6 avril, 2009
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Les classes de CAP de notre lycée ont écrit quelques textes à partir des aquarelles du peintre Jean-Claude Papeix dont voici le site : http://papeix.free.fr . Madame Martine Voisin, leur professeur de mathématiques, est à l’initiative du projet. Leur professeur de français, Madame Doris Parneix, a fait le récit du vernissage des toiles de l’artiste limousin dans http://www.weblettres.net/blogs/?w=capdebonneesper . Ces élèves ont été récompensés par les représentants du Rotary-Club de la Haute-Vienne au cours d’une cérémonie de remise des Prix des Métiers. Ils ont reçu des mains de chaque président de club un diplôme et un chèque . Sur la photo ci-dessous, vous pouvez voir Madame Vergnaud, notre proviseur, ainsi que la délégation d’élèves de CAP.

Les élèves des classes de CAP ont donc été les lauréats d’une sorte de défi qui consistait à être capables d’être inspirés par des aquarelles et, à partir de là, improviser une brillante rédaction. Que signifie le mot « lauréat » ? Textuellement, c’est celui qui est couronné d’un laurier et, de façon plus générale, celui qui a réussi un examen, a remporté un prix dans un concours .
Mais quel lien avec la plante aromatique me direz-vous ? Le laurier est un arbuste de la région méditerranéenne à fleurs blanchâtres dont les feuilles persistantes et coriaces sont utilisées comme condiment.

Il faut faire quelques rappels mythologiques pour bien comprendre la relation avec l’idée de triomphe. Dans Les métamorphoses, Ovide conte comment, alors qu’elle était poursuivie par Apollon et qu’elle souhaitait lui échapper, la déesse Daphné se changea en laurier. Cet arbre est donc lié à l’idée de triomphe, de victoire. Cette référence mythologique explique que parfois, au lieu de dire simplement « laurier », on préfère utiliser l’expression « laurier d’Apollon ». Un peintre, Giambattista Tiepolo, a choisi ce thème pour l’un de ses tableaux.

En grec, « Daphné » s’écrit Δάφνη et ce mot veut dire « laurier ». D’ailleurs « daphné » est devenu un nom commun masculin pour désigner des arbrisseaux du genre thyméléacées, dont les feuilles sont caduques ou persistantes, et dont plusieurs espèces sont cultivées pour l’ornement. On appelle parfois ces arbres : « bois joli », « bois gentil », ou même « daphné garou« . « Daphné » est aussi devenu un prénom féminin.
Avoir « une tête laurée » signifie avoir sur la tête une couronne de lauriers. C’est ainsi que sont, par exemple, représentés Jules César, Pierre de Ronsard, Napoléon Bonaparte. Plusieurs expressions confirment l’idée de succès associée au mot « laurier » :
-Cueillir ou moissonner des lauriers : remporter des victoires
– Etre chargé de lauriers : avoir acquis beaucoup de gloire
– Flétrir ses lauriers : déshonorer sa victoire
– S’endormir sur ses lauriers : ne pas poursuivre une carrière glorieusement commençée
– Se reposer sur ses lauriers : jouïr d’un repos mérité par des succès antérieurs (mais souvent l’expression est ironique et veut dire en fait que la personne se laisse vivre)
Plus étonnant encore, le mot « baccalauréat » est un dérivé du mot « laurier » puisque ce terme vient d’un mot latin signifiant « baie de laurier » : une couronne ou un rameau de lauriers ceignait, à l’origine, les génies et les sages. Un « rameau » est une petite branche d’arbre ou la ramification de la tige d’un végétal.
Le mot « rameau » est très souvent associé au mot « olivier« . Il s’agit d’un arbre méditerranéen qui donne des olives que l’on consomme natures ou bien dont on tire de l’huile. Comme le laurier, l’olivier est donc associé à la gastronomie. De la même façon qu’il existe le prénom « Laurent » qui dérive de « laurier », il y a le prénom « Olivier » qui vient justement de « olivier ».

Autre point commun avec le laurier : en Grèce, lors des Panathénées, une couronne d’olivier et des jarres d’huile d’olive étaient offertes aux vainqueurs pour symboliser leur victoire et leur force ! Enfin, il faut aussi faire référence à la mythologie pour comprendre cette symbolique. Athéna, déesse de la Sagesse, et Poséidon, dieu de la Mer souhaitaient tous les deux diriger l’Attique, région où se trouve actuellement Athènes. Pour les départager, Zeus proposa que ce lieu reviendrait à celui qui offrirait aux hommes le cadeau le plus utile. Poséidon fit apparaître un magnifique cheval fougueux capable de faire gagner des batailles. Mais Athéna fit jaïllir de terre un arbre immortel capable de nourrir et de soigner les hommes. Zeus estima qu’Athéna avait triomphé de l’épreuve : elle obtint l’Attique et Athènes s’appelle ainsi en souvenir d’Athéna.
Le rameau d’olivier se trouve sur le drapeau de l’ONU en signe de force pour imposer la paix. On appelle souvent les Académiciens les « Immortels » parce qu’ils portent un habit vert brodé de rameaux d’olivier et cela fait référence à leur désir de perpétuer la langue française.

« Rameau » a donné naissance à « Rameaux » qui est une fête religieuse renvoyant au dimanche qui précède Pâques. Cette célèbration est parfois appelée » Pâques fleuries« . Il s’agit de commémorer l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem. La foule l’a accueilli en agitant des branchages et c’est donc pour cela que l’on parle de « rameaux ».
C’est bien sûr une fête religieuse, mais, en Limousin, cela se traduit, au niveau gastronomique, par le fait de manger une « cornue« . Il s’agit d’une brioche qui possède une forme très particulière puisqu’il s’agit de celle d’un phallus ! Des documents du Moyen-Age attestent de cette longue tradition. En 1780, l’évêque de Limoges, Monseigneur du Coetlosquet, fut très choqué et demanda de « rectifier » un peu la forme pour qu’elle rappelle plus un « Y » qu’un sexe masculin car cet érotisme ne lui plaisait pas du tout ! Il n’empêche qu’il s’agit d’une tradition du terroir limousin et que c’est une excellente brioche !

Pour parler à nouveau de « rameau », car tel était mon propos, j’aimerais encore donner deux autres significations de ce mot. Le neveu de Rameau est le titre d’un livre écrit par Denis Diderot, célèbre philosophe français du Siècle des Lumières. Il faut comprendre que « l’oncle » est Jean-Philippe Rameau (1683- 1764), musicien français. Si vous allez sur http://www.linternaute.com/musique/albums/artiste/jean-philippe-rameau/15252/discographie/ , vous pourrez écouter des extraits musicaux.


Enfin, et cela me ramène au domaine de la documentation, « rameau » signifie » Répertoire d’Autorité-Matière Encyclopédique et Alphabétique Unifié », c’est-à-dire qu’il y a une constitution d’une « liste-vedette » qui permet de s’entendre sur les mots qui seront retenus pour pouvoir cataloguer des documents. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter : http://rameau.bnf.fr/informations/convention.htm
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6 mars, 2009
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Quarante jours avant les Rameaux, en Grèce, c’est « Kathari deftera « ( Καθαρά Δευτέραque) que l’on peut traduire en français par « le lundi pur« . Cette année, c’est donc le lundi 2 mars que nos amis grecs ont débuté la période pendant laquelle les plus pratiquants des orthodoxes purifieront leur corps et leur esprit dans l’attente de la résurrection du Christ. Dès la fin du carnaval, les femmes grecques lavent leurs maisons à grande eau à la manière d’un grand nettoyage de printemps, chassant la moindre souillure. Dans les villages, les églises et les habitations sont repeintes à la chaux afin que tout étincelle de blancheur.
A Athènes, des rassemblements sont organisés sur les collines de Filopappou et de Galatsi. Les enfants viennent en famille faire voler des cerfs-volants multicolores et déguster, avec leurs parents, des mets typiques de « lundi pur ». Ce sont traditionnellement le langane (pain spécial aux graines de sésame), plat à base de tarama (oeufs de poisson), dolmas (feuilles de vigne), halvas (confiserie à base de semoule)

Voici leurs recettes
langane
Ingrédients :
4 tasses de farine
1/2 tasse d’huile végétale
2 cuillères à café de levure
1 pincée de sel
1 tasse d’eau tiède
prévoir pour le dessus un peu d’huile d’olive et 4/5 cuillères à café de graine de sésame blanches et noires.
Préparation
Mélanger la levure avec la tasse d’eau chaude et laisser reposer 30 minutes. Dans un large bol, mélanger la farine et le sel. Ajouter l’huile et l’eau tiède. Ajouter la préparation de levure. Pétrir le tout jusqu’à obtention d’une pâte souple et maléable. Répartir la pâte en autant de rectangles que vous le souhaitez. Couvrir d’un torchon et laisser gonfler pendant 45 minutes. Huiler ensuite le dessus des pains et disperser les graines de sésame. Enfourner ensuite pour 30 minutes à une température de 180 °C.
Taramosalata
Ingrédients
200 gr. de tarama
6-7 tranches de pain rassis
ou 4-5 pommes de terre cuites à l’eau
2 oignons très petits
le jus de 4 citrons
330 gr d’huile d’olive
un peu de poivre

Préparation
Mettez le pain dans une assiette creuse avec de l’eau et laisser-le imbiber.
Enlever la croûte.
Presser le pain, pour enlever le surplus d’eau.
Battez le tarama et ajouter le pain.
Continuer à battre le mélange jusqu’à qu’il devienne homogène.
Ajouter les oignons.
Ajouter l’huile petit à petit puis le citron
Si vous voulez vous pouvez ajouter un peu de poivre. La pâte doit être épaisse et lisse.
Mettre dans un plat de service et décorer avec des olives noires
Dolma
Ingrédients
1/2 kg de feuilles de vigne fraîches ou en saumures
250 g de riz
2 verres d’huile d’olive
2 oignons
1 tomate
1 petite cuillère de cannelle en poudre
quelques feuilles de menthe fraîche
quelques feuilles d’aneth
sel
Préparation
Laver soigneusement les feuilles de vigne, les laisser essorer sur du papier absorbant.
Verser un verre d’huile d’olive dans une poêle, laisser chauffer et ajouter les pignons de pin. Dès qu’ils commencent à brunir ajouter les oignons émincés, les dés de tomates, le riz, puis l’eau.
Laisser cuire 4-6 minutes à feu doux puis retirer du feu, ajouter la menthe hâchée avec l’aneth et les raisins de corinthe, et la cannelle. Laisser refroidir.
Prendre une feuille de vigne, l’étaler sur un plan de travail, y déposer un peu de farce, et refermer la feuille en commençant par le bas côté tige, rabattre les côtés de la feuille et les rouler.
Faire de même pour toutes les feuilles. Les déposer dans une cocotte huilée, l’une sur l’autre, ajouter le deuxième verre d’huile d’olive, un verre d’eau et recouvrir avec une assiette plate.
Laisser cuire 15-20 minutes.
Servir froid les dolmas. Le temps de cuisson peut varier selon la nature des feuilles de vigne (fraîches ou en saumures)

Halva
Ingrédients
125 g de noisettes en poudre
125 g de beurre
100 g de sucre en morceaux
3 cuillères de sucre en poudre
1 cuillère d’eau de fleur d’oranger
3 oeufs
semoule fine
3 cuillères à soupe de miel
cannelle
1/2 sachet de levure
Préparation
Dans un verre doseur, mettre la poudre de noisettes et ensuite mettre le même volume de semoule.
Mélanger les oeufs, le sucre en poudre, le beurre.
Ajouter le mélange semoule/noisettes, l’eau de fleur d’oranger et la levure puis malaxer.
Mettre au four dans un plat de 28cm : 180° pendant 20 min.
Préparer un sirop avec le sucre en morceaux et 25 cl d’eau et le miel et un peu de cannelle en poudre
Arroser le gâteau à la sortie du four
Les jours suivants de jeûne de l
a
Sarakosti (Σαρακοστή), c’est-à-dire de Carême, la consommation des aliments suivants est normalement interdite pour les pratiquants : viande, œufs, lait, produits laitiers, produits d’origine animale, poissons (sauf fruits de mer), huile (sauf olives) et vin.
Le café est autorisé mais le café grec se prépare de façon spéciale. Il est moulu très fin puis chauffé avec de l’eau sucrée dans une petite casserole en fer blanc ou en cuivre que l’on appelle « briki » (μπρίκι) . L’eau ne doit pas bouillir. Il faut retirer ce « café » dès qu’il mousse. Le café est servi avec le marc qui n’est bien entendu pas bu ou « mangé ».

Je remercie Agnès Matrahji de m’avoir fourni l’idée et une partie des documents nécessaires à la réalisation de cet article.
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20 février, 2009
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Je m’appelle Viviana Serrano Aguirre . Je suis étudiante en gestion d’entreprise internationale et j’étudie la langue française à l’université catholique de Santiago de Guayaquil de la ville de Guayaquil qui est un port de l’Equateur. Notre professeur de français langue étrangère a remarqué ce blog et m’a demandé de rédiger un petit article sur notre carnaval d’Ambato car il est typique de notre pays et pouvait très bien illustrer une autre façon de vivre cette animation après les présentations de carnavals d’autres pays.
Imaginez-vous un défilé orné des couleurs des plus belles fleurs embellissant de grandes voitures allégoriques et des fruits utilisés pour former des figures pittoresques. Des touristes et des habitants d’un seul pays se réunissent pour rendre hommage à la richesse naturelle et faire une grande fête.
Ambato, c’est une ville située dans la Province de Tungurahua appartenant à la région montagneuse de l’ Equateur qu’on connaît comme « Les Andes ». La manifestation la plus connue de cette ville et même en Equateur, c’est « La Fiesta de las Flores y las Frutas » ou « La Fête des Fleurs et des Fruits« .

On y trouve des exhibitions, des feux pyrotechniques, des concerts, des bataille de taureaux, l’élection de la reine, des danses folkloriques et bien sûr l’environnement amical que les Equateurs offrent à leurs visiteurs. En Equateur, il y a toujours le climat adéquat pour les fruits, mais, au mois de février, les fruits à Ambato sont très abondants. La délicieuse prune Reine Claude, des poires, des pommes, des pêches, des fraises , des mûres, et aussi des fruits de la région côtière comme la banane, la maracuja, la papaye, l’orange, le melon, la grenade, etc.

Puisque la reine est élue, elle devient le centre du défilé qui dure toute la journée. Les indigènes de l’Equateur sont les protagonistes des actes et des danses et présentent leur culture. En plus, la fête est surtout religieuse car les fleurs, les fruits sont bénis dans la cathédrale un samedi avant le carnaval. Les habitants remercient notre Dieu pour leur avoir donné des produits qui ont sauvé la vie de cette ville après un tremblement de terre le 5 août 1949 qui a détruit la ville complètement. Grâce à ses terres riches en plantes, ils ont pu se remettre de cette catastrophe. L’agriculture a joué un grand rôle.

Il est important de savoir aussi que c’est près d’Ambato que se trouve le volcan Tungurahua, un des volcans de l’Equateur déclaré actif. Par un jour clair, sans nuages, on apprécie un beau paysage du volcan.

L’Equateur vous ouvre ses portes, visitez-le , et le carnaval à Ambato c’est une bonne opportunité pour vivre de nouvelles expériences dans un pays comme le nôtre. Regardez la belle affiche http://www.fiestasdeambato.com/ et les renseignements sur la ville d’Ambato avec http://www.ambato.gov.ec/ Et voici le programme officiel de la fête : http://www.fiestasdeambato.com/portal/index.php?option=com_content&task=view&id=58&Itemid=22
Merci beaucoup Viviana pour cet exposé remarquable pour lequel je me suis contentée d’ajouter quelques photos « géographiques » aux deux que tu m’avais fournies qui provenaient de ton Papa et d’un ami. L’Equateur est très loin de la France et il fallait bien aider les lecteurs à se localiser. Bravo Viviana et félicitations à ton professeur de FLE, Norma, pour t’avoir aussi bien enseigné le français.
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9 février, 2009
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La semaine dernière, nous avons évité de nous crêper le chignon en mangeant nos galetous. Cela aurait été d’autant plus dommage que le 14 février, c’est la Saint Valentin et il vaut mieux échanger des baisers ! Si c’est le coup de foudre réciproque, une ère nouvelle s’ouvre faite de serments, de caresses et de mots doux. A noter qu’au Japon, comme notre amie Mariko nous l’avait signalé l’an passé, la « Saint Valentin » ne concerne que les femmes car elles doivent offrir une boîte de chocolat ou de biscuits aux hommes. Oui, c’est à tous les hommes et en particulier à leurs collègues de travail. Mais les nipponnes sont rusées : si elles éprouvent de l’affection pour celui à qui ira le cadeau, elles lui offriront du « honmei choco » (traduire « du chocolat véritable »), sinon ce sera du »giri choco » (chocolat obligatoire et de moins bonne qualité). Si ces derniers apprécient ce geste, ils devront, pour le 14 mars, c’est-à-dire un mois plus tard, offrir à leur tour quelque chose : chocolat, fleur, etc. Le 14 mars s’appelle « le jour blanc » en référence au fabricant de marshmallow (souvent de couleur blanche) qui a inventé cette tradition pour faire vendre ses sucreries.


Mais, Février, c’est aussi « Mardi -Gras » . Cette date est connue pour les « bugnes« . Non, je ne veux pas faire référence au sens un peu familier de « bugne », celui qu’on lui donne du côté de Lyon, à savoir un « coup ». Oh non, après les tendresses des amoureux, il y aurait déjà des femmes battues ! Je plaisante bien sûr ! « Bugne » est aussi la manière de désigner un beignet dont il est de tradition de manger pour le mardi-gras. Comme pour Chandeleur, à l’origine, il s’agissait de confectionner un mets comportant le plus possible d’ingrédients ensuite interdits durant la période de carême : beurre, huile et oeufs. Suivant la région, le beignet change d’appellation : bottereau dans la région nantaise, merveilles dans le Bordelais, oreillettes en Provence, tourtisseaux dans le Poitou, etc. Les beignets du Mardi-Gras s’appellent « roscos » en Espagne. En Espagne, il y a également les « churros » que nous surnommons « chichis » en français. En Argentine ainsi qu’au Pérou, les « churros » sont fourrés au lait concentré sucré.


Mais les beignets ne sont pas obligatoirement associés au Mardi-Gras. Ainsi, à l’île de la Réunion, on peut trouver tout au long de l’année des « bonbons piments » . Vous pouvez avoir un idée de leur apparence à http://flickr.com/photos/bezombes/2627608738 Au Japon, le tempura est une sorte de beignet. Il s’agit d’une pâte à frire fluide que l’on sert avec du riz, de la viande ou du poisson ainsi que des légumes. Au Canada et aux Etats-Unis, ce sont les beignes ou « donuts » qui ont un grand succès surtout dans les firmes de restaurations rapides. En Israël, le soufganiya est un beignet consommé surtout pour Hanoucca ou « fête des lumières » qui a lieu en novembre.



Vous pouvez avoir quelques recettes de savoureux beignets à : http://www2.ac-toulouse.fr/col-jmoulin-toulouse/club/1998/recett03.htm
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9 février, 2009
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Le système scolaire français est assez complexe, aussi ne seront présentées que les grandes lignes de telle sorte qu’à leur tour nos amis japonais, italiens, suédois, japonais, espagnols, roumains, polonais et tchèques puissent faire quelques comparaisons.

Notre système scolaire repose sur les principes de Jules Ferry (1832-1893). Cet homme politique français a défini l’école comme » gratuite, laïque et obligatoire« . De nombreux établissements scolaires portent le nom de ce politicien. Cependant, avec le temps, les notions de « gratuité », »obligation » et de »laïcité » ont évolué. La « gratuité » s’applique au fait de ne pas avoir de frais d’inscription pour être admis à l’école, tout au moins si l’élève fréquente une école publique, d’avoir les manuels scolaires fournis gratuitement jusqu’en troisième qui est la quatrième et dernière année passée au collège. Par contre « la gratuité » ne s’applique pas en ce qui concerne les fournitures scolaires, les repas pris à la cantine, les sorties éventuelles, etc. Au niveau universitaire, des droits d’inscriptions existent, même s’il s’agit d’une université publique. La laïcité est encore normalement garantie, allant même jusqu’à interdire, dans un établissement public, le fait de porter un signe distinctif de sa croyance religieuse. Cependant il est de plus en plus question de demander aux professeurs de se charger de « l’enseignement du fait religieux ». En ce qui concerne « l’obligation », depuis 1959, elle est définie comme de 6 à 16 ans. Le ministre actuel de l’Education Nationale s’appelle Xavier Darcos. Il y a aussi Valérie Pécresse qui est ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche.


Par le biais d’une tradition datant du XVIIIème siècle, les écoles maternelles sont largement développées en France. Elles sont gratuites mais ne rentrent pas dans « l’obligation scolaire ». Elles sont seulement conseillées pour faciliter l’éveil de l’enfant. Il y existe 4 niveaux : Toute Petite Section (2ans), Petite Section (3 ans), Moyenne Section (4 ans) et « Grande section » (5 ans). Pour être admis en TPS, l’enfant doit pouvoir se dispenser de couches dans la journée et avoir dépassé ses 2 ans le jour de la rentrée scolaire de septembre. Certaines municipalités offrent plusieurs dates de rentrée pour ces TPS, ainsi il est possible qu’un enfant commence sa scolarisation après chaque période de « petites vacances ». L’enfant apprend à vivre en société, développe son langage et se prépare à devenir un futur écolier. L’existence de ces écoles maternelles telles qu’elles sont conçues maintenant semble être remis en cause parce que le ministre a parlé de « jardin d’enfants » et s’est également interrogé sur la nécessité de recruter des enseignants très diplômés pour ce niveau scolaire. Ces propos ont naturellement prêté à controverse.


Depuis la loi d’orientation de 1989, les écoles maternelle et primaire sont divisées en cycles. Paradoxalement, puisque l’école maternelle n’est pas obligatoire, ce niveau est assimilé au « cycle 1 » appelé aussi « cycle des apprentissages » et, en plus, la Grande Section est la première classe du « cycle 2 » appelé aussi « cycle des apprentissages fondamentaux ». Au-delà de la « grande section de maternelle », l’élève rentre à l’ »école primaire ». Les deux autres classes de ce cycle 2 sont le « Cours Préparatoire » dit « C.P. » et le « Cours Elémentaire 1ère année » dit « CE1″. Le « cycle 3″ est constitué du Cours Elémentaire 2ème année (CE2), du Cours Moyen 1ère année (CM1) et du Cours Moyen 2ème année (CM2). En maternelle, comme à l’école primaire, les enfants sont pris en charge, en général, de 8h30 à 11h30 puis de 13h30 à 16h30 le lundi, mardi, jeudi et vendredi. Jusqu’à la rentrée scolaire 2008/2009, il y avait 1/2 journée de prise en charge en plus : le mercredi matin ou le samedi matin. Malgré la diminution horaire, les notions à apprendre sont restées les mêmes. Pour les élèves de l’école primaire, un éventuel soutien scolaire a été prévu durant la pause de midi faute de pouvoir le mettre en place après 16h30 en raison des cars de ramassage scolaire. Mais cela pose tout de même un problème pour les élèves ayant besoin de soutien mais qui ne sont pas demi-pensionnaires.

Au-delà du CM2, l’enfant rentre au collège où la numérotation des classes va en décroissant : « 6ème« , « 5ème« , « 4ème« , « 3ème« . Malgré quelques tentatives au niveau de l’école primaire, c’est surtout au niveau de la « 6ème » que débute l’étude d’une première langue vivante. Sauf exception, c’est souvent l’anglais ou l’allemand. En « 4ème », une seconde langue est proposée et c’est le plus souvent allemand ou espagnol. Au niveau de la 5ème ou de la 4ème, il existe les Itinéraires De Découvertes qui permettent une approche interdisciplinaire de thèmes, c’est-à-dire que, par exemple, on propose à l’élève de faire un petit dossier qui s’appuie au moins sur deux disciplines enseignées et qui implique aussi une recherche documentaire faite au Centre de Documentation et d’Information en partenariat avec le professeur-documentaliste. Cela peut être, par exemple, un exposé sur la « prise de pouvoir de Guillaume le Conquérant » parce qu’au niveau de la « 5ème », la période historique étudiée est le Moyen-Age et que cet épisode de l’Histoire de France tisse un lien avec l’Angleterre et donc participe de l’enseignement de l’anglais. Généralement, l’élève présente son travail sous forme de traitement de texte et il y a donc beaucoup de compétences prises en charge pour la note finale. Le professeur-documentaliste ne se contente pas de « fournir les documents » pour aider à la réalisation du travail, il accompagne ses collègues enseignants qui viennent au CDI et suit la progression du travail des élèves en s’impliquant personnellement. Cela suppose naturellement, en amont, des « rencontres » entre enseignants pour bien cibler ce qu’il est possible de faire et comment. Vous trouverez plus de renseignements sur cette approche pédagogique à : http://eduscol.education.fr/D0072/itinerairesdecouverte.htm
Les élèves ayant d’importantes difficultés scolaires sont placés dans des Sections d’Enseignement Général et Professionnel Adapté dans lesquelles ils ont à la fois un enseignement général et professionnel. Bien qu’ils soient rattachés au niveau du collège, le lycée Jean Monnet accueille des élèves de « 3ème Découverte Professionnelle 6 heures« . Ce sont des élèves qui s’orientent vers une voie professionnelle au-delà de cette classe, mais qui ne savent pas exactement quoi choisir. Pour les aider, des périodes de stage en entreprise sont prévus. A la fin de la troisième (toutes séries confondues), les élèves passent le « brevet des collèges« , ainsi que le « Brevet Informatique et Internet » ou « B2I« . Ce second examen inclut, même s’il la dépasse, la reconnaissance d’un certain nombre de compétences que le professeur-documentaliste s’est chargé de faire acquérir depuis l’entrée de l’élève en 6ème . En effet, les missions de cet enseignant ne se limite pas à la gestion d’un fonds documentaire, il a des heures d’enseignement pour apprendre aux élèves à utiliser au mieux les informations que peuvent fournir les revues, les livres, les dictionnaires, les encyclopédies, le logiciel documentaire appelé BCDI, Internet, etc. Pour plus de renseignements sur le « B2I », vous pouvez regarder : http://www.educnet.education.fr/formation/certifications/b2i

Après le collège, c’est l’entrée au lycée. Il y a trois sortes d’établissements secondaires : général, technologique et professionnel. Au niveau de l’enseignement général et technolgique, la nomination des classes tient toujours du compte à rebours : « seconde« , « première » et « terminale« . A la fin de la « première », l’élève passe une partie des épreuves du baccalauréat et, « en terminale », il passe les épreuves restantes. Il existe différentes options d’enseignements au niveau du lycée d’enseignement général comme au niveau du lycée d’enseignement technologique. Au niveau de la « première », l’élève doit réaliser un dossier qui s’inscrit dans le cadre des Travaux Personnels Encadrés. On trouvera le détail des sujets à http://eduscol.education.fr/D0050/themes.htm mais il faut tout de même savoir que la problèmatique étudiée doit au minimum englober deux disciplines. Ainsi, par exemple, l’élève peut présenter une sorte de petit mémoire sur « Les peintures murales au Mexique » de façon à pouvoir « combiner » Art et Civilisation Espagnole. Bien entendu, comme pour les IDD, il faut la participation du professeur-documentaliste comme d’ailleurs exposé ici : http://eduscol.education.fr/D0050/LXTDOC01.htm. Durant les trois années passées au lycée, l’élève reçoit un enseignement d’Éducation Civique, Juridique et Sociale (ECJS) dont on pourra avoir une idée avec http://eduscol.education.fr/D0056/ecjs.htm . Les différentes options possibles au niveau du lycée général ou du lycée technologique n’existent pas partout et parfois il est nécessaire de changer de département et de fréquenter un internat. On pourra connaître le détail des options possibles avec http://www.education.gouv.fr/pid39/lycee.html . Les épreuves de baccalauréat commencent vers le milieu de juin et les résultats défintifs sont connus en juillet. Pour avoir le baccalauréat du premier coup, il faut plus de 10 de moyenne générale. Si l’élève a entre 8 et 10 de moyenne, il doit représenter des épreuves de façon à arriver, la seconde fois, à au moins 10. S’il a moins de 8, il est ajourné et doit recommencer l’année de terminale.
En ce qui concerne le lycée professionnel, il y a plusieurs possibilités :
– au niveau d’un Certificat d’Aptitude Professionnelle (2 ans d’études) donc « CAP première année » puis « CAP 2ème année » et au bout de la dernière année l’élève passe un examen pour obtenir le diplôme correspondant.
– au niveau du Brevet d’Enseignement Professionnel ( 2 ans d’études) donc « seconde BEP » et « terminale BEP« . La dernière année, l’élève passe un examen. Il peut ensuite poursuivre ses études en « première année de baccalauréat professionnel » puis en « seconde année de baccalauréat professionnel ». Le baccalauréat professionnel est ainsi obtenu en 4 ans d’études après la classe de 3ème. Il est question de ramener ce temps à 3 ans pour l’aligner sur le rythme des élèves d’enseignement général ou technologique, mais le risque est que le profil des élèves et la spécificité des enseignements à dispenser (mais dans un temps réduit) n’ occasionnent une grande difficulté et que finalement une élite seulement n’obtienne ce diplôme. La création d’un baccauréat professionnel en 3 ans suppose aussi la disparition du BEP car l’élève arriverait directement du collège. Les classes de « terminale BEP » et de « baccalauréat professionnel » sont concernées par Le Projet Pluridisciplinaire à Caractère Professionnel dont on pourra lire les caractéristiques à http://eduscol.education.fr/D0047/ref01.htm

Au delà du lycée, il y a les études supérieures dont l’entrée est conditionnée par l’obtention du baccalauréat. Il existe plusieurs types de poursuites universitaires avec
- les Instituts Universitaires de Technologie (IUT) qui donnent accès à un Diplôme Universitaire de Technologie (2 ans d’études)
- les sections post-baccalauréat du lycée qui préparent à un Brevet de Technicien Supérieur (BTS). Mais parfois cet accès au BTS n’est pas direct parce que le baccalauréat obtenu n’est pas assez bien adapté pour poursuivre sans transition. Il faut alors prévoir, avant d’aller en BTS, une année de Mise A Niveau. Normalement le BTS demande 2 ans d’études, mais, s’il faut la classe MAN, cela représente 3 ans après le baccalauréat.
- les différentes facultés : Lettres, Droit, Pharmacie, Médecine, etc. Dans la plupart des cas un minimum de trois années d’études est nécessaire. Il donne lieu à l’obtention d’une « licence« . Il s’en suit « la maîtrise » puis le « doctorat ». Les titres obtenus sont nationaux, cependant les sujets d’ épreuves dépendent d’un établissement à un autre. Suivant les académies, la rentrée universitaire a lieu en septembre ou octobre. L’année universitaire est divisée en semestre, le premier va jusqu’à décembre et le second jusqu’à mai. Il y a deux sessions pour réussir les examens. Suivant les académies, la période est juin et septembre ou juin et juillet (quand la reprise se fait en septembre). Les étudiants passent aussi un examen appelé Certificat Informatique et Internet ou « C2I » . Reportez vous à http://www2.c2i.education.fr/sections/accueil/c2i7120/ pour avoir quelques précisions.

La France est divisée en 3 zones scolaires au niveau des vacances. Les vacances de Toussaint (environ 10 jours fin octobre-début novembre), les vacances de Noël (2 semaines fin décembre-début janvier) et les vacances d’été sont communes aux trois zones. Ensuite, pour les vacances d’hiver (février-mars) et de printemps (avril-mai), chaque zone a deux semaines de vacances, mais en décalé. La date officielle des vacances d’été est en général le premier juillet mais les professeurs qui participent aux épreuves d’examen ne sont parfois véritablement en vacances que vers le 10/13 juillet. La reprise est généralement vers le 1er septembre. Nous avons également quelques dates de vacances spécifiques comme le 1er mai (fête du travail), le 8 mai (armistice seconde guerre mondiale), le lundi de Pâques et le lundi de Pentecôte (pas toujours inclus dans des vacances scolaires, parfois « en plus », suivant la zone), le jeudi de l‘Ascension, le 1er novembre (mais inclus dans les vacances de Toussaint), le 11 novembre, le 14 juillet ( fête nationale, mais inclus dans les vacances d’été), le 15 août (Assomption, mais inclus dans les vacances d’été

Pour être enseignant en France, il est obligatoire de passer un concours de recrutement. Les enseignants sont des fonctionnaires de l’Etat. L’IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres) prépare au concours de recrutement et assure la formation au métier. Pour l’Enseignement primaire, c’est le concours de »Professeur des Ecoles ». Pour l’enseignement secondaire, il y a le CAPES ( Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré), le CAPET (Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement technique), le CAPLP ( Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement professionnel). Ces concours sont ouverts aux titulaires d’une licence (3 ans d’étude). Les PLP sont généralements bivalents, c’est-à-dire qu’ils enseignent deux matières comme Lettres/Histoire ou Mathématiques/Sciences. Les titulaires du CAPES n’enseignent qu’une matière. Les professeurs des écoles passent de 24 à 26 heures par semaine avec leurs élèves. Les professeurs de collèges et de lycées ont 18 heures de cours par semaine. Malgré leur statut d’enseignant, les professeurs-documentalistes doivent être présents au collège ou au lycée 30 heures par semaine et il est généralement entendu qu’ils travaillent encore 6 autres heures par semaine à l’extérieur pour, par exemple, fréquenter des bibliothèques, des librairies, lire, etc. Généralement ce temps est sous-évalué, surtout si le professeur-documentaliste s’implique dans des animations pédagogiques spécifiques, s’associe à la réalisation d’IDD, de TPE, d’ECJS, etc, cela peut devenir 15 heures ou même plus! Finalement, suivant la façon dont il s’investit et suivant dans quel établissement il est placé, le professeur-documentaliste peut avoir une énorme charge de travail. Pourtant, souvent, par l’administration ou par les autres enseignants qui ne voient que le temps de présence dans l’établissement, être professeur-documentaliste est perçu comme bénéficier d’un statut « avantageux ». Pour l’enseignement supérieur, les candidats aux concours doivent avoir une maîtrise (4 ans d’études) et passer une agrégation. A noter au passage qu’il n’existe pas d’agrégation dans le domaine de la recherche documentaire. Les agrégés ont 15 heures de cours par semaine à assurer. Il est question d’exiger un « master » obtenu en 5 ans d’études pour passer tous les concours indiqués et l’existence de l’IUFM semble être remise en cause. Il y a une forte diminution du nombre de postes offerts aux concours de recrutement des enseignants et quand il y a un manque il faut souvent avoir recours à des contractuels qui sont bien sûr du personnel avec un statut très précaire. Les différentes réformes scolaires entraînent des suppressions de postes et de nombreux professeurs se trouvent soit en sous-service (nombre d’heures de service incomplet) soit dans l’obligation d’enseigner sur 2 ou 3 établissements scolaires pour arriver à réunir le nombre d’heures prévues.

J’ai donné quelques éléments permettant de situer un peu le système scolaire français par rapport aux autres qui ont été présentés. Il manque des informations par exemple sur l’apprentissage, la formation continue, le contenu des programmes, etc. Je ne pouvais pas aborder tous ces thèmes dans un simple article. J’ai juste voulu ouvrir un éventuel débat et vous demandez si nous étions vraiment « à bonne école », l’expression signifiant « bien entouré pour progresser ». Si vous souhaitez affiner davantage votre documentation sur ce sujet, vous pouvez consulter : http://www.education.gouv.fr/pid8/le-systeme-educatif.html
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Xavier Darcos
3 février, 2009
Animations culturelles, Grands événements au lycée, Langues, Métier, Pays, Pédagogie, Société
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J’enseigne le Français Langue Etrangère à ITCG Antinori à Camerino (région des Marches). J’ai 18 heures de cours par semaine à assurer. Les professeurs de collège et de lycée doivent passer un concours après l’université ou fréquenter une grande école. Les professeurs qui veulent faire des remplacements temporaires doivent s’inscrire sur une liste auprès des rectorats. Cette demande doit être renouvelée tous les trois ans. Entre-temps, les jeunes remplaçants qui travaillent ont droit à avancer dans le classement établi par discipline. Ceux-ci sont des enseignants « précaires ». En Italie, il n’existe pas de professeur-documentaliste. Il y a une bibliothèque dans laquelle vont des professeurs, entre deux cours, et ils sont à la disposition d’élèves qui voudraient emprunter un livre.
Pour la maternelle et l’école élémentaire, le recrutement est le même mais le diplôme universitaire n’est pas encore obligatoire. Les maîtresses d’école ont 24 heures de cours par semaine.

L’école publique en Italie est obligatoire et gratuite de 6 à 16 ans. Les collèges et les lycées font payer des sommes d’argent pour des frais de papeterie et l’assurance pour les cours de sport. A partir de la deuxième année de lycée on paie à l’État les frais de scolarité et on paye un impôt pour passer le baccalauréat et pour recevoir ce diplôme. Naturellement l’enseignement privé et payé. Même dans un établissement public, l’enseignement de la religion catholique est présent à tous les niveaux, sur demande, grâce aux accords signés par l’État italien et le Saint Siège le 11 février 1929 et renouvelés en 1989.

Les élèves débutent l’école à 3 ans avec la « scuola dell’infanzia« . Ils y restent jusqu’à 6 ans. Puis, de 6 à 11 ans, ils sont à la « scuola elementare » et les niveaux scolaires portent les noms suivants : « classe prima » (6 ans), « classe seconda », « terza », « quarta », « quinta ». Après la « quinta », l’élève est admis à la « scuola media » ‘collège). De 11 à 14 ans, ils fréquentent successivement : « classe prima », « seconda », « terza ». A la fin de la « terza media », les élèves ont un examen pour être admis à la « scuola superiore« . A ce niveau, il y a des spécialisations :
- scientifique (plus de maths, sciences, chimie, physique)
- classique (latin et grec)
- linguistique (langues vivantes)
- pédagogie (psychologie et pédagogie)
- « Istituti tecnici » (lycées qui fournissent des disciplines plus proches du monde du travail : agriculture, hôtellerie, commerce, expert chimique, géomètre). Tous ont une durée de 5 ans.
Après le liceo (lycée), on va généralement à l’université. Après le « diploma » (Baccalauréat Institut Technique), on peut chercher un emploi mais aussi fréquenter l’université. A tous les niveaux scolaires, les élèves sont notés de 0 à 10 et la moyenne est 6. Les élèves de maternelle passent 40 heures par semaine à l’école, ceux de l’école primaire 28 et ceux du collège et du lycée environ 36 heures.
Des travaux pluridisciplinaires ne sont pas prévus dans les référentiels scolaires. Pourtant, cela est possible et de le proposer dans le planning du conseil de classe. On commence peu à peu de donner des cours de sciences en anglais, ou des cours de droit et d’économie en français ou en allemand. Ce n’est pas très courant au niveau de l’école mais, mon mari, qui enseigne à l’université, assure très souvent ses cours en anglais. Il y a environ 202 jours de classe par an.

Nos congés se décomposent comme ceci :
-1er et 2 novembre
- 8 décembre (Vierge immaculée)
- Noël (15 jours)
-Pâques (15 jours)
- 25 avril ( fête de la Libération)
- 1er mai
- 2 juin (fête de la république)
Il n’y a généralement pas de jours de congé pour Carnaval ou pour Pentecôte
Pour plus de renseignements sur le système scolaire italien, vous pouvez consulter :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_%C3%A9ducatif_italien
http://www.onisep.fr/onisep-portail/portal/media-type/html/group/gp/page/interieur.espace.listeDocs/js_peid/InitInterieurEspaceListeDocs/js_peid/ListeDocs
http://www.lp.bourdelle.free.fr/corresp/fuscaldo/syst.htm
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2 février, 2009
Gastronomie, Grands événements au lycée, Métier, Pays, Pédagogie, Société
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Il y a des expressions qui sont à prendre au sens figuré mais qui, dans certaines circonstances, prennent une tournure particulière. Ainsi « éclairez donc ma lanterne » veut dire, au sens figuré, « informez-moi« , « expliquez-moi« . Cependant cette façon de s’exprimer n’est pas anodine en ce lundi 2 février : c’est la »chandeleur » ! Etymologiquement, il s’agit de « la fête des chandelles » car on allumait des bougies en signe de purification, quarante jours après la Noël et il y avait une procession aux chandelles en l’honneur de la présentation de Jésus au temple et de la Sainte Vierge. Certains y voient aussi une allusion au fait qu’au début de février la clarté naturelle du jour a tellement progressé que justement l’usage des candelabres pour éclairer les intérieurs de maison se raréfie. Mais les chandeliers sont aussi associés à l’idée de fête, souvenez-vous de l’expression « un dîner aux chandelles » pour évoquer une soirée qui sorte de l’ordinaire et souvent dans le cadre d’un repas qui se veut intime et en même temps somptueux. Il y a de nombreuses expressions qui contiennent les mots « chandelle » ou « chandelier » :
- »Faire des économies de bouts de chandelle » pour dire qu’en fait les restrictions qui sont faites ne sont pas vraiment utiles
- »Brûler la chandelle par les deux bouts » pour dire, au contraire, être très dépensier et aussi trop fêtard
- »Devoir une fière chandelle à quelqu’un » pour dire lui être reconnaissant (l’expression renvoit étymologiquement au fait qu’en signe de remerciement la personne aidée allait faire brûler un cierge)
- »En voir trente-six chandelles » pour dire être abasourdi après un coup violent
- « Le jeu n’en vaut pas la chandelle » pour dire que ça ne sert à rien
- « Monter en chandelle » pour dire que l’on fait des progrès de façon très rapide
- « C’est une chandelle qui s’éteint » pour dire qu’une personne très âgée vient de mourir
- » Souffler sa chandelle » pour dire qu’une personne meure
- « La chandelle brûle » pour dire que le temps presse
- « Tenir la chandelle » pour dire qu’une personne est compromise dans une affaire de galanterie
- « Etre placé sur le chandelier » pour dire qu’une personne occupe un poste important
- « Mettre la lumière sur le chandelier » pour dire que toute la vérité sera dite, rien ne sera caché
- « Il faut voir cela à la chandelle » pour dire il faut attendre avant de se prononcer
- « Il n’y a si petit saint qui ne veuille sa chandelle » pour dire que chacun s’attend à une certaine reconnaissance pour ce qu’il a fait.
- « Moucher la chandelle » pour parler d’un coït interrompu
- « Venir se brûler à la chandelle » pour dire sortir d’un endroit sûr pour s’exposer à des dangers
- « Porter une chandelle à Saint Michel et l’autre à son serpent » pour dire que l’on ménage les méchants en honorant les bons
- « Porter sa chandelle à un autre saint » pour dire qu’on ne peut rendre le service demandé et qu’il faut voir avec quelqu’un d’autre
- « Etre réduit à la chandelle bénite » pour dire qu’on est à la dernière extrémité
- »Brûler une chandelle d’un liard à chercher une épingle dont le quarteron ne coûte qu’un denier » se dit pour dépenser beaucoup d’énergie pour avoir une babiole
- « Brûler une chandelle en plein midi » pour dire faire une dépense inutile
- »La chandelle qui va devant éclaire mieux que celle qui va derrière » pour dire, au sens propre, que le porteur de lumière doit être placé devant pour éclairer le cortège. Au sens figuré, l’expression a plus ou moins le même sens que « un tiens vaut mieux que deux tu l’auras »
- » La chandelle se brûle » pour dire il faut hâter le pas si on veut arriver avant la nuit
- « Cacher la chandelle sous le boisseau » pour dire cacher ou supprimer un talent qui se fait jour
- « Moucher des chandelles avec les doigts » pour dire être très téméraire

A la Chandeleur, selon la tradition, il s’agissait de terminer au plus vite toutes les provisions qui ne pourraint être consommées pendant la Carême et donc, forcément, il fallait manger des plats riches avant cette période de jeûne. En effet, à l’origine, ce sont les quarante jours qui précédent Pâques. A partir du « Mercredi des Cendres« , il fallait presque s’en tenir à la xérophagie (absorption limitée au pain et aux fruits secs). Le « Mardi gras« ou le « Jeudi gras » (en Pologne et en Allemagne) portent bien leur nom car ce sont des jours où l’on fait bombance et grande ripaille. Cette année, le mardi gras sera le 24 février et le « mercredi des cendres » le lendemain.
L’abstinence alimentaire durant cette période de carême consistait (maintenant, même chez les chrétiens les plus stricts ces pratiques se sont amoindries) donc à refuser de consommer de la viande, des œufs et des laitages. Alors, bien sûr, on comprendra la confection des crêpes faites à partir d’oeufs et de lait et qui peuvent être mangées nature ou bien garnies de sucré ou de salé. Certains voient dans la forme circulaire et la couleur de la pâte une allusion au soleil qui, lui-aussi, est associé à l’idée de lumière. En suivant ce lien vous aurez quelques suggestions de savoureuses recettes de crêpes fourrées avec divers ingrédients : http://www.linternaute.com/femmes/cuisine/magazine/dossier/crepes/recettes/1.shtml . La plus célèbre des crêpes sucrée est bien entendu la crêpe Suzette inventée par Auguste Escoffier A noter que, grâce à la patience et à la compétence pédagogique de leurs deux professeurs de biotechnologie, les élèves de CAP APR sont devenus des experts de l’art de faire des galettes (autre nom des crêpes, surtout lorsque le contenu est salé). Venez donc le lundi et le mardi manger au « Monnet Express » ! .


La tradition de la Chandeleur veut l’on lance la crêpe en l’air en tenant d’une main la poêle et, dans l’autre main que l’on serre très fort un louis d’or (ou une autre pièce) tout en formulant un voeu de richesse. On dit aussi que la première crêpe faite doit être jetée si haut qu’elle doit atterrir en haut d’un placard où elle devra rester jusqu’au 2 février de l’année suivante ! Ce serait un gage de prospérité et de bonheur ! Ah, les superstitions ! Mais sans doute faut-il y voir un lien avec les expressions « retourner quelqu’un comme une crêpe » qui veut dire lui faire changer facilement d’opinion et « laisser tomber comme une crêpe » qui veut dire abandonner très vite quelqu’un.

Il est à noter que tout au long de l’année, en Limousin, nous consommons des « galetous » appelés aussi « tourtous« . Ce sont des galettes à base de farine de sarrasin ou de « blé noir ». Elles remplacent plus ou moins le pain, peuvent être mangées nature, tout au long du repas en accompagnement aussi bien de l’entrée que du plat de résistance que du dessert, ou même encore fourrées avec de la charcuterie ou bien du fromage blanc ou encore de la confiture. En Corrèze, il y a aussi les « pompes« , crêpes de blé noir et de froment.
A l’étranger, il existe d’autres traditions pour la Chandeleur. Ainsi, au Canada, dans la province de Saguenay, on propose des « cretons de la Chandeleur« dont on peut voir la recette à http://www.saveursdumonde.net/recettes/cretons-de-la-chandeleur/ . En tout cas, bon appêtit à tous et surtout, autour de ces crêpes, n’allons pas …nous crêper le chignon ! Cette expression veut dire « se disputer », « se battre ».

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26 janvier, 2009
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Je m’appelle Gunnel, je suis professeur de Français Langue Etrangère en Suède. Je vis à Uppsala qui se trouve dans la province de Uppland . Je vais contribuer à présenter le système scolaire de mon pays.
Le système scolaire suédois offre un tronc commun à tous les élèves jusqu’à l’âge de 16 ans et une spécialisation assez poussée à partir du secondaire. A leur entrée au « Gymnasium », les élèves choisissent une filière parmi 23 propositions qui n’ont pas de hiérarchie entre elles. La religion est une matière qui est obligatoire pour tout le monde dans tous les collèges. Quand j’étais enfant, on appelait les cours de religion « christianisme » mais maintenant on dit « religion » à cause des immigrés. Le nombre d’écoles privées est en augmentation ces dernières années mais elles enseignent les mêmes matières que les écoles communales.
A la sortie du « Gymnasium ». Les élèves obtiennent un diplôme, sur la base du travail effectué pendant les deux dernières années de scolarité. Les élèves ne sont pas notés avant le semestre de printemps de la huitième année de l’école de base c’est-à-dire 14 ans. A partir de 15 ans, ils n’obtiennent de notes dans une matière qu’après avoir suivi un minimum de 60 heures de cours dans cette matière. En fait, les élèves suivent des cours pendant trois années et si un cours se termine après quatre mois on saura la note tout de suite mais elle sera écrite sur le diplôme après les trois années d’études. Le dernier examen véritable date de 1968 et, en ce qui me concerne, j’ai passé le bac en 1967. En suédois, on peut traduire « bac » par »studentexamen «
L’année est divisée en deux semestres. « Höstermin » (semestre d’automne) et « Vartermin » (semestre de printemps). Les cours ont lieu du lundi au vendredi. Ils débutent à 8H40 et s’achèvent vers 16H00. Les emplois du temps sont très variables. Ils dépendent de la filière et des matières choisies. Par exemple, les leçons de Sävjaskolan commencent à 8H30 et se terminent à 15H sauf le vendredi quand on termine à 14h30. A Stavby Skola , on commence à 8h (à cause des cars de ramassage scolaire). Au « Gymnasium », une structure de base est tout de même proposée à la grande majorité des élèves (suédois, maths, anglais, histoire, instruction civique, théologie). En théorie, tous les élèves d’origine étrangère (enfants d’immigrés) doivent avoir la possibilité d’étudier leur langue d’origine. Il existe une école spéciale qui s’appelle » Komvux » (« vuxen « signifie « adulte »). Chaque adulte (c’est-à-dire de plus de 19 ans) qui n’a pas réussi à obtenir une note lui permettant d’être admis dans une matière telle que le suédois, l’anglais ou les mathématiques, peut continuer ses études .

Un professeur suédois peut voir dans un journal quotidien ou un magazine spécial pour les enseignants s’il y a un emploi qui l’intéresse. Il envoie un CV (curriculum vitae) et après c’est le directeur de l’école qui décide si on est intéressant ou pas (c’est-à-dire quand il y a plusieurs personnes qui ont travaillé le même nombre d’années). Le plein temps d’un enseignant est 17 heures de travail par semaine. Mais, en plus, il faut rester à l’école pour être accessible si les élèves ont besoin d’aide, pour un remplacement si un collègue est malade, ou pour préparer les leçons et cela représente environ 19 heures. C’est le directeur de l’établissement qui décide d’ augmenter le salaire (s’il y a de l’argent…). Les professeurs de lycées gagnent plus et les maîtresses moins et je trouve cela injuste.

Il n’y a pas l’équivalent d’un Centre de Documentation et d’Information en Suède. Je travaille dans deux écoles : 1) « Sävjaskolan » qui est un collège avec 17 classes et environ 400 élèves. Il est situé à 7 kilomètres du centre d’Uppsala. Nous avons une salle avec 30 ordinateurs et il y a aussi une bibliothèque dans une partie du collège. Cette bibliothèque est ouverte du lundi au vendredi entre 9h-12h pour les élèves et les professeurs et les après-midi pour tout le monde.
2) L’autre petit collège « Stavby skola » ,dans la campagne, à 25 kilomètres de la ville, a sept classes et seulement cinq ordinateurs dans une salle de classe et pas de bibliothèque


Si vous voulez vous documenter plus sur notre système scolaire, vous pouvez consulter :
http://www.skolverket.se/sb/d/376;jsessionid=95834F4F572DDDA6B82B4E95755824D7
http://societesnordiques.wordpress.com/2008/01/06/generalites-sur-le-systeme-scolaire-suedois/
http://www.onisep.fr/onisep-portail/portal/media-type/html/group/gp/page/interieur.espace.listeDocs/js_peid/InitInterieurEspaceListeDocs/js_peid/ListeDocs
http://www.sweden.gov.se/sb/d/2098 (en anglais)
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26 janvier, 2009
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En Roumanie, le système actuel d’enseignement hérite encore quelques-unes des structures du système mis au point par les premiers organisateurs (Spiru Haret et Constantin Angelescu) du processus d’enseignement dans notre pays pendant l’entre-deux-guerres. C’était, à l’époque, un des meilleurs systèmes d’enseignements de l’Europe en ce qui concerne les résultats et l’efficacité.
A présent, vingt ans après la révolution anticommuniste de décembre 1989, la Roumanie n’a pas encore fini de réformer son système d’enseignement. Les nombreuses réformes qui se sont succédées ont crée parfois un état de confusion autant parmi les cadres enseignants que parmi les élèves et leurs parents. En 2008, la société a été appelée pour exprimer son opinion vis-à-vis du nouveau projet de loi concernant l’enseignement, mais comme le gouvernement a changé depuis, à la suite des élections, il est possible qu’il y ait encore des modifications.

Les niveaux d’organisation de l’enseignement
Evidemment il y a deux grandes domaines d’enseignement : le préuniversitaire et l’universitaire.
En ce qui concerne le préuniversitaire, il y a les divisions suivantes:
1. L’enseignement préscolaire (les écoles maternelles pour les enfants de 3 à 6 ans)
2. L’enseignement primaire (distribué sur 4 années, comptant de la première jusqu’à la quatrième, puisqu’en Roumanie, la dénomination des niveaux peut être facilement obtenue en comptant dans l’ordre croissante, de la première année d’école primaire et jusqu’à la fin du lycée – 12 années au total)
3. L’enseignement secondaire (partagé en cycle inférieur – avec 4 niveaux, et cycle supérieur – toujours 4 niveaux). L’enseignement secondaire inférieur, (en roumain, on l’appelle aussi « gimnaziu ») correspond à peu près au niveau « collège » en France et l’enseignement secondaire supérieur (appelé « liceu » en roumain), au niveau « lycée ». Pour l’enseignement secondaire supérieur nous avons deux termes qui créent parfois confusion au moment de la traduction en d’autres langues. C’est qu’il y a des institutions que nous appelons « lycée » et d’autres que nous appelons « collège » (colegiu, en roumain) bien qu’elles offrent le même type d’éducation et pour le même niveau d’âge (14/15-18/19 ans). Le terme « colegiu » en roumain implique l’idée d’un niveau qualitatif supérieur.
4. L’enseignement tertiaire non universitaire (c’est l’enseignement post-lycéal, distribué sur une ou trois années).
Les niveaux 1, 2, le cycle inférieur et les deux premières années du cycle supérieur constituent pour le moment l’enseignement obligatoire. Théoriquement, l’âge de finir l’enseignement général obligatoire est de 16 ans, c’est-à-dire que les classe « 9″ et « 10″ se finalisent avec un certificat de fin d’études. Avec le nouveau projet de loi, l’enseignement obligatoire passera de 10 à 9 années. Il n’y a pas de frais d’inscription pour les formes de l’enseignement public (qui est, d’ailleurs, gratuit dans son ensemble).
Les enfants vont à la maternelle à partir de 3 ans, normalement jusqu’à 6 ans, mais souvent les parents choisissent de faire redoublerleur enfant la dernière année de la maternelle parce qu’ils considèrent que ceux-ci sont encore trop petits pour s’inscrire en enseignement primaire. C’est pour cette raison que dans la première année du primaire, on retrouve des élèves dont l’âge peut varier de 6 ans (ou même un peu moins) à 7 ans (ou parfois même un peu plus). Evidemment ces différences se maintiennent tout le long de leur scolarité.
Le niveau collège débute à l’âge de 10 ans et dure jusqu’à 13/14 ans. Il n’y a pas d’examen de passage du primaire au collège. Toutefois il y a des écoles qui appliquent des systèmes de sélection, mais il ne s’agit pas d’examens nationaux. Pour s’inscrire au lycée, en revanche, tous les élèves sont évalués par des « tests nationaux ». Ce sont des tests qu’ils doivent passer dans les deux dernières années du collège, pour les matières suivantes : langue roumaine (et langue maternelle, si c’est le cas), mathématiques et histoire ou géographie au choix. La différence par rapport aux autres tests que les élèves passent, de toute façon, chaque semestre, c’est que les sujets de ces tests sont uniques dans tout le pays. Pour obtenir ce que nous appelons « la moyenne d’admission au lycée », nous prenons en compte les résultats de ces tests, mais aussi les résultats des quatre années de collège.
Théoriquement l’âge de finir l’enseignement général obligatoire est de 16 ans, c’est-à-dire que les classes « 9″ et « 10″ sont finalisées par un certificat de fin d’études. Pour atteindre l’enseignement secondaire supérieur, les lycées organisent des cours de jour durant 4 ans (à partir de la 9ème classe jusqu’à la 12 ème classe, et des cours du soir en fréquence réduite.
Le lycée est structuré en 3 filières, chacune correspond à un certain nombre de profils et de spécialisations :
-la filière théorique avec les profils humanistes
-la filière technologique avec les profils d’exploitation des ressources naturelles, la protection de l’environnement, les services et la technique
-la filière « vocationnelle » avec les profils artistique, sportif et théologique
Toutes les études pendant le lycée finissent par un examen national de baccalauréat. Ce type d’examen vérifie les connaissances et les aptitudes acquises dans diverses disciplines d’études, en fonction des filières et des profils. Le roumain, à l’oral comme à l’écrit, est obligatoire pour tout profil, une langue étrangère étudiée aussi (français, anglais, allemand, espagnol ou italien), une langue maternelle (hongrois, allemand ou autre) pour ceux qui étudient une de ces langues, les mathématiques pour le profil technique et une autre langue, le latin et la littérature universelle pour le profil humaniste. Il y a aussi un test sur les disciplines de la spécialité selon chaque profil et un autre test sur une discipline au choix. C’est un examen qui est estimé difficile, et très important parce qu’il sera pris en compte lors de l’inscription à une université.

Les écoles des arts et métiers, que l’on appelle en roumain « Scola de arte si meserii » ou « SAM », organisent des cours de jour et des cours du soir durant 3 ou 4 années en fonction du profil et de la complexité du travail pour lequel on prépare des spécialistes. Ce type de cours finit avec un examen ou un diplôme qui atteste de la qualification dans un certain métier. Les élèves qui finissent ce type d’études peuvent continuer leurs études au lycée dans le cadre de cours du soir et après un examen d’admission pour ce niveau d’études.
L’enseignement post-lycée est organisé par le Ministère de l’Education ou à la demande des agents économiques. La durée des études est de 1 à 3 ans, en fonction de la complexité du métier. L’admission se fait par un concours.
L’enseignement supérieur se décompose de la façon suivante :
- cycle 1er des études universitaires de licence qui correspond à 180 crédits (études de licence de 3 ans) et 240 crédits (étude de licence de 4 ans), conformément au Système Européen de Crédits Transférables (ECTS)
- cycle 2 avec des études universitaires de master qui correspond à un nombre de crédits transférables entre 90 et 120.
– cycle 3 avec des études universitaires de doctorat durant 3 ans.
L’enseignement supérieur prépare des spécialités dans les profils suivants : universitaire et pédagogique, médecine et pharmacie, technique, agricole, économique, juridique et artistique.
Combien de temps est-ce que l’on passe effectivement à l’école ?
En général, nous passons à l’école 38 semaines par an, reparties en deux semestres de 18 et respectivement 17 semaines. Nous sommes en vacances pour les fêtes d’hiver (ça peut varier de 2 à trois semaines), encore une semaine pour délimiter les deux semestres (ça, c’est au mois de février), une semaine pour les Pâques et évidemment les grandes vacances qui durent de la mi-juin jusqu’à la mi-septembre.
Dans l’enseignement primaire les élèves ne passent pas plus de 4 heures par jour à l’école, 5 jours par semaine. Mais comme la Roumanie a beaucoup changé et que les parents ont de moins en moins de temps pour rester auprès de leurs enfants, on a largement développé, ces dernières années, le système « l’école après les cours ». Celui-ci est un programme payant assuré toujours par les professeurs.
Au collège, les élèves ne doivent pas passer plus de 5 heures par jour à l’école et au lycée, plus de 6. En pratique, il y a parfois des déséquilibres puisque s’il y a un jour avec seulement 5 heures (au cas du lycée), il y aura évidemment aussi un jour avec 7 heures de cours.
Nous allons à l’école 5 jours par semaine, du lundi au vendredi. Nous commençons les cours à 7 heures, 7heures et demie ou 8 heures. Il y a des recréations de 10 minutes et une seule de 20 minutes. Les élèves peuvent finir les cours vers 13 heures ou 14 heures, selon l’heure à laquelle ils ont commencé.
Et les enseignants en Roumanie ?
Les professeurs ont une norme de 18/19 heures par semaines. Tel est le cas puisqu’en Roumanie les heures que l’on passe à rédiger des tests ou à les corriger, à rechercher des ressources nouvelles pour la classe, à développer des programmes supplémentaires ne sont pas prises en compte dans la rémunération du travail On distingue en général les enseignants du niveau primaire, les instituteurs/institutrices, des enseignants du niveau secondaire, les professeurs. De toute façon, pour enseigner il faut avoir des études universitaires, et bien sûr, passer un concours. Ces dernières années, les jeunes sont de moins en moins intéressés par un emploi dans le domaine de l’enseignement à cause des salaires très bas offerts aux débutants, mais aussi à cause d’une image de moins en moins positive du système d’enseignement dans son ensemble.
Nous sommes employés des mairies des localités où nous enseignons, mais, à vrai dire, nous avons moins de bénéfices que les employés directs d’une mairie.

L’enseignement religieux
En effet, en Roumanie, les élèves peuvent choisir des cours de religion. Ce n’est pas obligatoire, mais s’ils ne souhaitent pas fréquenter ces cours, ils doivent toutefois suivre un autre cours proposé en optionnel par l’institution, pour avoir le même nombre de cours que leurs collègues.
L’évaluation et le système de notes
Au niveau du primaire on utilise des qualificatifs (« bon », « excellent », « satisfaisant » et « insatisfaisant »), mais les opinions sont encore partagées : il y a des enseignants qui disent que ce système n’est pas assez précis, d’autres qui le préfèrent parce qu’il évite l’obsession des élèves pour les notes maximales.
A tous les autres niveaux on utilise des chiffres, de 1 à 10 pour apprécier les performances des apprenants.
Les CDI
Pour le moment, on ne trouve pas de CDI dans toutes les institutions d’enseignement. Comme il n’y a pas de professeur documentaliste, c’est souvent le bibliothécaire qui guide les élèves (mais aussi les professeurs) dans leurs recherches visant diverses domaines et centres d’intérêt. Mais évidemment, ce n’est pas la même chose qu’un professeur documentaliste.

La multidisciplinarité
Il y a beaucoup de matières dont l’enseignement se fait en utilisant les acquis propres à d’autres domaines d’études. Mais il n’y a pas un cadre stricte et spécifique pour ce type d’enseignement ; il est plutôt comme un sous-entendu dans certains domaines.
Si vous voulez en savoir plus sur le système scolaire roumain, vous pouvez vous documenter avec http://www.europschool.net/static.php?op=formation/doss_struct_roumanie.html&npds=1
http://www.fit-for-europe.info/webcom/show_page_ffee.php?wc_c=29684&wc_id=1&wc_lkm=216228
http://costjmon.edres74.ac-grenoble.fr/spip.php?article169
http://www.euroeducation.net/prof/romco.htm (en anglais)
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16 décembre, 2008
Gastronomie, Langues, Pays, Pédagogie, Santé, Société
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Les décorations de Noël :
On voit déjà les décorations de Noël dans les magasins dès la deuxième moitié de novembre. Surtout dans les centres commerciaux il y a des guirlandes de papier et des guirlandes électriques, mais on orne la maison qu’au début de décembre, ou un peu plus tard. Dans certaines des rues, il y a également des guirlandes électriques, illuminées tous les soirs de décembre. Et dans les centres commerciaux on n’entend que de la musique de Noël, bien sûr pour améliorer les ventes !
Dans les maisons, traditionnellement on a un sapin orné des guirlandes électriques et des boules luisantes, ou parfois orné de petits cadeaux, ou de petits gâteaux. Cela te semble très pas très original , n’est-ce pas ? Oui, c’est parce que l’on partage une histoire européenne. Mais il y a aussi (souvent !) une tournure (« twist ») africaine. On sélectionne un arbre indigène et on l’orne d’ articles africains, même dans le jardin, car il fera chaud ce temps-là. Maintenant c’est à la mode de prendre comme sapin une structure fabriquée en fil de fer et de l’orner de guirlandes électriques.

Il y a souvent une crèche dans un coin des centres commerciaux, ou un « Père Noël » (en costume traditionnel) qui se promène partout dans les allées du magasin pour « écouter les vœux des petits ». Nous n’avons pas de St. Nicolas ou de calendrier de l’avent. Pourtant, la communauté allemande et les gens de l’église luthérienne conservent le calendrier de l’avent. Pour avoir une idée de nos décorations, je joins la photo d’une guirlande accrochée à la porte d’entrée. Elle est fabriquée avec du foin, des rubans en coton et de petites fleurs sauvages.

L’organisation sociale
Chez nous le Noël se passe en été et oui, les écoles, les universités et beaucoup d’ entreprises ont leurs vacances annuelles à cette époque de l’année. Ainsi la reprise scolaire se fera-t-elle fin janvier, début février. Ce sont « nos grandes vacances d’été » et une nouvelle année scolaire débutera au retour, avec de nouveaux élèves. Souvent les entreprises ferment le 24 décembre et n’ouvrent que le 3 ou 4 janvier ou plus tard. Les centres commerciaux ne sont pas fréquentés. Donc, beaucoup de personnes partent pour le bord de la mer. Les uns qui ont de la chance d’être propriétaire d’une maison secondaire passent souvent leur fête la bas. Mais en tout cas, c’est une fête familiale. On voyage pour assister à ces grandes fêtes. Moi, je vais aller rendre visite à ma mère qui vit dans une maison de retraite et nous allons y déjeuner ensemble.
L’importance de la religion
Pour l’église catholique la messe est importante. Je suis protestante, donc nous n’avons pas de messe de Noël. A l’église protestante il y a bien un office tôt le matin. Mais je ne sais pas pour les juifs, les autres communautés et les religions africaines. Chez nous « Douce nuit » est nommée « Silent night » ou en afrikaans : « Stille nag ». Il y a beaucoup de chants bien connus, mais presque tous sont hérités de la tradition européenne. Je me souviens, quand je travaillais à FARMOVS, une entreprise pharmaceutique, nous avons eu une soirée de chants aux alentours de Noël et tout le monde a chanté « Silent night » dans son propre langue. On ne pouvait pas arriver à comprendre les mots, mais la mélodie était la même. Nous avons surtout les mélodies des chants qui viennent de l’Europe, mais les paroles diffèrent d’une langue à une autre. Il y a aussi des chants de Noël qui sont nés ici, par exemple, « Somer Kersfees » (« Noël d’été », librement traduit). La tradition anglaise de la musique de Noël est encore forte dans ce pays, parce que nous étions une colonie anglaise auparavant. Pour dire « Joyeux Noël » en afrikaans, on dit : « Geseënde Kersfees ». Cette expression contient aussi un peu la tradition chrétienne parce que « Geseënde » veut dire : « béni » Nous n’avons pas de chants d’enfants qui parlent de Noël.
Le menu typique
Bien qu’il fasse très chaud, il y a encore des gens qui mangent un traditionnel repas chaud : du jambon, de la dinde. Ces dernier temps, il est de plus en plus courant de préfèrer un repas froid : des viandes froides et des salades et pour le dessert de la glace. Et si on fête le Noël au bord de la mer, le repas est souvent moins cérémonieux. Mais en tout cas, les repas (et les réunions) sont organisés méticuleusement ! Souvent toute la famille se réunit autour de la table pour un grand repas traditionnel, ou parfois autour le feu d’un barbecue. La fête au dehors, en plein air est souvent privilégiée. Il y a aussi très peu de restaurants ouverts le Noël pour servir un repas assez traditionnel.
Nous n’avons pas 13 desserts et quel dommage ! Normalement nous avons du « trifle » comme dessert (Vous pouvez vous documenter sur ce gâteau venu d’Angleterre à http://fr.wikipedia.org/wiki/Trifle ) .Cela contient du gâteau, de la gelée, de la chantilly etc. – encore un témoignage de notre héritage anglais. Quand j’étais encore mariée, j’ai travaillé tout le 24 décembre pour préparer une vraie fête de Noël, c’est-à-dire un repas chaud. Mais maintenant je suis seule et je vais déjeuner chez ma mère. Nous ne sommes que les deux. Pourtant je vous souhaite à tous un « joyeux Noël » et après le repas de Noël une bonne sieste !

Merci beaucoup à Daleen pour l’envoi de cet article accompagné des photos. Il y a maintenant quasiment un an que notre amie d’Afrique du Sud collabore à la rédaction des blogs scolaires du lycée. Mon voeu pour 2009 sera donc la poursuite de cette étroite alliance dans la découverte de nos pays recpectifs.
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