Qui sont-elles ?

Gastronomie, Grands événements au lycée, Littérature, Métier, Pays, Pédagogie, Sport 8 commentaires

     Il y a déjà plusieurs mois que je vous parle de nos contacts aux Etats-Unis. Vous lisez régulièrement des commentaires d’élèves de l’Ohio, de la Géorgie et du Massachussetts laissés sous les articles de ce blog. Peut-être même allez-vous sur les espaces virtuels de Debra Watzman, Mary-Lou Wiesendanger ou bien visitez-vous la page d’accueil du lycée dans lequel travaille Kelly Duval . Il n’empêche que, sans dévoiler leurs “secrets”, vous aimeriez bien en savoir un peu plus sur ces trois enseignantes américaines. Elles ont accepté de me donner quelques éléments biographiques et ont donné leur accord de publication.

   Commençons par Debra Watzman qui m’a rendu visite l’été dernier . Vous savez, c’est elle qui gère http://lewebpedagogique.com/notreprof/ . Elle est née à South Bend en Indiana, mais, comme la plupart des Américains, elle a beaucoup déménagé habitant tour à tour le Michigan, le Texas, la Virginie. Maintenant elle vit à Canton, en Ohio.  Ses études se sont malgré déroulées en Indiana. Vers l’âge de 10 ans, elle a pris  conscience du fait qu’elle était très attirée par l’étude des langues étrangères. Peut-être faut-il y voir l’influence de son grand-père qui s’exprimait en allemand car il avait fui la Prusse de Bismarck pour trouver refuge aux Etats-Unis. A l’étude de la langue de Goethe, Debra ajoute le russe, l’hébreu et bien entendu le français. A l’âge de 16 ans, elle participe à un échange scolaire qui lui permet de découvrir la Bretagne. Elle étudie aussi la comptabilité et la pédagogie

                         

             Cependant elle n’est pas devenue directement enseignante, elle a d’abord été traductrice dans une usine qui fabriquait des kits électroniques, des stéréos, des radios, des oscilloscopes, des téléviseurs, etc . Son travail consistait à traduire les fiches de montage de l’anglais au français car ces kits étaient vendus dans le monde entier y compris les pays francophones.  Elle a également était comptable à mi-temps tandis que ses fils étaient petits. Il y a maintenant 14 ans qu’elle enseigne le Français Langue Etrangère.

       Debra adore voyager. Elle a parcouru tous les Etats-Unis, visité le Québec plusieurs fois et fait des croisières qui lui ont fait découvrir les Caraïbes et le Mexique.  Elle connait l’Europe : Angleterre, Pays-Bas, Allemagne, Autriche, Suisse et Italie. Durant l’été 2008 elle a assisté à un congrès de professeurs de FLE en Belgique. Mais c’est la France qui lui tient le plus à coeur.

      Ces autres passions sont la lecture, les photos et les relations humaines.

       Laissons maintenant la parole à l’animatrice de http://lewebpedagogique.com/wiesendanger/ : 

Je m’appelle Mary-Lou Wiesendanger et je suis une des professeurs de français à  Centennial High School.  J’enseigne le français depuis 12 ans.  Avant d’enseigner le français j’ai fait mes études dans l’hôtellerie à une école hôtelière suisse et j’ai travaillé dans la restauration pendant douze ans.   J’ai appris le français en Belgique donc mes élèves apprennent “septante” et “nonante” non “soixante-dix” et “quatre-vingt-dix”.  Je ne suis pas belge mais américaine du côté de ma mère et suisse du côté de mon père.  Et, je suis née au Japon.  J’ai beaucoup voyagé ! J’ai voyagé à travers l’Europe particulièrement en Suisse.  Maintenant que j’habite aux Etats-Unis je fais de la plongée aux Caraïbes alors j’ai visité Bonaire, Bermuda, Barbade, les îles Turques- et -Caïques, et le Belize.  Je ne sais pas pourquoi mais j’atterris toujours dans des pays dont le nom commencent par un “B” !  L’année passé, j’ai visité et fait de la plongée aux îles Fiji et aux Iles Salomon. Bien que j’aime le français ma passion est la plongée.  Je le fais le plus souvent possible. “

 

 

     Il y a une troisième intervante sur nos blogs. Kelly Duval n’en a pas elle-même par faute de temps mais elle a tout de suite été séduite par l’utilisation pédagogique de ce moyen de communication. Ses élèves consultent attentivement tous les blogs qui ont créé un partenariat et choisissent dans chacun un article en particulier pour y indiquer leurs opinions sur le sujet. Mais, laissons Kelly s’exprimer elle-même :

    ”  Je suis née et j’ai grandi à Pittsfield, Massachusetts (dans les “Berkshires”). Ensuite, j’ai étudié le français à l’université à Siena College près d’Albany, New York. J’ai passé ma troisième année d’études universitaires à Montpellier, où j’ai suivi des cours à l’Université Paul Valéry. J’y suis restée après être tombée amoureuse de la France. Au niveau du style de vie, je n’avais jamais été si heureuse. Je suis enfin retournée à Siena pour finir mon diplôme. Après, j’ai travaillé pendant six ans comme assistante d’avocat à Pittsfield (un poste que j’ai obtenu à cause de mon français!). Puis une ancienne prof de mon ancien lycée - Taconic High School - m’a demandé d’enseigner le français là-bas. J’y suis toujours, douze ans plus tard. Entre temps j’ai obtenu ma maîtrise en éducation de Massachusetts College of Liberal Arts. J’enseigne tous les niveaux de français à Taconic, et aussi un cours de débutants au collège. Malheureusement, je n’ai pas beaucoup voyagé ailleurs. Seulement un peu à Montréal, au Porto Rico (je parle un tout petit peu d’espagnol), et aux États-Unis   en Nouvelle Angleterre, en New York, dans l’Etat de Washington, à Disney World, et à San Diego. Quand je ne travaille pas, j’aime lire des romans, regarder des films, bien manger, et surtout passer du temps avec ma famille.  Je suis ravie de faire partie de ce réseau de blogs scolaires. “

 

        

     Nos trois amies se sont présentées, non seulement pour mieux les connaître mais aussi pour qu’éventuellement les élèves qui liront cet article fassent une réflexion sur leur orientation scolaire et professionnelle, qu’ils en mesurent l’importance. Une Conseillère d’Orientation Psychologue peut les recevoir, sur rendez-vous, le jeudi. Elle peut les aider à définir leurs goûts et voir avec eux les métiers qui les attirent, définir les critères de réussite, etc. Le CDI est également équipé d’un kiosque ONISEP dont les documents sont consultables et les ordinateurs ont le logiciel appelé L’atlas des formations.

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Fête des morts

Grands événements au lycée, Littérature, Pays, Personnages, Société, architecture 16 commentaires

Nous sommes en vacances depuis vendredi 24 octobre et ce jusqu’au 6 novembre. Nous avons l’habitude de dire que ce sont “les vacances de Toussaint“. Comme ce type de congés scolaires n’existe pas dans les pays avec lesquels notre réseau de blogs scolaires nous a mis en relation, il me semble intéressant de préciser un certain nombre de faits.

La Toussaint est une fête catholique qui, comme le nom l’indique, consiste à rendre hommage à tous les Saints. Sa date est fixée au 1er novembre et il s’agit d’un jour férié. Il y a de plus en plus confusion entre “la Toussaint” et ” le jour des morts” qui, lui, a lieu le 2 novembre et qui, lui, n’accorde aucun repos particulier. Je dis qu’il y a amalgame parce qu’en fait, depuis plusieurs années, les gens se recueillent dans les cimetières, fleurissent les tombes pour Toussaint et non le lendemain comme il se devrait. Cette “pratique ” vient du fait que le jour des morts n’étant pas chômé, il n’y a pas d’autre choix. Les chrysanthèmes sont les fleurs les plus choisies pour poser sur les caveaux, de même que les arbres qui bordent le plus les cimetières sont le plus souvent des cyprès ou des ifs.

Le cimetière du Père Lachaise, à Paris est connu, même hors période de Toussaint, comme un “haut lieu touristique”, mais auriez-vous aussi l’idée, en venant à Limoges, de programmer la visite du cimetière de Louyat? Il faut savoir que “Louyat” désigne le domaine. Notre cimetière est parmi l’un des plus grands de France. Il s’étend sur plus de 35 hectares, comporte 40 000 sépultures et environ 200 000 défunts y reposent. Ce site funéraire posséde aussi une particularité : des plaques en porcelaine indiquent le nom des défunts ! Il faut bien entendu voir un lien entre l’usage de la porcelaine et le fait qu’il s’agisse de Limoges. De nombreuses personnalités sont enterrées dans ce lieu : quelques maires de Limoges , David et Charles Haviland dont les noms sont associés à la porcelaine, Adrien Dubouché, généreux mécène du musée de céramique, Camille Vardelle, jeune homme tué lors des émeutes ouvrières de 1905 à Limoges. Vous aurez encore plus de détails sur ce cimetière en venant emprunter au CDI Pays du Limousin n°37 du 15 octobre 2008. Le cimetière de Limoges n’est pas le seul en Limousin à avoir des plaques funéraires en porcelaine. Le cimetière de Linards en a aussi et voici un lien pour voir comment se présentent ces “décorations mortuaires” : http://linards.ifrance.com/histoire/plaques/plaques.htm

Puisque ce blog se veut ouvert “sur l’étranger”, je vais aussi vous parler d’autres cimetières. D’abord du cimetière de Staglieno à Gênes (Italie) que j’ai eu l’occasion de visiter avec mes parents il y a de nombreuses années. Il est considéré comme une curiosité touristique à cause des tombeaux . Des stèles monumentales font de lui comme un musée. Le site officiel permettra d’avoir plus de renseignements : http://www.cimiterodistaglieno.it/

Suite au commentaire de Cristolinette, je rajoute donc une photo du cimetière d’Hammamet en Tunisie ainsi qu’une autre représentant la tombe de Bettino Craxi dans ce même cimetière. Je la remercie pour ce don.

Je n’ai pas visité le cimetière Bellu de Bucarest ( Roumanie) mais sa réputation dépasse son pays. Aussi je sais qu’il abrite de nombreuses personnalités dont le célèbre architecte Ion Mincu

L’Argentine a été fortement marqué par la personnalité d’ Eva Duarte de Perón qui a été la femme du président argentin. La chanteuse Madonna a interprété le rôle d’”Evita” au cinéma . Le cimetière de La Recoleta à Buenos Aires laisse reposer de nombreuses personnalités dont Eva Perón. Ce site, en espagnol, donne des explications complémentaires sur ce cimetière : http://www.info-recoleta.com/cementerio_recoleta.htm

Au Canada, plusieurs cimetières sont célèbres mais le plus grand est celui de Notre-Dame-des-Neiges à Montréal (Québec) , cimetière catholique qui jouxte justement le cimetière anglophone et protestant du Mont-Royal.

Ce lien donne encore plus de détails sur les différents cimetières du monde : http://www.landrucimetieres.fr/spip/ . Pour que vous ne trouviez pas mon article trop macabre, je voudrais ajouter qu’il y a en fait plusieurs façons de fêter les morts : se recueillir sur les tombes mais aussi faire la fête avec Halloween. J’ai remarqué que nos amis de Georgie préparait un petit article à ce sujet , alors je vous invite à aller y jeter un coup d’oeil : http://lewebpedagogique.com/wiesendanger/ , rubrique “Les questions” . Outre les déguisements , la citrouille est au coeur de cette tradition . Elle décore les maisons et s’accompagne de symboles mortuaires.

La citrouille d\'Halloween est appelée Jack O\' Lantern

Pour rester, disons, dans le “ton”, je vous propose quelques expressions plus ou moins familières que l’on utilise quand quelqu’un est mort : “il a cassé sa pipe“, “il mange les pissenlits par la racine“, “il est ressorti les pieds devant“, “il a fermé son parapluie“, “il a passé l’arme à gauche“, “ses dents ne lui font plus mal“. En connaissez-vous d’autres ?

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Frugalité

Animations culturelles, Gastronomie, Grands événements au lycée, Humour, Pédagogie, Société 14 commentaires

        Nous entrons dans la 19ème Semaine Nationale du goût. Les enfants seront éduquer à la nutrition et à la gastromie. Limoges sera bien sûr de la fête. Des animations se dérouleront dans le ventre ( le mot se prête déjà à évoquer la cuisine !) de Limoges, sur les marchés, dans les halles centrales. Il y aura bien sûr la célèbre Frairie des Petits-Ventres de la rue de la Boucherie. Les produits locaux seront à l’honneur : grillons, andouillettes, galetous, clafoutis, pâté de viande, etc. Ceux d’Alsace y seront aussi. Il y aura de la choucroute, des tartes aux mirabelles, des “flammekueches”, des pains d’épice, etc. Naturellement le lycée Jean Monnet va s’investir dans cette action qui a pour dessein de faire découvrir les saveurs. Voici, en lien, les menus qui seront proposés au lycée : http://www.lyc-jean-monnet.ac-limoges.fr/spip.php?breve132

    J’ai voulu profiter de cette semaine du goût pour philosopher un peu. Je vous livre donc quelques-unes de mes réflexions. Comme chacun doit sans doute le savoir, “frugalité” est un mot de la famille de “fruit“. Il signifie “sobriété” et ce sens laisse vraiment rêveur quand on connaît toute la richesse de goûts et toute la diversité des fruits! “Frugal” veut dire “qui se nourrit de peu, qui vit d’une manière simple”, mais cette notion ne se comprend que par rapport à quelqu’un qui, au contraire, privilègierait, par exemple, la viande pour ses repas car, en continuant “mon tour des musées gastronomiques“, je vais vous montrer toutes les possibilités culinaires que l’on peut tirer des fruits!

         Pour poursuivre l’idée d’opposition entre la prétendue austérité et le fait de manger des fruits, commençons par parler de la châtaigne (et nous  ne serons pas “marron”!) dont le musée se trouve à …Joyeuse ! Il s’agit d’une ville de l’Ardèche. Ce musée est installé depuis 1984 dans l’ancien couvent des Oratoriens (tiens, l’idée de vie monastique revient!). Vous pouvez visiter ce lieu de façon virtuelle grâce à http://www.pays-beaumedrobie.com/fr/musee-chataign/accueil-chataigne.php mais il est tout de même préférable d’aller sur place car vous aurez la chance de déguster des terrines de châtaigne, des crèmes de châtaigne et tout un éventail de nouveaux produits. Mais il y a une seconde ville en Ardèche qui célèbre la châtaigne : Saint-Pierreville. Il y existe une Maison du châtaignier. C’ est un centre de réunion pour les casténéiculteurs et pour tous ceux qui s’intéressent à ce fruit. On y trouve  des objets fabriqués à partir du châtaignier et des produits du terroir à base de châtaigne. Pour avoir une idée, consultez : http://www.chataigniers.fr/maison/index.htm

     Pour continuer à plaisanter sur le lien entre la frugalité et la tristesse, passons maintenant à un fruit qui peut être avec ou sans pépins : la mandarine. Il s’agit du fruit du mandarinier qui est un arbre originaire d’Asie (Chine, Indochine). Le nom a été donné par référence à sa pelure qui a la même couleur que celle de la robe de soie portée par les mandarins, hauts fonctionnaires de l’empire chinois. Sa culture se trouve surtout au bord du bassin méditerranéen. Un musée lui est consacré à Seclin dans le Nord. Il est possible de le visiter de façon virtuelle en allant à : http://www.domainenapoleon.com . Avec cette adresse électronique, http://www.mandarine-napoleon.com/ vous obtiendrez quelques secrets de la fabrication de l’alcool fait de la macération de ce fruit dans du cognac que Napoléon appréciait beaucoup.

     Poursuivons avec l’austérité et disons que nous allons rentrer dans notre coquille. Celle de la noix, bien sûr! L’écomusée de la noix du Périgord se trouve en Dordogne, exactement à Castelnaud la Chapelle. Sa visite virtuelle est possible : http://ecomuseedelanoix.site.voila.fr/ . Il offre aux visiteurs des renseignements sur les origines, l’histoire, le travail, la culture du noyer et de la noix en Périgord noir. Il est possible d’assister à la préparation traditionnelle de l’huile de noix, mais les gourmets apprécieront les produits régionaux : noix, gâteau aux noix, liqueur et vin de noix, confiture de noix verte, etc.

  Quand on doit s’accommoder de ce qui ne plaît pas, il faut savoir couper la poire en deux. Et, même, quand les temps sont durs, on doit garder une poire pour la soif, c’est-à-dire faire des réserves pour l’avenir. Avez-vous déjà entendu parler de “la poire d’Angoisse ” ?  Il y a bien sûr un jeu de mots parce qu’initialement “une poire d’angoisse” est un instrument de torture (cf http://www.france-pittoresque.com/anecdotes/58.htm  ). Mais “Angoisse” est un arrondissement de Nontron en Dordogne dans lequel on trouve une poire d’hiver au goût très âpre.  Savez-vous ce qu’est “une poire tapée ” ?  C’est une spécialité de Rivarennes en Indre-et-Loire. Ce site, http://www.poirestapees.com/fabrication.html vous fait découvrir la technique de fabrication. Mais on pense aussi au douillon dont parle beaucoup Guy de Maupassant dont l’action de ses romans se passe en Normandie. Un “douillon” est une poire cuite dans de la pâte à pain (cf cette recette http://www.cuisineaz.com/Recettes/Douillon-de-poires-3936.aspx ). Et ceci m’amène à vous parler de La maison de la pomme et de la poire située à Barenton dans la Manche, en Basse-Normandie.  On vous parlera sûrement des produits cidricoles : cidre, calvados, poiré, apéritif de poire, etc. En Haute-Normandie, exactement à Sainte-Opportune-La-Mare (dans l’Eure), il existe un musée pomologique (cf http://www.tourisme-quillebeuf.com/Sainte-Opportune-la-Mare,6,0,48.html )

    Pour conclure, je vais vous dire quelques mots sur le pruneau. Encore une fois, vous remarquerez que familièrement ce mot désigne aussi la balle d’une arme à feu, alors ça n’a vraiment rien d’hospitalier et de réjouissant ! Et quand on sait qu’un pruneau est une prune séchée au four ou au soleil, on ne rit plus du tout car, familièrement aussi, “une prune” est une contravention ! Je ne vous dis pas cela pour des prunes parce que je veux vous présenter le Musée du pruneau gourmand qui se trouve à Granges-sur-Lot dans le Lot-et-Garonne  : http://www.lot-et-garonne.fr/decouvrir/pruneau/museepruneau.htm . Le mot “pruneau” est naturellement associé à Agen . C’est tout de même un signe : phonétiquement ça fait “à jeûn ” ! Il faut donc rester frugal !

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Entretien avec Christiane Lahaie, romancière québécoise.

Grands événements au lycée, Littérature, Pays, Pédagogie 14 commentaires

         

Dans le cadre de mes fonctions au niveau du groupe de travail des documentalistes du Rectorat de Limoges, j’ai présenté plusieurs de vos ouvrages dans la rubrique « Coups de cœur ». Cependant, il me semble que vous n’êtes pas encore  assez connue de mes collègues, aussi j’aimerais davantage vous présenter. Vous êtes une romancière québécoise. Vous écrivez pour un public adulte, mais vous pouvez séduire des lecteurs adolescents.

  1) Dans vos livres, on sent votre connaissance profonde de la Grande Bretagne. Les héros d’Insulaires la parcourent, certaines scènes de La cour intérieure rappellent celles décrites par Charlotte Brontë dans Jane Eyre ou bien par Daphné du Maurier dans Rebecca.  Il y aussi de nombreuses références à Shakespeare et le titre de chaque nouvelle d’Insulaires est en anglais. Pourquoi alors avoir choisi d’enseigner la littérature française à l’université de Sherbrooke ? Par défi ? Parce que vous êtes Québécoise ?

 

   Tout d’abord, je dois préciser que j’enseigne la création littéraire (ce qui est peu fréquent en France), la littérature québécoise et le cinéma à Sherbrooke. J’ai donc plusieurs champs d’intérêt et des méthodes pédagogiques multiples. Si la Grande-Bretagne semble si présente dans mes écrits, c’est que j’ai des parents anglophiles et que j’ai grandi dans un milieu bilingue (une base militaire canadienne) où des francophones et des anglophones d’origines diverses se côtoyaient. Très tôt, j’ai lu en anglais les œuvres de Daphné du Maurier, de Jane Austen et des sœurs Brontë. En outre, ma mère avait un ami britannique qui venait souvent à la maison et dont l’accent me faisait rêver à des contrées lointaines. J’ai donc finalement étudié les littératures anglaise et américaine au niveau du baccalauréat à l’Université McGill (Montréal, Canada) avant de bifurquer vers la création littéraire et la littérature québécoise. N’étant pas anglophone à la base, je ne pouvais réellement envisager d’enseigner en anglais au niveau universitaire. Cela ne m’empêche toutefois pas d’initier mes étudiants au corpus anglophone (en traduction) dans le cadre de mes cours de création.

 

 2) La Bibliothèque Francophone Multimédia de Limoges a présenté une exposition consacrée à la « découverte de la Nouvelle-France » dans le cadre des 400 ans de Québec. Nous nous sentons proches de « nos cousins d’Amérique ». Moi-même j’ai vécu au Canada il y a 27 ans. Je résidais en Nouvelle-Ecosse, mais j’ai eu l’occasion d’aller dans « La Belle Province ».  Chants pour une lune qui dort fait référence à Limoges au niveau de l’écriture. Quels sont vos liens avec cette ville ?

 

   Mes liens avec la ville de Limoges ont d’abord été académiques. J’ai pris contact avec le professeur Bertrand Westphal, de l’Université de Limoges, parce qu’il dirige une équipe de recherche sur les « Espaces humains ». Comme je m’intéresse moi-même à la mémoire des lieux et à la représentation de l’espace dans le texte littéraire, je tenais à le rencontrer pour discuter de ces questions avec lui. C’était également ma première sabbatique en 2003  et je voulais quitter le Québec pour écrire loin de chez moi. Avec le temps, le professeur Westphal et sa famille sont devenus des amis sincères. De même, les gens chez qui j’ai logé pendant un mois, et qui m’ont accueillie avec une générosité hors du commun, sont restés de grands amis à qui je rends visite tous les ans, ou presque. Ce sont les Jean-François et Liliane à qui mes Chants sont dédiés. Sans leur présence, je n’aurais sans doute pu écrire ce livre difficile. J’ai donc trouvé à Limoges un deuxième chez-moi.

3) Les femmes occupent une place particulière dans vos romans. Dans La cour intérieure, Linda Sorrento brûle la vedette au chanteur Malory. Elle fouille dans le passé de l’artiste pour comprendre les rapports qu’il a entretenus avec son ex épouse Eleonor.  Dans la nouvelle Walls of Wales extraite d’Insulaires, la femme de ménage Samantha Smith décachette les lettres qu’un client a mises à la poubelle. Dans la dernière nouvelle de Hôtel des brumes c’est la future épouse d’Ahmar Khan qui lui a caché des secrets bien que lui-même en cache un encore plus gros en faisant de son mariage le jour de son décès. Dans Chants pour une lune qui dort, une femme battue confesse son quotidien et s’adresse à son bourreau. Etes-vous une féministe ?

 

Je suis certes féministe, une féministe qui souhaite ardemment que les rapports entre les hommes et les femmes cessent d’être des rapports de pouvoir. Mais ce n’est pas demain la veille, hélas. Ceci dit, j’ai la chance de vivre avec un homme exceptionnel qui m’a toujours appuyée dans ma démarche créatrice, professionnelle et personnelle. Il est même encore plus féministe que moi : il faut le faire ! 

4) J’enseigne dans un lycée hôtelier dont un hôtel d’application est en cours de construction. Son achèvement est proche. J’ai donc particulièrement été sensible à Hôtel des brumes, roman dans lequel vous ouvrez toutes les portes.  J’espère cependant que « notre hôtel » ne connaîtra pas toutes les intrigues dont vous parlez. Votre précision sur le comportement des clients laisse à penser que vous êtes une grande voyageuse. Est-ce vrai ? Nous ferez-vous l’honneur de faire bientôt une escale dans l’hôtel d’application du Lycée Jean Monnet de Limoges ?

Je suis une grande voyageuse, c’est vrai, mais la plupart de mes voyages sont intérieurs. Je crois que l’âme humaine est le plus long et le plus fascinant des voyages. Cet hôtel des brumes est inspiré d’un séjour au Colony, vieil hôtel situé dans l’État du Maine. Pour créer ces personnages, je me suis inspirée de gens que j’y ai croisés et dont j’ai imaginé la vie intime. L’imagination occupe ici la part du lion, car mon but dans l’écriture n’est pas de « faire réaliste ». On me le reproche d’ailleurs parfois. Je crois davantage à la vie rêvée, métaphorisée, qui permet de ne pas se contenter de la raison, mais d’y inclure aussi la passion dans ce qu’elle a de complexe, voire d’insaisissable. J’ai fait une incursion dans ce que j’appellerais l’hyper réalisme dans mes Chants pour une lune qui dort. De me tenir aussi près du réel a été une véritable épreuve pour moi. Pour mon prochain roman, donc, retour à l’imaginaire, et un retour fracassant, car j’ai entamé un roman de science-fiction. Ursula LeGuin est mon modèle en la matière, plus précisément dans La main gauche de la nuit, une œuvre extraordinaire, méconnue par les francophones à mon humble avis.

Je compte retourner à Limoges en 2009. Si cela se concrétise, il me fera plaisir de vous rendre visite et je vous remercie de me donner l’occasion de me faire mieux connaître des Limougeauds, gens simples dont la chaleur humaine me touche grandement !      

 Je vous remercie d’avoir accepté de répondre aussi aimablement à mes questions.

 

Merci à vous !

 

Christiane Lahaie

 

       Il s’agit de la reproduction fidèle d’un entretien que j’ai eu avec Christiane Lahaie, romancière québécoise, par le biais d’un questionnaire (celui même qui est présenté) envoyé par courrier électronique. Christiane Lahaie a accepté de le compléter. Je tiens beaucoup à la remercier.

         La présentation des livres de Christiane Lahaie se trouve dans le lien http://www.ac-limoges.fr/doc/ , rubrique “mutualisation”, article “coups de coeur”. J’ai pensé qu’il était intéressant de publier cet entretien maintenant car il va se situer entre la fin des “Francophonies de Limoges” et l’animation “Lire en fête”. De plus l’année 2008 représente les 400 ans de la découverte du Québec par Samuel de Champlain et il me semblait important de rendre un hommage particulier à “nos cousins d’Amérique”. Sur un plan personnel je suis très attachée au Canada pour y avoir vécu et travaillé il y a 27 ans. Par ailleurs cet entretien va dans le sens de mon projet de valorisation de la langue française et de la promotion de la francophonie, idée qui se concrétise par la mise en place de liens avec des blogs scolaires gérés par des enseignantes FLE dans différents pays.

 

 

 

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Quelques douceurs vous feraient-elles plaisir ?

Animations culturelles, Gastronomie, Personnages, Pédagogie 2 commentaires

       Les vacances d’été sont finies depuis plus d’un mois et vous en éprouvez une certaine nostalgie. Comme ce serait bon de pouvoir encore rester sur une chaise-longue et lire son roman préféré ! Hélàs, ce temps est fini et le rythme scolaire a repris.  Heureusement les vacances de Toussaint seront à la fin du mois mais cela suppose encore patienter ! Cependant,  avez-vous remarqué que quand le moral n’est pas bon, souvent on se tourne vers les sucreries ? Aussi, pour vous consoler et parce que ça peut aider vos élèves ou vous-même dans le cadre des cours, je vais vous indiquer des lieux gastronomiques à connaître.

           Le saccharophile sera charmé par le musée du sucre et du chocolat qui se trouve à Cordes-sur-Ciel (Tarn). Yves Thuriès, grand maître pâtissier, expose toutes les possibilités artistiques et professionnelles du sucre. Rendez-vous à http://www.thuries.fr/ et vous verrez des merveilles.

       On attribue des qualités aphrodisiaques au chocolat. Il est qualifié de croquant, craquant, fondant, moelleux. Aussi je pense que vous apprécieriez dans un premier temps la visite virtuelle de son musée à l’adresse suivante : http://www.planetemuseeduchocolat.com/ . Ensuite vous serez tellement charmé que vous aurez réellement envie d’aller sur place, à Biarritz (Pyrénées Atlantiques). Des détails sur la fabrication du chocolat sont donnés à http://chocolat0.chez-alice.fr/memoire%20chocolat.htm, ainsi qu’à http://www.chococlic.com/index.php et vous pouvez suivre, étape après étape, la fabrication d’un bonbon au chocolat à : http://www.confiserie-gumuche.fr/fabricationchocolats.htm

     Souvenez-vous de votre enfance et des bonbons que vous suciez avec délice. Un nom vous vient … à la bouche : Haribo ! Vous avez d’ailleurs beaucoup vu ce mot dans le cadre des Jeux Olympiques de Pékin . Que signifie-t-il ? A l’origine de la marque, il y a Hans Riegel né en 1893. C’est lui qui a inventé ce nom dont je vais vous expliquer l’origine : HA pour Hans, RI pour Riegel et BO pour Bonn en Allemagne. Les fraises Tagada, les chamallows, les bonbons à la réglisse  vous font saliver, eh bien, c’est très simple, faîtes une visite virtuelle à http://www.haribo.com/planet/fr/info/frameset_musee.php?musee=1&frame=musee puis allez à Uzès (Gard)

     Le sucre d’orge est un bonbon particulier inventé en 1638 par les religieuses de Moret-sur-Loing (Seine-et Marne). La cour du Roi Soleil est séduite mais c’est le déclin et même la disparition avec la Révolution de 1789. En 1853, avec l’Empire, soeur Félicité redonne vie à la production. Mais en 1972, soeur Marie-Andrée donne le secret de fabrication au confiseur Jean Rousseau dont ses fils ont maintenu la tradition  http://www.visite-virtuelle.net/moret-sur-loing-musee-sucre-orge.asp

     N’oubliez pas le miel délicieux que l’on associe aussi bien à la confiserie et pâtisserie qu’à la fabrication d’hydromel et de vinaigre de miel. Pour ce faire, n’omettez pas une visite à http://www.musee-du-miel.com/ dont l’adresse postale est à Gramont (Tarn-et-Garonne). Vous aurez également des renseignement sur l’apiculture.

   Le pain d’épice est parfois appelé “kugelhopf“, “bretzel” ou “lebkueche” en Alsace. Il a des formes variées. Vous saurez quelques détails en visitant son musée  à http://www.paindepices-lips.com/ dont l’adresse postale se trouve à Gertwiller (Bas-Rhin). Vous aurez l’historique du pain d’épice et quelques recettes à http://fr.wikipedia.org/wiki/Pain_d’%C3%A9pices

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Un personnel stylé

Gastronomie, Humour, Littérature, Personnages, Pédagogie 54 commentaires

 Lisez bien  ce texte et prêtez attention aux mots écrits en gras :

  “Après une attente gratinée sous un soleil au beurre noir, je finis par monter dans un autobus pistache où grouillaient les clients comme asticots dans un fromage trop fait. Parmi ces tas de nouilles, je remarquai une grande allumette avec un cou long comme un jour sans pain et une galette sur la tête qu’entourait une sorte de fil à couper le beurre. ce veau se mit à bouillir parce qu’une sorte de croquant (qui en fut baba) lui assaisonnait les pieds poulette. mais il cessa rapidement de discuter le bout de gras pour se couler dans un moule devenu libre.

  J’étais en train de digérer dans l’autobus de retour lorsque, devant le buffet de la gare Saint-Lazare, je revis mon type tarte avec un croûton qui lui donnait des conseils à la flan, à propos de façon dont il est dressé. L’autre en était chocolat.”

               Raymond Queneau Exercices de style, 1947, Gallimard

           Oui, l’auteur y a développé tout le champ lexical relatif à la gastronomie. Comme cet extrait provient du livre Exercices de style, cela m’a donné l’idée, moi-aussi, de faire un jeu de mots et de parler du personnel stylé (c’est-à-dire des employés d’hôtel qui effectuent leur service dans les règles). On pense tout de suite à l’art culinaire et le premier nom qui vient à l’esprit est bien entendu Auguste Escoffier (1846-1935). Il est l’ambassadeur de la haute gastronomie française et est très connu pour être l’inventeur de la “Pêche Melba” faite en l’honneur de la cantatrice australienne Nellie Melba . Il a écrit de nombreux ouvrages qui font notoriété. Je vous invite à visiter de façon virtuelle le musée de l’art culinaire appelé aussi fondation Auguste Escoffier  Institut Joseph Donon : http://www.fondation-escoffier.org/escoffier/. A noter qu’à l’intérieur du site un espace est dédié à Bernard Loiseau. Le musée se trouve en fait à Villeneuve-Loubet-Village dans les Alpes-Maritimes.

          La réussite des mets vient souvent des ustensiles utilisés : emporte-pièce, moulin à poivre, spatule, etc. Il vous revient en mémoire les termes culinaires : mijoter, griller, frémir, etc. Tous ces actes ne se concoivent qu’avec une bonne batterie de cuisine. Visitez alors le musée des ustensiles de cuisine anciens situé à Saint-Denis-la-Chevasse en Vendée : http://ustensiles.cuisine.free.fr/index.html

        Le zèle du personnel se note aussi dans la façon de dresser la table. La Maison régionale des arts de la table située à Arnac-Le-Duc en Côte d’Or expose vaisselle, verreries et couverts, donne des renseignements sur les traditions de cuisine :  http://www.musee-artsdelatable.com/

     Je convie nos nouveaux amis de Nouvelle-Calédonied’Afrique du Sud, du Canada, du Brésil, du Japon, d’Islande, d’ Ohio, de Georgie (l’ouverture de leur blog est toute récente), de Norvège,  d’Islande, d‘Italie et des Canaries à prendre place de façon virtuelle à notre table et qu’éventuellement, sous cet article, en quelques lignes, ils nous parlent de la cuisine de leurs pays. Je les remercie d’avance.

    J’invite aussi “à ma table” nos élèves car je sais que certains viennent d’ailleurs : Bulgarie, Yougoslavie, Inde, Maroc, Côte d’Ivoire, Mayotte, Algérie, Afghanistan, Portugal, Vietnam, Espagne, etc . Venez nous expliquer ce que l’on mange chez vous et surtout comment on le prépare.

   Je vous remercie tous d’avance.

 

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Bonnes vacances !

Grands événements au lycée, Humour, Pédagogie, Société 7 commentaires

    Si l’on s’en réfère à l’étymologie du mot “vacances“, il faut se reporter au latin “vacans, -antis” qui veut dire “qui est vide“. Et effectivement le lycée sera “vidé” de ses professeurs et de ses élèves à partir de ce soir. Il n’empêche que cela fera un grand vide jusqu’à la rentrée car nous nous étions bien habitués à nos rendez-vous quotidiens. A noter que l’expression n’est pas vide de sens car cela fera un pincement au coeur. Mais nous ne partirons pas à vide parce que nous nous sommes beaucoup enrichis pendant cette année scolaire, nous avons beaucoup appris et surtout nous avons fait plus ample connaissance par le biais des différents blogs existants dans ce lycée. Non, ces espaces n’ont pas tourné à vide : preuve en est le succès de nos élèves aux examens car cette nouvelle manière d’apprendre les a hautement stimulés.

   Bien sûr, maintenant, il nous faut nous reposer, mais cette pause nous permettra d’avoir encore plus d’énergie pour la rentrée prochaine. A ce titre, je vous propose un tableau comparatif des vacances scolaires dans les différents pays européens : http://www.hautes-alpes.net/vacances-scolaires.html . Il faut tout de même relativiser la conclusion à laquelle on pourrait aboutir, à savoir que les enseignants et les élèves français ont beaucoup plus de vacances! En effet, “un jour de classe” en Italie, en Allemagne ou dans les autres pays présentés n’a pas le même sens que “un jour de classe” en France, je veux dire par là que le nombre d’heures de cours n’est pas le même. Nos élèves travaillent beaucoup plus, non seulement en temps passé dans le bâtiment scolaire mais aussi avec les devoirs qu’ils ont à faire à la maison. Sans en faire une référence, regardez l’enquête faite par ce syndicat concernant le temps de travail des élèves : http://www.sgen-cfdt.org/actu/article1205.html  Il devient alors évident que les enseignants français sont finalement plus sollicités que ceux ailleurs en Europe puisqu’il faut qu’ils préparent plus de travail à fournir à leurs élèves.     

    Je vous invite aussi à lire les messages parus sur ce forum dont l’objet de discussion était ”Les enseignants sont-ils des privilégiés ?”. Il y est question des enseignants de ”disciplines” (maths, français, etc) agrégés qui passent 15 heures par semaine au lycée et aussi de ceux qui sont certifiés et qui ont donc 18 heures de cours par semaine à effectuer dans leurs établissements scolaires.  Lisez donc attentivement  http://forum.orange.fr/liremessages.php?idsection=1110&thread=705899  et ensuite imaginez que la réflexion se soit poursuivie en prenant aussi en considération les professeurs-documentalistes qui ont 30 heures de présence par semaine dans le CDI + 6 heures ailleurs consacrées “à des recherches”  ( comprendre “lire, aller dans les bibliothèques, les librairies, faire de la veille documentaire, etc” et donc, en vérité, ces 6 heures ne suffisent pas et deviennent parfois le double!), vous seriez sans doute encore plus surpris car peu de personnes savent exactement en quoi consiste ce métier.

    A l’heure des “réformes scolaires”, il me semblait important de vous proposer quelques pistes de réflexion à méditer pendant l’été pour être totalement en forme lors de la reprise.

     A bientôt donc et merci pour vos passages, vos commentaires, etc. En principe, il n’y aura pas de nouveaux billets avant la rentrée, mais rien ne vous empêche d’indiquer votre avis  à propos de ceux qui sont déjà écrits. J’y répondrai et si besoin “j’alimenterai” en informations complémentaires les rubriques qui existent déjà.

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Des fêtes nationales en vue

Pays, Personnages, Pédagogie, Société 5 commentaires

       L’été est souvent compris comme un synonyme de repos, mais  la détente signifie-t-elle  tout oublier ? Les vacances scolaires françaises débuteront le 3 juillet au soir. Cependant dès le 4 juillet vous pourrez  vous associer, de chez vous, à la célébration de l’indépendance américaine. N’oubliez pas que nos élèves ont des correspondants en Ohio et que leur enseignante va venir en France à la fin de ce mois .  (cf “mon blog partenaire” dans ma blogoliste). Si vous ne souvenez plus très bien de cet événement américain, voici un site pour vous rappeler en quoi le 4 juillet 1776 marqua l’histoire ce pays : http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=17760704. Relisez aussi le récit de l’incident de la “Tea-party” qui a contribué à cet esprit d’insurrection : il date du 16 décembre 1773. Vous aurez le texte de la déclaration d’indépendance (en français) et des liens d’études concernant les Etats-Unis à : http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/amnord/USA-hst-declaration_ind.htm

     Enfin, 10 jours plus tard, vous pourrez participer aux cérémonies du 14 juillet (attention : en fait, certaines villes organisent les défilés  et les bals le 13 juillet au soir). Pour “rafraîchir” votre mémoire sur la Révolution Française, voici un excellent site : http://www.archives.rennes.fr/revolution/accueil.html . Il existe aussi un autre site très bien documenté :  http://revolution.1789.free.fr/ . Consultez aussi pour plus de détails : http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAte_nationale_fran%C3%A7aise 

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Voyages, voyages

Pays, Personnages, Pédagogie 11 commentaires

    L’été favorise la visite d’autres pays ou bien d’autres villes. Vous n’avez peut-être pas les moyens financiers d’assurer des dépenses de voyages. Alors je vous propose de découvrir d’autres lieux tout en restant chez vous.

   Partez à la découverte de la Rome antique avec une reconstitution en 3 D :  http://www.romereborn.virginia.edu/

    Allez faire un tour à Paris mais voyez la capitale française telle qu’elle était vers 1870

  Découvrez tout ce qu’il y a de français en Amérique avec : http://gallica.bnf.fr/FranceAmerique/fr/default.htm

  Partez  prestement en Nouvelle-France avec Samuel de   Champlain  http://www.champlain2004.org/index2.html

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