Moelleusement

Gastronomie, Humour, Langues, Littérature 10 commentaires

Comme il est doux de se savoir à l’abri et derrière les carreaux de la fenêtre de sa maison quand dehors il neige et que les températures sont vraiment très basses. On apprécie le confort moelleux d’un lit douillet qui empêche justement d’être glacé jusqu’à la moelle. On peut même se payer le luxe de siroter un vin moelleux tout en regardant le manteau blanc s’étendre sur le sol. Le mot « moelle » désigne initialement la substance molle contenue dans différents os. Les chutes entraînant des os cassés ne sont pas rares durant l’hiver, j’ai donc pensé qu’un article permettant l’usage des mots « os » ou « moelle » serait un bon clin d’oeil tout enrichissant le vocabulaire de nos élèves. J’espère ne pas être tombée sur un os et pouvoir vous passionner en  apportant la connaissance de « la substantifique moelle » dont parle Rabelais

François Rabelais (1494 -1553)

En effet, dans son oeuvre  l’écrivain, qui  ne fit tout de même  pas de vieux os pour être mort à l’âge de 59 ans, explique que chacun doit chercher l’essentiel dans un ouvrage. Il ne s’agit pas de l’avoir dans l’os en n’arrivant pas à assimiler les notions indispensables, personne ne doit avoir l’impression d’avoir eu un os à ronger en ne récoltant que peu de miettes d’une grosse affaire. A force de faire des efforts pour apprendre, il est possible que vous soyez sur les rotules.  Vous aurez peut-être aussi l’impression d’être entre l’enclume et le marteau puisque d’un côté vous augmentez votre potentiel intellectuel mais, de l’autre, vous vous fatiguez beaucoup. Mais alors là, pourquoi ne pas prendre des infusions d’astralgale dont les propriétés sont connues pour remettre sur pied les personnes affaiblies ?

Vous estimez ce billet loufoque et je peux vous dire que c’est normal puisque je l’ai rédigé en ayant à l’esprit l’humour de l’os-à-moelle, journal humoristique fondé par Pierre Dac en 1938. Pour vous donnez une idée de la teneur de ses réflexions, je concluerai avec l’une de ses maximes :  » Il est démocratiquement impensable qu’en république il y ait encore trop de gens qui se foutent royalement de tout » .

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Tous les goûts sont dans la Nature

Animaux, Gastronomie, Pays, Pédagogie, Santé, Société 11 commentaires

          En cette période de vacances de Toussaint, on pense aux voyages. Je vous en ai déjà parlés dans mon précédent article, cependant, pour ce billet, j’évoquerai une autre raison qui est à l’origine du tourisme : la curiosité qui pousse à vouloir goûter les plats des autres pays.

       Malgré l’excellente réputation de la cuisine française, certains mets surprennent nos visiteurs.  Ainsi nous dégustons avec plaisir les cuisses de grenouilles, ce qui nous vaut le sobriquet prononcé avec un réel dégoût de « frog » ou « froggies » par les Anglophones. Bien évidemment quand on songe à la mare verdâtre  dans laquelle sautent de nénuphars en nénuphars les batraciens, ça peut sembler répugnant !

                                         Cuisses de grenouilles à la provençale                                            

Une grenouille

                    Que dire alors des escargots farcis dont nous raffolons pour les repas de fêtes alors que ce mollusque ne cesse de baver pour lubrifier son pied afin de mieux se déplacer.

                                                                        Des escargots persillés

                                                                                       Un escargot

 

                                           Et nos fromages dont certains « fleurent » même à grande distance, laissant échapper des odeurs qui parfument plus ou moins l’air. Ces senteurs peuvent déranger des nez délicats. Parfois c’est le goût très particulier dû au fromage de chèvre  ou de brebis qui fait faire quelques grimaces à un palais qui s’attendait à quelque chose de moins « marqué ».

                                                   Munster

                                                                          Maroilles ou marolles

 

                                                                         Reblochon

                                                                       Roquefort

                      Mais il n’y a pas qu’en France que le fromage peut faire « tiquer », nos amis du Québec le serve en « poutine« . Il s’agit d’un mélange de frites et de cheddar accompagné d’une sauce brune.

                                          Cheddar

                                                                  Une poutine

                        C’est le plat national québécois, alors, bien sûr, si vous n’aimez pas le fromage, ça ne vous plaira pas ! Par contre, « la tire » dont nous a parlé Ariane dans son article sur le sirop d’érable (    article du 15 avril 2009 ) aura peut-être un certain succès. Vous savez, c’est le sirop d’érable chauffé puis étalé sur de la neige compacte. Mais peut-être ne trouverez-vous pas la fabrication très hygiénique.

                                                                          Préparation de la tire d'érable

                                                                           La tire d'érable est comme une sorte de sucette

                Il y a aussi le pemmican qui est de la viande séchée mêlée de graisse. Peut-être trouverez-vous ce plat indigeste . Mais alors, que penserez-vous du « haggis » c’est-à-dire de la panse de brebis farcie qui fait la réputation de l’Ecosse ? Cette préparation est à base d’abats de mouton (poumons, foie et coeur) de saindoux, d’avoine et d’herbes. L’arrivée de ce mets pourtant tant décrié dans l’histoire drôle de Jacques Baudouin ( http://lesdurocasseriesdepierlouim.blog50.com/archive/2008/02/07/jacques-bodoin-philibert-la-table-de-multiplication.html ) se fait au son du « bagpipe » c’est-à-dire de la cornemuse  : http://www.euro-info-tourisme.com/ecosse/le.ceremonial.du.haggis.html

                                                                              Haggis

                  Votre estomac se soulève rien qu’à l’idée de manger cette panse de brebis farcie ? Eh bien que dire alors ces ragoûts d’écureuils qui sont préparés en Louisiane . Voici une petite anecdote :  http://bostonscrap.canalblog.com/archives/2007/10/15/6548837.html . Dans la tradition cajun, ce mammifére qui nous semble si sympathique n’est pas plus « à ménager » que ne le serait n’importe quel animal à chasser .

                                                              Ecureuil

                     Vous essayerez peut-être le steak d’aligator  appelé « gator »  que l’on sert en Nouvelle-Orléans mais aussi en Géorgie ou vit notre amie Mary-Lou Wiesendanger car la chair de cet animal est très appréciée dans les Etats du Sud des Etats-Unis.

                                                                            Des alligators

                       Je crois tout de même que le plus insolite des plats que l’on puisse proposer est le « fugu », ce poisson du Japon car il contient une toxine mortelle et sa préparation, faite de façon non attentive, pourrait coûter la vie à son consommateur.

                                                                              Fugu

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La gastronomie a sa semaine

Animations culturelles, Cinéma, Gastronomie, Grands événements au lycée, Littérature, Métier, Pédagogie, Société 11 commentaires

La « gastronomie » est la connaissance de tout ce qui se rapporte à la cuisine,à l’ordonnance des plats, à l’art de déguster et d’apprécier les repas. La diététique est normalement présente dans ce domaine, cependant, et il faut vraiment y réfléchir, il est à noter que l’adjectif correspondant, « gastronomique » implique une cuisine soignée mais aussi abondante, et que le nom commun correspondant, « gastronome », sous-entend l’idée de « bonne chère » que l’on pourrait rendre synonyme de « bien et beaucoup manger ». http://www.tv5.org/TV5Site/lf/merci_professeur.php?id=3289 nous apprend que l’expression est à mettre en relation avec « cara » qui désigne le visage car le sourire semble être la garantie d’un bon accueil et, par extension, l’opportunité d’être bien traité et donc la perspective de se voir offrir un repas. Autrement dit, il y a un lien évident entre « accueil » et « hospitalité« , ce mot désignant l’art de recevoir et d’héberger quelqu’un chez soi. Il faut aussi noter le double sens du mot « hôte » puisqu’il désigne à la fois la personne qui est reçue que celle qui reçoit.

Dans notre Limousin dont la devise est « finissez d’entrer« , vous comprendrez bien l’importance des moments durant lesquels on peut festoyer, ripailler. Il est de tradition de discuter le bout de gras dans la rue de la Boucherie. La Frairie des petits ventres est une journée gastronomique dont l’origine vient du Moyen-Age . Elle a lieu le troisième vendredi d’octobre. Le lycée s’associe bien entendu à cette manifestation. Pour cela, il suffit de consulter la liste des menus proposés au Jardin des Mets durant cette période : http://www.lyc-jean-monnet.ac-limoges.fr/spip.php?page=agenda&annee=2009&mois=10 . Les menus seront réalisés en partenariat avec de grands chefs cuisiniers de la région. Les produits du terroir (en particulier la châtaigne, le veau et le cidre) y seront particulièrement célèbrés. La pomme du Limousin est mise à l’honneur sur ce site : http://www.pomme-limousin.org/Il y aura de nombreuses manifestations en ville. En voici le programme : http://www.legout.com/operation.php?region=0&part_id=27514

Châtaigne

Vache de race limousine-en-correze-2

Au niveau du CDI, nous proposerons des animations visant à la fois à approfondir la connaissance des élèves dans le domaine de la gastronomie ainsi qu’à leur permettre de découvrir, par ce biais, d’autres pays, des poètes, des dates historiques importantes dans l’histoire de l’humanité. D’ici peu, nous inviterons donc les professeurs à venir s’inscrire avec leurs élèves pour participer à cette activité à la fois ludique et instructive.

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A vos « starting-blogs » !

Animations culturelles, Grands événements au lycée, Humour, Littérature, Santé 25 commentaires

                 Les vacances s’achèvent. Elles étaient pour chacun un moment de marquer un arrêt dans cette course à l’année scolaire. Demain mardi 1er septembre, les enseignants seront dans les vestiaires avec leurs entraîneurs, leurs masseurs et peut-être les journalistes pour prendre la « température » (ne pas y voir un malheureux jeu de mot avec la grippe H1 N1 qui fait des ravages !).  Chers et chères collègues, enfilez vos maillots en prévision du coup de pistolet qui sera donné mercredi. N’ayez pas peur, personne ne sera visé, ce sera simplement le départ pour un nouveau « sprint » ! J’espère simplement que vous êtes un peu sportifs parce que parfois « ça déménage ». Il faudra peut-être vous « doper », mais, surtout, n’utilisez pas de « pot belge » !

                     Qui sera sur la piste de ce stade immense que représente le monde des blogs ? Quasi les mêmes que l’an passé ! Il y a même Debra Watzman qui a fait quelques tours en mettant en ligne un article :  http://lewebpedagogique.com/notreprof/  Quant à Hilde Melby de Norvège, elle va passer le flambeau pour le relais à Geneviève Frachon parce que notre chère amie a un petit colis à déposer en septembre : son bébé ! Geneviève Frachon, Française qui a épousé un Norvègien et vit en Norvège poursuivra  la course, sautera les obstacles et assurera avec un bon rythme la poursuite de http://lewebpedagogique.com/blmf/ . Alina de Roumanie, Urzula de Pologne , Graciela d’Argentine, Maria-Letizia d’Italie  feront, comme toujours, de grandes enjambées et remporteront  des médailles : http://lewebpedagogique.com/collegehcoandabc/  ,  http://lewebpedagogique.com/lyceepolonais/  , http://lewebpedagogique.com/nouvamfrph/ , http://lewebpedagogique.com/regarditalien/ Antonia des Canaries a un problème d’enregistrement pour la compétition parce qu’elle ne sait pas encore où elle va être nommée. Naturellement je continuerai à courir en tandem avec Doris Parneix  et ses classes de CAP   http://www.weblettres.net/blogs/?w=capdebonneesper               et Dominique Albrecht  pour sa classe européenne    http://lewebpedagogique.com/theeuroclass/    .                   D’autres concurrents sont annoncés : Elsebeth, professeur FLE, au Danemark et Catherine, professeur FLE, au Mexique ainsi que Wahiba, professeur FLE en Tunisie. Et puis nous aurons toujours les encouragements, le long de notre parcours, de Jocelyne et Denise  du Canada, de Daleen d’Afrique du Sud, de Mariko du Japon, de Marie-Annick du Luxembourg, de Patricia et Nelly d ‘ Uruguay   , de Salvelina et Marieta du Brésil, Gunnel de Suède etc .

                     J’invite l’ensemble du lycée à participer à ce challenge car le blog du CDI se veut un moyen de gagner un combat contre l’échec scolaire . Je lance un appel particulier aux professeurs qui auront la charge d’accueillir la classe Mise A Niveau Internationale  parce que cet espace virtuel pourrait être utilisé pour la pratique de la langue française d’autant qu’il est un lien vers les pays d’origine des arrivants (Roumanie, Pologne, Espagne, Tunisie). Que chacun soit « fair-play » comme l’on dit dans le vocabulaire sportif.

                      Je vous dis donc : « A vos marques » (de blogs bien sûr !)

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Pour une rentrée en pleine forme

Cinéma, Ecologie, Gastronomie, Grands événements au lycée, Humour, Langues, Métier, Pays, Pédagogie, Société 7 commentaires

    Les vacances ont débuté le 2 juillet au soir mais auparavant il y a eu cette importante réunion au lycée Monnet en présence de l’inspectrice Madame Nys. Vous trouverez un compte-rendu de cette journée à http://www.ac-limoges.fr/doc/spip.php?article611

   Je désire reprendre à mon compte la plupart des principes définis lors de ce débat.  Ainsi je vais poursuivre   » le développement de  l’accès aux technologies numériques éducatives et en favoriser leur usage «  par le biais de ce blog.  Je mets cet espace virtuel au service des enseignants et des élèves de mon lycée de façon à leur fournir une base d’information utilisable, suivant le cas, pour la préparation de leurs cours ou bien pour la réalisation des devoirs demandés. Ils pourront aussi s’y exprimer directement en rédigeant des commentaires sous les articles déjà écrits ou bien m’informer de leur désir d’être eux-mêmes auteurs d’un billet.

   Comme l’an passé, j’ouvrirai les colonnes de ce blog à des professeurs enseignant à l’étranger ainsi qu’à leurs élèves. Ceci se fera sur la base de la francophonie et de la découverte de « l’ailleurs« .  Dans une certaine mesure on peut y voir la prise en compte de  » l’amélioration de la pratique des langues vivantes  » car, d’une manière générale, d’une part tous nos élèves ne sont pas francophones d’origine et d’autre part le fait de les mettre en contact avec des étudiants habitant les Etats-Unis, l’Argentine, l’Italie, la Pologne, la Roumanie, etc peut largement les motiver pour apprendre d’autres langages. La plupart des partenaires de la saison 2008-2009 ont renouvelé leur désir de poursuivre le nouveau mode d’échanges débuté. Je voudrais aussi préciser que je suis en train de « négocier » un partenariat avec une enseignante Français Langue Etrangère du Danemark.  Copenhage ayant était choisi pour un sommet mondial sur le développement durable en décembre 2009, il sera alors aisé de rédiger des billets sur ce thème de façon à  poursuivre la généralisation de l’éducation au développement durable. Je souhaiterais aussi indiquer que j’ai pris contact avec une enseignante  du Mexique de façon à avoir une  approche de l’Amérique Centrale. Bien entendu il sera toujours possible de compter sur l’aide de Mariko du Japon, de Jocelyne du Québec, Daleen d’Afrique du Sud, Salvelina et Marieta du Brésil, de Nelly d’Uruguay, etc

   Des articles « sérieux » mais sur un ton avenant de façon à prévenir l’absentéisme et le décrochage scolaire grâce à tout l’aspect ludique qu’offre un blog. L’accent sera mis en priorité sur la gastronomie pour tenir compte de la spécificité de notre lycée. Cela va dans la logique de rendre ses lettres de noblesse à la voie professionnelle.

  J’ai donc énuméré les principales pistes de travail qui seront mises en oeuvre. Je compte sur votre appui pour la réalisation. Je remercie d’avance toutes les bonnes volontés. Je vous souhaite de très bonnes vacances. Nous nous retrouverons à la rentrée de septembre bien qu’il soit possible que j’ajoute éventuellement des commentaires à des articles déjà publiés si l’actualité s’y prête.

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N’en ayez-pas le sifflet coupé et ne gobez pas tout !

Animations culturelles, Collection, Gastronomie, Métier, musique, Pays, Pédagogie, Société 5 commentaires

     Le matin du lundi de Pâques, même s’il fait froid, en marchant dans les rues du vieux Luxembourg, près du Palais Grand Ducal, vous pourrez entendre des chants de rossignols et de coucous. La Pétrusse passe à Luxembourg et porte loin ces sons. Vous serez également très intrigués car les rues sont interdites à la circulation.

                                

                                                   

                                                     

          Ce jour là, c’est Émaishen, diminutif d’Emmaüs. En effet, « Emmaüs »est le nom du bourg de Palestine, près de Jérusalem où, d’après l’Evangile de Jean, Jésus apparut à deux disciples après sa résurrection le lundi de Pâques.  » Émaishen’, au Luxembourg, a un sens supplémentaire puisqu’il est synonyme de « marché des Peckvillercher ». Autrement dit , c’est la fête des sifflets de terre cuite !

                                          

                                         

  Dès potron-minet, des fabricants et vendeurs de sifflets de céramique viennent de toute l’Europe,  installent leurs étalages pour vendre les « Peckvillercher » aux enfants. Parfois on peut même y voir la famille ducale en fin de matinée ! Pour en savoir un peu plus sur l’organisation politique du Luxembourg, vous pouvez consulter : http://www.monarchie.lu/fr/index.html

       On pense que cette tradition vient de  rites anciens où le son des sifflets célébrait le retour du printemps. Le chant du coucou rappelle ce symbole. Autrefois, Le lundi de Pâques correspondait à la célébration d’une la fête  organisée par des potiers à l’église Saint Michel  mais, peu à peu, cela devient un marché de bric à brac où les ventes se font dans le bruit et les rires d’enfants.

 

                           

 

                                                                        

     Ce marché d’Emmaüs existe au moins depuis 1827 puisque l »inspecteur de police Jhemp Müllendorf en parle  dans une lettre  adressée au conseil municipal. En fait, ces sifflets font l’objet de collections et vous pouvez voir quelques modèles de France à : http://www.sifflets-en-terre-cuite.org/Html/France/SartheMalicGres.html

 

                                         

                                         

                                         

  

     La forme d’un de ces oiseaux est devenue le symbole du peckvillchen . Ils sont  fabriqués avec de la terre à pipe à Andenne en Belgique et portent souvent le tampon « Made in Luxembourg « Depuis 1957, cette fête est aussi célébrée à Nospelt. Tous les sifflets qui y sont vendus portent le tampon Nospelt et l’année de fabrication.

 

                                    

 

                                 

 

 

 

                                

                                 

                                

                 Cet article a été rédigé à partir d’un texte et de photos envoyés par Marie-Annick, l’enseignante qui vit au Luxembourg. Je la remercie vivement pour sa contribution à l’enrichissement de ce blog de CDI. A noter que le titre de cet article repose sur un jeu de mots puisque « Couper le sifflet à quelqu’un » signifie le mettre hors d’état de répondre.

 

                 Par ailleurs, je remercie Urzula de Pologne et Maria-Letizia d’Italie pour l’envoi de très jolies cartes postales de Pâques, assez caractéristiques de leur pays. Je vous les montre.

 

                                

  La forme particulière de la carte postale envoyée par Urzula m’amène à vous rappeler certaines expressions comprenant le mot « oeufs » :
     –oeuf au plat (appelé « oeuf miroir » au Québec) : oeuf cuit sans le brouiller dans une poële . Vous pouvez regarder cette vidéo pour avoir une idée de préparation : http://loftv.com/index.php3?affich=detail&idemission=1018080
     – oeufs au lait : dessert dont on peut voir la recette en vidéo sur http://www.dailymotion.com/video/x6ikuw_recette-1-les-oeufs-au-lait-les-pti_lifestyle
    – oeuf poché : voir la vidéo suivante pour comprendre l’expression http://www.dailymotion.com/video/x4el6f_oeuf-poche_family  
 
 –Va te faire cuire un oeuf : débrouille-toi tout seul, va au diable  
Mettre tous les oeufs dans le même panier : placer tous ses espoirs dans une même affaire  
 – Quel oeuf ! : quel imbécile
 – Ne pas faire d’omelette sans casser des oeufs : accepter de prendre des risques pour parvenir à ses fins.
 – l’oeuf de Christophe Colomb : un oeuf qui arrive à tenir en équilibre parce qu’une partie a été écrasée.
 – Marcher sur des oeufs : parler ou agir de façon difficile, avec grande prudence
   –Avoir un oeuf à peler avec quelqu’un (utilisé en Belgique) : avoir un compte à régler avec quelqu’un

   – Gober un oeuf : avaler en aspirant et sans mâcher  (à noter que « gober » signifie aussi rêvasser dans l’expression « gober les mouches » ou bien être crédule dans l’expression « tout gober« )

 

 

 

 

 

 

 

 

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L’année de la France au Brésil : en avant la musique !

Animations culturelles, Animaux, Gastronomie, Langues, Littérature, musique, Pays, Pédagogie, Personnages, Société 12 commentaires

    »  2009 sera l’année de la France au Brésil » : ainsi en ont décidé les présidents français et brésiliens en 2006. Concrétement, cela veut dire que le Brésil doit, en quelque sorte, célèbrer la France. Quels liens existent exactement entre ces deux pays pour que l’un soit amené à parler de l’autre car, il faut le rappeler, 2005 a été l’année du Brésil en France : http://www.bresilbresils.org/home.html  ? En fait, cette « amitié » est née dans la violence !

        Le roman historique Rouge Brésil de Jean-Christophe Rufin rappelle les liens qui unissent ces deux pays. Il évoque la  conquête de ce territoire d’Amérique du  Sud  à la Renaissance, lorsque le chevalier Nicolas Durand de Villegagnon, sous les ordres de Gaspard de Coligny, lui-même au service d’Henri II, débarqua à Rio de Janeiro pour tenter d’implanter une colonie française.  L’épisode est raconté dans http://www.academia.org.br/abl/cgi/cgilua.exe/sys/start.htm?infoid=4531&sid=338

                                               

 

 

     Mais le Brésil n’est pas seulement très lié à la France . En fait, le Brésil, un peu à l’image du « creuset »  américain ( la traduction souvent utilisée pour faire comprendre l’expression « melting-pot »)  est un pays aux multiples brassages de cultures et l’on peut dire que les manifestations musicales et artistiques brésiliennes mettent à l’évidence la diversité des courants migratoires et d’ethnies présents dans le pays  : Allemands, FrançaisItaliens, Autrichiens, Polonais, Tchèques, Portugais, Africains, Ecossais, Indigènes…  Ainsi, l’Etat de Santa Catarina dans lequel habite notre amie Salvelina, est, par exemple,  une référence internationale en matière de ballet : en 2000, la filiale brésilienne de l’École du Théâtre Bolchoï s’est ouverte. Pour la première fois en plus de deux siècles d’ existence, la méthodologie d’enseignement du Bolchoï de Moscou a été adoptée et appliquée dans un autre pays que la Russie : http://www.santacatarinabrasil.com.br/fr/escola-de-teatro-bolshoi-no-brasil/   Le Festival de Danse de Joinville  ( ville de la région  de Santa Catarina, dans le Sud du pays, signalé par le chiffre « 5 » sur la carte et dont voici un lien pour découvrir la ville : http://www.sc.gov.br/portalturismo/Default.asp?CodMunicipio=66&Pag=1  ), le plus grand de l’Amérique Latine, rassemble chaque année plus de 4 000 danseurs amateurs et professionnels, et attire un public de plus de 50 000 spectateurs : http://www.festivaldedanca.com.br/2009/home 

      A vrai dire, chaque région du Brésil possède des cultures musicales qui lui sont propres et on ne saurait jamais limiter la musique brésilienne à la samba ou à la bossa nova comme le pensent souvent certains étrangers. Cependant il est nécessaire de définir ces termes. La samba est un style musical qui provient de la fusion des rythmes africains et portugais. Dans la langue bantoue, « samba » signifie « prière » ou « plainte » et donc par là-même, on voit tout l’aspect religieux de cet acte. L’importante communauté noire de Salvador de Bahia pratiquait cette danse qui a pourtant peu à peu gagnait Rio de Janeiro. En 1917, « Pelo Telefone » est la première samba et elle est interprétée par Donga et Mauro Almeida. Vous pouvez en écouter un extrait à http://sambabresil.free.fr/archives/Chanteursdonga.htm . Vers 1930 par Ismael Silva  créé la première école de Samba dans le quartier Estacio de Sa à Río de Janeiro. Cette école est nommée « Deixa Falar » ( « Laisse Parler »). Vous pouvez écouter plusieurs extraits musicaux de ce chanteur brésilien à http://www.lastfm.fr/music/Ismael+Silva  Cet artiste a contribué à associer la samba au fameux carnaval de Rio et donc à dissocier cette danse de l’exclusive communauté noire brésilienne.   Milton Nascimento, Jorge Ben, Sergio Mendes, Djavan, Gilberto Bebel,  Chico Buarque, Gilberto Gil, Baden Powell, Stan Getz, Caetano Veloso ont fait connaître la samba . La cuica est un instrument de musique à vibration utilisé dans la samba.

                                                   

                                                  

 La bossa-nova est en fait une reprise de la samba mais avec un ajout de jazz . Elle a été créée par  des musiciens blancs et est devenue très populaire dans les années 1950 avec João Gilberto et Tom Jobim  dont vous pourrez voir des vidéos sur : http://www.musiquebresilienne.ca/video.html  On peut aussi citer Cartola, Nelson Cavaquinho, la Velha Guarda da Portela, Zé Kéti et Clementina de Jesús

                        

      On peut affirmer qu’à l’arrivée des jésuites, en 1549, la musique baroque et le chant grégorien furent introduits.  Cela participe à l’influence occidentale dans la musique brésilienne. De même, les folias de reis (la période de douze jours qui sépare Noël de l’Epiphanie)  sont à l’orgine une fête portugaise que l’ on retrouve à Salvador de Bahia. Ce sont des chants et des processions à l’occasion des fêtes de la Nativité et en l’honneur des Rois Mages. La danse la plus  populaire de cette région  est le forró, Les instruments caractéristiques sont entre autres le triangle et l’accordéon. Les danseurs sont par couple et évoluent sur une musique très joyeuse, mais, le paradoxe est que la chanson  évoque souvent  les chagrins du peuple du Sertão (région du Nordeste très touchée par la sécheresse) qui quitte sa région à la recherche d’une nouvelle vie au sud-est du Brésil, notamment à Rio de Janeiro et à São Paulo). Regardez plutôt les danseurs de forró: http://www.youtube.com/watch?v=iPOoPKUQ48c&hl=fr . l

               Le siriri et le cururu  sont des danses folkloriques du Mato Grosso . Regardez une démonstration de ces deux danses sur http://it.truveo.com/Tradi%C3%A7%C3%A3o-popular-do-cururu-e-siriri-vai-%C3%A0s-ruas/id/3301358720 . Ces musiques et ces danses sont d’inspiration religieuse . La mort « inspire  » aussi, comme en témoignent le velório, l’ afoxé,  le candomblé,  le macumba, l’umbanda

      La musique folklorique populaire brésilienne est représentée par le bumba-meu-boi et le boi-bumbá. Ce sont des danses avec  des personnages humains et des animaux fantastiques. Il s’agit de l’histoire légendaire de la mort et la résurrection d’un boeuf. Cette manifestation festive est très populaire dans les régions Nord et Nord-Est du Brésil. Ecoutez et regardez : http://www.youtube.com/watch?v=t_cziTYeoLY&feature=related  et http://www.youtube.com/watch?v=_FFSF_C0Bio&feature=related

      La cantoria  ou repente est l’expression même de ceux qui vivent dans le sertão.  Elle raconte l’attente de la pluie après des jours de sécheresse . Ecoutez : http://video.google.fr/videoplay?docid=-1374949939781655927&ei=OKvGSfe2DILU-AaJ6NjbAQ&q=cantoria&hl=fr

 Le carimbó est une danse ancienne d’origine indienne dont le rythme est joué sur un tambour nomé carimbó accompagnant cavaquinho et banjo (intruments de musique) . Regardez ces danseurs de carimbó : http://www.youtube.com/watch?v=10cxbdnqk8I 

                                                

                                                  

 

La lambada, danse très agitée, sensuelle et licencieuse est née du carimbó  :  http://www.youtube.com/watch?v=5AfTl5Vg73A

  Dans la musique populaire, le choró,, qui signifie « pleur », plus connu sous le nom de chorinho (« petit pleur »), est un style de musique populaire et instrumentale brésilienne. Malgré son nom, le style est en général d’un rythme agité et joyeux. Le choro est considéré comme la première musique populaire urbaine typique du Brésil qui soit difficile à exécuter. Les influences européennes à l’origine de cette musique sont diverses :  la valse (Autriche), la polka (Pologne), la scottish  (Ecosse) mais principalement le lundu (Afrique) . Ecoutez ce fabuleux mélange : http://www.youtube.com/watch?v=rEI2UfMuyx4&feature=related

 Il y a aussi la modinha, qui est un genre populaire né au XVIIème siècle, d’inspiration portugaise : http://www.youtube.com/watch?v=h12Kh9Ea0Ag&feature=related Dans la région Nord et Nord-Est se rencontrent beaucoup de styles comme le baião, bambelô, boleros, chamego, coco, emboladas, forró, frevo, guarânia, maracatu, maxixe, xaxado et encore d’autres. Toutes ont en commun un appel très fort à la sensualité. La musique sertaneja ou caipira est un genre proche de la musique country : http://www.youtube.com/watch?v=Q_jypceZnjM&hl=fr

La marchinha est un style de musique de carnaval introduite au XXème siècle par les Portugais.  Les blocos afro, crées en 1974, sont une musique de carnaval propre à Bahia à l’origine. Dans Bahia on a encore d’autres manifestations comme l’axé. Ce mot vient du candomblé (secte religieuse) et signifie « matière spirituelle » ou « ondes positives ». Ce rythme très agité,  est né d’un mariage de manifestations lors du carnaval de Bahia et de la musique à succès de l’époque : http://www.youtube.com/watch?v=zG__7q7XQPs&hl=fr

 La musique dite brega est un genre populaire né dans les années 1940 et s’applique à parler surtout des chagrins d’amour : http://video.google.fr/videoplay?docid=5184263386025007610&ei=X7fGSZCdGYLU-AaJ6NjbAQ&q=brega&hl=fr

La jovem guarda (jeune garde) est un mouvement proche du rock créé dans les années 1960. Genre romantique, léger et très dansant :  http://www.youtube.com/watch?v=TdHSTiHjsqM&hl=fr

La música popular brasileira – MPB, née en 1965 avec le mouvement Tropicalisme. C’est un style de protest song d’avant gard mêlé au rock’n’roll : http://www.youtube.com/watch?v=RTUQrdqcUH0&hl=fr

Le funk carioca, créé dans les années 1980, est un type de musique électronique qui a pour origine les favelas (bidonville) de Rio de Janeiro et dérivée du Miami Bass. Dans la ville de Rio, le funk carioca est appelé simplement « funk » (carioca signifie « de Rio ») bien qu’étant un style différent du véritable funk américain : http://www.youtube.com/watch?v=UZtcEF_8dtI&hl=fr

    Après ce panorama, on peut nettement sentir combien la musique du Brésil est une illustration de ce quel’on pourrait appeler une « culture mondialisée » c’est-à-dire qui est née de la fusion de divers apports nationaux. Ces diverses influences constituent une très grande richesse.

   Cet article a été rédigé à partir de notes fournies par notre amie brésilienne Salvelina. Je la remercie beaucoup pour sa contribution à cette présentation de la musique brésilienne. C’est « l’année de la France » au Brésil mais nous sommes heureux qu’elle veuille bien aussi nous parler, en France, de son pays.

   Ce billet prend également place dans le cadre de petits travaux de recherches sur la danse que font actuellement les élèves de 1ère année de CAP APR.

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Carnaval en France : la majesté des chars

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    Etymologiquement « Carnaval » signifie « viande interdite » puisque ce mot est un dérivé de « carne » (la chair, la viande). Eh oui, le carnaval s’inscrit dans le cadre d’une privation, celle qu’il faudra suivre à la lettre durant la période de Carême. Alors, paradoxalement, pour être sûr de pouvoir respecter cette diète à venir et cette vie bien trop réglée, chacun commence par manger plus que normalement et à se livrer à la débauche et à la contestation. Le peintre flamand Pieter Bruegel l’Ancien a très bien su marquer l’opposition de ces deux périodes de l’année dans son tableau « Le combat de Carnaval et Carême » peint en 1559

    Donc, de l’idée d’austérité initiale, le Carnaval est maintenant associé à la chienlit ou au charivari. Ces mots vous semblent complexes, aussi vais-je un peu les expliquer. « Chienlit » veut précisement dire « masque de carnaval » au sens étymologique, puis « mascarade, déguisement » et enfin, de façon très littéraire, « désordre, confusion, pagaille ». Quant à charivari, il vient d’un mot grec signifiant « mal de tête ». Mais pourquoi auriez-vous des céphalées ?  Eh bien, à cause du vacarme provoqué à l’aide d’instruments à percussion et divers ustensiles pendant le carnaval à l’occasion du remariage des veufs. Pour en avoir une illustration, peut-être est-il abusif de dire que les tambours motevidéens font du « bruit » car il s’agit de musique, mais leur passage dans les rues représente beaucoup de décibels. Les débordements sont aussi alimentaires avec une sorte d’orgie au niveau des viandes, vins, sel et épices avant de s’astreindre au régime quadragésimal (c’est-à-dire « qui appartient au carême »). Ils sont aussi sexuels car il faut savoir qu’avec les saturnales et les lupercales, au temps des Romains, on assistait à l’inversion des sexes c’est-à-dire que les hommes se déguisaient en femmes et inversement. Avez-vous d’ailleurs remarqué le double sens du mot « travesti » ?  D’un côté il signifie « vêtement qui permet de se déguiser », mais de l’autre « homosexuel voulant se faire passer pour une femme ». Il faut aussi savoir que le carnaval est souvent accompagnés de chants incitant à la débauche ou à la misogynie : http://fr.wikipedia.org/wiki/Si_tu_ne_veux_pas_qu%27ta_femme . Il y a aussi des propos scatolologiques, des allusions à des pots de chambre, etc.La remise en cause du fondement social se notait aussi dans l’inversion des rôles puisque l’esclave devenait le maître pour une journée et vice-versa. Souvenez-vous alors de l’expression du Général de Gaulle « C’est la chienlit » pour désigner l’agitation  populaire française en 1968. Faites-aussi un rapprochement avec la satire sociale des « murgas » d’Uruguay. Il est possible de faire un rapprochement avec le « fou du Roi » ou bien le « bouffon » parce que ces personnes, sous couvert que leur état mental est un peu aliéné, sont autorisées à tenir des propos subversifs. Peut-être est-il intéressant aussi de mettre en relation avec cet esprit frondeur la marionnette Guignol car initialement ce personnage, sous des couverts de plaisanteries, exposait les injustices sociales. Son créateur,  Laurent Mourguet, était un ancien canut lyonnais et savait parfaitement combien les conditions de travail étaient dures. Bien entendu, par la suite, Guignol a surtout était associé à un divertissement exclusivement pour les enfants avec une multitude de gags engendrant un effet comique. Mais, il y a tout de même encore en germe l’esprit de contestation puisque « Les guignols de l’info » est une émission satirique de la chaîne de télévision appelée Canal plus : http://www.canalplus.fr/c-humour/pid1784-c-les-guignols.html . Les « personnages » sont des marionnettes ayant le « physique » caricatural des hommes politiques ou personnalités.

   Le défilé carnavalesque est très souvent associé au lancer de confetti. Oui, ce mot est italien, mais, au départ il ne renvoyait pas à la petite rondelle colorée  de la fête ! Des « confetti » étaient des petites dragées rondes qui étaient lancées au cours des carnavals, au début du XIXème siècle, à Rome et à Nice. Au cours d’un corso de 1830, des notables niçois jetèrent à la foule : des fleurs, des cigares et des « confetti » en sucre candi. Mais, comme cela revenait trop cher de jeter des bonbons, ces personnes prirent ensuite l’habitude de jeter des formes de dragées, mais en plâtre ! Finalement, en 1892, un « confetti » de papier fut imaginé.

Outre ce lancer de dragées , pour le carnaval, on utilisait parfois des seringues remplies d’eau parfumée appelées « tubes borsani« .  Dans le Nord de la France, il y a une fête qui rappelle un peu cette tradition : à Solesmes il y a « la fête des Seringueux » Lors du défilé carnavalesque il s’agit d’arroser les passants. Au départ, les seringues étaient remplies de …purin mais maintenant il n’y a que de l’eau.  Le « seringues » utilisées sont d’authentiques clystères à usage vétérinaire et contiennent deux litres d’eau ! Mais j’ai lu qu’en Pologne, du côté de Cracovie, pour les fêtes de printemps, on s’arrose aussi d’eau à l’aide de seaux ou de seringues.

   Il était donc indispensable de bien s’équiper pour participer au corso pour éviter les projections de dragées, d’eau parfumée, de farine, de plâtre, etc. Le mot « corso » est d’ailleurs d’origine italienne et signifiait au départ une « promenade publique »  puis « un défilé de chars fleuris ». La « protection » consistait en une sorte de masque d’escrimeur sur le visage et un « cache-poussière » (peignoir en satin mis par dessus ses vêtements habituels) appelé parfois « domino« . Toujours pour se protéger des projectiles, les participants s’équipaient d’une ombrelle.

   Dans la seconde moitié du XIXème siècle, Nice devint le lieu de résidence  hivernal de riches étrangers. Ils aimaient bien fréquenter les casinos et assister au carnaval car, dès 1830, un premier cortège d’une trentaine de voitures est organisé en l’honneur du roi Charles-Félix et de la reine Marie-Christine, souverains du Pièmont et de Sardaigne. Le défilé passe par la place Massena. Les troubles français liés à la « Commune de Paris » de 1870  firent prendre peur « des rouges »  (sous entendu « de révolutionnaires ») aux riches touristes et cette cossue clientèle préféra rester sur la riviera italienne causant ainsi une certaine perte au niveau du tourisme. Alors le Niçois Andriot Saëtone créa un comité de fête pour redonner de l’intérêt au Carnaval. Les pêcheurs participent aux festivités en faisant sauter une grosse poupée en étoffe bourrée de son : lou paillassou. En 1875, il y eu un incident au sujet du char de la « ratapignata » (la chauve-souris) parce que la fête s’était cindée en deux parties : d’un côté il y avait eu une fête populaire avec des batailles de confetti et de l’amusement et de l’autre des défilés de voitures fleuries auquels ont pris part les élites riches.

     L’anecdote est racontée dans http://www.nicerendezvous.com/car/une-histoire-longue-et-complexe.html et on met l’accent sur l’aquarelliste Alexis Mossa qui a peint la scène. Après cet événement, le carnaval de Nice devint plus festif. A  partir de 1882, il y eu un char spécial pour « Sa Majesté Carnaval« . Puis il y eu un char pour « Madame Carnaval » et Alexis Mossa en créa un autre pour leur fils « Carnavalon » dans les années 1930. Gustave-Adolphe Mossa, fils d’Alexis Mossa, est le plus grand imagier du Carnaval de Nice, c’est-à-dire qu’il dessina les maquettes des chars officiels. Le carnaval s’achève après environ dix-huit jours de fête et  environ  3 000 acteurs participants, avec la lente combustion, sur la grève, du mannequin représentant « Sa Majesté Carnaval ». Il faut imaginer quelque chose de grandiose car un char peut peser jusqu’à 7 tonnes  et il y a, en tout, plus de 10 tonnes de fleurs de serres! Il est vrai que c’est pour faire l’éloge de la qualité et de la variété de l’horticulture azuréenne. On compte aussi environ 600 grosses têtes et une vingtaine de charsQuinze tonnes de confetti jonchent le sol. Mettez vous dans l’ambiance de 2009 avec : http://www.nicecarnaval.com/carnaval4.html et les quatre vidéos du carnaval dont la première est à http://www.dailymotion.com/video/x8dxke_carnaval-de-nice-2009-1ere-partie-s_travel?from=rss

         

 

          Mais si le carnaval de Nice est peut-être le plus connu, il ne faut pas oublier ceux de Douai ( http://www.ville-douai.fr/ ) et de Dunkerque ( http://www.ville-dunkerque.fr/)  ainsi que de Bailleul   http://www.ville-bailleul.fr/ ). Le carnaval dunkerquois dure plus de dix semaines mais les trois jours gras  (lundi, mardi et mercredi des cendres) appelés ici « les trois joyeuses » sont les événements dominants. Il s’agit d’un carnaval très populaire, il n’y a pas de séparations acteurs et spectateurs.  Son origine vient dans le fait que les marins-pêcheurs allaient partir 6 mois en Islande pour la pêche au hareng et que leur absence, longue, serait peut-être sans retour à cause des dangers encourus  : alors, autant faire la fête avant cette séparation provisoire ou définitive.  L’hymne de Jean Bart, ancien corsaire dunkerquois, est entonné : http://fr.wikipedia.org/wiki/Cantate_%C3%A0_Jean_Bart . Il se mêle à des chansons paillardes. Le parapluie est devenu l’emblême de ce carnaval, non seulement à cause du temps assez instable dans le Nord de la France mais aussi parce que, du balcon de l’Hôtel de Ville, le Maire et ses adjoints lancent dans la foule des harengs (emballés tout de même sous cellophane). Mais ce parapluie est aussi un signe de ralliement pour se faire remarquer par un ami  dans la foule. Il y a en effet une tradition à respecter : celle de « tenir chapelle« .  Les « chapelles » sont en réalités les nombreux cafés dans lesques les « carnavaleux » vont boire de la bière et manger une soupe à l’oignon. Cela veut dire qu’il faut payer à boire et à manger aux amis et aux connaissances. 

 Un tambour-major, en uniforme de grenadier de l’Empire, mène la band qui suit. Il y a « Marie-Papate » qui est en fait un homme qui s’est travesti en femme au niveau des habits, s’est coiffé d’une perruque et à recouvert son visage d’un maquillage outré. Ce personnage est parfois appelé « Marie-Patate« . Il y a aussi les célèbres géants de Dunkerque que sont Reuze-Papa et sa femme Reuzine. Il s’agit d’un personnage en carton géant qui mesure 6,25 mètres, d’ailleurs, en flamand « reuze » signifie « géant ».  Cette sorte de mannequin gigantesque a été créé en 1827 par Ambroise Bafcop. Reuze-Maman  (ou Reuzine) est plus petite (5,85m). Elle est apparue en 1860.  On rattache ces géants à la ville de Cassel (autre ville du Nord de la France) mais ils défilent aussi à Dunquerke. Reuze-Papa est vêtu en légionnaire romain et Reuze-Maman, très élégante, a un diadème sur la tête et une cape de grande dame sur les épaules. Ils sont entourés par  les musiciens de l’harmonie municipale. Les masques et les travestis ferment le cortège.

 

  En fait, le département du Nord compte à lui seul environ 130 géants et tous les ans il s’en ajoute d’autres. On peut avoir une idée de tous ces « personnages » sur ces excellents sites spécialisés  : http://terre-de-geants.fr/Trombinoscope/Trombinoscope.html  ou http://mincoin.free.fr/region/geant/geant.html ou encore http://www.geants-carnaval.org/francais/d1/base1.htm . Les Douaisiens aiment tant les leurs qu’à l’entrée de la ville on peut lire « Douai, cité des géants » et tous les habitants se surnomment « enfants d’Gayants » . Le Père Gayant (8,50 m et 370 kg) porte un casque et une cuirasse, est armé d’une lance, d’un bouclier et d’une épée de chevalier de la Renaissance. Son épouse, Marie Cagenon (6,25m et 250 kg) est en costume de châtelaine de l’époque des Valois. Le couple a trois enfants. Jacquot est habillé comme un jeune chevalier tandis que sa soeur Fillion porte une robe bleue et une toque en plume. Le bébé Bimbin (on trouve parfois écrit « Binbin ») , qui souffre de strabisme, les accompagne. Ce sont des géants qui mesurent environ 3 m et pèse de 45 à 80 kg. La famille Gayant est suivie de  nombreux chars dont « La Roue de la Fortune » (qui évoque la déesse Fortune ) et « Le sot des canonniers » (qui est à mettre en relation avec la folie).

 On trouve aussi des « géants » dans le défilé carnavalesque de Bailleul. Ce sont en particulier Gargantua, ce bâfreur légendaire. Il trône sur un char avec un tonneau entre les jambes , un gigot dans une main et un gobelet dans l’autre.  Il y aussi l’ineffable Docteur Piccolissimo. La proximité de la Belgique fait que parfois le cortège comprend aussi des « Gilles » avec leurs chapeaux à plumes, leurs dentelles et leur costume décoré de lions héraldiques.

   Cette présentation de carnavals en France ne se veut qu’un aperçu des différentes manifestations existantes. Vous pourrez éventuellement compléter par le petit documentaire que vous trouverez à  http://www.linternaute.com/sortir/evenement/carnaval-france/

 

 

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A Zduńska Wola, sur les bancs de l’école avec Urszula

Grands événements au lycée, Métier, Pays, Pédagogie, Société 1 commentaire

    

    La scolarité est obligatoire dès l’âge de 6 ans jusqu’à 18 ans. Mais, à partir du 1er septembre 2009  les parents pourront décider de scolariser leurs enfants dès 5 ans.  Ce  préparatoire s’appelle «   classe 0″ et se fait à l’école maternelle. L’école primaire, en polonais « szkoła podstawowa », dure 6 ans (pour les enfants de 7 à 13 ans). Pour être accepté comme élève, il n’y a pas de frais d’inscription. L’école publique est gratuite. Le recrutement des élèves se fait selon les résultats aux examens de collège et les notes sur le certificat de collège. Dans chaque école il y a des cours de religion (au niveau du lycée, 2 heures par semaine), mais ce sont les parents et les élèves qui décident de les suivre ou non. Les élèves peuvent commencer à fréquenter ces cours quand ils veulent et s’arrêter s’ils ne veulent plus. S’il y a trop peu d’élèves qui suivent les cours de religion, il y a alors une matière qui s’appelle « éthique ».

        

 

    Les classes s’appellent la « première » pour la première année, la « seconde » pour la deuxième etc.  La dernière s’intitule la « 6ème ». Le collège, « gimnazjum  » en polonais, dure 3 ans et les jeunes  ont donc de 13 à 16 ans. Les classes s’appellent respectivement: « la 1ère », la « 2ème » et la « 3ème ». Il y a des examens dont les résultats déterminent l’admission à l’école postcollégienne. 

   Le lycée d’enseignement général ou le lycée professionnelle dure 3 ans (de 16 à 19 ans).Ce sont les classes de la 1ère à la 3ème et ce cycle se termine avec le baccalauréat. Il y a encore l’école technique de 4 ans ou l’école professionnelle de 2 ans(sans bac).  Les lycées complémentaires de 2 ou 3 ans sont pour ceux qui veulent passer le bac.

       En Pologne cette année scolaire compte 182 jours de classe. Elle est divisée en 2 semestres. Le premier finit vers la fin de janvier. Il est suivi de deux semaines de vacances. Ces dates varient selon les régions. En ce qui concerne notre zone, nous serons en congès du 24 janvier au 8 février. Le second semestre commence en général en février et dure jusqu’à la fin de la 3ème semaine de juin. A Pâques, nous aurons 6 jours de libres : du 9 au 14 avril. Les élèves de terminale finiront l’école fin avril, exactement le 24 avril, car le baccalauréat se passera en mai. Mais, pour les autres niveaux, l’année scolaire se terminera le 19 juin. Du 20 juin au 31 août nous serons en vacances. Cependant, au niveau de l’enseignement supérieur, la reprise se fera le 1er octobre.

    Dans notre lycée les élèves de la première année ont 34 heures par semaine, ceux de la 2ème 32h. et en terminale 30heures. Le premier cours commerce à 8h. et le dernier finit en général à 15h15 car cela dépend de l’horaire de classe, un jour l’élève peut terminer par exemple à 13h.30 un autre plus tard.Un cours dure 45 minutes et la récréation 10 min. La grande pause dure chez nous 20 mn. Dans tous les niveaux scolaires, il y a des cours 5 jours par semaine : du lundi au vendredi.

    Les élèves sont notés en chiffres de 1 à 6. Pourtant, à la fin du semestre, et sur les certificats scolaires, on écrit des notes en mots par exemple : 

1- insuffisant

2- passable

3- suffisant

4 – bien

5 – très bien

6 –  excellent

     Avec une évualation « insuffisant », un lycéen doit passer un examen complémentaire à la fin du mois d’août. S’il ne réussit pas, il doit redoubler.

         Pour enseigner, les professeurs ne passent pas de concours. Il faut terminer les études supérieures avec une préparation pédagogique et obtenir un diplôme de niveau « maîtrise« . Les enseignants vont voir un proviseur et lui laissent tous les documents avec CV, lettre de motivation. Puis il y a un entretien. Alors la direction de l’école choisit l’enseignant. Le système de promotion professionnelle des enseignants est appuyé sur les grades suivants : enseignant stagiaire, contractuel, nommé et diplômé.Le stage de l’enseignant stagiaire dure 9 mois et,  par exemple, celui de l’enseignant contracté 2 ans et 9 mois. Après chaque grade du stage il faut passer un entretien ou un examen devant la commission qualificative. Il existe un document qui s’appelle « la Carte de l’Enseignant » d’après laquelle l’enseignant a le statut du fonctionnaire publique (je pense que ce n’est pas le même statut qu’en France). L’enseignant avec le titre nommé est déjà très protégé par « la Carte » et il ne peut pas être licencié par le directeur quand il le veut. Moi, je suis professeur diplômée depuis 5 ans. Ce système de la promotion professionnelle des enseignants existe depuis la grande réforme de l’éducation qui a commencé en 1999. Le salaire dépend du grade : les mieux payés sont les diplômés.

 Cette année, les enseignants de tous les niveaux  travaillent encore 18 heures par semaine. Plusieurs ont des heures supplémentaires. À partir de septembre 2009 tous les instituteurs auront une heure de plus, et en 2010 les instituteurs des écoles primaires et des collèges travailleront 20 heures par semaine.Les institutrices des écoles maternelles ont 25h. Et pourtant celles qui ont des classes préparatoires – 22h. Les bibliothécaires ont 25h. En Pologne il n’y a pas de Centre de Documentation et d’Information avec un professeur-documentaliste. Nous avons des bibliothèques (qui sont souvent des salles multimedias) avec un professeur-bibliothécaire. Ce professeur peut donner des cours dans les salles de classe. Il doit aussi avoir une maîtrise.Un professeur peut enseigner 2 disciplines s’il est convenablement préparer pour cela. Au lycée ce n’est pas très répandu, mais quand même il y a de plus en plus de professeurs de deux disciplines. Par exemple très souvent le professeur d’histoire enseigne aussi l’éducation civique.

        

 

  Les « travaux pluridisciplinaires » (comme chez vous les Travaux Personnels Encadrés ou bien les Projets Pédagogiques à Caractère Professionnel) existent  au lycée. Au niveau du collège il y a les Itinéraires Interdisciplinaires, un peu comme chez vous les Itinéraires De Découvertes.. C’est très à la mode en ce moment..

   Si vous souhaitez plus vous documenter, voici une sélection de sites consacrés au système scolaire polonais : http://www.ambafrance-pl.org/spip.php?article449  

http://www.ac-nancy-metz.fr/casnav/primo/primo_syspol.htm#tp2

http://www.europschool.net/static.php?op=formation/doss_struct_pologne.html&npds=1

http://www.onisep.fr/onisep-portail/portal/media-type/html/group/gp/page/interieur.espace.listeDocs/js_peid/InitInterieurEspaceListeDocs/js_peid/ListeDocs

http://www.ac-limoges.fr/article.php3?id_article=4844 ( ce dernier site indique en particulier les liens existants entre lycées de Limoges et lycées de Pologne)

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Noël aux tisons : en Pologne avec Urszula

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La fête de Noël en Pologne c’est la fête favorite et la plus attendue de toute l’année.  Les quatre semaines qui précèdent Noël c’est l’avent, la période de préparation. Les enfants reçoivent des calendriers de l’avent. Le 6 décembre qui est la fête de Saint Nicolas, Mikołajki en polonais, très aimée par les enfants on se donne de petits cadeaux.. Ça peut être de tout, par exemples des mascottes, des friandises en chocolats. (Pas de « manelles », ni de pains d’épices

     

 

 

Les ménagères préparent les maisons en lavant les vitres, changeant le voilage, nettoyant les tapis parce que tout doit être propre. Début décembre, les magasins et les rues sont déjà décorés par des lampes en couleurs, guirlandes, Père Noël acrrochés etc. Les gens achètent des cadeaux, choisissent des cartes de Noël. On envoie des cartes aux proches souvent avec « opłatek » – le pain azyme, symbole de l’union, de l’amitié, de la bienveillance et de la conciliation, pour le partager le 24.12.

      Les petits enfants écrivent des lettres au Père Noël appelé en polonais « Święty Mikołaj » (ce qui est une traduction de Saint Nicolas) pour lui dire ce qu’ils voudraient recevoir pour Noël. Dans toutes les villes au marché on vend des décorations de Noël, des jouets, des sapins, naturels ou artificiels, et des carpes souvent vivantes se trouvant dans de petites piscines. Certaines personnes décorent l’arbre de Noël le jour du réveillon, les autres quelques jours avant. L’arbre de Noël  typique est coloré et garni avec des décorations à la mode ou bien faites à la main par les enfants, les mamies. Il faut encore décorer la maison avec du gui portant bonheur.

 

        Il y a la tradition de faire des crèches dans les églises (parfois vivantes, à l’école, dans mon lycée il y en a une chaque année, c’est une sorte de spectacle) et dans beaucoup de familles. A Cracovie mi-décembre, chaque année il existe un concours des plus belles crèches qui sont exceptionnelles parce qu’elles doivent avoir des éléments de l‘architecture cracovienne. Après, elles sont déposées au musée.

 

Cette année, à l’école nous travaillons jusqu’au 19 décembre et nous rentrerons le 5 janvier. D’habitude, nous rentrons déjà le 2 janvier Comme le 2 janvier 2009 c’est vendredi, on a préféré travailler un autre jour avant cette date pour pouvoir ne revenir que le lundi. Les travailleurs ont 2 jours fériés : le 25 et le 26 décembre parce que la fête de Noël en Pologne se compose de 2 jours : le 26.12 c’est la fête de Saint  Etienne. Le 24 la plupart travaillent jusqu’à midi. Les supermarchés sont ouverts jusqu’à 16 h. Beaucoup de personnes prennent congé le 24 et après Noël. 

     Le 24 décembre à minuit beaucoup de personnes vont à la messe où elles prient et chantent des chants de Noël. Le nombre et la diversité des cantiques sont énormes. Evidemment on chante Douce nuit,  Gloria …Après la messe on ne mange plus.Le 25 et le 26 on se repose et on va aussi à l’église qui pendant la fête est pleine. On rend et on reçoit des visites, on passe beaucoup de temps à table. Au menu il y a de differentes viandes : canard, oie, dinde.

    Pourtant le plus important c’est le 24 décembre – la veille de Noël , Wigilia en polonais. Souvent dès le matin, les maîtresses de maisons polonaises préparent des plats traditionnels pour le dîner c’est-àdire le Réveillon (Wieczerza Wigilijna). Le menu c’est surtout le poisson avec la carpe et hareng dans plusieurs plats différents, les champignons, les légumes et les fruits (produits des eaux, des forêts, des champs et des vergers).  Toute la famille participe à la préparation des plats ce qui crée déjà l’ambiance exceptionnelle. Le repas traditionnel du réveillon doit être sans viande car il est question de jeûne et sans alcool.

       Pour respecter la tradition il faut préparer 12 plats différents et goûter à chacun. Le nombre des plats correspond au nombre des apôtres. La table doit être joliment  décorée avec une nappe blanche et comporter autant de couverts que de convives, plus un pour un membre de la famille qui ne peut plus être avec nous ou un visiteur inattendu. Sous la nappe on met un tout petit peu de foin ou de paille. Cela nous rappelle les origines du Jésus, né dans une étable et permet d’avoir une bonne chance toute l’année. Sur la table il est nécessaire de mettre opłatek (le pain azyme). La tradition veut que tous se réunissent autour de la table dès l’apparition de la première étoile dans le ciel. Juste avant, la famille fait une prière. Dans ma famille nous commençons le réveillon après 17 h. Et quelqu’un de la famille lit un fragment de la Bible qui parle de la naissance de Jésus. Avant de se mettre à table on partage le pain azyme qu’on casse en morceaux et qu’on mange en se présentant mutuellement des voeux et en s’embrassant. Les 12 plats varient un peu selon les familles et les régions, mais beaucoup de plats se ressemblent.

 

 

 

 

Cette année, moi et ma famille passons le Réveillon chez ma soeur et les siens. Il y aura aussi nos parents. On partage la préparation des plats. Chacun apportera quelque chose :

Il y aura:

  1. de la soupe aux betteraves rouges (borstch ), « barszczyk czerwony z uszkami »  avec de petits raviolis farcis de la choucroute et de champignons (ces raviolis ont la forme de petites oreilles). Certaines familles préparent de la soupe aux champignons secs.
  2. de la carpe frite, ou de la truite
  3. du poisson  frit avec des légumes  (ce qu’on appelle chez nous « poisson à la grecque »)
  4. de la carpe en gelée
  5. des harengs avec de l’huile, du citron et des oignons
  6. de la choucroute cuite avec des pois blancs cassés
  7. des champignons cuits à l’huile avec de l’oignon
  8. du gruau d’orge cuit à l’eau  (au-dessus on met du beurre fondu)
  9. des pois blans cassés
  10. du pain
  11. de la compote aux fruits secs
  12. de la kutia (mélange de grains de blé, miel, raisins, pavot, noix)

 

Après avoir mangé on attend l’arrivée de Święty Mikołaj – Père Noël avec des cadeaux ou bien là où il n’y a pas de petits enfants on trouve des cadeaux sous le sapin. On chante des cantiques. Chez moi, après on débarasse la table pour y mettre des gâteaux, des oranges des mandarines, des pommes, des chocolats.

Les gâteaux traditionnels de Noël sont:

         gâteau au pavot (makowiec)

         gâteau au fromage blanc (aussi à la viennoise) (sernik)

         pain d’épices (piernik)

         gâteau aux fruits secs, noix, raisins (keks)

 

Les superstitions liées à Noël:

La veille de Noël est une journée unique. Les gens superstitieux croient que tout ce qui arrive ce jour-là peut avoir une influence sur toute l’année à venir. Par exemple, si ce jour-là on demande quelque chose à manger on aura faim pendant toute l’année.

Il ne faut pas emprunter de l’argent ce qui pourrait entraîner la perte des biens.

Tous les travaux à la maison doivent être terminés avant midi, le reste de la journée est passé à préparer des plats et à décorer la maison.

Il ne faut pas s’allonger pendant la journée pour ne pas attirer les maladies.

 La nuit du 24 au 25 est une nuit des miracles: cette nuit les animaux savent parler comme les humains donc il faut leur donner aussi du pain azyme.

Le pavot est le symbole du bonheur.

La pomme – de la beauté et d’une bonne santé.

 

JOYEUX NOËL en polonais se dit WESOŁYCH ŚWIĄT

 

BONNE ANNEE                          SZCZĘŚLIWEGO NOWEGO ROKU

        Merci beaucoup à Urszula pour tous ces détails sur le Noël polonais. Merci beaucoup pour les photos jointes. Je souhaite aux élèves polonais et à leur enseignante un Joyeux Noël. L’année 2009 permettra d’approfondir notre amitié naissante.

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