Je veux bien être pendu si …

Cinéma, Jeu, Littérature, Pédagogie 4 commentaires

      Vous connaissez l’expression. Elle signifie bien entendu que celui qui la dit est absolument sûr de ce qu’il avance, de ce qui va se passer. Elle engage sa responsabilté. La pendaison a longtemps été un « moyen de justice » pour ceux qui avaient commis des malfaits ou des actes identifiés comme tels par rapport aux « codes  » de la société dans laquelle ils vivaient. Souvenez-vous de La ballade des pendus du poète François Villon  :

    »  Se frères vous clamons, pas n’en devez
     Avoir dédain, quoique fûmes occis
     Par justice. Toutefois, vous savez
     Que tous hommes n’ont pas bon sens rassis.
     Excusez-nous, puisque sommes transis,
     Envers le fils de la Vierge Marie,
    Que sa grâce ne soit pour nous tarie,
    Nous préservant de l’infernale foudre.
    Nous sommes morts, âme ne nous harie,
   Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre ! »

      Et il y a aussi l’image fréquente du western dans lequel le cow-boy « fautif » finit au bout d’une corde.  Ce sont des visions négatives, encore que la légende de la mandragore vienne apporter un côté « merveilleux » à ces histoires macabres. La mandragore passe pour une herbe poussant au pied des gibets et fécondée par le sperme des pendus. Cette particularité donnait des pouvoirs extraordinaires à celui qui en possédait une.

    Pour rester sur une note disons « optimiste », j’ajouterai que « le pendu » est un jeu qui consiste à proposer des lettres de façon à trouver le mot choisi. C’est le cas de le dire, il ne faut pas rester sur la corde,  sous peine de subir la sentence. Sur le site  http://www.pendu.learningtogether.net/   vous trouverez, pour vos élèves  (français ou étrangers) ou pour vous-mêmes toute une série de propositions de thèmes pour enrichir son vocabulaire et son orthographe

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Pour ne pas perdre sa voix et sa voie

Animations culturelles, Cinéma, musique, Personnages 2 commentaires

     La ville d’Angers organise actuellement une exposition de peinture, des conférences et des concerts sur ces chanteurs opérés dès l’enfance pour garder une voix aiguë et cristalline telle qu’elle était très prisée dans les églises et les opéras aux XVIIème et XVIII ème siècles.  Sans doute avez-vous déjà entendu parler de Farinelli (1705-1782) de son véritable nom Carlo Brochi. Son chant passait pour exceptionnel et, malgré sa castration, on lui attribue un succès très important auprès des femmes. Ce sopraniste devint même ministre du roi d’Espagne Ferdinand VI. En dépit de cette notoriété assurée et lui permettant de suivre sa voie dans le domaine du chant, Farinelli a souffert de solitude et de mélancolie. Sa vie a été rapportée dans l’excellent film de Gérard Corbiau en 1994.  Le Pape Clément IV a interdit la pratique de la castration à la fin du XVIII ème siècle mais le dernier castrat est pourtant Alessandro Moreschi (1858-1922).

    L’animation culturelle d’Angers tend à prouver que les castrats étaient « les rock-stars du XVIIIème siècle ». Pour plus de détails, allez voir http://www.collegiale-saint-martin.fr/

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Quand « ma pomme » est une poire …

Humour, Littérature, Pays, Peinture, Personnages, Société 2 commentaires

         De nombreuses expressions comprennent des noms de fruits. Ainsi, on dit « ramener sa fraise » de façon argotique pour dire « venir » ou « se mêler à une conversation ». On dit « Eh, banane, fais attention », ce fruit étant, dans cette phrase, synonyme de « idiot ».  L’expression « avoir la pêche » veut dire être plein d’énergie. Le « ma pomme » de Maurice Chevalier est resté dans les mémoires pour signifier « moi-même ». Quelqu’un de trop poire est trop naïf et un peu niais. Si l’on peut établir une comparaison entre un individu et un fruit, c’est que l’on est proche de la caricature. Ce procédé d’exagération est très utilisé en politique pour faire une satire sociale.

     Parmi les caricaturistes les plus célèbres on compte Honoré Daumier. C’est lui qui a eu l’idée de représenter le visage de Louis-Philippe en forme de  poire dans les journaux Le Charivari et La caricature fondés par Philipon. Le Roi n’a pas du tout apprécié que l’on se moque ainsi …de sa pomme.

      Si vous voulez en savoir plus sur ce caricaturiste de talent et sur toutes les perspectives qu’offre cet art, consultez http://expositions.bnf.fr/daumier/index.htm

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Des mots qui font rêver

Littérature 12 commentaires

            En mai, le nombre de « ponts » invite à de petits voyages. Je vous ai proposé, il y a quelques jours, Saint-Malo pour destination et, croyez-moi, ce n’est pas un hasard. Il y a un rassemblement d’écrivains de toutes nationalités dans le cadre des Etonnants voyageurs. Le nombre de langues parlées au cours de cette manifestation culturelle vous amenera peut-être à baragouiner pour essayer de vous faire comprendre. Savez-vous l’étymologie de ce mot ?

       Ce mot est d’origine bretonne. Il est composé de « bara » qui signifie « pain » et de « gwin » qui veut dire « vin ». Ces deux termes étaient utilisés par les pèlerins bretons pour demander l’hospitalité dans les auberges. Eh oui, la prière ne fait pas tout ! Sans aller jusqu’à se goberger, il fallait bien qu’ils reprennent des forces.

      Ce verbe familier signifie « prendre ses aises », « faire bombance ». En fait, il vient du moyen français « goberge » signifiant « forfanterie » c’est-à-dire fanfaronnade, formé à partir du galois « gobbo » qui signifie « la bouche ».

   Ces pèlerins marchaient de concert ou de conserve.  Les deux expressions ont maintenant le même sens, c’est-à-dire signifient « ensemble », « en compagnie de ». Pourtant , à l’origine, « de conserve » impliquait l’idée de se mettre au service de quelqu’un, tandis que « concert » indiquait l’accord de deux personnes parce qu’elles s’étaient concertées.

   Enfin, parfois, dans un geste familier, ces pèlerins se donnaient une chiquenaude. Il s’agit d’un petit coup donné avec un doigt que l’on a plié avant de le détendre brusquement. Ce mot est apparu en 1530 sous la forme de « chicquenode », par référence au son « tchikk » évoquant un petit bruit sec.

   Je suppose qu’après toutes ces explications, vous avez encore plus envie de partir ….à la découverte des mots.

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Quand est-ce que tu vas arrêter ta foire ?

Animations culturelles, Littérature 2 commentaires

     Vous connaissez tous cette expression un peu familière, elle veut dire plus ou moins « quand vas-tu te tenir tranquille, être raisonnable ? » La « foire » devient synonyme d’agitation déraisonnable. Comme vous le savez aussi, on oppose « raison » et « passion« , surtout dans les pièces de théâtre de nos écrivains classiques.  Eh bien, pour faire plaisir jusqu’au bout, pour ne pas justement être trop sérieux, la foire de Paris propose actuellement sur son site un parcours interactif sur le thème de la passion : http://www.foiredeparis.fr/

   Vous y découvrirez tout le vocabulaire de la passion à travers la littérature mais vous pourrez aussi vous passionnez pour les autres stands : Internet, jeux vidéo, produits bio, etc . Je peux vous l’assurer : rien n’est « foireux » !

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Allez -vous prendre la mouche ?

Animations culturelles, Gastronomie 1 commentaire

     Encore une expression qui pose débat. Au sens figuré, c’est se mettre en colère. Mais moi je voulais l’utiliser au sens propre et vous demander si vous êtes prêts à accepter des mouches en guise de repas ?

   Ce sera l’objet de la visite-conférence avec dégustation d’insectes avec Régine et Jim Elliott, directeurs de la cité des insectes à Nedde (Haute-Vienne) les 3 et 4 mai 2008. Des scientifiques estiment que la consommation d’insectes permettrait de faire face aux périodes de situations d’urgence. J’espère ne pas vous donner le cafard en vous disant cela ! En tout cas, papillonnez sur http://www.lacitedesinsectes.com/index.htm

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