22 août, 2010
Animations culturelles, architecture, Cinéma, Gastronomie, Grands événements au lycée, Jeu, Langues, Métier, musique, Pays, Pédagogie, Société
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Pour les plus âgés des lecteurs de ce blog, le titre de cet article ne sera pas sans rappeler le film américain de Norman Jewison « Le kid de Cincinnati » dans lequel Steve Mac Queen tient la vedette. Cependant je ne vais pas vous parler de cinéma ni de jeux de cartes ( le héros est un as du poker), mais vous faire une sorte de compte-rendu de la visite de Marti Kitsinis, professeur de Français Langue Etrangère dans un lycée de Cincinnati (Ohio) et « les kids » (en français « les enfants »), ce sont ses élèves.
Tout a débuté le 15 juin dernier quand cette enseignante et ses étudiants accompagnateurs sont arrivés en Europe en se posant à Madrid où ils sont restés jusqu’au 17 juin. Puis ils se sont rendus à Tolède et à Barcelone, ont quitté l‘Espagne le 19 juin pour faire du tourisme dans le sud de la France : Avignon et Arles . Ils sont arrivés à Paris le 21 juin, jour de la fête de la musique, et ils s’y sont restés jusqu’au 24 juin, date à laquelle les élèves ont regagné les Etats-Unis. Ils ont apprécié de nombreux monuments et lieux de la capitale mais voici deux photos les montrant à Paris, d’abord visitant le Musée du Louvre, puis se régalant à la crêperie Kern House du Quartier Saint Michel


Ce programme touristique avait été mis en place avant que des liens ne se nouent avec le lycée Jean Monnet de Limoges et c’est pour cela que les élèves de Cincinnati ne pouvaient pas rendre visite aux nôtres. Par contre, Marti Kitsinis avait l’autorisation de venir à Limoges dans le cadre d’une visite officielle. Les jeunes Américains sont donc repartis chez eux sans elle, mais avec le restant des accompagnateurs.
Le 25 juin, Marti Kitsinis a donc rencontré Madame Vergnaud, notre proviseure et a fait la connaissance de Dominique Albrecht. En effet, les deux enseignantes n’avaient, jusqu’à présent, qu’échangé des messages électroniques . Comme les lecteurs doivent le savoir, je suis à l’origine du projet et de la mise en relation de toutes ces personnes. Nous avons immortalisé ces instants en prenant des clichés dans l’hôtel d’application du lycée.


Après un repas pris au réfectoire du lycée, Dominique et moi avons joué les guides touristiques auprès de Marti. Nous lui avons fait visiter le magnifique jardin de l’Evêché qui surplombe la Vienne. L’Evêché et son jardin datent de 1787 . Neuf jardiniers se chargent de biner, effleurer, arroser, etc. Il fallait absolument que Marti voit cela d’autant que l’une des réputations de Limoges est la beauté de ses jardins. De plus, durant cet été, on peut y admirer une exposition d’objets en porcelaine disposés avec habileté. Outre la rocaille constituée de plus de 250 espèces résistantes à la sécheresse et les bassins, la fontaine est un cadre magnifique pour faire des photos dans ce lieu. C’est donc ce que nous avons fait.


Nous avons poursuivi par la visite des vieux quartiers de Limoges dont la fameuse Rue de la Boucherie avec les maisons à colombages, la place de la Motte et son superbe trompe-l’oeil, et tout ce que l’on appelle « la cité » où ont souvent lieu « les puces ».





Toutes ces visites nous ont occupées tout l’après-midi. Après un peu de repos (nous avons beaucoup marché) et une bonne boisson fraîche (le soleil tapait dur !), il était vingt heures et l’heure de nous installer confortablement à la table du restaurant « Chez Alphonse » où nous avons beaucoup parlé tout en dégustant des spécialités limousines car, chers lecteurs, Dominique et moi-même, dans les échanges en direction de Cincinnati, n’avons jamais omis la dimension gastronomique en raison de la spécificité de notre lycée.


La soirée s’est prolongée tard. Cependant le lendemain nous étions assez en forme pour nous rendre au Mémorial d’Oradour-sur-Glane. C’est un lieu incontournable parce qu’il marque historiquement notre région. Dans leur correspondance et dans la construction du jeu à la manière de « Trivial Pursuit », nos élèves en avaient parlé à ceux de Cincinnati.



Nous avons poursuivi l’après-midi chez Dominique puis Marti a participé à un barbecue familial car, bien sûr, par delà le domaine pédagogique, la réalisation de ce projet passe par trois amitiés.


Le 27 juin Marti a quitté Limoges pour la Grèce où elle allait rendre visite à sa belle-famille avant de regagner Cincinnati. Nous nous sommes séparées après avoir convenu de poursuivre le projet pour la période 2010-2011 et même peut-être d’encore plus l’élaborer en y associant éventuellement le professeur d’allemand du lycée Monnet puisque parallèlement à nos échanges Deer Park High School entretient des liens avec l’Allemagne, plus précisemment avec Sarrebruck : des échanges franco-allemands pourraient être ainsi facilités et mener à une sorte de pédagogie « triangulaire » avec la pratique du français, de l’allemand et de l’anglais.
La venue de Marti a été très appréciée par l’ensemble du lycée. Nous la remercions beaucoup et espérons que l’expérience pourra se renouveler. Le lycée Monnet aime à favoriser les échanges internationaux. La prochaine visite attendue sera celle de Daleen, d’Afrique du Sud, dont les lecteurs assidus de ce blog ont déjà entendu parler. Ce sera pour cet automne.
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2 octobre, 2009
Gastronomie, Grands événements au lycée, Pays, Pédagogie, Personnages, Société
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La sortie récente du film Julia et Julie a mis à l’honneur la cuisine française et a renforcé l’idée que » gastronomie » rimait avec » Paris « . C’est vrai que nos chefs cuisiniers ont assuré notre renommée et ce depuis longtemps. Ils ont rivalisé d’imagination. Il en est de même pour l’organisation de la restauration. Chacun se souvient du maître d’hôtel Vatel qui, parce qu’au cours d’un repas offert par Condé à Louis XIV à Chantilly le poisson n’avait pas été livré à temps, se crut déshonoré et se transperça de son épée.


Cependant la France n’est pas le seul pays d’Europe à proposer ce que l’on appelle » de la bonne cuisine » et » un service de qualité « . C’est ce qu’ont voulu démontrer les élèves du Lycée Jean Monnet, en particulier les classes de 2ème année BTS pour la réalisation du repas et de Mise A Niveau pour la prestation auprès du client.
Le jeudi 1er Octobre, à partir de 19h, au Jardin des Mets, dans un décor aux couleurs de l’Europe avec la présence des drapeaux de l’ensemble de la Communauté économique et géographique, les clients pouvaient déguster des spécialités de différents pays. Les entrées froides permettaient d’émoustiller les palais en offrant la découverte de spécialités de Norvège , de Grèce, d’Italie et de France. Chacun pouvait, à loisir, déguster du saumon fumé appelé Gravad-lax, du » tzartziki » (yaourt au concombre et à l’ail), de petites boules de melons côtoyant du jambon de Parme ainsi qu’une salade de pâtes ( » penne » c’est-à-dire des pâtes en forme de hampe de plume et » pesto » c’est-à-dire » pistou » génois avec des pignons de pins ), de la charcuterie française ( ballottine de caille et une terrine de campagne ).





L’appétit étant ouvert, un buffet chaud prenait le relais dans la découverte de ce » voyage européen du goût « . Un » waterzooï de poulet ‘ » ( préparation à base de poulet dont le bouillon ou le fumet est lié à la crème) permettait une invitation en Belgique puis un sauté de bœuf au paprika transportait en Hongrie et une » zarzuela » (sorte de bouillabaisse) assurait le départ pour l’Espagne. Tout n’était que délice. Dans l’assistance on notait la présence d’habitants des pays évoqués et ils s’accordaient à reconnaître la qualité et l’authenticité des plats proposés.


S’en suivait le moment des desserts. Quelle saveur dans le » tiramisù » qui a été servi ! L’Italie culinaire y était toute entière avec le mascarpone, le café et le marsala ! Cependant la forêt noire d’Allemagne et l’apfelstrudel d’Autriche (une sorte de tarte aux pommes avec une pointe de cannelle) flattaient encore les sens. Une mousse au chocolat et des œufs à la neige ramenaient le client en France après ce survol, par les papilles, d’une partie du territoire européen.




Des soirées comme celle-ci permettent d’apprécier (à noter c’est aussi l’un des sens du verbe « goûter« ) la diversité en matière de recettes culinaires, à travers cette connaissance, chacun ouvre son esprit, s’intéresse à d’autres cultures, d’autres civilisations. Merci aux élèves du lycée, merci à leurs professeurs de favoriser ce cheminement de l’esprit.
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24 mai, 2009
Gastronomie, Pays, Pédagogie, Société
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Antigone, jeune Grecque étudiante en sociologie à l’université de Mitylène, prépare le B2 qui lui permetta d’avoir une attestation de maîtrise du français. Son professeur de français langue étrangère, Madame Agnès Matrahji, a souhaité qu’elle s’exprime sur ce blog scolaire
Antigone voudrait vous entraîner dans une autre dimension, celle de la cuisine grecque, celle du pays de l’huile d’olive et des fromages dont on connaît surtout la « feta » . Ce fromage est fait du lait de brebis ou de chèvre, il est blanc, friable, salé et assez gras.

Mais il existe aussi l’anthotiro dit aussi »fleur du fromage » qui est fabriqué à partir de lait de vache. Il est assez mou et on a l’habitude de s’en servir pour farcir de petites tomates ou des morceaux de poivrons crus pour l’apéritif.
Le kefalotiri est un fromage dur, salé et qui ressemble un peu au parmesan sauf qu’il a une saveur plus douce. Quand il est râpé, il accompagne les plats de pâtes comme dans le célèbre pastitsio


Le graviera est souvent râpé. IL sert à faire gratiner les plats

Le manouri est un fromage de lait de vache. Il est blanc et un peu salé.
Le mizithra est un fromage blanc et doux, fait de lait de brebis.

Le kasseri est fait de lait de brebis et a une saveur crèmeuse.

Le metzovone est un mélange de lait de brebis et de vache. Ce fromage est fumé et une spécialité d’Epire. Il est servi les jours de fête parce qu’il est cher.

Depuis la plus haute antiquité, la Grèce a été renommée pour sa cuisine méditerranéenne et ses produits sains. Les Grecs, peuples sédentarisés à l’aube de l’Histoire, dans un pays à la fois maritime et montagneux, ont su créer une gastronomie subtile à base de légumes, de poissons et d’huile d’olive. Le repas grec est constitué d’une succession de plats dont voici quelques exemples :
Le « souvlaki » est une brochette de viande de porc grillée au feu de bois avec des légumes et une sauce appelée »tzatziki » faite d’un mélange de yaourt, d’ail et de concombres.


C’est en Grèce qu’est né le « koriatiki« , cette salade à base de tomates, de concombres, de poivrons verts, d’olives, de feta et d’huile d’olive.

Il y a aussi un plat qui existe depuis l’Antiquité : la « fassoulada« . Il est constitué de haricots, de sauce à la tomate et de carottes.

Les keftedes sont des boulettes de viande arrosées de citron. C’est délicieux avec du riz ou des légumes Voyez plutôt la recette : http://www.marmiton.org/recettes/recette.cfm?num_recette=14392

La soupe de lentilles est réputée. On l’appelle « fakes« . Vous trouverez quelques recettes à cette adresse : http://www.amb-grece.fr/grece/legumes.htm
Tous ces plats se dégustent avec de l’ouzo qui est une boisson à base d’alcool de raisin distillé avec de l’anis. Mais il y a aussi le retsina.


Mille autres plats sont possibles mais n’hésitez pas à aller dans une « zacharoplasteio » qui est une sorte de pâtisserie. Vous pourrez y déguster des « loukoumadès » (sorte de beignets) ainsi que des « galaktoboureko » dont vous pourrez avoir la recette à http://www.belgourmet.be/fr/recettes_grecques/galaktoboureko.php . Il y a aussi les « kadaïfis » ou les « pasteli » (voir, pour plus de renseignements http://www.greekcuisine.com/redesign/Greek_Cooking/More_Resources/pasteli.htm )
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Merci à Antigone pour m’avoir donné les renseignements de base pour rédiger cet article. Nous vous souhaitons « bon appêtit » car la chaleur quasi estivale de ce mois de mai, en France, invite à découvrir la cuisine hellénique.
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6 avril, 2009
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Les classes de CAP de notre lycée ont écrit quelques textes à partir des aquarelles du peintre Jean-Claude Papeix dont voici le site : http://papeix.free.fr . Madame Martine Voisin, leur professeur de mathématiques, est à l’initiative du projet. Leur professeur de français, Madame Doris Parneix, a fait le récit du vernissage des toiles de l’artiste limousin dans http://www.weblettres.net/blogs/?w=capdebonneesper . Ces élèves ont été récompensés par les représentants du Rotary-Club de la Haute-Vienne au cours d’une cérémonie de remise des Prix des Métiers. Ils ont reçu des mains de chaque président de club un diplôme et un chèque . Sur la photo ci-dessous, vous pouvez voir Madame Vergnaud, notre proviseur, ainsi que la délégation d’élèves de CAP.

Les élèves des classes de CAP ont donc été les lauréats d’une sorte de défi qui consistait à être capables d’être inspirés par des aquarelles et, à partir de là, improviser une brillante rédaction. Que signifie le mot « lauréat » ? Textuellement, c’est celui qui est couronné d’un laurier et, de façon plus générale, celui qui a réussi un examen, a remporté un prix dans un concours .
Mais quel lien avec la plante aromatique me direz-vous ? Le laurier est un arbuste de la région méditerranéenne à fleurs blanchâtres dont les feuilles persistantes et coriaces sont utilisées comme condiment.

Il faut faire quelques rappels mythologiques pour bien comprendre la relation avec l’idée de triomphe. Dans Les métamorphoses, Ovide conte comment, alors qu’elle était poursuivie par Apollon et qu’elle souhaitait lui échapper, la déesse Daphné se changea en laurier. Cet arbre est donc lié à l’idée de triomphe, de victoire. Cette référence mythologique explique que parfois, au lieu de dire simplement « laurier », on préfère utiliser l’expression « laurier d’Apollon ». Un peintre, Giambattista Tiepolo, a choisi ce thème pour l’un de ses tableaux.

En grec, « Daphné » s’écrit Δάφνη et ce mot veut dire « laurier ». D’ailleurs « daphné » est devenu un nom commun masculin pour désigner des arbrisseaux du genre thyméléacées, dont les feuilles sont caduques ou persistantes, et dont plusieurs espèces sont cultivées pour l’ornement. On appelle parfois ces arbres : « bois joli », « bois gentil », ou même « daphné garou« . « Daphné » est aussi devenu un prénom féminin.
Avoir « une tête laurée » signifie avoir sur la tête une couronne de lauriers. C’est ainsi que sont, par exemple, représentés Jules César, Pierre de Ronsard, Napoléon Bonaparte. Plusieurs expressions confirment l’idée de succès associée au mot « laurier » :
-Cueillir ou moissonner des lauriers : remporter des victoires
– Etre chargé de lauriers : avoir acquis beaucoup de gloire
– Flétrir ses lauriers : déshonorer sa victoire
– S’endormir sur ses lauriers : ne pas poursuivre une carrière glorieusement commençée
– Se reposer sur ses lauriers : jouïr d’un repos mérité par des succès antérieurs (mais souvent l’expression est ironique et veut dire en fait que la personne se laisse vivre)
Plus étonnant encore, le mot « baccalauréat » est un dérivé du mot « laurier » puisque ce terme vient d’un mot latin signifiant « baie de laurier » : une couronne ou un rameau de lauriers ceignait, à l’origine, les génies et les sages. Un « rameau » est une petite branche d’arbre ou la ramification de la tige d’un végétal.
Le mot « rameau » est très souvent associé au mot « olivier« . Il s’agit d’un arbre méditerranéen qui donne des olives que l’on consomme natures ou bien dont on tire de l’huile. Comme le laurier, l’olivier est donc associé à la gastronomie. De la même façon qu’il existe le prénom « Laurent » qui dérive de « laurier », il y a le prénom « Olivier » qui vient justement de « olivier ».

Autre point commun avec le laurier : en Grèce, lors des Panathénées, une couronne d’olivier et des jarres d’huile d’olive étaient offertes aux vainqueurs pour symboliser leur victoire et leur force ! Enfin, il faut aussi faire référence à la mythologie pour comprendre cette symbolique. Athéna, déesse de la Sagesse, et Poséidon, dieu de la Mer souhaitaient tous les deux diriger l’Attique, région où se trouve actuellement Athènes. Pour les départager, Zeus proposa que ce lieu reviendrait à celui qui offrirait aux hommes le cadeau le plus utile. Poséidon fit apparaître un magnifique cheval fougueux capable de faire gagner des batailles. Mais Athéna fit jaïllir de terre un arbre immortel capable de nourrir et de soigner les hommes. Zeus estima qu’Athéna avait triomphé de l’épreuve : elle obtint l’Attique et Athènes s’appelle ainsi en souvenir d’Athéna.
Le rameau d’olivier se trouve sur le drapeau de l’ONU en signe de force pour imposer la paix. On appelle souvent les Académiciens les « Immortels » parce qu’ils portent un habit vert brodé de rameaux d’olivier et cela fait référence à leur désir de perpétuer la langue française.

« Rameau » a donné naissance à « Rameaux » qui est une fête religieuse renvoyant au dimanche qui précède Pâques. Cette célèbration est parfois appelée » Pâques fleuries« . Il s’agit de commémorer l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem. La foule l’a accueilli en agitant des branchages et c’est donc pour cela que l’on parle de « rameaux ».
C’est bien sûr une fête religieuse, mais, en Limousin, cela se traduit, au niveau gastronomique, par le fait de manger une « cornue« . Il s’agit d’une brioche qui possède une forme très particulière puisqu’il s’agit de celle d’un phallus ! Des documents du Moyen-Age attestent de cette longue tradition. En 1780, l’évêque de Limoges, Monseigneur du Coetlosquet, fut très choqué et demanda de « rectifier » un peu la forme pour qu’elle rappelle plus un « Y » qu’un sexe masculin car cet érotisme ne lui plaisait pas du tout ! Il n’empêche qu’il s’agit d’une tradition du terroir limousin et que c’est une excellente brioche !

Pour parler à nouveau de « rameau », car tel était mon propos, j’aimerais encore donner deux autres significations de ce mot. Le neveu de Rameau est le titre d’un livre écrit par Denis Diderot, célèbre philosophe français du Siècle des Lumières. Il faut comprendre que « l’oncle » est Jean-Philippe Rameau (1683- 1764), musicien français. Si vous allez sur http://www.linternaute.com/musique/albums/artiste/jean-philippe-rameau/15252/discographie/ , vous pourrez écouter des extraits musicaux.


Enfin, et cela me ramène au domaine de la documentation, « rameau » signifie » Répertoire d’Autorité-Matière Encyclopédique et Alphabétique Unifié », c’est-à-dire qu’il y a une constitution d’une « liste-vedette » qui permet de s’entendre sur les mots qui seront retenus pour pouvoir cataloguer des documents. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter : http://rameau.bnf.fr/informations/convention.htm
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6 mars, 2009
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Quarante jours avant les Rameaux, en Grèce, c’est « Kathari deftera « ( Καθαρά Δευτέραque) que l’on peut traduire en français par « le lundi pur« . Cette année, c’est donc le lundi 2 mars que nos amis grecs ont débuté la période pendant laquelle les plus pratiquants des orthodoxes purifieront leur corps et leur esprit dans l’attente de la résurrection du Christ. Dès la fin du carnaval, les femmes grecques lavent leurs maisons à grande eau à la manière d’un grand nettoyage de printemps, chassant la moindre souillure. Dans les villages, les églises et les habitations sont repeintes à la chaux afin que tout étincelle de blancheur.
A Athènes, des rassemblements sont organisés sur les collines de Filopappou et de Galatsi. Les enfants viennent en famille faire voler des cerfs-volants multicolores et déguster, avec leurs parents, des mets typiques de « lundi pur ». Ce sont traditionnellement le langane (pain spécial aux graines de sésame), plat à base de tarama (oeufs de poisson), dolmas (feuilles de vigne), halvas (confiserie à base de semoule)

Voici leurs recettes
langane
Ingrédients :
4 tasses de farine
1/2 tasse d’huile végétale
2 cuillères à café de levure
1 pincée de sel
1 tasse d’eau tiède
prévoir pour le dessus un peu d’huile d’olive et 4/5 cuillères à café de graine de sésame blanches et noires.
Préparation
Mélanger la levure avec la tasse d’eau chaude et laisser reposer 30 minutes. Dans un large bol, mélanger la farine et le sel. Ajouter l’huile et l’eau tiède. Ajouter la préparation de levure. Pétrir le tout jusqu’à obtention d’une pâte souple et maléable. Répartir la pâte en autant de rectangles que vous le souhaitez. Couvrir d’un torchon et laisser gonfler pendant 45 minutes. Huiler ensuite le dessus des pains et disperser les graines de sésame. Enfourner ensuite pour 30 minutes à une température de 180 °C.
Taramosalata
Ingrédients
200 gr. de tarama
6-7 tranches de pain rassis
ou 4-5 pommes de terre cuites à l’eau
2 oignons très petits
le jus de 4 citrons
330 gr d’huile d’olive
un peu de poivre

Préparation
Mettez le pain dans une assiette creuse avec de l’eau et laisser-le imbiber.
Enlever la croûte.
Presser le pain, pour enlever le surplus d’eau.
Battez le tarama et ajouter le pain.
Continuer à battre le mélange jusqu’à qu’il devienne homogène.
Ajouter les oignons.
Ajouter l’huile petit à petit puis le citron
Si vous voulez vous pouvez ajouter un peu de poivre. La pâte doit être épaisse et lisse.
Mettre dans un plat de service et décorer avec des olives noires
Dolma
Ingrédients
1/2 kg de feuilles de vigne fraîches ou en saumures
250 g de riz
2 verres d’huile d’olive
2 oignons
1 tomate
1 petite cuillère de cannelle en poudre
quelques feuilles de menthe fraîche
quelques feuilles d’aneth
sel
Préparation
Laver soigneusement les feuilles de vigne, les laisser essorer sur du papier absorbant.
Verser un verre d’huile d’olive dans une poêle, laisser chauffer et ajouter les pignons de pin. Dès qu’ils commencent à brunir ajouter les oignons émincés, les dés de tomates, le riz, puis l’eau.
Laisser cuire 4-6 minutes à feu doux puis retirer du feu, ajouter la menthe hâchée avec l’aneth et les raisins de corinthe, et la cannelle. Laisser refroidir.
Prendre une feuille de vigne, l’étaler sur un plan de travail, y déposer un peu de farce, et refermer la feuille en commençant par le bas côté tige, rabattre les côtés de la feuille et les rouler.
Faire de même pour toutes les feuilles. Les déposer dans une cocotte huilée, l’une sur l’autre, ajouter le deuxième verre d’huile d’olive, un verre d’eau et recouvrir avec une assiette plate.
Laisser cuire 15-20 minutes.
Servir froid les dolmas. Le temps de cuisson peut varier selon la nature des feuilles de vigne (fraîches ou en saumures)

Halva
Ingrédients
125 g de noisettes en poudre
125 g de beurre
100 g de sucre en morceaux
3 cuillères de sucre en poudre
1 cuillère d’eau de fleur d’oranger
3 oeufs
semoule fine
3 cuillères à soupe de miel
cannelle
1/2 sachet de levure
Préparation
Dans un verre doseur, mettre la poudre de noisettes et ensuite mettre le même volume de semoule.
Mélanger les oeufs, le sucre en poudre, le beurre.
Ajouter le mélange semoule/noisettes, l’eau de fleur d’oranger et la levure puis malaxer.
Mettre au four dans un plat de 28cm : 180° pendant 20 min.
Préparer un sirop avec le sucre en morceaux et 25 cl d’eau et le miel et un peu de cannelle en poudre
Arroser le gâteau à la sortie du four
Les jours suivants de jeûne de l
a
Sarakosti (Σαρακοστή), c’est-à-dire de Carême, la consommation des aliments suivants est normalement interdite pour les pratiquants : viande, œufs, lait, produits laitiers, produits d’origine animale, poissons (sauf fruits de mer), huile (sauf olives) et vin.
Le café est autorisé mais le café grec se prépare de façon spéciale. Il est moulu très fin puis chauffé avec de l’eau sucrée dans une petite casserole en fer blanc ou en cuivre que l’on appelle « briki » (μπρίκι) . L’eau ne doit pas bouillir. Il faut retirer ce « café » dès qu’il mousse. Le café est servi avec le marc qui n’est bien entendu pas bu ou « mangé ».

Je remercie Agnès Matrahji de m’avoir fourni l’idée et une partie des documents nécessaires à la réalisation de cet article.
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