Sirène d’alarme

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      La plupart de mes billets gravitent autour de la littérature car il est normal de parler de livres lorsqu’on gère un CDI. Alors si les premières lignes de cet article évoque Hans Christian Andersen, vous n’en serez pas surpris ! Vous n’ignorez sans doute pas qu’il est un auteur danois célèbre pour ses contes.

 Hans Christian Andersen 1805 1875 

   Parmi les histoires qu’il a écrites, celles de  » Le vilain petit canard » et « La petite sirène » sont les plus connues. Cependant vous ne souvenez peut-être plus très bien de la trame de ces récits, aussi vais-je vous la rappeler. Dans  Le vilain petit canard, un « canard » est rejeté par sa famille parce que son aspect ne correspond pas à la norme. Exclu de son environnement de naissance, l’animal erre et subit d’incessantes moqueries jusqu’à ce qu’il arrive dans la communauté des cygnes où il se sent parfaitement accueilli car son « anomalie » de petit canard cachait en fait une « normalité » de cygne.  Un même sentiment de rejet de la différence a été repris dans « Le Merle blanc » d’Alfred Musset. Dans La petite sirène, l’écrivain danois raconte l’amour impossible d’une sirène pour un homme, la métamorphose de l’être mythologique en femme ne changeant rien  aux sentiments éprouvés.  A la fin du conte, l’ancienne sirène se jette à l’eau et devient écume, et s’engage à veiller sur le bonheur des hommes durant trois siècles. En hommage à cette héroïne, une statue a été érigée dans le port de Copenhague.

 La Petite_sirene

                                                                                 

                              Ces deux narrations peuvent être ressenties comme un symbole à l’heure où se déroule le sommet mondial pour une réflexion sur les changements climatiques. Le « vilain petit canard » n’est pas reconnu par ceux qui devraient être ses pairs parce qu’en fait il n’est de leur famille : les pays qui ne respecteront pas les accords sur la limitation de la pollution devraient être bannis. La petite sirène se dévoue pour les hommes : il est dans l’intérêt de la planète de réagir pour arrêter le processus de détérioration climatique. Les enjeux sont essentiels et la population mondiale se sentirait trompée, méprisée et surtout condamnée si rien de décisif n’était retenu pour définir un profond et détaillé programme d’actions : pas de nouveaux Rio comme en 1992 ou Kyoto comme en 2005  car les principes définis étaient bien trop minimalistes et, de plus, en 2009, la situation est encore plus urgente ! Au lycée, nous sensibilisons nos élèves à la protection de l’environnement et ce ne serait que mascarade que de ne pas leur donner les moyens d’amplifier ces actions quand ils vont entrer dans leur carrière.  Des démarches individuelles faites de bonne volonté ne suffisent pas, l’avenir est en jeu. Voici un lien pour expliquer l’importance de ce sommet : http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les_dossiers_de_la_redaction/climat_copenhague_decembre_2009/p-5952-Sommet_de_Copenhague_quel_avenir_pour_notre_climat.htm

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Le tour du monde ou quand la passion de la lecture pousse aux voyages

Littérature, Pays, Personnages, Société 4 commentaires

              Les romans d’aventures sont encore très « tendance » auprès des jeunes. Sans doute Jules Verne vous paraîtra-t-il démodé ou même « dépassé ». Pourtant il a encore ses admirateurs.

 

Jules Verne 

 

     Cinq semaines en ballon est le premier roman d’une série de 64 ouvrages dans lesquels l’écrivain entraînera ses lecteurs dans d’extraordinaires voyages. Il s’agit de traverser l’Afrique alors qu’à l’époque du récit ce continent est peu connu. De plus, le moyen de locomotion est peu courant puisqu’il s’agit d’une montgolfière. L’inventeur, Samuel Fergusson, survole même le désert saharien !Dans les années de publication, il s’agit d’une oeuvre de science-fiction. Le survol de l’Afrique fait rêver tellement il paraît improbable. Mais, bien sûr, maintenant, il suffit de prendre l’avion et vous êtes dans l’Océan Indien, à la source du Nil, etc . Bref, avec maintenant une grande aisance, vous visitez les contrées dont parlent les héros. Le tour du monde en quatre-vingt jours permet d’aller en Inde, au Japon et aux Etats-Unis, en utilisant paquebots ou trainsLes Enfants du capitaine Grant font atteindre les terres de Patagonie.

                                                                    

                                 couverture d'origine du tour du monde en quatre-vingt jours       

  Couverture d'origine des Enfants du Capitaine Grant                                        

Voyage au centre de la terre entraîne le lecteur dans les profondeurs du volcan Sneffels, en Islande. A travers le récit, le lecteur s’initie à la cryptolologie, à la  spéologie, à la paléontologie. Bref la transition de la littérature à la science se fait très facilement. Cette approche pédagogique rappelle celle qui est à l’origine de la réalisation de Vulcania en Auvergne : http://www.vulcania.com/

                                               Couverture d'origine de Voyage au centre de la Terrre

               La lecture de telles oeuvres peut donner envie d’explorer réellement les lieux décrits, surtout si le lecteur est un fondu d’aventures et veut dépasser les sentiers battus.

                 Mais cet état d’esprit va au-delà de Jules Verne. Les passionnés de mangas savent très bien qu’à travers les vignettes japonaises ils découvrent une civilisation. Bien sûr, c’est avant tout la vie quotidienne des Nippons dont il est question mais parfois l’action se passe en Europe, comme c’est le cas de Monster avec la République Tchèque.  Ainsi on peut estimer que les tours opérators s’inspirent de la passion livresque de leurs clients pour définir des itinéraires, c’est d’autant plus facile s’il s’agit de romans d’aventure.

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Tous les goûts sont dans la Nature

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          En cette période de vacances de Toussaint, on pense aux voyages. Je vous en ai déjà parlés dans mon précédent article, cependant, pour ce billet, j’évoquerai une autre raison qui est à l’origine du tourisme : la curiosité qui pousse à vouloir goûter les plats des autres pays.

       Malgré l’excellente réputation de la cuisine française, certains mets surprennent nos visiteurs.  Ainsi nous dégustons avec plaisir les cuisses de grenouilles, ce qui nous vaut le sobriquet prononcé avec un réel dégoût de « frog » ou « froggies » par les Anglophones. Bien évidemment quand on songe à la mare verdâtre  dans laquelle sautent de nénuphars en nénuphars les batraciens, ça peut sembler répugnant !

                                         Cuisses de grenouilles à la provençale                                            

Une grenouille

                    Que dire alors des escargots farcis dont nous raffolons pour les repas de fêtes alors que ce mollusque ne cesse de baver pour lubrifier son pied afin de mieux se déplacer.

                                                                        Des escargots persillés

                                                                                       Un escargot

 

                                           Et nos fromages dont certains « fleurent » même à grande distance, laissant échapper des odeurs qui parfument plus ou moins l’air. Ces senteurs peuvent déranger des nez délicats. Parfois c’est le goût très particulier dû au fromage de chèvre  ou de brebis qui fait faire quelques grimaces à un palais qui s’attendait à quelque chose de moins « marqué ».

                                                   Munster

                                                                          Maroilles ou marolles

 

                                                                         Reblochon

                                                                       Roquefort

                      Mais il n’y a pas qu’en France que le fromage peut faire « tiquer », nos amis du Québec le serve en « poutine« . Il s’agit d’un mélange de frites et de cheddar accompagné d’une sauce brune.

                                          Cheddar

                                                                  Une poutine

                        C’est le plat national québécois, alors, bien sûr, si vous n’aimez pas le fromage, ça ne vous plaira pas ! Par contre, « la tire » dont nous a parlé Ariane dans son article sur le sirop d’érable (    article du 15 avril 2009 ) aura peut-être un certain succès. Vous savez, c’est le sirop d’érable chauffé puis étalé sur de la neige compacte. Mais peut-être ne trouverez-vous pas la fabrication très hygiénique.

                                                                          Préparation de la tire d'érable

                                                                           La tire d'érable est comme une sorte de sucette

                Il y a aussi le pemmican qui est de la viande séchée mêlée de graisse. Peut-être trouverez-vous ce plat indigeste . Mais alors, que penserez-vous du « haggis » c’est-à-dire de la panse de brebis farcie qui fait la réputation de l’Ecosse ? Cette préparation est à base d’abats de mouton (poumons, foie et coeur) de saindoux, d’avoine et d’herbes. L’arrivée de ce mets pourtant tant décrié dans l’histoire drôle de Jacques Baudouin ( http://lesdurocasseriesdepierlouim.blog50.com/archive/2008/02/07/jacques-bodoin-philibert-la-table-de-multiplication.html ) se fait au son du « bagpipe » c’est-à-dire de la cornemuse  : http://www.euro-info-tourisme.com/ecosse/le.ceremonial.du.haggis.html

                                                                              Haggis

                  Votre estomac se soulève rien qu’à l’idée de manger cette panse de brebis farcie ? Eh bien que dire alors ces ragoûts d’écureuils qui sont préparés en Louisiane . Voici une petite anecdote :  http://bostonscrap.canalblog.com/archives/2007/10/15/6548837.html . Dans la tradition cajun, ce mammifére qui nous semble si sympathique n’est pas plus « à ménager » que ne le serait n’importe quel animal à chasser .

                                                              Ecureuil

                     Vous essayerez peut-être le steak d’aligator  appelé « gator »  que l’on sert en Nouvelle-Orléans mais aussi en Géorgie ou vit notre amie Mary-Lou Wiesendanger car la chair de cet animal est très appréciée dans les Etats du Sud des Etats-Unis.

                                                                            Des alligators

                       Je crois tout de même que le plus insolite des plats que l’on puisse proposer est le « fugu », ce poisson du Japon car il contient une toxine mortelle et sa préparation, faite de façon non attentive, pourrait coûter la vie à son consommateur.

                                                                              Fugu

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A vos « starting-blogs » !

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                 Les vacances s’achèvent. Elles étaient pour chacun un moment de marquer un arrêt dans cette course à l’année scolaire. Demain mardi 1er septembre, les enseignants seront dans les vestiaires avec leurs entraîneurs, leurs masseurs et peut-être les journalistes pour prendre la « température » (ne pas y voir un malheureux jeu de mot avec la grippe H1 N1 qui fait des ravages !).  Chers et chères collègues, enfilez vos maillots en prévision du coup de pistolet qui sera donné mercredi. N’ayez pas peur, personne ne sera visé, ce sera simplement le départ pour un nouveau « sprint » ! J’espère simplement que vous êtes un peu sportifs parce que parfois « ça déménage ». Il faudra peut-être vous « doper », mais, surtout, n’utilisez pas de « pot belge » !

                     Qui sera sur la piste de ce stade immense que représente le monde des blogs ? Quasi les mêmes que l’an passé ! Il y a même Debra Watzman qui a fait quelques tours en mettant en ligne un article :  http://lewebpedagogique.com/notreprof/  Quant à Hilde Melby de Norvège, elle va passer le flambeau pour le relais à Geneviève Frachon parce que notre chère amie a un petit colis à déposer en septembre : son bébé ! Geneviève Frachon, Française qui a épousé un Norvègien et vit en Norvège poursuivra  la course, sautera les obstacles et assurera avec un bon rythme la poursuite de http://lewebpedagogique.com/blmf/ . Alina de Roumanie, Urzula de Pologne , Graciela d’Argentine, Maria-Letizia d’Italie  feront, comme toujours, de grandes enjambées et remporteront  des médailles : http://lewebpedagogique.com/collegehcoandabc/  ,  http://lewebpedagogique.com/lyceepolonais/  , http://lewebpedagogique.com/nouvamfrph/ , http://lewebpedagogique.com/regarditalien/ Antonia des Canaries a un problème d’enregistrement pour la compétition parce qu’elle ne sait pas encore où elle va être nommée. Naturellement je continuerai à courir en tandem avec Doris Parneix  et ses classes de CAP   http://www.weblettres.net/blogs/?w=capdebonneesper               et Dominique Albrecht  pour sa classe européenne    http://lewebpedagogique.com/theeuroclass/    .                   D’autres concurrents sont annoncés : Elsebeth, professeur FLE, au Danemark et Catherine, professeur FLE, au Mexique ainsi que Wahiba, professeur FLE en Tunisie. Et puis nous aurons toujours les encouragements, le long de notre parcours, de Jocelyne et Denise  du Canada, de Daleen d’Afrique du Sud, de Mariko du Japon, de Marie-Annick du Luxembourg, de Patricia et Nelly d ‘ Uruguay   , de Salvelina et Marieta du Brésil, Gunnel de Suède etc .

                     J’invite l’ensemble du lycée à participer à ce challenge car le blog du CDI se veut un moyen de gagner un combat contre l’échec scolaire . Je lance un appel particulier aux professeurs qui auront la charge d’accueillir la classe Mise A Niveau Internationale  parce que cet espace virtuel pourrait être utilisé pour la pratique de la langue française d’autant qu’il est un lien vers les pays d’origine des arrivants (Roumanie, Pologne, Espagne, Tunisie). Que chacun soit « fair-play » comme l’on dit dans le vocabulaire sportif.

                      Je vous dis donc : « A vos marques » (de blogs bien sûr !)

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Pour une rentrée en pleine forme

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    Les vacances ont débuté le 2 juillet au soir mais auparavant il y a eu cette importante réunion au lycée Monnet en présence de l’inspectrice Madame Nys. Vous trouverez un compte-rendu de cette journée à http://www.ac-limoges.fr/doc/spip.php?article611

   Je désire reprendre à mon compte la plupart des principes définis lors de ce débat.  Ainsi je vais poursuivre   » le développement de  l’accès aux technologies numériques éducatives et en favoriser leur usage «  par le biais de ce blog.  Je mets cet espace virtuel au service des enseignants et des élèves de mon lycée de façon à leur fournir une base d’information utilisable, suivant le cas, pour la préparation de leurs cours ou bien pour la réalisation des devoirs demandés. Ils pourront aussi s’y exprimer directement en rédigeant des commentaires sous les articles déjà écrits ou bien m’informer de leur désir d’être eux-mêmes auteurs d’un billet.

   Comme l’an passé, j’ouvrirai les colonnes de ce blog à des professeurs enseignant à l’étranger ainsi qu’à leurs élèves. Ceci se fera sur la base de la francophonie et de la découverte de « l’ailleurs« .  Dans une certaine mesure on peut y voir la prise en compte de  » l’amélioration de la pratique des langues vivantes  » car, d’une manière générale, d’une part tous nos élèves ne sont pas francophones d’origine et d’autre part le fait de les mettre en contact avec des étudiants habitant les Etats-Unis, l’Argentine, l’Italie, la Pologne, la Roumanie, etc peut largement les motiver pour apprendre d’autres langages. La plupart des partenaires de la saison 2008-2009 ont renouvelé leur désir de poursuivre le nouveau mode d’échanges débuté. Je voudrais aussi préciser que je suis en train de « négocier » un partenariat avec une enseignante Français Langue Etrangère du Danemark.  Copenhage ayant était choisi pour un sommet mondial sur le développement durable en décembre 2009, il sera alors aisé de rédiger des billets sur ce thème de façon à  poursuivre la généralisation de l’éducation au développement durable. Je souhaiterais aussi indiquer que j’ai pris contact avec une enseignante  du Mexique de façon à avoir une  approche de l’Amérique Centrale. Bien entendu il sera toujours possible de compter sur l’aide de Mariko du Japon, de Jocelyne du Québec, Daleen d’Afrique du Sud, Salvelina et Marieta du Brésil, de Nelly d’Uruguay, etc

   Des articles « sérieux » mais sur un ton avenant de façon à prévenir l’absentéisme et le décrochage scolaire grâce à tout l’aspect ludique qu’offre un blog. L’accent sera mis en priorité sur la gastronomie pour tenir compte de la spécificité de notre lycée. Cela va dans la logique de rendre ses lettres de noblesse à la voie professionnelle.

  J’ai donc énuméré les principales pistes de travail qui seront mises en oeuvre. Je compte sur votre appui pour la réalisation. Je remercie d’avance toutes les bonnes volontés. Je vous souhaite de très bonnes vacances. Nous nous retrouverons à la rentrée de septembre bien qu’il soit possible que j’ajoute éventuellement des commentaires à des articles déjà publiés si l’actualité s’y prête.

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Que d’événements aujourd’hui !

Animations culturelles, Ecologie, Economie, Gastronomie, Grands événements au lycée, musique, Pays, Pédagogie, Société 6 commentaires

      Regardez d’abord votre calendrier et constatez que nous sommes le 21 juin. Eh oui, nous changeons de saison ! Nous rentrons dans l’été et en général chacun s’en réjouït puisque cela veut dire que les « grandes vacances approchent » ! A nous le soleil, la plage, les loisirs ! Enfin, façon de parler, parce que la crise économique et sociale limite bien la réalisation de nos désirs !

    Est-ce bien tout au niveau du calendrier ? Eh bien non parce que nous sommes le troisième dimanche de juin et donc c’est aussi la fête des pères ! Si vous consultez http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAte_des_P%C3%A8res , vous constatez d’une part que cette date n’a pas de caractère universel mais que, d’autre part, c’est tout de même le troisième dimanche de juin qui rassemble le plus de pays! Nos amis argentins, canadiens et japonais vont honorer les Papa en même temps que nous.

     Je ne sais si vous avez des idées de cadeaux pour votre Papa mais un enfant japonais ne devrait pas avoir de difficulté puisque dans son pays l’emballage des paquets est une tradition ! Au Japon, cette activité est considérée comme un art et en tout cas tout vendeur débutant doit commencer par apprendre à emballer les paquets. C’est une question d’esthétique avec la régularité des angles du paquet et la netteté du ruban disposé bien à plat . Tout peut s’emballer et, lorsqu’il s’agit de nourriture, la subtilité est que « l’enveloppe » est elle-même mangeable ! Ainsi les bonbons sont souvent enveloppés dans une feuille translucide « d’agar » qui est elle-même comestible . Il s’agit d’un produit gélatineux obtenu à partir de poudre.

                                        

   Les Japonais utilisent des téguments de jeunes bambous pour envelopper les « sushi » de maquereau salé. Tout produit doit être ainsi « couvert » de telle sorte que l’emballage le rende plus joli et un peu mystérieux bien que la forme du « cadeau » permette tout de suite de savoir de quoi il s’agisse.  Il est en effet très facile de déterminer le contenu d’un paquet-cadeau car à chaque objet correspond un type d’emballage spécifique. Les cadeaux ne sont jamais véritablement des surprises mais le contenant a auant sinon plus d’importance que le contenu. On peut définir cela par du raffinement . Les différentes techniques de pliages sont expliquées à http://raffa.grandmenage.info/post/2006/11/17/Eco-emballer_les_cadeaux#tissu.  L’art d’emballer s’appelle le « furoshiki » . On estime que la tradition vient du fait que pour aller au bain public les Japonais utilisaient une sorte de baluchon fait à partir d’une serviette éponge dans laquelle ils rassemblaient tout ce qui serait nécessaire à leur toilette. A partir de là, tout emballage a porté ce nom. Mais le « furoshiki » n’a pas seulement d’importance dans les relations amicales, je veux dire dans le cadre de cadeaux offerts à l’occasion, par exemple, d’un anniversaire, il a des implications dans le domaine de la vente puisque chaque magasin peut ainsi utiliser cette technique pour se définir. Cela relève donc du domaine publicitaire.

    Mais, si vous êtes un enfant japonais, vous pourrez aussi combler votre père en lui offrant une composition florale . L‘ilebana est l’art de la composition florale et c’est dans cette technique que le raffinement japonais se note le plus. Très prisés à la cour durant l’époque Heian (VIIIe – XIIe siècle) les concours de composition florale se sont ensuite considérablement développés. C’est au cours d’un voyage en Chine que le moine japonais Ono No Imoko a été très impressionné par les arrangements floraux « rikka » (vertical) des temples bouddhistes. De retour dans son pays, il a introduit les bouquets dans les cérémonies religieuses. Toute réalisation florale doit respecter un principe de base fondamental que l’on nomme « ten-chi-jin » et que l’on peut résumer par la trinité « ciel-terre-homme ». Dans toute composition florale, le ciel est représenté par la branche supérieure, l’homme par les branches du côté droit et la terre par les branches les plus basses et celles du côté gauche.

                                        

                                         

                          La réalisation d’un bouquet réside dans l’observation attentive de la qualité de la fleur, sa forme générale, sa tige et son feuillage. Il faut absolument éviter d’associer dans un bouquet le même genre de fleurs et il faut, au contraire, rechercher les contrastes. Ainsi, voici quelques conseils de base :

-Association de fleurs légères avec des fleurs lourdes (gypsophile et dahlia, alstroémère et rose de Noël)

                                                         

                                                      

                                                        

                                                      

-Association de fleurs en épi avec des fleurs en boule (delphinium et pivoine, ixia et coréopsis, muscari et primevères)

                                                    

                                               

                                               

                                                

                                                

                                                  

-Association de fleurs mousseuses, en ombrelles, vaporeuses, avec des fleurs aux contours précis (lilas et lis, nérine et oeillet, iris et tulipe)

                                                    

                                                    

                                                

                                                     

                                            

                                                          

-Association de fleurs composées  avec de fleurs à corolle lisse (gerbera et rose)

                                         

                                        

-Association de fleurs « nettes » avec des branches mouvementées (camélia et corylus « contorta », arum et saule)

                                          

                                        

                                        

                                          

-Association de fleurs fragiles avec du feuillage à texture souple fine (pois de senteur et capillaire, orchidée et fougère)

                                              

                                              

                                                

                                                

-Association d’un feuillage brillant avec du feuillage mat (magnolia grandiflora et acer palmatum)

                                              

                                              

-Association de feuillage vert bleuté avec du feullage rouge (hosta et prunus)

                                         

                                           

-Association d’un feuillage vert clair avec un feuillage vert foncé (Cornus alba et laurier-cerise)

                                        

-Association d’un feuillage vert-jaune avec du feuillage vert bleuté (bambou et cèdre)

                                   

                                     

              Il s’agit d’une première initiation à l’art floral japonais. Ceci m’a paru d’autant plus important d’aborder ce sujet que les élèves de notre lycée sont sensibilisés à la présentation d’une table de restauration sur laquelle des fleurs sont souvent posées.

           Enfin, si vous regardez à nouveau la date du calendrier, vous verrez que ce premier jour d’été correspond à la fête de la musique dont voici le programme en France et à l’étranger : http://fetedelamusique.culture.fr/ Il faut tout de même rappeler que cette idée est née en France et qu’il s’agit de la vingt-huitième édition. L’inspirateur en est l’ancien ministre de la Culture Jack Lang , sous la présidence de François Mitterrand.

       

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C’était le temps des fleurs …

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     Nous sommes encore au printemps même si l’été approche. La nature est en pleine évolution et toutes les transformations sont bien visibles dans les jardins. C’est l’époque de la floraison. Au Japon, les plantes font l’objet de beaucoup d’attention. L’extraordinaire diversité de la flore qui caractérise le Japon s’explique par son extension en latitude, son climat contrasté qui va du subarctique au subtropical. Ce sont les bougainvillées, les poinsettias et les hibiscus qui dominent. Le mot « poinsettia » vient du botaniste Joel Roberts Poinsett.

                                                                  

                                                                              

                                                                            

          Le camélia, les chrysanthèmes, les pivoines, le liseron (appelé aussi « la belle-de-jour« ), le rhododendron (appelé aussi « azalée« ) sont souvent l’objet d’expositions florales dans les temples.   L’amour des Japonais pour les fleurs et les plantes est bien connu.    

                                                                                                                          

 

                                                          

                                                          

    La fleur de cerisier est la fleur nationale du pays car elle rappelle les samouraïs du Japon féodal qui faisaient un parallèle entre la précarité de leur vie de guerriers, en permanence menacée par les combats, et la brève beauté de cette fragile fleur.

                                                           

                                                                      

     L’époque de la floraison des cerisiers est l’un des évenements les plus importants du calendrier japonais. Le pays est tenu informé par la presse de l’évolution. On appelle cela le « hanami » qui signifie littéralement « regarder les fleurs ». On profite de la belle saison pour pique-niquer et chanter sous les cerisiers en fleurs. Toute cette attitude participe au « sakurazensen »  qui veut dire « ligne de floraison des cerisiers ».

                                                                             

                                                                        

        Le château de  Himeji-jô          nous a déjà été présenté par notre amie Mariko dans http://www.weblettres.net/blogs/article.php?w=capdebonneesper&e_id=7968 mais ces jours-derniers elle a visité le temple Chichibu. Voici quelques images de la flore que l’on y trouve en abondance  mais aussi des magnifiques décorations du temple.

                                                                         

                                                                        

                                                                        

                                                                      

                                                                    

Regardez aussi cette vidéo sur la flore du temple Chichibu : http://www.youtube.com/watch?v=9HlMC615RDw

     Dans un prochain article il sera question de l' »ikebana » c’est-à-dire de l’art floral japonais. Je peux déjà vous expliquer que « ikebana » signifie littéralement « fleurs vivantes » car il est formé de « ikeru » qui signifie « faire vivre » et de « hana » qui veut dire « fleurs ».

         Je remercie Mariko de m’avoir suggéré ce billet et de m’avoir fourni quelques photos. Le titre de cet article se référe à  cette chanson dont on peut entendre un extrait à http://chansons.ina.fr/index.php?vue=notice&id_notice=I07187460  et  lire les paroles à http://fr.lyrics-copy.com/dalida/le-temps-des-fleurs.htm

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Le pont japonais

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      Le mois de mai est souvent présenté comme une période pendant laquelle, en France, les jours fériés se succédent. Ainsi, cette année, le 1er mai était un vendredi, le 8 mai aussi, mais il y aura aussi le jeudi 21 mai (Ascension) puis le 31 mai (Pentecôte). Puisque les 1er et 8 mai étaient un vendredi, certaines administrations et entreprises ont accordé à leurs employés le samedi pour faire « un grand week-end ».  Puisque l’Ascension est un jeudi, le vendredi est souvent aussi accordé et parfois en complément du samedi et du dimanche. On a l’habitude de parler de « pont » pour désigner un week-end et quand on trouve que vraiment le repos obtenu est appréciable, certains vont jusqu’à dire …viaduc ! On peut alors se demander ce qu’il en est dans les autres pays.

     Prenons par exemple le Japon qui, au contraire, jouït d’une réputation d’avoir un peuple très travailleur, y-a-t-il aussi « des ponts  » ? Je commencerai par dire une boutade en vous répondant que « les ponts japonais » sont bien connus puisqu’ils ont plu au peintre impressionniste Claude Monet ! Bien que cet artiste ne soit jamais allé au Japon, il était fasciné par le pays du Soleil Levant. Ainsi, dans sa maison de Giverny, le jardin d’eau est orné d’un petit pont qui enjambe l’extrémité du bassin. La forme arquée de cette passerelle lui a valu le nom de « pont japonais » et il posséde une tonnelle. En fait, Claude Monet a peint le pont qu’il a fait faire dans son jardin.

                                           

    Plus sérieusement maintenant, je dirais maintenant que oui, il y a des « ponts » au Japon, même si c’est rare, le plus connu est la « Golden Week »  que l’on peut traduire en français par « la Semaine d’or« . Il s’agit de jours fériés qui se succédent : 4 en 7 jours !  Le 29 avril de chaque année, les Japonais célèbrent la  » Fête de Shōwa » (Shōwa no Hi). Il s’agit de célèbrer l’anniversaire de l’empereur l’empereur Shōwa (Hirohito) né le 29 avril 1901 bien qu’il soit mort le 7 janvier 1989 et qu’il y ait aussi des polémiques sur son rôle pendant la seconde guerre mondiale. Depuis son décès, c’est son fils Akihito qui est empereur.

                                                   

                                               

      Le 3 mai est la seconde fête de la « Semaine d’or ». Il s’agit de commémorer la Constitution de 1947. Cette journée est appelée Kempō Kinen Bi . C’est un événement très important puisque cette constitution a été élaborée au-delà de la seconde guerre mondiale et donc au-delà de la capitulation du Japon.  Les articles de cette constitution se sont fortement inspirés du travail de réflexion de Douglas Mac Arthur, commandant suprême des forces armées américaines.

                                          

     On pourrait voir un acte contre-nature de célèbrer  une constitution dictée par l’ennemi d’hier, mais ce serait ignorer que si d’un côté Douglas Mac-Arthur incarne un ancien rival, il est aussi un allié car il a personnellement appuyé le statut « d’innocents » pour les membres de la famille impériale lors du procés de Tokyo ouvert le 19 janvier 1946. Il s’agissait de juger les « criminels de guerre japonais de la seconde guerre mondiale » et Hirohito et sa parenté ont ainsi bénéficié d’une exonération de responsabilités. Il faut dire que deux raisons expliquent cette grande clémence. Les onze juges du Tribunal Militaire International pour l’Extrême-Orient ont à leur tête le procureur Joseph Berry Keenan. Il est américain et a servi pour l’administration de Franklin Roosevelt puis celle de Harry Truman et il serait difficile d’incriminer Hirohito et sa famille pour « crime de guerre » alors que les Etats-Unis ont eux-mêmes largué deux bombes atomiques avec des effets dévastateurs sur le Japon ! Il y a aussi à prendre en considération la stratégie américaine consistant à ne pas déstabiliser politiquement  le Japon en épargnant l’empereur Hirohito et sa famille, et ceci est d’autant plus important que la guerre froide a fait naître  la guerre de Corée  qui menace et qu’il est très intéressant de faire du Japon un allié ! L’article 9 de la constitution japonaise de 1947 interdit la création d’une armée japonaise, mais, sous des couverts de « protection » par rapport à la Corée du Nord soutenue par les Soviétiques et les Chinois, le Japon est autorisé à organiser une « force d’autodéfense« .

Le 4 mai, les Japonais célèbrent Midori no Hi que l’on peut traduire par Fête de la Nature ou de la Verdure. Les jardins japonais sont souvent petits mais dessinés avec soin de façon à former un paysage en miniature. Voici quelques exemples de décorations de jardins japonais : http://www.dailymotion.com/video/x3hv04_jardins-japonais_blog . Le « bonsaï » est l’art de cultiver des arbres miniatures. Chaque rocher, pièce d’eau et plante est mis en valeur. Regardez quelques réalisations avec http://www.youtube.com/watch?v=mfrs_oZfk_M&hl=fr

  Enfin, le 5 mai, les Japonais célèbrent Kodomo no hi que l’on peut traduire  par « Fête des enfants » bien que ce soit particulièrement les garçons qui soient fêtés. Des animations spéciales caractérisent cette journée. Ainsi les enfants prennent un bain d’iris (shōbu-yu ), boivent du saké additionné d’iris, dégustent des Kashiwa-mochi qui sont des sortes de gâteaux de riz fourrés d’une purée de haricots rouges sucrés, le tout enroulé dans une feuille de chêne. Parfois ils mangent aussi des chimaki. Il s’agit d’une sorte de gâteau de riz agglutiné servi dans une feuille de bamboo.

                                                                   

                                                                   

   Les enfants reçoivent une « poupée de mai » et des « drapeaux carpe« . On peut en admirer à cette adresse : http://www.japan-photo.de/e-kodomo.htm

                                                                 

   Cette semaine d’or est une période très importante au Japon au niveau touristique puisque ces jours de repos sont des occasions rêvées pour faire des visites. Mais, ces jours là, les prix flambent et finalement l’or est très utile mais …dans le porte-monnaie …pour passer cette semaine !

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C’est de bonne guerre

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Pour tous les armistices

Les arbres et les fleurs

La joie, le rire, le bonheur.

Pourquoi les hommes

Font-ils toujours la guerre ?

Et puis, tant de malheurs,

Cyclones, épidémies,

Famines. Tant de tristesse.

Pourquoi les hommes

Ajoutent-ils la guerre ?

Andrée Clair (1916-1982)

Cette semaine, en France, nous allons célèbrer l’armistice du 8 mai 1945. Cet événément n’est pas commémoré partout dans le monde parce qu’en fait le mot « armistice » est un peu abusif pour désigner une réalité planétaire. Certes, en Europe, le second conflit mondial a cessé puisque la veille il y a eu la capitulation de l’Allemagne comme le rappelle ce site http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19450507 . De ce fait, bien sûr, les armes se sont arrêtées en Europe parce que c’est la signification même du mot « armistice » mais la paix ne s’est pas installée pour autant dans le monde ! En effet les combats se sont poursuivis et peut-être ont-ils été encore plus terribles les derniers mois puisqu’il y a eu la terrible bataille du Pacifique opposant les Etats-Unis et le Japon. Peut-être même les deux explosions atomiques sur Hiroshima et Nagasaki des 6 et 9 août 1945 ont-elles été plus destructrices en « seulement » deux jours que le conflit qui durait depuis 1939 jusqu’à ces deux dates ! Une vision d’apocalypse bien démontrée par cette vidéo : http://www.aufeminin.com/video/see_88690/6-aout-1945-8-heures-15.html . Cette vidéo de l’ENA accentue le côté diabolique de l’entreprise en insistant sur les « performances » des bombes et sur l’aspect faussement scientifique des recherches entreprises pour « tuer le plus efficacement possible » : http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&from=fulltext&full=Nagasaki&num_notice=1&total_notices=3

Pourtant, en 1945, peu d’hommes politiques ont dénoncé cette sorte de terrorisme. Le philosophe et romancier Albert Camus a été un des rares à dénoncer cette atrocité dans son célèbre éditorial du journal Combat : http://www.matisse.lettres.free.fr/artdeblamer/tcombat.htm .

Non les armes ne se sont arrêtées en ce 8 mai 1945 et la folie meurtière a continué ! Je ne crois pas pour autant qu’il faille renoncer à la commémoration de ce jour même si la France est le seul pays, en Europe, à le faire encore. Seulement, le mot « armistice » est inapproprié et est même assez méprisant pour les victimes postérieures à cette date. On trouve parfois, sur le calendrier, à la date du 8 mai, l’intitulé « Victoire 1945« . Et cela aussi est relatif parce que si c’était « la victoire », pourquoi fallait-il poursuivre les combats, même ailleurs ? Il faudrait juste dire « Capitulation de l’Allemagne nazie« .

Un texte admirable que celui d’Andrée Clair! Cette romancière  est née et morte en France mais sa vie est associée au Niger. Voici d’autres renseignements biographiques sur elle : http://aflit.arts.uwa.edu.au/ClairAndree.html Et combien son texte est de circonstances ! Les « malheurs naturels » sont d’actualité ! Comment oublier le séisme à L’Aquila en Italie il y a quelques jours ( http://www.dailymotion.com/video/x8wj8c_tremblement-de-terre-a-laquila-en-i_news ) et celui au sud de Mexico (Mexique) la semaine dernière ( http://www.lexpress.fr/actualites/2/seisme-de-magnitude-5-6-au-mexique-pas-de-victimes-signalees_756887.html ) La romancière parle « d’épidémie », comment ne pas penser à cette terrible grippe que maintenant on ne nomme plus ni « porcine » ni « mexicaine » mais « H1 N1 » ( http://www.woopie.jp/video/watch/6b59233de0dd00a8 ) Quand on voit effectivement tous ces « fléaux », est-ce bien « raisonnable » d’ajouter la guerre, ne faudrait-il pas penser à la solidarité et au bien-être de chacun ?

Le titre de ce billet, C’est de bonne guerre, se veut l’illustration des différentes expressions françaises comprenant le mot « guerre ». Elle signifie que l’on estime que le comportement de l’adversaire est jugé correct et légitime. Voici d’autres expressions :

guerre des ondes : la radio et la télévision sont utilisées pour diffuser de la propagande

guerre des étoiles : programme lancé par Ronald Reagan en 1983 pour éliminer la menace de missiles stratégiques

guerre sainte : une guerre menée sous des prétextes religieux

guerre totale : forme de guerre dans laquelle on utilise tous les moyens possibles

guerre froide : tension entre les Etats-Unis et l’URSS après la seconde guerre mondiale

petite guerre : guerre de harcélement

guerre des tranchées : référence à la première guerre mondiale durant laquelle les soldats étaient dans les tranchées

guerre chimique, nucléaire, biologique ou guerre NBC : formes de guerres dans lesquelles on utilise ce type d’armes.

nom de guerre : nom que prenait un soldat en s’enrôlant

homme de guerre : homme dont le métier est de faire la guerre

de guerre lasse : à bout de résistance

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En Février : des baisers et des bugnes

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     La semaine dernière, nous avons évité de nous crêper le chignon en mangeant nos galetous. Cela aurait été d’autant plus dommage que le 14 février, c’est la Saint Valentin et il vaut mieux échanger des baisers ! Si c’est le coup de foudre réciproque, une ère nouvelle s’ouvre faite de serments, de caresses et de mots doux. A noter qu’au Japon, comme notre amie Mariko nous l’avait signalé l’an passé, la « Saint Valentin » ne concerne que les femmes car elles doivent offrir une boîte de chocolat ou de biscuits aux hommes. Oui, c’est à tous les hommes et en particulier à leurs collègues de travail. Mais les nipponnes sont rusées : si elles éprouvent de l’affection pour celui à qui ira le cadeau, elles lui offriront  du « honmei choco » (traduire « du chocolat véritable »), sinon ce sera  du  « giri choco » (chocolat obligatoire et de moins bonne qualité). Si ces derniers apprécient ce geste, ils devront,  pour le 14 mars, c’est-à-dire un mois plus tard, offrir à leur tour quelque chose : chocolat, fleur, etc. Le 14 mars s’appelle « le jour blanc » en référence au fabricant de marshmallow  (souvent de couleur blanche) qui a inventé cette tradition pour faire vendre ses sucreries.

 

 

   Mais, Février, c’est aussi  « Mardi -Gras » .  Cette date est connue pour les « bugnes« .  Non, je ne veux pas faire référence au sens un peu familier de « bugne », celui qu’on lui donne du côté de Lyon, à savoir un « coup ». Oh non, après les tendresses des amoureux, il y aurait déjà des femmes battues ! Je plaisante bien sûr ! « Bugne » est aussi la manière de désigner un beignet dont il est de tradition de manger pour le mardi-gras. Comme pour Chandeleur, à l’origine, il s’agissait de confectionner un mets comportant le plus possible d’ingrédients ensuite interdits durant la période de carême : beurre, huile et oeufs. Suivant la région, le beignet change d’appellation : bottereau dans la région nantaise, merveilles dans le Bordelais, oreillettes en Provence, tourtisseaux dans le Poitou, etc. Les beignets du Mardi-Gras s’appellent « roscos » en Espagne. En Espagne, il y a également les « churros » que nous surnommons « chichis » en français. En Argentine ainsi qu’au Pérou, les « churros » sont fourrés au lait concentré sucré.

                             

        Mais les beignets ne sont pas obligatoirement associés au Mardi-Gras. Ainsi, à l’île de la Réunion, on peut trouver tout au long de l’année des « bonbons piments » . Vous pouvez avoir un idée de leur apparence à http://flickr.com/photos/bezombes/2627608738   Au Japon, le tempura  est une sorte de beignet. Il s’agit d’une pâte à frire fluide que l’on sert avec du riz, de la viande ou du poisson ainsi que des légumes.  Au Canada et aux Etats-Unis, ce sont les beignes ou « donuts » qui ont un grand succès surtout dans les firmes de restaurations rapides. En Israël, le soufganiya est un beignet consommé surtout pour Hanoucca ou « fête des lumières » qui a lieu en novembre.

 

                                                            

Vous pouvez avoir quelques recettes de savoureux beignets  à : http://www2.ac-toulouse.fr/col-jmoulin-toulouse/club/1998/recett03.htm

                             

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