Goûtons l’Europe

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La sortie récente du film Julia et Julie a mis à l’honneur la cuisine française et a renforcé l’idée que  » gastronomie  » rimait avec  » Paris « . C’est vrai que nos chefs cuisiniers ont assuré notre renommée et ce depuis longtemps. Ils ont rivalisé d’imagination. Il en est de même pour l’organisation de la restauration. Chacun se souvient du maître d’hôtel Vatel qui, parce qu’au cours d’un repas offert par Condé à Louis XIV à Chantilly le poisson n’avait pas été livré à temps, se crut déshonoré et se transperça de son épée.

Le grand Condé 1621-1686

Louis XIV 1643-1715

Cependant la France n’est pas le seul pays d’Europe à proposer ce que l’on appelle  » de la bonne cuisine  » et  » un service de qualité « . C’est ce qu’ont voulu démontrer les élèves du Lycée Jean Monnet, en particulier les classes de 2ème année BTS pour la réalisation du repas et de Mise A Niveau pour la prestation auprès du client.

Le jeudi 1er Octobre, à partir de 19h, au Jardin des Mets, dans un décor aux couleurs de l’Europe avec la présence des drapeaux de l’ensemble de la Communauté économique et géographique, les clients pouvaient déguster des spécialités de différents pays. Les entrées froides permettaient d’émoustiller les palais en offrant la découverte de spécialités de Norvège , de Grèce, d’Italie et de France. Chacun pouvait, à loisir, déguster du saumon fumé appelé Gravad-lax, du  » tzartziki  » (yaourt au concombre et à l’ail), de petites boules de melons côtoyant du jambon de Parme ainsi qu’une salade de pâtes (  » penne  » c’est-à-dire des pâtes en forme de hampe de plume et  » pesto  » c’est-à-dire  » pistou  » génois avec des pignons de pins ), de la charcuterie française ( ballottine de caille et une terrine de campagne ).

Décoration avec les pays européens

L'Europe et ses drapeaux

Les apéritifs

Les différentes entrées

Liste des entrées proposées

L’appétit étant ouvert, un buffet chaud prenait le relais dans la découverte de ce  » voyage européen du goût « . Un  » waterzooï de poulet ‘ » ( préparation à base de poulet dont le bouillon ou le fumet est lié à la crème) permettait une invitation en Belgique puis un sauté de bœuf au paprika transportait en Hongrie et une  » zarzuela  » (sorte de bouillabaisse) assurait le départ pour l’Espagne. Tout n’était que délice. Dans l’assistance on notait la présence d’habitants des pays évoqués et ils s’accordaient à reconnaître la qualité et l’authenticité des plats proposés.

Le buffet chaud

Liste des plats de résistance proposés

S’en suivait le moment des desserts. Quelle saveur dans le  » tiramisù  » qui a été servi ! L’Italie culinaire y était toute entière avec le mascarpone, le café et le marsala ! Cependant la forêt noire d’Allemagne et l’apfelstrudel d’Autriche (une sorte de tarte aux pommes avec une pointe de cannelle) flattaient encore les sens. Une mousse au chocolat et des œufs à la neige ramenaient le client en France après ce survol, par les papilles, d’une partie du territoire européen.

Les desserts

Des délices

Carte des desserts

Autre carte des desserts

Des soirées comme celle-ci permettent d’apprécier (à noter c’est aussi l’un des sens du verbe « goûter« ) la diversité en matière de recettes culinaires, à travers cette connaissance, chacun ouvre son esprit, s’intéresse à d’autres cultures, d’autres civilisations. Merci aux élèves du lycée, merci à leurs professeurs de favoriser ce cheminement de l’esprit.

 

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Mettez un peu de piment dans votre vie pour qu’elle soit moins fade !

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              Il y a quelques semaines, dans le cadre des « Itinéraires gourmands » mis en place dans notre lycée, il a été possible de s’initier à la cuisine hongroise. Le récent voyage à Budapest de nos partenaires italiens a remis à l’honneur ce pays . Tout ceci me conduit à rédiger, en partenariat avec Irén Gunyecz, étudiante hongroise à l’université de Limoges mais aussi employée dans notre établissement, un premier billet sur ce sujet en mettant l’accent sur deux spécialités du pays :  un condiment et le vin.

             Même si mes propos seront  surtout d’ordre gastronomique, il me semble important de vous aider à bien situer géographiquement la Hongrie.  Sa superficie est de 93  030 km². Elle a des frontières avec l’Autriche avec laquelle elle a longtemps été rattachée, avec la Serbie, la Croatie, la Slovénie, la Roumanie, l’Ukraine et la Slovaquie. La particularité de la Hongrie est d’être au centre même de l’Europe géographique. Cette spécificité lui confére un rôle très important d’autant que ce pays a rejoint l’Union Européenne depuis le 1er mai 2004.  Ses liens avec la France se sont beaucoup développés sous Napoléon III et personne n’ignore que le père de Nicolas Sarkozy, président de la République Française, est né près de Budapest, la famille Sarkozy s’étant installée en France vers 1948.   Par ailleurs, le passé de la Hongrie la rattache à la Turquie car, au XVIIème siècle, les Turcs occupèrent ce pays. Cela offre une ouverture de ce pays vers l’Asie. Cette diversité de culture influence sa gastronomie.

                                                       

                                                           

  Budapest est la capitale de la Hongrie. Elle est surnommée « La perle du Danube« . Cette ville est inscrite au patrimoine mondial en raison de sa beauté.  Deux grands fleuves traversent le pays, ce sont le Danube et la TiszaLe lac Balaton, en plus de son attrait touristique, est particulièrement poissonneux. C’est de là que vient le sandre qui entre dans la composition d’une des spécialité gastronomiques de Hongrie : le « halászlé » qui est une sorte de bouillabaise hongroise.

                                                      

          En voici donc la recette, mais sachez que sa cuisson se fait traditionnellement dans un grand chaudron que l’on fait chauffer au-dessus d’un feu comme le montre cette vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=M2iaEqBbz8M

                                                     

 

Ingrédients : 500 gr de carpe, 500 gr de brochet et 500 gr de sandre

                     2 gros oignons pelés et coupés en rondelles

                      1 grande tomate

                      1 pomme de terre de taille moyenne

                     1 cuillère à soupe de paprika en poudre

                    1 paprika vert

                     du poivre

Réalisation : Nettoyer les poissons, les laver et les couper en morceaux d’une épaisseur de 3 cm environ. Disposez les différentes sortes de poissons dans une grande casserole . Mettre de l’huile dans une poele et y faire revenir les oignons puis ajouter les légumes. Ajouter le paprika en poudre et le poivre. Faire cuire très lentement. Ajouter  cette préparation par-dessus les poissons qui sont dans la grande casserole, secouer de temps en temps mais ne  remuer pas car les morceaux de poissons tomberaient en miettes. Servir le  » halászlé » avec du pain blanc.

   Dans cette recette figure le paprika car la cuisine hongroise est impensable sans lui. Il faut savoir que le mot désigne aussi bien le légume (cousin du poivron) que l’épice. Il y a le « paprika cerise » qui est petit, rond, rouge et piquant.

                                                          

  Le « paprika vert » est doux et de forme allongée et parfois il est en fait de couleur jaune très pâle plutôt que vert.

                                                     

Le « bácskai paprika » appelé aussi « paprika TV » a la même forme allongée mais il est vert très clair et peu piquant.

                                          

Le « paprika tomate » est rond,  assez grand, rouge et doux

                                      

   « Piros arany signifie textuellement « de l’or rouge ». Il s’agit d’une crème de paprika, elle est vendue en tube et faite à partir de poivrons hongrois cueillis en pleine maturité, mixés et salés.

                                             

  Pour fabriquer du paprika, les fruits rouges secs sont lavés et séchés au four puis moulus. Les deux grands centres de production de paprika sont Kakocsa et Szeged.  La poudre de paprika en sacs est une spécialité hongroise et sur les tables des restaurants, comme dans chaque foyer, on trouve un saupoudreur rempli de paprika à côté de la salière et de la poivrière.

                                          

                                       

 

 Le paprika a d’abord été utilisé par les paysans qui n’avaient pas les moyens d’acheter du poivre trop coûteux mais cette épice a ensuite conquis toutes les couches sociales hongroises à tel point qu’il en est resté  une sorte de proverbe, « Si on a du sel et du paprika, on a tout »

     Si le lac Balaton est connu pour ses poissons, il est aussi réputé pour son vin. Le vin du massif montagneux de Somló est réputé et il plaisait beaucoup aux Hasbourg. Vous pouvez lire tout un article sur le vignoble de cette région à http://www.jfb.hu/node/179

                                                                     

        Malgré tout le vin le plus apprécié est le Tokaji Aszú qui vient du Nord-Est de la Hongrie, dans la région de Tokaj

                                                                       

 Grâce à ces sites, http://www.vinsdegarde.com/Vins-Hongrie-Tokay.php , http://www.sommelier-vins.com/article-923633.html et http://www.chateauloisel.com/degustation/tokaji.htm vous en saurez beaucoup sur les vins hongrois. Cependant il faut vous parler du Szekszárdi  qui est un vin rosé demi-sec et qui provient du sud de la Hongrie, du Egri Bikavér qui murit au pied des montagnes Bükk.

                                                                                              

                                                                                             

                                                                      

     Les vins mousseux comme le Hungarian Extra Dry ou le Törley sont de très bonne qualité et leurs renoms dépassent la Hongrie. 

                                                                    

 

L’ Unicum est un apéritif très amer fait à base de racines. L’eau-de vie Barack Palinka est faite à partir d’abricots de Kecskemet, ville au centre de la Hongrie.

                                                                                                           

                                                                            

                                                                         

  En attendant d’autres articles sur la Hongrie, visitez http://www.hongrieforum.com/viewtopic.php?t=3890 pour avoir d’autres recettes.

  Je remercie Irén pour son aide précieuse dans la rédaction de cet article.

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Balade gourmande en Grèce avec Antigone

Gastronomie, Pays, Pédagogie, Société 14 commentaires

       Antigone,  jeune Grecque étudiante en sociologie à l’université de Mitylène, prépare le B2 qui lui permetta d’avoir une attestation de maîtrise du français. Son professeur de français langue étrangère, Madame Agnès Matrahji, a souhaité qu’elle s’exprime sur ce blog scolaire

    Antigone voudrait vous entraîner dans une autre dimension, celle de la cuisine grecque, celle du pays de l’huile d’olive et des fromages  dont on connaît surtout la « feta » . Ce fromage est fait du lait de brebis ou de chèvre, il est blanc, friable, salé et assez gras.

Mais il existe aussi l’anthotiro dit aussi « fleur du fromage » qui est fabriqué à partir de lait de vache. Il est assez mou et on a l’habitude de s’en servir pour farcir de petites tomates ou des morceaux de poivrons crus pour l’apéritif.

                                                          

Le kefalotiri est un fromage dur, salé et qui ressemble un peu au parmesan sauf qu’il a une saveur plus douce. Quand il est râpé, il accompagne les plats de pâtes comme dans le célèbre pastitsio

                                                       

                                                     

 Le graviera est souvent râpé. IL sert à faire gratiner les plats

                                                     

Le manouri est un fromage de lait de vache. Il est blanc et un peu salé.

                                                   

   Le mizithra est un fromage blanc et doux, fait de lait de brebis.

                                                 

     Le kasseri est fait de lait de brebis et a une saveur crèmeuse.

                                                      

Le metzovone est un mélange de lait de brebis et de vache. Ce fromage est fumé et une spécialité d’Epire. Il est servi les jours de fête parce qu’il est cher.

                                                  

   Depuis la plus haute antiquité, la Grèce a été renommée pour sa cuisine méditerranéenne et ses produits sains. Les Grecs, peuples sédentarisés à l’aube de l’Histoire, dans un pays à la fois maritime et montagneux, ont su créer une gastronomie subtile à base de légumes, de poissons et d’huile d’olive. Le repas grec est constitué d’une succession de plats dont voici quelques exemples :

 Le « souvlaki » est une brochette de viande de porc grillée au feu de bois avec des légumes et une sauce appelée  « tzatziki » faite d’un mélange de yaourt, d’ail et de concombres.

      C’est en Grèce qu’est né le « koriatiki« , cette salade à base de tomates, de concombres, de poivrons verts, d’olives, de feta et d’huile d’olive.

                                                                  

          Il y a aussi un plat qui existe depuis l’Antiquité : la « fassoulada« . Il est constitué de haricots, de sauce à la  tomate et de carottes.

                                                                  

      Les keftedes sont des boulettes de viande arrosées de citron. C’est délicieux avec du riz ou des légumes Voyez plutôt la recette : http://www.marmiton.org/recettes/recette.cfm?num_recette=14392

                                                               

 La soupe de lentilles est réputée. On l’appelle « fakes« . Vous trouverez quelques recettes à cette adresse : http://www.amb-grece.fr/grece/legumes.htm

  Tous ces plats se dégustent avec de l’ouzo qui est une boisson à base d’alcool de raisin distillé avec de l’anis.   Mais il y a aussi le retsina.

                                                                

                                                                         

   Mille autres plats sont possibles mais n’hésitez pas à aller dans une « zacharoplasteio » qui est une sorte de pâtisserie. Vous pourrez y déguster des « loukoumadès » (sorte de beignets) ainsi que des « galaktoboureko » dont vous pourrez avoir la recette à http://www.belgourmet.be/fr/recettes_grecques/galaktoboureko.php . Il y a aussi les « kadaïfis » ou les « pasteli » (voir, pour  plus de  renseignements http://www.greekcuisine.com/redesign/Greek_Cooking/More_Resources/pasteli.htm )

                                                                           ^

                                                                             

                                                                            

    Merci à Antigone pour m’avoir donné les renseignements de base pour rédiger cet article. Nous vous souhaitons « bon appêtit » car la chaleur quasi estivale de ce mois de mai, en France, invite à découvrir la cuisine hellénique.

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Poisson d’avril !

Animations culturelles, Animaux, Collection, Humour, Pédagogie, Société 9 commentaires

       J’ai déjà eu l’occasion de vous le dire, c’est le 1er avril 1565 que le mécontentement de gens qui refusaient le changement de calendrier instituant le 1er janvier comme premier jour de l’année donna naissance à ce qui devint la tradition « des blagues » de ce jour. Pour se moquer des réfractaires, on se mit à leur offrir de faux cadeaux comme si c’était la période des étrennes. Peu à peu est venu l’usage d’accrocher discrètement des petits poissons de papier dans le dos des gens, sans qu’ils s’en doutent. En effet, en avril, il est interdit de pêcher parce que c’est la période de reproduction piscicole et,  en accrochant un poisson, même en papier, dans le dos de quelqu’un, on fait peser des soupçons sur lui dans le sens où l’on suggére que cette personne n’aurait pas respecté la législation et ainsi on participe à le ridiculiser. Le collectionneur de poissons d’avril s’appelle l’avrilopiscicophiliste

                                                          

 On retrouve le mot « poisson »dans les expressions suivantes :

   – avaler la mer et les petits poissons : être crédule ou bien avoir très soif

   – engueuler quelqu’un comme du poisson pourri : injurier très fort quelqu’un

  – finir en queue de poisson : finir de façon pas très nette

 – être un gros poisson : être une personnalité

  – être comme un poisson dans l’eau : être dans son élément, être bien dans sa peau

 –  noyer le poisson : cacher une partie des éléments pour brouiller la compréhension

  D’autres expressions utilisent un poisson en particulier :

 – être muet comme une carpe : ne pas dire un mot

  – bâiller comme une carpe : bâiller très fort

c’est le mariage de la carpe et du lapin : mauvais assortiment

être serrés comme des sardines : être très serrés dans un espace restreint

avoir des yeux de merlans frits : avoir un regard inexpressif

rire comme une baleine :  rire en ouvrant la bouche

être un maquereau : être un proxénète, un souteneur

être un requin de la finance : être un homme d’affaires impitoyable et sans scrupule

      Enfin, il est intéressant de signaler que le mot « friture » désigne à la fois de petits poissons que l’on est en train de frire et un grésillement intermittent lors d’une transmission radio ou téléphonique.

     Au fur à à mesure des années, cette tradition  de faire des plaisanteries s’est généralisée au point de ne pas être seulement d’individu à individu, mais d’être comme une sorte de phénomène social. C’est ainsi qu’au niveau de la presse parlée et  écrite, de la télévision et d’Internet, pour le premier avril, on ne compte plus les canulars. Voici un exemple avec les différentes « pages » de 1er avril d’un site : http://www.linternaute.com/insolite/poisson_d_avril/poisson_d_avril.shtml ou d’autres exemples de désinformations : http://rumeursdunet.com/  . Cependant le 1er avril 1983, on a annoncé que l’âge légal de la retraité était abaissé à 60 ans en France et c’était vrai !

    Si le canular est d’origine informatique, on parle de  » fausse rumeur » ou bien on emploie carrément le mot anglais « hoax« . Le côté « humoristique » est parfois douteux parce qu’il s’agit souvent de « pourriel » comme disent les Canadiens c’est-à-dire de messages indésirables envoyés en masse et faisant croire aux novices que leur ordinateur est menacé de virus ou qu’ils doivent impérativement envoyer en chaîne le message reçu. Lisez à ce sujet, l’article de Christelle Membrey : http://cicla71.typepad.com/cicla71/2009/01/gagnez-45-euros-pour-f%C3%AAter-les-10-ans-de-google-.html . Il y a tellement de gags dans ce genre de « nouvelles », que, franchement, je me demande où les « plaisantins » vont pêcher tout cela !

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A vos claviers : vous avez du talent !

Animations culturelles, Grands événements au lycée, Littérature, Pédagogie, Peinture, Personnages 14 commentaires

        Un atelier d’écriture va probablement être mis en place au lycée sous la direction d’un professionnel. Il regroupera une dizaine d’élèves appartenant à différents niveaux scolaires. Cette animation se fera sur la base d’un intérêt spontané pour l’expression écrite, cependant les élèves « motivés » devront l’être tout au long de la saison. J’invite donc tous les enseignants à informer leurs élèves de cette opportunité.

     En attendant que ce dispositif commence, je voudrais aussi préciser que je suis tout à fait disposée à ouvrir « Quoi de neuf au CDI ? » aux élèves qui auraient quelque chose à dire, à exposer, à faire connaître. J’ai remarqué que certains élèves vont régulièrement à des spectacles, s’intéressent passionnément au cyclisme ou au football, savent très bien peindre, aiment danser ou chanter, composent des poèmes, adorent jouer au sudoku etc. Qu’ils n’hésitent pas et qu’ils viennent, à travers ce blog, parler de ce qu’ils aiment. Durant mon temps de présence au CDI, je m’engage à les aider dans la rédaction des futurs articles. Je compte aussi sur les enseignants du lycée pour me « présenter » des élèves désireux de participer à une telle animation.

      Il me semble essentiel que chaque élève ait sa place au lycée et puisse cependant montrer « sa différence », son « originalité ». Parler de soi, de ses centres d’intérêt et de ses « valeurs » contribuent, selon moi, à favoriser le respect de chacun et à empêcher un repli sur soi-même qui peut être source de violence et même d’échec scolaire.

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Soltice d’été : un peu de vocabulaire

Littérature, Pédagogie, Personnages 7 commentaires

« Tout luit, tout bleuit, tout bruit,

Le jour est brûlant comme un fruit

Que le soleil fendille est cuit »

          Anna de Noailles Chaleur extrait de Le coeur innombrable (paru en 1901)

         Ainsi s’exprime la poétesse pour nous parler de l’époque de l’année où le soleil textuellement « s’arrête » car c’est le sens étymologique du mot « solstice« .  Cela m’amène à vous rappeler qu’Hélios était le dieu grec du soleil et de la lumière. Ainsi un hélianthe est l’autre appelation du tournesol, l’héliothérapie est un traitement médical qui utilise les bienfaits de la lumière et de la chaleur solaires, l’héliodore est une pierre fine de couleur jaune et ce mot signifie textuellement « don du soleil ».

       Puisque le soleil évoque « les grandes vacances » et donc en quelque sorte « août« , j’aimerais attirer votre attention sur les particularité de ce mot. Il se prononce « oût » avec ignorance totale du « a » initial et pourtant il convient de dire « aoûtat » (parasite sévissant durant l’été) en faisant ressortir le « a » !  Quant à « aoûtiens « , non seulement le « a » s’entend mais le « t » se prononce comme deux « s » ! Et après on dira « le français, c’est facile » ! Qui va dire « exact » ? A propos, pour une fois, on a le choix, pour « exact » de faire entendre ou  non le « t » !

 PS : Entre nous, cet article est pour faire un appel au soleil car nous en avons assez de la pluie !

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