Saga Africa : ambiance de la brousse

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    Eh oui, le titre de ce billet vous fera penser à la chanson de Yannick Noah, cependant je ne vais pas vous parler du Cameroun où est né son père mais de l’Afrique du Sud. Le terme « saga » convient pourtant pleinement car il s’agira bien de vous raconter l’histoire de l’Afrique du Sud à travers le récit qu’en a fait Daleen à nos élèves, le lundi 4 octobre 2010.

Pour faciliter le questionnement des élèves de la Classe Européenne qui étaient les premiers à recevoir Daleen, un décor de circonstance a été mis en place : drapeaux sud-africains et revues en français et en anglais parlant de l’Afrique du Sud. Cette ambiance a transporté chacun de la salle de l’hôtel d’application du lycée Jean Monnet à Bloemfontein d’où venait notre invitée.

Et alors très vite les langues se sont déliées et une conversation, en anglais, s’est engagée.  Tout d’abord il s’agissait de savoir d’où était exactement originaire l’intervenante. Et la réponse a été très poétique puisque Daleen a expliqué que « Bloemfontein » signifiait textuellement « fleur-fontaine ».  Puis les élèves ont voulu connaître le nombre d’habitants qui peuplent l’Afrique Du Sud et quel temps il faisait actuellement là-bas. Leur professeur d’hébergement  guidait pour la prise de notes et bientôt le tableau blanc a été rempli.

 

                                                       

                              

                         

                                                                        

   Les questions des élèves ont d’abord porté sur le sport en Afrique du Sud car chacun avait encore en tête la Coupe du Monde 2010.  Nous disons « football » mais le terme local est « soccer ». Daleen a bien sûr mentionné les « Bafana Bafana » dont le nom signifie textuellement « Garçon, Garçon ».  Ils sont célèbres avec leurs maillots aux dominantes jaunes et vertes. Le second sport national est le rugby. L’équipe se nomme « Les Springboks ». Ce terme veut dire « antilopes ».  Il y a un célèbre stade de rugby à Bloemfontein.

                                                             

                                                             

                                                            

                 Le sport a joué un grand rôle dans la fin de l’apartheid. Cette ségrégation raciale reposait sur la suprématie de l’homme blanc. Les premiers colons sont en effet des Européens et plus particulièrement des Néerlandais. Les influences européennes se notent  encore au niveau de la gastronomie. C’est ainsi que le petit déjeuner sud-africain est en fait un « breakfast » à la manière anglaise, les fromages sont surtout hollandais tels le Gouda et l‘Edam, la bière est très appréciée et rappelle l’Allemagne (la plus bue est la « Castle lager »).

                                                            

                                                            

                                                              
       Mais on note aussi une influence indienne avec de nombreuses sauces à base de curry. Le plat traditionnel est le « sosatie » qui consiste en des brochettes de porc et d’agneau marinées dans un sauce au curry. En raison du climat la cuisson au barbecue (braaivleis) est très utilisée.

           L’influence malaisienne  se note aussi. Le « bobotie »est en fait originaire de Java. Il s’agit d’un mélange de viande hachée, d’oeufs, de lait, de curry, de curcima, oignons, de laurier, d’ail, de chutney de fruits , de jus de citron et de pain de mie.  Le civet de koudou ( sorte d’antilope), le steak d’autruche ou encore le snoek (poisson blanc de taille moyenne que l’on pêche au large du Cap) sont souvent proposés aux menus des restaurants locaux.

                              

                    Les liens avec la France se retrouve aussi au niveau des boissons. En effet beaucoup de huguenots français sont venus s’installer en Afrique du Sud en 1688, fuyant ainsi la religion d’Etat catholique.  A Franschhoek, village d’Afrique du Sud situé à une cinquantantaine de kilomètres de la ville du Cap  et dont le nom, en afrikaans, signifie littéralement « le coin des Français », on trouve le quartier français et certains panneaux gardent la trace de la présence française.

                                                                     

          Les cépages du Cap donnent des vins blancs comme des vins rouges. On trouve donc le Sauvignon, du Riesling et le Merlot. La légende dit même que Napoléon 1er buvait chaque jour une bouteille de Muscat issu, depuis le XVIIIème siècle, du vignoble de Constantia , près du Cap. Il y a même du « vin effervescent » qui est localement appelé « Champagne Cap Classic« . La liqueur la plus célèbre d’Afrique du Sud  est « Amurala » ou « crème de marula« . Elle est obtenue à partir des fruits verts  du marula qui appartient à la famille des anacardiacées au même titre que le manguier ou le pistachier. Mais la boisson la plus populaire est « le thé rouge » que l’on nomme en fait « Rooibos Bush« 

                                                                  

                                                                  

                      On peut noter que les propriétés de ce « Rooibos Bush » sont aussi utilisées en cosmétique avec la fabrication de savon et de crèmes hydratantes et adoucissantes.

                                            

              Cette diversité d’influence explique que l’on compte environ onze langues parlées dans le pays : zoulou, sotho, venda, tswana, xhosa, afrikaans, anglais, etc.  Il faut rappeler que les émeutes de Soweto en 1976 avaient pour origine que l’enseignement ne se faisait qu’en afrikaans dans un pays. C’est surtout avec les classes de 2BH et de  CAP APR et SH que Daleen a rencontrées ce même jour (en plus donc des 1BPF qui ont fait leur propre compte-rendu dans le billet précédent) que l’aspect social de l’Afrique du Sud a été développé.  Avec les 2BH, la conversation s’est prolongée en anglais et en français pour l’autre classe. Eh oui, il faut noter que notre invitée maîtrise bien notre langue.

                                    

                           

                      

                          

                      

        

 

                                                             

                                                            

                 Durant les questionnements, les élèves ont appris que la monnaie d’Afrique du Sud est le « rand » et que les prix-indexés sur le niveau de vie sud-africain-sont généralement inférieurs de 30% à ceux pratiqués en Europe.  Un euro vaut environ 11 rands. Les richesses du sol en or, platine et diamants   ont attiré les convoitises des colonisateurs européens. L’économie sud-africaine se développe et est même la plus puissante du continent africain. Ceci explique le développement assez rapide  de l’infrastructure surtout dans la perspective d’accueillir la Coupe du Monde de Football en 2010. Cependant, malgré la disparition de l’apartheid grâce aux implications de Frederik de Klerk, Nelson Mandela et Desmond Mpilo Tutu  et malgré les années qui passent quelques difficultés persistent dans la mise en place d’une société  égalitaire. Cependant une nation arc-en ciel a succédé à la domination des Blancs et le pays s’est dirigé vers la démocratie. « La discrimination positive » essaie de pallier les abus commis à l’époque de l’apartheid. Ces notions ont fortement intéressé les élèves de CAP APR et SH dont le programme scolaire prévoit la création d’un dossier sur « les inégalités sociales dans le monde et même plus précisément à l’intérieur d’un pays« . En plus un certain nombre d’élèves de ces deux classes sont elles-mêmes originaires d’Afrique et elles ont bien sûr mis très vite ceci en relation avec des propositions actuelles, en France, de rédiger un curriculum vitae quasi anonyme pour éviter un recrutement seulement en fonction de l’apparence ou bien de la consonnance du nom de famille.

                                                                            

                     Pour conclure son intervention, Daleen a fréquenté le restaurant d’intiation du lycée. A sa table étaient conviés, à l’initiative de Madame Vergnaud, notre proviseur, les professeurs impliqués dans ces animations ainsi que Fred, notre nouvel assistant d’anglais, qui vient en fait des Etats-Unis. Le rapprochement avec « l’apartheid » qui a aussi sévi là-bas ainsi que l’élection de Barack Obama, premier président américain métis étant quasi inévitable.

                           

Parmi les petits cadeaux que j’ai reçus de mon amie Daleen, j’aimerais vous montrer, par le biais de quelques photos, deux présents originaux : une petite cuillère de collection dont le blason montre le drapeau sud-africain et une serviette de bains aux motifs africains.

                                                    

     Merci de tout coeur Daleen d’avoir largement participé à ces animations pédagogiques qui ont éveillé l’intérêt  des élèves pour l’Afrique du Sud, pour avoir démontré que l’on peut apprendre sans s’ennuyer et sans ennuyer les autres. A travers les deux billets de ce blog qui sont consacrés à ta venue au lycée Monnet le lundi 4 octobre 2010 nous voudrions te témoigner notre grande reconnaissance.

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Les « kids » de Cincinnati

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            Pour les plus âgés des lecteurs de ce blog, le titre de cet article ne sera pas sans rappeler le film américain  de Norman Jewison « Le kid de Cincinnati » dans lequel Steve Mac Queen tient la vedette. Cependant je ne vais pas vous parler de cinéma ni de jeux de cartes  ( le héros est un as du poker), mais vous faire une sorte de compte-rendu de la visite de Marti Kitsinis, professeur de Français Langue Etrangère dans un lycée de Cincinnati (Ohio) et « les kids » (en français « les enfants »), ce sont ses élèves.

            Tout a débuté le 15 juin dernier quand cette enseignante et ses étudiants accompagnateurs sont arrivés en Europe en se posant à Madrid  où ils sont restés jusqu’au 17 juin. Puis ils se sont rendus à Tolède et à Barcelone, ont quitté l‘Espagne le 19 juin pour faire du tourisme dans le sud de la France : Avignon et Arles . Ils sont arrivés à Paris le 21 juin, jour de la fête de la musique, et ils s’y sont restés jusqu’au 24 juin, date à laquelle les élèves ont regagné les Etats-Unis.  Ils ont apprécié de nombreux monuments et lieux de la capitale mais voici deux photos les montrant à Paris, d’abord visitant le Musée du Louvre, puis se régalant à la crêperie Kern House du Quartier Saint Michel

                                                        

 

    Ce programme touristique avait été mis en place avant que des liens ne se nouent avec le lycée Jean Monnet de Limoges et c’est pour cela que les élèves de Cincinnati ne pouvaient pas rendre visite aux nôtres. Par contre, Marti Kitsinis avait l’autorisation de venir à Limoges dans le cadre d’une visite officielle. Les jeunes Américains sont donc repartis chez eux sans elle, mais avec le restant des accompagnateurs.

    Le 25 juin, Marti Kitsinis a donc rencontré Madame Vergnaud, notre proviseure et a fait la connaissance de Dominique Albrecht. En effet, les deux enseignantes n’avaient, jusqu’à présent, qu’échangé des messages électroniques . Comme les lecteurs doivent le savoir, je suis à l’origine du projet et de la mise en relation de toutes ces personnes. Nous avons immortalisé ces instants en prenant des clichés dans l’hôtel d’application du lycée.

                                                

 

     Après un repas pris au réfectoire du lycée, Dominique et moi avons joué les guides touristiques auprès de Marti. Nous lui avons fait visiter le magnifique jardin de l’Evêché qui surplombe la Vienne. L’Evêché  et son jardin datent de 1787 . Neuf jardiniers se chargent de biner, effleurer, arroser, etc.  Il fallait absolument que Marti voit cela d’autant que l’une des réputations de Limoges est la beauté de ses jardins. De plus, durant cet été, on peut y admirer une exposition d’objets en porcelaine disposés avec habileté. Outre la rocaille constituée de plus de 250 espèces résistantes à la sécheresse et les bassins, la fontaine est un cadre magnifique pour faire des photos dans ce lieu. C’est donc ce que nous avons fait.

                                                

                                                  

             Nous avons poursuivi par la visite des vieux quartiers de Limoges dont la fameuse Rue de la Boucherie avec les maisons à colombages, la place de la Motte et son superbe trompe-l’oeil, et tout ce que l’on appelle « la cité » où ont souvent lieu « les puces ».

                                                          

                                                     

 

                   Toutes ces visites nous ont occupées tout l’après-midi. Après un peu de repos (nous avons beaucoup marché)  et une bonne boisson fraîche (le soleil tapait dur !), il était vingt heures et l’heure de nous installer confortablement à la table du restaurant « Chez Alphonse  » où nous avons beaucoup parlé tout en dégustant des spécialités limousines car, chers lecteurs, Dominique et moi-même, dans les échanges en direction de Cincinnati, n’avons jamais omis la dimension gastronomique en raison de la spécificité de notre lycée.

                                                 

                                                La soirée s’est prolongée tard. Cependant le lendemain nous étions assez en forme pour nous rendre au Mémorial d’Oradour-sur-Glane. C’est un lieu incontournable parce qu’il marque historiquement notre région.  Dans leur correspondance et dans la construction du jeu à la manière de « Trivial Pursuit », nos élèves en avaient parlé à ceux de Cincinnati.

                                                       

              Nous avons poursuivi l’après-midi chez Dominique puis Marti a participé à un barbecue familial car, bien sûr, par delà le domaine pédagogique, la réalisation de ce projet passe par trois amitiés.

                                                   

                                                                                   

                     Le 27 juin Marti a quitté Limoges pour la Grèce où elle allait rendre visite à sa  belle-famille avant de regagner Cincinnati. Nous nous sommes séparées après avoir convenu de poursuivre le projet pour la période 2010-2011 et même peut-être d’encore plus l’élaborer en y associant éventuellement le professeur d’allemand du lycée Monnet  puisque parallèlement à nos échanges Deer Park  High School entretient des liens avec l’Allemagne, plus précisemment avec Sarrebruck  : des échanges franco-allemands pourraient être ainsi facilités et mener à une sorte de pédagogie « triangulaire » avec  la pratique du français, de l’allemand et de l’anglais.

                  La venue de Marti a été très appréciée par l’ensemble du lycée. Nous la remercions beaucoup et espérons que l’expérience pourra se renouveler. Le lycée Monnet aime à favoriser les échanges internationaux. La  prochaine visite attendue sera celle de Daleen, d’Afrique du Sud, dont les lecteurs assidus de ce blog ont déjà entendu parler. Ce sera pour cet automne.

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Vendredi 13 : soyez aux petits soins pour votre chance

Economie, Gastronomie, Métier, Pays, Santé, Société 3 commentaires

    Mon dernier billet abordait le thème du thème en disant que tout passait trop vite et que l’on n’avait pas le loisir d’apprécier les choses. C’est vrai que parfois on aimerait que les minutes se prolongent surtout quand on est en période heureuse.  Hier, vendredi 13 novembre, était assimilé à un jour de chance.  C’est en tout cas ce que disent les publicités pour inciter à acheter des tickets de loto, à jouer au tiercé ou bien à fréquenter les casinos. Il s’agit vraisemblablement d’une superstition puisque parfois, au contraire, le chiffre « 13 » est associé à l’idée de malheur : être 13 à table rappelerait « La Cène », dernier repas du Christ avant qu »il ne soit trahi par Judas et arrêté par les Pharisiens dans le jardin de Gethsémani. Pour en savoir plus sur ce jour qui sort de l’ordinaire, vous pouvez consulter : http://www.vendredi13.co.nr/

      Puisque ce jour ne laisse jamais indifférent, il est normal que le tourisme profite de cette occasion pour proposer des attractions particulières. « La chance » est souvent associée au gain d’argent et c’est pourquoi les jeux de casinos comme « la roulette russe » ont pignon sur rue. Les machines à  sous et le      poker participent à la convivialité des restaurants auxquels ils sont attachés. Ce qui est aussi un peu paradoxal, c’est que parfois le lieu d’implantation de ces divertissements « addictifs » est en relation directe avec des centres de soins ! Certes, l' »addiction » est du domaine psychologique et les cures thermales sont d’un autre domaine, mais il n’empêche que c’est un peu choquant. C’est ainsi qu’en Limousin, nous avons le casino d’Evaux-Les-Bains : http://www.casino-evaux.com/index.php Cette ville est une station thermale spécialisée pour les rhumatismes. On peut faire la même remarque pour le casino de Royat, près de Clermont-Ferrand, qui se veut « la station du coeur » : http://www.ot-royat.com/fr/casino_de_royat_, 33.php . La même « association » se retrouve à Enghien-les-Bains, près de Paris, qui possède un casiono tout en étant une station thermale spécialisée  dans le domaine de l’Oto-Rhino-Laryngologie

                                                            Enghien-les-Bains les thermes

                                                           Enghien le casino

                     Il en est de même pour Vichy  puisque cette ville est à la fois réputée pour les soins dermatologiques et son casino.

                                                                      Les thermes de Vichy

               Même remarque pour Evian-les-Bains dont l’eau possède des propriétés thermales : http://www.casino-evian.com/page/p-1226/art_id-/casino/casino_d_evian/  La loi autorise les curistes à se détendre parce qu’elle voit en eux finalement des touristes qui sont là pour dépenser leur argent et, éventuellement en gagner par le biais des jeux de hasard.

             Bien entendu d’autres villes de France métropolitaine et d’Outre-Mer ont leurs casinos. Sauf exception, elles sont souvent en bordure de l’Océan Atlantique ou le long de la Mer Méditerranée .  Parmi elles, on compte La  Baule, La Rochelle,  Bordeaux, Biarritz,  Cannes, Nice , Menton… Ces lieux deviennent mondains et créateurs d’emplois  et participent à la santé économique du pays: http://www.metiers-hotel-resto.fr/le-secteur-divertir

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Goûtons l’Europe

Gastronomie, Grands événements au lycée, Pays, Pédagogie, Personnages, Société 29 commentaires

La sortie récente du film Julia et Julie a mis à l’honneur la cuisine française et a renforcé l’idée que  » gastronomie  » rimait avec  » Paris « . C’est vrai que nos chefs cuisiniers ont assuré notre renommée et ce depuis longtemps. Ils ont rivalisé d’imagination. Il en est de même pour l’organisation de la restauration. Chacun se souvient du maître d’hôtel Vatel qui, parce qu’au cours d’un repas offert par Condé à Louis XIV à Chantilly le poisson n’avait pas été livré à temps, se crut déshonoré et se transperça de son épée.

Le grand Condé 1621-1686

Louis XIV 1643-1715

Cependant la France n’est pas le seul pays d’Europe à proposer ce que l’on appelle  » de la bonne cuisine  » et  » un service de qualité « . C’est ce qu’ont voulu démontrer les élèves du Lycée Jean Monnet, en particulier les classes de 2ème année BTS pour la réalisation du repas et de Mise A Niveau pour la prestation auprès du client.

Le jeudi 1er Octobre, à partir de 19h, au Jardin des Mets, dans un décor aux couleurs de l’Europe avec la présence des drapeaux de l’ensemble de la Communauté économique et géographique, les clients pouvaient déguster des spécialités de différents pays. Les entrées froides permettaient d’émoustiller les palais en offrant la découverte de spécialités de Norvège , de Grèce, d’Italie et de France. Chacun pouvait, à loisir, déguster du saumon fumé appelé Gravad-lax, du  » tzartziki  » (yaourt au concombre et à l’ail), de petites boules de melons côtoyant du jambon de Parme ainsi qu’une salade de pâtes (  » penne  » c’est-à-dire des pâtes en forme de hampe de plume et  » pesto  » c’est-à-dire  » pistou  » génois avec des pignons de pins ), de la charcuterie française ( ballottine de caille et une terrine de campagne ).

Décoration avec les pays européens

L'Europe et ses drapeaux

Les apéritifs

Les différentes entrées

Liste des entrées proposées

L’appétit étant ouvert, un buffet chaud prenait le relais dans la découverte de ce  » voyage européen du goût « . Un  » waterzooï de poulet ‘ » ( préparation à base de poulet dont le bouillon ou le fumet est lié à la crème) permettait une invitation en Belgique puis un sauté de bœuf au paprika transportait en Hongrie et une  » zarzuela  » (sorte de bouillabaisse) assurait le départ pour l’Espagne. Tout n’était que délice. Dans l’assistance on notait la présence d’habitants des pays évoqués et ils s’accordaient à reconnaître la qualité et l’authenticité des plats proposés.

Le buffet chaud

Liste des plats de résistance proposés

S’en suivait le moment des desserts. Quelle saveur dans le  » tiramisù  » qui a été servi ! L’Italie culinaire y était toute entière avec le mascarpone, le café et le marsala ! Cependant la forêt noire d’Allemagne et l’apfelstrudel d’Autriche (une sorte de tarte aux pommes avec une pointe de cannelle) flattaient encore les sens. Une mousse au chocolat et des œufs à la neige ramenaient le client en France après ce survol, par les papilles, d’une partie du territoire européen.

Les desserts

Des délices

Carte des desserts

Autre carte des desserts

Des soirées comme celle-ci permettent d’apprécier (à noter c’est aussi l’un des sens du verbe « goûter« ) la diversité en matière de recettes culinaires, à travers cette connaissance, chacun ouvre son esprit, s’intéresse à d’autres cultures, d’autres civilisations. Merci aux élèves du lycée, merci à leurs professeurs de favoriser ce cheminement de l’esprit.

 

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A vous dirais-je Maman ce qui cause mon tourment …

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          Ce dimanche, en France, est bien entendu marqué sur le plan politique par les élections au Parlement Européen et probablement que chacun se demande comment concilier, dans l’expression de son vote, son amour pour la mère patrie (son pays natal) et son désir de s’ouvrir sur une structure plus large. Mais aujourd’hui est aussi un jour particulier au sein de chaque famille puisqu’il s’agit de la Fête des Mères. Normalement, c’est le dernier dimanche de mai mais quand cette journée correspond à Pentecôte, la fête est décallée d’une semaine et donc le premier dimanche de juin. Cette année c’était le cas.

          Pour vous mettre dans l’ambiance des moments de tendresse entre mères et enfants, je vous propose deux textes que je trouve particulièrement émouvants. Le premier est un extrait du Livre de ma mère d’Albert Cohen (1895-1981) :

    « Je vous salue, mères qui pensez à nous sans cesse et jusque dans vos sommeils, qui pardonnez toujours et caressez nos fronts de vos mains flétries, mères qui nous attendez, mères qui êtes toujours à la fenêtre pour nous regarder partir, mères qui nous trouvez incomparables et uniques ».

        Le second est un poème de Pierre Coran (né en 1934) :

   Une maman

Une maman est un sourire,

Une main-fleur sur un berceau,

Une eau claire où l’enfant se mire,

Une étoile au bec d’un moineau.

 

Une maman est une larme,

Un point fermé sur un caillou

Quand son coeur trahit le vacarme

D’une meute humaine de loups.

 

Que sa peau soit nuit ou lumière,

Qu’elle croie ou non aux oracles,

Qu’elle soit soleil ou poussière,

Une maman est un miracle

     Le titre de mon billet fait lui-même référence à une célèbre comptine française  : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ah!_vous_dirai-je,_Maman

         Le mot  » Maman » est le terme dont les enfants se servent pour s’adresser à leur mère ou bien pour la désigner.  « Mère poule »  désigne la Maman qui « couve » littéralement ses petits tellement elle prend soin d’eux. A noter que la seconde femme du père ou bien une mère indigne sont appelés marâtre. Il en est d’ailleurs beaucoup question dans les contes. Souvenez-vous que Blanche-Neige est détestée de sa « belle-mère » (car ce mot, en français, ne désigne pas seulement la relation de la bru ou du gendre à la mère de son partenaire)et qu’il en est de même pour Cendrillon. « Mère » a donné « materner » c’est-à-dire « coucouner »  (à mettre en relation avec l’oiseau appelé « coucou ») ou « bichonner » (à mettre en relation avec la race de chien appelée « bichon »), autrement dit c’est choyer son « petit ».  L’adjectif « maternel(le) » en découle. Pour l’anecdote sachez que « l’école maternelle » s’est initialement appelée « l’hospice« ! Eh oui, maintenant ce mot a un sens assez péjoratif car on imagine une sorte de mouroir pour personnes âgées mais il ne faut pas oublier que c’est un dérivé de « hospitalité » !  

         « Matrice » est un mot vieilli pour désigner l’utérus. « Matriarcat » est un système social, politique et juridique dans lequel les femmes sont au pouvoir. « Matrilocal » renvoie au mode de résidence d’un couple dans lequel l’époux doit venir habiter dans la famille de sa femme. On appelle « matronymat » le fait que ce soit la mère qui transmette son nom de famille dans le cadre d’une descendance. Enfin, il y a « matrone » qui, dans l’antiquité romaine, s’appliquait à une femme mariée  mais qui maintenant désigne de façon péjorative soit une femme d’âge mûr et d’allure imposante soit une femme corpulente aux allures vulgaires.

      Le mot « mère » peut aussi s’entendre dans d’autres sens que celui de la relation familiale. On l’emploie pour désigner la supérieure d’un couvent ou bien dans l’expression « notre première mère » pour parler d’Eve, la femme d’Adam. On parle aussi de « Reine mère »  pour parler de la reine douairière c’est-à-dire la plus âgée. A l’époque actuelle, cela fait surtout référence à Elisabeth II, mais, avant sa mort en 2002, il s’agissait plutôt de sa propre mère : Elizabeth Angela Marguerite Bowes-Lyon. Paradoxalement le mot « mère » peut aussi être utilisé pour nommer une femme du peuple. C’est ainsi qu’il faut comprendre l’expression « La mère Michel » dans la comptine enfantine que vous pouvez entendre à cette adresse : http://people.southwestern.edu/~prevots/songs/?p=28

      En ces jours anniversaires du débarquement des Américains en Normandie en juin 1944, il est nécessaire de parler de la « Mère Poulard » de son vrai nom Anne Boutiaut, la fameuse cuisinière qui a inventé la recette de « l’omelette de la mère Poulard ». Regardez le site : http://www.mere-poulard.fr/   et vous aurez la recette ici : http://www.marmiton.org/recettes/recette.cfm?num_recette=16074

    Comment oublier la Mère Denis, cette femme d’un certain âge qui faisait la publicité des machines à laver de la marque « Vedette » dans les années 1980, en France : http://www.youtube.com/watch?v=DbntcjUpQ-o&hl=fr . Vous pouvez lire la biographie de cette femme à http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A8re_Denis

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Mettez un peu de piment dans votre vie pour qu’elle soit moins fade !

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              Il y a quelques semaines, dans le cadre des « Itinéraires gourmands » mis en place dans notre lycée, il a été possible de s’initier à la cuisine hongroise. Le récent voyage à Budapest de nos partenaires italiens a remis à l’honneur ce pays . Tout ceci me conduit à rédiger, en partenariat avec Irén Gunyecz, étudiante hongroise à l’université de Limoges mais aussi employée dans notre établissement, un premier billet sur ce sujet en mettant l’accent sur deux spécialités du pays :  un condiment et le vin.

             Même si mes propos seront  surtout d’ordre gastronomique, il me semble important de vous aider à bien situer géographiquement la Hongrie.  Sa superficie est de 93  030 km². Elle a des frontières avec l’Autriche avec laquelle elle a longtemps été rattachée, avec la Serbie, la Croatie, la Slovénie, la Roumanie, l’Ukraine et la Slovaquie. La particularité de la Hongrie est d’être au centre même de l’Europe géographique. Cette spécificité lui confére un rôle très important d’autant que ce pays a rejoint l’Union Européenne depuis le 1er mai 2004.  Ses liens avec la France se sont beaucoup développés sous Napoléon III et personne n’ignore que le père de Nicolas Sarkozy, président de la République Française, est né près de Budapest, la famille Sarkozy s’étant installée en France vers 1948.   Par ailleurs, le passé de la Hongrie la rattache à la Turquie car, au XVIIème siècle, les Turcs occupèrent ce pays. Cela offre une ouverture de ce pays vers l’Asie. Cette diversité de culture influence sa gastronomie.

                                                       

                                                           

  Budapest est la capitale de la Hongrie. Elle est surnommée « La perle du Danube« . Cette ville est inscrite au patrimoine mondial en raison de sa beauté.  Deux grands fleuves traversent le pays, ce sont le Danube et la TiszaLe lac Balaton, en plus de son attrait touristique, est particulièrement poissonneux. C’est de là que vient le sandre qui entre dans la composition d’une des spécialité gastronomiques de Hongrie : le « halászlé » qui est une sorte de bouillabaise hongroise.

                                                      

          En voici donc la recette, mais sachez que sa cuisson se fait traditionnellement dans un grand chaudron que l’on fait chauffer au-dessus d’un feu comme le montre cette vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=M2iaEqBbz8M

                                                     

 

Ingrédients : 500 gr de carpe, 500 gr de brochet et 500 gr de sandre

                     2 gros oignons pelés et coupés en rondelles

                      1 grande tomate

                      1 pomme de terre de taille moyenne

                     1 cuillère à soupe de paprika en poudre

                    1 paprika vert

                     du poivre

Réalisation : Nettoyer les poissons, les laver et les couper en morceaux d’une épaisseur de 3 cm environ. Disposez les différentes sortes de poissons dans une grande casserole . Mettre de l’huile dans une poele et y faire revenir les oignons puis ajouter les légumes. Ajouter le paprika en poudre et le poivre. Faire cuire très lentement. Ajouter  cette préparation par-dessus les poissons qui sont dans la grande casserole, secouer de temps en temps mais ne  remuer pas car les morceaux de poissons tomberaient en miettes. Servir le  » halászlé » avec du pain blanc.

   Dans cette recette figure le paprika car la cuisine hongroise est impensable sans lui. Il faut savoir que le mot désigne aussi bien le légume (cousin du poivron) que l’épice. Il y a le « paprika cerise » qui est petit, rond, rouge et piquant.

                                                          

  Le « paprika vert » est doux et de forme allongée et parfois il est en fait de couleur jaune très pâle plutôt que vert.

                                                     

Le « bácskai paprika » appelé aussi « paprika TV » a la même forme allongée mais il est vert très clair et peu piquant.

                                          

Le « paprika tomate » est rond,  assez grand, rouge et doux

                                      

   « Piros arany signifie textuellement « de l’or rouge ». Il s’agit d’une crème de paprika, elle est vendue en tube et faite à partir de poivrons hongrois cueillis en pleine maturité, mixés et salés.

                                             

  Pour fabriquer du paprika, les fruits rouges secs sont lavés et séchés au four puis moulus. Les deux grands centres de production de paprika sont Kakocsa et Szeged.  La poudre de paprika en sacs est une spécialité hongroise et sur les tables des restaurants, comme dans chaque foyer, on trouve un saupoudreur rempli de paprika à côté de la salière et de la poivrière.

                                          

                                       

 

 Le paprika a d’abord été utilisé par les paysans qui n’avaient pas les moyens d’acheter du poivre trop coûteux mais cette épice a ensuite conquis toutes les couches sociales hongroises à tel point qu’il en est resté  une sorte de proverbe, « Si on a du sel et du paprika, on a tout »

     Si le lac Balaton est connu pour ses poissons, il est aussi réputé pour son vin. Le vin du massif montagneux de Somló est réputé et il plaisait beaucoup aux Hasbourg. Vous pouvez lire tout un article sur le vignoble de cette région à http://www.jfb.hu/node/179

                                                                     

        Malgré tout le vin le plus apprécié est le Tokaji Aszú qui vient du Nord-Est de la Hongrie, dans la région de Tokaj

                                                                       

 Grâce à ces sites, http://www.vinsdegarde.com/Vins-Hongrie-Tokay.php , http://www.sommelier-vins.com/article-923633.html et http://www.chateauloisel.com/degustation/tokaji.htm vous en saurez beaucoup sur les vins hongrois. Cependant il faut vous parler du Szekszárdi  qui est un vin rosé demi-sec et qui provient du sud de la Hongrie, du Egri Bikavér qui murit au pied des montagnes Bükk.

                                                                                              

                                                                                             

                                                                      

     Les vins mousseux comme le Hungarian Extra Dry ou le Törley sont de très bonne qualité et leurs renoms dépassent la Hongrie. 

                                                                    

 

L’ Unicum est un apéritif très amer fait à base de racines. L’eau-de vie Barack Palinka est faite à partir d’abricots de Kecskemet, ville au centre de la Hongrie.

                                                                                                           

                                                                            

                                                                         

  En attendant d’autres articles sur la Hongrie, visitez http://www.hongrieforum.com/viewtopic.php?t=3890 pour avoir d’autres recettes.

  Je remercie Irén pour son aide précieuse dans la rédaction de cet article.

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C’est de bonne guerre

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Pour tous les armistices

Les arbres et les fleurs

La joie, le rire, le bonheur.

Pourquoi les hommes

Font-ils toujours la guerre ?

Et puis, tant de malheurs,

Cyclones, épidémies,

Famines. Tant de tristesse.

Pourquoi les hommes

Ajoutent-ils la guerre ?

Andrée Clair (1916-1982)

Cette semaine, en France, nous allons célèbrer l’armistice du 8 mai 1945. Cet événément n’est pas commémoré partout dans le monde parce qu’en fait le mot « armistice » est un peu abusif pour désigner une réalité planétaire. Certes, en Europe, le second conflit mondial a cessé puisque la veille il y a eu la capitulation de l’Allemagne comme le rappelle ce site http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19450507 . De ce fait, bien sûr, les armes se sont arrêtées en Europe parce que c’est la signification même du mot « armistice » mais la paix ne s’est pas installée pour autant dans le monde ! En effet les combats se sont poursuivis et peut-être ont-ils été encore plus terribles les derniers mois puisqu’il y a eu la terrible bataille du Pacifique opposant les Etats-Unis et le Japon. Peut-être même les deux explosions atomiques sur Hiroshima et Nagasaki des 6 et 9 août 1945 ont-elles été plus destructrices en « seulement » deux jours que le conflit qui durait depuis 1939 jusqu’à ces deux dates ! Une vision d’apocalypse bien démontrée par cette vidéo : http://www.aufeminin.com/video/see_88690/6-aout-1945-8-heures-15.html . Cette vidéo de l’ENA accentue le côté diabolique de l’entreprise en insistant sur les « performances » des bombes et sur l’aspect faussement scientifique des recherches entreprises pour « tuer le plus efficacement possible » : http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&from=fulltext&full=Nagasaki&num_notice=1&total_notices=3

Pourtant, en 1945, peu d’hommes politiques ont dénoncé cette sorte de terrorisme. Le philosophe et romancier Albert Camus a été un des rares à dénoncer cette atrocité dans son célèbre éditorial du journal Combat : http://www.matisse.lettres.free.fr/artdeblamer/tcombat.htm .

Non les armes ne se sont arrêtées en ce 8 mai 1945 et la folie meurtière a continué ! Je ne crois pas pour autant qu’il faille renoncer à la commémoration de ce jour même si la France est le seul pays, en Europe, à le faire encore. Seulement, le mot « armistice » est inapproprié et est même assez méprisant pour les victimes postérieures à cette date. On trouve parfois, sur le calendrier, à la date du 8 mai, l’intitulé « Victoire 1945« . Et cela aussi est relatif parce que si c’était « la victoire », pourquoi fallait-il poursuivre les combats, même ailleurs ? Il faudrait juste dire « Capitulation de l’Allemagne nazie« .

Un texte admirable que celui d’Andrée Clair! Cette romancière  est née et morte en France mais sa vie est associée au Niger. Voici d’autres renseignements biographiques sur elle : http://aflit.arts.uwa.edu.au/ClairAndree.html Et combien son texte est de circonstances ! Les « malheurs naturels » sont d’actualité ! Comment oublier le séisme à L’Aquila en Italie il y a quelques jours ( http://www.dailymotion.com/video/x8wj8c_tremblement-de-terre-a-laquila-en-i_news ) et celui au sud de Mexico (Mexique) la semaine dernière ( http://www.lexpress.fr/actualites/2/seisme-de-magnitude-5-6-au-mexique-pas-de-victimes-signalees_756887.html ) La romancière parle « d’épidémie », comment ne pas penser à cette terrible grippe que maintenant on ne nomme plus ni « porcine » ni « mexicaine » mais « H1 N1 » ( http://www.woopie.jp/video/watch/6b59233de0dd00a8 ) Quand on voit effectivement tous ces « fléaux », est-ce bien « raisonnable » d’ajouter la guerre, ne faudrait-il pas penser à la solidarité et au bien-être de chacun ?

Le titre de ce billet, C’est de bonne guerre, se veut l’illustration des différentes expressions françaises comprenant le mot « guerre ». Elle signifie que l’on estime que le comportement de l’adversaire est jugé correct et légitime. Voici d’autres expressions :

guerre des ondes : la radio et la télévision sont utilisées pour diffuser de la propagande

guerre des étoiles : programme lancé par Ronald Reagan en 1983 pour éliminer la menace de missiles stratégiques

guerre sainte : une guerre menée sous des prétextes religieux

guerre totale : forme de guerre dans laquelle on utilise tous les moyens possibles

guerre froide : tension entre les Etats-Unis et l’URSS après la seconde guerre mondiale

petite guerre : guerre de harcélement

guerre des tranchées : référence à la première guerre mondiale durant laquelle les soldats étaient dans les tranchées

guerre chimique, nucléaire, biologique ou guerre NBC : formes de guerres dans lesquelles on utilise ce type d’armes.

nom de guerre : nom que prenait un soldat en s’enrôlant

homme de guerre : homme dont le métier est de faire la guerre

de guerre lasse : à bout de résistance

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L’année de la France au Brésil : en avant la musique !

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    »  2009 sera l’année de la France au Brésil » : ainsi en ont décidé les présidents français et brésiliens en 2006. Concrétement, cela veut dire que le Brésil doit, en quelque sorte, célèbrer la France. Quels liens existent exactement entre ces deux pays pour que l’un soit amené à parler de l’autre car, il faut le rappeler, 2005 a été l’année du Brésil en France : http://www.bresilbresils.org/home.html  ? En fait, cette « amitié » est née dans la violence !

        Le roman historique Rouge Brésil de Jean-Christophe Rufin rappelle les liens qui unissent ces deux pays. Il évoque la  conquête de ce territoire d’Amérique du  Sud  à la Renaissance, lorsque le chevalier Nicolas Durand de Villegagnon, sous les ordres de Gaspard de Coligny, lui-même au service d’Henri II, débarqua à Rio de Janeiro pour tenter d’implanter une colonie française.  L’épisode est raconté dans http://www.academia.org.br/abl/cgi/cgilua.exe/sys/start.htm?infoid=4531&sid=338

                                               

 

 

     Mais le Brésil n’est pas seulement très lié à la France . En fait, le Brésil, un peu à l’image du « creuset »  américain ( la traduction souvent utilisée pour faire comprendre l’expression « melting-pot »)  est un pays aux multiples brassages de cultures et l’on peut dire que les manifestations musicales et artistiques brésiliennes mettent à l’évidence la diversité des courants migratoires et d’ethnies présents dans le pays  : Allemands, FrançaisItaliens, Autrichiens, Polonais, Tchèques, Portugais, Africains, Ecossais, Indigènes…  Ainsi, l’Etat de Santa Catarina dans lequel habite notre amie Salvelina, est, par exemple,  une référence internationale en matière de ballet : en 2000, la filiale brésilienne de l’École du Théâtre Bolchoï s’est ouverte. Pour la première fois en plus de deux siècles d’ existence, la méthodologie d’enseignement du Bolchoï de Moscou a été adoptée et appliquée dans un autre pays que la Russie : http://www.santacatarinabrasil.com.br/fr/escola-de-teatro-bolshoi-no-brasil/   Le Festival de Danse de Joinville  ( ville de la région  de Santa Catarina, dans le Sud du pays, signalé par le chiffre « 5 » sur la carte et dont voici un lien pour découvrir la ville : http://www.sc.gov.br/portalturismo/Default.asp?CodMunicipio=66&Pag=1  ), le plus grand de l’Amérique Latine, rassemble chaque année plus de 4 000 danseurs amateurs et professionnels, et attire un public de plus de 50 000 spectateurs : http://www.festivaldedanca.com.br/2009/home 

      A vrai dire, chaque région du Brésil possède des cultures musicales qui lui sont propres et on ne saurait jamais limiter la musique brésilienne à la samba ou à la bossa nova comme le pensent souvent certains étrangers. Cependant il est nécessaire de définir ces termes. La samba est un style musical qui provient de la fusion des rythmes africains et portugais. Dans la langue bantoue, « samba » signifie « prière » ou « plainte » et donc par là-même, on voit tout l’aspect religieux de cet acte. L’importante communauté noire de Salvador de Bahia pratiquait cette danse qui a pourtant peu à peu gagnait Rio de Janeiro. En 1917, « Pelo Telefone » est la première samba et elle est interprétée par Donga et Mauro Almeida. Vous pouvez en écouter un extrait à http://sambabresil.free.fr/archives/Chanteursdonga.htm . Vers 1930 par Ismael Silva  créé la première école de Samba dans le quartier Estacio de Sa à Río de Janeiro. Cette école est nommée « Deixa Falar » ( « Laisse Parler »). Vous pouvez écouter plusieurs extraits musicaux de ce chanteur brésilien à http://www.lastfm.fr/music/Ismael+Silva  Cet artiste a contribué à associer la samba au fameux carnaval de Rio et donc à dissocier cette danse de l’exclusive communauté noire brésilienne.   Milton Nascimento, Jorge Ben, Sergio Mendes, Djavan, Gilberto Bebel,  Chico Buarque, Gilberto Gil, Baden Powell, Stan Getz, Caetano Veloso ont fait connaître la samba . La cuica est un instrument de musique à vibration utilisé dans la samba.

                                                   

                                                  

 La bossa-nova est en fait une reprise de la samba mais avec un ajout de jazz . Elle a été créée par  des musiciens blancs et est devenue très populaire dans les années 1950 avec João Gilberto et Tom Jobim  dont vous pourrez voir des vidéos sur : http://www.musiquebresilienne.ca/video.html  On peut aussi citer Cartola, Nelson Cavaquinho, la Velha Guarda da Portela, Zé Kéti et Clementina de Jesús

                        

      On peut affirmer qu’à l’arrivée des jésuites, en 1549, la musique baroque et le chant grégorien furent introduits.  Cela participe à l’influence occidentale dans la musique brésilienne. De même, les folias de reis (la période de douze jours qui sépare Noël de l’Epiphanie)  sont à l’orgine une fête portugaise que l’ on retrouve à Salvador de Bahia. Ce sont des chants et des processions à l’occasion des fêtes de la Nativité et en l’honneur des Rois Mages. La danse la plus  populaire de cette région  est le forró, Les instruments caractéristiques sont entre autres le triangle et l’accordéon. Les danseurs sont par couple et évoluent sur une musique très joyeuse, mais, le paradoxe est que la chanson  évoque souvent  les chagrins du peuple du Sertão (région du Nordeste très touchée par la sécheresse) qui quitte sa région à la recherche d’une nouvelle vie au sud-est du Brésil, notamment à Rio de Janeiro et à São Paulo). Regardez plutôt les danseurs de forró: http://www.youtube.com/watch?v=iPOoPKUQ48c&hl=fr . l

               Le siriri et le cururu  sont des danses folkloriques du Mato Grosso . Regardez une démonstration de ces deux danses sur http://it.truveo.com/Tradi%C3%A7%C3%A3o-popular-do-cururu-e-siriri-vai-%C3%A0s-ruas/id/3301358720 . Ces musiques et ces danses sont d’inspiration religieuse . La mort « inspire  » aussi, comme en témoignent le velório, l’ afoxé,  le candomblé,  le macumba, l’umbanda

      La musique folklorique populaire brésilienne est représentée par le bumba-meu-boi et le boi-bumbá. Ce sont des danses avec  des personnages humains et des animaux fantastiques. Il s’agit de l’histoire légendaire de la mort et la résurrection d’un boeuf. Cette manifestation festive est très populaire dans les régions Nord et Nord-Est du Brésil. Ecoutez et regardez : http://www.youtube.com/watch?v=t_cziTYeoLY&feature=related  et http://www.youtube.com/watch?v=_FFSF_C0Bio&feature=related

      La cantoria  ou repente est l’expression même de ceux qui vivent dans le sertão.  Elle raconte l’attente de la pluie après des jours de sécheresse . Ecoutez : http://video.google.fr/videoplay?docid=-1374949939781655927&ei=OKvGSfe2DILU-AaJ6NjbAQ&q=cantoria&hl=fr

 Le carimbó est une danse ancienne d’origine indienne dont le rythme est joué sur un tambour nomé carimbó accompagnant cavaquinho et banjo (intruments de musique) . Regardez ces danseurs de carimbó : http://www.youtube.com/watch?v=10cxbdnqk8I 

                                                

                                                  

 

La lambada, danse très agitée, sensuelle et licencieuse est née du carimbó  :  http://www.youtube.com/watch?v=5AfTl5Vg73A

  Dans la musique populaire, le choró,, qui signifie « pleur », plus connu sous le nom de chorinho (« petit pleur »), est un style de musique populaire et instrumentale brésilienne. Malgré son nom, le style est en général d’un rythme agité et joyeux. Le choro est considéré comme la première musique populaire urbaine typique du Brésil qui soit difficile à exécuter. Les influences européennes à l’origine de cette musique sont diverses :  la valse (Autriche), la polka (Pologne), la scottish  (Ecosse) mais principalement le lundu (Afrique) . Ecoutez ce fabuleux mélange : http://www.youtube.com/watch?v=rEI2UfMuyx4&feature=related

 Il y a aussi la modinha, qui est un genre populaire né au XVIIème siècle, d’inspiration portugaise : http://www.youtube.com/watch?v=h12Kh9Ea0Ag&feature=related Dans la région Nord et Nord-Est se rencontrent beaucoup de styles comme le baião, bambelô, boleros, chamego, coco, emboladas, forró, frevo, guarânia, maracatu, maxixe, xaxado et encore d’autres. Toutes ont en commun un appel très fort à la sensualité. La musique sertaneja ou caipira est un genre proche de la musique country : http://www.youtube.com/watch?v=Q_jypceZnjM&hl=fr

La marchinha est un style de musique de carnaval introduite au XXème siècle par les Portugais.  Les blocos afro, crées en 1974, sont une musique de carnaval propre à Bahia à l’origine. Dans Bahia on a encore d’autres manifestations comme l’axé. Ce mot vient du candomblé (secte religieuse) et signifie « matière spirituelle » ou « ondes positives ». Ce rythme très agité,  est né d’un mariage de manifestations lors du carnaval de Bahia et de la musique à succès de l’époque : http://www.youtube.com/watch?v=zG__7q7XQPs&hl=fr

 La musique dite brega est un genre populaire né dans les années 1940 et s’applique à parler surtout des chagrins d’amour : http://video.google.fr/videoplay?docid=5184263386025007610&ei=X7fGSZCdGYLU-AaJ6NjbAQ&q=brega&hl=fr

La jovem guarda (jeune garde) est un mouvement proche du rock créé dans les années 1960. Genre romantique, léger et très dansant :  http://www.youtube.com/watch?v=TdHSTiHjsqM&hl=fr

La música popular brasileira – MPB, née en 1965 avec le mouvement Tropicalisme. C’est un style de protest song d’avant gard mêlé au rock’n’roll : http://www.youtube.com/watch?v=RTUQrdqcUH0&hl=fr

Le funk carioca, créé dans les années 1980, est un type de musique électronique qui a pour origine les favelas (bidonville) de Rio de Janeiro et dérivée du Miami Bass. Dans la ville de Rio, le funk carioca est appelé simplement « funk » (carioca signifie « de Rio ») bien qu’étant un style différent du véritable funk américain : http://www.youtube.com/watch?v=UZtcEF_8dtI&hl=fr

    Après ce panorama, on peut nettement sentir combien la musique du Brésil est une illustration de ce quel’on pourrait appeler une « culture mondialisée » c’est-à-dire qui est née de la fusion de divers apports nationaux. Ces diverses influences constituent une très grande richesse.

   Cet article a été rédigé à partir de notes fournies par notre amie brésilienne Salvelina. Je la remercie beaucoup pour sa contribution à cette présentation de la musique brésilienne. C’est « l’année de la France » au Brésil mais nous sommes heureux qu’elle veuille bien aussi nous parler, en France, de son pays.

   Ce billet prend également place dans le cadre de petits travaux de recherches sur la danse que font actuellement les élèves de 1ère année de CAP APR.

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Cette leçon vaut bien un fromage

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     C’est ainsi que se termine la fable de Jean de La Fontaine Le corbeau et le renard. Comment pouvait-il en être autrement dans un pays qui fait sa réputation de la production fromagère ? A partir de là il m’a semblé intéressant de vous présenter des musées liés à cette activité.

    La Normandie se caractérise par la « route du camembert« qui traverse des villages pittoresques dont Camembert et Vimoutiers (Orme). Cette cité millénaire est très reconnaissante à « l’inventeur du camembert », Marie Harel, et  abrite un musée qui se veut une reconstitution d’une fromagerie fermière avec expositions de toutes sortes d’instruments et de récipients nécessaires à sa fabrication : http://www.aventurier.fr/fr/france/basse_normandie/61_dec_musee_camembert/index.shtml . Je vous donne également un lien pour augmenter vos informations au sujet de ce fromage : http://cartedesressources.cndp.fr/rclvisu/fic_edit.asp?Ecr=CNDPconsult.asp&fETABL=9598 . La grande diversité de boîtes à fromage et surtout les illustrations posées sur les couvercles enchantent les « tyrosémiophiles« , c’est-à-dire les collectionneurs : http://www.letyrosemiophile.com/

                                                                   

                                                                

                                                        

                                                                         

    Le musée des techniques fromagères de Saint-Pierre-sur-Dives dans le Calvados permet une approche de la fabrication du camembert, mais aussi du Pont-l’Evêque et du livarot.  Ce musée offre une réflexion sur l’importance du fromage dans la littérature et la publicité.  Le visiteur a la possibilité de pouvoir déguster des fromages augerons (c’est-à-dire de l’Auge, région normande). Une présentatation du site est faite à l’adresse http://cartedesressources.cndp.fr/rclvisu/fic_edit.asp?Ecr=CNDPconsult.asp&fETABL=9728. L’histoire du livarot est également contée à : http://www.livarot-aoc.org/html/histoire.html

                                                                   

                                                                 

                                                                                    

  Outre la Normandie, la Franche-Comté est réputée pour son fromage. C’est dans cette région que se formaient il y a plus de huit siècles les premières fruitières car le fromage est considéré comme le fruit de la terre par l’intermédiaire de l’animal. La ville de Trépot dans le Doubs est particulièrement à visiter car on y voit tout le processus de fabrication à l’ancienne du comté. Mais en fait toute la région tire une excellente réputation fromagère dont le site suivant dresse un inventaire : http://www.france.qrd.org/regions/franche_comte/fromage.html

                                                                                

                                                             

  Au coeur de l’Aveyron, à Roquefort-sur-Soulzon, se trouvent les caves de « Roquefort Société« . Vous pourrez les visiter de façon virtuelle à http://www.roquefort-societe.com/ Vous partirez à la découverte de ce fromage de brebis apprécié dans près de 80 pays. Je vous invite aussi à emprunter le livre qui se trouve au CDI et qui porte sur le roquefort. Il a été offert le 10 novembre 2008 par la région Midi-Pyrénées dans le cadre d’un projet Comenius  dont le thème est « Influences, tendances et création dans la gastronomie européenne » et dont le lycée Jean Monnet est coordinateur.

 

                                                       

 

    Surprenante évolution de fabrication que celle du Saint Marcellin. En effet, il était à l’origine produit exclusivement au lait de chèvre et maintenant il n’est composé que de lait de vache. Vous en saurez plus sur lui en consultant http://www.tourinfos.com/fr/r0022/d0038/m0001/j0007/p001827.htm. Le musée qui lui est consacré se trouve à Saint-Marcellin en Isère dans le Dauphiné

                                           

                                                  

       Tous les fromages présentés ont une Appellation d’Origine Contrôlée sauf le Saint-Marcellin dont la demande est en cours. C’est une garantie de qualité et de caractéristiques. Un fromage d‘Auvergne, la fourme d’Ambert, qui posséde aussi une A.O.C. renseigne un peu sur l’étymologie du mot « fromage ». A l’origine, le mot était « formage » car il s’agissait de donner une forme à une pâte et ceci par le biais d’un moule. « Fourme  » veut en effet dire « forme à fromage »

                                                       

                                                  

    Il y a quelques expressions contenant le mot « fromage » que j’aimerais vous rappeler ou vous faire connaître :

 – « Entre la poire et le fromage » : quand le repas arrive à sa fin et que la gaieté s’installe à table

– « En faire tout un fromage » : accorder trop d’importance à quelque chose

– « Se retirer dans un fromage » : avoir trouvé un poste

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Le « Fées-ch’tis-val » de Limoges

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       Le dimanche 1er mars a été doublement fêté à Limoges. D’abord, comme partout en France, nous avons eu une attention particulière pour les grands-mères car c’était leur fête. En effet, depuis 1987, une marque de café  du groupe Kraft Foods et appelé « Café Grand-mère » a instauré une célébration particulière pour chaque »Mamie » ou « Mémé » le premier dimanche de mars. Cette date figure même maintenant au calendrier.

   Ensuite, c’était « la cavalcade » comme on dit ici, c’est-à-dire le défilé carnavalesque. C’est un des temps forts de la ville. Chaque année, un thème est défini et, pour 2009, il s’agissait de « combiner » celui des Fées et celui du Nord de la France.  Le succès du film « Bienvenue chez les Ch’tis » de Dany Boon sorti en 2008 a largement influencé ce choix. L’action se passe à Bergues, près de Dunkerque, et « ch’tis » signifie, en patois local, « gens du Nord ». L’expression « fées-ch’tis-val » se veut une sorte de « concentré » pour dire que le (carna) val aura pour thème les fées et les ch’tis et que ce sera un festival (sonorité proche du mot-valise « fées-ch’tis-val »)

   Sur un parcours d’environ trois kilomètres dont les deux points stratégiques étaient l’Hôtel de Ville et le Pont Neuf, plusieurs milliers de Limougeauds et de touristes s’étaient massés pour regarder passer les chars. Au niveau de la Mairie de Limoges, Jean-Pierre Descombes, ancien animateur de jeux sur la chaîne télévisée Fr3 (télévision régionale), faisait patienter les badauds dans l’attente du corso en posant quelques questions au public sur le nom de génériques d’émissions. Ses interventions étaient entre-coupées par de la musique avec, en particulier, des airs de Johnny Halliday, Edith Piaf ou des références à des chansons qu’avait l’habitude d’interprêter Pascal Sevran, mort l’an passé, et dont la personnalité est très liée au Limousin. Des danseuses évoluaient sur un podium ou sur la place. Elles excellaient aussi bien dans le French Cancan que dans la danse du ventre.

 Puis sont arrivées les majorettes de Limoges vêtues en rouge et blanc et avec de belles plumes dans le dos. Elles ont été suivies d’un char faisant référence à la légende d’Arthur et bien entendu à la fée Viviane, aux chevaliers de la Table Ronde, à l’enchanteur Merlin  et à la célèbre épée Excalibur .

   Puisque le Nord de la France était à l’honneur, l’animation suivante était des échassiers de Merchtem (Belgique ) perchés sur des échasses d’environ 4 métres de haut. Ils passaient tout juste sous les fils électriques qui alimentent les trolleys de Limoges ! Ils étaient accompagnés d’autres Belges se déplaçant  trois par trois,  au même rythme, puisque une seule paire de ski les reliait. Jean-Pierre Descombes a expliqué que « ces moyens de transport » étaient très courant en Belgique et participaient de la tradition.

                                                

                                               

    L’Harmonie Municipale de Limoges a joué quelques airs lors de son passage, faisant largement entendre tambours et saxophones.  Le char suivant s’intitulait « On a perdu le Nord » et une grosse planisphère en occupait presque tout l’espace. En français, « perdre le Nord », au sens figuré, veut dire avoir un peu perdu la raison.

  

    D’étranges « réparateurs » tenant à la main des clés à molettes géantes pour intervenir en cas de besoin, poussaient le « Mékanibulle« , une étonnante machine à fabriquer d’énormes bulles de savon qui s’envolaient en l’air ou bien planaient au-dessus de la tête des spectateurs. Parfois cet « engin » émettait un bruit bizarre comme s’il y avait une explosition proche ! Mais personne vraiment ne s’en inquiétait, plutôt chacun pouffait de rire. Mais juste après arrivait un terrible dragon faisant référence au film sorti en 1996 : « Coeur de Dragon » de Rob Cohen. Nous étions à nouveau au Moyen-Age.

                                            

                                            

   Par le biais des dragons, nous étions à l’époque médiévale mais l’animal fabuleux suggérait aussi l’Asie. Et, en effet des « Kuang-Fu » ont chassé les mauvais esprits avec la danse du lion. Ils ont même fait une démonstration de manipulation de sabres qui a impressionné le public. Et de Chine nous revenions au Nord de la France avec le char des « Grises mines« . Il y a une référence aux mines de charbon dont il est question dans le roman « Germinal » d’Emile Zola. Mais, à part cela, les personnages ne faisaient pas du tout « grises mines » (cela signifie être triste) car on pouvait reconnaître, dans les pâtes en carton, Laurel et Hardy ainsi que Charlot, c’est-à-dire des comiques.

                                             

                                                                     

   La fée Clochette d’après « Peter Pan » écrit par James Matthew Barrie suivait ces drôles de mannequins. Ce roman ayant été adapté en dessins animés par Walt Disney, le public était préparé à l’arrivée d’un bâteau à roues tel que l’on peut en voir sur le Mississipi.  A son bord, des « jazzmen » évoquaient la Louisiane et les attaches françaises avec l’Amérique.

                                                     

                                                   

      Après cette croisière le long du Mississipi, le public revenait en France et plus exactement dans le Nord avec l’évocation des corons c’est-à-dire les habitations ouvrières en pays minier. Mais, pour faire rire malgré la grisaille habituelle de ces pauvres maisons, « les corons » sont devenus « lait corons » (prononciation identique) permettant ainsi la figuration d’une vache du Limousin sur le char ! Le voyage n’était pas fini pour autant avec la venue de l’ensemble artistique « Pavulesse » d’Italie. Ce groupe est constitué d’une vingtaine de danseurs tous coiffés d’un très long (1,50 m) et très étroit chapeau. Les danseurs venaient de participer au carnaval de Venise.

                                                

                                               

   La « fée électricité » n’était pas oubliée avec les mannequins « disco« , micro à la main et très survoltés. Pour ne pas perdre le rythme, il y avait ensuite les danseuses mexicaines, avec leurs robes volantées aux mille couleurs, accompagnées de Mexicains jouant au lasso. Suivait aussi un char évoquant le Mexique avec les cactus et les sombreros.

                                           

                                           

                                         

    Le char suivant conduisait les spectateurs vers les pays du Nord avec les Vikings. La fanfare de Chézy-sur-Marne (région Picardie, département de l’Aisne) jouait allégrement du tambour et l’on pouvait voir le « Royaume des Fées » avec l’évocation de Viviane et Mélusine.

                                       

                                     

                                     

Les « Pères La joie » originaires de Ternoise  (région Pas-de-Calais) avec leurs habits bleus et leurs bonnets de meunier leur emboitaient le pas tout en frappant sur leurs tambours ou en soufflant dans leurs trompettes ou saxophones. Ils étaient suivis de « Chez Momo » qui faisait référence à la restauration rapide et en particulier aux fameuses « French fries » c’est-à-dire les frites. Juste après venaient les « Géants du Nord « , exactement de Steenvoordde et de Hondschoote. En tête, il y avait Mademoiselle Bintje et, près d’elle Edgar le Motard ainsi que la Belle Hélène. Près d’eux jouait la fanfare de Steenvoorde.

                                   

                                  

Le char « Flibustiers et pirates » reprenait le thème du voyage avec les risques liés à l’aventure en mer.  Puis la fanfare appelée « les Ziguenerinsel » de Stuttgart (Allemagne) annonçait l’arrivée du « Royaume des fées« , c’est-à-dire le char de Miss Limoges et de ses trois dauphines. La « Reine » était Léa Berthaud,18 ans, élève en terminale marketing au lycée Suzanne Valadon de Limoges. Son élection datait de la Saint Valentin. 

                                                                                                     

                                                    

Enfin les légendaires « Gueules Sèches » ont défilé, entraînant à leur suite le char en quelque sorte du « Roi » à cause du soleil miroir qui le caractérisait. Le thème était le réchauffement climatique, les ours polaires devant s’abriter sous un parasol ! La chaleur était encore dans la clôture du défilé par un groupe antillais.  Tous les chars, au fur et à mesure de leur passage, avaient poursuivi leurs routes en direction du Pont Neuf pour que la foule puisse assister à la combustion puis à la noyade du mannequin carnaval dans les eaux de la Vienne.

                                   

                                                                                

                                           

     J’ai fait au mieux pour vous faire un compte-rendu d’un spectacle populaire d’environ 4 heures. Pour rendre encore plus vivante cette animation culturelle, je vous propose de visionner quelques vidéos. Vous y entendrez les bruits de la fête et les rires, vous verrez les serpentins les confettis et les bulles de savon  qui  voltigent un peu partout. C’est un moment de liesse durant lequel chacun essaie d’oublier son quotidien et de faire un plein d’énergie.

http://www.youtube.cofrm/watch?v=W8Eso_f6bXs&hl=

http://www.youtube.com/watch?v=t2Af4_-LHRA&hl=fr

http://www.youtube.com/watch?v=7NcdE9dI4OU&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=zTs7Chlp_Pc&feature=related

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