Vendredi 13 : soyez aux petits soins pour votre chance

Economie, Gastronomie, Métier, Pays, Santé, Société 3 commentaires

    Mon dernier billet abordait le thème du thème en disant que tout passait trop vite et que l’on n’avait pas le loisir d’apprécier les choses. C’est vrai que parfois on aimerait que les minutes se prolongent surtout quand on est en période heureuse.  Hier, vendredi 13 novembre, était assimilé à un jour de chance.  C’est en tout cas ce que disent les publicités pour inciter à acheter des tickets de loto, à jouer au tiercé ou bien à fréquenter les casinos. Il s’agit vraisemblablement d’une superstition puisque parfois, au contraire, le chiffre « 13″ est associé à l’idée de malheur : être 13 à table rappelerait « La Cène », dernier repas du Christ avant qu »il ne soit trahi par Judas et arrêté par les Pharisiens dans le jardin de Gethsémani. Pour en savoir plus sur ce jour qui sort de l’ordinaire, vous pouvez consulter : http://www.vendredi13.co.nr/

      Puisque ce jour ne laisse jamais indifférent, il est normal que le tourisme profite de cette occasion pour proposer des attractions particulières. « La chance » est souvent associée au gain d’argent et c’est pourquoi les jeux de casinos comme « la roulette russe » ont pignon sur rue. Les machines à  sous et le      poker participent à la convivialité des restaurants auxquels ils sont attachés. Ce qui est aussi un peu paradoxal, c’est que parfois le lieu d’implantation de ces divertissements « addictifs » est en relation directe avec des centres de soins ! Certes, l’ »addiction » est du domaine psychologique et les cures thermales sont d’un autre domaine, mais il n’empêche que c’est un peu choquant. C’est ainsi qu’en Limousin, nous avons le casino d’Evaux-Les-Bains : http://www.casino-evaux.com/index.php Cette ville est une station thermale spécialisée pour les rhumatismes. On peut faire la même remarque pour le casino de Royat, près de Clermont-Ferrand, qui se veut « la station du coeur » : http://www.ot-royat.com/fr/casino_de_royat_, 33.php . La même « association » se retrouve à Enghien-les-Bains, près de Paris, qui possède un casiono tout en étant une station thermale spécialisée  dans le domaine de l’Oto-Rhino-Laryngologie

                                                            Enghien-les-Bains les thermes

                                                           Enghien le casino

                     Il en est de même pour Vichy  puisque cette ville est à la fois réputée pour les soins dermatologiques et son casino.

                                                                      Les thermes de Vichy

               Même remarque pour Evian-les-Bains dont l’eau possède des propriétés thermales : http://www.casino-evian.com/page/p-1226/art_id-/casino/casino_d_evian/  La loi autorise les curistes à se détendre parce qu’elle voit en eux finalement des touristes qui sont là pour dépenser leur argent et, éventuellement en gagner par le biais des jeux de hasard.

             Bien entendu d’autres villes de France métropolitaine et d’Outre-Mer ont leurs casinos. Sauf exception, elles sont souvent en bordure de l’Océan Atlantique ou le long de la Mer Méditerranée .  Parmi elles, on compte La  Baule, La Rochelle,  Bordeaux, Biarritz,  Cannes, Nice , Menton… Ces lieux deviennent mondains et créateurs d’emplois  et participent à la santé économique du pays: http://www.metiers-hotel-resto.fr/le-secteur-divertir

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Que d’événements aujourd’hui !

Animations culturelles, Ecologie, Economie, Gastronomie, Grands événements au lycée, musique, Pays, Pédagogie, Société 6 commentaires

      Regardez d’abord votre calendrier et constatez que nous sommes le 21 juin. Eh oui, nous changeons de saison ! Nous rentrons dans l’été et en général chacun s’en réjouït puisque cela veut dire que les « grandes vacances approchent » ! A nous le soleil, la plage, les loisirs ! Enfin, façon de parler, parce que la crise économique et sociale limite bien la réalisation de nos désirs !

    Est-ce bien tout au niveau du calendrier ? Eh bien non parce que nous sommes le troisième dimanche de juin et donc c’est aussi la fête des pères ! Si vous consultez http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAte_des_P%C3%A8res , vous constatez d’une part que cette date n’a pas de caractère universel mais que, d’autre part, c’est tout de même le troisième dimanche de juin qui rassemble le plus de pays! Nos amis argentins, canadiens et japonais vont honorer les Papa en même temps que nous.

     Je ne sais si vous avez des idées de cadeaux pour votre Papa mais un enfant japonais ne devrait pas avoir de difficulté puisque dans son pays l’emballage des paquets est une tradition ! Au Japon, cette activité est considérée comme un art et en tout cas tout vendeur débutant doit commencer par apprendre à emballer les paquets. C’est une question d’esthétique avec la régularité des angles du paquet et la netteté du ruban disposé bien à plat . Tout peut s’emballer et, lorsqu’il s’agit de nourriture, la subtilité est que « l’enveloppe » est elle-même mangeable ! Ainsi les bonbons sont souvent enveloppés dans une feuille translucide « d’agar » qui est elle-même comestible . Il s’agit d’un produit gélatineux obtenu à partir de poudre.

                                        

   Les Japonais utilisent des téguments de jeunes bambous pour envelopper les « sushi » de maquereau salé. Tout produit doit être ainsi « couvert » de telle sorte que l’emballage le rende plus joli et un peu mystérieux bien que la forme du « cadeau » permette tout de suite de savoir de quoi il s’agisse.  Il est en effet très facile de déterminer le contenu d’un paquet-cadeau car à chaque objet correspond un type d’emballage spécifique. Les cadeaux ne sont jamais véritablement des surprises mais le contenant a auant sinon plus d’importance que le contenu. On peut définir cela par du raffinement . Les différentes techniques de pliages sont expliquées à http://raffa.grandmenage.info/post/2006/11/17/Eco-emballer_les_cadeaux#tissu.  L’art d’emballer s’appelle le « furoshiki » . On estime que la tradition vient du fait que pour aller au bain public les Japonais utilisaient une sorte de baluchon fait à partir d’une serviette éponge dans laquelle ils rassemblaient tout ce qui serait nécessaire à leur toilette. A partir de là, tout emballage a porté ce nom. Mais le « furoshiki » n’a pas seulement d’importance dans les relations amicales, je veux dire dans le cadre de cadeaux offerts à l’occasion, par exemple, d’un anniversaire, il a des implications dans le domaine de la vente puisque chaque magasin peut ainsi utiliser cette technique pour se définir. Cela relève donc du domaine publicitaire.

    Mais, si vous êtes un enfant japonais, vous pourrez aussi combler votre père en lui offrant une composition florale . L‘ilebana est l’art de la composition florale et c’est dans cette technique que le raffinement japonais se note le plus. Très prisés à la cour durant l’époque Heian (VIIIe – XIIe siècle) les concours de composition florale se sont ensuite considérablement développés. C’est au cours d’un voyage en Chine que le moine japonais Ono No Imoko a été très impressionné par les arrangements floraux « rikka » (vertical) des temples bouddhistes. De retour dans son pays, il a introduit les bouquets dans les cérémonies religieuses. Toute réalisation florale doit respecter un principe de base fondamental que l’on nomme « ten-chi-jin » et que l’on peut résumer par la trinité « ciel-terre-homme ». Dans toute composition florale, le ciel est représenté par la branche supérieure, l’homme par les branches du côté droit et la terre par les branches les plus basses et celles du côté gauche.

                                        

                                         

                          La réalisation d’un bouquet réside dans l’observation attentive de la qualité de la fleur, sa forme générale, sa tige et son feuillage. Il faut absolument éviter d’associer dans un bouquet le même genre de fleurs et il faut, au contraire, rechercher les contrastes. Ainsi, voici quelques conseils de base :

-Association de fleurs légères avec des fleurs lourdes (gypsophile et dahlia, alstroémère et rose de Noël)

                                                         

                                                      

                                                        

                                                      

-Association de fleurs en épi avec des fleurs en boule (delphinium et pivoine, ixia et coréopsis, muscari et primevères)

                                                    

                                               

                                               

                                                

                                                

                                                  

-Association de fleurs mousseuses, en ombrelles, vaporeuses, avec des fleurs aux contours précis (lilas et lis, nérine et oeillet, iris et tulipe)

                                                    

                                                    

                                                

                                                     

                                            

                                                          

-Association de fleurs composées  avec de fleurs à corolle lisse (gerbera et rose)

                                         

                                        

-Association de fleurs « nettes » avec des branches mouvementées (camélia et corylus « contorta », arum et saule)

                                          

                                        

                                        

                                          

-Association de fleurs fragiles avec du feuillage à texture souple fine (pois de senteur et capillaire, orchidée et fougère)

                                              

                                              

                                                

                                                

-Association d’un feuillage brillant avec du feuillage mat (magnolia grandiflora et acer palmatum)

                                              

                                              

-Association de feuillage vert bleuté avec du feullage rouge (hosta et prunus)

                                         

                                           

-Association d’un feuillage vert clair avec un feuillage vert foncé (Cornus alba et laurier-cerise)

                                        

-Association d’un feuillage vert-jaune avec du feuillage vert bleuté (bambou et cèdre)

                                   

                                     

              Il s’agit d’une première initiation à l’art floral japonais. Ceci m’a paru d’autant plus important d’aborder ce sujet que les élèves de notre lycée sont sensibilisés à la présentation d’une table de restauration sur laquelle des fleurs sont souvent posées.

           Enfin, si vous regardez à nouveau la date du calendrier, vous verrez que ce premier jour d’été correspond à la fête de la musique dont voici le programme en France et à l’étranger : http://fetedelamusique.culture.fr/ Il faut tout de même rappeler que cette idée est née en France et qu’il s’agit de la vingt-huitième édition. L’inspirateur en est l’ancien ministre de la Culture Jack Lang , sous la présidence de François Mitterrand.

       

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Balade gourmande en Grèce avec Antigone

Gastronomie, Pays, Pédagogie, Société 14 commentaires

       Antigone,  jeune Grecque étudiante en sociologie à l’université de Mitylène, prépare le B2 qui lui permetta d’avoir une attestation de maîtrise du français. Son professeur de français langue étrangère, Madame Agnès Matrahji, a souhaité qu’elle s’exprime sur ce blog scolaire

    Antigone voudrait vous entraîner dans une autre dimension, celle de la cuisine grecque, celle du pays de l’huile d’olive et des fromages  dont on connaît surtout la « feta » . Ce fromage est fait du lait de brebis ou de chèvre, il est blanc, friable, salé et assez gras.

Mais il existe aussi l’anthotiro dit aussi  »fleur du fromage » qui est fabriqué à partir de lait de vache. Il est assez mou et on a l’habitude de s’en servir pour farcir de petites tomates ou des morceaux de poivrons crus pour l’apéritif.

                                                          

Le kefalotiri est un fromage dur, salé et qui ressemble un peu au parmesan sauf qu’il a une saveur plus douce. Quand il est râpé, il accompagne les plats de pâtes comme dans le célèbre pastitsio

                                                       

                                                     

 Le graviera est souvent râpé. IL sert à faire gratiner les plats

                                                     

Le manouri est un fromage de lait de vache. Il est blanc et un peu salé.

                                                   

   Le mizithra est un fromage blanc et doux, fait de lait de brebis.

                                                 

     Le kasseri est fait de lait de brebis et a une saveur crèmeuse.

                                                      

Le metzovone est un mélange de lait de brebis et de vache. Ce fromage est fumé et une spécialité d’Epire. Il est servi les jours de fête parce qu’il est cher.

                                                  

   Depuis la plus haute antiquité, la Grèce a été renommée pour sa cuisine méditerranéenne et ses produits sains. Les Grecs, peuples sédentarisés à l’aube de l’Histoire, dans un pays à la fois maritime et montagneux, ont su créer une gastronomie subtile à base de légumes, de poissons et d’huile d’olive. Le repas grec est constitué d’une succession de plats dont voici quelques exemples :

 Le « souvlaki » est une brochette de viande de porc grillée au feu de bois avec des légumes et une sauce appelée   »tzatziki » faite d’un mélange de yaourt, d’ail et de concombres.

      C’est en Grèce qu’est né le « koriatiki« , cette salade à base de tomates, de concombres, de poivrons verts, d’olives, de feta et d’huile d’olive.

                                                                  

          Il y a aussi un plat qui existe depuis l’Antiquité : la « fassoulada« . Il est constitué de haricots, de sauce à la  tomate et de carottes.

                                                                  

      Les keftedes sont des boulettes de viande arrosées de citron. C’est délicieux avec du riz ou des légumes Voyez plutôt la recette : http://www.marmiton.org/recettes/recette.cfm?num_recette=14392

                                                               

 La soupe de lentilles est réputée. On l’appelle « fakes« . Vous trouverez quelques recettes à cette adresse : http://www.amb-grece.fr/grece/legumes.htm

  Tous ces plats se dégustent avec de l’ouzo qui est une boisson à base d’alcool de raisin distillé avec de l’anis.   Mais il y a aussi le retsina.

                                                                

                                                                         

   Mille autres plats sont possibles mais n’hésitez pas à aller dans une « zacharoplasteio » qui est une sorte de pâtisserie. Vous pourrez y déguster des « loukoumadès » (sorte de beignets) ainsi que des « galaktoboureko » dont vous pourrez avoir la recette à http://www.belgourmet.be/fr/recettes_grecques/galaktoboureko.php . Il y a aussi les « kadaïfis » ou les « pasteli » (voir, pour  plus de  renseignements http://www.greekcuisine.com/redesign/Greek_Cooking/More_Resources/pasteli.htm )

                                                                           ^

                                                                             

                                                                            

    Merci à Antigone pour m’avoir donné les renseignements de base pour rédiger cet article. Nous vous souhaitons « bon appêtit » car la chaleur quasi estivale de ce mois de mai, en France, invite à découvrir la cuisine hellénique.

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L’ai-je bien descendu ?

Animations culturelles, Cinéma, Personnages, Société 1 commentaire

       Le festival de Cannes a ouvert ses portes le 13 mai. Le Palais des Festivals et des Congrès, situé sur le boulevard de la Croisette qui borde la Mer Méditerranée, va être le lieu de projections d’un grand nombre de films. Sa clôture sera précédée de la remise d’une Palme d’or.

                                                             

                                                               

 

   L’une des attractions favorites des touristes qui vont à Cannes durant cette animation est d’essayer d’apercevoir quelques personnalités. Pour cela, le tapis rouge et les marches de l’escalier du Palais des Congrès sont épiés tout le temps de la cérémonie.

                                                                   

    Et effectivement, les années passées, les curieux ont vu, en particulier, passer :

                                                              

                                                              

                                                               

                                                               

                                                                 

                                                                

 Et pour être encore plus dans les « paillettes » et le côté « people » de cette manifestation, vous pouvez regarder http://www.linternaute.com/femmes/people/evenements/photo/festival-de-cannes-2009-les-stars-sur-les-marches/les-stars-sur-les-marches-de-cannes.shtml?f_id_newsletter=1005 . La plupart de ces « stars » fréquentent l‘hôtel Majestic

                                                               

  J’ai dit que le tapis rouge était déployé, je suppose que chacun sait qu’il est déroulé pour honorer les personnalités qui marchent dessus. Quant aux escaliers, pour l’anecdote, j’aimerais vous rappeler qui a prononcé le fameux « L’ai-je bien descendu ? » dont j’ai fait le titre de mon billet. Il s’agit de Cécile Sorel de son vrai nom Cécile Emilie Seurre, une actrice française.

                                                             

       Elle a prononcé cette phrase devenue très célèbre au pied de l’escalier du Casino de Paris. Voici le site officiel de cette salle de spectacles parisienne : http://www.casinodeparis.fr/ .

   Les marches jouent un rôle capital dans la popularité d’une vedette, elles symbolisent bien entendu son ascension auprès de ses « fans » car tout est dans l’art de parader, c’est-à-dire de prendre un air avantageux pour attirer l’attention sur soi. On peut alors douter de la gène réelle qu’occasionneraient les paparazzi ! Il faut être la vedette pour imposer sa notoriété, à noter que le mot « vedette » vient de l’italien « vedetta » qui désigne un lieu élevé où l’on place une sentinelle, ce qui sous-entend qu’étymologiquement la « vedette » regarde les autres tandis qu’avec l’évolution du sens, c’est elle qui est l’objet de tous les regards !

    Vous aurez sans doute compris tout l’intérêt de cet article pour débuter la semaine du « jeudi de l’Ascension« , épisode religieux durant lequel Jésus s’est élevé au ciel, quarante jours après Pâques.

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Qui sont-elles ?

Gastronomie, Grands événements au lycée, Littérature, Métier, Pays, Pédagogie, Sport 13 commentaires

     Il y a déjà plusieurs mois que je vous parle de nos contacts aux Etats-Unis. Vous lisez régulièrement des commentaires d’élèves de l’Ohio, de la Géorgie et du Massachussetts laissés sous les articles de ce blog. Peut-être même allez-vous sur les espaces virtuels de Debra Watzman, Mary-Lou Wiesendanger ou bien visitez-vous la page d’accueil du lycée dans lequel travaille Kelly Duval . Il n’empêche que, sans dévoiler leurs « secrets », vous aimeriez bien en savoir un peu plus sur ces trois enseignantes américaines. Elles ont accepté de me donner quelques éléments biographiques et ont donné leur accord de publication.

   Commençons par Debra Watzman qui m’a rendu visite l’été dernier . Vous savez, c’est elle qui gère http://lewebpedagogique.com/notreprof/ . Elle est née à South Bend en Indiana, mais, comme la plupart des Américains, elle a beaucoup déménagé habitant tour à tour le Michigan, le Texas, la Virginie. Maintenant elle vit à Canton, en Ohio.  Ses études se sont malgré déroulées en Indiana. Vers l’âge de 10 ans, elle a pris  conscience du fait qu’elle était très attirée par l’étude des langues étrangères. Peut-être faut-il y voir l’influence de son grand-père qui s’exprimait en allemand car il avait fui la Prusse de Bismarck pour trouver refuge aux Etats-Unis. A l’étude de la langue de Goethe, Debra ajoute le russe, l’hébreu et bien entendu le français. A l’âge de 16 ans, elle participe à un échange scolaire qui lui permet de découvrir la Bretagne. Elle étudie aussi la comptabilité et la pédagogie

                         

             Cependant elle n’est pas devenue directement enseignante, elle a d’abord été traductrice dans une usine qui fabriquait des kits électroniques, des stéréos, des radios, des oscilloscopes, des téléviseurs, etc . Son travail consistait à traduire les fiches de montage de l’anglais au français car ces kits étaient vendus dans le monde entier y compris les pays francophones.  Elle a également était comptable à mi-temps tandis que ses fils étaient petits. Il y a maintenant 14 ans qu’elle enseigne le Français Langue Etrangère.

       Debra adore voyager. Elle a parcouru tous les Etats-Unis, visité le Québec plusieurs fois et fait des croisières qui lui ont fait découvrir les Caraïbes et le Mexique.  Elle connait l’Europe : Angleterre, Pays-Bas, Allemagne, Autriche, Suisse et Italie. Durant l’été 2008 elle a assisté à un congrès de professeurs de FLE en Belgique. Mais c’est la France qui lui tient le plus à coeur.

      Ces autres passions sont la lecture, les photos et les relations humaines.

       Laissons maintenant la parole à l’animatrice de http://lewebpedagogique.com/wiesendanger/ : 

 » Je m’appelle Mary-Lou Wiesendanger et je suis une des professeurs de français à  Centennial High School.  J’enseigne le français depuis 12 ans.  Avant d’enseigner le français j’ai fait mes études dans l’hôtellerie à une école hôtelière suisse et j’ai travaillé dans la restauration pendant douze ans.   J’ai appris le français en Belgique donc mes élèves apprennent « septante » et « nonante » non « soixante-dix » et « quatre-vingt-dix ».  Je ne suis pas belge mais américaine du côté de ma mère et suisse du côté de mon père.  Et, je suis née au Japon.  J’ai beaucoup voyagé ! J’ai voyagé à travers l’Europe particulièrement en Suisse.  Maintenant que j’habite aux Etats-Unis je fais de la plongée aux Caraïbes alors j’ai visité Bonaire, Bermuda, Barbade, les îles Turques- et -Caïques, et le Belize.  Je ne sais pas pourquoi mais j’atterris toujours dans des pays dont le nom commencent par un « B » !  L’année passé, j’ai visité et fait de la plongée aux îles Fiji et aux Iles Salomon. Bien que j’aime le français ma passion est la plongée.  Je le fais le plus souvent possible. « 

 

 

     Il y a une troisième intervante sur nos blogs. Kelly Duval n’en a pas elle-même par faute de temps mais elle a tout de suite été séduite par l’utilisation pédagogique de ce moyen de communication. Ses élèves consultent attentivement tous les blogs qui ont créé un partenariat et choisissent dans chacun un article en particulier pour y indiquer leurs opinions sur le sujet. Mais, laissons Kelly s’exprimer elle-même :

     »  Je suis née et j’ai grandi à Pittsfield, Massachusetts (dans les « Berkshires »). Ensuite, j’ai étudié le français à l’université à Siena College près d’Albany, New York. J’ai passé ma troisième année d’études universitaires à Montpellier, où j’ai suivi des cours à l’Université Paul Valéry. J’y suis restée après être tombée amoureuse de la France. Au niveau du style de vie, je n’avais jamais été si heureuse. Je suis enfin retournée à Siena pour finir mon diplôme. Après, j’ai travaillé pendant six ans comme assistante d’avocat à Pittsfield (un poste que j’ai obtenu à cause de mon français!). Puis une ancienne prof de mon ancien lycée – Taconic High School – m’a demandé d’enseigner le français là-bas. J’y suis toujours, douze ans plus tard. Entre temps j’ai obtenu ma maîtrise en éducation de Massachusetts College of Liberal Arts. J’enseigne tous les niveaux de français à Taconic, et aussi un cours de débutants au collège. Malheureusement, je n’ai pas beaucoup voyagé ailleurs. Seulement un peu à Montréal, au Porto Rico (je parle un tout petit peu d’espagnol), et aux États-Unis   en Nouvelle Angleterre, en New York, dans l’Etat de Washington, à Disney World, et à San Diego. Quand je ne travaille pas, j’aime lire des romans, regarder des films, bien manger, et surtout passer du temps avec ma famille.  Je suis ravie de faire partie de ce réseau de blogs scolaires. « 

 

        

     Nos trois amies se sont présentées, non seulement pour mieux les connaître mais aussi pour qu’éventuellement les élèves qui liront cet article fassent une réflexion sur leur orientation scolaire et professionnelle, qu’ils en mesurent l’importance. Une Conseillère d’Orientation Psychologue peut les recevoir, sur rendez-vous, le jeudi. Elle peut les aider à définir leurs goûts et voir avec eux les métiers qui les attirent, définir les critères de réussite, etc. Le CDI est également équipé d’un kiosque ONISEP dont les documents sont consultables et les ordinateurs ont le logiciel appelé L’atlas des formations.

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Entretien avec Christiane Lahaie, romancière québécoise.

Animations culturelles, Gastronomie, Grands événements au lycée, Littérature, Pays, Pédagogie, Société 20 commentaires

         

 

Dans le cadre de mes fonctions au niveau du groupe de travail des documentalistes du Rectorat de Limoges, j’ai présenté plusieurs de vos ouvrages dans la rubrique « Coups de cœur ». Cependant, il me semble que vous n’êtes pas encore  assez connue de mes collègues, aussi j’aimerais davantage vous présenter. Vous êtes une romancière québécoise. Vous écrivez pour un public adulte, mais vous pouvez séduire des lecteurs adolescents.  
 
 

 
 

  1) Dans vos livres, on sent votre connaissance profonde de la Grande Bretagne. Les héros d’Insulaires la parcourent, certaines scènes de La cour intérieure rappellent celles décrites par Charlotte Brontë dans Jane Eyre ou bien par Daphné du Maurier dans Rebecca.  Il y aussi de nombreuses références à Shakespeare et le titre de chaque nouvelle d’Insulaires est en anglais. Pourquoi alors avoir choisi d’enseigner la littérature française à l’université de Sherbrooke ? Par défi ? Parce que vous êtes Québécoise ?

 

   Tout d’abord, je dois préciser que j’enseigne la création littéraire (ce qui est peu fréquent en France), la littérature québécoise et le cinéma à Sherbrooke. J’ai donc plusieurs champs d’intérêt et des méthodes pédagogiques multiples. Si la Grande-Bretagne semble si présente dans mes écrits, c’est que j’ai des parents anglophiles et que j’ai grandi dans un milieu bilingue (une base militaire canadienne) où des francophones et des anglophones d’origines diverses se côtoyaient. Très tôt, j’ai lu en anglais les œuvres de Daphné du Maurier, de Jane Austen et des sœurs Brontë. En outre, ma mère avait un ami britannique qui venait souvent à la maison et dont l’accent me faisait rêver à des contrées lointaines. J’ai donc finalement étudié les littératures anglaise et américaine au niveau du baccalauréat à l’Université McGill (Montréal, Canada) avant de bifurquer vers la création littéraire et la littérature québécoise. N’étant pas anglophone à la base, je ne pouvais réellement envisager d’enseigner en anglais au niveau universitaire. Cela ne m’empêche toutefois pas d’initier mes étudiants au corpus anglophone (en traduction) dans le cadre de mes cours de création.

 

 2) La Bibliothèque Francophone Multimédia de Limoges a présenté une exposition consacrée à la « découverte de la Nouvelle-France » dans le cadre des 400 ans de Québec. Nous nous sentons proches de « nos cousins d’Amérique ». Moi-même j’ai vécu au Canada il y a 27 ans. Je résidais en Nouvelle-Ecosse, mais j’ai eu l’occasion d’aller dans « La Belle Province ».  Chants pour une lune qui dort fait référence à Limoges au niveau de l’écriture. Quels sont vos liens avec cette ville ?

 

   Mes liens avec la ville de Limoges ont d’abord été académiques. J’ai pris contact avec le professeur Bertrand Westphal, de l’Université de Limoges, parce qu’il dirige une équipe de recherche sur les « Espaces humains ». Comme je m’intéresse moi-même à la mémoire des lieux et à la représentation de l’espace dans le texte littéraire, je tenais à le rencontrer pour discuter de ces questions avec lui. C’était également ma première sabbatique en 2003  et je voulais quitter le Québec pour écrire loin de chez moi. Avec le temps, le professeur Westphal et sa famille sont devenus des amis sincères. De même, les gens chez qui j’ai logé pendant un mois, et qui m’ont accueillie avec une générosité hors du commun, sont restés de grands amis à qui je rends visite tous les ans, ou presque. Ce sont les Jean-François et Liliane à qui mes Chants sont dédiés. Sans leur présence, je n’aurais sans doute pu écrire ce livre difficile. J’ai donc trouvé à Limoges un deuxième chez-moi.

3) Les femmes occupent une place particulière dans vos romans. Dans La cour intérieure, Linda Sorrento brûle la vedette au chanteur Malory. Elle fouille dans le passé de l’artiste pour comprendre les rapports qu’il a entretenus avec son ex épouse Eleonor.  Dans la nouvelle Walls of Wales extraite d’Insulaires, la femme de ménage Samantha Smith décachette les lettres qu’un client a mises à la poubelle. Dans la dernière nouvelle de Hôtel des brumes c’est la future épouse d’Ahmar Khan qui lui a caché des secrets bien que lui-même en cache un encore plus gros en faisant de son mariage le jour de son décès. Dans Chants pour une lune qui dort, une femme battue confesse son quotidien et s’adresse à son bourreau. Etes-vous une féministe ?

 

Je suis certes féministe, une féministe qui souhaite ardemment que les rapports entre les hommes et les femmes cessent d’être des rapports de pouvoir. Mais ce n’est pas demain la veille, hélas. Ceci dit, j’ai la chance de vivre avec un homme exceptionnel qui m’a toujours appuyée dans ma démarche créatrice, professionnelle et personnelle. Il est même encore plus féministe que moi : il faut le faire ! 

4) J’enseigne dans un lycée hôtelier dont un hôtel d’application est en cours de construction. Son achèvement est proche. J’ai donc particulièrement été sensible à Hôtel des brumes, roman dans lequel vous ouvrez toutes les portes.  J’espère cependant que « notre hôtel » ne connaîtra pas toutes les intrigues dont vous parlez. Votre précision sur le comportement des clients laisse à penser que vous êtes une grande voyageuse. Est-ce vrai ? Nous ferez-vous l’honneur de faire bientôt une escale dans l’hôtel d’application du Lycée Jean Monnet de Limoges ?

Je suis une grande voyageuse, c’est vrai, mais la plupart de mes voyages sont intérieurs. Je crois que l’âme humaine est le plus long et le plus fascinant des voyages. Cet hôtel des brumes est inspiré d’un séjour au Colony, vieil hôtel situé dans l’État du Maine. Pour créer ces personnages, je me suis inspirée de gens que j’y ai croisés et dont j’ai imaginé la vie intime. L’imagination occupe ici la part du lion, car mon but dans l’écriture n’est pas de « faire réaliste ». On me le reproche d’ailleurs parfois. Je crois davantage à la vie rêvée, métaphorisée, qui permet de ne pas se contenter de la raison, mais d’y inclure aussi la passion dans ce qu’elle a de complexe, voire d’insaisissable. J’ai fait une incursion dans ce que j’appellerais l’hyper réalisme dans mes Chants pour une lune qui dort. De me tenir aussi près du réel a été une véritable épreuve pour moi. Pour mon prochain roman, donc, retour à l’imaginaire, et un retour fracassant, car j’ai entamé un roman de science-fiction. Ursula LeGuin est mon modèle en la matière, plus précisément dans La main gauche de la nuit, une œuvre extraordinaire, méconnue par les francophones à mon humble avis.

Je compte retourner à Limoges en 2009. Si cela se concrétise, il me fera plaisir de vous rendre visite et je vous remercie de me donner l’occasion de me faire mieux connaître des Limougeauds, gens simples dont la chaleur humaine me touche grandement !      

 Je vous remercie d’avoir accepté de répondre aussi aimablement à mes questions.

 

Merci à vous !

 

Christiane Lahaie

 

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