A vos « starting-blogs » !

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                 Les vacances s’achèvent. Elles étaient pour chacun un moment de marquer un arrêt dans cette course à l’année scolaire. Demain mardi 1er septembre, les enseignants seront dans les vestiaires avec leurs entraîneurs, leurs masseurs et peut-être les journalistes pour prendre la « température » (ne pas y voir un malheureux jeu de mot avec la grippe H1 N1 qui fait des ravages !).  Chers et chères collègues, enfilez vos maillots en prévision du coup de pistolet qui sera donné mercredi. N’ayez pas peur, personne ne sera visé, ce sera simplement le départ pour un nouveau « sprint » ! J’espère simplement que vous êtes un peu sportifs parce que parfois « ça déménage ». Il faudra peut-être vous « doper », mais, surtout, n’utilisez pas de « pot belge » !

                     Qui sera sur la piste de ce stade immense que représente le monde des blogs ? Quasi les mêmes que l’an passé ! Il y a même Debra Watzman qui a fait quelques tours en mettant en ligne un article :  http://lewebpedagogique.com/notreprof/  Quant à Hilde Melby de Norvège, elle va passer le flambeau pour le relais à Geneviève Frachon parce que notre chère amie a un petit colis à déposer en septembre : son bébé ! Geneviève Frachon, Française qui a épousé un Norvègien et vit en Norvège poursuivra  la course, sautera les obstacles et assurera avec un bon rythme la poursuite de http://lewebpedagogique.com/blmf/ . Alina de Roumanie, Urzula de Pologne , Graciela d’Argentine, Maria-Letizia d’Italie  feront, comme toujours, de grandes enjambées et remporteront  des médailles : http://lewebpedagogique.com/collegehcoandabc/  ,  http://lewebpedagogique.com/lyceepolonais/  , http://lewebpedagogique.com/nouvamfrph/ , http://lewebpedagogique.com/regarditalien/ Antonia des Canaries a un problème d’enregistrement pour la compétition parce qu’elle ne sait pas encore où elle va être nommée. Naturellement je continuerai à courir en tandem avec Doris Parneix  et ses classes de CAP   http://www.weblettres.net/blogs/?w=capdebonneesper               et Dominique Albrecht  pour sa classe européenne    http://lewebpedagogique.com/theeuroclass/    .                   D’autres concurrents sont annoncés : Elsebeth, professeur FLE, au Danemark et Catherine, professeur FLE, au Mexique ainsi que Wahiba, professeur FLE en Tunisie. Et puis nous aurons toujours les encouragements, le long de notre parcours, de Jocelyne et Denise  du Canada, de Daleen d’Afrique du Sud, de Mariko du Japon, de Marie-Annick du Luxembourg, de Patricia et Nelly d ‘ Uruguay   , de Salvelina et Marieta du Brésil, Gunnel de Suède etc .

                     J’invite l’ensemble du lycée à participer à ce challenge car le blog du CDI se veut un moyen de gagner un combat contre l’échec scolaire . Je lance un appel particulier aux professeurs qui auront la charge d’accueillir la classe Mise A Niveau Internationale  parce que cet espace virtuel pourrait être utilisé pour la pratique de la langue française d’autant qu’il est un lien vers les pays d’origine des arrivants (Roumanie, Pologne, Espagne, Tunisie). Que chacun soit « fair-play » comme l’on dit dans le vocabulaire sportif.

                      Je vous dis donc : « A vos marques » (de blogs bien sûr !)

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Il y a 90 ans …

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     Au niveau de l’espérance de la vie d’un homme, quatre-vingt dix ans représentent beaucoup. Et pourtant c’est un peu moins qu’un siècle et donc finalement on peut dire que « c’était hier » par rapport à l’histoire de l’humanité.  Le nom commun « humanité » a plusieurs sens et l’un d’entre eux est : « sentiment de bienveillance : compassion, bonté ». Comment ne pas y voir un paradoxe quand on songe aux horreurs associées à la première guerre mondiale dont le 11 novembre prochain on va célèbrer la fin il y a 90 ans ?

     Je viens de terminer de lire Cheval de guerre de Michael Morpugo . Il s’agit de la vision la « Grande Guerre » par un cheval prénommé Joey qui participe de force aux combats, qui, comme les combattants, affronte les obus, les barbelés et tous les dangers de la guerre. C’est le second livre que Michael Morpugo consacre à cette période de l’histoire. Le premier est Soldat Peaceful dans lequel l’auteur fait référence à la hiérarchie militaire anglaise qui abuse  de son autorité auprès des jeunes recrues. Ce sont des ouvrages de « littérature de jeunesse » qui, à travers des fictions, offrent un témoignage historique.  D’autres romans plus « classiques »  comme Le feu de Henri Barbusse, Les croix de bois de Roland Dorgelès, l’équipage de Joseph Kessel. Orages d’acier de Ernst Jünger, Education héroïque devant Verdun d’Arnold Zweig, La randonnée de Samba Diouf de Jérôme et Jean Tharaud proposent aussi une vision apocalyptique de ce l’on a appelé « la der des ders » et qui malheureusement ne l’a pas été puisqu’il y a eu un second conflit mondial. Ce sont « les gueules cassées » que le livre puis le film La chambre des officiers mettent en scène.  Ce sont de pauvres hommes aux visages déformés, mutilés après avoir reçu des gaz axphyxiants ou des lance-flammes. Cette vidéo, http://video.google.fr/videosearch?hl=fr&q=%2014%2018&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wv#, montre le quotidien des soldats  et l’émission C’est pas sorcier  qui est reprise sur   http://video.google.fr/videosearch?hl=fr&q=c’est%20pas%20sorcier%201914&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wv#  insiste sur les enjeux de conquête de territoires au grand mépris des hommes envoyés se battre et pris pour de la simple « chair à canon ». Mais Jean Jaurés avait mis le monde en garde en s’élevant contre le début des hostilités, appelant à la grève et au refus des combats. Ce militant pacifiste a alors été assassiné le 31 juillet 1914.

       Ni les soldats français ni les soldats allemands ne voient dans « l’autre » un ennemi. Ils se sentent proches, solidaires, tous victimes de la folie de dirigeants politiques avides de pouvoir. On se souvient du film Joyeux Noël dont une analyse figure sur ce site : http://www.zerodeconduite.net/blog/index.php?itemid=1118 Et les combats deviennent si violents, si meurtriers et en même temps si inutiles que certains désertent ou se mutinent. En France, l’honneur de ces hommes n’a été sauvé qu’en 1998 quand, dans un discours, Lionel Jospin les a  réhabilités sinon, jusqu’à cette date, officiellement, ils étaient « des traitres ».

        Les « poilus » souffraient chaque jour un peu plus pour une cause belliqueuse voulue par des dirigeants. Et ce conflit devenait mondial par le jeu des alliances, réquisitionnant des soldats d’ Afrique noire (Sénégal, Burkina Faso, Bénin, Mali, Niger) et d’Afrique du Nord (Algérie, Tunisie, Maroc, Mauritanie),  de Madagascar de Chine, d’Indochine,  des Antilles et de Guyane. Il y avait environ sont 600 000 soldats en provenance des « colonies » qui, en période de paix, n’avaient droit qu’à du mépris. Beaucoup y ont laissé la vie sans pratiquement de reconnaissance.

    Depuis la disparition de Lazare Ponticelli le 12 mars 2008, il n’y a plus de « poilu », en France, pouvant porter témoignage de cette époque. Comment faire pour que la mémoire se perpétue ?

Lazare Ponticelli à 110 ans, dernier poilu en France

 Cette année les manifestations se succèdent parce que ce sont les 90 ans. Il y a les « Paroles de poilus  » qui se multiplent comme celle visible sur  http://www.lemonde.fr/1914-1918-90-ans-apres-l-armistice/portfolio/2008/10/31/la-guerre-de-14-18-racontee-en-photos_1112556_736535.html . Il y a les diverses expositions dont celle qu’organise la BFM de Limoges ( http://www.bm-limoges.fr/agenda.html?eve=463#eve463 ) , les reportages télévisés ( France 5 le 10 novembre à 20h40, France 2 le 11 vovembre à 20h50, Arte le 12 vovembre à 21 h). Mais que faire les années suivantes pour que le devoir de mémoire se poursuive ? Comment atteindre les consciences, comment faire pour que ce ne soit pas qu’une simple date qui donne droit à un jour férié et que ce soit vraiment l’occasion de se pencher sur le passé de la France et du monde pour qu’une telle folie de conquêtes n’existe plus et ne débouche sur une pugnacité exterminant des innocents ?

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Entretien avec Christiane Lahaie, romancière québécoise.

Animations culturelles, Gastronomie, Grands événements au lycée, Littérature, Pays, Pédagogie, Société 20 commentaires

         

 

Dans le cadre de mes fonctions au niveau du groupe de travail des documentalistes du Rectorat de Limoges, j’ai présenté plusieurs de vos ouvrages dans la rubrique « Coups de cœur ». Cependant, il me semble que vous n’êtes pas encore  assez connue de mes collègues, aussi j’aimerais davantage vous présenter. Vous êtes une romancière québécoise. Vous écrivez pour un public adulte, mais vous pouvez séduire des lecteurs adolescents.  
 
 

 
 

  1) Dans vos livres, on sent votre connaissance profonde de la Grande Bretagne. Les héros d’Insulaires la parcourent, certaines scènes de La cour intérieure rappellent celles décrites par Charlotte Brontë dans Jane Eyre ou bien par Daphné du Maurier dans Rebecca.  Il y aussi de nombreuses références à Shakespeare et le titre de chaque nouvelle d’Insulaires est en anglais. Pourquoi alors avoir choisi d’enseigner la littérature française à l’université de Sherbrooke ? Par défi ? Parce que vous êtes Québécoise ?

 

   Tout d’abord, je dois préciser que j’enseigne la création littéraire (ce qui est peu fréquent en France), la littérature québécoise et le cinéma à Sherbrooke. J’ai donc plusieurs champs d’intérêt et des méthodes pédagogiques multiples. Si la Grande-Bretagne semble si présente dans mes écrits, c’est que j’ai des parents anglophiles et que j’ai grandi dans un milieu bilingue (une base militaire canadienne) où des francophones et des anglophones d’origines diverses se côtoyaient. Très tôt, j’ai lu en anglais les œuvres de Daphné du Maurier, de Jane Austen et des sœurs Brontë. En outre, ma mère avait un ami britannique qui venait souvent à la maison et dont l’accent me faisait rêver à des contrées lointaines. J’ai donc finalement étudié les littératures anglaise et américaine au niveau du baccalauréat à l’Université McGill (Montréal, Canada) avant de bifurquer vers la création littéraire et la littérature québécoise. N’étant pas anglophone à la base, je ne pouvais réellement envisager d’enseigner en anglais au niveau universitaire. Cela ne m’empêche toutefois pas d’initier mes étudiants au corpus anglophone (en traduction) dans le cadre de mes cours de création.

 

 2) La Bibliothèque Francophone Multimédia de Limoges a présenté une exposition consacrée à la « découverte de la Nouvelle-France » dans le cadre des 400 ans de Québec. Nous nous sentons proches de « nos cousins d’Amérique ». Moi-même j’ai vécu au Canada il y a 27 ans. Je résidais en Nouvelle-Ecosse, mais j’ai eu l’occasion d’aller dans « La Belle Province ».  Chants pour une lune qui dort fait référence à Limoges au niveau de l’écriture. Quels sont vos liens avec cette ville ?

 

   Mes liens avec la ville de Limoges ont d’abord été académiques. J’ai pris contact avec le professeur Bertrand Westphal, de l’Université de Limoges, parce qu’il dirige une équipe de recherche sur les « Espaces humains ». Comme je m’intéresse moi-même à la mémoire des lieux et à la représentation de l’espace dans le texte littéraire, je tenais à le rencontrer pour discuter de ces questions avec lui. C’était également ma première sabbatique en 2003  et je voulais quitter le Québec pour écrire loin de chez moi. Avec le temps, le professeur Westphal et sa famille sont devenus des amis sincères. De même, les gens chez qui j’ai logé pendant un mois, et qui m’ont accueillie avec une générosité hors du commun, sont restés de grands amis à qui je rends visite tous les ans, ou presque. Ce sont les Jean-François et Liliane à qui mes Chants sont dédiés. Sans leur présence, je n’aurais sans doute pu écrire ce livre difficile. J’ai donc trouvé à Limoges un deuxième chez-moi.

3) Les femmes occupent une place particulière dans vos romans. Dans La cour intérieure, Linda Sorrento brûle la vedette au chanteur Malory. Elle fouille dans le passé de l’artiste pour comprendre les rapports qu’il a entretenus avec son ex épouse Eleonor.  Dans la nouvelle Walls of Wales extraite d’Insulaires, la femme de ménage Samantha Smith décachette les lettres qu’un client a mises à la poubelle. Dans la dernière nouvelle de Hôtel des brumes c’est la future épouse d’Ahmar Khan qui lui a caché des secrets bien que lui-même en cache un encore plus gros en faisant de son mariage le jour de son décès. Dans Chants pour une lune qui dort, une femme battue confesse son quotidien et s’adresse à son bourreau. Etes-vous une féministe ?

 

Je suis certes féministe, une féministe qui souhaite ardemment que les rapports entre les hommes et les femmes cessent d’être des rapports de pouvoir. Mais ce n’est pas demain la veille, hélas. Ceci dit, j’ai la chance de vivre avec un homme exceptionnel qui m’a toujours appuyée dans ma démarche créatrice, professionnelle et personnelle. Il est même encore plus féministe que moi : il faut le faire ! 

4) J’enseigne dans un lycée hôtelier dont un hôtel d’application est en cours de construction. Son achèvement est proche. J’ai donc particulièrement été sensible à Hôtel des brumes, roman dans lequel vous ouvrez toutes les portes.  J’espère cependant que « notre hôtel » ne connaîtra pas toutes les intrigues dont vous parlez. Votre précision sur le comportement des clients laisse à penser que vous êtes une grande voyageuse. Est-ce vrai ? Nous ferez-vous l’honneur de faire bientôt une escale dans l’hôtel d’application du Lycée Jean Monnet de Limoges ?

Je suis une grande voyageuse, c’est vrai, mais la plupart de mes voyages sont intérieurs. Je crois que l’âme humaine est le plus long et le plus fascinant des voyages. Cet hôtel des brumes est inspiré d’un séjour au Colony, vieil hôtel situé dans l’État du Maine. Pour créer ces personnages, je me suis inspirée de gens que j’y ai croisés et dont j’ai imaginé la vie intime. L’imagination occupe ici la part du lion, car mon but dans l’écriture n’est pas de « faire réaliste ». On me le reproche d’ailleurs parfois. Je crois davantage à la vie rêvée, métaphorisée, qui permet de ne pas se contenter de la raison, mais d’y inclure aussi la passion dans ce qu’elle a de complexe, voire d’insaisissable. J’ai fait une incursion dans ce que j’appellerais l’hyper réalisme dans mes Chants pour une lune qui dort. De me tenir aussi près du réel a été une véritable épreuve pour moi. Pour mon prochain roman, donc, retour à l’imaginaire, et un retour fracassant, car j’ai entamé un roman de science-fiction. Ursula LeGuin est mon modèle en la matière, plus précisément dans La main gauche de la nuit, une œuvre extraordinaire, méconnue par les francophones à mon humble avis.

Je compte retourner à Limoges en 2009. Si cela se concrétise, il me fera plaisir de vous rendre visite et je vous remercie de me donner l’occasion de me faire mieux connaître des Limougeauds, gens simples dont la chaleur humaine me touche grandement !      

 Je vous remercie d’avoir accepté de répondre aussi aimablement à mes questions.

 

Merci à vous !

 

Christiane Lahaie

 

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Et si on faisait un pique-nique ?

Gastronomie, Humour, Littérature, Pédagogie, Personnages 3 commentaires

     Vous l’avez sans doute remarqué, je suis papivore, c’est -à- dire que j’aime dévorer les livres, au sens figuré bien sûr ! Mais il se trouve que certains romans parlent justement de nourriture. Certains ont pour héros des personnages sténophages.  Ainsi  la sorcière Griselda  dans Hansel et Gretel des frères Grimm ne se nourrit-elle que d’enfant. Hansel et Gretel eux-mêmes ne s’alimentent que de friandises : maison en pain d’épice, fenêtres en sucre , etc. Bien entendu, si les fenêtres avaient été en bois, Hansel et Gretel auraient été des termites xylophages. L’ogre du Petit Poucet des contes de Perrault est anthropophage puisqu’il est une sorte de cannibale mangeant les jeunes garçons. Mais le fameux vampire Dracula qui boit le sang de ses victimes, lui, est hématophage.

         Je ne suis pas publivore (fascinée par les publicités télévisées), par contre j’aime beaucoup regarder les émissions littéraires. Je n’aime pas rester sur ma faim car j’ai soif de connaissances, surtout quand l’animateur présente des romans qui parlent de bonne chère et dont je vais me faire un plaisir de savourer. Vous connaissez certainement Alphonse Daudet et ses Lettres de mon moulin. Il n’est pas possible d’oublier Les trois messes basses . Et il y a bien sûr Le ventre de Paris d’Emile Zola qui évoque les halles de Paris. Je ne fais qu’une petite sélection. Au niveau du CDI, nous avons le livre intitulé A table ! (édition Métailié 2004) qui regroupe des écrits de 42 auteurs de 16 nationalités différentes écrivant en 7 langues qui nous invitent à un festin de mots à travers le thème littérature et cuisine.

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La troisième d’une famille qui compte cinq filles et un garçon.

Littérature, Pédagogie, Personnages 7 commentaires

     Non, le titre ne renvoie pas à ma situation familiale ! Je veux faire référence à Charlotte Brontë.  Le pasteur irlandais du nom de Patrick Brontë est arrivé en 1821 à Harworth et il a eu la douleur de perdre sa femme et deux de ses enfants. Il lui en restait tout de même quatre : Branwell, Emily, Charlotte et Anne  dont les noms sont devenus célèbres dans le monde entier.

    Les soeurs Brontë et leur frères vécurent pourtant des vies étranges et malheureuses. Charlotte, née en 1816, mourut à 39 ans à peine et se maria, un an avant sa mort, avec le pasteur Arthur Bell Nicholls. Emily, née en 1818, mourut à 30 ans et Anne, née en 1820, mourut à peine à 29 ans. Quant à Branwell, il mourut à l’âge de 31 ans, alcoolique et drogué. Dans leur enfance, Charlotte et Branwell avaient créé un monde engendré par leur imagination appelé Angria. Ils composaient des poèmes, des romans, etc. Emily et Anne s’étaient inventé un royaume fantastique : celui de Gondal.

    Charlotte est connue pour avoir une imagination très fertile.  A 13 ans ,elle est déjà fermement décidée à devenir écrivain. En 1846, avec Emily et Anne, elle publie, à compte d’auteur, un volume de poèmes signé Currer, Ellis et Acton Bell, des pseudonymes masculins. Ce choix illustre combien, à l’époque, les frustrations envers les femmes étaient importantes en leur offrant si peu de perspectives. Peut-être est-ce pour cela que dans Jane Eyre (1847) Berthe Mason, la première femme de Rochester qu’il a épousée à la Jamaïque dans le cadre d’un mariage convenu par les familles, est devenue folle. Elle est enfermée dans un grenier et pousse des cris effroyables.  Vous pouvez voir un extrait de l’adaptation cinématographique de ce roman en visionnant : http://www.youtube.com/watch?v=bSrpvMSuhPM ou http://www.bbc.co.uk/drama/janeeyre/

   Charlotte Brontë a également écrit Shirley (1849). Il s’agit d’une sorte de roman historique. Robert Moore, un industriel, essaie d’introduire de nouvelles machines dans ses usines, ce qui provoque la colère de ses ouvriers. Villete a été écrit en 1853 et comprend de nombreux éléments autobiographiques. En septembre 2008, aux éditions Mille et une nuit va paraître pour la première fois en France Devoirs de Bruxelles qui date de 1842.

  Il existe un musée Brontë que l’on peut visiter de façon virtuelle à  http://www.bronte.org.uk/ Et il y a même un blog « Brontë » en anglais, http://www.bronteparsonage.blogspot.com/ , et un autre en français http://jane.eyre.over-blog.com/categorie-599935.html

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Sans le sou

Animations culturelles, Collection, Humour, Littérature, Pays, Pédagogie, Personnages, Société, Théâtre 15 commentaires

     Les vacances approchent et alors vous commencez à bâtir des projets de vacances. Tiens, vous iriez bien quelques jours en Espagne ou alors en Suède. Mais voilà, votre porte-monnaie est vide ou presque ! Essayez au moins de racler vos fonds de tiroirs pour aller jusqu’à Paris visiter le Musée de la monnaie. Déjà, en consultant ce site vous aurez une petite idée de ce qui vous attend : http://boutique.monnaiedeparis.fr/musee/visite.htm# . Mais n’oubliez pas non plus la pièce pour le guide.

   Ensuite, pour ne pas être déçu de « vous contentez » de ce musée dans la capitale (mais, sincérement, ce n’est déjà pas si mal !), rêvez devant tous les billets du monde : http://www.baudelet.net/monnaies/index.htm . Ne vous transformez pas en Picsou au point d’avoir envie de vous coucher sur un « lit » de billets ! A la rigueur, devenez numismate et consultez ce site pour débuter votre collection : http://multicollec.net/

  Enfin, dîtes vous que la richesse de l’esprit est un atout et lancez-vous dans la lecture ou re-lecture de livres ayant un rapport avec l’argent.  Commençons par Les faux-monnayeurs d’André Gide (regardez éventuellement ce site pour voir l’impact de l’argent dans cette oeuvre : http://lettres.ac-rouen.fr/francais/fx_gide/gideset1.html ), poursuivons avec Gobseck et Eugènie Grandet d’ Honoré de Balzac. Reprenez La curée d’Emile Zola, sans oublier L’avare de Molière ou bien Perrette et le pot au lait de Jean de La Fontaine.

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Je m’empresse de rire de tout de peur d’être obligé d’en pleurer

Humour, Littérature 8 commentaires

    Vous connaissez sans doute tous cette citation de Figaro dans Le barbier de Séville de Beaumarchais. C’est cette même boutade qui est reprise dans Le pied de mon père de Zoé Valdés que je viens de finir de lire. Alma Desamparada (dont le nom pourrait se traduire par « Ame désemparée!) participe au concours sur le plus grand mensonge du monde. Voici l’extrait (édition Gallimard, page 26) :

   « Quand le jury demanda au Français de dire le plus grand mensonge du monde, celui-ci toisa l’assistance d’un air supérieur en se pourléchant les babines, il se frotta les mains comme s’il pensait « c’est dans la poche! » et postillonna au micro:

– Dans mon pays, il n’y a ni chômage ni racisme. En outre, nous sommes très hospitaliers envers les étrangers.

    Une vague d’applaudissements inonda la salle. Les membres du jury dodelinaient de la tête avec satisfaction. Pas mal du tout, drôlement bien même. »

   L’Américain poursuivit en parlant de « Watergate » comme d’un déodorant et il vanta son amour pour les Viêtnamiens. Le Russe surenchérit en insistant sur la grande sobriété des dirigeants de l’Union Soviétique. Alma Desemparada, la Cubaine, gagna malgré tout le concours en se contentant de dire, dans un murmure, les lèvres collées au micro :

   – » Je pense que … »

    Heureusement qu’il y a l’humour pour dédramatiser les situations politiques !

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Evadons-nous

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     Mai est connu pour son muguet avec ses clochettes et aussi ses fameux « ponts ». Ils sont l’occasion de prendre le large, alors, pourquoi ne pas en profiter pour aller à Saint-Malo qui est devenue, depuis 1990, la capitale d’une littérature ouverte au monde et à l’aventure ?

     Le festival Etonnants voyageurs a choisi pour thème cette année « l’évasion ». Pendant trois jours, du 10 au 12 mai prochains, plus de deux cents écrivains, dessinateurs, photographes et cinéastes seront présents pour parler de leurs livres. Parmi eux, je citerai Colum McCann, Gilbert Gatore, Michèle Lesbre, Xinran, etc . Vous ne les connaissez pas ? Reportez-vous sans plus attendre sur http://www.etonnants-voyageurs.net/ Ensuite, achetez leurs livres : ils vous seront très utiles …pour les « ponts » de mai !

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Eh ben mon cochon !

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     Notre langue française comprend de nombreuses expressions utilisant le mot « cochon » et la plupart du temps c’est pour dénigrer ce pauvre animal. Je vous donne quelques exemples :

   -« travailler comme un cochon » : négliger son travail

    -« jouer un tour de cochon » : nuire à quelqu’un

   -« mener une vie de cochon »: se complaire dans l’inconduite

  -« un cochon n’y retrouverait pas ses petits » : vivre dans un grand désordre

– « donner de la confiture à manger aux cochons » : faire quelque chose d’incongru

 – « ne pas avoir gardé les cochons ensemble » : demander plus de respect

   Le cochon est aussi très présent dans la littérature. Qui ne connaît pas, par exemple,  l’histoire des Trois petits cochons   ou bien Babe  de Dick King-Smith ?

   Le cochon et plus particulièrement le porc est aussi associé à la gastronomie , aussi bien pour sa consommation que pour la recherche de la truffe faite par cet animal. En Limousin, nous sommes très fiers de « nos culs noirs ». Mais le cochon fait partie des interdits alimentaires dans les religions juive et musulmane.

  L’omnisprésence du cochon dans notre histoire, nos traditions, notre langue, notre gastronomie, etc, a donné l’idée à la médiathèque du Père Castor de Meuzac  (Haute-Vienne) de faire une exposition sur ce thème d’autant que cette commune est située à quelques kilomètres d’une autre appelée … La Porcherie !C’est à voir du 15 avril au 15 mai 2008.

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Un hommage limousin à Jorges Luis Borges

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   Peut-être cet auteur argentin ne vous est-il pas familier, pourtant il a écrit La bibliothèque de Babel dans laquelle il expose sa conception du monde. Cet écrivain était fasciné par les bibliothèques dans lesquelles d’ailleurs il a travaillé avant de devenir aveugle.

   Reprenant cette idée, le Centre international d’art et du paysage de l’île de Vassivière propose une animation jusqu’au 15 juin 2008 sur le thème « The Artist’s library », les visiteurs évoluant au milieu de livres, à la recherche d’une révélation. C’est à voir !

   

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