Et pendant ce temps là …

Animations culturelles, Gastronomie, Grands événements au lycée, humeur, Jeu, Langues, Littérature, Pays, Pédagogie, Société 9 commentaires

      Amis lecteurs ou visiteurs vous avez sûrement l’impression que ce blog est devenu moribond parce que depuis janvier il n’y a eu aucun nouvel article. C’est vrai, cependant il y a eu de nouveaux commentaires et donc vous avez pu noter une certaine évolution. Cette absence de grande intensité, tout au moins si vous prenez comme référence le rythme auquel je vous avais habitué, s’explique par une très grande fatigue et donc une impossibilité de gestion d’un espace virtuel en plus du travail « habituel » au niveau d’un CDI. La difficulté est en fait que le « succès » du CDI au niveau des élèves est tel que ma collègue et moi sommes sans cesse sollicitées durant nos 30 heures de présence dans ce lieu et que donc, concrètement, cela veut dire que je dois rédiger les articles, valider les commentaires, chercher de nouvelles informations à diffuser, sur mon temps personnel de repos. Alors il arrive un moment où il y a saturation et où le corps se rebelle et dit « stop ».

       Un blog n’est que le « sommet » visible d’un immense iceberg et donc, dans les profondeurs cachées, je poursuivais mes liens avec des professeurs de français langue étrangère et ceci dans l’intérêt du lycée. C’est ainsi que j’ai mis en relation Dominique Albrecht, professeur d’anglais des 2H 1 et des 2 BPF, avec Marti Kitsinis qui enseigne le français à http://www.deerparkcityschools.org/ de Cincinnati en Ohio. Les échanges se sont  faits par messagerie électronique sous la direction des professeurs respectifs, en anglais, pour nos élèves, en français pour les Américains.  Mais les échanges se sont intensifiés au point d’envisager de faire des cadeaux aux nouveaux amis et surtout de les amener à connaître la région et donc de leur donner l’envie d’y venir. J’ai alors proposé à Dominique de réaliser une « variante  maison « du « Trivial Pursuit » en imaginant des questions sur Limoges et le Limousin. A l’aide de documents fournis par l’Office du tourisme de la ville, les élèves ont imaginé des questions sur l’histoire, la géographie, la gastronomie, etc liéees à notre département.

                                                                               

                                                                                Les questions

          Quand la maquette et les questions ont été prêtes, un colis a été fait pour le  poster aux amis. Regardez plutôt comment ils ont réagi .

                                       Captivés par le jeu

                                                                     Et on propose des réponses

                                                                     Marti aide pour les questions du trivial pursuit

                                                                     Les élèves se détendent tout en découvrant notre région

                              Avant le début des échanges, Marti Kitsinis avait programmé un voyage en Europe avec une partie de ses élèves, avec visite de la Côte d’Azur et d’une partie de l’Espagne.  En voyant l’évolution des échanges, elle a décidé d’inclure un passage à Limoges et la visite du lycée Jean Monnet. Aussi sera-t-elle parmi nous du 24 au 27 juin.  Marti, you are welcome !                                       

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Tous les goûts sont dans la Nature

Animaux, Gastronomie, Pays, Pédagogie, Santé, Société 11 commentaires

          En cette période de vacances de Toussaint, on pense aux voyages. Je vous en ai déjà parlés dans mon précédent article, cependant, pour ce billet, j’évoquerai une autre raison qui est à l’origine du tourisme : la curiosité qui pousse à vouloir goûter les plats des autres pays.

       Malgré l’excellente réputation de la cuisine française, certains mets surprennent nos visiteurs.  Ainsi nous dégustons avec plaisir les cuisses de grenouilles, ce qui nous vaut le sobriquet prononcé avec un réel dégoût de « frog » ou « froggies » par les Anglophones. Bien évidemment quand on songe à la mare verdâtre  dans laquelle sautent de nénuphars en nénuphars les batraciens, ça peut sembler répugnant !

                                         Cuisses de grenouilles à la provençale                                            

Une grenouille

                    Que dire alors des escargots farcis dont nous raffolons pour les repas de fêtes alors que ce mollusque ne cesse de baver pour lubrifier son pied afin de mieux se déplacer.

                                                                        Des escargots persillés

                                                                                       Un escargot

 

                                           Et nos fromages dont certains « fleurent » même à grande distance, laissant échapper des odeurs qui parfument plus ou moins l’air. Ces senteurs peuvent déranger des nez délicats. Parfois c’est le goût très particulier dû au fromage de chèvre  ou de brebis qui fait faire quelques grimaces à un palais qui s’attendait à quelque chose de moins « marqué ».

                                                   Munster

                                                                          Maroilles ou marolles

 

                                                                         Reblochon

                                                                       Roquefort

                      Mais il n’y a pas qu’en France que le fromage peut faire « tiquer », nos amis du Québec le serve en « poutine« . Il s’agit d’un mélange de frites et de cheddar accompagné d’une sauce brune.

                                          Cheddar

                                                                  Une poutine

                        C’est le plat national québécois, alors, bien sûr, si vous n’aimez pas le fromage, ça ne vous plaira pas ! Par contre, « la tire » dont nous a parlé Ariane dans son article sur le sirop d’érable (    article du 15 avril 2009 ) aura peut-être un certain succès. Vous savez, c’est le sirop d’érable chauffé puis étalé sur de la neige compacte. Mais peut-être ne trouverez-vous pas la fabrication très hygiénique.

                                                                          Préparation de la tire d'érable

                                                                           La tire d'érable est comme une sorte de sucette

                Il y a aussi le pemmican qui est de la viande séchée mêlée de graisse. Peut-être trouverez-vous ce plat indigeste . Mais alors, que penserez-vous du « haggis » c’est-à-dire de la panse de brebis farcie qui fait la réputation de l’Ecosse ? Cette préparation est à base d’abats de mouton (poumons, foie et coeur) de saindoux, d’avoine et d’herbes. L’arrivée de ce mets pourtant tant décrié dans l’histoire drôle de Jacques Baudouin ( http://lesdurocasseriesdepierlouim.blog50.com/archive/2008/02/07/jacques-bodoin-philibert-la-table-de-multiplication.html ) se fait au son du « bagpipe » c’est-à-dire de la cornemuse  : http://www.euro-info-tourisme.com/ecosse/le.ceremonial.du.haggis.html

                                                                              Haggis

                  Votre estomac se soulève rien qu’à l’idée de manger cette panse de brebis farcie ? Eh bien que dire alors ces ragoûts d’écureuils qui sont préparés en Louisiane . Voici une petite anecdote :  http://bostonscrap.canalblog.com/archives/2007/10/15/6548837.html . Dans la tradition cajun, ce mammifére qui nous semble si sympathique n’est pas plus « à ménager » que ne le serait n’importe quel animal à chasser .

                                                              Ecureuil

                     Vous essayerez peut-être le steak d’aligator  appelé « gator »  que l’on sert en Nouvelle-Orléans mais aussi en Géorgie ou vit notre amie Mary-Lou Wiesendanger car la chair de cet animal est très appréciée dans les Etats du Sud des Etats-Unis.

                                                                            Des alligators

                       Je crois tout de même que le plus insolite des plats que l’on puisse proposer est le « fugu », ce poisson du Japon car il contient une toxine mortelle et sa préparation, faite de façon non attentive, pourrait coûter la vie à son consommateur.

                                                                              Fugu

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Au nom du père (et des pairs)

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               Les journées européennes du patrimoine auront lieu les 18 et 19 septembre.  Il s’agit de la 26 ème édition et elles  permettent de  découvrir 15 000 sites publics ou privés, ouverts exceptionnellement et qui proposent pour l’occasion des animations particulières. Ces journées se placent sous l’égide du Ministre de la Culture et de la Communication. Il s’agit de Frédéric Mitterrand, neveu de l’ex-président de la République François Mitterrand.

                                         Fréderic Mitterrand

     Reprenant à son compte la maxime d’un ancien Ministre de la Culture (par ailleurs aussi écrivain), André Malraux,  prononcée à l’occasion de la création  du Ministère de la Culture, « Assurer la plus vaste audience à notre patrimoine culturel « , l’actuel ministre a placé la version 2009 de ces journées sous le signe de « l’accessibilité à tous » c’est-à-dire en fait la possibilité pour chacun, durant quelques heures, de visiter des lieux prestigieux.

                                        Andre Malraux (1901-1976) avec le poète argentin Rafael Squirru

             En Haute-Vienne, il y a, parmi les monuments visitables ce jour-là,  de nombreuses églises dont celles  de Saint-Michel-des -lions à Limoges (  http://www.limoges360.com/place-3.php  )   du Vigen ( http://renaissancesolignac.site.voila.fr/ ) ,  notre magnifique gare des Bénédictions mais aussi des lieux liés à la spécificité de notre ville, c’est-à-dire la porcelaine. Je pense en particulier au four des Casseaux dont ce site donnera une idée à ceux ou celles qui ne connaissent pas du tout : http://www.limoges360.com/place-27.php , la manufacture Bernardaud (http://www.bernardaud.fr/FR/manuf/ind_manu.htm ), le Musée Adrien Dubouché (http://www.musee-adriendubouche.fr/) . D’autres lieux sont à voir, vous en aurez la liste précise sur http://www.journeesdupatrimoine.culture.fr/programme/recherche-thematique?rd=7487&commune=&monument=&theme=0&ty=0&valider=Valider&insee=0&g=1

                                                                 Gare des Bénédictins à Limoges

 J’ai intitulé cet article « au nom du père » parce qu’en fait, peut-être n’en avez-vous jamais eu conscience, le mot « patrimoine » dérive du mot « père » car, initialement, il s’agit des biens que l’on hérite de sa famille , qui sont donc transmis de générations en générations et constituent une « histoire ». Il y a donc non seulement une valeur « financière » mais aussi sentimentale car il y a les liens du sang.

       J’ai ajouté « et des pairs » non seulement parce que ce mot est un homonyme de « père », mais aussi parce que j’ai voulu faire allusion à la manifestation « Toques et Porcelaines » à laquelle participe notre lycée. Il s’agit d’honorer les produits gastronomiques locaux : la spécialité de notre établissement étant l’hôtellerie-restauration, nous serons bien avec « nos pairs » c’est-à-dire entre professionnels des arts de la table. Les manifestations se dérouleront Place de la Motte, lieu tout près de la fameuse rue de la Boucherie dont le nom évoque bien sûr le Moyen-Age mais aussi le corps de métier des bouchers.  A ce titre, on pourra noter des animations autour du veau et du porc du Limousin. Des manifestations culturelles (spectacle, musique, théâtre de rue) rendrons …exquises (c’est le mot, non ?) ces journées du patrimoine.

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Combien de « 11 septembre » ?

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            Il y a maintenant 8 ans, le monde entier avait les yeux tournés vers les Etats-Unis où, pour la première fois de l’histoire de ce pays, ou tout au moins directement sur son territoire, un symbole de sa puissance était détruit. Oui, c’était l’effondrement des célèbres « tours jumelles » qui ont toujours fait la gloire de New-York ! Qui plus est, cette destruction se situait dans le cadre d’un attentat d’Al-Quaida  dont le célèbre Oussama Ben Laden serait le chef.  Depuis, pour marquer sa réprobation de cet acte, sa solidarité avec les victimes, la date du 11 septembre est devenue un fait marquant la planète entière. Il y a un peu partout des commémorations dont une exposition en Haute-Vienne, exactement au Centre de la Mémoire d’Oradour-sur-Glane : http://www.oradour.org/ 

   Il est question de construire un mémorial sur l’emplacement du drame : http://www.linternaute.com/savoir/grand-chantier/photo/le-memorial-du-11-septembre-au-world-trade-center/world-trade-center-un-memorial-pour-les-victimes-du-11-septembre.shtml?f_id_newsletter=1595  . Son inauguration est prévue pour le 11 septembre 2011.

                                                               Les tours du World Trade Center en pleine destruction               

     Beaucoup d’initiatives autour du 11 septembre 2001. Or, il existait un autre « 11 septembre » qui pouvait tout autant provoquer l’indignation du monde entier. Seulement, il est un peu tombé dans les oubliettes : 11 septembre 1973 . De quoi s’agit-il ? Au Chili, le président, Salvador Allende (dont un des boulevards de Limoges porte le nom) est renversé par une junte militaire dont le chef est Augosto Pinochet. C’est ce que rappelle Le monde diplomatique : http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2009-09-11-L-autre-11-Septembre

                                                                 Salvador Allende

                                                                 Augusto Pinochet

         C’est seulement le 25 avril 1990, c’est-à-dire en fait 17 ans plus tard que le rapport Rettig appelé en fait « Rapport de la Commission nationale Vérité et Réconciliation » mettra à jour toutes les atrocités commises durant ce régime militaire. Ces faits ont été dévoilés dans le cadre d’une « réconcialiation nationale » voulue par Patricio Aylwin qui succède à Pinochet en tant que Président. Alors, sont mises à jour les autodafés, les tortures aux opposants et surtout les nombreuses disparitions de personnes.

                                                                 Patricio Aylwin,président du Chili élu à 1989 et en mandat jusqu'à 1994

                   La junte militaire chilienne pratique l'autodafé

        Une vidéo de Ken Loach sur le 11 septembre 1973 parle de tous ces disparus et tous les crimes commis : http://www.dailymotion.com/video/xghdk_11-septembre-ken-loach

      Depuis mars 2006, le Chili est gouverné par Michelle Bachelet dont les ancêtres étaient des vignerons de Bourgogne. Ses liens avec la France ne peuvent que nous faire encore plus compatir pour cette période douloureuse qu’a connue ce pays.

                                                   Michelle Bachelet

             Véronique Massenot dont j’ai déjà eu l’occasion de parler dans un commentaire relatif à un billet de ce blog écrit le 10 juin 2008 et intitulé « Illustres illustrateurs » a écrit « Lettres à une disparue »  et cette fiction évoque « les disparues » d‘Argentine suite à un coup d’Etat militaire mais le sort de ces personnes ne différe en rien des « disparues » du Chili ou d’un autre pays dans lequel la démocratie a disparu. Ce livre est disponible au CDI et les élèves de Madame Parneix vont prochainement l’étudier dans le détail.

                                   "Lettres à une disparue " de Véronique Massenot

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C’est de bonne guerre

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Pour tous les armistices

Les arbres et les fleurs

La joie, le rire, le bonheur.

Pourquoi les hommes

Font-ils toujours la guerre ?

Et puis, tant de malheurs,

Cyclones, épidémies,

Famines. Tant de tristesse.

Pourquoi les hommes

Ajoutent-ils la guerre ?

Andrée Clair (1916-1982)

Cette semaine, en France, nous allons célèbrer l’armistice du 8 mai 1945. Cet événément n’est pas commémoré partout dans le monde parce qu’en fait le mot « armistice » est un peu abusif pour désigner une réalité planétaire. Certes, en Europe, le second conflit mondial a cessé puisque la veille il y a eu la capitulation de l’Allemagne comme le rappelle ce site http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19450507 . De ce fait, bien sûr, les armes se sont arrêtées en Europe parce que c’est la signification même du mot « armistice » mais la paix ne s’est pas installée pour autant dans le monde ! En effet les combats se sont poursuivis et peut-être ont-ils été encore plus terribles les derniers mois puisqu’il y a eu la terrible bataille du Pacifique opposant les Etats-Unis et le Japon. Peut-être même les deux explosions atomiques sur Hiroshima et Nagasaki des 6 et 9 août 1945 ont-elles été plus destructrices en « seulement » deux jours que le conflit qui durait depuis 1939 jusqu’à ces deux dates ! Une vision d’apocalypse bien démontrée par cette vidéo : http://www.aufeminin.com/video/see_88690/6-aout-1945-8-heures-15.html . Cette vidéo de l’ENA accentue le côté diabolique de l’entreprise en insistant sur les « performances » des bombes et sur l’aspect faussement scientifique des recherches entreprises pour « tuer le plus efficacement possible » : http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&from=fulltext&full=Nagasaki&num_notice=1&total_notices=3

Pourtant, en 1945, peu d’hommes politiques ont dénoncé cette sorte de terrorisme. Le philosophe et romancier Albert Camus a été un des rares à dénoncer cette atrocité dans son célèbre éditorial du journal Combat : http://www.matisse.lettres.free.fr/artdeblamer/tcombat.htm .

Non les armes ne se sont arrêtées en ce 8 mai 1945 et la folie meurtière a continué ! Je ne crois pas pour autant qu’il faille renoncer à la commémoration de ce jour même si la France est le seul pays, en Europe, à le faire encore. Seulement, le mot « armistice » est inapproprié et est même assez méprisant pour les victimes postérieures à cette date. On trouve parfois, sur le calendrier, à la date du 8 mai, l’intitulé « Victoire 1945« . Et cela aussi est relatif parce que si c’était « la victoire », pourquoi fallait-il poursuivre les combats, même ailleurs ? Il faudrait juste dire « Capitulation de l’Allemagne nazie« .

Un texte admirable que celui d’Andrée Clair! Cette romancière  est née et morte en France mais sa vie est associée au Niger. Voici d’autres renseignements biographiques sur elle : http://aflit.arts.uwa.edu.au/ClairAndree.html Et combien son texte est de circonstances ! Les « malheurs naturels » sont d’actualité ! Comment oublier le séisme à L’Aquila en Italie il y a quelques jours ( http://www.dailymotion.com/video/x8wj8c_tremblement-de-terre-a-laquila-en-i_news ) et celui au sud de Mexico (Mexique) la semaine dernière ( http://www.lexpress.fr/actualites/2/seisme-de-magnitude-5-6-au-mexique-pas-de-victimes-signalees_756887.html ) La romancière parle « d’épidémie », comment ne pas penser à cette terrible grippe que maintenant on ne nomme plus ni « porcine » ni « mexicaine » mais « H1 N1 » ( http://www.woopie.jp/video/watch/6b59233de0dd00a8 ) Quand on voit effectivement tous ces « fléaux », est-ce bien « raisonnable » d’ajouter la guerre, ne faudrait-il pas penser à la solidarité et au bien-être de chacun ?

Le titre de ce billet, C’est de bonne guerre, se veut l’illustration des différentes expressions françaises comprenant le mot « guerre ». Elle signifie que l’on estime que le comportement de l’adversaire est jugé correct et légitime. Voici d’autres expressions :

guerre des ondes : la radio et la télévision sont utilisées pour diffuser de la propagande

guerre des étoiles : programme lancé par Ronald Reagan en 1983 pour éliminer la menace de missiles stratégiques

guerre sainte : une guerre menée sous des prétextes religieux

guerre totale : forme de guerre dans laquelle on utilise tous les moyens possibles

guerre froide : tension entre les Etats-Unis et l’URSS après la seconde guerre mondiale

petite guerre : guerre de harcélement

guerre des tranchées : référence à la première guerre mondiale durant laquelle les soldats étaient dans les tranchées

guerre chimique, nucléaire, biologique ou guerre NBC : formes de guerres dans lesquelles on utilise ce type d’armes.

nom de guerre : nom que prenait un soldat en s’enrôlant

homme de guerre : homme dont le métier est de faire la guerre

de guerre lasse : à bout de résistance

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Rameaux de laurier, d’olivier et autres

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  Les classes de CAP  de notre lycée  ont écrit quelques textes à partir des aquarelles du peintre Jean-Claude Papeix dont voici le site : http://papeix.free.fr .  Madame Martine Voisin, leur professeur de mathématiques, est à l’initiative du projet. Leur professeur de français, Madame Doris Parneix, a fait le récit du vernissage des toiles de l’artiste limousin dans  http://www.weblettres.net/blogs/?w=capdebonneesper .  Ces élèves ont été récompensés par les représentants du Rotary-Club de la Haute-Vienne au cours d’une cérémonie  de remise des Prix des Métiers. Ils ont reçu des mains de chaque président de club un diplôme et un chèque . Sur la photo ci-dessous, vous pouvez  voir Madame Vergnaud, notre proviseur, ainsi que la délégation d’élèves de CAP.

                                                    

      Les élèves des classes de CAP ont donc été les lauréats d’une sorte de défi qui consistait à être capables d’être inspirés par des aquarelles et, à partir de là, improviser une brillante rédaction. Que signifie le mot « lauréat » ? Textuellement, c’est celui qui est couronné d’un laurier et, de façon plus générale, celui qui a réussi un examen, a remporté un prix dans un concours .

      Mais quel lien avec la plante aromatique me direz-vous ? Le laurier est un arbuste de la région méditerranéenne à fleurs blanchâtres dont les feuilles persistantes et coriaces sont utilisées comme condiment.

                                                                

       Il faut faire quelques rappels mythologiques pour bien comprendre la relation avec l’idée de triomphe. Dans Les métamorphoses, Ovide conte comment, alors qu’elle était poursuivie par Apollon et qu’elle souhaitait lui échapper, la déesse Daphné se changea en laurier. Cet arbre est donc lié à l’idée de triomphe, de victoire. Cette référence mythologique explique que parfois, au lieu de dire simplement « laurier », on préfère utiliser l’expression « laurier d’Apollon ». Un peintre, Giambattista Tiepolo, a choisi ce thème pour l’un de ses tableaux.

                                                               

     En grec, « Daphné » s’écrit Δάφνη et ce mot veut dire « laurier ». D’ailleurs « daphné » est devenu un nom commun masculin pour désigner des arbrisseaux du genre thyméléacées, dont les feuilles sont caduques ou persistantes, et dont plusieurs espèces sont cultivées pour l’ornement. On appelle parfois ces arbres : « bois joli », « bois gentil », ou même « daphné garou« . « Daphné » est aussi devenu un prénom féminin.

                                                                       

    Avoir « une tête laurée » signifie avoir sur la tête une couronne de lauriers. C’est ainsi que sont, par exemple, représentés Jules César, Pierre de Ronsard, Napoléon Bonaparte. Plusieurs expressions confirment l’idée de succès associée au mot « laurier » :

      –Cueillir ou moissonner des lauriers : remporter des victoires

       – Etre chargé de lauriers : avoir acquis beaucoup de gloire

       – Flétrir ses lauriers : déshonorer sa victoire

       – S’endormir sur ses lauriers : ne pas poursuivre une carrière glorieusement commençée

      – Se reposer sur ses lauriers : jouïr d’un repos mérité par des succès antérieurs (mais souvent l’expression est ironique et veut dire en fait que la personne se laisse vivre)

         Plus étonnant encore, le mot « baccalauréat » est un dérivé du mot « laurier » puisque ce terme vient d’un mot latin signifiant « baie de laurier » : une couronne ou un rameau de lauriers ceignait, à l’origine, les génies et les sages. Un « rameau » est une petite branche d’arbre ou la ramification de la tige d’un végétal.

          Le mot « rameau » est très souvent associé au mot « olivier« . Il s’agit d’un arbre méditerranéen qui donne des olives que l’on consomme natures ou bien dont on tire de l’huile. Comme le laurier, l’olivier est donc associé à la gastronomie. De la même façon qu’il existe le prénom « Laurent » qui dérive de « laurier », il y a le prénom « Olivier » qui vient justement de « olivier ».

                                                     

                                

        Autre point commun avec le laurier : en Grèce, lors des Panathénées, une couronne d’olivier et des jarres d’huile d’olive étaient offertes aux vainqueurs pour symboliser leur victoire et leur force ! Enfin, il faut aussi faire référence à la mythologie  pour comprendre cette symbolique. Athéna, déesse de la Sagesse, et Poséidon, dieu de la Mer souhaitaient tous les deux diriger l’Attique, région où se trouve actuellement Athènes. Pour les départager, Zeus proposa que ce lieu reviendrait à celui qui offrirait aux hommes le cadeau le plus utile. Poséidon fit apparaître un magnifique cheval fougueux capable de faire gagner des batailles. Mais Athéna fit jaïllir de terre un arbre immortel capable de nourrir et de soigner les hommes. Zeus estima qu’Athéna avait triomphé de l’épreuve : elle obtint l’Attique et Athènes s’appelle ainsi en souvenir d’Athéna.

      Le rameau d’olivier se trouve sur le drapeau de l’ONU en signe de force pour imposer la paix. On appelle souvent les Académiciens les « Immortels » parce qu’ils portent un habit vert brodé de rameaux d’olivier et cela fait référence à leur désir de perpétuer la langue française.

                                                     

      « Rameau » a donné naissance à « Rameaux » qui est une fête religieuse renvoyant au dimanche qui précède Pâques. Cette célèbration est parfois appelée  » Pâques fleuries« . Il s’agit de commémorer l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem. La foule l’a accueilli en agitant des branchages et c’est donc pour cela que l’on parle de « rameaux ».

    C’est bien sûr une fête religieuse, mais, en Limousin, cela se traduit, au niveau gastronomique, par le fait de manger une « cornue« . Il s’agit d’une brioche qui possède une forme très particulière puisqu’il s’agit de celle d’un phallus ! Des documents du Moyen-Age attestent de cette longue tradition. En 1780, l’évêque de Limoges, Monseigneur du Coetlosquet, fut très choqué  et demanda de « rectifier » un peu la forme pour qu’elle rappelle plus un « Y » qu’un sexe masculin car cet érotisme ne lui plaisait pas du tout ! Il n’empêche qu’il s’agit d’une tradition du terroir limousin et que c’est une excellente brioche !

                                             

       Pour parler à nouveau de « rameau », car tel était mon propos, j’aimerais encore donner deux autres significations de ce mot.  Le neveu de Rameau est le titre d’un livre écrit par Denis Diderot, célèbre philosophe français du Siècle des Lumières. Il faut comprendre que « l’oncle » est Jean-Philippe Rameau (1683- 1764), musicien français. Si vous allez sur http://www.linternaute.com/musique/albums/artiste/jean-philippe-rameau/15252/discographie/ , vous pourrez écouter des extraits musicaux.

                                        

                                       

        Enfin, et cela me ramène au domaine de la documentation, « rameau » signifie  » Répertoire d’Autorité-Matière Encyclopédique et Alphabétique Unifié », c’est-à-dire qu’il y a une constitution d’une « liste-vedette » qui permet de s’entendre sur les mots qui seront retenus pour pouvoir  cataloguer des documents. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter : http://rameau.bnf.fr/informations/convention.htm

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Enlève tes charentaises, et va voir les thèses en chars !

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       Est-ce que vous êtes pantouflard ? Vous ne pouvez pas répondre parce que vous ne savez pas ce que ça veut dire, c’est cela ? Eh bien, être « pantouflard », c’est se sentir tellement confortable dans ses pantoufles que l’on se plaît à ne pas quitter son chez-soi, bref, c’est être casanier.

      Je vis à Limoges et cette ville était autrefois très connue, non seulement pour sa porcelaine (c’est encore le cas, heureusement !) mais aussi pour la fabrication de chaussures. Il y avait, dans mon enfance, à l’emplacement actuel du centre commercial appelé « Centre Saint Martial« , une grande usine de chaussures : l’entreprise Heyraud. Vous lirez l’histoire de cette entreprise dans cet article : http://www.heyraud.fr/historique . Il eut parfois des conflits  sociaux au sein de cette fabrique comme le montre la photo ci-dessous

                                                               

       Beaucoup de Limougeauds étaient cordonniers c’est-à-dire réparateurs de chaussures. Il y avait peu de temps que les gens de la campagnes ne portaient plus en permanence leurs sabots et alternaient souliers et charentaises. Ces pantoufles, créées à partir de rebuts de feutres, doivent leur nom au fait d’être sorties d’une usine installée en Charente.

                                                                   

        L’expression « Etre dans ses petits souliers » signifie être embarrassé. Vous le n’êtes pas ! Vous voulez même, peut-être, « trouver chaussure à votre pied » , c’est-à-dire avoir sous la main la personne ou la chose qui vous convient exactement. Eh bien, je vous propose de ne pas du tout être pantouflard et de partir avec moi au Luxembourg pour assister à un défilé de chars pas ordinaire.

                                                           

                                                           

               Il y a trois langues officielles dans ce duché : le luxembourgeois, le français et l’allemand.  La capitale est Luxembourg. Aujourd’hui, nous nous intéresserons à Esch-sur-Alzette qui est la seconde ville du pays avec 27 244 habitants.

                                                             

                Hier, dimanche, donc le 15 mars, il y avait la cavalcade à Esch mais n’imaginez surtout pas que je vais encore vous parler de « grosses têtes », de sa majesté Carnaval, des reines, etc. Il y avait bien la fête mais elle avait un esprit particulier : elle était porteuse de messages, je dirais presque de thèses ! Bien sûr, les confetti, les traditionnelles majorettes et  la bière très appréciée dans les pays du Nord étaient de la partie.

                                                             

                                                                            

                                                            

                                                           

        Mais, ce qui se dégageait de tout cela, c’était plutôt une certaine philosophie, celle qui consiste à faire cohabiter l’esprit festif et une prise de conscience citoyenne.  Qu’est-ce que cela signifie ? Eh bien, par exemple,  même dans le cadre d’un divertissement, on peut aborder le thème de l‘écologie, du développement durable, du tri sélectif. Jugez -vous-même ! Pas de mise en scène à la manière du « showbiz », pas de surenchère pour épater la galerie. Les chars sont « faits maison » avec des moyens très réduits. Il suffit d’un peu d’ingéniosité et non seulement  celui qui défile  est original mais il attire aussi l’attention du public sur des problèmes sociaux d’actualité.

                                                        

                                                       

            

                                                      

                                                      

   La calvalcade est aussi un prêtexte pour rappeler les grandes causes nationales : ligue contre le cancer, société protectrice des animaux, etc. Dans l’assistance, on notait la présence de nombreux handicapés moteurs ou cérébraux.  Il y avait beaucoup de personnes en fauteuil roulant et ils étaient le centre de toutes les attentions pour leur offrir des bonbons, des stylos, des paquets de popcorn, des casquettes, etc.

                                              

     Chacun fraternise. Le « cow-boy » n’est plus l’ennemi de l’Indien. Dans la rue défile un monde idéal où chacun se sent bien et communique avec les autres. Les paysans luxembourgeois ont accepté bien volontiers de prêter leurs tracteurs dont ils se servaient pour leurs cultures pour que, bien nettoyés et « bichonnés », ces engins tirent les chars. C’est cela la solidarité !

                                         

                                        

                                       

          Puisqu’il faut être modeste et en même temps valoriser ce que l’on posséde, inutile d’inviter des personnalités sportives pour animer le spectacle.  Le club local de gymnastique et de trampoline s’est chargé des animations. Regardez-plutôt ces acrobaties !

                                        

                                       

                                        

        Puisque j’ai commencé cet article avec des jeux de mots basés sur des sonorités proches, je le terminerai de la même manière en disant qu’au Luxembourg, la bourrade ( petit coup brusque donné comme marque d’amitié) n’est pas un luxe mais une tradition et que les Luxembourgeois ne sont ni des bourgeois ni des amateurs de luxe !

      J’ai rédigé ce billet sur la base d’un reportage-photo de la cavalcade d’Esch que m’a adressé Marie-Annick, l’enseignante qui était déjà à l’orgine du texte sur les lampions. Je la remercie beaucoup.

 

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8 mars : une fame des femmes

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    Clara Zetlin est à l’origine de la création d’une journée internationale de la femme. Le 8 mars 1910, lors de la deuxième conférence internationale des femmes socialistes elle a proposé qu’un jour dans l’année soit réservé à la célébration des femmes. Elle est  une grande « figure » du féminisme avec son amie Rosa Luxemburg.

  D’autres noms sont indissociables de ce grand mouvement d’émancipation. Etre une « femme » c’est être « d’un autre sexe » et l’on peut déjà faire référence aux féministes qui ont défendu le droit d’assumer sa sexualité. Parmi elles,  Gisèle Halimi, cette avocate française née en Tunisie, s’est faite connaître pour avoir soutenu ouvertement des femmes ayant avorté et aussi pour avoir demandé l’accès libre aux moyens de contraceptions. Le film du Roumain Cristian Mungiu, « 4 mois, 3 semaines, 2 jours » qui a obtenu la palme d’or au 6o ème festival de Cannes, en 2007 a relancé le débat sur le choix, pour une femme, de disposer de son corps.

       En France, les femmes peuvent participer aux votes depuis le 21 avril 1944 mais, à l’intérieur de chaque parti politique et même au niveau de leur représentation à l’Assemblée Nationale et au Sénat, la parité est loin d’être atteinte! On peut tout de même noter trois femmes politiques françaises à la tête de trois partis politique distincts.  Ce sont Marie-George Buffet pour le Parti Communiste Français, Martine Aubry pour le Parti Socialiste Français et Arlette Laguiller pour Lutte Ouvrière. On notera au passage que les trois femmes appartiennent à des partis politiques « de gauche », est-ce un « signe » ?  Enfin, lors des dernières élections présidentielles, Ségolène Royal s’est présentée, ainsi qu’Arlette Laguiller d’ailleurs. Ségolène Royal est aussi membre du Parti Socialiste.  Il est également intéressant de noter que c’est une femme qui se trouve à la tête  du syndicat du patronat français appelé Mouvement des Entreprises De France : Laurence Parisot

 

 

       Je pourrais aussi vous parler, dans ce billet, d’autres femmes qui ont assuré la renommée (et donc « la fame ») de la gente féminine dans le domaine du sport, de la science, de la littérature, des découvertes, de la mode, etc.  Je le ferai dans de prochains articles car, selon moi, juste une journée pour « les femmes », c’est insuffisant, il faut parler d’elles souvent et généralement en termes élogieux ! En attendant, je vous propose de regarder le classement des femmes jugées les plus puissantes au monde : http://www.linternaute.com/savoir/magazine/dossier/les-femmes-les-plus-puissantes-du-monde/les-femmes-les-plus-puissantes-du-monde.shtml?f_id_newsletter=616

  Au niveau du CDI, ma collègue fait partie d’un groupe de réflexion sur l’égalité des chances hommes/femmes. Je vous invite donc à regarder ces sites pour voir ce qui a déjà été fait au niveau de l’Académie de Limoges : http://www.ac-limoges.fr/rubrique.php3?id_rubrique=842 ,http://www.ac-limoges.fr/doc/spip.php?article510&var_recherche=MLF , http://www.ac-limoges.fr/doc/spip.php?article484

        La fleur de mimosa symbolise la magnificence, l’élégance, la simplicité, la tendresse et l’amitié. Dans les songes, le mimosa est signe de sécurité. Il représente aussi l’énergie féminine, cachée sous une apparente fragilité. Pour cette raison, depuis 1946, le mimosa est l’emblème de la journée de la femme.

                                                                

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Le « Fées-ch’tis-val » de Limoges

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       Le dimanche 1er mars a été doublement fêté à Limoges. D’abord, comme partout en France, nous avons eu une attention particulière pour les grands-mères car c’était leur fête. En effet, depuis 1987, une marque de café  du groupe Kraft Foods et appelé « Café Grand-mère » a instauré une célébration particulière pour chaque »Mamie » ou « Mémé » le premier dimanche de mars. Cette date figure même maintenant au calendrier.

   Ensuite, c’était « la cavalcade » comme on dit ici, c’est-à-dire le défilé carnavalesque. C’est un des temps forts de la ville. Chaque année, un thème est défini et, pour 2009, il s’agissait de « combiner » celui des Fées et celui du Nord de la France.  Le succès du film « Bienvenue chez les Ch’tis » de Dany Boon sorti en 2008 a largement influencé ce choix. L’action se passe à Bergues, près de Dunkerque, et « ch’tis » signifie, en patois local, « gens du Nord ». L’expression « fées-ch’tis-val » se veut une sorte de « concentré » pour dire que le (carna) val aura pour thème les fées et les ch’tis et que ce sera un festival (sonorité proche du mot-valise « fées-ch’tis-val »)

   Sur un parcours d’environ trois kilomètres dont les deux points stratégiques étaient l’Hôtel de Ville et le Pont Neuf, plusieurs milliers de Limougeauds et de touristes s’étaient massés pour regarder passer les chars. Au niveau de la Mairie de Limoges, Jean-Pierre Descombes, ancien animateur de jeux sur la chaîne télévisée Fr3 (télévision régionale), faisait patienter les badauds dans l’attente du corso en posant quelques questions au public sur le nom de génériques d’émissions. Ses interventions étaient entre-coupées par de la musique avec, en particulier, des airs de Johnny Halliday, Edith Piaf ou des références à des chansons qu’avait l’habitude d’interprêter Pascal Sevran, mort l’an passé, et dont la personnalité est très liée au Limousin. Des danseuses évoluaient sur un podium ou sur la place. Elles excellaient aussi bien dans le French Cancan que dans la danse du ventre.

 Puis sont arrivées les majorettes de Limoges vêtues en rouge et blanc et avec de belles plumes dans le dos. Elles ont été suivies d’un char faisant référence à la légende d’Arthur et bien entendu à la fée Viviane, aux chevaliers de la Table Ronde, à l’enchanteur Merlin  et à la célèbre épée Excalibur .

   Puisque le Nord de la France était à l’honneur, l’animation suivante était des échassiers de Merchtem (Belgique ) perchés sur des échasses d’environ 4 métres de haut. Ils passaient tout juste sous les fils électriques qui alimentent les trolleys de Limoges ! Ils étaient accompagnés d’autres Belges se déplaçant  trois par trois,  au même rythme, puisque une seule paire de ski les reliait. Jean-Pierre Descombes a expliqué que « ces moyens de transport » étaient très courant en Belgique et participaient de la tradition.

                                                

                                               

    L’Harmonie Municipale de Limoges a joué quelques airs lors de son passage, faisant largement entendre tambours et saxophones.  Le char suivant s’intitulait « On a perdu le Nord » et une grosse planisphère en occupait presque tout l’espace. En français, « perdre le Nord », au sens figuré, veut dire avoir un peu perdu la raison.

  

    D’étranges « réparateurs » tenant à la main des clés à molettes géantes pour intervenir en cas de besoin, poussaient le « Mékanibulle« , une étonnante machine à fabriquer d’énormes bulles de savon qui s’envolaient en l’air ou bien planaient au-dessus de la tête des spectateurs. Parfois cet « engin » émettait un bruit bizarre comme s’il y avait une explosition proche ! Mais personne vraiment ne s’en inquiétait, plutôt chacun pouffait de rire. Mais juste après arrivait un terrible dragon faisant référence au film sorti en 1996 : « Coeur de Dragon » de Rob Cohen. Nous étions à nouveau au Moyen-Age.

                                            

                                            

   Par le biais des dragons, nous étions à l’époque médiévale mais l’animal fabuleux suggérait aussi l’Asie. Et, en effet des « Kuang-Fu » ont chassé les mauvais esprits avec la danse du lion. Ils ont même fait une démonstration de manipulation de sabres qui a impressionné le public. Et de Chine nous revenions au Nord de la France avec le char des « Grises mines« . Il y a une référence aux mines de charbon dont il est question dans le roman « Germinal » d’Emile Zola. Mais, à part cela, les personnages ne faisaient pas du tout « grises mines » (cela signifie être triste) car on pouvait reconnaître, dans les pâtes en carton, Laurel et Hardy ainsi que Charlot, c’est-à-dire des comiques.

                                             

                                                                     

   La fée Clochette d’après « Peter Pan » écrit par James Matthew Barrie suivait ces drôles de mannequins. Ce roman ayant été adapté en dessins animés par Walt Disney, le public était préparé à l’arrivée d’un bâteau à roues tel que l’on peut en voir sur le Mississipi.  A son bord, des « jazzmen » évoquaient la Louisiane et les attaches françaises avec l’Amérique.

                                                     

                                                   

      Après cette croisière le long du Mississipi, le public revenait en France et plus exactement dans le Nord avec l’évocation des corons c’est-à-dire les habitations ouvrières en pays minier. Mais, pour faire rire malgré la grisaille habituelle de ces pauvres maisons, « les corons » sont devenus « lait corons » (prononciation identique) permettant ainsi la figuration d’une vache du Limousin sur le char ! Le voyage n’était pas fini pour autant avec la venue de l’ensemble artistique « Pavulesse » d’Italie. Ce groupe est constitué d’une vingtaine de danseurs tous coiffés d’un très long (1,50 m) et très étroit chapeau. Les danseurs venaient de participer au carnaval de Venise.

                                                

                                               

   La « fée électricité » n’était pas oubliée avec les mannequins « disco« , micro à la main et très survoltés. Pour ne pas perdre le rythme, il y avait ensuite les danseuses mexicaines, avec leurs robes volantées aux mille couleurs, accompagnées de Mexicains jouant au lasso. Suivait aussi un char évoquant le Mexique avec les cactus et les sombreros.

                                           

                                           

                                         

    Le char suivant conduisait les spectateurs vers les pays du Nord avec les Vikings. La fanfare de Chézy-sur-Marne (région Picardie, département de l’Aisne) jouait allégrement du tambour et l’on pouvait voir le « Royaume des Fées » avec l’évocation de Viviane et Mélusine.

                                       

                                     

                                     

Les « Pères La joie » originaires de Ternoise  (région Pas-de-Calais) avec leurs habits bleus et leurs bonnets de meunier leur emboitaient le pas tout en frappant sur leurs tambours ou en soufflant dans leurs trompettes ou saxophones. Ils étaient suivis de « Chez Momo » qui faisait référence à la restauration rapide et en particulier aux fameuses « French fries » c’est-à-dire les frites. Juste après venaient les « Géants du Nord « , exactement de Steenvoordde et de Hondschoote. En tête, il y avait Mademoiselle Bintje et, près d’elle Edgar le Motard ainsi que la Belle Hélène. Près d’eux jouait la fanfare de Steenvoorde.

                                   

                                  

Le char « Flibustiers et pirates » reprenait le thème du voyage avec les risques liés à l’aventure en mer.  Puis la fanfare appelée « les Ziguenerinsel » de Stuttgart (Allemagne) annonçait l’arrivée du « Royaume des fées« , c’est-à-dire le char de Miss Limoges et de ses trois dauphines. La « Reine » était Léa Berthaud,18 ans, élève en terminale marketing au lycée Suzanne Valadon de Limoges. Son élection datait de la Saint Valentin. 

                                                                                                     

                                                    

Enfin les légendaires « Gueules Sèches » ont défilé, entraînant à leur suite le char en quelque sorte du « Roi » à cause du soleil miroir qui le caractérisait. Le thème était le réchauffement climatique, les ours polaires devant s’abriter sous un parasol ! La chaleur était encore dans la clôture du défilé par un groupe antillais.  Tous les chars, au fur et à mesure de leur passage, avaient poursuivi leurs routes en direction du Pont Neuf pour que la foule puisse assister à la combustion puis à la noyade du mannequin carnaval dans les eaux de la Vienne.

                                   

                                                                                

                                           

     J’ai fait au mieux pour vous faire un compte-rendu d’un spectacle populaire d’environ 4 heures. Pour rendre encore plus vivante cette animation culturelle, je vous propose de visionner quelques vidéos. Vous y entendrez les bruits de la fête et les rires, vous verrez les serpentins les confettis et les bulles de savon  qui  voltigent un peu partout. C’est un moment de liesse durant lequel chacun essaie d’oublier son quotidien et de faire un plein d’énergie.

http://www.youtube.cofrm/watch?v=W8Eso_f6bXs&hl=

http://www.youtube.com/watch?v=t2Af4_-LHRA&hl=fr

http://www.youtube.com/watch?v=7NcdE9dI4OU&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=zTs7Chlp_Pc&feature=related

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Entre histoire et légende

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           Des liens étroits et parfois sanguinaires unissent l’Angleterre et le Limousin. Ainsi le roi d’Angleterre Richard Ier, dit Richard Coeur de Lion,  a fini ses jours à Châlus. On peut avoir quelques renseignements sur cette ville de Haute-Vienne qui est alors rentrée dans l’Histoire   à http://couleur87.free.fr/intour/pays/feuillard/chalus.htm

         A partir de ce personnage historique réel, l’écrivain écossais Walter Scott a publié, en 1819, Ivanhoé, un roman dont l’action se déroule dans l’Angleterre du XII ème siècle. L’auteur a ajouté des personnages fictifs. En littérature ce genre se définit comme le roman historique puisque l’Histoire est au coeur du livre. C’est l’occasion de parler de la vie des chevaliers du Moyen-Age avec les tournois dont l’historique est expliqué dans http://www.france-pittoresque.com/traditions/13.htm. Vous trouverez dans http://www.weblettres.net/pedagogie/contributions/ivanhoe.rtf une contribution de Marie-Pierre Cart pour établir un questionnaire à partir d’Ivanhoé. Ce roman a été adapté au cinéma en 1952 par Richard Thorpe avec la participation de Robert Taylor et Elizabeth Taylor.

       Le Limousin s’efforce de faire revivre cette période médiévale. Je donnerai d’abord l’exemple du château Lastours dont on pourra se faire une idée des animations importantes et riches en couleurs en consultant  http://www.casteland.com/pfr/chateau/limousin/hvienne/lastours/lastours.htm   et http://www.visitorama.com/87/Chateau-De-Lastours2.html . J’ajouterai ensuite que l’an passé, Bridiers, près de La Souterraine, a fait revivre toute une fresque médiévale dont on peut voir un extrait du spectacle à http://fr.youtube.com/watch?v=B0zsG3eFpAw  et l’intégralité de la présentation du spectacle à http://www.bridiers.fr/amvpb/spectacle_2007_info.php  Il y a également l’excellent article sur Bridiers dans Pays du Limousin n°36 du 15 août au 15 octobre 2008 (p 20 à 27) . D’autres régions conservent bien sûr des vestiges du Moyen-Age. Je ne prendrai l’exemple que de Provins dont on peut avoir une idée grâce à ce site : http://www.provins.net/

        Mais j’aimerais vous proposer une petite sélection de sites en rapport avec la vie chevaleresque Commençons par  http://www.ac-noumea.nc/lettres/seqchevalier.htm  qui étudie le thème du chevalier dans la littérature de jeunesse. Poursuivons avec Perceval évoqué dans http://www.lettres.ac-versailles.fr/spip.php?article457 et Yvain  dont il est question dans http://www.lettres.ac-aix-marseille.fr/college/lectecr/yvain.html. Arthur est au centre de toutes les légendes : http://www.lesroutesdavalon.com/   et  http://www.canalacademie.com/La-legende-du-roi-Arthur.html    fourmillent de pistes pédagogiques. On pense alors à la forêt de Brocéliande  ( http://www.centre-arthurien-broceliande.com/menu.html ) ou à Merlin http://www.decourberon.com/merlin/) . Le numéro 959 de TDC en date du 1er septembre 2008 fait le point sur la légende arthurienne. Sachez qu’en fait, cette légende repose  sur le centurion romain Lucius Artorius Castus qui, au Vème siècle alors que l’Angleterre s’appellait encore « Bretagne » aurait remporté douze grandes batailles contre les Saxons. A partir de là, plusieurs écrivains ont imaginé une épopée fantastique avec l’épée magique Excalibur. Cette époque est celle des combats et, paradoxalement, celle de la foi religieuse avec la construction des cathédrales :  http://crdp.ac-amiens.fr/crdp/ingedoc/carte_ressources/trhactivites.htm

    Sachez que cette période historique est très étudiée aux Etats-Unis dans le cadre de l’apprentissage de la civilisation française.  Il existe le site anglophone de l’université de Rochester qui est très complet avec textes et iconographies : http://www.library.rochester.edu/camelot/cphome.stm?CFID=21634270&CFTOKEN=13254425&jsessionid=5a30a6da432358432027 . Il est possible aussi de se familiariser avec la vie quotidienne au Moyen-Age en consulant ce site qui a été réalisé par un professeur d’histoire à partir des fiches du musée du Moyen-Age de Cluny : http://histoireenprimaire.free.fr/ressources/vie_quotidienne_au_moyen_age.htm . Allez également jouer et tester vos connaissances sur le merveilleux site d’Isabelle Aubé consacré à cette époque historique : http://www3.sympatico.ca/isabelle.aube/ Un autre jeu interactif pour connaître absolument tout sur le vassal, le suzerain, la dîme, la gabelle, etc : http://www.curiosphere.tv/moyenage/labo_ma02.htm

 Cet été, Debra, de l’Ohio, a visité le quartier de la rue de la Boucherie dont vous verrez quelques photos à  http://www.echos-du-limousin.com/page5_7.htm  , avec encore plus de détails sur http://www.france-voyage.com   Notre correspondante Daleen, d’Afrique du Sud, elle, a remarqué les très jolies maisons à colombages (voir sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Pan_de_bois ) près du jardin de l’Evêché.

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