La gastronomie a sa semaine

Animations culturelles, Cinéma, Gastronomie, Grands événements au lycée, Littérature, Métier, Pédagogie, Société 11 commentaires

La « gastronomie » est la connaissance de tout ce qui se rapporte à la cuisine,à l’ordonnance des plats, à l’art de déguster et d’apprécier les repas. La diététique est normalement présente dans ce domaine, cependant, et il faut vraiment y réfléchir, il est à noter que l’adjectif correspondant, « gastronomique » implique une cuisine soignée mais aussi abondante, et que le nom commun correspondant, « gastronome », sous-entend l’idée de « bonne chère » que l’on pourrait rendre synonyme de « bien et beaucoup manger ». http://www.tv5.org/TV5Site/lf/merci_professeur.php?id=3289 nous apprend que l’expression est à mettre en relation avec « cara » qui désigne le visage car le sourire semble être la garantie d’un bon accueil et, par extension, l’opportunité d’être bien traité et donc la perspective de se voir offrir un repas. Autrement dit, il y a un lien évident entre « accueil » et « hospitalité« , ce mot désignant l’art de recevoir et d’héberger quelqu’un chez soi. Il faut aussi noter le double sens du mot « hôte » puisqu’il désigne à la fois la personne qui est reçue que celle qui reçoit.

Dans notre Limousin dont la devise est « finissez d’entrer« , vous comprendrez bien l’importance des moments durant lesquels on peut festoyer, ripailler. Il est de tradition de discuter le bout de gras dans la rue de la Boucherie. La Frairie des petits ventres est une journée gastronomique dont l’origine vient du Moyen-Age . Elle a lieu le troisième vendredi d’octobre. Le lycée s’associe bien entendu à cette manifestation. Pour cela, il suffit de consulter la liste des menus proposés au Jardin des Mets durant cette période : http://www.lyc-jean-monnet.ac-limoges.fr/spip.php?page=agenda&annee=2009&mois=10 . Les menus seront réalisés en partenariat avec de grands chefs cuisiniers de la région. Les produits du terroir (en particulier la châtaigne, le veau et le cidre) y seront particulièrement célèbrés. La pomme du Limousin est mise à l’honneur sur ce site : http://www.pomme-limousin.org/Il y aura de nombreuses manifestations en ville. En voici le programme : http://www.legout.com/operation.php?region=0&part_id=27514

Châtaigne

Vache de race limousine-en-correze-2

Au niveau du CDI, nous proposerons des animations visant à la fois à approfondir la connaissance des élèves dans le domaine de la gastronomie ainsi qu’à leur permettre de découvrir, par ce biais, d’autres pays, des poètes, des dates historiques importantes dans l’histoire de l’humanité. D’ici peu, nous inviterons donc les professeurs à venir s’inscrire avec leurs élèves pour participer à cette activité à la fois ludique et instructive.

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La Martinique pleure son Aimé

Littérature 10 commentaires

             Certes, 94 ans est un âge très avancé et chacun sait que la vie se termine dans la mort. Mais il y a des êtres que l’on aimerait éternels, même si, finalement, par delà leur disparition, ils  deviennent tout de même des « immortels » en raison de leur renommée. Aimé Césaire était de ceux-là.

         La « négritude » est le mot qu’il a inventé avec ses amis Léopold Sédar Senghor et Léon Gontran Damas.  Le mot « négre » était associé au mépris pour les hommes et les femmes de couleur de peau noire, la blancheur du teint étant conçue comme le symbole de la beauté et de la supériorité.  Comme « les Blancs » étaient fiers de leur apparence, Aimé Césaire a repris à son compte cette même idée mais en l’adaptant aux « Noirs ». Pourquoi avoir honte d’être « noir », pourquoi se croire inférieur ?  Il suffit de relire Discours sur le colonialisme prononcé en 1987 par Aimé Césaire à l’université internationale de Miami en Floride. Il ne s’agit pas d’une lutte fraternelle des Noirs contre les Blancs, mais de la dénonciation de la civilisation blanche qui s’est développée sur la base de l’esprit de colonisation. Rien n’oppose les hommes entre eux si le respect mutuel les anime.

    Mais Aimé Césaire, c’est aussi la poésie et le théâtre. Consultez le site http://www.cesaire.org/ ou bien regarder la vidéo http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=rdv_std&xtor=RSS-1 pour en savoir plus. L’enterrement d’Aimé Césaire a lieu aujourd’hui, en Martinique, son lieu de naissance.

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A la découverte de la culture japonaise

Grands événements au lycée, Littérature, Pays, Personnages 25 commentaires

     Limoges est jumelé à Seito au Japon. Notre lycée vient de débuter une correspondance, dans le cadre d’un blog scolaire animé par des élèves de CAP et leur professeur de français, avec une Japonaise habitant Tokyo. Nous le savions déjà, mais notre nouvelle amie Mariko nous a parlé du grand succès remporté dans son pays par les mangas. Au niveau du CDI, ces bandes dessinées nipponnes sont très empruntées. La bibliothèque francophone multimédia de Limoges organisera le lundi 21 avril une journée d’étude sur le manga

   Sans doute était-ce une aberration, mais je n’en avais encore jamais lu une en entier! La lecture n’est pas si aisée que cela pour un Français. On s’imagine à tort que le dessin va aider à la compréhension. Or, il faut savoir que le manga est numéroté « à l’envers » par rapport à nos normes. Ce qui serait pour nous la première page est, dans un manga, la dernière page. De même, à l’intérieur de chaque page, la lecture de chaque vignette se fait de droite à gauche en haut, puis à nouveau de droite à gauche un peu plus bas et ainsi de suite. Cela demande une certaine gymnastique de l’esprit! Il n’est pas non plus rare qu’il y ait, dans une bulle, une transcription phonétique de mots japonais avec, heureusement, la traduction française pour accompagner.

    Au-delà de la lecture, il y a le dessin. Le style est « spécial » puisque les personnages ressemblent plus à des caricatures qu’à des reproductions fidèles : yeux bien trop grands, tête occupant trop de place par rapport aux proportions du tronc et des membres, expressions de sentiments trop exagérées. Oui, c’est du dessin, mais cela fait aussi penser aux masques du théâtre japonais (kabuki, bunraku, nô ou kyôgen suivant le genre).

    De nombreux mangas sont sans couleur : un simple croquis au crayon noir dans une vignette blanche. Cette sobriété surprend et peut aussi représenter une certaine difficulté de lecture pour un Français, nos planches de bandes dessinées regorgant de bleu, de rouge, de jaune, etc.

    Je me suis imposée ces différences sortes de  » contraintes » (car, pour moi, lire « à l’envers » et suivre les aventures de personnages « caricaturés » en représentent!) et je viens de terminer Le pays des cerisiers de Fumiyo Kouno. L’action se passe, dans un premier temps, en 1955 c’est-à-dire dix ans après le largage de la bombe atomique sur le Japon, puis, dans un second temps, en 2004. Le lecteur suit l’évolution de la famille Hirano/Ishikawa dans son interrogation sur le pourquoi du choix d’une bombe pour anéantir quelques irréductibles, pourquoi tant d’innocents sacrifiés dans l’instant mais aussi dans le futur avec les conséquences de « cet éclair incandescent qui a fendu le ciel », etc. En résumé, à partir de 98 pages de simples dessins en noir et blanc,  une réflexion sur la guerre et ses désastres est proposée aux lecteurs et, finalement, les arguments sont plus incisifs que ceux qui auraient été donnés dans un texte.

        Avez-vous déjà lu des mangas ? Pourquoi ? Connaissez-vous celle dont je viens de parler ?

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