’année du boeuf » que l’on annonce plutôt prospère. Tout cela va rentrer dans les annales de 2009 et fera la joie des annuaires ou des almanachs.  Je vous présente donc tous mes voeux et que chacun de vos souhaits se réalise.

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