Archive pour juin 2008

Défi-lecture entre les CM2 de l’école de l’abeille et les 6ème du collège:ce qu’en pensent les élèves…

Lundi 16 juin 2008

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Les quatre livres

La mer, le Chevalier à la plume, L’enfant-océan et Kamo. La mer, toute fière, dit: « C’était bien le défi-lecture! Le mieux, c’est que moi j’avais les questions les plus dures. – Puff, pas du tout! A cause de toi, il y avait trop de points, reprit l’enfant-océan. – On s’en fiche, intervint Kamo, ce qui compte, c’est que les élèves se soient amusés. – Et puis ils étaient contents du goûter à la fin, dit le chevalier à la plume. – Mais non, le goûter, ils s’en fichent, répondit la mer. La seule chose importante, c’est que les Stars ont gagné. Alors ils ont eu une BD beaucoup moins bien que moi, bien sûr! » Le chevalier à la plume, énervé, rétorqua: « Mais non, tout le monde a gagné le diplôme, donc tout le monde a gagné! – En plus de la BD gagnée par les Stars, les Beaux Gosses ont gagné un roman qui se passe ici, à l’île verte, à La Ciotat, reprit Kamo. » Alors, l’enfant-océan dit: « Cette rencontre entre les CM2 de l’Abeille et les 6e3 des Matagots s’est très bien passé. C’est ce qui compte, non? » Les trois autres livres répondirent en choeur: « Oui, l’important, c’est de participer. »

Florent

Récit d’un défi-lecture sous forme de fable:

Les oies et les abeilles

Les oies arrivaient en Amazonie Lorsque les abeilles arrivèrent aussi. Tous les groupes se réunirent Et s’assirent comme des fakirs. Puis commença le défi nature Qui annonçait de l’aventure. Les qualifications terminées, Quatre équipes furent éliminées. Les demi-finales étaient vraiment compliquées Car toutes les questions Piochées par nos champions Ne nous convenaient pas, Et deux équipes perdirent là. Les « lards » et les « gros molosses » Etaient donc les big boss! Les lards ayant gagné la finale, Etaient contents de leur victoire géniale. Puis vint un magnifique goûter. (Mais à cause de cela, nous ne pouvions plus manger!)

Romain

Deux autres fables librement inspirées des rencontres autour du défi-lecture:

Un travail en groupes

Le travail en groupe est souvent plus efficace. Un groupe d’élèves devait lire quatre livres qu’ils ont lus. Mais voilà… Un élève plus paresseux n’a pas lu mes livres. Voilà que cet élève piocha un ticket avec une question. Mais, comme il n’avait pas lu les livres, il ne sut répondre. Pas de chance, personne ne savait répondre à cette question. Mais, un petit garçon très timide qui était dans le même groupe, L’aida à répondre à cette question. Comme quoi, on a souvent besoin d’aide!

Alexandra

La taupe et l’écureuil

Il faut beaucoup se cultiver Pour être instruit. Une taupe qui lisait un livre Sortit de chez elle, La tête encore dans ses rêves. Un écureuil croisa sa route. « Que fais-tu?, dit la taupe. – Je m’ennuie », dit l’écureuil. La taupe lui proposa de lire un bouquin. Mais l’écureuil ne voulait pas lire. Un jour, il plut davantage Et la taupe était chez elle En train de lire son roman. L’écureuil alla taper chez la taupe Car il s’ennuyait énormément. La taupe lui proposa de lire un bouquin, Mais l’écureuil ne voulait toujours pas. Puis, deux heures plus tard L’écureuil alla voir la taupe. Il prit le livre et le lut. Cela lui a tellement plu Que même lorsqu’il fait beau L’écureuil lit un livre.

Téo

Classe écriture

Lundi 16 juin 2008

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Ecritures imaginaires : Les textes et les illustrations de ce recueil ont été réalisés par les élèves de la classe de 6ème6

Je suis, tu es,nous sommes…

Je suis le vent chaud, la voix qui chante, L’odeur des pivoines sauvages.

Je suis un clin d’œil amoureux, sucré comme une orange.

Je suis le bruit de la pluie.

Je suis le chat qui dort, l’arbre qui offre ses fruits

Un pré de lavande et de blé, une framboise, un oranger

Je suis celle qui lève la main, celle qui tire la langue,

Je danse devant les orchidées de la mer.

Je suis le verbe imaginer.

Je suis un tigre qui rugit comme une Ferrari

Je suis un super héros aussi fort qu’un bœuf,

Le destructeur des fleurs géantes mangeuses d’hommes,

Le sauveur des villes en danger.

Je suis le hurlement du loup et le désert en feu.

Je suis le cinquième élément,

Je suis l’eau qui noie.

Je suis un grand chêne, un aigle au dessus des océans.

Je suis le successeur de Rantanplan, une panthère rose,

Je suis le silence de la maison hantée,

La plante carnivore qui dévore tout,

La guitare qui casse les vitres,

Je suis le verbe pouvoir

Je suis une souris verte, celle qui court dans l’herbe,

Je suis la droite de Brahim Asloum,

Je suis rose comme fashion.

Je suis une sauterelle dans la forêt,

Un zèbre violet dans la savaneLe chat noir, le jus de la fraise,

Je suis le vent, sage comme une image

Un cor de chasse, le trèfle du bonheur,

Une mouche bleue sur l’Himalaya,

Je suis la bouche qui embrasse,

Le feu qui brûle tout.

Je suis le verbe vivre

Je promène au-dedans de moi une route inimaginable, intraçable, indessinable, ineffaçable, incalculable, illisible, illimité, imbattable, inimitable.

Aurélie

Je promène au-dedans de moi

Une route sans cœur et sans fin

Qui sans cesse roule sur les chemins de mes veines

Qui sans cesse roule sur le chemin de mes rêves.

Rémi

Je promène au-dedans de moi une route… toute petite

une toute toute petite une toute toute toute petite une toute toute toute toute toute toute…

petite petite route

 

Chloé

 

Je promène au-dedans de moi une route zigzagant dans les champs.

Cette route devant moi, je n’y crois pas, mais…

immédiatement je la suis en gambadant.

 

Laure

 

Je te donne Je te donne la musique de la rivière qui coule sur les galets, celle de la cascade un soir d’été, le reflet orangé des arbres qui dansent dans la profondeur du lac, la chanson de la mer au fond d’un coquillage et celle de la pluie derrière la fenêtre. Je te donne sur mon gant le cristal d’un flocon de neige, l’air frais des montagnes, le parfum d’un lilas mauve oublié au fond du jardin, celui du bois qui brule dans la cheminée, celui de la prairie après la pluie. Je te donne l’odeur éblouissante d’un mimosa en plein cœur de l’hiver, celle d’un chant de lavande sous le soleil d’été, la symphonie du mistral sur les collines de Provence et le hululement d’un hibou dans la nuit.

Je te donne à l’aube les rayons du soleil qui font renaître les hommes, ceux qui percent glorieux les nuages blancs.

Je te donne le battement d’aile de l’hirondelle et le baobab dans le soleil couchant.


Le silence

Flocon de plume, ruisseau de soie, étang de cristal

Larme de miel, source de vanille,

Iceberg de fleur d’oranger

Le silence

Glacier de lavande, duvet de pivoine,

Brise de violette, flûte de laine,

Pelage de verre, rosée de satin

Fruit d’écume, fourrure de cannelle,

Banquise de coton, oasis de diamants,

Lac de velours, violon de pollen

Le silence

J’attends…

9 ans, j’attends la suite

J’attends encore et encore

9 ans, j’attends d’aimer

J’attends d’écrire la lettre de ma vie

9 ans, j’attends, j’attends

11 ans, j’attends plein de bisous, de surprise, de bonheurs

J’attends de savoir où le vent me mènera

J’attends que ma vie commence vraiment

11 ans, j’attends mon rêve, les auditions, les diplômes,

le stress et les applaudissements

11 ans, j’attends d’être libre

j’attends que la vie défile

j’attends l’inconnu

l’avenir m’attend

11 ans, j’attends de rêver étoilé

D’avoir la majorité et la liberté

J’attends d’être grand

Et d’ouvrir mon imagination

11 ans, j’attends d’ouvrir mon cœur

11 ans, j’attends, j’attends

12 ans, j’attends que ma vie s’éclaircisse

12 ans je ne vois pas l’avenir

J’attends une personne qui changerait ma vie

12 ans, j’attends de vivre ma vie

Que mes parents ne décident plus à ma place

12 ans, j’attends de pouvoir écrire une phrase,

quelques mots…

J’attends l’adolescence,

l’orage qui commencera après mes douze ans

12 ans, j’attends la connaissance

j’attends le rire

j’attends d’être un homme

12 ans, j’attends l’inspiration

12 ans, j’attends ma Xbox 360, ma dirt et mon booster

j’attends d’apprendre

12 ans, j’attends le petit amour

J’attends de ne plus être seul

j’attends de pouvoir voter

j’attends 13 ans avec impatience

12 ans, j’attends, j’attends

13 ans, j’attends de voir la poudre d’étoile tomber du ciel

13 ans, j’attends la vie en rose

13 ans, j’attends, j’attends

Quand la glace de l’iceberg se briseL’océan Tremble de fraîcheur J’avais sur la langue

Le mot brouhaha

Mais la pluie a calmé le cri de l’éclair

L’éternuement du ciel

fait trembler les trottoirs

de l’univers.

Rémi


Je t’envisage d’amour Je te visageJe te yeux, nez, boucheJe te sourcils,

Je te front et menton

Je te corps

Je te bras, doigts, cou, nombril, épaule

Je t’envisage d’amour

Je te grand,

Je te beau

Je t’intelligent

Tu me fille !

Séréna

 

Je t’informe Je t’informe tu me déformesje te pétale tu me jaunisje te croque

tu me dérobesje  te dessine

tu me chagrinesje te fleur

tu m’évasionnes.

Magali

Je te moche

Je te moche

Tu me belle

Je te noir

Tu me blanc

Je te sale

Tu me propre

Je te laide

Tu me déesse

Je te tombe et te pierre tombale

Tu me résurrectionne

Je te rouge et te ronge

Tu me beige et me bègue

Je te blanco

Tu me gommes

Oriane

 

J’aime …

J’aime l’odeur des pins dans le matin qui chante, le battement des ailes d’oiseau, le papillon qui se pose sur mon doigt.

Je n’aime pas les pétales qui tombent de la fleur fanée.

J’aime marcher sur le sable brûlant, caresser la dentelle ancienne des robes de ma grand-mère, arracher le papier des cadeaux de Noël.

Je n’aime pas le bourdonnement du frelon et les grêles de printemps.

J’aime les vieilles maisons en ruine avec encore les murs de l’enfance et le bruissement de la pluie fraîche

Je n’aime pas le grincement de la craie sur le tableau et l’odeur sombre du neuf.

J’aime que les petits cochons échappent au loup ou que quelqu’un arrive alors qu’on ne l’attendait plus.

Je n’aime pas les filles prétentieuses, les cauchemars qui me réveillent en sursaut, les pharaons aux pieds tordus.

J’aime le bruit des perles qui tombent par terre, le sapin dans sa fourrure de neige et le parfum clair de l’oranger en fleur.
J’aime les pages vierges.
Imagine

Imagine aux confins du monde l’océan qui tombe dans le vide

Imagine des éclipses dorées et derrière la galaxie étoiléeun nuage infini de plumes lourdes.

Imagine la danse du soleilLa mer et les vagues qui se couchent à ses bords

Et la lune fond comme une dune de sable.

Imagine des oiseaux dans un jardin d’enfanceUn monde sucré par la douceur des nuages

Imagine une coccinelle sans pois

Un oiseau la mange et se sent coupable

Imagine des arbres argentés dansant la salsaLa nature est rouge comme l’amour.

Imagine des boutons d’encre qui s’ouvrent dès qu’on les effleure

Et derrière la feuille neutre d’un cahier d’arts plastiques,

Une ville turquoise comme les premières gouttes de l’espoir.

Des écumes de fleurs ont bercé mes colèresLe soir tombe dans un frisson de silence

Mais l’ombre m’apportera la clarté de l’eau.

Cœur de vent, cœur de sableLa rose des nuits d’hiver

Frôle les doigts de la neigeL’air est parfois si doux

Qu’on le caresse

Du bout des doigts.

Quand le jour est clair

Comme l’eau de mer

Il suffit de regarder et de sourire

Le temps marcheLe monde tourne

Mes sentiments cherchent ton visage.

Jour de floraisonUn frisson de soleil

Il y a la mer qui me regarde.

Rencontres « enslamées  » de poésie…..Nos élèves nous livrent leurs textes!

Lundi 9 juin 2008

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Les élèves des classes de 4ème SEGPA ont reçu une slameuse dans leur classe durant plusieurs séances.

Paul Anders, aidée par le professeur de la classe Dominique Gatuingt, a permis aux élèves de composer des textes qu’ils ont ensuite « mis en mots » lors d’une rencontre SLAM, le lundi 9 juin devant d’autres classes du collège.

Voici quelques uns de leurs textes….

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