Le CDI des matagots

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Amnesty international à la rencontre des élèves de 3ème de Madame Minasyan

Amnesty International est un mouvement mondial composé de bénévoles qui oeuvrent en faveur du respect des droits de l’être humain et choisissent, par solidarité, de consacrer une partie de leur énergie et de leur temps à défendre les victimes des violations des droits humains.

Les élèves de la classe de 3ème de Mme Minasyan professeur de Français ont rencontré deux représentantes de cette association pour évoquer le problème des libertés en général et de la peine de mort en particulier.

Ce débat est accompagné d’une exposition sur les affiches d’Amnesty concernant la peine de mort , visible au CDI. Il intervient en Français dans le cadre de la lecture de l’oeuvre de Victor Hugo « Les derniers jours d’un condamné »  et  sur le thème des privations de libertés et des droits de l’homme en Education civique.

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Un blog incontournable pour la compréhension de l’Histoire et géographie au collège!A découvrir!

Mme Hallaouy, professeur d’Histoire et géographie du collège propose un blog destiné aux élèves ainsi qu’à leurs parents. Vous pourrez y trouver des aides aux devoirs, des informations complémentaires, des sites de référence, des éclairages sur l’actualité….

L’adresse du blog :

http://www.histhal.blogspot.com/

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Initiadroit:Coupe nationale des élèves citoyens.

La classe de 5°5 a récemment remporté le concours académique de l ‘association « INITIADROIT » mis en œuvre en partenariat avec le Ministère de la Justice, de l’Education Nationale, de la Mairie de PARIS, de l’UNSS, et sous le patronage du Secrétariat d’Etat aux Sports ; Concours ouvert à tous les Collèges et Lycées de France, et dont le but est de sensibiliser les jeunes sur les dérives actuelles qui traversent le monde sportif dans sa globalité.

Il s’agissait de produire, dans la classe d’EPS, une réflexion écrite sur le thème « comment éradiquer la violence dans le sport ? ».

Nos élèves se sont donc rendus le Jeudi 20 mai 2010 à PARIS au Gymnase CHARLETY pour représenter le Collège LES MATAGOTS de LA CIOTAT en  compagnie de leurs professeurs(M. Cruciani, professeur d’EPS; Mme Bonnaffons, professeur de mathémathiques et Mme Sassatelli, documentaliste.)

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Les ministres et les sportifs de haut niveau (dont Said Filali) ont remis les trophées aux classes lauréates.

Lisa Marie DI MAGGIO et Enzo SPACCONI ont lu leur texte devant de très nombreux collégiens attentifs ainsi que les représentants du Barreau de PARIS, du Conseil National des Barreaux, d’Electricité de France, des sportifs de haut niveau, des experts, des psychologues, des arbitres, des représentants de fédérations, d’avocats…

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Un classement, réalisé conjointement à l’applaudimètre, et par un jury d’experts, a positionné nos ciotadens sur le podium des 3 meilleurs collèges nationaux. (Deuxième position à un point des gangnants!)

Les frais de déplacement et de restauration ont été intégralement pris en charge par l’association INITIADROIT. Une ballade sur bateau mouche offerte par la RIM du Collège les MATAGOTS a clôturé cette journée qui ne s’oubliera pas de si tôt.

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Monsieur Cruciani, professeur principal de la classe et professeur organisateur de la manifestation précise qu’en tant qu’enseignant d’EPS et sportif,  ce type d’opération est à saluer, elle est déjà porteuse de bienfaits, et a par ailleurs engendré au niveau de la pratique des élèves dans les cours d’EPS, quelques transformations comportementales significatives.

Il paraît intéressant en effet, de poursuivre cette réflexion avec tous les élèves au travers des activités proposées dans le cadre de l’Association Sportive (UNSS), afin que les valeurs de solidarité, de respect des règles, de citoyenneté, véhiculées par une pratique sportive saine, soient transposées dans la vie quotidienne de nos adolescents. Cette opération, de ce point de vue, s’inscrit dans le droit fil de notre action éducative.


Voici le texte qui a remporté le DEUXIEME prix national:

La classe de 5°5

Collège LES MATAGOTS

13600 LA CIOTAT

« Comment éradiquer la violence dans le sport »

L’intention coupable dans le sport

La violence est présente tous les jours à la télévision, et dans le sport de compétition surtout. On se rappelle tous, du coup de tête de Zinedine ZIDANE, ou bien encore cette banderole « anti chti » avec tête de mort et insultes, brandie par quelques stupides spectateurs, de cet arbitre de foot-ball qui se fait courser par un joueur qu’il venait d’exclure, et dernièrement, des dégâts faits à MARSEILLE à cause d’un match perdu…

Le sport donne décidément une bien mauvaise image de lui.

Les violences sportives ont des formes diverses : bagarres fréquentes, insultes verbales faites aux joueurs par les spectateurs ou bien entre-eux, nombreuses simulations des joueurs (main de Thierry HENRI) qui entraînent des sentiments d’injustice des adversaires, actes de violence entre spectateurs dans ou en dehors des stades, agressions physiques volontaires ou involontaires sur l’adversaire, violences psychologiques faites aux sportifs par les médias, les entraîneurs, les spectateurs, les supporters, voir les joueurs entre eux, sans parler des dégradations matérielles volontaires. Et le dopage, n’est il pas aussi une forme de violence réalisée par le sportif ?

Comment intervenir ?

Il faudrait augmenter le nombre d’arbitres, par exemple 2 arbitres sur le terrain, et 4 juges de touches en football, réaliser un arbitrage vidéo comme en rugby, réaliser des contrôles anti-dopage de tous les joueurs, avant chaque compétition, radier à vie de toute compétition, tout sportif auteur volontaire d’une faute grave sur un adversaire ou sur un arbitre, annuler toute rencontre ou jouer sans spectateur, pour éviter des débordements prévisibles, isoler les spectateurs des joueurs, faire payer des amendes importantes aux coupables (sportifs et spectateurs) de fautes graves, et les rendre responsables de leurs actes devant la loi.

Est ce possible aujourd’hui et qu’elles sont les limites de nos propositions?

L’augmentation des arbitres (un arbitre par demi terrain), rendrait plus facile l’observation des joueurs, et surtout diminuerait la « pression » faite sur les arbitres.

La vidéo permettrait de rendre plus sûres les décisions des arbitres, mais risque de ralentir le rythme des rencontres. Il faudrait en profiter peut être, pour former le public à mieux connaître l’arbitrage grâce aux écrans géants à chaque faute contestable, car il faudra de toutes façons, établir la différence entre la faute volontaire et la faute involontaire.

Dans les gradins, ne serait il pas plus sage de rapprocher, les supporters de clubs opposés comme cela se fait en rugby ou aux jeux olympiques, plutôt que de les séparer par des grillages?

Nous pensons qu’aucun règlement sportif n’est au dessus des lois, et que la pratique sportive ne doit pas offrir la possibilité de pratiquer des gestes dangereux.

Alors pourquoi continuer à pratiquer du sport ?

Si le sport sert à s’amuser, alors il peut favoriser la fraternité et la tolérance.

Si le sport sert à se surpasser, à réaliser des performances, alors il faut être honnête envers les règles et les autres.

Si le sport sert à être en bonne santé, alors, il faut le pratiquer sans excès de toute sorte.

Si le sport sert à se défouler, il faut le faire en toute sécurité pour soi comme pour les autres, sans violence.

L’importance du sport dans notre société est aujourd’hui gigantesque : un moyen de gagner sa vie pour les professionnels, des multitudes de représentations sportives, avec de très nombreux spectateurs (y compris devant la télévision), le sport fait vendre du matériel et des équipements sportifs …mais tout cela doit servir à rapprocher les gens, pas à les opposer.

Il n’est pas vrai de dire que l’agressivité et la violence font partie de tout sportif.

Il n’est pas vrai de dire que l’agressivité et la violence font partie du sport.

Le monde sportif n’a pas la fonction de soigner les agressifs et les violents, c’est aux médecins spécialistes de le faire.

L’agressivité et la violence humaine ont trouvé dans le sport un terrain privilégié pour s’exprimer. Il est temps que cela s’arrête, sans quoi, certains sports risqueront un jour ou l’autre d’être purement et simplement interdits.

En conclusion nous dirons que la pratique sportive doit rester un moyen d’éducation à la citoyenneté autant pour les sportifs, que les entraîneurs, les dirigeants ou les spectateurs.



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Les élèves de 4e2 et de 4e4 rencontrent Amnesty international

Amnesty International est un mouvement mondial composé de bénévoles qui oeuvrent en faveur du respect des droits de l’être humain et choisissent, par solidarité, de consacrer une partie de leur énergie et de leur temps à défendre les victimes des violations des droits humains.

Les élèves des classes de 4ème de Mmes Grévin et Hallaouy (respectivement professeurs de Français et Histoire-géographie) ont rencontré deux représentants de cette association pour évoquer le problème des libertés  en général et de la peine de mort en particulier.
Ce débat est accompagné d’une exposition sur les affiches d’Amnesty concernant la peine de mort , visible au CDI.
Il intervient en Français dans le cadre de l’Argumentation (au programme des classes de 4ème)et de celui de la privation des libertés et des droits de l’homme en Education civique.

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10 éco-gestes pour réduire le volume de votre poubelle de moitié !

10 éco-gestes pour réduire le volume de votre poubelle de moitié !

176 kg de déchets par an et par personne! C’est trop!

Voici 10 idées pour réduire le volume de sa poubelle…


1. Collez l’autocollant « Stop-pub » sur votre boîte aux lettres : environ 14 kg de déchets économisés par an.


2. Evitez les produits jetables à usage unique, et préférez la consommation durable : 7,3 kg en moins par an.


3. N’achetez pas de produits suremballés : 30 kg/an.


4. Au supermarché, utilisez les sacs réutilisables ou les cabas : 1,5 kg/an.


5. Ne gaspillez pas la nourriture : 27,7 kg/an.


6. Revendez, donnez, échangez, réparez,… les biens dont vous ne voulez plus : 1 kg/an.


7. Pratiquez le compostage des déchets organiques : 89,4 kg/an.


8. Limitez la consommation de papier : 2,5 kg/an.


9. Donnez une seconde vie à mes vêtements usagés : 2,5 kg/an.


10. N’achetez pas de produits contenant des substances dangereuses.

Soit une diminution de 176 kg de déchets par an et par personne !

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Les jeunes du CMJC à Paris

Voici un extrait du blog du CMJC sur le voyage à Paris des jeunes pour visiter l’assemblée nationale et découvrir les institutions françaises.

N’hésitez pas à les rejoindre sur le blog pour suivre le reste de leurs aventures…

cmjclaciotat13.over.blog.fr

Les premiers photos:

Nous vous invitons à partager les premiers instants de notre séjour parisien. Le temps est froid mais il ne pleut pas …
PREMIER REPORTAGE
DEPART A LA GARE ST CHARLES


DANS LE TGV





HOTEL DE VILLE – PARIS

SALLE DE REUNION DE NOTRE HOTEL

NOTRE DAME



SUR LE PONT

LA DAME DE FER – 17H, elle nous accueille en lumière !

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Droits de l’enfant: anniversaire de la convention

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Le 20 novembre 1989, l’ONU a adopté un texte par lequel ses membres s’engagent à respecter et à protéger tous les enfants du monde (de 0 à 18 ans) : la Convention internationale des droits de l’enfant. Tous les pays, sauf deux, les Etats-Unis et la Somalie, y ont adhéré.



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Les jeunes élus du Conseil Municipal des jeunes partent à Paris visiter l’assemblée Nationale

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Les jeunes élus ont crée un blog pour donner la parole à tous les jeunes ciotadens afin d’échanger sur différents sujets qui les intéressent. Ils ont notamment travaillé sur l’édition d’une charte d’utilisation de ce blog.

Vous y retrouverez les articles concernant l’avancée des projets mais aussi des informations sur ce qu’il se passe à La Ciotat pour les jeunes.

Vous pouvez le consulter sur :

http://cmjclaciotat13.over-blog.fr/

Le Conseil Municipal de Jeunes citoyens de La Ciotat est composé de 30 collégiens élus dans les trois collèges de la ville.

Prochainement, les jeunes engagés dans ce projet vont partir à Paris visiter l’assemblée nationale.Vous pourrez suivre leurs aventures sur le blog…

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La justice

La justice

À quoi sert la justice ? Comment fonctionne-t-elle ? Qui fait quoi ? Un site pour obtenir des réponses simples sur le fonctionnement de la justice.

www.ado.justice.gouv.fr

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L’Assemblée nationale

L'Assemblée nationale

L’histoire de l’Assemblée nationale et des institutions françaises.

www.assemblee-nationale.fr/histoire

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Le Sénat

Le Sénat

www.junior.senat.fr

Pour comprendre le fonctionnement du Sénat en t’amusant.

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Ado justice

JUSTICE ET JEUNES propose d’expliquer la justice aux “ados” avec des fiches imagées pleines d’informations pratiques qui améliorent la perception du fonctionnement de la justice.

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Brevet/Education civique : l’Union européenne

I. Pourquoi lUnion Européenne ?
Les débuts de l‘Union Européenne
La volonté de rapprocher les pays européens est née après la Seconde Guerre mondiale.
Le rapprochement des pays européens a d’abord été fondé sur une coopération économique (CECA, puis CEE).
Les Traités de Maastricht (1992) et d’Amsterdam (1997) marquent la volonté d’aller plus loin.
Le développement de lUnion Européenne
Organiser les relations entre les Etats membres de manière cohérente et solidaire :
– création de la citoyenneté européenne ;
– création et mise en place de la monnaie unique qui favorise les échanges commerciaux ;
– coopération des Etats en matière de justice, de sécurité, d’immigration ;
– renforcement des institutions européennes.
Asseoir la position de l’Europe au niveau international :
– mise en œuvre d’une politique étrangère et de sécurité commune ;
– coordination des actions des Etats membres dans les organisations internationales ;
– définition d’une posititon commune entre les Etats membres, défendues devant les instances internationales ;
– définition d’une politique de défense commune.
NB : Dans les institutions de l’UE, chaque Etat membre est représenté.

II. LEurope dans tous les Etats
Le droit communautaire
Tout ce qui est décidé par l’UE tient compte des intérêts de chaque pays membre et doit être adopté par tous les pays en vue de l’harmonisation des pratiques.
Les décisions sont soit des règlements soit des directives.
Les règlements
Ils doivent être appliqués directement et totalement par les Etats membres.
Les directives
Ce sont des lois qui doivent obligatoirement être adoptées par les Etats membres, mais ceux-ci peuvent choisir de quelle manière ils vont appliquer cette loi dans leur pays.
Les directives sont transposées dans le droit national par le vote de la loi au parlement national.
Les compétences de lEurope
L’UE est compétente en matière d’agriculture, d’environnement … Elle établit des normes, des règlements qui doivent être observés par tous les pays membres.
Mais chaque Etat reste souverain en matière de santé, de culture, d’éducation …

III. Les dates de la construction de lEurope
1951 : Création de la Communauté Européenne du Charbon et del’Acier (CECA).
1957 : Traité de Rome :
– naissance la Communauté Economique Européenne (CEE) ;
– 6 pays membres : France, Allemagne, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, Italie.
1973 : adhésion de la Grande-Bretagne, l’Irlande et le Danemark.
1981 : adhésion de la Grèce.
1986 : adhésion de l’Espagne et du Portugal.
1992 : Traité de Maastricht :
– la CEE devient l’Union Européenne ;
– adoption de la monnaie unique ;
– bases de l’Union politique.
1995 : adhésion de la Suède, de la Finlande et de l’Autriche.
1997 : Traité d’Amsterdam (révise et complète le Traité de Maastricht) ;
1999 (1er janvier) : entrée en vigueur du Traité de Maastricht :
– l’euro devient la monnaie officielle de 11 des 15 pays de l’UE ;
– suppression des contrôles de personnes aux frontières des pays de l’espace Shengen (tous les pays de l’UE sauf la Grande-Bretagne, l’Irlande et plus la Norvège et l’Islande, pays associés) ;
2002 (1er janvier) : mise en circulation de l’euro (€).

IV. Les institutions européennes

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Brevet/Education civique : les institutions de la Ve République


I
. La Constitution, support de la République

La Constitution est l’ensemble des règles qui définissent l’organisation et le fonctionnement des institutions publiques au sein d’un Etat.
Son le :
– protéger les droits de chaque citoyen et assurer le respect des libertés publiques,
– définir la forme d’un Etat (monarchie, République, …) et les pouvoirs des représentants du peuple.
Le Conseil Constitutionnel (9 membres, nommés pour 9 ans par le président de la République, le président de l’Assemblée Nationale et le président du Sénat) est chargé de la faire respecter.
Modifier la constitution
La Constitution peut être modifiée pour s’adapter aux attentes de la société. L’article 89 a été prévu pour cela.
La révision de la Constitution peut être décidée à la fois :
– par le Président de la République sur proposition du Premier Ministre,
– par les membres du Parlement : les députés et les sénateurs.
Le projet ou la proposition de révision doit être voté par les députés et les sénateurs, sur un texte identique.
La révision n’est définitive qu’après avoir été approuvée par le peuple, par voie de Référendum.
La Constitution de la Ve République a été rédigée et adoptée en 1958 pour résoudre le problème de l’instabilité ministérielle.

II. Des pouvoirs clairement définis
Pour protéger la Démocratie, tous les pouvoirs sont séparés.
Lexercice de la souveraineté nationale : les pouvoirs du citoyen
Le citoyen participe à la vie politique grâce au Référendum.
Il élit le Président de la République et un certain nombre de ses représentants (députés et maires notamment).
Le pouvoir exécutif : pouvoirs du Président de la République et du gouvernement :
Faire exécuter les lois et adopter les règlements
Le Président de la République (= chef de lEtat)
Il est élu pour 5 ans, au suffrage universel direct (depuis 1962). Il est rééligible indéfiniment.
Il est le chef des armées, est garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire, de l’indépendance de l’autorité judiciaire.
Il nomme le Premier Ministre et met fin à ses fonctions, préside le conseil des ministres, signe des décrets et ordonnances et promulgue des lois.
Il peut dissoudre l’Assemblée nationale, être investi des pleins pouvoirs en cas de crise grave.
Le Gouvernement
Le Premier Ministre est le chef du Gouvernement. Il dirige l’action du gouvernement, est responsable de la défense nationale, assure l’exécution des lois, exerce le pouvoir règlementaire. Il propose les autres membres de son gouvernement au Président qui les nomme.
Un membre du gouvernement ne peut exercer de mandat parlementaire, ni d’activité professionnelle.
Le gouvernement détient l’initiative des lois. Il peut prendre des décrets et des arrêtés ministériels si le Parlement l’y autorise pour une période limitée.
Le gouvernement est responsable devant le Parlement.
Le pouvoir législatif : pouvoirs du Parlement (Assemblée Nationale + Sénat )
Faire les lois.
Le Parlement a l’initiative des lois (avec le gouvernement). Il adopte, rejette ou amende les lois présentées. Il vote les lois et le budget. Il autorise la déclaration de guerre.
Le Parlement contrôle l’action du gouvernement. Il peut le renverser en votant une motion de censure.
L’Assemblée Nationale :
Elle est composée de 577 députés, âgés de plus de 23 ans, élus au suffrage universel direct pour 5 ans (sauf dissolution), selon un mode de scrutin uninominal majoritaire à 2 tours.
L’Assemblée Nationale siège au Palais Bourbon.
Le Sénat :
Il est composé de 319 sénateurs, âgés de plus de 35 ans, élus pour 9 ans.
Ils sont élus au suffrage universel indirect par un collège electoral qui permet une plus grande représentativité des collectivités territoriales. Le Sénat est renouvellé par tiers tous les 3 ans.
Le Sénat siège à Paris au Palais du Luxembourg.
Le président du Sénat assure la vacance de la présidence de la République.
Le pouvoir judiciaire : pouvoirs des magistrats
Juger selon la loi.

III. Les élections des représentants du peuple
La plupart des représentants du peuple sont élus au suffrage universel direct. Mais il y a 2 modes de scrutin différents.
Le scrutin uninominal majoritaire
Les électeurs choisissent 1 personne. Celle qui est élue est celle qui a obtenu la majorité des voix. Ce mode de scrutin est utilisé pour les élections des :
– Conseillers généraux,
– Députés,
– Président de la République.
Le scrutin de liste
Les électeurs votent pour une liste de candidats. Ces candidats obtiennent un nombre de sièges proportionnel au pourcentage des voix acquises. Ce mode de scrutin est utilisé pour les élections des :
– Conseillers municipaux,
– Conseillers régionaux,
– Parlement européen.
Le mode de scrutin influe sur la représentation nationale.
Avec un scrutin majoritaire, les grands partis seront plus représentés et les petits partis très peu.
Un scrutin proportionnel permet de mieux représenter les différentes tendances, parce que les sièges seront répartis proportionnellement aux votes exprimés. Mais dans une telle assemblée, les décisions sont plus difficiles à prendre parce qu’il n’y a pas de majorité claire.

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Brevet/Education civique : la citoyenneté politique et sociale

I. Le débat citoyen
Faire vivre la démocratie
Pour faire vivre la démocratie, il est important que les personnes puissent individuellement ou collectivement exprimer leurs opinions, leurs volontés.
Le pluralisme des opinions et des modes d’expression permet à la Démocratie d’exister.
La Démocratie respecte les droits de l’homme et ses libertés, dont la liberté de penser et la liberté d’expression.
Ces droits et libertés n’ont pas été acquis en un jour ; des lois marquent le début du droit d’association, du droit de grève, par exemple…
Des groupements permettent de participer aux débats publics, aux prises de décisions, en exprimant certaines opinions.

II. Les associations
La liberté de sassocier
Tout citoyen peut créer une association.
La liberté de s’associer est reconnue dans la Constitution de 1958 et régie par la loi de 1901.
L’association nécessite le groupement de deux ou plusieurs personnes.
Pourquoi et comment sassocier
Le but d’une association ne doit pas être lucratif. Cela signifie que les bénéfices ne peuvent pas être distribués entre les membres, à la différence d’une entreprise. Ils doivent servir à faire vivre l’association ou être distribué en fonction du but de l’association.
Pour pouvoir recueillir des cotisations, une association doit être déclarée à la préfecture. Mais aucune autorisation n’est nécessaire pour créer une association.
De nombreuses associations différentes
Il existe plusieurs types d’associations : clubs sportifs, associations humanitaires, religieuses, de consommateurs, associations de défense des victimes du terrorisme, association de défense de l’environnement …
20 millions de français sont mobilisés dans 800 000 associations.
Certaines associations sont très importantes et exercent des pressions auprès des décideurs qui ne vont pas toujours dans le sens de l’intérêt collectif.

III. Les partis politiques
Quest ce quun parti politique ?
Un parti politique est un rassemblement libre de personnes ayant les mêmes convictions.
Bénévoles, adhérent, militant, dirigeant, tous concourent à faire connaître les idées du parti, son programme.
Défendre des opinions et des choix politiques
En exprimant leurs opinions, ils alimentent les débats publics, proposent leurs idées et se soumettent au choix des citoyens en présentant des candidats aux élections.
Ils doivent respecter « les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie » (Art. 4 de la Constitution de 1958)
Sauvegarder et faire vivre la démocratie
La multitude des partis politiques et la diversité de leurs opinions sont les moteurs de la démocratie. L’expression de toutes les opinions, l’influence des partis d’opposition dans les prises de décisions favorise l’équilibre et la mesure.
Les principaux partis politiques
Les partis dits de « Gauche »
– Le Parti Communiste Français
– Les Verts
– Le Parti Socialiste (1971)
Les partis dits de « Droite »
– Le Rassemblement Pour la République (1976)
– L’Union pour la Démocratie Française (1978)
Les partis d’extrême droite
– Le Front National (1972)
– Le Mouvement National Républicain (1999)

IV. Les organisations syndicales
Définition
Un syndicat est un groupement de personnes constitué pour la défense d’intérêts professionnels communs.
Le syndicalisme est autorisé en France depuis 1884 et il reconnu par la Constitution de 1958.
Les syndicats sont indépendants des pouvoirs politiques.
Les adhérents des syndicats
Les syndicats représentent des personnes qui exercent la même profession ou des professions similaires.
Tous les salariés d’une entreprise peuvent adhérer à un syndicat.
Dans les entreprises de plus de 50 salariés, il peut y avoir des Délégués Syndicaux, c’est-à-dire des personnes désignées par un syndicat et qui le représentent au sein de l’entreprise.
Il y a aussi des syndicats de non-salariés comme les agriculteurs les chefs d’entreprise, les médecins.
Leur rôle et leurs moyens daction
Les syndicats sont censés :
– travailler à l’amélioration des conditions de travail ;
– défendre les droits des salariés ;
– veiller au respect du droit du travail.
Dans les discussions avec les dirigeants d’entreprises ou l’Etat, les syndicats parlent au nom des salariés. Ils les représentent lors des négociations. Parfois, ils peuvent appeler à la grève ou à manifester pour faire pression sur leurs interlocuteurs.
Les grandes confédérations syndicales
Certains syndicats sont plus reconnus que d’autres à cause de leur ancienneté, du nombre de leurs adhérents et de leur poids.
La CGT : Confédération Générale du Travail (1895)
La CFTC : Confédération Française des Travailleurs Chrétiens (1919)
La CGC : Confédération Générale des Cadres (1944)
FO : Force Ouvrière (1948)
La CFDT : Confédération Française Démocratique du Travail (1964)
C’est avec ces seules organisations que l’Etat discute les conventions collectives, secteurs par secteurs. Elles participent aussi à la gestion d’organismes sociaux comme la Sécurité Sociale, l’assurance-chômage…
Les syndicats jouent un rôle important lors des grandes concertations sociales comme celles qui ont eu lieu, par exemple, au sujet de la mise en place des 35 heures.

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Brevet/Education civique : l’administration de l’Etat et des collectivités territoriales


I
. Ladministration de l‘Etat ...

Les ministères : ladministration centralisée
L’Etat est responsable de tous les domaines qui concernent l’ensemble des Français, comme par exemple la Défense, la Santé
l’Education nationale, la Culture …
Le gouvernement (pouvoir exécutif) est en charge du bon fonctionnement de ces différentes administrations.
Ces domaines sont chacun pris en charge par un ministère à Paris.
Les services décentralisés : ladministration locale
L’autorité des ministres est relayée localement par :
– les préfets de départements qui ont autorité sur les services décentralisés comme les directions départementales de
l’équipement, de l’action sanitaire et sociale …
– les préfets de région pour le développement économique et social.
Les établissements publics nationaux
Pour assurer à toute la population des services dont chacun à besoin, l’Etat contrôle des établissements publics nationaux : les hôpitaux, les transports, les universités …
Les autorités administratives indépendantes
Elles sont chargées du contrôle et de la réglementation de certains domaines. Ces autorités sont entre autre : la Commission Nationale
Informatique et Liberté (CNIL), le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA), la Commission des Opérations en Bourses (COB).
Les personnes qui travaillent dans ces administrations ou ces services publics sont des fonctionnaires. Ils sont payés par l’Etat.

II. ... au service du citoyen
Toutes les administrations doivent respecter le droit.
Les citoyens qui s’estiment lésés peuvent aller devant un tribunal administratif : c’est la juridiction administrative.
Le Conseil d’Etat, à la tête de toutes les juridictions administratives, peut annuler les décisions qu’elles ont prises.
L’administration publique étant au service de tous les citoyens, son fonctionnement est assuré par l’argent public, c’est-à-dire une partie
des impôts payés par chacun.
En conséquence, tout le monde doit pouvoir savoir comment est utilisé cet argent.
Un organisme, la Cour des Comptes, est chargé de :
– publier un rapport sur l’utilisation de l’argent public,
– juger toutes les questions concernant cet argent,
– surveiller les comptes des entreprises publiques.
La Cour des Comptes est représentée localement par les Chambres régionales de la Cour des Comptes. Ces chambres vérifient les
comptes des collectivités locales.

III. La décentralisation
Depuis 1982, il a été décidé de rapprocher la démocratie des citoyens.
Les membres des conseils sont élus au suffrage universel direct.
A la tête des conseils régionaux et départementaux se trouvent des présidents.
A la tête des conseils municipaux, il y a le maire.
Les préfets, représentants de l’Etat dans les régions et départements, veillent à ce que les décisions des conseils
respectent la loi.
Les ressources des collectivités territoriales sont assurées par :
– les impôts directs (taxe d’habitation, taxes foncières, taxe professionnelle …) et indirects (taxes sur les permis de conduire,
sur les cartes grises… ) qu’elles perçoivent ;
– les dotations de l’Etat ;
– les emprunts.

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Brevet/Education civique : la citoyenneté


I
. La citoyenneté

Origine
L’idée de citoyenneté trouve son origine dans la Grèce Antique.
Mais pour être citoyen à cette époque, il faut être né de père et de grand-père eux même citoyens.
En 212, l’édit de Caracalla établit que tous les hommes libres, sujets de l’Empire, deviennent citoyens romains. L’idée de citoyenneté devient un concept politique.
Qui peut être citoyen ?
La citoyenneté en France est liée à l’idée de Démocratie.
Chaque citoyen est détenteur d’une part de la souveraineté politique, qu’il peut exprimer directement ou indirectement.
Etre citoyen, c’est pouvoir participer à la vie de la société, par exemple en votant.
Pour pouvoir voter il faut :
– avoir 18 ans,
– être inscrit sur les listes électorales,
– jouir de ses droits civiques et politiques (ne pas avoir été condamné),
– avoir la nationalité française (de naissance ou par naturalisation).
NB : Depuis le 17 mars 1998, tout enfant vivant en France, né en France de parents étrangers, ayant vécu au moins 5 ans en France entre 11 et 18 ans, acquiert la nationalité française à sa majorité.
Chaque citoyen est titulaire de droits et d’obligations qui obéissent au principe d’égalité, indépendamment de ses appartenances particulières ou de ses convictions.
On ne naît pas citoyen : on le devient. L’éducation permet d’acquérir les connaissances nécessaires pour exercer ses droits et remplir ses devoirs.
En principe, la nationalité est une condition nécessaire pour exercer la citoyenneté, mais les résidents étrangers possèdent aujourd’hui des droits, sont protégés par la loi et peuvent participer aux institutions professionnelles avec droits de vote et d’éligibilité.
Ils sont soumis à la plupart des obligations faites aux citoyens français, à l’impôt et plus largement aux lois.

II. Etre citoyen
Les devoirs du citoyen
Etre citoyen consiste à :
– connaître, comprendre et respecter les lois et règlements, à contribuer à leur amélioration ;
– voter, c’est-à-dire à confier à des représentants, une partie de ses droits et de ses responsabilités pour diriger ;
– contribuer aux dépenses publiques par le paiement de l’impôt ;
– participer à la défense et à la prospérité du pays.
Les droits du citoyen
Le citoyen dispose de certaines libertés essentielles dont :
– la liberté individuelle,
– la liberté de la presse,
– la liberté de conscience,
– la liberté d’association,
– la liberté politique.
Il dispose aussi de certains droits économiques et sociaux :
– le droit de se déplacer librement,
– le droit à l’instruction,
– le droit au travail,
– le droit de grève,
– le droit à la protection de la santé.
Ces droits sont réaffirmés dans le préambule de la Constitution de 1958.

III. La citoyenneté européenne
La formation de lEurope
Après la Seconde guerre mondiale, des hommes ont souhaité rapprocher les pays européens, pour éviter une nouvelle guerre. Ils ont créé une communauté européenne.
Une collaboration économique a d’abord été établie :
– dans un premier temps, ce fut la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier (CECA).
– puis, en 1957, naît la Communauté Economique Europénne (CEE).
L’étape suivante était la création d’une Europe politique et civique.
Les symboles de lEurope
La France, ayant participé depuis le début à la construction de l’Europe, elle a adopté ses symboles :
– le drapeau bleu avec 12 étoiles jaunes,
– l’Hymne à la joie de Beethoven,
– la journée de l’Europe, le 9 mars.
LUnion Européenne
En 1992, les Français ont ratifié, par référendum, le Traité de Maastricht. Ce traité permet à tous les citoyens des pays membres de l’UE, d’avoir la double citoyenneté.
La citoyenneté européenne s’ajoute à la nationalité française sans la remplacer. Elle est matérialisée par le passeport européen.
Le citoyen de l’UE, quel que soit le pays où il réside :
– a le droit de vote et d’éligibilité au Parlement européen,
– a le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales,
– est protégé par les diplomates,
– peut séjourner et circuler librement sur le territoires des Etats membres (pour les membres de l’Espace Shengen, seulement),
– a le droit de pétition devant le Parlement européen,
– peut saisir la Cour européenne de Justice.

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Brevet/Education civique : la démocratie

I. Fondements idéologiques de la Démocratie
Des origines antiques et philosophiques
L’idéal démocratique est né dans la Grèce Antique. Le mot démocratie vient du grec demos : le peuple et kratein : commander. C’est une forme de gouvernement où le pouvoir émane du peuple. Il s’oppose à l’autocratie qui défini un régime dirigé par un dictateur, sans aucun contrôle.
Les principes de la démocratie telle que nous la connaissons aujourd’hui ont été largement influencés par :
– les courants philosophiques du XVIIIe siècle,
– la Constitution et la Révolution américaine de 1787,
– la Révolution française de 1789.
La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (1789) est le texte fondateur de notre démocratie. L’ONU s’en est inspirée pour rédiger la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (1948).
Le concept mocratique
La démocratie repose sur l’idée que tout homme a le droit et la faculté de choisir son destin.
Cette conception ébranle la société d’ordres et de privilèges de l’Ancien Régime. Elle est solennellement affirmée dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 : « Les hommes naissent et demeurent égaux en droit »
La démocratie est un régime qui établit les mêmes règles pour tous quelles que soient les opinions et les différences de chacun.

II. La mocratie aujourdhui
La démocratie ne s’est pas établie une fois pour toute en France. Elle évolue encore aujourd’hui, mais les citoyens ont le pouvoir de la sauvegarder.
Une démocratie représentative
Les citoyens n’exercent le pouvoir qu’indirectement, par le biais d’intermédiaires :
– choisis lors des élections,
– représentant la volonté des électeurs.
Les représentants élus déterminent la loi pour tous, au nom du peuple.
Protéger la démocratie
La protection de la démocratie contre un pouvoir arbitraire est assurée par des mécanismes institutionnels :
– séparation des pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) ;
– soumission des gouvernants à la loi (la loi est valable pour tous) ;
– élections libres : suffrage universel (= tous les citoyens ont le droit et le devoir de voter), égal (= toutes les voix ont la même valeur), secret (= chacun vote conformément à ce qu’il pense, sans peur de pressions) ;
– respect des droits de l’Homme ;
– pluralisme politique ( = acceptation de plusieurs tendances et opinions politiques, sociales, conomiques et syndicales différentes).
Différentes formes de gouvernements peuvent s’accorder avec un régime démocratique.

III. Différentes démocraties européennes
Chaque Etat a une Constitution spécifique issue de son Histoire et de ses traditions qui révèle les différences nationales.
Les Républiques
La France est une République. Le Président de la République est dépositaire du pouvoir exécutif avec le gouvernement. Le pouvoir législatif est détenu par le Parlement composé du Sénat et de l’Assemblée Nationale
L’Allemagne est une République fédérale, fondée sur la constitution (la Loi Fondamentale de 1949) : il y a un gouvernement central à Berlin, mais les Länder (= provinces) ont une grande autonomie car ils détiennent une partie des pouvoirs de décision.
Les Monarchies parlementaires
La Grande-Bretagne : le souverain n’a pas beaucoup de pouvoir mais symbolise l’unité nationale. Il n’y a pas de constitution mais plusieurs textes (parfois très anciens) garantissent les libertés fondamentales et protègent contre les excès de pouvoir. Le gouvernement, élu, est responsable devant le parlement.
L’Espagne : le pouvoir exécutif est confié au roi et à son gouvernement. Le pouvoir législatif appartient à un parlement composé de deux chambres élues au scrutin direct. La Constitution date de 1978.
La Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales
Elle a été adoptée à Rome, en 1950, montrant ainsi que les pays européens partagent, au-delà de leurs différences politiques, le même attachement aux valeurs démocratiques.
Toutes les démocraties ne fonctionnent pas sur le même modèle. Mais dans tous les Etats démocratiques : France, Etats-Unis, Grande- Bretagne, Allemagne … le pouvoir exécutif est contrôlé, ou du moins tempéré, par des chambres élues au suffrage universel, ou des parlements.

IV. Textes fondateurs de la mocratie
1787 : naissance de la Constitution des Etats-Unis. 1re constitution
au monde
1789 : Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (DDHC)
1793 : de nouveaux droits s’ajoutent à ceux de la DDHC, comme le droit au travail, à l’assistance, à l’éducation
1946 : la DDHC est réaffirmée + droit d’asile, droit syndical et de grève. Le texte donne aussi aux femmes les mêmes droits qu’aux hommes
1948 : La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, inspirée de la DDHC, devient la première loi commune à toute l’humanité… mais les états signataires ne sont pas obligés de l’appliquer !

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Brevet/Education civique : maintien de la paix et sécurité collective


I
. La fense de la France

Le rôle de la défense nationale
La France est une nation en paix : elle n’a aucune ambition territoriale et ne se connaît pas d’ennemis.
Le rôle de la défense nationale est donc de :
• défendre les intérêts vitaux et stratégiques de la France,
• assumer ses responsabilités,
• jouer son rôle au niveau mondial.
Les caractéristiques de la défense nationale
La défense nationale repose sur 2 principes :
• Globalité : elle concerne tous les citoyens et tous les secteurs de la vie du pays.
• Permanence : elle est organisée et préparée même en temps de paix.
L’unité de la défense nationale est garantie par sa soumission au pouvoir politique.
Lorganisation de la défense nationale
• Le président de la République est le chef des armées. Il est responsable de la politique de défense. Il est le seul à pouvoir donner l’ordre d’engagement des forces nucléaires.
• Le 1er ministre est responsable de la défense nationale. Il est responsable de la mise en œuvre des opérations décidées en conseils des ministres. Chaque ministre du gouvernement est responsable de la préparation et de l’exécution des mesures de défense incombant à son ministère.
• Le parlement fixe par des lois l’organisation de la défense et les moyens qui lui sont consacrés.
Principes guidant la politique de la défense de la France :
l’autonomie : la France prend seule les décisions engageant son avenir,
la solidarité : elle est prête à aider ses alliés, à respecter ses engagements en Europe, comme dans le monde.
Une armée de métier
• Il n’existe plus de menace directe sur nos frontières (création de l’Union Européenne, fin de la Guerre Froide).
• Les missions de l’armée sont de plus en plus spécialisées : elles nécessitent de faire appel à des professionnels qui maîtrisent complètement leur métier.
• Le lien entre les citoyens et l’armée est maintenu par « le parcours citoyen »

II. Le maintien de la paix dans le monde
Lengagement international de la France
La France préserve ses intérêts et ses valeurs grâce à la défense
nationale. Mais elle s’engage aussi a niveau international.
Elle est membre de :
• l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN),
• l’Union de l’Europe Occidentale (UEO).
Elle a également une part active dans l’élaboration et la mise en place de la défense européenne.
Enfin, elle est un des pays à l’origine de l’Organisation des Nations Unies (O.N.U.) dans laquelle elle joue un rôle important. Cette organisation a été crée à la fin de la Seconde Guerre Mondiale et regroupe de nombreux pays.
Le rôle de lO.N.U.
• Maintenir la paix en :
− prévenant les menaces de conflit,
− réprimant les actes d’agressions,
− aidant à régler les conflits en tenant compte des principes de justice et du droit international.
• Développer les relations amicales entre les peuples en respectant
− le principe de l’égalité de droit des peuples,
− le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. (Charte des Nations-Unies, 1945)
L’O.N.U agit principalement en tant que médiateur, négociateur, entre les pays en conflit. Elle fait également des recommandations. Il lui est possible d’avoir recours à une force armée (sur décision du conseil de sécurité) : les Casques Bleus (ou éventuellement intervention de l’armée d’Etats membres).
Lorganisation de lO.N.U.
Tous les pays peuvent être représentés à l’Assemblée Générale de l’O.N.U. Cette Assemblée Générale élit les membres :
• du Secretariat Général,
• de la Cour International de Justice,
• du Conseil Economique et Social,
• du Conseil de Sécurité (sauf les 5 membres permanents qui disposent d’un droit de veto et d’un pouvoir d’initiative : les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Russie, la Chine, la France),
• et nomme le secrétaire général (pour 5 ans). Actuellement, le secrétaire général est Kofi Annan.

III. La Coopération Internationale
Le rôle des Etats
Pour pouvoir maintenir la paix, la solidarité internationale est indispensable. La situation de certaines population est trop dramatique pour être ignorée.C’est la raison pour laquelle certains Etats ont mis en place des organes de coopération internationale.
Les organismes dépendant de lO.N.U.
Ils sont au nombre de 30 et visent tous à favoriser la coopération internationale dans différents domaines. Il y a 16 institutions spécialisées (U.N.E.S.C.O., F.M.I., O.M.S., B.I.R.D., …) et 14 organes subsidiaires ( U.N.I.C.E.F., H.C.R., C.N.U.C.E.D., P.N.U.E., …)
Les accords de coopérations interétats.
Certains Etats décident d’établir des accords de coopération qui peuvent être militaires, économiques, culturels ou politiques. Ces accords ont souvent des origines historiques (l’Organisation internationale de la Francophonie, par exemple)
Les accords bilatéraux
Ce sont des accords signés entre un pays riche et un pays pauvre par lesquels, le pays le plus riche s’engage à aider l’autre par des moyens financiers par exemple.
Les Organisations Non Gouvernementales (O.N.G.)
Elles sont plus de 1800 (Médecins du Monde, Amnesty International, Handicap International, Pharmaciens sans frontières…). Elles interviennent sur le terrain, dans des situations d’urgence, mais aussi sur des actions de longue durée. Indépendantes des Etats, les O.N.G. interviennent sans parti pris politique. Elles ont contribué à poser la question de l’ingérence humanitaire.

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Brevet/Education civique : Valeurs, principes et symboles de la République française

I. Les valeurs et les principes de la République
Origine de la République
République vient du latin « res publica » : la chose publique. Elle désignait autrefois l’Etat sans faire référence à une forme particulière de gouvernement.
Aujourd’hui, République désigne un Etat gouverné par des représentants élus au suffrage universel.
Les principes de la République
«La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale » (article premier de la Constitution de 1958)
Indivisible : unité territoriale et linguistique de la France, les lois ont les mêmes pour tous.
Laïque : liberté de conscience et de culte. La République ne soutient aucune religion et respecte toutes les croyances
Démocratique : la souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et/ou par voie de référendum. Le suffrage est universel, égal et secret.
Sociale : garantie de protection sociale, de sécurité matérielle. La Nation proclame la solidarité de tous les Français.
Les valeurs de la République sont à l’origine des lois et des institutions.

II. Les symboles de la République
Le Drapeau bleu, blanc, rouge
Il évoque le pays, ses principes. Pour ces raisons, il est arboré lors de manifestations importantes (commémorations, accueil de personnalités étrangères, manifestations sportives, …).
Le drapeau français est bleu, blanc et rouge. Il est né au cours de la Révolution française, du rapprochement du blanc, couleur de la royauté, avec le bleu et le rouge, couleurs de Paris.
Lhymne national : la Marseillaise
Composée par Rouget de Lisle, en 1792, la Marseillaise doit son nom aux troupes marseillaises qui l’entonnèrent lors de leur entrée à Paris.
Ce chant n’a été officialisé comme hymne national qu’en 1946.
Leffigie : Marianne
Dès sa naissance, sous la Révolution française, la République a été représentée sous les traits d’une femme, portant un bonnet phrygien … tantôt fougueuse et guerrière, tantôt protectrice et nourricière. Marianne est devenue peu à peu la représentation la plus facile à partager de la «mère patrie ».
La devise : Liberté, Egalité, Fraternité
Notre devise « Liberté, égalité, fraternité » symbolise un idéal national de liberté, de justice et de générosité humaine.
La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui.
L’égalité signifie que la loi est la même pour tous et que tout le monde a les mêmes droits
La fraternité est fondée sur l’idée de la dignité humaine. De nos jours cela consiste à faire participer chacun au bien être de tous.
Le coq
Le coq est devenu, dès l’Antiquité, l’emblème de la Gaule par le fait d’un jeu de mot car en latin « gallus » signifie à la fois « gaulois »et coq ». Plus largement utilisé sous la Révolution française, il devient un symbole quasi officiel sous la IIIe République.
La fête nationale : le 14 juillet
Le 14 juillet 1789 le peuple de Paris, révolté, prend la forteresse royale de la Bastille. Cet évènement est commémoré, l’année suivante, comme le début de la Révolution. Mais ce n’est qu’en 1880 que le 14 juillet devient officiellement la fête nationale. Chaque année, ce jour est l’occasion d’un défilé militaire et de festivités (bals, feux d’artifices…).
Le Drapeau bleu, blanc, rouge, Marianne, la devise « Liberté, Egalité, Fraternité » sont visibles sur les bâtiments officiels, les pièces de monnaies et les timbres.

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