Tous les goûts sont dans la Nature

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          En cette période de vacances de Toussaint, on pense aux voyages. Je vous en ai déjà parlés dans mon précédent article, cependant, pour ce billet, j’évoquerai une autre raison qui est à l’origine du tourisme : la curiosité qui pousse à vouloir goûter les plats des autres pays.

       Malgré l’excellente réputation de la cuisine française, certains mets surprennent nos visiteurs.  Ainsi nous dégustons avec plaisir les cuisses de grenouilles, ce qui nous vaut le sobriquet prononcé avec un réel dégoût de « frog » ou « froggies » par les Anglophones. Bien évidemment quand on songe à la mare verdâtre  dans laquelle sautent de nénuphars en nénuphars les batraciens, ça peut sembler répugnant !

                                         Cuisses de grenouilles à la provençale                                            

Une grenouille

                    Que dire alors des escargots farcis dont nous raffolons pour les repas de fêtes alors que ce mollusque ne cesse de baver pour lubrifier son pied afin de mieux se déplacer.

                                                                        Des escargots persillés

                                                                                       Un escargot

 

                                           Et nos fromages dont certains « fleurent » même à grande distance, laissant échapper des odeurs qui parfument plus ou moins l’air. Ces senteurs peuvent déranger des nez délicats. Parfois c’est le goût très particulier dû au fromage de chèvre  ou de brebis qui fait faire quelques grimaces à un palais qui s’attendait à quelque chose de moins « marqué ».

                                                   Munster

                                                                          Maroilles ou marolles

 

                                                                         Reblochon

                                                                       Roquefort

                      Mais il n’y a pas qu’en France que le fromage peut faire « tiquer », nos amis du Québec le serve en « poutine« . Il s’agit d’un mélange de frites et de cheddar accompagné d’une sauce brune.

                                          Cheddar

                                                                  Une poutine

                        C’est le plat national québécois, alors, bien sûr, si vous n’aimez pas le fromage, ça ne vous plaira pas ! Par contre, « la tire » dont nous a parlé Ariane dans son article sur le sirop d’érable (    article du 15 avril 2009 ) aura peut-être un certain succès. Vous savez, c’est le sirop d’érable chauffé puis étalé sur de la neige compacte. Mais peut-être ne trouverez-vous pas la fabrication très hygiénique.

                                                                          Préparation de la tire d'érable

                                                                           La tire d'érable est comme une sorte de sucette

                Il y a aussi le pemmican qui est de la viande séchée mêlée de graisse. Peut-être trouverez-vous ce plat indigeste . Mais alors, que penserez-vous du « haggis » c’est-à-dire de la panse de brebis farcie qui fait la réputation de l’Ecosse ? Cette préparation est à base d’abats de mouton (poumons, foie et coeur) de saindoux, d’avoine et d’herbes. L’arrivée de ce mets pourtant tant décrié dans l’histoire drôle de Jacques Baudouin ( http://lesdurocasseriesdepierlouim.blog50.com/archive/2008/02/07/jacques-bodoin-philibert-la-table-de-multiplication.html ) se fait au son du « bagpipe » c’est-à-dire de la cornemuse  : http://www.euro-info-tourisme.com/ecosse/le.ceremonial.du.haggis.html

                                                                              Haggis

                  Votre estomac se soulève rien qu’à l’idée de manger cette panse de brebis farcie ? Eh bien que dire alors ces ragoûts d’écureuils qui sont préparés en Louisiane . Voici une petite anecdote :  http://bostonscrap.canalblog.com/archives/2007/10/15/6548837.html . Dans la tradition cajun, ce mammifére qui nous semble si sympathique n’est pas plus « à ménager » que ne le serait n’importe quel animal à chasser .

                                                              Ecureuil

                     Vous essayerez peut-être le steak d’aligator  appelé « gator »  que l’on sert en Nouvelle-Orléans mais aussi en Géorgie ou vit notre amie Mary-Lou Wiesendanger car la chair de cet animal est très appréciée dans les Etats du Sud des Etats-Unis.

                                                                            Des alligators

                       Je crois tout de même que le plus insolite des plats que l’on puisse proposer est le « fugu », ce poisson du Japon car il contient une toxine mortelle et sa préparation, faite de façon non attentive, pourrait coûter la vie à son consommateur.

                                                                              Fugu

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Franchement, je donne ma langue au chat !

Animations culturelles, Economie, Langues, Pays, Pédagogie, Personnages, Société, Théâtre 4 commentaires

    Le billet précédant dévéloppait la notion de « patrimoine »  et faisait surtout référence aux biens nationaux tels que des musées, des églises, etc. Il sous-entendait que la gastronomie pouvait se rattacher à l’ identité d’une région ou d’un pays. Il en est de même de la langue car elle est la « caractéristique » d’une zone géographique et permet la communication entre les différents habitants. La langue joue le rôle de « ciment » et assure la cohésion d’un peuple . Dans l’impossibilté de  faire dialoguer ses habitants un pays perd son prestige et cela affecte son économie.

    François Ier (1494- 1547)

   En 1539, François 1er (né en 1494, mort en 1547 mais ayant régné à partir de 1515), par l’ordonnance de Villers-Côtterets , impose le français comme langue nationale de façon à mieux administrer la France. Il confére une unité au pays, diminue l’impact du latin et des dialectes locaux

 La Renaissance se caractérise par « les grandes découvertes » comme on a coutume de le dire et dans « découverte » on doit aussi admettre la conquête de nouveaux territoires.

                                          "Les grandes découvertes"

    C’est l’exploration de l’Amérique du Nord. Il y a la « découverte » de l’Amérique par Christophe Colomb en 1492  . Je mets le mot « découverte » entre guillemets parce qu’en fait l’expression me semble ambigüe en raison des relations que vont avoir les conquérants et les autochtones.

Christophe Colomb (1451-1506)

    Jean Cabot  « découvre »l Terre Neuve en 1497. En  1949 Terre Neuve est devenue la dixième province du Canada.

Jean Cabot (1450-1500)

     Samuel de Champlain, à la fin du XVIème siècle, tissera un lien entre le lieu « découvert » , Québec, et la France.

                                                                     Samuel de Champlain

       A la fin du XVII ème siècle, René Robert Cavelier de La Salle et Louis XIV ème  assureront l’influence française en Amérique du Nord avec la création de la Louisiane.

         Les conquêtes de l’Afrique ainsi que celles de l’Asie ont aussi « exporté » la langue française et c’est ainsi que s’est développée la francophonie.  Malgré cet héritage souvent obtenu dans le sang et par la force, la francophilie jouit d’un grand prestige. Limoges aime à permettre à des artistes francophones et francophiles venant de nombreux pays à se retrouver dans cette ville durant un festival. Du 24 septembre au 3 octobre, « Les francophonies en Limousin  » offriront de multiples spectacles dont les créateurs viennent de Madagascar, de Belgique, du Burkina Faso, de l’ Ile Maurice, de l’Ile de la Réunion, du Québec, de la Suisse, de la Syrie, de l’Algérie, du Congo, etc. Pour plus de détails, regardez le programme : http://www.lesfrancophonies.com/index.html Cette manifestation prend place tandis qu’aujourd’hui même correspond à la journée européenne des langues : http://edl.ecml.at/

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Pour une rentrée en pleine forme

Cinéma, Ecologie, Gastronomie, Grands événements au lycée, Humour, Langues, Métier, Pays, Pédagogie, Société 7 commentaires

    Les vacances ont débuté le 2 juillet au soir mais auparavant il y a eu cette importante réunion au lycée Monnet en présence de l’inspectrice Madame Nys. Vous trouverez un compte-rendu de cette journée à http://www.ac-limoges.fr/doc/spip.php?article611

   Je désire reprendre à mon compte la plupart des principes définis lors de ce débat.  Ainsi je vais poursuivre   » le développement de  l’accès aux technologies numériques éducatives et en favoriser leur usage «  par le biais de ce blog.  Je mets cet espace virtuel au service des enseignants et des élèves de mon lycée de façon à leur fournir une base d’information utilisable, suivant le cas, pour la préparation de leurs cours ou bien pour la réalisation des devoirs demandés. Ils pourront aussi s’y exprimer directement en rédigeant des commentaires sous les articles déjà écrits ou bien m’informer de leur désir d’être eux-mêmes auteurs d’un billet.

   Comme l’an passé, j’ouvrirai les colonnes de ce blog à des professeurs enseignant à l’étranger ainsi qu’à leurs élèves. Ceci se fera sur la base de la francophonie et de la découverte de « l’ailleurs« .  Dans une certaine mesure on peut y voir la prise en compte de  » l’amélioration de la pratique des langues vivantes  » car, d’une manière générale, d’une part tous nos élèves ne sont pas francophones d’origine et d’autre part le fait de les mettre en contact avec des étudiants habitant les Etats-Unis, l’Argentine, l’Italie, la Pologne, la Roumanie, etc peut largement les motiver pour apprendre d’autres langages. La plupart des partenaires de la saison 2008-2009 ont renouvelé leur désir de poursuivre le nouveau mode d’échanges débuté. Je voudrais aussi préciser que je suis en train de « négocier » un partenariat avec une enseignante Français Langue Etrangère du Danemark.  Copenhage ayant était choisi pour un sommet mondial sur le développement durable en décembre 2009, il sera alors aisé de rédiger des billets sur ce thème de façon à  poursuivre la généralisation de l’éducation au développement durable. Je souhaiterais aussi indiquer que j’ai pris contact avec une enseignante  du Mexique de façon à avoir une  approche de l’Amérique Centrale. Bien entendu il sera toujours possible de compter sur l’aide de Mariko du Japon, de Jocelyne du Québec, Daleen d’Afrique du Sud, Salvelina et Marieta du Brésil, de Nelly d’Uruguay, etc

   Des articles « sérieux » mais sur un ton avenant de façon à prévenir l’absentéisme et le décrochage scolaire grâce à tout l’aspect ludique qu’offre un blog. L’accent sera mis en priorité sur la gastronomie pour tenir compte de la spécificité de notre lycée. Cela va dans la logique de rendre ses lettres de noblesse à la voie professionnelle.

  J’ai donc énuméré les principales pistes de travail qui seront mises en oeuvre. Je compte sur votre appui pour la réalisation. Je remercie d’avance toutes les bonnes volontés. Je vous souhaite de très bonnes vacances. Nous nous retrouverons à la rentrée de septembre bien qu’il soit possible que j’ajoute éventuellement des commentaires à des articles déjà publiés si l’actualité s’y prête.

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Se sucrer le bec au Québec

Gastronomie, musique, Pays, Pédagogie, Santé, Société, Sport 9 commentaires

   Au Canada, et plus précisément dans notre province de Québec, pendant le mois de mars, la belle neige blanche commence à fondre sous les rayons du soleil qui reprend des forces, et réchauffe notre terre nordique.

    C’est signe que le printemps s’en vient, les corneilles arrivent et le sève monte aux arbres qui bourgeonnent bientôt. Cette nouvelle saison qui s’annonce nous donne le goût de sortir, respirer ces odeurs de la nature, fermer les yeux et rêver aux plaisirs de l’été.

   Ce climat qui passe du chaud au froid et du froid au chaud au gré des saisons, nous fait bénéficier d’une richesse naturelle : une eau sucrée provenant de nos érables qui subissent ces changements climatiques. Au Québec, comme en Amérique du Nord, il y a beaucoup d’érables, et certains produisent une eau sucrée qui, grâce à l’imagination de l’homme est transformée en sirop et autres produits dérivés. Quarante litres d’eau font un litre de sirop d’érable, donc, pour produire ce sirop, on doit posséder une érablière et une cabane à sucre qu’on appelle aussi au Québec « la sucrerie« 

                                                         

                                                        

                                                          

 

                                                          

           L’érable a une grande place au Canada car sa feuille est au centre du drapeau canadien. C’est un bel hommage qu’on lui rend, elle est la reine de notre drapeau.

                                              

        Mais, avant tout, comme le dit cette citation « il faut rendre à César ce qui appartient à César » car ce sont les Amérindiens qui sont les découvreurs de l’eau coulant des érables, ce sont eux qui ont été les premiers à l’extraire de ces arbres, à la goûter, à l’utiliser pour cuire leur viande et leurs fruits.

     Leur méthode était rudimentaire : avec leur tomahawk, les Amérindiens faisaient une entaille en V dans le tronc de l’érable, et avec l’écorce et une petite branche de roseau piquée dans cette entaille, la sève de l’érable s’égouttait dans un récipient en écorce de bouleau. L’eau sucrée était source d’énergie pour les Amérindiens, le sirop qu’ils en tiraient complétait leur besoin en sucre. Ils transportaient l’eau en raquettes d’arbre en arbre, plusieurs fois par jour, s’ enfonçant parfois dans la neige mouillante qui cédait sous leurs pas. Ce site permet de découvrir de nombreuses légendes indiennes et de connaître la façon dont ils vivaient et se servaient du sirop d’érable : http://www.erabliere-lac-beauport.qc.ca/indiens.htm

                                            

    De nos jours, l’entaille faite par le tomahawk a été remplacée par le chalumeau installé par un vilebrequin, et le récipient d’écorce de bouleau est devenu une chaudière (seau). L’acériculture est un métier car l’acériculteur ou l’acéricultrice gère une érablière et fabrique différents produits à partir de la sève. L’acériculteur entretient et entaille les arbres, aménage des sentiers, s’occupe de la cueillette de l’eau, sa transformation, la mise en marché et la vente. C’est assurément un beau métier qui se transmet souvent de père en fils, comme une tradition familiale. Ils ont grandi dans le milieu de la production d’eau d’érable et ont suivi l’évolution de la transformation de ces produits. Ils savent reconnaître le bon sirop de poteau (sirop synthétique). Ils ont le goût développé pour évaluer la pureté du sirop et reconnaissent le sirop d’érable sur les tablettes de nos marchés tout au long de l’année.

                                         

                                          

    Les acériculteurs qui produisent pour leur famille et pour leur plaisir recueillent l’eau des chaudières en raquettes ou en traîneau tiré par des chevaux. D’autres acériculteurs qui en ont fait un commerce utilisent un système de tubulure pour recueillir l’eau d’arbre en arbre.

                                        

       La première étape de transformation est de faire bouillir l’eau d’érable dans de gros chaudrons ou contenants dans une cabane aménagée à cet effet, dans les bois. C’est la cabane à sucre.

                                     

                                      

                                     

                                      

                                  

                                   

     Par la suite, l’eau devient sirop, le sirop devient de la tire, du sucre d’érable, des bonbons à l’érable, du beurre d’érable, etc. Sur cette vidéo, prise au Carnaval de Québec, vous pouvez voir comment se passe la tire : http://www.youtube.com/watch?v=s64opH4amDY Sur cette autre, vous avez plus de détails sur la façon dont le sirop est entouré sur le bâton : http://www.youtube.com/watch?v=GnZu1p2tokk . Les Européens apprécient beaucoup notre « tire » : http://www.youtube.com/watch?v=xrxBuwf_BxI . Cette dernière vidéo a été prise Place Dufferin à Québec durant le Carnaval.

            Il y a toute une production autour. Je vais vous donner quelques exemples. Le sirop d’érable est un jus coloré et très odorant. Il est utilisé pour les cuissons, l’aromatisation des préparations culinaires et pour accompagner les « pancakes« , c’est-à-dire des sortes de crêpes épaisses. La gelée d’érable est un sirop épaissi avec des gélifiants ou des pectines naturelles que l’on utilise à la place de la confiture ou du miel. La crème ou le beurre d’érable est un produit qui provient de l’évaporation naturelle de l’eau d’érable. C’est un pâte épaisse et d’un jaune soutenu. Malgré le nom de « beurre », il n’y a aucune matière grasse. Elle se consomme sur des toasts au petit déjeuner ou au souper. Le sucre d’érable n’est jamais raffiné et sa teinte varie du blond ambré au brun. Il se présente sous la forme de semoule, de cristaux ou encore en barre. Les produits de l’érable sont une des fiertés des Canadiens et leur cuisine sait la mettre en valeur. Regardez cette vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=hmY2vgzXx_U

   Au Québec, on a presque tous un parent ou un ami, ou l’ami d’un parent, ou l’ami d’un ami qui posséde une cabane à sucre. C’est l’endroit pour fraterniser, c’est un lieu de réjouissance. On y mange et, pour les plus grandes, on y danse et on fait la fête. A la cabane à sucre, on mange, on prend des kilos, on oublie tout l’exercice qu’il faudra pour éliminer ces calories si délicieuses . C’est si bon ! Ecoutez nos chansons très gaies à propos des cabanes : http://www.youtube.com/watch?v=Oa04leoKajM , http://www.youtube.com/watch?v=5d4RRfMtsvg

                                                         

                                                           

  Voici le menu offert à la cabane à sucre :   soupe aux pois, pain de ménage, fèves au lard,  crêtons, betteraves et concombres marinés, omelette, oeufs pochés cuits dans le sirop bouillant, jambon, grillades de lard (connues sous le nom de « oreilles de crisse »), pouding au chômeur, tarte au sucre d’érable, crêpes, café, thé, lait, bière, caribou (alcool populaire d’hiver)

 

 

   C’est bizarre comme nom « oreille de crisse », mais j’ai cherché la source de ce nom bizarre des grillardes au lard. Serait-ce un juron québécois ? J’ai trouvé deux réponses et voici ma préférée : ce sont des croustilles qui ont quelque peu la forme recourbée de l’oreille et qui craquent sous la dent, ou plutôt qui crissent sous la dent. Elles faisaient parties du guide alimentaire de nos pionniers ou coureurs des bois québécois. L’autre réponse, je vous la laisse chercher … Mais je vous donne la recette de ces « oreilles » :

Ingrédients : Il faut du lard salé avec la couenne et de l’eau.

    On coupe le lard salé en tranche d’environ 1,5 cm par 8 cm. On le fait blanchir dans l’eau pendant 5 minutes. On l’égoutte. On met les tranches dans une poële et on fait cuire au four à 180 ° C jusqu’à ce que les tranches soient croustillantes. Pendant la cuisson, on les retourne régulièrement pour qu’elles cuisent uniformément. Quand elles sont dorées, on les égoutte sur un papier absorbant . Et on les grignote.

     A la sucrerie, on peut se promener, faire un tour de traîneau tiré par des chevaux. Les enfants courent et jouent. A la fin du repas, c’est la dégustation de la tire sur la neige. Cela fait partie des traditions !  Quand le cuisinier arrive avec son sirop d’érable bouillant, on se regroupe autour d’une table en bois sur laquelle est étendue une neige propre. Le cuisinier y verse une traînée de sirop chaud, qui, au contact de cette neige, durcit et devient de la tire d’érable. Avec un bâtonnet, on pique ce délicieux bonbon qui se forme, et on l’enroule autour du bâtonnet. C’est un gros suçon couleur ambrée de tire glacée. Délicieux pour la langue, le goût, mais dangereux pour les dents, car c’est très sucré.

                                                           

                                                           

       Pour terminer j’aimerais vous montrer un sketche des « Têtes à claques » à propos des cabanes à sucre : http://www.youtube.com/watch?v=X557hikUcpk . Vous verrez, c’est très amusant ! Ces marionnettes ont été créees par Michel Beaudet. Vous avez une explication de ce phénomène comique canadien à http://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%AAtes_%C3%A0_claques   et leur créateur présente ces marionnettes à http://www.dailymotion.com/video/x2bgem_tetes-a-claques-interview-du-create 

          Ce texte a été écrit à partir d’un texte, de photos, de références de vidéo envoyés par notre amie Jocelyne du Québec. Je la remercie pour son dévouement. Merci beaucoup à sa fille Ariane car la plupart des photos de ce billet ont été faites par « cette gentille photographe ».

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N’en ayez-pas le sifflet coupé et ne gobez pas tout !

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     Le matin du lundi de Pâques, même s’il fait froid, en marchant dans les rues du vieux Luxembourg, près du Palais Grand Ducal, vous pourrez entendre des chants de rossignols et de coucous. La Pétrusse passe à Luxembourg et porte loin ces sons. Vous serez également très intrigués car les rues sont interdites à la circulation.

                                

                                                   

                                                     

          Ce jour là, c’est Émaishen, diminutif d’Emmaüs. En effet, « Emmaüs »est le nom du bourg de Palestine, près de Jérusalem où, d’après l’Evangile de Jean, Jésus apparut à deux disciples après sa résurrection le lundi de Pâques.  » Émaishen’, au Luxembourg, a un sens supplémentaire puisqu’il est synonyme de « marché des Peckvillercher ». Autrement dit , c’est la fête des sifflets de terre cuite !

                                          

                                         

  Dès potron-minet, des fabricants et vendeurs de sifflets de céramique viennent de toute l’Europe,  installent leurs étalages pour vendre les « Peckvillercher » aux enfants. Parfois on peut même y voir la famille ducale en fin de matinée ! Pour en savoir un peu plus sur l’organisation politique du Luxembourg, vous pouvez consulter : http://www.monarchie.lu/fr/index.html

       On pense que cette tradition vient de  rites anciens où le son des sifflets célébrait le retour du printemps. Le chant du coucou rappelle ce symbole. Autrefois, Le lundi de Pâques correspondait à la célébration d’une la fête  organisée par des potiers à l’église Saint Michel  mais, peu à peu, cela devient un marché de bric à brac où les ventes se font dans le bruit et les rires d’enfants.

 

                           

 

                                                                        

     Ce marché d’Emmaüs existe au moins depuis 1827 puisque l »inspecteur de police Jhemp Müllendorf en parle  dans une lettre  adressée au conseil municipal. En fait, ces sifflets font l’objet de collections et vous pouvez voir quelques modèles de France à : http://www.sifflets-en-terre-cuite.org/Html/France/SartheMalicGres.html

 

                                         

                                         

                                         

  

     La forme d’un de ces oiseaux est devenue le symbole du peckvillchen . Ils sont  fabriqués avec de la terre à pipe à Andenne en Belgique et portent souvent le tampon « Made in Luxembourg « Depuis 1957, cette fête est aussi célébrée à Nospelt. Tous les sifflets qui y sont vendus portent le tampon Nospelt et l’année de fabrication.

 

                                    

 

                                 

 

 

 

                                

                                 

                                

                 Cet article a été rédigé à partir d’un texte et de photos envoyés par Marie-Annick, l’enseignante qui vit au Luxembourg. Je la remercie vivement pour sa contribution à l’enrichissement de ce blog de CDI. A noter que le titre de cet article repose sur un jeu de mots puisque « Couper le sifflet à quelqu’un » signifie le mettre hors d’état de répondre.

 

                 Par ailleurs, je remercie Urzula de Pologne et Maria-Letizia d’Italie pour l’envoi de très jolies cartes postales de Pâques, assez caractéristiques de leur pays. Je vous les montre.

 

                                

  La forme particulière de la carte postale envoyée par Urzula m’amène à vous rappeler certaines expressions comprenant le mot « oeufs » :
     –oeuf au plat (appelé « oeuf miroir » au Québec) : oeuf cuit sans le brouiller dans une poële . Vous pouvez regarder cette vidéo pour avoir une idée de préparation : http://loftv.com/index.php3?affich=detail&idemission=1018080
     – oeufs au lait : dessert dont on peut voir la recette en vidéo sur http://www.dailymotion.com/video/x6ikuw_recette-1-les-oeufs-au-lait-les-pti_lifestyle
    – oeuf poché : voir la vidéo suivante pour comprendre l’expression http://www.dailymotion.com/video/x4el6f_oeuf-poche_family  
 
 –Va te faire cuire un oeuf : débrouille-toi tout seul, va au diable  
Mettre tous les oeufs dans le même panier : placer tous ses espoirs dans une même affaire  
 – Quel oeuf ! : quel imbécile
 – Ne pas faire d’omelette sans casser des oeufs : accepter de prendre des risques pour parvenir à ses fins.
 – l’oeuf de Christophe Colomb : un oeuf qui arrive à tenir en équilibre parce qu’une partie a été écrasée.
 – Marcher sur des oeufs : parler ou agir de façon difficile, avec grande prudence
   –Avoir un oeuf à peler avec quelqu’un (utilisé en Belgique) : avoir un compte à régler avec quelqu’un

   – Gober un oeuf : avaler en aspirant et sans mâcher  (à noter que « gober » signifie aussi rêvasser dans l’expression « gober les mouches » ou bien être crédule dans l’expression « tout gober« )

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 mars : une fame des femmes

Langues, Pays, Personnages, Société 17 commentaires

    Clara Zetlin est à l’origine de la création d’une journée internationale de la femme. Le 8 mars 1910, lors de la deuxième conférence internationale des femmes socialistes elle a proposé qu’un jour dans l’année soit réservé à la célébration des femmes. Elle est  une grande « figure » du féminisme avec son amie Rosa Luxemburg.

  D’autres noms sont indissociables de ce grand mouvement d’émancipation. Etre une « femme » c’est être « d’un autre sexe » et l’on peut déjà faire référence aux féministes qui ont défendu le droit d’assumer sa sexualité. Parmi elles,  Gisèle Halimi, cette avocate française née en Tunisie, s’est faite connaître pour avoir soutenu ouvertement des femmes ayant avorté et aussi pour avoir demandé l’accès libre aux moyens de contraceptions. Le film du Roumain Cristian Mungiu, « 4 mois, 3 semaines, 2 jours » qui a obtenu la palme d’or au 6o ème festival de Cannes, en 2007 a relancé le débat sur le choix, pour une femme, de disposer de son corps.

       En France, les femmes peuvent participer aux votes depuis le 21 avril 1944 mais, à l’intérieur de chaque parti politique et même au niveau de leur représentation à l’Assemblée Nationale et au Sénat, la parité est loin d’être atteinte! On peut tout de même noter trois femmes politiques françaises à la tête de trois partis politique distincts.  Ce sont Marie-George Buffet pour le Parti Communiste Français, Martine Aubry pour le Parti Socialiste Français et Arlette Laguiller pour Lutte Ouvrière. On notera au passage que les trois femmes appartiennent à des partis politiques « de gauche », est-ce un « signe » ?  Enfin, lors des dernières élections présidentielles, Ségolène Royal s’est présentée, ainsi qu’Arlette Laguiller d’ailleurs. Ségolène Royal est aussi membre du Parti Socialiste.  Il est également intéressant de noter que c’est une femme qui se trouve à la tête  du syndicat du patronat français appelé Mouvement des Entreprises De France : Laurence Parisot

 

 

       Je pourrais aussi vous parler, dans ce billet, d’autres femmes qui ont assuré la renommée (et donc « la fame ») de la gente féminine dans le domaine du sport, de la science, de la littérature, des découvertes, de la mode, etc.  Je le ferai dans de prochains articles car, selon moi, juste une journée pour « les femmes », c’est insuffisant, il faut parler d’elles souvent et généralement en termes élogieux ! En attendant, je vous propose de regarder le classement des femmes jugées les plus puissantes au monde : http://www.linternaute.com/savoir/magazine/dossier/les-femmes-les-plus-puissantes-du-monde/les-femmes-les-plus-puissantes-du-monde.shtml?f_id_newsletter=616

  Au niveau du CDI, ma collègue fait partie d’un groupe de réflexion sur l’égalité des chances hommes/femmes. Je vous invite donc à regarder ces sites pour voir ce qui a déjà été fait au niveau de l’Académie de Limoges : http://www.ac-limoges.fr/rubrique.php3?id_rubrique=842 ,http://www.ac-limoges.fr/doc/spip.php?article510&var_recherche=MLF , http://www.ac-limoges.fr/doc/spip.php?article484

        La fleur de mimosa symbolise la magnificence, l’élégance, la simplicité, la tendresse et l’amitié. Dans les songes, le mimosa est signe de sécurité. Il représente aussi l’énergie féminine, cachée sous une apparente fragilité. Pour cette raison, depuis 1946, le mimosa est l’emblème de la journée de la femme.

                                                                

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Carnaval de Québec : » attache ta tuque avec de la broche »

Animations culturelles, Gastronomie, Langues, musique, Pédagogie, Société 2 commentaires

  

 Comme le chantait si bien notre poète québécois Gilles Vigneault : « Mon pays ce n’est pas un pays c’est l’hiver ! Ecoutez et regardez le chanter : http://www.youtube.com/watch?v=CH_R6D7mU7M Et pour lui donner raison, le Carnaval des Québécois se passe en hiver dans la ville de Québec dans la province de Québec au Canada : c’est le Carnaval de Québec.

 

      Pour employer les bons termes du carnaval, et enrichir notre vocabulaire, voici ce que j’ai trouvé à l’Office de la Langue française du Québec :« Carnavaleux / Carnavaleuse :  Personne qui participe à un carnaval. »

 

    Même si les mots « carnavaleux » et « carnavaleuse » sont absents des dictionnaires courants, ils sont implantés dans l’usage du français, non seulement au Québec, mais aussi en Europe où le terme « carnavaliste » est aussi parfois utilisé dans le même sens. 

 L’an passé, près d’un million de « carnavaleux » ont visité Québec en participant au Carnaval de Québec.  Ce carnaval est le plus grand carnaval d’hiver au monde, et tous les québécois de souche ou d’adoption en sont très fiers.  Pour faire cette grande fête amicale et familiale, qui dure environ 17 jours, imaginez une cinquantaine de personnes dans des postes de menuisiers, soudeurs, électriciens, mécaniciens, couturiers et artistes, et plus de 1000 bénévoles qui donnent leur temps chaque jour, pour le plaisir de vivre cet événement et rencontrer des visiteurs venus de partout dans le monde. Le Carnaval a des retombées économiques de près de 50 millions de dollars canadiens, c’est le fruit de cette grande équipe.

 Le Carnaval de Québec c’est un monde de neige, de glace, c’est féerique, et tous les visiteurs veulent en profiter, car on sait bien que cette belle neige disparaîtra, et que la glace fondra sous un chaud soleil de printemps.  C’est un plaisir trop éphémère le temps d’un hiver.

 

Selon mes recherches, la naissance d’une première fête d’hiver organisée à Québec fut en 1894, et prit le nom de Carnaval, et c’était l’occasion de fêter juste avant le carême.   Malheureusement, la Première Guerre mondiale a éteint ces festivités hivernales qui reprirent vie après la Seconde Guerre mondiale.En 1954, la tradition renaît et notre Bonhomme Carnaval vit le jour le 1er janvier 1955. Il est le porte-parole du Carnaval et à l’ouverture des festivités le maire d Québec lui remet symboliqueuement les clés  de la ville.

 

 

 

 

 

 

    Ce beau bonhomme de neige tout blanc, tout souriant, avec sa tuque rouge et sa ceinture fléchée est l’ambassadeur du Carnaval de Québec, et il renaît chaque année le temps d’un carnaval.  Une « tuque » est mot québécois qui désigne le bonnet de laine que l’on porte en hiver. Il y a même l’expression  » Attache ta tuque » qui signifie « tiens-toi bien ça va secouer ». Et si l’on dit « Attache ta tuque avec de la broche », ça veut dire que ça va vraiment secouer et vous verrez que ça va vraiment « déménager » durant ce carnaval.

La ceinture fléchée que porte Bonhomme Carnaval fait partie de notre patrimoine. Elle était autrefois portée par nos habitants aux siècles derniers qui poursuivaient une tradition hivernale d’origine amérindienne.  Elle redevient populaire le temps d’un carnaval.   Même si Bonhomme Carnaval représente la froide neige, on veut tous le serrer dans nos bras !  Tout le monde le connaît. Bien entendu, Bonhomme Carnaval ne peut se loger, dans nos maisons québécoises, près d’un bon feu de foyer, il fondrait !  Il habite donc, pendant la fête, dans un Palais de glace construit expressément pour lui.   L’an dernier, 270 tonnes de glace ont été utilisées pour construire ce château de dimensions impressionnantes.   Les carnavaleux peuvent visiter ce palais et il est le centre de ralliement pour de nombreuses activités carnavalesques.

 

 

 

 

Pour vous donner le goût du Québec, voici quelques activités de notre carnaval hivernal :

 

Les défilés de nuit : Ils sont très populaires et courus, et le thème de cette année est la Mascarade.  Voir toutes ces lumières et couleurs, ces masques démesurés, ces clowns et personnages costumés qui entraînent la foule, c’est féerique !    Bien vêtus de leur  plus chaud manteau, leur tuque et leurs mitaines, sans oublier une bonne paire de bottes d’hiver, les carnavaleux et carnavaleuses se collent les uns aux autres pour regarder le défilé de chars allégoriques.  C’est la fête, on se colle les uns aux autres, c’est plus chaud !  Les enfants ont les yeux grands ouverts, bien emmitouflés, grimpés sur les épaules des plus grands pour tout voir.  On rit, on applaudit, on souffle dans la flûte du carnaval, c’est la cacophonie, mais ce sera un beau souvenir jusqu’au prochain défilé…

 

Les sculptures sur neige : des sculpteurs venus de partout dans le monde se réunissent et sculptent d’énormes blocs de neige, des objets de tous les jours, des animaux, des scènes de la vie quotidienne prennent forme sous leurs mains, je devrais plutôt écrire sous leurs mitaines, car ils doivent s’habiller chaudement. Nous y découvrons de merveilleux talents.  Avez-vous déjà sculpté avec une pelle ?

 

 

 

 

 

La course en canot :  c’est une course pour les courageux, car le fleuve est glacé.  Cette course est un sport de compétition extrême, pourtant dans l’histoire des québécois, les ancêtres traversaient le fleuve St-Laurent en canot, car c’était le seul moyen de transport en hiver.  Les canotiers qui participent à cette compétition, traversent le fleuve en côtoyant parfois des blocs de glace, ils doivent être très agiles, c’est une compétition d’endurance et de risque.

 

Le bain de neige : quoi de mieux pour montrer à nos amis qu’on n’est pas frileux que de prendre un bain en maillot de bain (parfois sous les -20 degrés celsius !). Vous grelottez juste d’y penser ! Cette activité est pourtant populaire et qu’après le bain c’est le sauna. C’est une expérience inoubliable qui donne de l’énergie.

 

La grande virée : c’est une course d’attelages de chiens de traîneau dans les rues du Vieux-Québec enneigées pour l’occasion.   Après avoir vu cette compétition, les spectateurs se promettent de profiter eux aussi d’une ballade avec les chiens de traîneau dans nos forêts québécoises, pour admirer les paysages blancs de neige et respirer l’air vif de notre climat, le corps bien au chaud sous une couverture de laine du pays comme au bon vieux temps.

 

Il  a plusieurs autres activités, spectacles en chanson, en danse, promenades en carriole au son des grelots, et d’un hiver à l’autre, de nouvelles activités s’ajoutent, comme la course de raquettes, le spectacle de bûcherons acrobates, la tyrolienne qui traverse le ciel des Plaines d’Abraham.   Pour ceux et celles qui veulent en voir davantage, je vous invite à visiter le site du Carnaval de Québec à l’adresse suivante :   http://www.carnaval.qc.ca/ . Vous pouvez aussi compléter avec : http://www.linternaute.com/voyager/carnaval/quebec/quebec.shtml   

 Il y a aussi cette vidéo très intéressante avec une chanson entraînante : http://video.google.fr/videoplay?docid=-1421155355143452181&ei=CgWXSYKQCISQ2wLi8ci7Cw&q=Carnaval+de+Qu%C3%A9bec&hl=fr

                               

 

Le Carnaval de Québec est le plus gros, mais plusieurs autres petits carnavals se font dans nos villes et villages en province, et plusieurs écoles organisent en collaboration avec les étudiants, un Carnaval à leur façon, où tous peuvent profiter des jeux d’hiver ou des activités sportives reliées à notre climat : patinage, glissade, ski, courses de raquettes, batailles de boules de neige. Toutes ces activités font oublier les rigueurs de l’hiver, et mettent en valeur les avantages de notre climat.

 

Avant de terminer, pour vous sucrer le bec, voici des petites gourmandises délicieuses et populaires au Carnaval :

 

Queue de castor, c’est une pâtisserie frite qui ressemble à la gaufre, elle est étirée pour prendre la forme de la queue du castor, et elle est recouverte de chocolat ou saupoudrés de sucre et de cannelle. On peut visionner cette vidéo : http://www.tqs.ca/videos/recettes/2008/02/didier-girol-et-sa-recette-de-queue-de-castor-24127.php et la recette détaillée peut être prise ici : http://chefcuisto.com/recette/2008/02/29/biscuits-queues-de-castor/

 

Tire sur la neige : on fait cuire le sirop d’érable jusqu’à un certain degré, ensuite on rempli une auge avec de la neige propre, et on verse sur la neige la tire d’érable encore chaude.  Ensuite on enroule la tir sur un petit bâtonnet, elle refroidit et durcit.  Délicieux et très sucré !  En visitant ce site, on peut voir les étapes pour faire de la tir sur la neige :

http://www.maplebymail.ca/tire.htm

 

Comme on le dit au Québec : « attachez vos tuques avec d’la broche ! » et venez vivre le Carnaval de Québec !

 

Cet article a été réalisé à partir du texte rédigé par Jocelyne que je remercie de sa contribution. Au niveau du crédit des photos, je voudrais exprimer ma reconnaissance à Madame Andrée-Anne Stewart, adjointe aux communications de « Carnaval de Québec » pour son autorisation de parution en ligne de l’image représentant l’ouverture des feux du Carnaval. Les autres photos proviennent d’amis de Jocelyne ayant personnellement assisté à cette manifestation ou bien ce sont des images libres de droit provenant de « wikipedia ».

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Noël aux tisons : au Québec avec Jocelyne

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      Je demeure au Canada, plus précisément dans la province de Québec.  Cette province est située à l’est du Canada.  Le Québec occupe un vaste territoire dans mon pays le Canada, et il occupe le deuxième rang en population dans ce pays. La majorité des Québécois sont de langue maternelle française, cependant les habitants des autres provinces du Canada  sont majoritairement de langue anglaise.

        Depuis le mois de novembre, chacun à sa façon,  nous nous préparons pour le temps des Fêtes : Noël ou le Jour de l’An. Lequel est le plus fêté ?  Je ne saurais vous dire.   Mais nous sommes excités et fébriles, car pendant cette période de l’année, c’est congé, relâche, repos et aussi réjouissances et dépenses.  Les étudiants seront en vacances quelques jours avant Noël et reprendront les classes vers le 7 janvier. 

      L’hiver au Canada, c’est le froid, la glace, la neige, et de magnifiques paysages blancs.  Les Canadiens pendant cette saison se réunissent avec la famille et les amis pour pratiquer leurs sports préférés : le ski, le patinage à la patinoire du quartier ou sur la rivière gelée, les glissades en luge avec la famille, ou s’organiser une joute de hockey sur la patinoire du quartier.  Bien sûr, les plus frileux s’envolent vers les pays chauds, pour fuir ce froid qui nous colle les narines ensemble, et se remonter le moral, car pour certains Québécois et Canadiens, l’hiver signifie désagréments et déprime.

     Ce matin, les étudiants espéraient un petit congé imprévu, car une première tempête de neige nous est tombée dessus.  Alors, ce matin on guettait le message qui nous indiquerait que l’école était fermée, que les routes étaient enneigées et impraticables et que les autobus scolaires ne circulaient pas.  Et non ! déception pour l’étudiant, le message n’est pas arrivé, donc :   Québécois, à vos pelles ! les écoles sont ouvertes….  Et oui, si on veut sortir notre véhicule automobile de la cour, il faut dégager la voie.

      Depuis novembre et jusqu’aux premières semaines de janvier, plusieurs maisons, boutiques, et bâtisses commerciales, sont décorées et illuminées, à l’intérieur et à l’extérieur. C’est si agréable de se promener dans les rues et d’admirer toutes ces lumières multicolores. Les gens aiment décorer leur maison et les illuminer pour le temps des fêtes.  Certaines décorations sont assez sobres, les gens installent une série de lumières au balcon, ou garnissent les arbres dans la cour avec rubans et lumières multicolores, on retrouve aussi des couronnes de Noël accrochées aux portes, des étoiles ou chandelles aux fenêtres, des silhouettes du Père Noël, du Petit renne au nez rouge, ou tout ce qui nous rappelle ce « Joyeux Temps des Fêtes ».  Il y a des gens qui ne prennent que quelques heures pour faire leur décoration, mais pour d’autres c’est un travail et un plaisir qui durent plusieurs jours.  Voici des photos prises à Wickham, municipalité située à quelques minutes de Drummondville, sur la rue principale qui traverse ce village.  D’année en année, les propriétaires en ajoutent, et les passants s’arrêtent pour admirer tout ce jeu de lumières et prendre des photos. 

     

 Il existe, au Trait  Carré  de Charlesbourg, une animation particulière pour la période de Noël : des expositions extérieures de crèches, des concerts de Noël au presbytère, ainsi que des marches dans la nuit. Vous pourrez en savoir plus grâce à http://www.noelautraitcarre.org/programmation.aspx .

      A Drummondville où j’habite, nous avons le village québécois d’antan qui est ouvert aux visiteurs et tout illuminé pendant la période des fêtes. L’un des beaux endroits à visiter à Drummondville est le Village Québécois d’Antan, situé en bordure de la rivière St-François.  Ce village incluant une ferme d’époque, reconstitue la vie de nos ancêtres québécois du XIXe siècle, avec son magasin général, son bureau de poste, l’école du canton, l’église, la boutique de l’apothicaire et bien d’autres.  Pendant l’été, les coutumes de nos ancêtres y revivent et tout le village s’anime, car des participants, en costumes d’époque, s’y installent et présentent les métiers traditionnels du XIXe siècle au Québec, avec le parler et l’accent de nos ancêtres. Ces habitants accueillent les visiteurs dans leurs maisons, pour leur montrer la fabrication du pain, du fromage, le filage de la laine, le tricotage, la fabrication des chandelles ou du savon du pays, avec des outils du temps de nos ancêtres.  Ils y pratiquent toutes les anciennes techniques qu’utilisaient le forgeron, le boulanger, le menuisier, le cordonnier, et autres métiers de ce temps. Il y a même le maire du village en campagne électorale, le notaire qui offre de rédiger notre contrat de mariage ou le curé qui veut nous confesse, et l’on peut y déguster un menu typique de l’ancêtre québécois. Pendant l’hiver, dans la période de Noël et du Jour de l’An, le village revit, et toutes les maisons y sont décorées de lumières multicolores, c’est très joli.  Un menu traditionnel du Noël d’Antan y est servi : caribou, cretons grands-mères, dinde en sauce, et la bûche de Noël.  Pour bien digérer le tout, une musique de Noël et une marche en famille dans les sentiers de ce village pour admirer le charme de cette époque.  Tout ce beau décor et cette ambiance nous transportent dans un autre siècle.

 

            Et il y a les marchés de Noël, en particulier celui au Vieux-Port où décorations et musiques natales mettent l’ambiance. Et il y a des animations dans les bibliothèques de Québec, avec des contes, des expositions de crèches de plusieurs pays et faites de matériaux divers. Imaginez, certaines sont faites en peaux de bananes ! Voici un petit aperçu du programme proposé par nos bibliothèques : http://www.bibliothequesdequebec.qc.ca/accueil/dep_noel08.pdf  Pour encore plus nous faire rêver le Palais Montcalm proposera, le 21 décembre, un spectacle sur différents noëls en Europe : http://palaismontcalm.ca/programmation/strada-332

      La fête de Noël est une occasion pour les familles de se regrouper et le Jour de l’An on se réunit avec des amis pour festoyer et accueillir cette Nouvelle Année.  Ce sont des fêtes de gourmandise, car c’est l’occasion pour cuisiner les mets traditionnels du Québec ou pour les plus raisonnables, offrir à leurs invités un menu faible en calories et déroger à cette tradition d’abondance. Donc, si on a fait des abus de tables et pris des kilos en trop, la résolution du Nouvel An sera :  la diète et l’exercice physique pour les prochains mois, car c’est coutume de prendre des bonnes résolutions en cette première journée de l’Année.  À partir du Jour de l’An, les Québécois se visitent pour s’échanger des vœux de « Bonne santé tout au long de l’année », « Succès dans tes études » ou bien pour les jeunes couples «Un mariage ou un bébé avant la fin de l’année. ».

     Le traditionnel sapin de Noël trône toujours dans nos salons.  Certains vont le choisir chez des  marchands ambulants qui s’installent à certains endroits de la ville pour vendre leurs sapins, d’autres vont le couper directement dans les bois, et d’autres préfèrent un sapin artificiel.  Le sapin sera garni de boules brillantes, de petits ornements, de lumières et de guirlandes, et toute sa préparation et sa décoration réunissent les membres de la famille, du petit au plus grand.  On peut admirer, à Montréal, dans la maison où vécut l’historien François-Xavier Garneau, un magnifique sapin de Noël décoré à la manière du 18 ème siècle.

     La coutume d’envoyer des cartes de Noël a cessé d’année en année. Il y a 20 ans, parents et amis s’envoyaient des cartes de Noël.  On pouvait décorer la maison en suspendant toutes ces belles cartes.  Aujourd’hui, on les envoie à nos parents et amis lointains.

     Depuis une dizaine d’années, Noël a perdu son esprit religieux, les gens sont moins pratiquants, les églises ne se remplissent plus autant.  Pour certains, cette messe de minuit, sera leur messe annuelle, car ils n’y vont qu’une fois par année et ils sont choyés pour cette messe, car ils ont droit aux chants traditionnels de la chorale paroissiale accompagnée de l’orgue de l’église.  Après la messe de minuit, c’est le Réveillon, alors on se rassemble tous chez un ou chez l’autre pour échanger des cadeaux, et déguster ce Menu de Noël.  Il est certain que la tourtière est au menu, la dinde également, et pour dessert une belle bûche au chocolat.   Les mamans ont fait du sucre à la crème, du fudge, des beignets, des tartes.  Miam miam … c’est délicieux et très sucré.

Pour ceux qui aiment les expériences culinaires, il y a le site http://www.recettes.qc.ca/ et je vous conseille en particulier d’essayer la tourtière de porc. C’est celle que je vais faire. Laissez-vous aussi tenter par les beignes de Noël, le sapin en pains d’épice et le punch de Noël au Chablis.

 

 

          

    Les Canadiens aiment fêter, mais sont prudents, car chez nous, il existe l’Opération Nez Rouge.  Cette opération revient annuellement pendant la période des Fêtes, elle nécessite plusieurs bénévoles qui sont formés pour faire de la prévention en visitant les restaurants, bars et salles de réception.  Un numéro de téléphone est distribué partout dans la ville, et une équipe de 3 bénévoles Nez rouge rejoindra le conducteur qui a consommé de l’alcool.  Cette équipe raccompagne gratuitement le demandeur à l’endroit de son choix, à bord de son véhicule, ainsi le citoyen n’a aucune raison de conduire en état d’ébriété.  C’est une bonne façon de sauver sa vie et celle des autres.

Je vous souhaite de Joyeuses Fêtes !

Jocelyne

           Merci  Jocelyne pour cet article plein d’humour . Il y a aussi quasiment un an que Jocelyne contribue à l’animation des blogs de notre lycée. Merci pour ces belles photos et toutes ces précisions sur Drummondville et sur toutes les animations dans « La Belle Province » en ces jours de fêtes. Que 2009 conserve notre sincère amitié et permette la rédaction d’autres articles sur le Québec.

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Entretien avec Christiane Lahaie, romancière québécoise.

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Dans le cadre de mes fonctions au niveau du groupe de travail des documentalistes du Rectorat de Limoges, j’ai présenté plusieurs de vos ouvrages dans la rubrique « Coups de cœur ». Cependant, il me semble que vous n’êtes pas encore  assez connue de mes collègues, aussi j’aimerais davantage vous présenter. Vous êtes une romancière québécoise. Vous écrivez pour un public adulte, mais vous pouvez séduire des lecteurs adolescents.  
 
 

 
 

  1) Dans vos livres, on sent votre connaissance profonde de la Grande Bretagne. Les héros d’Insulaires la parcourent, certaines scènes de La cour intérieure rappellent celles décrites par Charlotte Brontë dans Jane Eyre ou bien par Daphné du Maurier dans Rebecca.  Il y aussi de nombreuses références à Shakespeare et le titre de chaque nouvelle d’Insulaires est en anglais. Pourquoi alors avoir choisi d’enseigner la littérature française à l’université de Sherbrooke ? Par défi ? Parce que vous êtes Québécoise ?

 

   Tout d’abord, je dois préciser que j’enseigne la création littéraire (ce qui est peu fréquent en France), la littérature québécoise et le cinéma à Sherbrooke. J’ai donc plusieurs champs d’intérêt et des méthodes pédagogiques multiples. Si la Grande-Bretagne semble si présente dans mes écrits, c’est que j’ai des parents anglophiles et que j’ai grandi dans un milieu bilingue (une base militaire canadienne) où des francophones et des anglophones d’origines diverses se côtoyaient. Très tôt, j’ai lu en anglais les œuvres de Daphné du Maurier, de Jane Austen et des sœurs Brontë. En outre, ma mère avait un ami britannique qui venait souvent à la maison et dont l’accent me faisait rêver à des contrées lointaines. J’ai donc finalement étudié les littératures anglaise et américaine au niveau du baccalauréat à l’Université McGill (Montréal, Canada) avant de bifurquer vers la création littéraire et la littérature québécoise. N’étant pas anglophone à la base, je ne pouvais réellement envisager d’enseigner en anglais au niveau universitaire. Cela ne m’empêche toutefois pas d’initier mes étudiants au corpus anglophone (en traduction) dans le cadre de mes cours de création.

 

 2) La Bibliothèque Francophone Multimédia de Limoges a présenté une exposition consacrée à la « découverte de la Nouvelle-France » dans le cadre des 400 ans de Québec. Nous nous sentons proches de « nos cousins d’Amérique ». Moi-même j’ai vécu au Canada il y a 27 ans. Je résidais en Nouvelle-Ecosse, mais j’ai eu l’occasion d’aller dans « La Belle Province ».  Chants pour une lune qui dort fait référence à Limoges au niveau de l’écriture. Quels sont vos liens avec cette ville ?

 

   Mes liens avec la ville de Limoges ont d’abord été académiques. J’ai pris contact avec le professeur Bertrand Westphal, de l’Université de Limoges, parce qu’il dirige une équipe de recherche sur les « Espaces humains ». Comme je m’intéresse moi-même à la mémoire des lieux et à la représentation de l’espace dans le texte littéraire, je tenais à le rencontrer pour discuter de ces questions avec lui. C’était également ma première sabbatique en 2003  et je voulais quitter le Québec pour écrire loin de chez moi. Avec le temps, le professeur Westphal et sa famille sont devenus des amis sincères. De même, les gens chez qui j’ai logé pendant un mois, et qui m’ont accueillie avec une générosité hors du commun, sont restés de grands amis à qui je rends visite tous les ans, ou presque. Ce sont les Jean-François et Liliane à qui mes Chants sont dédiés. Sans leur présence, je n’aurais sans doute pu écrire ce livre difficile. J’ai donc trouvé à Limoges un deuxième chez-moi.

3) Les femmes occupent une place particulière dans vos romans. Dans La cour intérieure, Linda Sorrento brûle la vedette au chanteur Malory. Elle fouille dans le passé de l’artiste pour comprendre les rapports qu’il a entretenus avec son ex épouse Eleonor.  Dans la nouvelle Walls of Wales extraite d’Insulaires, la femme de ménage Samantha Smith décachette les lettres qu’un client a mises à la poubelle. Dans la dernière nouvelle de Hôtel des brumes c’est la future épouse d’Ahmar Khan qui lui a caché des secrets bien que lui-même en cache un encore plus gros en faisant de son mariage le jour de son décès. Dans Chants pour une lune qui dort, une femme battue confesse son quotidien et s’adresse à son bourreau. Etes-vous une féministe ?

 

Je suis certes féministe, une féministe qui souhaite ardemment que les rapports entre les hommes et les femmes cessent d’être des rapports de pouvoir. Mais ce n’est pas demain la veille, hélas. Ceci dit, j’ai la chance de vivre avec un homme exceptionnel qui m’a toujours appuyée dans ma démarche créatrice, professionnelle et personnelle. Il est même encore plus féministe que moi : il faut le faire ! 

4) J’enseigne dans un lycée hôtelier dont un hôtel d’application est en cours de construction. Son achèvement est proche. J’ai donc particulièrement été sensible à Hôtel des brumes, roman dans lequel vous ouvrez toutes les portes.  J’espère cependant que « notre hôtel » ne connaîtra pas toutes les intrigues dont vous parlez. Votre précision sur le comportement des clients laisse à penser que vous êtes une grande voyageuse. Est-ce vrai ? Nous ferez-vous l’honneur de faire bientôt une escale dans l’hôtel d’application du Lycée Jean Monnet de Limoges ?

Je suis une grande voyageuse, c’est vrai, mais la plupart de mes voyages sont intérieurs. Je crois que l’âme humaine est le plus long et le plus fascinant des voyages. Cet hôtel des brumes est inspiré d’un séjour au Colony, vieil hôtel situé dans l’État du Maine. Pour créer ces personnages, je me suis inspirée de gens que j’y ai croisés et dont j’ai imaginé la vie intime. L’imagination occupe ici la part du lion, car mon but dans l’écriture n’est pas de « faire réaliste ». On me le reproche d’ailleurs parfois. Je crois davantage à la vie rêvée, métaphorisée, qui permet de ne pas se contenter de la raison, mais d’y inclure aussi la passion dans ce qu’elle a de complexe, voire d’insaisissable. J’ai fait une incursion dans ce que j’appellerais l’hyper réalisme dans mes Chants pour une lune qui dort. De me tenir aussi près du réel a été une véritable épreuve pour moi. Pour mon prochain roman, donc, retour à l’imaginaire, et un retour fracassant, car j’ai entamé un roman de science-fiction. Ursula LeGuin est mon modèle en la matière, plus précisément dans La main gauche de la nuit, une œuvre extraordinaire, méconnue par les francophones à mon humble avis.

Je compte retourner à Limoges en 2009. Si cela se concrétise, il me fera plaisir de vous rendre visite et je vous remercie de me donner l’occasion de me faire mieux connaître des Limougeauds, gens simples dont la chaleur humaine me touche grandement !      

 Je vous remercie d’avoir accepté de répondre aussi aimablement à mes questions.

 

Merci à vous !

 

Christiane Lahaie

 

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Des fêtes nationales en vue

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       L’été est souvent compris comme un synonyme de repos, mais  la détente signifie-t-elle  tout oublier ? Les vacances scolaires françaises débuteront le 3 juillet au soir. Cependant dès le 4 juillet vous pourrez  vous associer, de chez vous, à la célébration de l’indépendance américaine. N’oubliez pas que nos élèves ont des correspondants en Ohio et que leur enseignante va venir en France à la fin de ce mois .  (cf « mon blog partenaire » dans ma blogoliste). Si vous ne souvenez plus très bien de cet événement américain, voici un site pour vous rappeler en quoi le 4 juillet 1776 marqua l’histoire ce pays : http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=17760704. Relisez aussi le récit de l’incident de la « Tea-party » qui a contribué à cet esprit d’insurrection : il date du 16 décembre 1773. Vous aurez le texte de la déclaration d’indépendance (en français) et des liens d’études concernant les Etats-Unis à : http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/amnord/USA-hst-declaration_ind.htm

     Enfin, 10 jours plus tard, vous pourrez participer aux cérémonies du 14 juillet (attention : en fait, certaines villes organisent les défilés  et les bals le 13 juillet au soir). Pour « rafraîchir » votre mémoire sur la Révolution Française, voici un excellent site : http://www.archives.rennes.fr/revolution/accueil.html . Il existe aussi un autre site très bien documenté :  http://revolution.1789.free.fr/ . Consultez aussi pour plus de détails : http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAte_nationale_fran%C3%A7aise 

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