Combien de « 11 septembre » ?

Animations culturelles, Cinéma, Grands événements au lycée, Littérature, Pays, Pédagogie, Personnages, Santé, Société 9 commentaires

            Il y a maintenant 8 ans, le monde entier avait les yeux tournés vers les Etats-Unis où, pour la première fois de l’histoire de ce pays, ou tout au moins directement sur son territoire, un symbole de sa puissance était détruit. Oui, c’était l’effondrement des célèbres « tours jumelles » qui ont toujours fait la gloire de New-York ! Qui plus est, cette destruction se situait dans le cadre d’un attentat d’Al-Quaida  dont le célèbre Oussama Ben Laden serait le chef.  Depuis, pour marquer sa réprobation de cet acte, sa solidarité avec les victimes, la date du 11 septembre est devenue un fait marquant la planète entière. Il y a un peu partout des commémorations dont une exposition en Haute-Vienne, exactement au Centre de la Mémoire d’Oradour-sur-Glane : http://www.oradour.org/ 

   Il est question de construire un mémorial sur l’emplacement du drame : http://www.linternaute.com/savoir/grand-chantier/photo/le-memorial-du-11-septembre-au-world-trade-center/world-trade-center-un-memorial-pour-les-victimes-du-11-septembre.shtml?f_id_newsletter=1595  . Son inauguration est prévue pour le 11 septembre 2011.

                                                               Les tours du World Trade Center en pleine destruction               

     Beaucoup d’initiatives autour du 11 septembre 2001. Or, il existait un autre « 11 septembre » qui pouvait tout autant provoquer l’indignation du monde entier. Seulement, il est un peu tombé dans les oubliettes : 11 septembre 1973 . De quoi s’agit-il ? Au Chili, le président, Salvador Allende (dont un des boulevards de Limoges porte le nom) est renversé par une junte militaire dont le chef est Augosto Pinochet. C’est ce que rappelle Le monde diplomatique : http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2009-09-11-L-autre-11-Septembre

                                                                 Salvador Allende

                                                                 Augusto Pinochet

         C’est seulement le 25 avril 1990, c’est-à-dire en fait 17 ans plus tard que le rapport Rettig appelé en fait « Rapport de la Commission nationale Vérité et Réconciliation » mettra à jour toutes les atrocités commises durant ce régime militaire. Ces faits ont été dévoilés dans le cadre d’une « réconcialiation nationale » voulue par Patricio Aylwin qui succède à Pinochet en tant que Président. Alors, sont mises à jour les autodafés, les tortures aux opposants et surtout les nombreuses disparitions de personnes.

                                                                 Patricio Aylwin,président du Chili élu à 1989 et en mandat jusqu'à 1994

                   La junte militaire chilienne pratique l'autodafé

        Une vidéo de Ken Loach sur le 11 septembre 1973 parle de tous ces disparus et tous les crimes commis : http://www.dailymotion.com/video/xghdk_11-septembre-ken-loach

      Depuis mars 2006, le Chili est gouverné par Michelle Bachelet dont les ancêtres étaient des vignerons de Bourgogne. Ses liens avec la France ne peuvent que nous faire encore plus compatir pour cette période douloureuse qu’a connue ce pays.

                                                   Michelle Bachelet

             Véronique Massenot dont j’ai déjà eu l’occasion de parler dans un commentaire relatif à un billet de ce blog écrit le 10 juin 2008 et intitulé « Illustres illustrateurs » a écrit « Lettres à une disparue »  et cette fiction évoque « les disparues » d‘Argentine suite à un coup d’Etat militaire mais le sort de ces personnes ne différe en rien des « disparues » du Chili ou d’un autre pays dans lequel la démocratie a disparu. Ce livre est disponible au CDI et les élèves de Madame Parneix vont prochainement l’étudier dans le détail.

                                   "Lettres à une disparue " de Véronique Massenot

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Illustres illustrateurs : 2ème partie

Animations culturelles, Littérature, Pédagogie, Personnages 12 commentaires

      Parmi les personnalités qui ont oeuvré au développement de l’illustration dans les livres de jeunesse, on compte Beatrix Potter. Wikipedia consacre un long article à la biographie de  cette femme. Il est visible à : http://fr.wikipedia.org/wiki/Beatrix_Potter En 2006, un film réalisé par Chris Noonan, retrace la vie de cette illustratrice anglaise née en 1866 et créatrice des histoires de Pierre Lapin. Le CRDP consacre toute une étude sur ce film : http://www.cndp.fr/actualites/question/misspotter/pdf/misspotter.pdf . Le monde de Pierre Lapin (accessible en anglais, américain, allemand, français et japonais) présente mieux le personnage créée par Beatrix Potter : http://www.peterrabbit.com/fr/

     Un autre nom ne peut qu’être mentionné, celui d’Arthur Rackham. Là-aussi je vous renvoie à Wikipedia qui produit un article très riche sur ce brillant dessinateur : http://fr.wikipedia.org/wiki/Arthur_Rackham . Et puis, j’ai déjà eu l’occasion d’en parler sur ce blog, vers 1930, Paul Faucher, un libraire passionné par les questions d’éducation. Il crée les Albums du Père Castor. Le castor a été choisi comme emblème par référence à sa réputation de grand constructeur. De la même manière, dans l’esprit de Paul Faucher, les enfants devaient « se construire » à travers la lecture.

   L’éditeur Robert Delpire publie en 1967 le chef d’oeuvre de Maurice Sendak, Max et les Maximonstres. Une explication vous est fournie à http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Sendak . Il s’agit des aventures imaginaires d’un petit garçon, Max, qui est furieux d’avoir été envoyé dans sa chambre sans manger. Les images surréalistes du livre de Patrick Couratin, Chut, paru chez  Harlin Quist en 1974 ont fasciné les jeunes lecteurs. La maison des illustrateurs fournit des renseignements précieux sur les techniques utilisées : http://www.lamaisondesillustrateurs.com

 Le musée Tomi Ungerer est le premier musée consacré à l’histoire de l’illustration.  Il se trouve à Strasbourg. Il doit son nom à Tomi Ungerer né à Strasbourg en 1931 et connu dans le monde entier pour ses illustrations. Pour plus de renseignements, on peut consulter : http://www.musees-strasbourg.org/F/musees/tomi/tomi.html

 

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Illustres illustrateurs : 1ère partie

Littérature, Pédagogie, Personnages 2 commentaires

    De nos jours, la plupart des livres de littérature de jeunesse se caractérisent par la présence d’illustrations. Ces dessins aident à la lecture et permettent autant que le texte de raconter l’histoire. Il y a tout un dossier sur les illustrateurs pour la jeunesse à http://www.ricochet-jeunes.org/listillus. Dans http://fr.encarta.msn.com/encyclopedia_761562158/illustration.html , il y a aussi un développement mais je voudrais tout de même axer mon billet sur des points qui me semblent essentiels .

    L’invention de l’imprimerie par Gutenberg, vers 1440, a favorisé le développement de livres pour enfants c’est-à-dire en fait d’ouvrages scolaires pour apprendre à lire, à compter . Cette même technique servait pour l’illustration de livres religieux.  C’est à partir du XIXème siècle que les progrès de l’imprimerie ont permis d’associer sur une même page écriture et image. Il a alors été possible de davantage tenir compte des exigences de compréhension d’un texte pour un enfant : il lui faut l’appui d’un dessin pour mieux appréhender le sens, les mots, à eux-seuls, sont trop complexes. Au passage, noter le lien entre « image » et « imaginer ».

     Le livre Stuwwelpeter d‘Heinrich Hoffmann,  que l’on pourrait traduire par Pierre l’ébouriffé et qui est paru en 1858, est un exemple remarquable d’alliance de texte et d’images. Vous pouvez en prendre connaissance à : http://fr.wikipedia.org/wiki/Der_Struwwelpeter

    Dans les années 1860, l’éditeur Hetzel propose des livres avec de magnifiques couvertures.  L’une des plus célèbres est celle  de Les patins d’argent dont on voit l’illustration et le texte à http://fr.wikisource.org/wiki/Livre:Dodge_Stahl_-_Les_Patins_d_argent.djvu . En fait l’oeuvre d’origine est celle de Mary Mapes Dodge qui a été adaptée par P.J. Stahl, un pseudonyme d’Hetzel. Par ailleurs l’éditeur demande à de grands écrivains comme Victor Hugo, Honoré de Balzac, Jules Verne d’écrire pour les enfants et les adolescents.

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Un prince qui sort.

Animations culturelles, Cinéma, Littérature, Pédagogie, Personnages 4 commentaires

                Parmi les romans de littérature de jeunesse très prisés au CDI, il y a  la série  Le monde de Narmia. L’auteur en est Clive Staple Lewis, Irlandais né à Belfast en 1898. Il affirme devoir sa grande imagination à sa nourrice qui lui contait des légendes, le fascinait avec les mythes et les contes de fées. Il devint professeur de littérature anglaise à l’université de Cambridge et fut un des proches amis de  John Ronald Reuel Tolkien.  Il est à noter, au passage, que J.R.R. Tolbien est né à Bloemfontein en Afrique du Sud où demeure Daleen qui intervient sur « mon blog partenaire » (cl blogoliste).Les deux écrivains se caractérisent par le genre « fantasy » au niveau de la production livresque.

              Le monde de Narmia comprend sept tomes mais ils n’ont pas été écrits dans l’ordre de leur numérotation en tomes. Ainsi, le tome 1, Le neveu du magicien a-t-il été rédigé en 1955, le tome 2, Le lion, la sorcière blanche et l’armoire magique en 1950, le tome 3, Le cheval et son écuyer en 1954, le tome 4, Le prince Caspian en 1951, le tome 5 L’odyssée du passeur d’aurore en 1952, le tome 6 Le fauteuil d’argent en 1953, le tome 7 La dernière bataille date de 1956. C’est le respect d’ordre d’écriture qui a été privilégié par les studios Disney qui ont adapté au cinéma cette série. C’est pourquoi, le 21 décembre 2005 est sorti sur les écrans Le lion, la sorcière blanche et l’armoire magique et qu’à la fin du mois, les spectateurs pourront voir Le prince Caspian.

 Pour profiter au maximum de ce monde fantastique, je vous livre quelques références de sites en relation :

http://www.lemondedenarnia.com/

http://blog.narnia.ch/fr/ 

 http://crdp.ac-paris.fr/narnia/dossier-pedagogique.php

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Du tableau au livre

Littérature, Pédagogie, Peinture 5 commentaires

           Je suis en train de lire Le choix de Giovanna d’Elizabeth Marraffino Rees. Toute l’histoire part du tableau très célèbre de Jan Van Eyck intitulé Les époux Arnolfini datant de 1434. Il s’agit du portrait d’un couple, l’homme et la femme y sont vus exceptionnellement en pied. En effet, les peintres flamands de l’époque préféraient des bustes. Les moindres détails de l’intérieur du couple Arnolfini y sont représentés, ainsi le lit conjugal, un banc, un magnifique miroir forment-ils le mobilier. L’intimité de la scène est telle que leur chien est au premier plan ainsi que des chaussures et des oranges. En fait, outre le visiteur dans un musée d’Art, le couple est déjà observé par deux autres personnes placées dans l’embrasure d’une porte et dont on voit le reflet dans le miroir.
     Tous ces détails ont inspiré Elizabeth Marraffino-Rees qui a imaginé la rencontre de Giovanna Cenami et Giovanni Arnolfini qui était déjà veuf d’un premier mariage. Ce livre appartient à une nouvelle série proposée par « Nathan » et intitulée A la rencontre de. Le principe du roman consiste en la découverte d’un peintre célèbre à partir d’un ouvrage destiné à la jeunesse et mêlant fiction et réalité historique
    Pour en savoir plus sur les peintres primitifs flamands dont fait partie Jan Van Eyck, vous pouvez consulter :

 http://xv.kikirpa.be/  

http://www.fine-arts-museum.be/site/fr/default.asp 

http://witcombe.sbc.edu/ARTHrenaissanceeurope.html#Northern15 

 http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/la_flandre_et_ses_villes_dart.asp 

http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/memling_le_maitre_de_bruges.asp

http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/verite_de_lapparenes_primitifs_flamands.asp

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Parlez-moi d’amour, redîtes-moi des choses tendres …

Animations culturelles, Littérature, Pédagogie, Personnages, Théâtre 1 commentaire

      L’approche de l’été, malgré cette pluie incessante, prédispose à être amoureux. Vous savez, c’est le fameux « flirt » des vacances, les adresses échangées au moment de la séparation, etc. Mais le genre épistolaire peut servir pour parler de l’amour paternel.  Et cela m’amène à vous parler du livre de Susie Morgenstern Lettres d’amour de 0 à 10, ouvrage assez connu auprès des amateurs de littérature de jeunesse. Ce livre se trouve bien entendu au CDI.

       D’abord, faisons un peu connaissance de l’auteur en allant sur son site où elle nous livre quelques confidences aussi bien sur sa vie que sur son oeuvre : http://susie.morgenstern.free.fr/siteweb/  Ensuite parlons un peu du livre. Ernest, 10 ans, est orphelin de mère depuis sa naissance et il est élevé par sa grand-mère dont le prénom est Précieuse. Il ne sait rien de son père qui l’a abandonné trois jours après sa naissance. Une nouvelle élève arrive à l’école, Victoire. Elle bouscule la vie monotone d’Ernest et le persuade de découvrir ses racines. Il existe un petit dossier pédagogique  pour l’étude de ce texte, il comprend de nombreuses  pistes pédagogiques qui  sont très originales et  très  intéressantes : http://lecture.longue.free.fr/dossiers/lettre_amour/lettre_amour.html

      Ce qui était au départ un roman est devenu une pièce de théatre qui va d’ailleurs être jouée aujourd’hui  mardi 27 mai au centre culturel de Saint-Yrieix-la-Perche (Haute-Vienne). Ce spectacle a reçu le prix Molière Jeune Public 2005. Le rôle Ernest est joué par Bernard Daisey et celui de Victoire par Annie Cuisenier. Vous trouverez sur ce site tout un dossier sur l’adaptation théâtrale : http://www.theatre-estparisien.net/Lettres-d-amour-de-a-10

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