Le brevet c’est demain !
Lundi 29 juin 2009Vous avez bien révisé !!! Parfait !!!
Alors dormez bien cette nuit et bonne chance pour demain !
Tags : BrevetBrevet/Maths : corrections animées de sujets de brevet
Samedi 20 juin 2009Révision du brevet !
Jeudi 18 juin 2009
N’hésitez pas ! Venez sur le blog pour réviser votre brevet ! De très nombreux articles ont été publiés à cet effet… Utilisez les tags sur le coté droit… cours de Français 3ème cours géographie 3ème cours histoire 3ème repères chronologiques repères chronologiques Maths Histoire/Géographie Français conseils etc. Bon courage !
Tags : Brevet, révisionsCyberschoolbus
Mardi 16 juin 2009Créé par l’ONU, ce site d’histoire et de géographie en français te permet d’obtenir des infos sur l’histoire du 20e siècle, sur la déclaration des Droits de l’homme, mais aussi de faire le point sur toutes les connaissances du brevet.
Brevet/Histoire-Géographie : l’Union européenne
Dimanche 7 juin 2009 
I. La réalisation d’une union d‘Etats
Construction et institutions de l‘U.E.
L’Union européenne s’est fixé des objectifs généraux :
- renforcer les relations entre les peuples européens pour favoriser la paix.
- affirmer son identité sur la scène internationale et ses valeurs démocratiques.
- renforcer la protection des droits, la croissance, l’accès à l’emploi pour les habitants de l’Union.
L’édifice communautaire s’est bâti par phases successives : la CECA, la CEE, l’UE. Cette construction s’inscrit selon des textes fondamentaux : le Traité de Rome, l’Acte unique, les traités de Maastricht et d’Amsterdam.
Les conditions de candidature sont d’être une démocratie et avoir une économie de marché.
L’UE s’est dotée d’organes institutionnels qui permettent son fonctionnement : le Conseil de l’Europe, la Commission européenne, le Parlement européen, la Cour de justice, la Cour des comptes.
Une union d‘Etats indépendants et différents
Les quinze Etats communautaires restent indépendants, malgré les transferts de compétence en faveur de Bruxelles.
Les Etats communautaires constituent par leur diversité une mosaïque d’identités nationales. Il existe au sein de l’Union 11 langues, différentes religions et des systèmes politiques très variés.
Il existe une forte hétérogénéité des niveaux de développement et ces disparités influencent l’organisation spatiale de l’Union européenne.
Le centre est le « cœur » de l’Europe, où se prennent les grandes décisions. Il englobe le bassin de Londres et le couloir rhénan. Les espaces intermédiaires sont constitués de zones plus ou moins dynamiques. Les espaces périphériques sont en marge.
II. Des politiques communes pour une puissance économique
Des politiques communes efficaces
La politique agricole commune (PAC) est une action communautaire majeure : elle représente la moitié du budget.
Ses objectifs reposent sur 4 principes : le marché unique, la préférence communautaire, des prix uniques et la modernisation des exploitations.
Les fortes productivités agricoles permettent à la l’UE de dégager des surplus exportables. Mais la PAC connaît aujourd’hui de nombreux problèmes (productions excédentaires, endettement). Intégrée au complexe agro-alimentaire, elle est devenue dépendante des circuits de distribution.
La coopération industrielle (Airbus, Ariane) est très dynamique.
L’UE favorise le développement de la coopération technologique et scientifique. Elle encourage les associations d’entreprises, les « eurofirmes » et accorde des aides financières aux secteurs en difficulté.
L’UE s’est dotée d’une Banque centrale, qui siège à Francfort.
Les transports, l’éducation (SOCRATES), l’environnement et la culture font l’objet de politiques spécifiques.
Un pôle majeur
Grâce à ses succès agricoles et industriels, l’UE est la première zone d’échange du monde. Les échanges intracommunautaires augmentent grâce à la libéralisation des échanges (abolition des frontières et des taxes douanières).
Important foyer d’immigration.
Rayonnement culturel (idéaux des droits de l’homme et de la démocratie).
L’UE est un décideur sur la scène politique internationale. La France et le Royaume-Uni sont des membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU.
L’Union attire les capitaux étrangers en devenant un espace d’implantation de firmes transnationales, renforcé par le rôle important des Bourses européennes (Paris, Londres, Francfort).
III. Les défis à venir de l‘Europe
Un rayonnement mondial
Il existe un modèle culturel européen. L’anglais, le français et l’espagnol sont parlés sur les 5 continents. L’UE est un foyer culturel avec ses universités renommées, ses chercheurs, ses artistes et ses écrivains.
L’UE protège son identité culturelle face à l’influence américaine ( cinéma, musique, télévision).
L’UE mène de nombreuses missions de solidarité et de coopération humanitaire avec les pays en développement. Les principaux bénéficiaires sont les Etats voisins et les anciennes colonies.
Les conventions de Lomé unissent depuis 1975 les pays ACP et l’UE.
C’est le premier espace touristique mondial, avec 2/3 des arrivées mondiales. Le tourisme, estival autant qu’hivernal, religieux ou d’affaires, est une activité créatrice d’emplois directs ou indirects.
Les problèmes et les limites de la communauté
Les Européens sont divisés sur de nombreux dossiers. L’affaire de la « vache folle » et l’embargo sur les produits bovins importés du Royaume-Uni l’a montré.
En politique étrangère, les Quinze adoptent difficilement une politique commune (ex-Yougoslavie).
L’UE est déséquilibrée car l’Allemagne, la France, l’Italie et le Royaume-Uni assument l’essentiel du poids politique et économique et il existe une concurrence interne.
Les problèmes de chômage sont accrus par la concurrence et la mondialisation, qui poussent des secteurs à s’adapter ou à se reconvertir.
Sur le plan politique, l’Union doit construire une Europe à l’échelle humaine. A l’occasion des futurs élargissements, une réforme des institutions s’imposera.
Brevet/Histoire-Géographie : l’urbanisation dans le monde
Dimanche 7 juin 2009
I. L‘accélération de l‘urbanisation dans le monde
Un fait mondial
Si au XIXe siècle l’Occident a connu une croissance urbaine importante, l’urbanisation est devenue un phénomène planétaire.
Le pourcentage de population urbaine a considérablement augmenté avec le développement économique.
En dépit de leur ancienneté, les métropoles d’Europe ou d’Amérique du Nord n’ont plus la supériorité en nombre
d’habitants. Parmi les 100 premières villes du monde, 44 sont en Asie et 9 en Afrique.
Les caractéristiques de l’urbanisation depuis 1945
La croissance galopante et souvent désordonnée de la taille des villes entraîne la constitution de mégalopoles ou de très vastes conurbations.
L’intensification de l’exode rural constatée depuis 1945 dans les PED a accéléré l’urbanisation. Cet exode alimente encore l’explosion urbaine des mégalopoles.
On peut parler désormais de civilisation urbaine mondiale. Les formes urbaines s’uniformisent (centres d’affaires ou CBD, centres commerciaux géants, infrastructures de transports).
Le rôle majeur des transports et des échanges
La croissance urbaine s’explique surtout par le dynamisme des échanges. Les réseaux de transports structurent l’espace urbain et permettent aux villes de s’étendre (périurbanisation).
Les activités de pointe (recherche et informatique) suscitent la création de villes nouvelles sur le modèle de la Silicon Valley, en Californie.
II. Les transformations urbaines dans les pays développés
Deux types de croissance des villes
En Europe, les espaces des centres-villes et des banlieues proches sont très attractifs mais coûteux. Les villes se dotent d’espaces verts et de parcs pour améliorer la vie urbaine.
Beaucoup de citadins fuient les désagréments de la ville (pollution, cherté des logements : l’urbanisation progresse par périurbanisation. Les déplacements quotidiens entraînent la saturation des transports urbains.
En Amérique du Nord, les villes n’ont souvent pas de centre historique et les banlieues pavillonnaires s’étendent à perte de vue. Les ghettos des grandes villes jouxtent le CBD (Central Business District) et les autoroutes découpent et organisent les paysages urbains.
Le triomphe des métropoles
La croissance des villes des pays développés présente des caractéristiques communes.
Les métropoles sont le point d’arrivée et de départ des principaux flux d’hommes, de biens et d’informations.
L’importance des métropoles se mesure par la qualité des réseaux de transports, par le nombre d’emplois présents sur place et par le nombre de sièges sociaux d’entreprises.
Une urbanisation planifiée
La croissance des villes est contrôlée par diverses autorités (l’Etat, les collectivités locales). Des textes imposent l’existence de zones inconstructibles et réglementent la taille des bâtiments.
La protection de l’environnement et de la qualité de vie est également devenue une préoccupation majeure (lutte contre les nuisances sonores, préservation de la qualité de l’air).
III. L‘explosion urbaine des pays en développement
Des mégalopoles tentaculaires
L’emplacement des villes a souvent été déterminé par les anciennes puissances coloniales. Ces dernières ont privilégié des localisations permettant d’exporter les matières premières
vers la métropole, le littoral par exemple.
L’accélération de l’urbanisation depuis 1945 se fait dans de mauvaises conditions, sans plan d’urbanisme. Aujourd’hui, ces villes sont devenues des monstres urbains ingérables (Le Caire, Mexico).
Les facteurs de l‘urbanisation galopante
L’exode rural et l’explosion démographique mal maîtrisée nourrissent la croissance urbaine.
La désertification, le manque de terres ou encore les guerres poussent de nombreux migrants vers les villes.
Les migrations internationales alimentent aussi la croissance urbaine, comme dans le cas des réfugiés de l’ex-Zaïre qui fuient vers les grandes villes de la région (Brazzaville, Pointe-Noire).
Des espaces urbains contrastés
Les disparités des niveaux de vie sont repérables à travers l’organisation des villes. Près des quartiers riches s’entassent les populations les plus démunies. A São Paulo, les favelas (bidonvilles) rassemblent plus de 2 millions de personnes installées sur tout l’espace disponible : terrains vagues, décharges, espaces non-constructibles car trop pentus.
Dans les quartiers pauvres, la population doit s’organiser pour subsister. Des réseaux clandestins se forment pour contrôler des trafics illégaux ou criminels (trafic de drogue).
Brevet/Histoire-Géographie : l’URSS de Staline
Dimanche 7 juin 2009
I. A l‘Est, un vent révolutionnaire
Février 1917 : la fin de l‘autocratie en Russie
La situation de la Russie en guerre est dramatique (pertes humaines, désertions, désorganisation de l’économie qui engendre des pénuries à l’arrière).
Le mécontentement général s’exprime lors des émeutes du 23 au 27 février à Petrograd. Elles aboutissent à l’abdication du Tsar Nicolas II et à la création d’un gouvernement provisoire, qui promet d’engager des réformes démocratiques.
La révolution d‘octobre 1917 : les bolcheviks au pouvoir
Les soviets, qui sont des assemblées populaires, s’opposent au gouvernement provisoire, qui ne répond pas aux revendications de Lénine (« la paix, le pain et la terre »). Dans la nuit du 24 au 25 octobre, les bolcheviks s’emparent du pouvoir.
Le pays se trouve en situation de guerre civile. Les révolutionnaires établissent une dictature en s’appuyant sur la police politique (la Tchéka) et sur l’Armée rouge. Les opposants sont éliminés (les bourgeois, les paysans riches, les nobles restés fidèles au Tsar).
Les répercussions internationales de la révolution bolchevique
Le rêve d’une révolution mondiale atteint les milieux ouvriers et intellectuels d’Allemagne et de Hongrie, qui déstabilisent les pouvoirs en place en déclenchant des insurrections.
Le Komintern est chargé de coordonner l’action des partis communistes du monde entier en privilégiant la défense de l’URSS.
Le bolchevisme suscite la peur en Occident. On assiste partout à un divorce entre les communistes qui soutiennent Moscou et les socialistes qui refusent les méthodes révolutionnaires des bolcheviks.
II. Du bolchevisme au stalinisme (1921-1927)
Une économie à reconstruire
Entre 1917 et 1921, la guerre civile a eu des effets dévastateurs sur l’économie (production industrielle effondrée, agriculture ruinée, famines).
Lénine fait adopter un programme économique, la NEP.
Un territoire à organiser
Le 30 décembre 1922, la naissance de l’URSS (Union des Républiques Socialistes Soviétiques) est proclamée à Moscou.
C’est un Etat fédéral qui tient compte des différentes nationalités de l’ancien empire russe.
Ce n’est pas un Etat démocratique et le Parti communiste est le seul autorisé.
Le 21 janvier 1924, Lénine meurt sans avoir eu le temps d’organiser sa succession.
Un pouvoir à prendre
Staline est très proche de la majorité des membres du Parti communiste soviétique.
Pour mieux les éliminer, Staline oppose les uns aux autres les principaux dirigeants du Parti et de l’Etat. Ce sont les grandes purges.
Exilé en 1927, Trotski est assassiné à Mexico en 1940 sur ordre de Staline.
III. Staline au pouvoir (1928-1953)
Une économie planifiée et collectivisée
En 1928, Staline est le maître du Parti et de l’Etat soviétique.
Il met en place une planification de l’économie par des plans quinquennaux.
Ils ont pour but de rattraper le retard industriel, surtout dans la sidérurgie et dans la métallurgie lourde.
L’Etat supprime le droit à la propriété privée des terres. Les terres qui avaient été données aux paysans en 1917 sont confisquées en 1928. C’est la collectivisation des terres, les villages sont transformés en kolkhozes.
Un pays terrorisé par un État totalitaire
Staline met en place les outils de sa dictature. La Tchéka devient le KGB. Le Goulag, administration des camps de concentration et de travaux forcés, organise la déportation de millions d’opposants dans tout le pays.
Des révoltes s’ensuivent en Ukraine et en Géorgie – qui sont sévèrement réprimées – et des massacres et déportations massives des Koulaks opposés à la collectivisation forcée des terres.
L’information, la vie culturelle et intellectuelle sont très étroitement contrôlées. Ceux qui soutiennent le pouvoir, la nomenklatura, bénéficient de nombreux avantages matériels (logements, vacances).
IV. L‘URSS en quête d‘alliances
L‘empire soviétique
Les différentes provinces de l’ancien empire russe sont devenues une fédération de « républiques soviétiques nationales ». Mais c’est Moscou qui détient les pouvoirs.
La patrie du socialisme
Staline impose l’idée que la réussite du régime soviétique sera profitable au mouvement révolutionnaire international.
L‘URSS face à la guerre
Elle cherche à améliorer ses relations avec les autres Etats. En 1934, les Soviétiques adhèrent à la SDN.
Le pacte de non-agression germano-soviétique, signé le 23 août 1939, prévoit un protocole secret de partage de la Pologne et des Etats baltes.
Malgré cela, le 22 juin 1941, Hitler envahit l’URSS par surprise.
V. Dates et mots-clés
Dates
23-27 février 1917 : révolution de Février
24-25 octobre 1917 : révolution d’Octobre
30 décembre 1922 : proclamation de l’URSS
21 janvier 1924 : mort de Lénine
23 août 1939 : pacte germano-soviétique
22 juin 1941 : attaque de l’URSS par l’Allemagne
5 mars 1953 : mort de Staline
Mots-clés
Autocratie ; Tsar ; gouvernement provisoire ; soviet ; bolchevik ; Tcheka, Armée rouge ; Kominterm ; URSS ; NEP ; Parti ; purges ; planification ; collectivisation des terres ; kolkhoze ; Etat totalitaire ; Koulak ; KGB ; goulag.
Biographies
Nicolas II (1868-1918) : Tsar de toutes les Russies à partir de 1894, il abdique le 2 mars 1917 après la révolution de février. Jugé dangereux pour la révolution, il est exécuté avec toute sa famille par les bolcheviks en juillet 1918.
Lénine (Vladimir Illich Oulianov) (1870-1924) : né dans une famille bourgeoise, il entreprend des études de droit et adhère au Parti social-démocrate avant de devoir s’exiler pour ses opinions. Il revient en Russie après la révolution de Février 1917, expose ses idées dans les « Thèses d’avril », et s’empare du
pouvoir après la révolution d’Octobre 1917.
Staline (Iossif Vissarionovitch Djougachvili) (1879-1953) : né en Géorgie dans une famille pauvre, il evient révolutionnaire après avoir voulu être prêtre. Il élimine un à un tous ces adversaires après la mort de Lénine. Il a dirigé l’URSS d’une main de fer, malgré son surnom de « petit père des peuples ».
Brevet/Histoire-Géographie : la France depuis 1945
Dimanche 7 juin 2009I. La France de la IVème république
Une reconstruction politique difficile
Le Gouvernement Provisoire de la République Française (GPRF), dirigé par le général de Gaulle, s’installe à Paris en 1944. Il est reconnu officiellement par les Alliés.
Pour recréer l’unité nationale, des ministres communistes participent pour la première fois au gouvernement.
Les femmes obtiennent le droit de vote en 1944.
De Gaulle défend l’idée d’un éxécutif fort. Désavoué par les députés, il démissionne le 20 janvier 1946.
La IVème république naît en octobre 1946. Le gouvernement est constitué de la SFIO, du PCF et du MRP.
En 1947, en pleine guerre froide, les ministres communistes sont renvoyés.
Des progrès sociaux et économiques incontestables
Le rationnement est maintenu jusqu’en 1949.
Le gouvernement procède à la nationalisation des secteurs-clés de l’économie. Les allocations familiales et la sécurité sociale sont mises en place.
Grâce au plan Marshall, l’Etat met l’accent sur les industries de base (barrages hydroélectriques, ports routes, automobiles).
La construction européenne commence, lancée par Shumann et Monnet. La CECA est créée en 1951 et la CEE en 1957.
Grâce au baby-boom, le nombre d’habitants passe de 40,1 à 44,6 millions de 1946 à 1958.
Malgré la construction de grands ensembles, de nombreux Français vivent dans des bidonvilles.
La fin de la IVeme république
Le mode de scrutin, qui favorise les petits partis, ne permet pas de dégager de majorité. En 12 ans, 25 gouvernements se succèdent au pouvoir.
Les gouvernements sont confrontés à la volonté d’émancipation des colonies dès la fin de la guerre.
La guerre d’Indochine, commencée en 1947, tourne au désastre à Dien Bien Phu (mai 1954).
La France est humiliée par l’Egypte lors de la crise de Suez et se discrédite lorsqu’elle s’acharne en Algérie.
Les pieds-noirs craignent que le gouvernement n’accorde l’indépendance à l’Algérie. Le 13 mai 1958, ils se soulèvent avec l’appui de l’armée.
Face à la menace de guerre civile, le général de Gaulle apparaît comme le seul recours. L’assemblée lui accorde les pleins pouvoirs pour élaborer une nouvelle constitution : c’est la fin de la IV ème république.
II. La France de la Vème république
La république gaullienne (1958-1969)
La nouvelle constitution, approuvée en septembre par référendum, donne des pouvoirs étendus au chef de l’Etat.
Le président s’attache à sortir du bourbier colonial. En 1962, les accords d’Evian accordent l’indépendance à l’Algérie.
La décolonisation de l’Afrique noire s’accomplit pacifiquement en 1960-1961.
La France fait un retour sur la scène mondiale. Elle se dote de la bombe atomique en 1960, sort de l’OTAN en 1966. Elle se réconcilie avec l’Allemagne et s’oppose à l’entrée du Royaume-Uni dans la CEE.
La gauche dénonce le caractère autoritaire du pouvoir. De Gaulle est réélu en 1965, mais est mis en ballotage par le socialiste Mitterrand.
Depuis 1945, la France s’est transformée en profondeur : elle s’est rajeunie, modernisée et urbanisée. Elle est entrée dans l’ère de la consommation de masse et des loisirs.
Jugeant la société trop figée, les étudiants parisiens se révoltent en mai 1968. La crise s’étend à l’ensemble du monde du travail. Les élections législatives organisées en juin sont remportées par les gaullistes.
Le maintien de la droite au pouvoir (1969-1981)
Un référendum sur les régions proposé par le général donne la victoire au « non ». De Gaulle démissionne le 28 avril 1969.
Georges Pompidou, ancien Premier ministre, est élu président de la République en juin 1969. Il conduit une politique plus européenne que de Gaulle. Son Premier ministre est Jacques Chaban-Delmas. Il meurt en 1974.
A l’élection de mai 1974, Valery Giscard d’Estaing l’emporte sur Mitterrand, le candidat unique de la gauche. Il choisit Jacques Chirac comme Premier ministre. Il se montre proche des Français et adopte une politique libérale.
La crise économique s’accentue et provoque une montée du chômage et de l’inflation. Le Premier ministre, Raymond Barre -un économiste-, opte pour une politique d’austérité.
Le temps des alternances (depuis 1981)
Avec l’élection de François Mitterrand en 1981, la gauche accède pour la première fois au pouvoir sous la Vème république.
Après la victoire de la droite aux élections législatives de 1986, le président est contraint de nommer Chirac Premier ministre. C’est la cohabitation. En 1997, la situation s’inverse avec un président de droite (Jacques Chirac, élu en 1995) et un Premier ministre de gauche (Lionel Jospin). Le bicentenaire de la Révolution française en 1989 et la victoire de la Coupe du monde de football en 1998 ne peuvent faire oublier les difficultés. Le malaise des banlieues et l’insécurité progressent.
III. Dates et mots-clés
Dates
avril 1944 : droit de vote aux femmes
janvier 1946 : départ de De Gaulle
1947 : renvoi des ministres communistes
juillet 1954 : fin de la guerre d’Indochine
mars 1957 : création de la CEE
13 mai 1958 : crise institutionnelle grave, retour de de Gaulle.
juillet 1962 : indépendance de l’Algérie
mai 1968 : grèves et contestation étudiante
avril 1969 : démission de de Gaulle
avril 1974 : mort de Georges Pompidou
mai 1974 : élection de Valéry Giscard d’Estaing
mai 1981 : élection de François Mitterand
mai 1995 : élection de Jacques Chirac
Mots-clés
IVème république ; GPRF ; nationalisation ; construction européenne ; guerre d’Indochine ; crise de Suez ; constitution ; Vème république ; référendum ; accords d’Evian ; décolonisation ; mai 1968 ; alternances ; cohabitation.
Biographies
Charles de Gaulle ( 1890-1970) : homme d’Etat français. Il refuse l’armistice de 1940 et devient le chef de la France libre. Il rentre triomphalement en France en août 1944. Il est le premier président de la Vème République à partir de 1958. Il est réélu en 1965 et démissionne en 1969. Il meurt à Colombey le 9 novembre
1970.
Georges Pompidou ( 1911-1974) : ancien professeur de lettres, directeur de banque, puis Premier ministre, il préside la République de 1969 à son décès, en 1974.
Valéry Giscard d’Estaing (né en 1926) : ministre des Finances à plusieurs reprises, il succède à Pompidou à l’Elysée de 1974 à 1981.
François Mitterand (1916-1996) : avocat charentais, plusieurs fois ministre, il est président de la république de 1981 à 1995.
Jacques Chirac (né en 1932) : Corrézien, deux fois Premier ministre et maire de Paris pendant 18 ans, il est élu président de la République en 1995. Il termine son mandat en 2007.
Brevet/Histoire-Géographie : Le Japon
Vendredi 5 juin 2009
I. La maîtrise du territoire
Un peuple à l‘étroit
126 millions de japonais vivent sur un archipel montagneux et exigu (327000 km2). Les îles principales sont Honshu, Hokkaido, Shikoku et Kyushu.
La population, très dense, se concentre sur des plaines littorales étroites. Les Japonais, citadins à 90%, vivent surtout dans la mégalopole de 1200 km qui va de Tokyo à Fukuoka.
Trois agglomérations composent la mégalopole : Tokyo (32,5 M hab.), Osaka-Kobe (15,5 M hab.), Nagoya (7 M hab.). L’espace y est un des plus chers au monde.
La nature japonaise, entre contraintes et art de vivre
Les Japonais affrontent des risques naturels permanents liés au climat et à la géologie. Typhons, éruptions volcaniques, séismes, tsunamis provoquent des catastrophes comme à Kobe en 1995.
Le sous-sol japonais est pauvre. Le pays a recours à des importations massives et a opté pour l’électricité nucléaire.
Malgré une nature contraignante, les Japonais vivent en harmonie avec elle.
La maîtrise des rapports homme-nature et l’art des jardins sont des traits essentiels de la civilisation japonaise.
Les atouts de l‘insularité
Le domaine maritime est important. Les Japonais développent une pêche et une aquaculture performante.
La longueur des côtes (33 000 km) offre de multiples possibilités d’aménagement. Les ports sont nombreux. Les complexes industrialoportuaires sont les plaques tournantes des importations et la base de départs des produits finis.
II. La deuxième puissance économique mondiale
De l‘échec militaire au triomphe économique
La capitulation de 1945 a mis fin à la domination japonaise sur l’Asie. Le pays a bâti alors une économie sur le modèle de l’occupant américain.
L’économie se fonde sur un Etat très actif avec le ministère du Commerce international et de l’Industrie (MITI). Elle s’appuie sur la société japonaise à la main d’œuvre très qualifiée et disciplinée.
La deuxième industrie du monde
L’industrie est marquée par la littoralisation. L’importation de matières premières et l’exportation de produits manufacturés expliquent l’implantation des industries sur la côte.
Les industries traditionnelles ( textile et construction navale) doivent se reconvertir car elles sont concurrencées par les « dragons » d’Asie.
Les grandes firmes dominent l’industrie de la machine-outil et de l’automobile dont le Japon est le premier producteur mondial. Les industries de pointe (informatique, robotique, électronique) le placent aussi au premier plan.
L’industrie consacre d’énormes budgets à la recherche. L’innovation et la création sont le souci constant des sociétés.
Une puissance commerciale et financière
Le protectionnisme permet de préserver le marché national. La balance commerciale, très excédentaire, permet de gros investissements.
Depuis 1980, le Japon investit dans le monde entier et les banques sont au premier rang mondial.
La Bourse de Tokyo est la deuxième du monde et le yen, qui est une monnaie très forte, est un outil de la puissance japonaise.
Pourtant, la crise financière asiatique (1997) a fragilisé le système, provoquant faillite et chute des valeurs boursières.
III. La puissance japonaise dans le monde
L‘ouverture sur le monde
Après l’échec militaire de 1945, le pays s’oriente vers la conquête des marchés.
Il fait d’énormes investissements à l’étranger, délocalise des entreprises et crée des joint-ventures. Il fait ainsi des économies sur les coûts de production ou y vend directement ses produits.
L’Occident influence de plus en plus le Japon dans son mode de vie. Les touristes japonais sillonnent les pays voisins, les Etats-Unis et l’Europe.
En même temps, la culture japonaise de masse se répand avec les jeux vidéo et les gadgets.
Le Japon et ses partenaires
Le Japon est un élément clé de la Triade (Etats-Unis, Union européenne, Japon), qui représente 70% du commerce mondial et 80% de l’investissement.
Les Etats-Unis restent son premier partenaire, mais il s’intéresse aussi à l’Europe (France, Royaume-Uni).
Il veut s’imposer dans la zone Pacifique, malgré la mauvaise image laissée pendant la Seconde Guerre mondiale.
Le Japon est un pays riche dans une zone pauvre.
Les limites de la puissance
Comme les pays riches, le Japon subit un vieillissement de sa population.
Il dépend des EU pour sa défense militaire et n’a qu’un rôle politique international limité.
La société affronte de profondes mutations (rôle des femmes, problèmes des jeunes, place de l’individu dans l’entreprise). Les chômeurs et les pauvres se multiplient.
Depuis la crise financière de 1997, le pays est entré dans une profonde crise économique et sociale.
Le Japon est un des pays les plus pollués au monde : l’air des villes, la mer avec les déchets industriels, le sol avec les infiltrations chimiques et le bruit.
IV. L‘espace industriel japonais

Brevet/Histoire-Géographie : Les Etats-Unis
Vendredi 5 juin 2009
I. Territoire et population
L‘immensité du territoire, atout ou handicap ?
Les Etats-Unis ont un territoire-continent : 9,3 millions de km2.
Trois grands ensembles composent le relief. D’ouest en est : les Rocheuses, les Grandes Plaines – drainées par le Mississippi – et la chaîne des Appalaches.
La variété des climats est propice à l’agriculture, sauf à l’ouest du 100e méridien où les pluies sont insuffisantes.
Les ressources énergétiques (pétrole, gaz, charbon) et minérales (cuivre, fer) sont très abondantes.
La conquête d’un immense territoire a nécessité la mise en place d’un important réseau de transport. Les voyageurs préfèrent utiliser l’avion et l’automobile. Le transport des marchandises est assuré par des camions, des trains et des tubes. Un important réseau de télécommunication (téléphone, Internet) permet la transmission rapide d’informations.
270 millions d‘Américains
Le territoire des Etats-Unis a été peuplé par des immigrants venus majoritairement d’Europe. Aujourd’hui, les nouveaux arrivants viennent surtout d’Amérique latine et d’Asie.
Les minorités représentent plus de 25% de la population. Ce sont les Noirs, les Hispaniques, les Asiatiques et les Indiens. Le mélange des différentes ethnies dans le melting-pot se fait difficilement.
La population est celle d’un pays développé. La croissance démographique s’est ralentie depuis les années 60 et 70% des actifs sont dans le secteur tertiaire.
70% des Américains vivent dans le Nord-Est, mais héritiers des premiers migrants, ils sont très mobiles. Depuis la crise de la Manufacturing Belt, ils se déplacent vers la Sun Belt, qui bénéficie d’un climat agréable et d’une économie dynamique.
II. Une Amérique urbaine
Un territoire dominé par des métropoles
80% des américains résident en ville. L’exode rural déclenché par la révolution industrielle a entretenu une forte croissance urbaine dès 1920.
L’Amérique est un pays de grandes agglomérations, inégalement réparties sur le territoire. Les 3 plus grandes sont New-York (20 millions), Los Angeles (16 millions) et Chicago (9 millions).
La Mégalopolis rassemble à elle seule 50 millions d’habitants. Mais elle stagne, alors que la métropolisation progresse dans la Sun Belt.
Des agglomérations organisées sur un même modèle
Les agglomérations américaines sont divisées en quartiers qui séparent les riches des pauvres et les Blancs des minorités.
Le centre est partagé en deux zones :
- le quartier des affaires (CBD), reconnaissable à ses gratte-ciel.
- les quartiers d’habitation, souvent dégradés, où les minorités vivent en ghetto.
Autour du centre s’étendent d’immenses banlieues pavillonnaires, habitées par les populations aisées. De nombreuses entreprises vont s’installer dans ces banlieues, où elles créent de nouveaux quartiers d’affaires.
Des agglomérations en difficulté
Aux Etats-Unis, la crise urbaine concerne les centres et non les banlieues, contrairement à la France.
Appauvris par le départ des populations aisées, les centres ne sont plus entretenus. On y remarque une augmentation de la délinquance et de la criminalité.
Parfois, la restauration des vieux quartiers favorise le retour des populations aisées. A New-York, certains Blancs reviennent habiter Harlem depuis sa rénovation.
III. Les Etats-Unis, seule puissance dominante ?
La domination économique et financière
Les Etats-Unis sont la première puissance économique du monde. C’est la première agriculture, la première industrie, et le premier pays commerçant.
Peut-être l’évolution spatiale des activités (déclin relatif du NE en reconversion ; renforcement du poids éco de la Sun Belt ; l’intérieur plus rural.
Ces performances s’expliquent par l’esprit d’entreprise des Américains, favorisé par le capitalisme. De plus, depuis 1929, l’Etat américain intervient dans la vie économique.
La monnaie américaine, le dollar, demeure la devise de référence dans les échanges internationaux et les investissements américains dans le monde sont considérables.
Toutefois, on observe des signes de faiblesse. L’industrie et l’agriculture américaines sont concurrencées par le Japon et l’Union Européenne, et les Etats-Unis sont le pays le plus endetté du monde.
La domination politique et militaire
Depuis 1945, les Etats-Unis se présentent comme les défenseurs du monde libre. Ils interviennent dans quelques conflits (Vietnam, Irak ), jouent le rôle d’arbitre, mais défendent surtout leurs propres intérêts.
Ils disposent d’une place influente à l’ONU (droit de veto), d’un vaste système d’alliances, et de la première armée du monde.
Leur domination est remise en question par certains alliés, et est contestée également par les Américains eux-mêmes, qui refusent de mourir dans des guerres qui ne les concernent pas.
La domination scientifique et culturelle
La plupart des grandes inventions de la seconde moitié du XXe siècle sont américaines. Les universités attirent de nombreux étudiants étrangers.
Depuis la Seconde Guerre mondiale, le monde est envahi par la culture américaine, diffusée par de puissants médias.
L’anglo-américain est devenu la langue internationale des scientifiques et des chercheurs.
IV. L‘occupation du territoire américain

Brevet/Histoire-Géographie : réussir son paragraphe argumenté
Mercredi 3 juin 2009Votre paragraphe argumenté doit comporter une introduction, un développement en deux ou trois parties selon les thèmes des documents et d’une conclusion.
1/ J‘ai lu attentivement et étudié les documents
Vous l’avez fait en répondant aux questions.
2/ J‘ai compris le sujet à traiter:
-j’ai repéré le sujet à traiter dans l’énoncé du devoir.
-j’ai transformé(au brouillon) ce sujet en question(s).
3/Je construis un plan:
-je classe mes idées et je fais des colonnes pour chacune des questions que je viens de me poser sur le sujet. Mes réponses constituent l’ossature de mes parties.
4/Je rédige l‘introduction au brouillon, puis je la recopie:
-elle présente le sujet en donnant le contexte historique du thème à aborder (qui est au pouvoir à ce moment là? après quel événement cela se passe…) Ou en présentant le pays s’il s’agit d’un sujet de géographie sur un pays (population, importance dans le monde).
-elle pose des questions auxquelles vous répondrez dans votre développement.
5/Je rédige un développement:
-Je reprends le contenu de mes donnes en mettant UNE PHRASE PAR IDEE.
-Je fais des phrases COURTES et CLAIRES.
-J’explique les MOTS CLEFS ou les notions relatifs au sujet.
-Je mets en relation les documents et mon cours(ma leçon étudiée en classe).
-J’utilise mes connaissances mais uniquement celles qui sont en rapport avec le sujet posé.
-J’utilise des mots clefs pour faire des transitions entre mes parties( tout d’abord, dans un
premier temps dans un second temps, ensuite, dans un troisième temps, enfin…)
-J’utilise des mots de conjonction à l’intérieur de mes parties (mais, néanmoins, en revanche, cependant, nonobstant, en effet, c’est pourquoi, donc, par conséquent, force est de constater, en fait, au demeurant, effectivement ).
6/ Je rédige une conclusion au brouillon; puis je la recopie:
- elle tire un bilan de votre développement .
- elle élargit le débat: je pose une question rattachant le sujet à un problème d’actualité ou à une question plus générale.
Brevet/Education civique : l’Union européenne
Mercredi 3 juin 2009
I. Pourquoi l‘Union Européenne ?
Les débuts de l‘Union Européenne
La volonté de rapprocher les pays européens est née après la Seconde Guerre mondiale.
Le rapprochement des pays européens a d’abord été fondé sur une coopération économique (CECA, puis CEE).
Les Traités de Maastricht (1992) et d’Amsterdam (1997) marquent la volonté d’aller plus loin.
Le développement de l‘Union Européenne
Organiser les relations entre les Etats membres de manière cohérente et solidaire :
- création de la citoyenneté européenne ;
- création et mise en place de la monnaie unique qui favorise les échanges commerciaux ;
- coopération des Etats en matière de justice, de sécurité, d’immigration ;
- renforcement des institutions européennes.
Asseoir la position de l’Europe au niveau international :
- mise en œuvre d’une politique étrangère et de sécurité commune ;
- coordination des actions des Etats membres dans les organisations internationales ;
- définition d’une posititon commune entre les Etats membres, défendues devant les instances internationales ;
- définition d’une politique de défense commune.
NB : Dans les institutions de l’UE, chaque Etat membre est représenté.
II. L‘Europe dans tous les Etats
Le droit communautaire
Tout ce qui est décidé par l’UE tient compte des intérêts de chaque pays membre et doit être adopté par tous les pays en vue de l’harmonisation des pratiques.
Les décisions sont soit des règlements soit des directives.
Les règlements
Ils doivent être appliqués directement et totalement par les Etats membres.
Les directives
Ce sont des lois qui doivent obligatoirement être adoptées par les Etats membres, mais ceux-ci peuvent choisir de quelle manière ils vont appliquer cette loi dans leur pays.
Les directives sont transposées dans le droit national par le vote de la loi au parlement national.
Les compétences de l‘Europe
L’UE est compétente en matière d’agriculture, d’environnement … Elle établit des normes, des règlements qui doivent être observés par tous les pays membres.
Mais chaque Etat reste souverain en matière de santé, de culture, d’éducation …
III. Les dates de la construction de l‘Europe
1951 : Création de la Communauté Européenne du Charbon et del’Acier (CECA).
1957 : Traité de Rome :
- naissance la Communauté Economique Européenne (CEE) ;
- 6 pays membres : France, Allemagne, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, Italie.
1973 : adhésion de la Grande-Bretagne, l’Irlande et le Danemark.
1981 : adhésion de la Grèce.
1986 : adhésion de l’Espagne et du Portugal.
1992 : Traité de Maastricht :
- la CEE devient l’Union Européenne ;
- adoption de la monnaie unique ;
- bases de l’Union politique.
1995 : adhésion de la Suède, de la Finlande et de l’Autriche.
1997 : Traité d’Amsterdam (révise et complète le Traité de Maastricht) ;
1999 (1er janvier) : entrée en vigueur du Traité de Maastricht :
- l’euro devient la monnaie officielle de 11 des 15 pays de l’UE ;
- suppression des contrôles de personnes aux frontières des pays de l’espace Shengen (tous les pays de l’UE sauf la Grande-Bretagne, l’Irlande et plus la Norvège et l’Islande, pays associés) ;
2002 (1er janvier) : mise en circulation de l’euro (€).
IV. Les institutions européennes

Brevet/Education civique : les institutions de la Ve République
Mercredi 3 juin 2009
I. La Constitution, support de la République
La Constitution est l’ensemble des règles qui définissent l’organisation et le fonctionnement des institutions publiques au sein d’un Etat.
Son rôle :
- protéger les droits de chaque citoyen et assurer le respect des libertés publiques,
- définir la forme d’un Etat (monarchie, République, …) et les pouvoirs des représentants du peuple.
Le Conseil Constitutionnel (9 membres, nommés pour 9 ans par le président de la République, le président de l’Assemblée Nationale et le président du Sénat) est chargé de la faire respecter.
Modifier la constitution
La Constitution peut être modifiée pour s’adapter aux attentes de la société. L’article 89 a été prévu pour cela.
La révision de la Constitution peut être décidée à la fois :
- par le Président de la République sur proposition du Premier Ministre,
- par les membres du Parlement : les députés et les sénateurs.
Le projet ou la proposition de révision doit être voté par les députés et les sénateurs, sur un texte identique.
La révision n’est définitive qu’après avoir été approuvée par le peuple, par voie de Référendum.
La Constitution de la Ve République a été rédigée et adoptée en 1958 pour résoudre le problème de l’instabilité ministérielle.
II. Des pouvoirs clairement définis
Pour protéger la Démocratie, tous les pouvoirs sont séparés.
L‘exercice de la souveraineté nationale : les pouvoirs du citoyen
Le citoyen participe à la vie politique grâce au Référendum.
Il élit le Président de la République et un certain nombre de ses représentants (députés et maires notamment).
Le pouvoir exécutif : pouvoirs du Président de la République et du gouvernement :
Faire exécuter les lois et adopter les règlements
Le Président de la République (= chef de l‘Etat)
Il est élu pour 5 ans, au suffrage universel direct (depuis 1962). Il est rééligible indéfiniment.
Il est le chef des armées, est garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire, de l’indépendance de l’autorité judiciaire.
Il nomme le Premier Ministre et met fin à ses fonctions, préside le conseil des ministres, signe des décrets et ordonnances et promulgue des lois.
Il peut dissoudre l’Assemblée nationale, être investi des pleins pouvoirs en cas de crise grave.
Le Gouvernement
Le Premier Ministre est le chef du Gouvernement. Il dirige l’action du gouvernement, est responsable de la défense nationale, assure l’exécution des lois, exerce le pouvoir règlementaire. Il propose les autres membres de son gouvernement au Président qui les nomme.
Un membre du gouvernement ne peut exercer de mandat parlementaire, ni d’activité professionnelle.
Le gouvernement détient l’initiative des lois. Il peut prendre des décrets et des arrêtés ministériels si le Parlement l’y autorise pour une période limitée.
Le gouvernement est responsable devant le Parlement.
Le pouvoir législatif : pouvoirs du Parlement (Assemblée Nationale + Sénat )
Faire les lois.
Le Parlement a l’initiative des lois (avec le gouvernement). Il adopte, rejette ou amende les lois présentées. Il vote les lois et le budget. Il autorise la déclaration de guerre.
Le Parlement contrôle l’action du gouvernement. Il peut le renverser en votant une motion de censure.
L’Assemblée Nationale :
Elle est composée de 577 députés, âgés de plus de 23 ans, élus au suffrage universel direct pour 5 ans (sauf dissolution), selon un mode de scrutin uninominal majoritaire à 2 tours.
L’Assemblée Nationale siège au Palais Bourbon.
Le Sénat :
Il est composé de 319 sénateurs, âgés de plus de 35 ans, élus pour 9 ans.
Ils sont élus au suffrage universel indirect par un collège electoral qui permet une plus grande représentativité des collectivités territoriales. Le Sénat est renouvellé par tiers tous les 3 ans.
Le Sénat siège à Paris au Palais du Luxembourg.
Le président du Sénat assure la vacance de la présidence de la République.
Le pouvoir judiciaire : pouvoirs des magistrats
Juger selon la loi.
III. Les élections des représentants du peuple
La plupart des représentants du peuple sont élus au suffrage universel direct. Mais il y a 2 modes de scrutin différents.
Le scrutin uninominal majoritaire
Les électeurs choisissent 1 personne. Celle qui est élue est celle qui a obtenu la majorité des voix. Ce mode de scrutin est utilisé pour les élections des :
- Conseillers généraux,
- Députés,
- Président de la République.
Le scrutin de liste
Les électeurs votent pour une liste de candidats. Ces candidats obtiennent un nombre de sièges proportionnel au pourcentage des voix acquises. Ce mode de scrutin est utilisé pour les élections des :
- Conseillers municipaux,
- Conseillers régionaux,
- Parlement européen.
Le mode de scrutin influe sur la représentation nationale.
Avec un scrutin majoritaire, les grands partis seront plus représentés et les petits partis très peu.
Un scrutin proportionnel permet de mieux représenter les différentes tendances, parce que les sièges seront répartis proportionnellement aux votes exprimés. Mais dans une telle assemblée, les décisions sont plus difficiles à prendre parce qu’il n’y a pas de majorité claire.
Brevet/Education civique : la citoyenneté politique et sociale
Mercredi 3 juin 2009I. Le débat citoyen
Faire vivre la démocratie
Pour faire vivre la démocratie, il est important que les personnes puissent individuellement ou collectivement exprimer leurs opinions, leurs volontés.
Le pluralisme des opinions et des modes d’expression permet à la Démocratie d’exister.
La Démocratie respecte les droits de l’homme et ses libertés, dont la liberté de penser et la liberté d’expression.
Ces droits et libertés n’ont pas été acquis en un jour ; des lois marquent le début du droit d’association, du droit de grève, par exemple…
Des groupements permettent de participer aux débats publics, aux prises de décisions, en exprimant certaines opinions.
II. Les associations
La liberté de s‘associer
Tout citoyen peut créer une association.
La liberté de s’associer est reconnue dans la Constitution de 1958 et régie par la loi de 1901.
L’association nécessite le groupement de deux ou plusieurs personnes.
Pourquoi et comment s‘associer
Le but d’une association ne doit pas être lucratif. Cela signifie que les bénéfices ne peuvent pas être distribués entre les membres, à la différence d’une entreprise. Ils doivent servir à faire vivre l’association ou être distribué en fonction du but de l’association.
Pour pouvoir recueillir des cotisations, une association doit être déclarée à la préfecture. Mais aucune autorisation n’est nécessaire pour créer une association.
De nombreuses associations différentes
Il existe plusieurs types d’associations : clubs sportifs, associations humanitaires, religieuses, de consommateurs, associations de défense des victimes du terrorisme, association de défense de l’environnement …
20 millions de français sont mobilisés dans 800 000 associations.
Certaines associations sont très importantes et exercent des pressions auprès des décideurs qui ne vont pas toujours dans le sens de l’intérêt collectif.
III. Les partis politiques
Qu‘est ce qu‘un parti politique ?
Un parti politique est un rassemblement libre de personnes ayant les mêmes convictions.
Bénévoles, adhérent, militant, dirigeant, tous concourent à faire connaître les idées du parti, son programme.
Défendre des opinions et des choix politiques
En exprimant leurs opinions, ils alimentent les débats publics, proposent leurs idées et se soumettent au choix des citoyens en présentant des candidats aux élections.
Ils doivent respecter « les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie » (Art. 4 de la Constitution de 1958)
Sauvegarder et faire vivre la démocratie
La multitude des partis politiques et la diversité de leurs opinions sont les moteurs de la démocratie. L’expression de toutes les opinions, l’influence des partis d’opposition dans les prises de décisions favorise l’équilibre et la mesure.
Les principaux partis politiques
Les partis dits de « Gauche »
- Le Parti Communiste Français
- Les Verts
- Le Parti Socialiste (1971)
Les partis dits de « Droite »
- Le Rassemblement Pour la République (1976)
- L’Union pour la Démocratie Française (1978)
Les partis d’extrême droite
- Le Front National (1972)
- Le Mouvement National Républicain (1999)
IV. Les organisations syndicales
Définition
Un syndicat est un groupement de personnes constitué pour la défense d’intérêts professionnels communs.
Le syndicalisme est autorisé en France depuis 1884 et il reconnu par la Constitution de 1958.
Les syndicats sont indépendants des pouvoirs politiques.
Les adhérents des syndicats
Les syndicats représentent des personnes qui exercent la même profession ou des professions similaires.
Tous les salariés d’une entreprise peuvent adhérer à un syndicat.
Dans les entreprises de plus de 50 salariés, il peut y avoir des Délégués Syndicaux, c’est-à-dire des personnes désignées par un syndicat et qui le représentent au sein de l’entreprise.
Il y a aussi des syndicats de non-salariés comme les agriculteurs les chefs d’entreprise, les médecins.
Leur rôle et leurs moyens d‘action
Les syndicats sont censés :
- travailler à l’amélioration des conditions de travail ;
- défendre les droits des salariés ;
- veiller au respect du droit du travail.
Dans les discussions avec les dirigeants d’entreprises ou l’Etat, les syndicats parlent au nom des salariés. Ils les représentent lors des négociations. Parfois, ils peuvent appeler à la grève ou à manifester pour faire pression sur leurs interlocuteurs.
Les grandes confédérations syndicales
Certains syndicats sont plus reconnus que d’autres à cause de leur ancienneté, du nombre de leurs adhérents et de leur poids.
La CGT : Confédération Générale du Travail (1895)
La CFTC : Confédération Française des Travailleurs Chrétiens (1919)
La CGC : Confédération Générale des Cadres (1944)
FO : Force Ouvrière (1948)
La CFDT : Confédération Française Démocratique du Travail (1964)
C’est avec ces seules organisations que l’Etat discute les conventions collectives, secteurs par secteurs. Elles participent aussi à la gestion d’organismes sociaux comme la Sécurité Sociale, l’assurance-chômage…
Les syndicats jouent un rôle important lors des grandes concertations sociales comme celles qui ont eu lieu, par exemple, au sujet de la mise en place des 35 heures.
Brevet/Education civique : l’administration de l’Etat et des collectivités territoriales
Mercredi 3 juin 2009
I. L‘administration de l‘Etat ...
Les ministères : l‘administration centralisée
L’Etat est responsable de tous les domaines qui concernent l’ensemble des Français, comme par exemple la Défense, la Santé
l’Education nationale, la Culture …
Le gouvernement (pouvoir exécutif) est en charge du bon fonctionnement de ces différentes administrations.
Ces domaines sont chacun pris en charge par un ministère à Paris.
Les services décentralisés : l‘administration locale
L’autorité des ministres est relayée localement par :
– les préfets de départements qui ont autorité sur les services décentralisés comme les directions départementales de
l’équipement, de l’action sanitaire et sociale …
– les préfets de région pour le développement économique et social.
Les établissements publics nationaux
Pour assurer à toute la population des services dont chacun à besoin, l’Etat contrôle des établissements publics nationaux : les hôpitaux, les transports, les universités …
Les autorités administratives indépendantes
Elles sont chargées du contrôle et de la réglementation de certains domaines. Ces autorités sont entre autre : la Commission Nationale
Informatique et Liberté (CNIL), le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA), la Commission des Opérations en Bourses (COB).
Les personnes qui travaillent dans ces administrations ou ces services publics sont des fonctionnaires. Ils sont payés par l’Etat.
II. ... au service du citoyen
Toutes les administrations doivent respecter le droit.
Les citoyens qui s’estiment lésés peuvent aller devant un tribunal administratif : c’est la juridiction administrative.
Le Conseil d’Etat, à la tête de toutes les juridictions administratives, peut annuler les décisions qu’elles ont prises.
L’administration publique étant au service de tous les citoyens, son fonctionnement est assuré par l’argent public, c’est-à-dire une partie
des impôts payés par chacun.
En conséquence, tout le monde doit pouvoir savoir comment est utilisé cet argent.
Un organisme, la Cour des Comptes, est chargé de :
– publier un rapport sur l’utilisation de l’argent public,
– juger toutes les questions concernant cet argent,
– surveiller les comptes des entreprises publiques.
La Cour des Comptes est représentée localement par les Chambres régionales de la Cour des Comptes. Ces chambres vérifient les
comptes des collectivités locales.
III. La décentralisation
Depuis 1982, il a été décidé de rapprocher la démocratie des citoyens.
Les membres des conseils sont élus au suffrage universel direct.
A la tête des conseils régionaux et départementaux se trouvent des présidents.
A la tête des conseils municipaux, il y a le maire.
Les préfets, représentants de l’Etat dans les régions et départements, veillent à ce que les décisions des conseils
respectent la loi.
Les ressources des collectivités territoriales sont assurées par :
– les impôts directs (taxe d’habitation, taxes foncières, taxe professionnelle …) et indirects (taxes sur les permis de conduire,
sur les cartes grises… ) qu’elles perçoivent ;
– les dotations de l’Etat ;
– les emprunts.

Brevet/Education civique : la citoyenneté
Mercredi 3 juin 2009
I. La citoyenneté
Origine
L’idée de citoyenneté trouve son origine dans la Grèce Antique.
Mais pour être citoyen à cette époque, il faut être né de père et de grand-père eux même citoyens.
En 212, l’édit de Caracalla établit que tous les hommes libres, sujets de l’Empire, deviennent citoyens romains. L’idée de citoyenneté devient un concept politique.
Qui peut être citoyen ?
La citoyenneté en France est liée à l’idée de Démocratie.
Chaque citoyen est détenteur d’une part de la souveraineté politique, qu’il peut exprimer directement ou indirectement.
Etre citoyen, c’est pouvoir participer à la vie de la société, par exemple en votant.
Pour pouvoir voter il faut :
- avoir 18 ans,
- être inscrit sur les listes électorales,
- jouir de ses droits civiques et politiques (ne pas avoir été condamné),
- avoir la nationalité française (de naissance ou par naturalisation).
NB : Depuis le 17 mars 1998, tout enfant vivant en France, né en France de parents étrangers, ayant vécu au moins 5 ans en France entre 11 et 18 ans, acquiert la nationalité française à sa majorité.
Chaque citoyen est titulaire de droits et d’obligations qui obéissent au principe d’égalité, indépendamment de ses appartenances particulières ou de ses convictions.
On ne naît pas citoyen : on le devient. L’éducation permet d’acquérir les connaissances nécessaires pour exercer ses droits et remplir ses devoirs.
En principe, la nationalité est une condition nécessaire pour exercer la citoyenneté, mais les résidents étrangers possèdent aujourd’hui des droits, sont protégés par la loi et peuvent participer aux institutions professionnelles avec droits de vote et d’éligibilité.
Ils sont soumis à la plupart des obligations faites aux citoyens français, à l’impôt et plus largement aux lois.
II. Etre citoyen
Les devoirs du citoyen
Etre citoyen consiste à :
- connaître, comprendre et respecter les lois et règlements, à contribuer à leur amélioration ;
- voter, c’est-à-dire à confier à des représentants, une partie de ses droits et de ses responsabilités pour diriger ;
- contribuer aux dépenses publiques par le paiement de l’impôt ;
- participer à la défense et à la prospérité du pays.
Les droits du citoyen
Le citoyen dispose de certaines libertés essentielles dont :
- la liberté individuelle,
- la liberté de la presse,
- la liberté de conscience,
- la liberté d’association,
- la liberté politique.
Il dispose aussi de certains droits économiques et sociaux :
- le droit de se déplacer librement,
- le droit à l’instruction,
- le droit au travail,
- le droit de grève,
- le droit à la protection de la santé.
Ces droits sont réaffirmés dans le préambule de la Constitution de 1958.
III. La citoyenneté européenne
La formation de l‘Europe
Après la Seconde guerre mondiale, des hommes ont souhaité rapprocher les pays européens, pour éviter une nouvelle guerre. Ils ont créé une communauté européenne.
Une collaboration économique a d’abord été établie :
- dans un premier temps, ce fut la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier (CECA).
- puis, en 1957, naît la Communauté Economique Europénne (CEE).
L’étape suivante était la création d’une Europe politique et civique.
Les symboles de l‘Europe
La France, ayant participé depuis le début à la construction de l’Europe, elle a adopté ses symboles :
- le drapeau bleu avec 12 étoiles jaunes,
- l’Hymne à la joie de Beethoven,
- la journée de l’Europe, le 9 mars.
L‘Union Européenne
En 1992, les Français ont ratifié, par référendum, le Traité de Maastricht. Ce traité permet à tous les citoyens des pays membres de l’UE, d’avoir la double citoyenneté.
La citoyenneté européenne s’ajoute à la nationalité française sans la remplacer. Elle est matérialisée par le passeport européen.
Le citoyen de l’UE, quel que soit le pays où il réside :
- a le droit de vote et d’éligibilité au Parlement européen,
- a le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales,
- est protégé par les diplomates,
- peut séjourner et circuler librement sur le territoires des Etats membres (pour les membres de l’Espace Shengen, seulement),
- a le droit de pétition devant le Parlement européen,
- peut saisir la Cour européenne de Justice.
Brevet/Education civique : la démocratie
Mardi 2 juin 2009 I. Fondements idéologiques de la Démocratie
Des origines antiques et philosophiques
L’idéal démocratique est né dans la Grèce Antique. Le mot démocratie vient du grec demos : le peuple et kratein : commander. C’est une forme de gouvernement où le pouvoir émane du peuple. Il s’oppose à l’autocratie qui défini un régime dirigé par un dictateur, sans aucun contrôle.
Les principes de la démocratie telle que nous la connaissons aujourd’hui ont été largement influencés par :
- les courants philosophiques du XVIIIe siècle,
- la Constitution et la Révolution américaine de 1787,
- la Révolution française de 1789.
La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (1789) est le texte fondateur de notre démocratie. L’ONU s’en est inspirée pour rédiger la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (1948).
Le concept démocratique
La démocratie repose sur l’idée que tout homme a le droit et la faculté de choisir son destin.
Cette conception ébranle la société d’ordres et de privilèges de l’Ancien Régime. Elle est solennellement affirmée dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 : « Les hommes naissent et demeurent égaux en droit »
La démocratie est un régime qui établit les mêmes règles pour tous quelles que soient les opinions et les différences de chacun.
II. La démocratie aujourd‘hui
La démocratie ne s’est pas établie une fois pour toute en France. Elle évolue encore aujourd’hui, mais les citoyens ont le pouvoir de la sauvegarder.
Une démocratie représentative
Les citoyens n’exercent le pouvoir qu’indirectement, par le biais d’intermédiaires :
- choisis lors des élections,
- représentant la volonté des électeurs.
Les représentants élus déterminent la loi pour tous, au nom du peuple.
Protéger la démocratie
La protection de la démocratie contre un pouvoir arbitraire est assurée par des mécanismes institutionnels :
- séparation des pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) ;
- soumission des gouvernants à la loi (la loi est valable pour tous) ;
- élections libres : suffrage universel (= tous les citoyens ont le droit et le devoir de voter), égal (= toutes les voix ont la même valeur), secret (= chacun vote conformément à ce qu’il pense, sans peur de pressions) ;
- respect des droits de l’Homme ;
- pluralisme politique ( = acceptation de plusieurs tendances et opinions politiques, sociales, conomiques et syndicales différentes).
Différentes formes de gouvernements peuvent s’accorder avec un régime démocratique.
III. Différentes démocraties européennes
Chaque Etat a une Constitution spécifique issue de son Histoire et de ses traditions qui révèle les différences nationales.
Les Républiques
La France est une République. Le Président de la République est dépositaire du pouvoir exécutif avec le gouvernement. Le pouvoir législatif est détenu par le Parlement composé du Sénat et de l’Assemblée Nationale
L’Allemagne est une République fédérale, fondée sur la constitution (la Loi Fondamentale de 1949) : il y a un gouvernement central à Berlin, mais les Länder (= provinces) ont une grande autonomie car ils détiennent une partie des pouvoirs de décision.
Les Monarchies parlementaires
La Grande-Bretagne : le souverain n’a pas beaucoup de pouvoir mais symbolise l’unité nationale. Il n’y a pas de constitution mais plusieurs textes (parfois très anciens) garantissent les libertés fondamentales et protègent contre les excès de pouvoir. Le gouvernement, élu, est responsable devant le parlement.
L’Espagne : le pouvoir exécutif est confié au roi et à son gouvernement. Le pouvoir législatif appartient à un parlement composé de deux chambres élues au scrutin direct. La Constitution date de 1978.
La Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales
Elle a été adoptée à Rome, en 1950, montrant ainsi que les pays européens partagent, au-delà de leurs différences politiques, le même attachement aux valeurs démocratiques.
Toutes les démocraties ne fonctionnent pas sur le même modèle. Mais dans tous les Etats démocratiques : France, Etats-Unis, Grande- Bretagne, Allemagne … le pouvoir exécutif est contrôlé, ou du moins tempéré, par des chambres élues au suffrage universel, ou des parlements.
IV. Textes fondateurs de la démocratie
1787 : naissance de la Constitution des Etats-Unis. 1re constitution
au monde
1789 : Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (DDHC)
1793 : de nouveaux droits s’ajoutent à ceux de la DDHC, comme le droit au travail, à l’assistance, à l’éducation
1946 : la DDHC est réaffirmée + droit d’asile, droit syndical et de grève. Le texte donne aussi aux femmes les mêmes droits qu’aux hommes
1948 : La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, inspirée de la DDHC, devient la première loi commune à toute l’humanité… mais les états signataires ne sont pas obligés de l’appliquer !
Brevet/Education civique : maintien de la paix et sécurité collective
Mardi 2 juin 2009
I. La défense de la France
Le rôle de la défense nationale
La France est une nation en paix : elle n’a aucune ambition territoriale et ne se connaît pas d’ennemis.
Le rôle de la défense nationale est donc de :
• défendre les intérêts vitaux et stratégiques de la France,
• assumer ses responsabilités,
• jouer son rôle au niveau mondial.
Les caractéristiques de la défense nationale
La défense nationale repose sur 2 principes :
• Globalité : elle concerne tous les citoyens et tous les secteurs de la vie du pays.
• Permanence : elle est organisée et préparée même en temps de paix.
L’unité de la défense nationale est garantie par sa soumission au pouvoir politique.
L‘organisation de la défense nationale
• Le président de la République est le chef des armées. Il est responsable de la politique de défense. Il est le seul à pouvoir donner l’ordre d’engagement des forces nucléaires.
• Le 1er ministre est responsable de la défense nationale. Il est responsable de la mise en œuvre des opérations décidées en conseils des ministres. Chaque ministre du gouvernement est responsable de la préparation et de l’exécution des mesures de défense incombant à son ministère.
• Le parlement fixe par des lois l’organisation de la défense et les moyens qui lui sont consacrés.
Principes guidant la politique de la défense de la France :
• l’autonomie : la France prend seule les décisions engageant son avenir,
• la solidarité : elle est prête à aider ses alliés, à respecter ses engagements en Europe, comme dans le monde.
Une armée de métier
• Il n’existe plus de menace directe sur nos frontières (création de l’Union Européenne, fin de la Guerre Froide).
• Les missions de l’armée sont de plus en plus spécialisées : elles nécessitent de faire appel à des professionnels qui maîtrisent complètement leur métier.
• Le lien entre les citoyens et l’armée est maintenu par « le parcours citoyen »
II. Le maintien de la paix dans le monde
L‘engagement international de la France
La France préserve ses intérêts et ses valeurs grâce à la défense
nationale. Mais elle s’engage aussi a niveau international.
Elle est membre de :
• l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN),
• l’Union de l’Europe Occidentale (UEO).
Elle a également une part active dans l’élaboration et la mise en place de la défense européenne.
Enfin, elle est un des pays à l’origine de l’Organisation des Nations Unies (O.N.U.) dans laquelle elle joue un rôle important. Cette organisation a été crée à la fin de la Seconde Guerre Mondiale et regroupe de nombreux pays.
Le rôle de l‘O.N.U.
• Maintenir la paix en :
− prévenant les menaces de conflit,
− réprimant les actes d’agressions,
− aidant à régler les conflits en tenant compte des principes de justice et du droit international.
• Développer les relations amicales entre les peuples en respectant
− le principe de l’égalité de droit des peuples,
− le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. (Charte des Nations-Unies, 1945)
L’O.N.U agit principalement en tant que médiateur, négociateur, entre les pays en conflit. Elle fait également des recommandations. Il lui est possible d’avoir recours à une force armée (sur décision du conseil de sécurité) : les Casques Bleus (ou éventuellement intervention de l’armée d’Etats membres).
L‘organisation de l‘O.N.U.
Tous les pays peuvent être représentés à l’Assemblée Générale de l’O.N.U. Cette Assemblée Générale élit les membres :
• du Secretariat Général,
• de la Cour International de Justice,
• du Conseil Economique et Social,
• du Conseil de Sécurité (sauf les 5 membres permanents qui disposent d’un droit de veto et d’un pouvoir d’initiative : les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Russie, la Chine, la France),
• et nomme le secrétaire général (pour 5 ans). Actuellement, le secrétaire général est Kofi Annan.
III. La Coopération Internationale
Le rôle des Etats
Pour pouvoir maintenir la paix, la solidarité internationale est indispensable. La situation de certaines population est trop dramatique pour être ignorée.C’est la raison pour laquelle certains Etats ont mis en place des organes de coopération internationale.
Les organismes dépendant de l‘O.N.U.
Ils sont au nombre de 30 et visent tous à favoriser la coopération internationale dans différents domaines. Il y a 16 institutions spécialisées (U.N.E.S.C.O., F.M.I., O.M.S., B.I.R.D., …) et 14 organes subsidiaires ( U.N.I.C.E.F., H.C.R., C.N.U.C.E.D., P.N.U.E., …)
Les accords de coopérations inter-états.
Certains Etats décident d’établir des accords de coopération qui peuvent être militaires, économiques, culturels ou politiques. Ces accords ont souvent des origines historiques (l’Organisation internationale de la Francophonie, par exemple)
Les accords bilatéraux
Ce sont des accords signés entre un pays riche et un pays pauvre par lesquels, le pays le plus riche s’engage à aider l’autre par des moyens financiers par exemple.
Les Organisations Non Gouvernementales (O.N.G.)
Elles sont plus de 1800 (Médecins du Monde, Amnesty International, Handicap International, Pharmaciens sans frontières…). Elles interviennent sur le terrain, dans des situations d’urgence, mais aussi sur des actions de longue durée. Indépendantes des Etats, les O.N.G. interviennent sans parti pris politique. Elles ont contribué à poser la question de l’ingérence humanitaire.
Brevet/Education civique : Valeurs, principes et symboles de la République française
Mardi 2 juin 2009 I. Les valeurs et les principes de la République
Origine de la République
République vient du latin « res publica » : la chose publique. Elle désignait autrefois l’Etat sans faire référence à une forme particulière de gouvernement.
Aujourd’hui, République désigne un Etat gouverné par des représentants élus au suffrage universel.
Les principes de la République
«La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale » (article premier de la Constitution de 1958)
Indivisible : unité territoriale et linguistique de la France, les lois ont les mêmes pour tous.
Laïque : liberté de conscience et de culte. La République ne soutient aucune religion et respecte toutes les croyances
Démocratique : la souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et/ou par voie de référendum. Le suffrage est universel, égal et secret.
Sociale : garantie de protection sociale, de sécurité matérielle. La Nation proclame la solidarité de tous les Français.
Les valeurs de la République sont à l’origine des lois et des institutions.
II. Les symboles de la République
Le Drapeau bleu, blanc, rouge
Il évoque le pays, ses principes. Pour ces raisons, il est arboré lors de manifestations importantes (commémorations, accueil de personnalités étrangères, manifestations sportives, …).
Le drapeau français est bleu, blanc et rouge. Il est né au cours de la Révolution française, du rapprochement du blanc, couleur de la royauté, avec le bleu et le rouge, couleurs de Paris.
L‘hymne national : la Marseillaise
Composée par Rouget de Lisle, en 1792, la Marseillaise doit son nom aux troupes marseillaises qui l’entonnèrent lors de leur entrée à Paris.
Ce chant n’a été officialisé comme hymne national qu’en 1946.
L‘effigie : Marianne
Dès sa naissance, sous la Révolution française, la République a été représentée sous les traits d’une femme, portant un bonnet phrygien … tantôt fougueuse et guerrière, tantôt protectrice et nourricière. Marianne est devenue peu à peu la représentation la plus facile à partager de la «mère patrie ».
La devise : Liberté, Egalité, Fraternité
Notre devise « Liberté, égalité, fraternité » symbolise un idéal national de liberté, de justice et de générosité humaine.
La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui.
L’égalité signifie que la loi est la même pour tous et que tout le monde a les mêmes droits
La fraternité est fondée sur l’idée de la dignité humaine. De nos jours cela consiste à faire participer chacun au bien être de tous.
Le coq
Le coq est devenu, dès l’Antiquité, l’emblème de la Gaule par le fait d’un jeu de mot car en latin « gallus » signifie à la fois « gaulois »et coq ». Plus largement utilisé sous la Révolution française, il devient un symbole quasi officiel sous la IIIe République.
La fête nationale : le 14 juillet
Le 14 juillet 1789 le peuple de Paris, révolté, prend la forteresse royale de la Bastille. Cet évènement est commémoré, l’année suivante, comme le début de la Révolution. Mais ce n’est qu’en 1880 que le 14 juillet devient officiellement la fête nationale. Chaque année, ce jour est l’occasion d’un défilé militaire et de festivités (bals, feux d’artifices…).
Le Drapeau bleu, blanc, rouge, Marianne, la devise « Liberté, Egalité, Fraternité » sont visibles sur les bâtiments officiels, les pièces de monnaies et les timbres.
Brevet/Histoire -Géographie : Les relations internationales depuis 1975
Lundi 1 juin 2009 I. Vers la fin de la guerre froide
La guerre fraîche jusqu‘en 1985
La crise économique rend les rapports internationaux plus difficiles. Les pénuries de matières premières et de pétrole stimulent la compétition.
Profitant du repli américain lié à la guerre du Vietnam et au scandale du Watergate, l’URSS reprend une politique d’expansion et d’armement.
La compétition s’étend désormais au Tiers monde : l’URSS intervient militairement en Angola et en Somalie, et envahit son allié l’Afghanistan en 1979. La tension est extrême.
Les Etats-Unis répliquent en lançant une croisade anti-communiste. Ils soutiennent la guerilla afghane et les dictatures pro-américaines en Amérique centrale.
Depuis 1985, l‘apaisement et la fin de la guerre froide
Le nouveau dirigeant soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, recherche la détente avec l’Ouest. La libéralisation de son régime entraîne des troubles et des difficultés économiques qui le poussent à limiter les dépenses extérieures.
Aux Etats-Unis, le président Ronald Reagan change radicalement d’attitude devant les déficits records et l’isolement diplomatique de son pays.
En 1987, le retrait des euromissiles est décidé. Les traités START I (1991) et START II (1993) prévoient la diminution des missiles nucléaires.
Les Soviétiques se retirent en 1989 d’Afghanistan et se désengagent des guerres civiles en Amérique latine.
II. Une nouvelle Europe
Un vent de liberté à l‘Est
A la tête de l’URSS de 1985 à 1991, Gorbatchev met en place des réformes de grande ampleur (perestroïka, glasnost) et accepte le retour des dissidents.
Ces changements font souffler un vent de liberté à l’Est. Moscou décide de ne plus intervenir en Europe de L’Est. En 1991, le COMECON et le Pacte de Varsovie sont dissous.
Des élections libres sont organisées dans les démocraties populaires qui instaurent le multipartisme.
La destruction du mur de Berlin, désormais inutile, en novembre 1989, accélère la réunification des deux Allemagnes (1990). Le bloc de l’Est n’existe plus.
La mort de l‘URSS et ses conséquences
Les réformes désorganisent l’économie et mécontentent les Soviétiques.
Eltsine, président de la Russie, fait échouer le putsch des conservateurs (août 1991). Il en ressort renforcé, dissout le PC et l’URSS, dont les républiques proclament leur indépendance. La CEI (Communauté des Etats Indépendants) apparaît.
La fédération de Russie hérite de l’arme atomique et d’un siège permanent à l’ONU.
La fin de la guerre froide entraîne le repli des soldats américains et soviétiques basés en Europe.
L’Union Européenne étudie les conditions d’adhésion des anciens pays de l’Est. Elle s’oriente aussi vers la création d’une armée européenne indépendante de l’OTAN, l’Eurocorps.
Les migrations de l’Est vers l’Ouest du continent sont importantes.
III. Un monde multipolaire ou unipolaire ?
De nouveaux centres de puissance
L’UE, première puissance économique, cherche à acquérir un poids politique plus important. Elle peine à s’imposer face à Washington, hostile à une Europe politique.
En Asie du Sud-Est, le Japon et la Chine se disputent la primauté.
L’Inde et le Pakistan s’affirment comme des puissances nucléaires.
En Afrique, certains pays sont les leaders du continent, en particulier l’Afrique du Sud depuis la fin de l’apartheid.
Des conflits régionaux
La paix n’est pas rétablie au Proche-Orient, malgré la fin de la guerre froide et du conflit Iran-Irak. En 1991, Saddam Hussein envahit le Koweït. La guerre du Golfe contraint l’Irak au désarmement.
Dans le conflit palestinien, malgré les accords de Washington (1993), la paix est menacée par les extrémistes des deux camps.
Les Balkans sont de nouveau une poudrière. La guerre civile en Bosnie (1992-1995), s’appuie sur une purification ethnique. Les frappes de l’OTAN imposent la paix de Dayton.
En 1999, la guerre du Kosovo achève l’implosion de ce qui reste de la Yougoslavie (Serbie, Monténégro, Voïvodine et Kosovo).
Un monde plus uni et plus fragmenté
Le monde actuel semble plus homogène, il n’est plus divisé selon deux idéologies dominantes et la démocratie progresse.
L’ONU compte 185 membres et dispose du droit d’ingérence.
Les rapports internationaux sont très inégalitaires et peu solidaires.
Les Etats résistent mal aux conflits ethniques, au terrorisme et aux intégrismes religieux : des régions sont en voie de balkanisation.
Les Etats-Unis sont les véritables gendarmes du monde.
IV. Dates et mots-clés
Dates
1979 : l’URSS envahit l’Afghanistan
1980-1988 : guerre Iran-Irak
1989 : retrait des troupes soviétiques d’Afghanistan
novembre 1989 : chute du mur de Berlin
1990 : réunification de l’Allemagne
1990-1991 : guerre du Golfe
1991 : fin du Pacte de Varsovie et de l’URSS
1992-1995 : guerre civile en Bosnie-Herzégovine
13 septembre 1993 : accords israélo-palestiniens de Washington. Poignée de main historique orchestrée par Bill Clinton (président des Etats-Unis) entre les trois signataires, Yitzhak Rabin, Shimon Peres et Yasser Arafat.
avril 1994 : attentats commis par des extrémistes juifs et palestiniens qui ralentissent le processus de paix.
1999 : guerre civile au Kosovo
Mots-clés
Guerre fraîche ; détente ; libéralisation ; perestroïka ; glasnost ; COMECON ; réunification ; CEI ; puissances nucléaires ; accords de Washington ; purification ethnique ; droit d’ingérence ; balkanisation.
Biographies
Ronald Reagan (né en 1911) : président des Etats-Unis de 1981 à 1988. Républicain, très anticommuniste, il modifie sa politique extérieure face aux transformations de l’URSS.
Mikhaïl Gorbatchev (né en 1931) : dirigeant de l’URSS de 1985 à 1991, il instaure des réformes démocratiques et contribue à l’apaisement Est-Ouest. Il obtient le prix Nobel de la paix en 1990.
Yasser Arafat (né en 1929 ) : homme politique palestinien, il dirige l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) depuis 1969. Il choisit d’abord la voie terroriste pour faire valoir les droits du peuple palestinien face à Israël, puis adopte, à la fin des années 1980, la voie diplomatique. Il obtient ainsi, par les accords de Washington en 1993, l’autonomie des territoires palestiniens qu’il administre depuis.
Yitzhak Rabin (1922-1995) : Premier ministre israélien, négociateur des accords de Washington de 1993. Il reçoit pour cela le prix Nobel de la paix (conjointement avec Yasser Arafat). Il est assassiné lors d’un meeting à Tel-Aviv par un étudiant extrémiste israélien hostile au processus de paix.
Brevet/Histoire-Géographie : 1945-1975, un monde bipolaire
Lundi 1 juin 2009
I. 1945-1949, l‘entrée en guerre froide
De l‘alliance à la rupture
La guerre n’est pas encore terminée que des tensions opposent déjà les futurs vainqueurs. Staline s’inquiète de la puissance atomique des Américains, tandis que Churchill déclare « qu’un rideau de fer est tombé sur l’Europe ».
Pour arrêter la progression du communisme, Truman décide une aide économique massive aux pays menacés. La doctrine Truman au sujet de « l’ endiguement » (mars 1947) prend forme avec le plan Marshall.
L’URSS réplique par la doctrine Jdanov, qui exige une solidarité communiste à travers le monde, par le Kominform.
La formation de deux blocs ennemis
Un choix idéologique s’impose alors à l’Europe et au monde : Le bloc américain regroupe les pays d’Europe de l’Ouest, associés dans l’OECE (Organisation Européenne de Coopération économique) et adhérant à l’OTAN.
Face à lui, le bloc soviétique est constitué des démocraties populaires d’Europe de l’Est où les gouvernements sont contrôlés par les communistes.
Au cœur de la guerre froide, le problème allemand
Dès la conférence de Yalta, les Alliés s’opposent : l’URSS veut une Allemagne affaiblie et démembrée; les États-Unis souhaitent en faire un partenaire économique.
Les Soviétiques organisent le blocus de Berlin-Ouest en juin 1948.
L’Allemagne est maintenant coupée en deux Etats : la RFA et la RDA.
II. 1950-1962, vers une coexistence pacifique
1950-1953, l‘apogée de la guerre froide
Coupée en deux depuis le départ des Japonais, la Corée connaît une guerre opposant le Nord communiste, soutenu par l’URSS, et le Sud, allié des Etats-Unis.
1953-1962, une nécessaire coexistence
La déstalinisation menée par Khrouchtchev, la possession des bombes H et A et l’émergence des non-alignés poussent l’Union soviétique vers une coexistence pacifique.
Malgré cela, la méfiance reste immense. L’entrée de la RFA dans l’OTAN, la création du Pacte de Varsovie relancent la course aux armements et à la conquête de l’espace : c’est l’équilibre de la terreur.
Des crises violentes
Afin d’arrêter l’exode vers l’Ouest de millions d’est-allemands, Moscou exige que le secteur occidental de Berlin devienne une ville neutre. La RDA construit dans la nuit du 12 au 13 août 1961 un mur qui coupe la ville en deux.
Après « l’affaire de la baie des cochons », Kennedy menace Cuba, Etat dirigé par Fidel Castro. En renonçant à lui fournir l’arme atomique, Khrouchtchev évite de justesse une troisième guerre mondiale.
III. Les décolonisations
La domination coloniale en question
Durant l’entre-deux-guerres, les métropoles ont ignoré les demandes de réformes de leurs colonies. Réprimés, les mouvements nationalistes se durcissent et réclament l’indépendance.
Le prestige des métropoles est très affaibli par le désastre de 1939-45. Les colonisés, qui ont fourni troupes et ressources n’obtiennent qu’une émancipation relative au sein des empires.
L’ONU proclame le droit à l’autodétermination des peuples, dont elle devient le porte-parole.
Une décolonisation progressive
Entamée en Asie où les nationalismes sont anciens, la décolonisation touche ensuite le Maghreb, puis l’Afrique noire.
Les indépendances sont soit négociées (Maroc, Tunisie, pays du Commonwealth), soit arrachées (Vietnam, Algérie). Menée par son leader Ghandi, une résistance originale en Inde aboutit à l’indépendance en 1947.
La conférence de Bandoeng et le non-alignement illustrent l’émergence du Tiers monde.
IV. 1963-1975, une détente nécessaire
Qu‘est-ce que la détente ?
C’est la recherche de l’équilibre des forces. Par des accords internationaux, les Grands cherchent à limiter la prolifération des armes atomiques.
De nouveaux hommes au pouvoir, Brejnev d’un côté et Nixon et Kissinger de l’autre, cherchent à se reconnaître mutuellement.
De nouvelles voix, de nouvelles puissances
A l’Est, Mao Zedong rompt avec Moscou et des critiques émanent des étudiants à Prague.
A l’Ouest, la France se retire de l’OTAN (1966) et se rapproche de l’URSS et de la Chine.
L’Europe s’organise en un Marché commun (1957) et se fait entendre lors des négociations commerciales.
Les pays du Tiers monde émergent par le non-alignement et par l’O.U.A.
Des affrontements périphériques
Au Moyen-Orient, Israël agrandit ses territoires au détriment des pays arabes voisins, par les guerres de 1967 et 1973.
En Asie du Sud-Est, la guerre du Vietnam marque un déclin relatif des États-Unis et de leur rôle de gendarmes du monde.
V. Dates et mots-clés
Dates
mars 1947 : application du plan Marshall
1947 : indépendance de l’Inde
septembre 1947 : doctrine Jdanov
juin 1949 : création de la RFA et de la RDA
1949 : création de l’OTAN
1954 : indépendance du Vietnam
1954-1962 : guerre d’Algérie
1955 : création du Pacte de Varsovie
1955 : conférence de Bandoeng
1956 : indépendance du Maroc et de la Tunisie
1957 : acte de Rome qui donne naissance à la CEE
1960 : indépendance de la plupart des pays d’Afrique noire
12-13 août 1961 : édification par la RDA du mur de Berlin
1962 : indépendance de l’Algérie
1964-1968 : guerre du Vietnam
Mots-clés
guerre froide ; rideau de fer ; « endiguement » ; plan Marshall ; doctrine ; Jdanov ; Kominform ; OTAN ( Organisation du Traité de l’Atlantique Nord) ; démocraties populaires ; RFA (République Fédérale Allemande) ; RDA (République Démocratique Allemande) ; coexistence pacifique ; non-alignés ;
Pacte de Varsovie ; équilibre de la terreur ; décolonisation ; Tiers monde ; détente ; Marché commun ; guerre du Vietnam.
Biographies
Nikita Sergueïevitch Khrouchtchev (1894-1971) : dirigeant de l’URSS à la mort de Staline, il entreprend dès 1956 la déstalinisation et prône, à l’extérieur, la coexistence pacifique.
Richard Nixon (1913-1994) : président des Etats-Unis de 1968 à 1974, il favorise la détente avec Pékin et Moscou et se désengage du Vietnam. Il est compromis dans le scandale des écoutes du Watergate et démissionne en 1974.
Brevet/Histoire-Géographie : le monde et ses mutations de 1945 à nos jours
Lundi 1 juin 2009
I. Des 30 Glorieuses aux « 20 médiocres »
Une croissance sans précédent : les « 30 Glorieuses »
De la reconstruction jusqu’en 1968, la croissance est de 5 % en Occident et au Japon.
Cette croissance encourage les entreprises à investir. Le commerce mondial progresse grâce au libre-échange (accord du GATT en 1947).
Dès 1968, la croissance faiblit, l’inflation et le chômage augmentent. Dans les pays riches, les secteurs traditionnels comme le textile déclinent et la mécanisation de l’agriculture entraîne l’endettement et l’exode rural. Dans les pays pauvres, le cours des matières premières baisse.
Une longue dépression
Les puissances occidentales sont déstabilisées à deux reprises par l’augmentation du prix décidée par les pays de l’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole) en 1973, lors de la guerre du Kippour, puis entre 1978 et 1981. La concurrence des Nouveaux Pays Industrialisés (NPI) contribue à expliquer cette dépression.
Après le premier choc pétrolier, la croissance est presque nulle. Se succèdent ensuite des périodes de croissance et de récession.
Les effets de la crise économique
Depuis la crise, le chômage a triplé. Aujourd’hui, 35 millions de chômeurs sont dénombrés en Europe occidentale. Cette situation entraîne la multiplication des emplois précaires et la fermeture progressive des frontières aux immigrés.
De plus, la paupérisation s’accentue. Les pays riches constatent une multiplication des sans domicile fixe ( SDF).
II. L‘amélioration des conditions de vie et ses conséquences
L‘évolution de la population mondiale
Le climat de confiance de l’après-guerre et les progrès de la médecine ont favorisé l’explosion démographique (baby-boom). Ces progrès sont ternis par certaines maladies (cancer, sida) et par la multiplication des guerres.
La croissance actuelle de la population s’effectue dans les pays du Sud, surtout en Afrique et en Asie.
Aujourd’hui, on observe dans le monde « riche » un ralentissement général de la natalité et un vieillissement de la population.
On assiste à une explosion urbaine dans les pays du Tiers monde, mais les villes ont beaucoup de problèmes pour accueillir les ruraux.
L‘évolution contrastée des niveaux de vie
Dans les pays riches, la prospérité donne naissance à une société marquée par la consommation de masse, encouragée par la publicité.
Cette prospérité s’appuie désormais sur l’économie de services générés par les secteurs de pointe issus de la 3ème révolution industrielle : la société se tertiarise.
Dans l’ensemble, les pays du Tiers monde et les pays riches ont connu une amélioration de leur niveau de vie.
Pourtant, les inégalités restent fortes. La société de consommation reste inaccessible aux exclus des pays riches et aux régions défavorisées.
Le niveau de vie du Tiers monde reste cinq fois inférieur à celui des pays développés.
III. Vers une culture de masse uniforme ?
La naissance d‘une culture de masse
La radio (inventée en 1895) et le téléviseur (premiers modèles en 1926) sont des biens de consommation courants.
L’évolution des techniques de communication s’amplifie, et l’information est diffusée plus rapidement (satellite, fax, internet, téléphonie mobile).
Les techniques nouvelles offrent une vision globale et uniformisée de l’actualité.
Les diversités culturelles menacées
Le mode de vie des pays riches s’est calqué sur celui des États-Unis, et ce mimétisme gagne petit à petit les pays du Tiers monde. Fast-foods et produits audiovisuels outre-Atlantique sont devenus familiers partout à travers le monde (Disney et Coca-Cola sont des marques universelles) : c’est l’uniformisation de la culture.
La Terre est devenue un village planétaire par la mondialisation de l’économie et de l’information. Le succès de spectacles sportifs comme les Jeux Olympiques d’Atlanta en 1996 témoigne de l’universalité du phénomène.
Les habitudes de vie ont été modifiées, surtout dans les pays riches, avec un accroissement du temps pour les loisirs et la culture.
Des réactions de résistance ou de rejet
Une résistance culturelle s’est développée face au poids des États-Unis. La France tente d’affirmer l’exception culturelle.
Cette résistance peut prendre des formes extrêmes. L’intégrisme religieux pousse certains fanatiques (Talibans d’Afghanistan) à des actes violents (attentats).
IV. Dates et mots-clés
Dates
1947 : accords du GATT
1948 : invention du transistor
1949 : premier journal télévisé en France
1945-1973 : Trente Glorieuses
21 juillet 1969 : premier homme sur la Lune
1973 : premier choc pétrolier
1973-1996 : ralentissement général de la croissance
1979 : deuxième choc pétrolier
1980 : début de l’essor des télécommunications
Mots-clés
Trente Glorieuses ; libre-échange ; inflation ; chômage ; OPEP ; NPI ; récession ; paupérisation ; baby-boom ; consommation de masse ; publicité ; société de consommation ; 3ème révolution industrielle ; Internet ; uniformisation de la culture ; village planétaire ; mondialisation ; exception culturelle ; intégrisme
religieux.
Notions importantes
Trente Glorieuses : nom donné à la période de 1945 à 1973 par Jean Fourastié, caractérisée par une forte croissance économique, surtout dans les pays industriels, et par une transformation des modes de vie.
Publicité : il s’agit de présenter comme nécessaire de nouveaux produits qui n’existaient pas auparavant (l’ordinateur) et d’encourager la consommation. La publicité est l’emblème de la société de consommation.
Brevet/Histoire-Géographie : La seconde guerre mondiale
Lundi 1 juin 2009
I. Une guerre totale et mondiale (1939-1945)
Le raz de marée de l‘Axe (1939-1941)
Hitler attaque la Pologne le 1er septembre 1939, après la signature du pacte de non-agression avec Staline.
La « guerre éclair » (Blitzkrieg) est fondée sur l’utilisation massive de divisions blindées et un appui aérien important. C’est l’outil de guerre de l’armée allemande (Wehrmacht).
Elle permet à Hitler d’envahir l’Europe occidentale en mai et juin 1940. La France est anéantie en six semaines (10 mai au 22 juin 1940). L’Angleterre reste seule à combattre. En 1941, Hitler se retourne contre l’URSS et envoie l’Afrikakorps à la conquête de l’Afrique.
En décembre 1941, le Japon détruit la flotte américaine à Pearl Harbor.
1942 : l‘année charnière
Le tournant de la guerre s’amorce en juin 1942 lorsque les Américains arrêtent les Japonais dans les îles Midway. Ils entreprennent une reconquête du Pacifique à saute-mouton.
Les Anglais stoppent les Allemands à El-Alamein en octobre 1942, puis font la jonction avec les troupes américaines débarquées en Afrique du Nord.
En Russie, Hitler connaît un grand échec. Son armée doit capituler après des combats atroces à Stalingrad (août 1942 à février 1943)
La victoire alliée (1943-1945)
L’Europe est peu à peu libérée, par les Occidentaux à l’Ouest, grâce au débarquement de Normandie du 6 juin 1944, et par les Russes à l’Est.
L’Allemagne capitule le 8 mai 1945.
Pour précipiter la défaite du Japon, Truman lâche des armes nouvelles : le 6 août 1945 à Hiroshima et le 9 août 1945 à Nagasaki, les premières bombes atomiques explosent. Le 2 septembre 1945, le Japon capitule.
II. L’Europe nazie
Un système d‘exploitation économique et de l‘humain
L’économie de l’Europe est au service de l’Allemagne. Les frais d’occupation sont considérables.
Les réquisitions et les rationnements affament les populations.
Prisonniers et ouvriers sont obligés d’aller travailler en Allemagne (STO : Service du Travail Obligatoire).
Un régime de terreur
La Gestapo arrête, torture, fusille et déporte. La propagande se déchaîne contre les résistants.
Dès 1933, des camps de concentration sont ouverts (Dachau). On y déporte tous les opposants du régime pour y subir le travail forcé.
A partir de janvier 1942, à la déportation s’ajoute le génocide. La conférence de Wannsee définit la « solution finale », c’est-à-dire l’extermination des Juifs et des Tziganes dans des camps d’extermination
comme Treblinka et Auschwitz.
La collaboration
Elle s’organise avec certains gouvernements (Vichy en France, le Danemark). Pétain signe l’armistice et entreprend une collaboration avec l’occupant, il rencontre Hitler à Montoire en octobre 1940.
Une partie de la population accepte de collaborer, par peur du communisme, par antisémitisme ou par simple profit économique. Elle s’engage dans des milices, fait de la propagande.
La majorité des populations est restée attentiste durant l’occupation.
La résistance
Elle peut être passive (écoute discrète des radios alliées, lecture de la presse clandestine) ou active (sabotage, aides aux Juifs). Certains résistants s’organisent en réseau et prennent le maquis. C’est le cas en France de Jean Moulin après l’appel du 18 juin du général de Gaulle.
La Gestapo combat les résistants, qu’elle considère comme des terroristes. Ceux qui tombent entre ses mains sont torturés, déportés ou tués. Les prises d’otages de la Gestapo terrorisent la population.
III. Le Monde en 1945
Un traumatisme sans précédent
Le bilan humain est terrible. 50 millions de morts, 35 millions de blessés. La moitié des morts est constituée de civils, victimes des privations, des bombardements aveugles et des représailles.
Les régions et les villes les plus industrialisées d’Europe ont été dévastées par les combats : l’économie est paralysée.
Les limites morales et humaines ont été dépassées. Le génocide organisé des Juifs et des Tziganes, les exécutions massives de prisonniers de guerre par les Allemands et les Japonais laissent des consciences ébranlées. C’est le début de l’angoisse nucléaire.
Le tribunal de Nuremberg (novembre 1945 – octobre 1946) définit la notion de crime contre l’humanité. Les vainqueurs font le procès des vaincus et dans les anciens pays conquis, les gouvernements contiennent difficilement l’épuration sauvage.
Un monde à reconstruire et sous influence
Le nouveau visage de l’Europe est dessiné lors de Yalta (février 1945).
En juin 1945, 50 Etats signent la Charte de San Francisco qui donne naissance à l’Organisation des Nations-Unis (ONU).
A la conférence de Potsdam, il est décidé que l’Allemagne sera démilitarisée, dénazifiée et divisée en quatre zones d’occupation.
Les États-Unis et l’URSS, qui apparaissent comme les deux grandes puissances libératrices de la vieille Europe en déclin, manifestent leur volonté de décider à deux du sort d’un monde désormais sous influence.
IV. Dates et mots-clés
Dates
01 septembre 1939 : invasion de la Pologne
10 mai.1940 : début de l’offensive allemande à l’Ouest
mai – juin 1940 : bataille de France
18 juin 1940 : appel à la résistance de De Gaulle
22 juin 1941 : offensive allemande en URSS
07 décembre 1941: attaque japonaise de Pearl Harbor
août 1942 – février 1943 : bataille de Stalingrad
06 juin 1944 : débarquement allié en Normandie
08 mai 1945 : capitulation allemande
août 1945 : bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki
02 septembre 1945 : capitulation japonaise
juin 1945 : création de l’Organisation des Nations-Unies
novembre 1945 – octobre 1946 : tribunal de Nuremberg
Mots-clés
Blitzkrieg ; Wehrmacht ; débarquement de Normandie ; capitulation ; bombe atomique ; Gestapo ; camps de concentration ; déportation ; génocide ; camps d’extermination ; collaboration ; résistance ; crime contre l’humanité.
Biographies
Winston Churchill (1874-1965) : homme politique anglais. Dès 1932, il comprend le danger que représente Hitler et se retrouve très isolé. Premier ministre conservateur durant le conflit, il organise l’effort de guerre et la résistance britannique face à l’aviation allemande ( bataille d’Angleterre). Il
participe ensuite aux négociations de paix.
Franklin Delano Roosevelt (1882-1945) : homme politique et démocrate américain. En 1932, il est élu président en plein cœur de la crise économique. Il met en place un programme de relance, le New Deal. Très populaire, il est réélu en 1936,1940 et 1944. L’attaque japonaise le pousse à entrer en guerre et
il lance un programme d’effort de guerre. Il meurt en 1945 et est remplacé par Truman.
Jean Moulin (1899-1943) : préfet envoyé en zone sud par de Gaulle, il unifie les mouvements de résistance et devient, début 1943, le président du CNR (Conseil National de la Résistance). Dénoncé, il est livré aux nazis, torturé ; il meurt au cours de son transfert en Allemagne.
Brevet/Histoire-Géographie : La première guerre mondiale
Lundi 1 juin 2009
I. Une guerre que l‘on veut courte
Le déclenchement des hostilités
La France veut récupérer l’Alsace-Lorraine, perdue au profit de l’Allemagne.
L’empire austro-hongrois est fragilisé par des tensions internes. Après l’assassinat de l’héritier de son trône, l’Autriche lance un ultimatum à la Serbie, qui est soutenue par la Russie : le jeu des alliances se met en place.
Les forces en présence
Les empires centraux, (Allemagne, Autriche-Hongrie) doivent se battre sur deux fronts. Ils ont une industrie lourde et une armée bien préparée.
L’Entente (la France, la Grande-Bretagne, la Russie) dispose d’un grand réservoir humain dans les colonies, mais le commandement n’est pas unifié et la préparation militaire des troupes est insuffisante.
L‘échec de la guerre de mouvement
Le plan allemand Schlieffen veut concentrer les forces à l’ouest contre la France, puis se retourner contre la Russie.
Le plan français XVII prévoit d’attaquer en Alsace-Lorraine, puis de franchir le Rhin, mais l’offensive allemande au Nord oblige à une contre-offensive dans la Marne menée par le maréchal Joffre.
II. Une guerre qui dure et qui s‘étend
La guerre de position
Les troupes s’enterrent dans les tranchées.
Le quotidien du poilu est effroyable (soif, faim, froid, mort à chaque instant) et à chaque assaut, un homme sur trois est tué.
La bataille de Verdun (février à décembre 1916) fait 700 000 morts en dix mois, malgré l’effort du maréchal Pétain qui organise la défense française et le ravitaillement.
1917 : l‘année charnière
La lassitude atteint tous les camps (mutineries, grèves).
L’entrée en guerre des États-Unis répond à la préservation de ses intérêts économiques (envoi de soldats et de matériel).
La Russie sort du combat en décembre 1917 par l’armistice de Brest-Litovsk.
1918 : l‘année décisive
Débarrassés de leur ennemi à l’Est, les Allemands lancent une offensive sur le front de l’Ouest.
Les Alliés lancent une contre-offensive victorieuse sur la Marne sous le commandement centralisé du maréchal Foch.
L’armistice est signée le 11 novembre 1918 à Rethondes, dans la forêt de Compiègne.
III. Une guerre totale
La mobilisation des Etats
Dans tous les Etats se font des unions sacrées pour la victoire. Les Etats organisent une économie de guerre avec rationnement. La mobilisation des esprits est totale par la censure de la presse et du courrier pour la propagande.
La mobilisation des hommes et des femmes
66 millions de soldats se succèdent avec des renforts des colonies.
La population active est modifiée: les femmes remplacent les hommes aux champs et dans les usines d’armement : ce sont les munitionettes.
La mobilisation des moyens de production
C’est une guerre d’ateliers industriels: armes nouvelles (grenades, lanceflammes, gaz asphyxiants), sous-marins, chars, avions.
Les patrons s’enrichissent grâce à la production d’armement (Louis Renault, André Citroën).
IV. Les conséquences du conflit
Une Europe en déclin
Le bilan démographique est lourd : 9 millions de morts, 7 millions d’invalides, des millions de veuves et d’orphelins. Premier génocide de l’histoire : la population arménienne est massacrée par les Turcs. S’ajoutent également des séquelles démographiques à long terme sur la pyramide des âges.
La guerre est un désastre matériel et financier. L’Europe est un champ de ruines, tout est à reconstruire. Les pays se sont endettés pour l’effort de guerre, et ils doivent rembourser. L’inflation est galopante, l’Europe souffre de pénuries, et il faut reconvertir les économies de guerre en économies de paix.
Les États-Unis sont devenus les créanciers de l’Europe, à la suite du repli commercial du continent.
Une Europe redessinée
Les 14 points de Wilson, énoncés en janvier 1918, prévoient la création de la Société Des Nations. La conférence de Paris ( janvier-mai 1919) réunit 32 pays représentant les vainqueurs.
L’Allemagne, jugée responsable du conflit, est humiliée par le Traité de Versailles, signé le 28 juin 1919, qu’elle considère comme un Diktat.
Elle devient une nation désarmée, amputée de territoires, privée de ses colonies et contrainte à payer de lourdes réparations. Elle est privée de son potentiel économique et militaire.
De nouveaux Etats apparaissent : la Pologne, la Hongrie, la Tchécoslovaquie, les Etats baltes (Estonie, Lituanie, Lettonie).
Les traités font naître un sentiment de revanche et d’humiliation chez les perdants (Italie, Allemagne). Les nouvelles frontières n’ont pas résolu tous les problèmes de nationalités et en ont même créé.
La SDN, impuissante, souffre de l’absence des Etats-Unis.
V. Dates et mots-clés
Dates
28. juin 1914 : assassinat de l’Archiduc d’Autriche à Sarajevo.
03 août 1914 : déclaration de guerre de l’Allemagne à la France
06-10 septembre 1914 : bataille de la Marne
février-décembre 1916 : bataille de Verdun
avril 1917 : entrée en guerre des Etats-Unis
décembre 1917 : armistice de Brest-Litovsk
11 novembre 1918 : armistice à Rethondes
28 juin 1919 : traité de Versailles
janvier-mai 1919 : conférence de Paris
Mots-clés
Ultimatum ; empires centraux ; front ; Entente ; guerre de mouvement ; union sacrée ; rationnement ; censure ; propagande ; guerre de position ; tranchée ; poilu ; mutinerie ; armistice ; SDN ; Diktat ; réparations.
Biographies
Maréchal Pétain (1856-1951) : général chargé, en février 1916, de la défense de Verdun. Il en tire un grand prestige qui lui vaut, en 1918, le titre de maréchal
de France.
Maréchal Foch (1851-1929) : officier ayant participé aux principales batailles depuis le début de la guerre. Il est nommé chef d’état-major en 1917 et
généralissime des armées alliées en 1918. Il dirige l’offensive victorieuse en août 1918.
Thomas Woodrow Wilson (1856-1924 ): président démocrate des États-Unis de 1912 à 1920. Il décide l’entrée de son pays dans la Première Guerre mondiale
et énonce en janvier 1918 les « 14 points » censés garantir une paix durable.
Paul von Hindenburg (1847-1934) : maréchal et homme politique allemand. Après avoir combattu les Russes à Tannenberg (1914), il commande le front de l’Est. Président de la République en 1925, il nomme Hitler comme chancelier le 30 janvier 1933.
Brevet/Histoire-Géographie : L’entre deux guerres
Lundi 1 juin 2009I. La dépression économique et ses conséquences
La crise économique et les politiques de lutte
Le 24 octobre 1929, le krach de la bourse de New-York (Wall Street) ruine des milliers de spéculateurs qui cherchent à revendre leur titres : c’est une panique boursière qui entraîne la chute des cours. Le monde entier est affecté du fait de l’interdépendance des économies.
Aux États-Unis, le président Roosevelt adopte la politique du New Deal, inspirée de Keynes, qui vise à une plus grande intervention de l’état (dévaluation du dollar, politique de grands travaux).
La dépression modifie le comportement économique des états. Des mesures protectionnistes sont adoptées, voire des réactions agressives (Italie, Allemagne, Japon) comme l’autarcie et l’expansionnisme (réarmement).
Des bouleversements de société
L’urbanisation explique l’essor des services. Le développement des ransports favorise l’exode rural, qui fait gonfler les banlieues.
La production industrielle se rationalise par le taylorisme. Les cols blancs se multiplient et les emplois se féminisent. Les besoins se multiplient, surtout aux États-Unis , où ils symbolisent « l’American way of life ».
Une diffusion plus rapide de l’information est possible par la TSF qui fait connaître le jazz et le cinéma parlant (1927).
Les arts dans les années trente connaissent par ailleurs des évolutions importantes (dessins animés, bandes dessinées). Le jazz, musique noire, connaît une formidable expansion grâce à des artistes comme Louis Armstrong, Duke Ellington et Ella Fitzgerald.
II. La France des années trente
Une société qui entre doucement dans le XXème siècle
A la fin des années 20, paysans, commerçants, ouvriers et artisans constituent la grande majorité de la population.
La III ème république a survécu au conflit, et le débat politique oppose l’Union nationale au Cartel des gauches.
Un nombre croissant de Français remettent en cause l’organisation sociale et politique du pays, car les clauses du traité de Versailles ne permettent pas de construire la paix.
Alors que l’empire colonial est vingt-trois fois plus vaste que la métropole, le rayonnement international de la France diminue.
Le Front populaire
La SFIO, le Parti radical et le Parti communiste s’unissent pour lutter contre les ligues et défendre la république.
Les partis du Front populaire, dirigé par Léon Blum remportent les élections legislatives de mai 1936.
Après une vague de grèves qui paralysent le pays, les accords de Matignon sont signés le 7 juin 1936. Ils représentent une avancée sociale très importante.
Les Français désunis face à la guerre
Les menaces et les agressions de l’Allemagne, de l’Italie et du Japon se font de plus en plus précises.
A la conférence de Munich (29-30 septembre 1938), Chamberlain et Daladier acceptent les exigences allemandes, au nom d’une paix bradée.
Dès 1925, les chefs militaires français ont choisi une stratégie défensive, en construisant la ligne Maginot.
En 1939, les Français réalisent qu’une attitude pacifiste n’est plus possible.
III. L‘émergence de régimes autoritaires
La multiplication des régimes totalitaires dans le monde
Après la guerre, l’Italie connaît des troubles révolutionnaires qui favorisent l’émergence du parti fasciste. Mussolini accède au pouvoir en 1922, après la Marche sur Rome.
En Espagne, à partir de 1936, une guerre civile oppose les partisans de Franco et les républicains, soutenus par les Brigades internationales.
Au Japon, la crise favorise l’instauration d’un régime militaire qui mène une politique expansionniste ( protectorat mandchou en 1932).
L‘avènement du nazisme
Au début des années trente, la crise frappe très durement la jeune République de Weimar.
Le parti nazi d’Hitler se présente comme le rempart contre une révolution bolchevique et une réponse à la crise économique de 1929. Il devient le premier parti politique en 1932. Hitler est nommé chancelier par le président Hindenburg, en janvier 1933 et en 1934, il obtient les pleins pouvoirs.
Le IIIème Reich est un Etat totalitaire xénophobe. Le premier camp de concentration (Dachau) est ouvert en 1933.
Les lois de Nüremberg sont antisémites. En novembre 1938 a lieu la nuit de Cristal, pendant laquelle les nazis organisent la destruction et le pillage des synagogues et des magasins juifs.
La société est profondément encadrée : l’école et les organisations de jeunesses hitlériennes ont pour but de transformer les jeunes en nazis.
Le seul parti autorisé est le parti nazi dirigé par le Führer : Hitler La police politique (Gestapo), épaulée par les SS, traque tous ceux qui sont suspects de résistance.
Une politique économique fondée sur l‘autarcie
Au mépris du traité de Versailles, Hitler s’engage sur la voie du réarmement et de la remilitarisation. Il profite de la passivité des démocraties occidentales pour annexer l’Autriche et la Tchécoslovaquie.
Par son bellicisme, Hitler est directement responsable du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.
IV. Dates et mots-clés
Dates
24 octobre 1929 : krach de Wall Street
janvier 1933 : Hitler est nommé chancelier
06 février 1934 : manifestation des ligues à Paris
mai 1936 : victoire du Front Populaire
07 juin 1936 : accords de Matignon
1935 : lois de Nuremberg
1936 : début de la guerre civile en Espagne
1938 : Franco au pouvoir en Espagne
mars 1938 : annexion de l’Autriche ( Anschluss)
9-10 novembre 1938 : nuit de Cristal
septembre 1938 : conférence de Munich
août 1939 : invasion de la Tchécoslovaquie
Mots-clés
Crise économique ; krach ; New Deal ; protectionnisme ; autarcie ; expansionnisme ; taylorisme ; Front populaire ; accords de Matignon ; régimes totalitaires ; antisémite ; lois de Nüremberg fascisme ; nazisme ; Führer .
Biographie
Adolf Hitler (1889-1945) : naissance en Autriche dans une famille modeste. Il participe au premier conflit mondial. En 1923, il fait une tentative ratée de putsch à Munich. Incarcéré, il rédige Mein Kampf. Le 30 janvier 1933, bénéficiant des conditions très dures de la crise économique, Hitler est appelé à la chancellerie par le président Hindenburg. Il développe la théorie de l’inégalité des races : les Aryens, la race supérieure, peuvent et doivent, selon lui, anéantir les « sous-hommes » (Juifs, Tziganes, bolcheviks). A la fin de la guerre, devant l’avancée des troupes alliées, il se suicide dans son bunker le 30 avril 1945.
Brevet/Histoire-Géographie : L’inégale répartition des richesses
Lundi 1 juin 2009
I. Définir la richesse, la pauvreté et les inégalités
Mesurer
A l’échelle des hommes, revenus et pouvoirs d’achats permettent de mesurer les niveaux de vie des individus.
A l’échelle des Etats, le PNB (Produit National Brut) et le PIB (Produit Intérieur Brut) évaluent la richesse grâce à la valeur de la production : plus ils sont élevés , plus l’Etat est riche.
Les pays pauvres ont souvent un IDH (Indice de Développement Humain) faible et une croissance démographique forte.
L’essentiel de la population est paysanne et l’industrialisation est faible.
A l’intérieur des sociétés, l’IPH (Indice de Pauvreté Humaine) mesure la pauvreté des populations.
Classer
On peut répertorier les pays en fonction du revenu par habitant.
Les pays pauvres : il y a les PMA (Pays les Moins Avancés), mais d’autres ont acquis des statuts de puissance régionale (Chine, Inde, Brésil )
Les nouveaux pauvres : ils sont situés en Europe de l’est ou en ex-URSS. Ils se sont appauvris depuis la disparition de l’Union soviétique, privés des structures économiques du bloc communiste.
Les anciens pauvres : certains pays d’Asie et du Moyen-Orient se sont enrichis grâce aux bénéfices de l’industrie high-tech et du pétrole.
Les pays riches : industrialisés de longue date (Etats de l’Europe du Nord ) ou pays neufs ( Etats d’Amérique du Nord et d’Océanie), ils cumulent richesses et pouvoirs.
Nuancer
La pauvreté absolue se manifeste par le manque de ce qui est nécessaire à la vie.
La pauvreté relative désigne la part des personnes défavorisées par rapport à l’ensemble de la population. Elle se mesure en fonction des seuils de pauvreté.
La notion de richesse ou de pauvreté dépend aussi du pouvoir d’achat et du mode de vie.
II. Les inégalités de richesse à l‘échelle mondiale
De forts contrastes Nord-Sud
Les pays pauvres représentent 80% de la population mais ne concentrent que 20% des richesses.
Le tropique du Cancer est une ligne de partage de la richesse.
La plupart des pays pauvres se situent au sud de cette ligne.
Des causes multiples et cumulées
Les contraintes naturelles non maîtrisées par les hommes (déserts, hautes montagnes, forêt équatoriale) handicapent les pays pauvres. Elles sont souvent aggravées par des catastrophes naturelles.
Tardivement autonomes dans leur gestion économique et politique du fait de la colonisation, les pays pauvres sont peu industrialisés et ont des régimes politiques instables.
Les pays du Nord, déjà industrialisés, se sont enrichis après 1945 au détriment de ceux du Sud.
Des rapports de dépendance
Très lourdement endettés, les pays pauvres sont dépendants des pays industrialisés pour la vente de leur matières premières.
L’aide technique et financière est souvent mal utilisée, détournée et insuffisante.
Les inégalités stimulent des migrations vers les villes des pays riches, vitrines de l’opulence.
Recherchant une main d’œuvre moins coûteuse, de nombreux entrepreneurs des pays riches délocalisent vers les « Suds ».
III. Les inégalités de richesse à l‘intérieur des sociétés
Des pauvres dans les pays riches
Dans les pays développés, 25% de la population, le Quart monde, est exclue de la société de consommation. Les femmes et les immigrés sont les principales victimes des inégalités de richesse.
Les paysages portent la marque de l’inégale distribution des richesses. Certaines régions rurales et isolées sont désertées (Massif central). A New-York, des quartiers déshérités (Harlem, le Bronx ) s’opposent aux riches avenues bordées de villas ou d’immeubles cossus (Brooklyn).
La hausse du nombre des pauvres depuis 25 ans est due aux excès du libéralisme économique et au passage à une économie néo-industrielle.
Des riches dans les pays pauvres
Les écarts sont encore plus marqués entre une élite réduite et des pauvres très nombreux. Les catégories intermédiaires sont très peu représentées, contrairement à celle des pays riches.
On observe une forte ségrégation spatiale, à toutes les échelles.
Certains Etats, comme les géants d’Asie, juxtaposent sur leurs territoires une modernité urbaine et un archaïsme rural. Les bidonvilles côtoient les quartiers d’affaires calqués sur ceux des pays du Nord.
L’insuffisance du développement économique, le manque de formation de haut niveau, la corruption et la mondialisation de l’économie contribuent à expliquer ces écarts.
Brevet/Histoire-Géographie : La géographie politique du monde
Lundi 1 juin 2009I. Un monde divisé ?
Les Etats indépendants dans le monde
185 Etats indépendants se partagent la surface de la Terre. Un Etat indépendant contrôle un territoire, est doté de frontières le délimitant et perçoit des impôts. Il organise la vie de ses habitants et assure leur sécurité.
De nombreux conflits entre Etats et à l’intérieur des Etats
Certains Etats connaissent des tensions avec leurs voisins ou d’autres pays. C’est le cas d’Israël et de ses voisins arabes.
Deux pays sont parfois en désaccord sur le tracé d’une frontière, notamment lorsqu’un Etat souhaite étendre son territoire ou convoite les ressources disponibles sur un territoire contesté.
Les frontières politiques ne correspondent pas toujours aux limites des territoires occupés par les peuples. Parfois, plusieurs d’entre eux sont regroupés à l’intérieur d’un seul Etat
(Yougoslavie).
Quand deux peuples se font la guerre à l’intérieur d’un même Etat, on parle de guerre civile.
La multiplication des frontières au XXe siècle
En Europe, beaucoup d’Etats sont nés de la redéfinition des frontières après chaque guerre mondiale. Ainsi, l’Allemagne a été scindée en deux en 1949.
En Afrique et en Asie, de nombreux Etats sont nés de la décolonisation.
En Europe et en ex-URSS, les frontières ont implosé depuis 1989. L’URSS a été remplacée par 15 Etats, la Tchécoslovaquie s’est coupée en deux et la Yougoslavie continue de se déchirer.
II. Les organisations régionales et mondiales
Le rôle international de l‘ONU
Presque tous les Etats sont représentés à l’ONU, fondée en 1945 pour sauvegarder la paix dans le monde.
Son action principale consiste à assurer le maintien de la paix partout où elle est menacée. L’ONU dispose de troupes armées, les Casques bleus et fait pression sur les pays agresseurs en
leur imposant des sanctions.
L’ONU exerce également une action sociale et culturelle, par le biais de l’UNESCO, de l’UNICEF et de l’OMS.
Les organisations régionales
Pendant la « guerre froide », de nombreux Etats ont conclu des alliances militaires pour se défendre en cas d’agression. C’est ainsi qu’est née l’OTAN.
Certaines organisations ont un objectif économique. Des pays se regroupent pour former un plus vaste marché, favorisant les échanges et donc le développement de leur économie. L’Union européenne a ainsi une monnaie unique et le Mexique, les Etats-Unis et le Canada sont réunis au sein de l’ALENA.
Les organisations humanitaires et culturelles
Les ONG ont, pour l’essentiel, un but humanitaire. Elles sont souvent accusées d’ingérence par les Etats dans lesquels elles interviennent.
Leur rôle est de soulager la détresse des populations en danger (guerres, épidémies, catastrophes naturelles ).
Des organisations à vocation culturelle s’efforcent de créer des solidarités, linguistiques par exemple (la Francophonie).
III. Les civilisations dans le monde
Les grandes civilisations du monde
La civilisation occidentale demeure imprégnée par l’héritage culturel de l’Antiquité. Les événements fondateurs en sont la naissance de la démocratie à Athènes il y a 2500 ans, l’essor de la chrétienté et la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789.
Les grandes civilisations orientales, hindoue, chinoises ou japonaises, ont conservé une forte identité culturelle. Elles s’appuient sur des valeurs traditionnelles pour renforcer l’organisation de la société.
La civilisation musulmane, apparue au VIIe siècle, regroupe un monde très divers mais soudé par la place importante accordée à l’Islam dans la vie quotidienne.
D’autres civilisations se dessinent, en Amérique latine, en Afrique noire ou en Russie. Elles sont moins affirmées car composées de peuples hétérogènes.
Une tendance à l’uniformisation
La civilisation occidentale rayonne à travers le monde de multiples façons : par la religion (on trouve des chrétiens sur tous les continents), par les langues (l’anglais et l’espagnol sont des langues universelles) ou par les valeurs (les Droits de l’Homme).
Au XXe siècle, cette influence s’est renforcée et étendue à d’autres domaines : consommation alimentaire (pain), vêtements (jean), culture et loisirs. La civilisation occidentale tend à devenir une civilisation universelle .
L’Occident maîtrise la majorité des flux d’informations et impose souvent sa manière de penser et ses valeurs. Cette suprématie est parfois dénoncée comme une forme d’impérialisme culturel.
Cependant, la civilisation occidentale semble décliner sur d’autres plans : sa population vieillit, et certains modes de vie occidentaux sont rejetés. Il s’agit donc plus de modernisation que d’occidentalisation.
Brevet/Histoire-Géographie : L’espace monde, échanges et mobilité des hommes
Lundi 1 juin 2009 I. Des flux qui organisent l‘espace mondial
Les raisons de l’essor des flux
La croissance économique et la baisse du coût des transports depuis 1945 expliquent que tout circule aujourd’hui partout dans le monde.
Le volume des marchandises échangées est 16 fois supérieur à celui de 1950 et le tourisme concerne chaque année 600 millions de personnes.
Depuis 1945, la majorité des pays a adopté le système du libreéchange, ce qui a permis l’essor des flux de produits. Depuis 1995, l’OMC ( Organisation Mondiale du Commerce) organise les échanges internationaux.
De plus en plus de marchandises échangées
Les produits manufacturés représentent 60% des volumes échangés. Aux premiers rangs, on trouve le pétrole, le blé, les automobiles et les matériaux de transport. Les pondéreux sont transportés par conteneurs.
Les flux de marchandises sont très inégalement distribués.
L’essentiel du fret a lieu dans l’hémisphère Nord, mais l’émergence de l’Asie a mis les flux transpacifiques à la première place.
Le monde s’organise désormais en grandes zones régionales d’échanges.
Des hommes de plus en plus mobiles
Les migrations de travail sont le reflet des inégalités de la planète. Elles sont orientées des pays pauvres vers les pays riches.
Les flux touristiques, massifs, se font surtout entre pays riches (France, Espagne, Etats-Unis) et vers certains bassins attractifs : la Méditerranée, les Caraïbes et le Pacifique.
II. Des flux qui modifient les espaces
Un espace mondial réduit et unifié
Il y a de plus en plus de flux mondiaux. En 1948, le GATT comptait 23 pays ; en 1998, l’OMC en regroupait 131. Les pays de l’OPEP, les NPI, la Chine, les anciens pays communistes sont devenus des nouveaux pôles du commerce mondial.
Les distances sont réduites : marques et touristes ne connaissent plus de frontières et, en tout point du globe, les hommes consomment les mêmes produits.
Les destinations les plus éloignées sont desservies chaque jour rapidement et à prix réduits. Les modes de vie s’uniformisent. On parle de « village planétaire ».
Un monde dominé par trois centres : la Triade // Amérique du Nord, Europe de l’ouest, Asie Orientale.
Des pôles dominants organisent ces flux
Les entreprises et les Etats sont à l’origine de ces flux. Matières premières et composants, produits fabriqués, main-d’œuvre, circulent pour les entreprises et parfois avec elles.
Avec les délocalisations, en Asie du Sud-Est par exemple, les trajets sont modifiés et orientés.
Les façades océaniques bénéficient de ces échanges avec la création de grands ports et de réseaux de communications avec l’arrière-pays. On voit ainsi se développer des mégalopoles côtières.
Des frontières encore valables ?
Les échanges entre firmes et la réduction, voire la suppression, des barrières douanières dans le monde occidental rendent parfois inutile les frontières des Etats.
Les Etats pratiquent souvent une ouverture maximale aux flux de toutes sortes, sources d’enrichissement.
Cependant, les frontières peuvent constituer une barrière pour des hommes à la recherche de travail ou de meilleures conditions de vie. Elles n’empêchent pas 15 millions de clandestins de circuler dans le monde.
III. Des flux qui modifient les hiérarchies
Les échanges, sources de croissance
Les flux apportent des devises et des capitaux, créent des emplois et suscitent la construction d’infrastructures ( aéroports, réseaux de transports, zones industrielles, Bourses) dans les zones qui les produisent.
Médicaments, progrès en matière d’hygiène et conseils techniques ont accru l’espérance de vie et par conséquent la population des PED. Souvent trop nombreuse, la main d’œuvre émigre.
La mondialisation des échanges accélère aussi l’urbanisation, la ville concentrant énergies, pouvoirs et marchés.
Les échanges, sources d‘inégalités
Les échanges s’expliquent par les différences et les inégalités. Un pays importe les produits qui lui manquent. La misère, les troubles politiques motivent les migrations de travail vers les pays développés.
Les échanges aggravent les inégalités et les dépendances. Les PED empruntent pour payer leurs importations en devises aux prix fixés dans les pays du Nord. Certains espaces mais aussi certaines catégories sociales sont appauvris par la mondialisation, victimes de la concurrence.
Notion de centre et périphérie.
L‘Etat en marge ?
40% des échanges internationaux se font à l’intérieur des entreprises. Les Etats, poussés à se désengager au nom du libéralisme, ne contrôlent pas tous les flux et doivent souvent reculer face aux ententes entre firmes.
Les Etats peuvent néanmoins tempérer ce libre-échange, en protégeant certains produits. Mais avec la crise économique et la montée de la concurrence, ils sont surtout à l’origine de réflexes protectionnistes et fixent des quotas d’immigrants.
Brevet/Maths : Fonctions linéaires et fonctions affines
Samedi 30 mai 2009Définition
On définit une fonction linéaire en associant à un nombre x, le nombre a x x .
Vocabulaire
La fonction linéaire f est définie par : f (x) = a x x.
On écrit aussi : la fonction linéaire f est définie par f : x–>ax .
f (x) se lit « f de x », f (x) est appelé l’image de x.
a est appelé le coefficient de la fonction linéaire.
Représentation graphique
La représentation graphique d’ une fonction linéaire définie par f (x) = ax est une droite passant par l’origine. Cette droite a pour équation : y = ax . a est le coefficient directeur de la droite.
Définition
On définit une fonction affine en associant à un nombre x, le nombre a x x + b.
Vocabulaire
La fonction affine f est définie par : f (x) = a x x + b.
On écrit : la fonction affine f est définie par f : x–>ax + b
Représentation graphique
La représentation graphique d’une fonction affine définie par f (x) = ax + b est une droite. Cette droite a pour équation :y = ax + b. a est le coefficient directeur de la droite, et b l’ordonnée à l’origine.
Soit f , la fonction affine définie par f (x) = 3x – 2.
Images d‘un nombre
image de 1 : f (1) = 3 x 1 – 2 = 1 d’où : f (1) = 1
de même f (0) = 3 x 0 – 2 = -2 et f (-5) = 3 x (–5) – 2 = -17
Recherche d’un nombre
recherche du nombre dont l’image est 4.
f (x) = 4 donc 3x – 2 = 4 soit 3x = 6 d’où x = 2
Représentation graphique
• La représentation graphique de cette fonction affine est la droite d’équation : y = 3x – 2 .
• Dans un repère orthonormé, je trace la droite passant par ces trois points : A (1 ;1) B (2 ;4) et C (0 ;-2).
IV. Exercices
Application aux pourcentages
Augmentation
En appuyant sur une touche, on augmente la vitesse d’un bolide de 20%. Déterminons la fonction affine qui fait passer de la vitesse initiale à la vitesse finale puis calculons la nouvelle vitesse du bolide si sa vitesse initiale est 180 km/h.
Soit v, la vitesse initiale, f (v) est la vitesse finale :
• f (v) = v + 20/100 x v = v + 0,2 v = 1,2 v (f est en fait une application linéaire)
• v = 180 , f (180) = 1,2 x 180 = 216
Conclusion :
La vitesse finale du bolide est 216 km/h.
Réduction
Pour les soldes, on offre une réduction de 25%, déterminons la fonction affine qui permet de trouver la réduction, et le prix soldé.
Soit p, le prix initial, f (p) est la réduction et g (p) est le prix réduit.
f (p) = 25/100 x p = 0,25 p
g (p) = p – 25/100 x p = p – 0,25 p = 0,75 p
Brevet/Maths : Factorisation et développement
Samedi 30 mai 2009Pour tous réels a,b et k
k x (a + b)=k x a + k x b
• Pour développer le produit k x (a+b) , je le remplace par la somme k x a + k x b
• Pour factoriser la somme k x a + k x b, je la remplace par le produit k x (a+b)
Vocabulaire :
• On appelle facteur l’un des éléments d’un produit.
• On appelle terme l’un des éléments d’une somme
• Factoriser, c’est transformer une somme en un produit.
• Développer, c’est transformer un produit en somme.
II. Développer
k (a + b) = k a + k b
Exemple :
2(a + 1) = 2 x a + 2 x 1
k (a – b) = k a – k b
Exemple :
3( a – 2) = 3 x a – 3 x 2
(a + b) (c + d) = ac +ad + bc + bd
Exemple :
(a + 1) (a + 2)
= a2 + 2a + a + 2
= a2 + 3a + 2
(a + b) (c – d) = ac – ad + bc – bd
Exemple :
(a + 1) (a – 2)
= a2 – 2a + a – 2
= a2 – a – 2.
III. Factoriser
Exemple :
2a + a² = 2 x a + a x a
a est un facteur commun à 2a et à a2,
donc : 2a + a² = a (2 + a).
Exemple :
4 + 8a = 4 x 1+4 x 2a
4 est le facteur commun à 4 et à 8a;
donc: 4 + 8a=4 x 1 + 4 x 2a = 4 (1 + 2a)
IV. Identités remarquables
Carré d’une somme
• (a + b)² = a² + 2 ab + b²
Exemple de développement
(2a + 5)²
= (2a)² + 2 x 2a x 5 +5²
= 4a² + 20 a +25
a² + 12 a +36
Exemple de factorisation
= a² + 2 x a x 6 +6²
= (a+6)²
Carré d’une différence
• (a – b)² = a² – 2ab + b²
Exemple de développement
(3a – 4)²
= (3a)² – 2 x 3a x 4 + 4²
= 9a² – 24 a + 16
25a2 – 10a + 1
Exemple de factorisation
= (5a)²-2 x 5a x 1+1²
= (5a – 1)²
Différence de deux carrés
• (a + b) (a – b) = a² – b²
Exemple de développement
(2a + 3) (2a – 3)
= (2a)² – 6a + 6a – 9
= (2a)² – 9
= (2a)² – 3²
9a² – 16
Exemple de factorisation
= (3a)² – 4²
= (3a + 4) (3a – 4)

V. Exercice d’application
Enoncé
Développer et réduire A = (a – 5)² – (3a + 2) (a – 1).
Développer et réduire B = (a – 2) (5a – 3) + 3(a – 2)².
Correction:
A = (a – 5)² – (3a + 2) (a – 1)
Le premier terme (a – 5)² est le carré d’une différence, on le
développe donc en utilisant l’identité remarquable :
(a – b)² = a² – 2ab + b²
Le deuxième terme est précédé d’un signe « – » donc on le
développe en le laissant entre des parenthèses.
A = a² – 10a + 25 – (3a² + 2a – 3a – 2)
A =a² – 10a + 25 – 3a² – 2a + 3a + 2
A = a² – 3a² – 10a – 2a + 3a + 25 + 2
A = -2a² – 9a + 27
On remarque que le premier facteur (a – 2) est le facteur commun :
B = (a – 2) (5a – 3) + 3(a – 2)²
B = (a -2) (5a – 3) + 3(a – 2) (a – 2)
B = (a – 2) [(5a - 3) + 3(a - 2) ]
B = (a – 2) (5a – 3 + 3a – 6)
B = (a – 2) (8a – 9)
Brevet/Français : Vocabulaire
Vendredi 29 mai 2009• Le français est une langue indo-européenne : l’indo-européen était vraisemblablement parlé dès le IVe millénaire avant J.C. dans un vaste territoire situé au centre de l’ex-URSS. Avant de s’éteindre, l’indo-européen a donné naissance à de nombreuses langues qui se sont diffusées dans toute l’Europe.
• Le français s’est enrichi au cours des siècles grâce à des emprunts à d’autres langues.
Etudier l‘origine des mots
La science chargée d’étudier l’origine des mots et l’histoire des mot est l’étymologie.
• Elle identifie les langues dont sont issus les mots (aqua est d’origine latine pour « eau » ).
• Elle étudie l’évolution du sens des mots. Au cours des siècles, certains mots ont disparu, d’autres ont changé de sens.
Orthographier
Connaître l’étymologie d’un mot permet d’éviter des fautes d’orthographe. Bellum signifie guerre en latin, d’où belliqueux, belligérant, belliciste.
II. Familles étymologiques
• Une famille étymologique (ou famille de mots) est constituée par l’ensemble des mots ayant le même radical. Au radical s’ajoutent préfixe(s) et suffixe(s).
• Le préfixe est l’élément qui se place devant le radical. Il est porteur d’un sens. Ex : anti=contre. Il ne change pas la nature grammaticale d’un mot.
Alcoolique (adj) ! antialcoolique (adj).
• Le suffixe est l’élément qui se place derrière le radical. Il permet à un mot de changer de nature grammaticale.
Confort (nom)!conforter (verbe)!confortable (adj).
Il peut de plus être porteur de sens. Comparer par exemple respectueux et respectable.
Décomposer un mot
Un mot peut comporter plusieurs préfixes ou suffixes.
Ex. : sur/é/lev/ation. Froid/e/ment.
Composer une famille
Une famille peut avoir plusieurs radicaux :
• Parce qu’un même mot latin a pu donner deux mots différents.
Ex. : cantare (chanter) ! chanter (de formation populaire)
cantate (de formation savante)
• Parce que la famille est formée à partir de plusieurs mots de même sens.
Polemos (grec), bellum (latin), werra (francisque) –> guerre –> polémique, belliqueux, guerre
III. Le dictionnaire
Le dictionnaire est un outil dont il faut se servir régulièrement pour vérifier l’orthographe d’un mot, connaître son étymologie, enrichir son vocabulaire.
Le dictionnaire de la langue est celui dont on se sert le plus souvent, mais il ne faut pas oublier de faire appel à d’autres dictionnaires : dictionnaires des noms propres, des synonymes, dictionnaire étymologique, encyclopédies…
Connaître la composition d‘un article de dictionnaire
CLAIREMENT Adv. (clerement XIIe ; de clair).
1) D’une manière claire. V. distinctement, nettement. Distinguer clairement les virages de la route.
2) Fig. D’une manière claire à l’esprit. V. explicitement, intelligiblement, nettement, simplement. Expliciter clairement une histoire.
Souligné : classe grammaticale
Caractères normaux : définitions
Caractères gras : synonymes
Italiques : exemples ou citations d’auteurs.
Connaître les abréviations
Il faut consulter la liste des abréviations qui figure au début du dictionnaire et ouvrir quotidiennement le dictionnaire afin que celuici devienne familier.
IV. Expliquer un mot
• Synonyme
Mot de même nature grammaticale et qui a un sens équivalent ou proche du mot à expliquer.
• Antonyme
Mot de même nature grammaticale et qui a un sens contraire.
• Sens propre ou sens premier
Sens littéral et premier du mot.
• Sens dérivé
Sens qui s’est développé à partir du sens premier par analogie ou extension.
• Sens figuré
Emploi détourné, imagé du mot.
Ex. : Supporter du latin supportare porter
Sens propre : porter par dessous pour empêcher de tomber
Sens dérivé : endurer avec patience, courage, ce qui est pénible
Sens figuré : soutenir, encourager un concurrent, une équipe (sportif)
Comment procéder pour expliquer un mot
Ex. « Le baron de Haute-Feuille avait fait graver son chiffre sur toutes les pièces de son argenterie. »
1) Indiquer le sens du mot en contexte, c’est-à-dire le sens que lui donne le texte. Ici, « chiffre » représente les initiales du baron.
2) Indiquer l’étymologie du mot. Ici « sifr » (arabe) qui signifie vide et par extension zéro.
3) Indiquer les autres sens du mot par : une définition, l’emploi de synonymes, l’emploi du mot dans une phrase d’exemple, la formation de la famille étymologique.
4) Préciser s’il s’agit du sens premier, d’un sens dérivé ou du sens figuré.
5) Donner les anonymes si le terme s’y prête.
Brevet/Histoire-Géographie : Apprendre ses repères en s’amusant
Vendredi 29 mai 2009- Des exercices interactifs avec l’académie d’Amiens
- Une liste des repères spatiaux avant de vérifier vos connaissances…et prendre l’avion…
.
Tags : Brevet, Histoire/Géographie, repères chronologiquesBrevet/Français : Réussir une dictée !
Vendredi 29 mai 2009Les fautes les plus fréquentes concernent :
• Le verbe : fautes de conjugaison, accords sujet-verbe, accord du participe passé.
• Le GN (groupe nominal) : accord en genre et en nombre des adjectifs et des participes employés comme adjectifs.
• L’infinitif et le participe passé
• Les homophones : (mots qui se prononcent de la même façon mais s’écrivent différemment ; Ex. : se-ce-ceux ; c’est-ses-ces).
− Utiliser l’étymologie des mots (cf. MemoPage intitulée « Vocabulaire »)
− Tirer profit de la lecture faite par le professeur
• Etre attentif dès la première lecture : une parfaite compréhension du sens est importante.
• Etre attentif aux liaisons faites par le professeur : elles indiquent la présence de certaines lettres muettes.
Relire la dictée
Il faut bien identifier :
• Le sujet de chaque verbe conjugué
• Délimiter les GN
• Remplacer par un verbe du 3e groupe les formes en [é], pour éviter de confondre infinitif et participe passé.
Il faut faire preuve de cohérence (ex. orthographier de la même façon les mots qui reviennent plusieurs fois).
Conjuguer au conditionnel
• Conditionnel présent
Radical du futur + terminaisons : -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient.
Ex. : J’aimerais (s’il faisait beau, j’aimerais aller me promener).
• Conditionnel passé 1re forme
Auxiliaire être ou avoir au conditionnel présent + participe passé.
Ex. : J’aurais aimé (s’il avait fait beau, j’aurais aimé aller me promener).
• Conditionnel passé 2e forme (ou plus-que-parfait du subjonctif) (langue soutenue) Auxiliaire être ou avoir au subjonctif imparfait + participe passé.
P.ex. : J’eusse aimé (s’il avait fait beau, j’eusse aimé aller me promener).
Conjuguer au subjonctif
• Subjonctif présent
Radical du présent de l’indicatif (verbes du 1er groupe) ou radical du participe présent (verbes du 2e et 3e groupe) + terminaisons : e, -es, -e, -ions, -iez, -ent.(Il faut que tu saches).
• Subjonctif imparfait
Radical du passé simple de l’indicatif + terminaisons : -sse, -sses, -^t, -ssions, -ssiez, -ssent.(Il fallut que je parlasse).
• Subjonctif passé
Auxiliaire être ou avoir, conjugué au présent du subjonctif + participe passé (que j’aie mangé).
• Subjonctif plus-que-parfait
Auxiliaire être ou avoir conjugué à l’imparfait du subjonctif + participe passé.(que j’eusse mangé).
III. Accord du participe passé
Avec l‘auxiliaire être
Le participe passé s’accorde avec le sujet. Paul et Agathe sont venus.
Avec l‘auxiliaire avoir
Le participe passé s’accorde avec le COD quand celui-ci est placé avant le verbe. Quels tableaux avez-vous vus ? Les monuments que j’ai visités étaient splendides.
• Si le COD est « en », le participe passé ne s’accorde pas : des BD, j’en ai lu dans ma jeunesse.
• Si le participe passé est suivi d’un verbe à l’infinitif, il s’accorde si le COD complète le verbe conjugué. Les musiciens que j’ai entendus jouer. Il ne s’accorde pas si le COD complète l’infinitif. La sonate que j’ai entendu jouer.
Les verbes pronominaux
• Verbes essentiellement pronominaux : le participe passé s’accorde avec le sujet. Les oiseaux se sont envolés.
• Verbes pronominaux à sens réfléchi ou réciproque : mêmes règles d’accord que pour le participe passé employé avec avoir. Ils se sont lavés. Ils se sont lavé les cheveux.
Ne pas confondre voix active et voix passive
Ils ont été battus : voix passive, auxiliaire être –> accord.
Ils ont battu : voix active, auxiliaire avoir –> pas d’accord.
IV. Distinguer adverbe et adjectif
Nature des adverbes
Les adverbes et locutions adverbiales sont invariables et ont des rôles variés :
• Adverbes circonstanciels : Ils expriment la manière (bien, mal, vite, exprès, volontiers, ainsi que doucement, bruyamment …), le temps (aujourd’hui, hier, demain, longtemps, souvent, parfois …), le lieu (partout, en haut, en bas, ici, là-bas …).
• Adverbes de liaison : d’abord, puis, ensuite, enfin, de plus, en effet, aussi, toutefois, néanmoins, cependant …
• Adverbes d’interrogation : où, quand, comment, pourquoi, combien … et d’exclamation : que, comme, combien.
• Adverbes d’affirmation : oui, certes, si, assurément …, de doute : peut-être, probablement …, de négation : ne..pas, ne..jamais, ne..guère, ne..que.
• Adverbes d’intensité : très, trop, beaucoup, assez, peu, tellement
Orthographier les adverbes en -ment
• Ils sont tous composés à partir d’un adjectif qualificatif.
• Si l’adjectif se termine, au masculin, par une voyelle, l’adverbe est formé par simple adjonction de la syllabe –ment. Vrai –> vraiment.
• Si l’adjectif se termine, au masculin, par une consonne, l’adverbe est formé à partir du féminin de l’adjectif.
Dur –> dure –> durement.
• Si l’adjectif se termine par –ant, -ent, l’adverbe se forme par l’adjonction de –mment à la voyelle -a- ou -e-. Abondant –> abondamment, fréquent –> fréquemment.
Certains adjectifs sont employés comme adverbes et sont alors invariables (Ces arbres sont hauts/Ces animaux sautent haut).
Brevet/Histoire-Géographie : Documents utiles sur la Vème République.
Jeudi 28 mai 2009
Caricature de Plantu.
- Diaporama sur la vie politique sous la cinquième République.
- Tableau comparatif des institutions de la IV et Vèmes Républiques.
- Exemple de tableau à compléter sur les différents présidents de la République et leurs bilans.
Brevet/Français : les fonctions
Jeudi 28 mai 2009.
Avant de voir quelles sont les principales fonctions grammaticales existantes, il convient de faire la distinction entre :
- la nature d’un mot, c’est-à-dire la classe grammaticale à laquelle il appartient (nom, adverbe, verbe, pronom, conjonction…) et qui reste toujours la même quelle que soit la
phrase ;
- la fonction, qui correspond, elle, au rôle que le mot joue dans la phrase, soit par rapport au verbe, soit par rapport à un nom. La fonction dépend ainsi de la phrase.
Ex. : Il mange une pomme.
Si on analyse le terme souligné, on trouve : nature : Groupe Nominal (Déterminant + Nom) ; fonction : Complément d’objet direct du verbe « manger ».
Ex. : Une pomme est tombée de l’arbre.
La nature de l’expression soulignée est identique au premier exemple ; pour la fonction, en revanche, le GN est maintenant Sujet du verbe et non plus COD.
C’est ce type de distinction que nous allons mettre au clair.
II. Les fonctions qui dépendent d‘un verbe
Cette première grande catégorie présente les fonctions dépendant d’un verbe, c’est-à-dire qu’elles apportent des indications sur l’action effectuée (qui la subit ? comment ?…).
Le Sujet (S)
Elément essentiel de la phrase, le sujet ne peut pas être supprimé.
Il commande l’accord du verbe en personne, en nombre, et éventuellement en genre.
Ex. : Elle est tombée dans le piège.
Le sujet, se place le plus fréquemment devant le verbe, et peut parfois se trouver après lui. C’est notamment le cas dans les phrases interrogatives ou après certains adverbes (ainsi,peut-être…) : on parle alors de sujet inversé.
Le sujet peut être de diverses natures grammaticales : s’il s’agit souvent d’un groupe nominal ou un pronom, on trouve néanmoins des infinitifs sujets ou des propositions subordonnées complétives.
Ex. 1 : Souffler n’est pas jouer.
Ex. 2 : Que les vacances se terminent m’angoisse.
Enfin, on veillera à distinguer sujet apparent (Ex. : il pleut), et sujet réel.
Les Compléments essentiels
Ils complètent le verbe et ne peuvent, en général, ni être supprimés ni être déplacés sans modifier profondément le sens de la phrase. On distingue 3 types de compléments essentiels :
Le Complément d’objet direct (COD)
Il se construit sans préposition et peut-être remplacé par un pronom personnel.
Ex. : Il regardait la mer. > Il la regardait.
Le COD devient le sujet lorsque la phrase passe à la voix passive.
Ex. : Les enfants aiment les jouets. > Les jouets sont aimés par les enfants.
Le COD peut être un GN, un pronom, un infinitif, une proposition subordonnée complétive ou une relative sans antécédent.
Ex. : Embrassez qui vous voulez. (relative sans antécédent).
Le Complément d’objet indirect COI
Il se construit avec une préposition : il est donc indirectement relié au verbe qu’on dira transitif indirect.
Outre les groupes prépositionnels, le COI peut être un pronom, un infinitif (Ex. : Il a renoncé à apprendre) ou une subordonnée relative sans antécédent (Ex. : Dis-le à qui tu veux !).
Le Complément d’objet second (COS)
Certains verbes admettent deux compléments d’objet : c’est le cas de tous les verbes en rapport avec l’idée de don, de transfert comme offrir, donner, céder mais aussi annoncer, apprendre…
Le COS, moins indispensable que le COD ou le COI, était autrefois appelé Complément d’attribution : c’est en fait le second complément d’objet de la phrase, d’où son nom actuel.
Il est introduit par une préposition (Ex. : Il a promis un voyage à son épouse.).
Le COS peut être représenté par un pronom (Ex. : Il lui promit la vengeance.), un groupe nominal ou une proposition subordonnée relative sans antécédent (Ex. : Donne-le à qui tu souhaites.).
Les Compléments circonstanciels (CC)
Ils indiquent les circonstances dans lesquelles se déroulent l’action exprimée par le verbe. A la différence des compléments essentiels, ils peuvent être supprimés ou déplacés dans la phrase sans que cela n’altère le sens de celle-ci.
On distingue pour les CC différentes nuances : le temps, le lieu, le but, la cause (Ex. : Il a échoué parce qu’il allait trop vite.), la conséquence (Ex. : J’ai tellement mangé que j’ai pris 127 kilos !), la concession (Ex. : Malgré les remarques qu’il lui a faites, elle a voulu savoir…), la manière, le moyen, la comparaison ou l’accompagnement (Ex. : Il est parti avec elle). Le CC peut être un GN, un adverbe, une proposition participiale, une subordonnée conjonctive.
Le Complément d‘agent (CA)
On trouve les compléments d’agent dans les phrases à la voix passive : il s’agit en fait de la fonction occupée au passif par le groupe sujet à l’actif.
Ex. : Le colonel pilote l’avion. > L’avion est piloté par le colonel.
Peuvent être compléments d’agent essentiellement des GN et des pronoms qui seront introduits par la préposition par.
Rappelons que toute phrase ne peut pas passer de la voix active à la voix passive : il faut impérativement que le verbe pivot de la phrase soit un verbe transitif, c’est-à-dire ayant un complément d’objet sur lequel porte l’action.
III. Les fonctions qui dépendent d ‘un nom
L‘attribut
Même s’il est un élément essentiel de la phrase qui dépend étroitement du verbe, l’attribut est une fonction qui détermine le plus souvent un nom ou un GN en le qualifiant différemment.
- du sujet sert à identifier ou à caractériser le sujet de la phrase. On le trouve après les verbes d’état (être, sembler, paraître, devenir…). Ex. : Le chevalier était un grand et fort
guerrier.
- du COD sert à identifier ou à caractériser le COD de la phrase. Ex. : Les spectateurs ont trouvé le film impressionnant. L’attribut du COD, contrairement à l’épithète liée, subsiste lorsque le GN COD est pronom.
Ex. : Les spectateurs l’ont trouvé impressionnant.
L‘épithète et l‘apposition
L’épithète est assez proche de l’attribut dans le sens où elle vient, elle aussi, identifier ou caractériser un groupe nominal. Elle fait partie, avec le CdN et les PSR, des fonctions qu’on appelle expansion du nom.
L’épithète peut être liée (Ex. : Ce grand bonhomme) ou détachée (Ex. : Ce bonhomme, …grand, …), postposée (placée après le nom qu’elle complète) ou antéposée (avant). Il s’agit exclusivement d’adjectifs.
L’apposition fonctionne comme l’épithète hormis le fait qu’elle est toujours séparée du nom ou du GN qu’elle complète par une virgule et qu’il s’agit exclusivement de GN. Ex. : Clovis, roi des Francs…
Le Complément du nom (CdN)
Le sens d’un nom ou d’un GN peut être précisé par un GN prépositionnel qu’on appelle Complément du nom.
Ex. : Un sac … > Un sac de cuir…
Peuvent être complément du nom des pronoms précédés par une préposition (Ex. : un lieu pour tous), un groupe infinitival prépositionnel (Ex. : le plaisir de manger) ou un adverbe
précédé d’une préposition (Ex. : les jeunes d’autrefois…)
Il existe cependant des CdN non-prépositionnels dans lesquels la préposition est en fait sous-entendue. Ex. : une toile Renaissance (sous-entendu de la).
Les précisions apportées par le CdN sont diverses et peuvent concerner le moment ou la date (Ex. : le jour de l’an), la destination ou la provenance (Ex. : du vin de Bordeaux), la matière (Ex. : le petit pont de bois) ou l’appartenance (Ex. : le mari du frère de la sœur de son père)
La proposition subordonnée relative (PSR)
Une proposition subordonnée relative est introduite par un pronom relatif (qui, que, quoi, dont, où). Elle est généralement l’expansion d’un nom ou d’un GN qu’on appelle son antécédent et qui reste hors de la relative, son « représentant » y étant le pronom.
Ex. : J’ai attrapé un papillon qui avait des ailes bleues.
antécédent relative
pronom relatif
Il existe cependant des PSR sans antécédent qui sont l’équivalent de groupes nominaux. On les trouve bien souvent dans les proverbes.
On distingue la PSR déterminative qui ne peut être supprimée sans que la phrase ne perde son sens de la PSR explicative facilement supprimable.
Il arrive bien souvent au Brevet des collèges d’avoir à faire l’analyse logique d’une PSR. Il convient à ce niveau d’être prudent et de ne pas confondre nature et fonction de la relative avec ceux du pronom relatif ou de son antécédent.
Nature de la PSR : proposition subordonnée relative
Fonction : Complément de son antécédent (ceci est toujours vrai !)
Nature du pronom : pronom relatif
Fonction du pronom relatif : à déterminer d’après le verbe de la PSR
Exemple expliqué :
La jeune fille [que tu as rencontrée] était belle.

Brevet/Français : formes et modalités des phrases
Jeudi 28 mai 2009On parle de modalités ou de types de phrases pour désigner les valeurs variées et efficaces que l’émetteur peut mettre dans ses phrases afin d’appuyer son propos en corrélant le fond et la forme. Il peut ainsi indiquer son intention et provoquer une réaction chez le destinataire du message. On distingue ainsi quatre modalités principales :
La phrase déclarative
C’est la modalité de phrase la plus employée. Elle est utilisée pour transmettre une information neutre, un fait ou des opinions sans exprimer d’intention. Elle est simple ou
complexe, affirmative ou négative. Dans le ton, la phrase déclarative s’achève sur une intonation descendante.
Ex. : « Longtemps, je me suis couché de bonne heure. » (M. Proust, A la recherche du temps perdu).
La phrase interrogative
La phrase interrogative est utilisée lorsque l’émetteur souhaite poser une question. L’interrogation est dite totale si la question amène une réponse de type oui / non (Ex. : Paul est-il là ?) , partielle si la réponse attendue est plus large (Ex. : Quel est ton plat favori ?). La phrase interrogative utilise des mots interrogatifs comme des pronoms (qui, que, quoi, lequel… ?), des adjectifs (quel, quelles… ?) ou des adverbes (Comment ?
Pourquoi ? Quand ?…). Une phrase interrogative et négative est dite interro-négative (Ex. : N’as-tu pas déjà dit cela ?).
La phrase exclamative
Elle est souvent à valeur déclarative ou impérative mais on la distingue car elle exprime un sentiment vif de joie, de colère ou de surprise. Ex. : Quel beau soleil !
La phrase exclamative verbale est très souvent construite au conditionnel, au subjonctif ou à l’infinitif.
Ex. « Partir ! Partir enfin vers des horizons inconnus ! » Baudelaire
La phrase impérative
La phrase impérative est aussi dite injonctive car elle a pour intention première de donner un ordre ou un conseil. Mais ça n’est pas son unique rôle. Le locuteur peut en effet vouloir
exprimer une défense, une interdiction, un souhait et il utilisera pour ce faire la modalité impérative afin de faire réagir son interlocuteur aux propos. Il convient donc de ne pas
confondre la modalité impérative et le mode verbal impératif. De plus, la phrase impérative se termine bien souvent par un point d’exclamation, il convient alors de ne pas la prendre pour une phrase exclamative.
Ainsi Range ta chambre ! et Il faut se coucher tôt. sont deux phrases de modalité impérative même si le ton et le sens paraissent bien éloignés.
Le verbe est souvent à l’impératif, mais on le trouve aussi souvent à l’infinitif ou à la troisième personne du mode utilisé précédée de que. Ex. : Que la fête commence !
Une phrase sans verbe peut suffire à exprimer une modalité impérative. Ex. : A gauche ! Son intonation est descendante.
II. Les formes de phrases
En français, on distingue deux formes de phrases récurrentes :la phrase affirmative et la phrase négative.
Certains spécialistes évoquent une troisième forme qu’ils appellent forme pour désigner la mise en relief l’intérieur phrase d’un syntagme particulier à l’aide d’expression du type C’est… qui ou voici…que.
La forme affirmative
Cette forme s’applique à tous les types de phrases. La déclarative affirmative exprime un fait, une idée. Ex. : Il dort.
L’interrogative affirmative pose une question et attend une réponse. Ex. : Dort-il ? L’impérative affirmative exprime un ordre ou un conseil, mais jamais une défense ou une interdiction. Ex. : Dors !
La forme négative
La forme négative est totale ou partielle. Totale lorsqu’elle est construite avec une locution adverbiale du type ne…pas, ne…rien, ne…plus… Partielle, elle ne porte que sur un élément précis de la phrase et se construit avec des locutions du type ne…guère, ne…pas toujours…Parfois, l’un des éléments de la négation est omis par l’usage courant. Ex. : Qui ne dit mot consent.
Une double négation peut servir à atténuer une affirmation.
Ex. : Vous n’êtes pas sans savoir que…
La forme dite « emphatique »
Elle permet la mise en relief d’un des éléments de la phrase : l’emphase signifie alors la mise en avant de tel ou tel élément.
Il existe plusieurs moyens de mise en relief.
Soit on place en tête de phrase le mot ou groupe de mot à mettre en valeur (Ex. : Heureux qui comme Ulysse…Du Bellay), soit on utilise un pronom de reprise (Ex. : Lui, il est malin.), soit, enfin, on utilise un présentatif tel que c’est…qui ou voici…que.
Certaines figures de style basées sur la répétition, la gradation ou l’hyperbole ainsi construites peuvent aussi servir à renforcer la forme emphatique. Ex. : « Rome, l’unique objet de mon ressentiment ! / Rome à qui vient ton bras d’immoler mon amant ! » (Corneille, Horace).
Brevet/Français : homonymes / paronymes, antonymes / synonymes
Jeudi 28 mai 2009Les homonymes
Ce sont des mots qui se prononcent – et donc s’entendent – ou s’écrivent de la même façon et qui ont un sens différents.
Ex : mer / maire / mère sont des homonymes
- certains homonymes se prononcent de la même façon mais s’écrivent différemment : on les appelle des homophones.
Ex : le car / le quart
- d’autres s’écrivent de la même façon mais se prononcent différemment : on les appelle des homographes.
Ex : Il est content. / Elles content des histoires.
Il est important de distinguer les homophones lexicaux des homophones grammaticaux.
Père et paire sont des homophones lexicaux, a et à, est, es, aies, ou encore s’est, c’est, sait, ses sont des homophones grammaticaux dont il convient de connaître les règles de
différenciation.
Quelques règles de différenciation utiles :
Quelque(s) / quel(s) que / qu’elle(s) / quelle(s) que
- quel(s), quelle(s) : adjectif exclamatif ou interrogatif, il s’accorde avec le nom auquel il se rapporte ;
- qu’elle(s) : que + pronom personnel elle(s) ; on peut le remplacer par elle(s), il(s) ou eux.
- quelque(s) :- adjectif indéfini singulier ; on peut le remplacer par un ou un certain ;
- adjectif indéfini pluriel ; on peut le remplacer par plusieurs ;
- adverbe : il signifie environ devant un nombre ou un peu.
Ex : Ils étaient quelque peu fatigué.
- quel(le/s) que : cette expression indique l’opposition, la restriction ; elle est toujours suivie d’un verbe au subjonctif et quel s’accorde avec le sujet du verbe.
Ex : Quel que soit son avis…
Sans, sens, sent, s’en ou c’en
- sans : préposition signifiant le manque, la privation ;
Ex : Il est venu sans qu’on le lui demande.
- sens, sent : 1ère, 2ème et 3ème personnes du singulier du présent de l’indicatif du verbe sentir ;
- s’en : groupe composé du pronom réfléchi « se » élidé et du pronom « en » au sein de la structure pronominale d’un verbe et pouvant être remplacé par de cela.
Ex : il s’en moque > il se moque de cela
- c’en : groupe composé du pronom démonstratif « ce » élidé et de « en »
Les paronymes
Ce sont des mots qui se ressemblent beaucoup, à la fois par la prononciation et dans l’écriture, mais dont le sens est différent.
Ex : dessert / désert ; poison / poisson
Les homonymes et les paronymes sont nombreux dans la langue française. Ils permettent des jeux de mots chers aux poètes (Jacques Prévert, par exemple, les adorait) mais leur méconnaissance amène souvent des erreurs d’orthographe ou d’emploi dommageables.
II. Synonymes et antonymes
Quand on écrit un texte, le choix du vocabulaire permet une meilleure organisation de sa pensée et des nuances d’expression précises. Les synonymes et les antonymes sont un moyen intéressant de varier le vocabulaire dans ce sens.
Les synonymes
Deux mots sont dits synonymes lorsqu’ils ont un sens proche et sont de la même classe grammaticale : le synonyme d’un verbe sert toujours un autre verbe, d’un nom, un autre nom.
Ex : voler / dérober sont synonymes
La synonymie entre deux termes n’est quasiment jamais totale ; il existe bien souvent des nuances de sens, d’intensité dont il faut tenir compte.
Ex : aimer / adorer sont des synonymes, même si le second verbe apporte une intensité supplémentaire.
Les antonymes
Deux antonymes sont des mots de sens contraire. Ils peuvent ne pas appartenir à la même famille.
Ex : gai / triste sont des adjectifs antonymes
Mais des antonymes peuvent aussi appartenir à la même famille de mots, l’un étant formé à partir du radical de l’autre auquel s’ajoute un préfixe comme in-, dé-, mé- …
Ex : heureux / malheureux ; réel / irréel
Notez que la présence d’un préfixe n’entraîne pas toujours d’antonymie. Ainsi, poser et déposer ne sont pas des termes de sens contraire.
Bilan :

Brevet/Français : la description
Jeudi 28 mai 2009Décrire un élément, c’est le nommer et le caractériser de façon à offrir une représentation mentale de cet élément à son interlocuteur.
Le nom permet de désigner l’élément que l’on veut montrer en le sélectionnant parmi d’autres.
Il s’agit ensuite de caractériser cet élément en donnant des détails sur ce qui le constitue ou le différencie (ex : un sac de cuir / un sac bleu / un sac en toile), en indiquant une
évaluation de certaines de ses caractéristiques (ex : un beau sac / un grand sac) ou en exprimant un sentiment subjectif face à l’objet décrit (ex : un sac incroyable / un sac
impressionnant).
Selon l’intention de celui qui décrit, l’un ou l’autre de ces procédés sera plus employé.
II. Les fonctions de la description
Décrire pour raconter
Le narrateur d’un texte narratif décrit des lieux, des objets, des personnages même, avec des intentions variées.
Par la description, on vise d’abord à ancrer l’histoire dans une réalité vraisemblable et donc propice à « l’investissement » du lecteur.
La description permet aussi de faire connaître les sentiments, les émotions des personnages grâce à un vocabulaire subjectif.
Cette fonction de la description est fondamentale lorsque le point de vue utilisé est omniscient ou subjectif.
Enfin, la description peut servir à créer un effet de suspense en retardant le déroulement de l’action.
C’est souvent le cas dans les romans policiers ou les nouvelles fantastiques.
Décrire pour argumenter
Il est possible, pour soutenir une thèse, de décrire un objet, un lieu ou une personne. Se mêlent alors un vocabulaire objectif destiné à rendre la description crédible et un vocabulaire subjectif dans lequel s’exprime l’opinion de celui qui parle.
Ex : Il était grand, le visage pâle. C’était un bellâtre.
Le vocabulaire subjectif et péjoratif peut ainsi susciter l’indignation quand un vocabulaire mélioratif suscitera l’admiration : ce sont des moyens d’influencer l’autre qui peuvent se mettre au service d’une thèse.
Décrire pour expliquer ou informer
Lorsqu’on décrit pour informer, la description se veut particulièrement précise à travers, par exemple, l’emploi d’un vocabulaire technique et des indications objectives des
caractéristiques de l’élément décrit.
Pour expliquer, la description peut permettre une représentation souvent utile à la compréhension.
Ex : Les forêts d’épineux, vertes, s’étalent sur les versants de la montagne à perte de vue.
La description remplit donc de multiples fonctions que les auteurs savent combiner. Il est ainsi possible de rencontrer dans une même œuvre des descriptions ayant des fonctions différentes. Il faudra alors songer à rattacher la description au type de discours qui lui correspondra le mieux.
III. Les progressions dans la description
Les progressions thématiques
Il existe, pour toute description, trois types de progressions :
La progression à thème constant : la description s’organise autour de l’élément qu’elle décrit.
Ex : La marguerite est une fleur jaune et blanche. Elle pousse dans les près. Cette fleur…
La progression linéaire : elle présente un ordre logique et les informations se reprennent les unes après les autres.
Ex : Elle avait des lèvres magnifiques. Sa bouche, rose, mettait en valeur son regard. Ses yeux, verts et or…
La progression à thèmes dérivés : elle reprend des éléments divers de l’élément décrit, sans logique clairement apparente.
Il est rare qu’un texte ne suive qu’une seule progression thématique. Le plus souvent, plusieurs formes de progressions thématiques alternent.
Utiliser les progressions pour décrire
La progression à thème constant permet de bien centrer la description sur l’objet, le lieu ou l’être décrit en le nommant de différentes façons, mettant ainsi en relief ses caractéristiques propres.
Ex : Il était grand. Il était beau. Il sentait bon le sable chaud, mon légionnaire. (E. Piaf)
La progression linéaire permet, quant à elle, de procéder de façon ordonnée, puisque chaque début de phrase reprend la description là où elle a été laissée. Ce type de progression demande l’emploi de substituts démonstratifs (ce, cette…).
Ex : Le comte avait une bouche étrange. De par et d’autre de celle-ci, on apercevait ses canines qui sortaient. Ses dents étaient d’une blancheur fulgurante.
La progression à thèmes dérivés aborde successivement les différents éléments de l’objet de la description. La description est ainsi décomposée en plusieurs parties qui s’enchaînent
selon la logique choisie.
Exemple:

Brevet/Français : le lexique
Jeudi 28 mai 2009Il est assez fréquent voir quasi-permanent que le sujet de français du Brevet s’attarde sur des analyses lexicales : polysémie, construction de mot, valeur d’un terme…
I. Polysémie et monosémie, sens propre et sens figuré
Etymologiquement, polysémique signifie : qui a plusieurs sens (poly, plusieurs ; séme, sens). Un terme polysémique peut donc être entendu de différentes manières : on distingue ainsi le sens propre (sens premier du terme, souvent lié à son étymologie) du sens figuré (sens imagé du mot réutilisé autrement). C’est le contexte qui permet d’en comprendre le sens. Ainsi, lorsqu’on entend le mot veste, par exemple, on pense au vêtement avant de penser aussi à l’échec (se prendre une veste). En revanche, le sens figuré apparaîtra de façon plus évidente si le mot est employé dans le cadre de l’expression complète : se prendre une veste désignera tout de suite l’idée d’échec et ne sera pas compris comme prendre un vêtement au sens propre.
Le sens figuré des mots est plus intéressant que leur sens propre car il permet une compréhension décalée, souvent dite « au second degré » et ouvre donc les portes à des procédés littéraires comme l’ironie, l’humour noir…
A l’inverse, on parle de monosémie lorsqu’un terme ne peut être entendu que dans son sens premier.
La polysémie lexicale est donc une mine d’images pour les auteurs, et notamment les poètes, qui peuvent ainsi jouer encore plus sur le sens des mots en créant des décalages.
Et pour les termes auxquels la triste monosémie ne permettait que bien peu d’images, les auteurs ont crée la métaphore. Le canard n’était plus dès lors que l’animal de basse-cour mais aussi le sucre trempé dans le café.
II. Les champs lexicaux
On appelle champ lexical l’ensemble des termes (quelle que soit leur classe grammaticale) qui se rapportent à un même thème, délimité par le contexte évoqué. Ainsi, si un texte présente les termes : suaire, froidure, nuit, tombe… on en déduit facilement que le champ lexical de la mort est développé.
Mais il ne s’agit pas seulement de relever un champ lexical mais d’être capable de l’analyser en mettant en relief les relations d’opposition ou d’association à l’intérieur d’un même champ ou entre champs lexicaux et d’en déduire les effets produits.
On confond souvent le champ lexical avec le champ sémantique. Alors que le champ lexical d’un mot renferme l’ensemble des termes qui se rapportent au sens de ce mot, le champ sémantique désigne les différents sens que peut prendre un même mot.
III. Lexique mélioratif et lexique péjoratif
L’utilisation du vocabulaire est loin d’être innocente en littérature : chaque mot est soigneusement pesé et choisi en connaisssance de cause. Le lexique péjoratif (du latin pejor, pire) et le lexique mélioratif ou laudatif (du latin melior, meilleur ; du latin laudare, faire l’éloge de) sont un formidable moyen d’expression de jugements de valeur : si je souhaite faire l’éloge de tel ou tel, je choisirais du mélioratif ; si au contraire, je désire faire une acerbe critique, j’aurais recours au péjoratif.
On distingue ainsi certains mots d’emblée mélioratifs (beau, bien, admirable…) ou péjoratifs (laid, mal, lamentablement…).
De plus, certains suffixes en –ard, -âtre ou –asse apportent une valeur péjorative et donc dévalorisante.
Une robe blanche / Une robe blanchâtre (> un blanc sale)
Du vin / De la vinasse (> du mauvais vin)
IV. Connotation et dénotation
On appelle dénotation chaque sens donné à un terme par le dictionnaire. Ce sens est indépendant de la subjectivité du locuteur, des images ou des évocations que le mot peut porter avec lui : on parle de sèmes inavariants. Ainsi les sèmes invariants du terme tabouret sont siège, sans dossier, sans bras…
La connotation désigne, à l’inverse, les différents effets de sens que peut prendre un mot en fonction du contexte dans lequel il est utilisé, de la subjectivité du locuteur ou du destinataire et de données culturelles. Les connotations évoquent des images, des sensations et contribuent ainsi à enrichir le sens.
Ainsi, le mot balance dénote les deux plateaux permettant la pesée d’une masse mais connote symboliquement en France l’idée de justice.
V. Les registres de langue
Enfin, s’intéresser au lexique et à sa signification amène frocément à se poser la question du registre de langue utilisé.
Tout locuteur dispose de trois registres de langue qu’il utilise en fonction des circonstances. On distingue le registre soutenu (langue écrite / Ex. : une automobile) du registre courant (langue orale / Ex. : une voiture) du registre familier (Ex. : une bagnole).Le choix du registre de langue dépend de la situation d’énonciation et des sentiments du locuteur au moment où il parle : on n’utilisera pas le même registre de langue selon qu’on s’exprime à une tribune ou entre amis.
Le français de tous les jours, utilisés dans les échanges oraux entre adultes appartient au registre courant voire parfois familier alors que la langue écrite ne l’admet pas, sauf parti pris du locuteur en ce sens.
Brevet/Français : les valeurs des temps
Jeudi 28 mai 2009I. Valeurs du présent et du passé composé
Le présent de l‘indicatif
Valeurs principales
Evoque un événement qui se produit en même temps que la parole : on parle de présent d’énonciation. On distingue alors présent étendu, présent momentané, présent d’habitude,
présent de vérité générale.
Il pleut depuis deux mois. (présent étendu) L’eau gèle à 0°degré. (présent de vérité générale)
Valeurs modales
Associé au futur, il peut exprimer l’hypothèse. Il est aussi parfois utiliser pour exprimer un ordre. S’il ne vient pas elle sera triste. Maintenant, tu fais ce que je te dis !
Valeurs stylistiques
Le présent de narration (ou présent historique) se trouve dans un énoncé au passé, souvent à la place d’un passé simple, pour accroître la vivacité du récit. Je dormais profondément lorsque mon réveil sonne et me tire de mes rêves.
Enfin, le présent de récit peut être utilisé pour mener une narration afin de la rendre plus proche et plus vraisemblable.
C’est un trou de verdure où chante une rivière… (Rimbaud)
Le passé composé
Valeurs principales
Le passé composé a une double valeur temporelle : il peut servir à exprimer l’antériorité ou l’accompli par opposition au présent ou situer l’action dans le passé et la présenter comme
achevée. Vous pouvez rentrer, j’ai fini le ménage. (aspect accompli). Napoléon a vécu à St Hélène. (passé révolu).
Valeurs stylistiques
Le passé composé peut aussi exprimer une vérité générale, un futur proche, une habitude ou une éventualité. La Normandie a toujours été humide. (vérité générale) J’ai fini dans une minute ! (futur proche) Si vous avez terminé avant la fin, vous pourrez sortir. (éventualité)
II. Valeurs des temps du futur
Le futur simple
Valeurs principales
Il permet de situer l’action dans le futur par rapport au moment de l’énonciation. Demain, je serai là.
Valeurs modales
Il peut être utilisé pour exprimer un ordre, une promesse ou la politesse. Tu n’oublieras pas de téléphoner. (ordre) Je vous ferai remarquer que… (politesse)
Valeurs stylistiques
Le futur de narration (ou futur historique) est utilisé pour situer un fait dans l’avenir par rapport à un repère passé.
Victor Hugo est né en 1802. Il décèdera 83 ans plus tard.
Le conditionnel
Valeurs principales
Qu’il soit simple ou composé, le conditionnel exprime l’idée de futur dans le passé, le conditionnel composé ayant la particularité d’exprimer une idée d’accompli ou d’antériorité.
Valeurs modales et stylistiques
Le conditionnel simple permet d’exprimer le potentiel (action réalisable dans l’avenir) ou l’irréel du présent (action irréalisable dans le présent).
Si j’étais à ta place, je ferais comme toi. (irréel du présent)
Le conditionnel composé exprime l’irréel du passé.
Le conditionnel peut aussi servir à exprimer un souhait, une demande ou une éventualité.
III. Valeurs des temps du passé
L‘imparfait
Valeurs principales
Il est le temps du passé qui présente l’action comme étant en train de se réaliser. On peut néanmoins distinguer l’imparfait d’habitude de l’imparfait de durée ou de description. Il se levait tous les matins à 5 heures. (habitude). Il était grand, il était blond… (description).
Valeurs modales ou stylistiques
Il peut aussi être utilisé pour exprimer une hypothèse ou un irréel. A un jour près, il était mort ! (irréel).
Le passé simple
Valeurs principales
Il présente l’action comme achevée et limitée dans le temps, sans prise en compte de sa durée.
Valeurs modales et stylistiques
Il sert à exprimer la brièveté, la durée ou la répétition d’actions brèves. Il apparut soudainement. (brièveté) Il ouvrit la porte, alluma la torche et s’engouffra dans le souterrain. (répétition)
Le plus-que-parfait
Par opposition aux autres temps du passé, le plus que parfait exprime l’antériorité, l’accompli, et ce, dans un récit au passé : il est donc assimilable à « un passé du passé » sans valeur de durée particulière. Il ne prend sens que dans le contexte.
Brevet/Français : les points de vue
Jeudi 28 mai 2009C’est la double question « Qui voit ce qui m’est décrit ? Comment ? » qui permet d’identifier le point de vue utilisé par l’auteur.
On distingue trois points de vue caractéristiques.
I. Le point de vue externe
Il s’agit là du procédé le plus neutre, le plus objectif. Le regard à travers lequel l’histoire se découvre peu à peu est celui d’une personne extérieure à l’action, bien souvent non identifiée par rapport aux divers autres protagonistes.
Ce « témoin » que l’auteur a choisi pour raconter son histoire décrit les choses telles qu’il les voit sans être tenté de les transformer par manque d’implication directe ou d’intérêt dans l’action.
Ce choix de narration est assez rarement choisi car il ne permet d’exposer de l’action que ce qui est vu ou entendu de « l’extérieur », d’où le nom de point de vue (ou focalisation)
externe. Il confère au lecteur une grande place dans l’avancée de l’action, ce dernier étant contraint, par manque d’informations, d’imaginer ce que pensent les personnages
d’après les faits observés.
Les récits utilisant le point de vue externe ont une apparence d’objectivité.
II. Le point de vue interne
Comme son nom l’indique clairement, ce point de vue est subjectif. Le narrateur utilise la première personne du singulier pour retranscrire l’histoire. Les évènements sont donc
perçus, ressentis et analysés par un protagoniste de l’action, ce qui amène nécessairement un parti pris de sa part.
La description des lieux, des évènements ou des autres personnages est modifiée par l’état d’esprit et la sensibilité du narrateur au moment de l’énonciation. Le récit est donc fortement marqué par une manière de voir et de comprendre les choses.
En revanche, comme pour le point de vue externe, les pensées des autres personnages ne sont directement pas accessibles au lecteur qui doit se contenter de l’avis du narrateur, lequel pourra d’ailleurs à tout moment être contredit par l’intervention d’un autre personnage.
III. Le point de vue omniscient
Le point de vue omniscient, aussi appelé focalisation zéro, permet au lecteur une connaissance complète et quasiexhaustive de tous les « ingrédients de l’action ».
Il sait tout (omni = tout ; -scient = connaissance), pénètre dans les pensées de chacun des personnages dont il connaît le passé, les volontés, les sentiments… Il a une position quasidivine sur le monde fictionnel qu’il raconte.
Le narrateur omniscient a aussi ce don d’ubiquité qui lui permet d’assister et de relater plusieurs actions qui se déroulent simultanément dans des lieux différents. Ainsi, aucune réalité, la plus dissimulée soit-elle, la plus complexe, la plus inconsciente même, ne lui échappe et donc n’échappe au lecteur.
Ce type de narration permet au lecteur la compréhension totale d’un récit, chacune des informations nécessaires étant directement disponible. Nulle interrogation, tout est énoncé : les jugements, les conclusions, les attentes mêmes sont accessibles.
Tout cela est parfois directement visible car exprimé sous la forme d’un commentaire intercalé entre deux péripéties, ou encore sous la forme d’une morale qui vient conclure le récit.
Le lecteur pourra parfois regretter le trop grand interventionnisme de l’auteur qu’il devinera facilement derrière certaines situations ou remarques, mais il appréciera, en contrepartie, l’accès qui lui sera offert à un niveau d’analyse et de compréhension totale de la situation.
IV. Les changements de point de vue
Il est fréquent qu’au cours d’une histoire, le point de vue utilisé change. Bon nombre de narration font alterner focalisation zéro et narration interne.
Un narrateur omniscient débutera le récit par une présentation exhaustive de la situation et des personnages, afin de donner au lecteur des « pistes de lecture », puis ce narrateur s’effacera progressivement derrière une narration externe à travers laquelle sera racontée la quasi-totalité de l’histoire, malgré, ponctuellement, quelques réapparitions du point de vue omniscient, notamment dans l’apport de commentaires.
De la même façon, on peut vous demander de changer le point de vue d’un texte déjà écrit. Pour ça, vous penserez :
• à repérer et respecter :
− les temps et les lieux ;
− les faits
− l’identité et le rôle des personnages.
• à introduire des modifications sur :
− l’angle de vue ;
− l’importance accordée aux faits ;
− la psychologie des personnages.
Brevet/Français : l’autobiographie
Mercredi 27 mai 2009Quelques éclaircissements
On définir l’autobiographie comme un genre littéraire dans lequel l’auteur fait le récit de sa propre vie ou d’un épisode de sa vie. L’auteur raconte – il est donc aussi le narrateur – ce
qu’il a vécu – il est donc aussi le personnage principal.
C’est cette identité auteur-narrateur-personnage qui constitue l’autobiographie.
Un pacte de sincérité
L’écrivain ou autobiographe noue un « pacte » avec son lecteur, posant par là une règle implicite de vérité. Lejeune, grand spécialiste du genre définit ainsi cette règle dans Le
Pacte autobiographique : « Malgré la difficulté du souvenir, l’auteur se donne pour but d’être le plus sincère possible, afin que le lecteur se sente concerné par un témoignage
authentique. »
Ce souci d’authenticité, comme garant de la valeur du texte, est d’ailleurs très prégnant dans les incipits autobiographiques.
Rousseau considérait d’ailleurs, au 18e siècle, dans ses Confessions qu’il formait « une entreprise qui n’eut jamais d’exemple » en promettant la vérité – ce qui fut d’ailleurs
largement remis en cause par les spécialistes depuis…-.
Une situation d‘énonciation particulière
Le « je »
Le narrateur, adulte, rapporte ses souvenirs à la 1ère personne.
Il convient alors d’être très prudent face aux « je » du texte et de se demander pour chacun s’il renvoit au « je » de l’auteur adulte ou au « je » de l’auteur enfant. En d’autres termes, cette double énonciation amène bien souvent des difficultés d’interprétation dont il faut tenir compte.
Le système des temps
Souvent organisé de façon chronologique, le texte autobiographique part de la petite enfance et se termine au moment où l’auteur écrit.
Les temps qui renvoient au moment du souvenir sont souvent au passé simple ou à l’imparfait – l’énoncé est coupé de la situation d’énonciation. On peut également trouver des présents de narration.
En revanche, les réflexions fournies par le narrateur adulte se font au moment de l’écriture, c’est-à-dire au présent d’énonciation ou au passé composé – l’énoncé est dit ancré.
Les allers et retours permanents entre ces deux systèmes temporels est une des caractéristiques fondamentales de l’autobiographie.
Si l’auteur choisit de ne parler que d’une partie de sa vie et non de l’intégralité, il se place alors davantage dans une perspective de témoignage et non d’autobiographie.
II. Les enjeux de l‘autobiographie
Un regard sur soi-même
Le récit autobiographique est un projet littéraire dans lequel l’auteur souhaite donner une cohérence à sa vie en prenant un certain recul et en restituant émotions et pensées. Ecrire permet alors d’analyser sa propre évolution. C’est ce que fait Nathalie Sarraute dans Enfance.
Un témoignage pour autrui
Ecrire, c’est aussi laisser une trace de sa propre vie, l’auteur étant la matière de son œuvre. En écrivant son autobiographie, il transmet une expérience qui pourra être utile à d’autres.
Certains veulent informer, et le texte prend alors un intérêt documentaire, d’autres souhaitent dénoncer, et le récit témoigne alors d’un engagement.
Autant dire qu’il est fort difficile de bien saisir tous les enjeux d’une autobiographie, tant ils sont mêlés et multiples, avoués ou cachés. De la justification d’actes passés à la réminiscence de moment de bien-être, de la mise à distance de moments douloureux par l’écriture à la nécessité de se retrouver, le texte autobiographique reste une manière de défier le temps qui passe.
III. Quelques titres phares...
Les Confessions de J.J. Rousseau : l’enfance et la jeunesse de Rousseau dont on découvre « la vraie nature »
Mémoires d’une jeune fille rangée de S. de Beauvoir
Le Premier homme d’A. Camus
Le champ de personne de D. Picouly : une enfance pauvre mais heureuse en banlieue parisienne.
Si c’est un homme, de P. Lévy : un regard dur sur les années terribles des camps de la mort
Enfance de N. Sarraute
Maus (BD) de Art Spiegelman : l’horreur des camps formidablement exprimée dans une bande-dessinée qui reçut d’ailleurs le prix Pulitzer en 1972.
IV. Les genres voisins
La biographie
Un narrateur biographe raconte la vie d’une autre personne.
Les Mémoires
Le texte est lié à un moment historique dont l’auteur est témoin.
Ce fut le genre préféré de militaires comme Bonaparte ou De Gaulle.
Le journal intime
Ecrit au jour le jour, non destiné à être lu, l’auteur y privilégie la sincérité et l’analyse immédiate des sentiments.
Brevet/Français : les surbordonnées
Mercredi 27 mai 2009
I. Les propositions subordonnées relatives
La proposition subordonnée relative
Une proposition subordonnée relative est introduite par un pronom relatif. Elle est souvent l’expansion d’un nom ou d’un Groupe Nominal que l’on appelle son antécédent et qui reste
en dehors de la subordonnée. Le pronom relatif reprend généralement l’antécédent.
Ex : La voiture [que je préfère] est bleue-police.
italique : antécédent ; [ ] : PSR ; gras : pronom relatif
Il existe cependant des subordonnées relatives sans antécédent. Elles équivalent alors à un groupe nominal et occupent les mêmes fonctions.
Ex : [Qui m'aime] me suive !
PSR sujet du verbe « suivre ».
On distingue les propositions subordonnées relatives déterminatives, c’est-à-dire qu’on ne peut supprimer sans altérer profondément le sens de la phrase, des relatives explicatives qui, elles, ne sont pas fondamentales pour la signification globale de l’énoncé.
PSR Dét : L’homme dont je te parle est juste derrière !
PSR Exp : La mer que j’adore voir les jours de tempête est fraîche aujourd’hui !
Une relative est de nature PSR et a pour fonction Complément de son antécédent. En cas d’absence d’antécédent, elle occupe une autre fonction semblable à celle d’un GN et qu’il
convient d’analyser.
Le pronom relatif
La forme des pronoms relatifs change suivant leur fonction dans la phrase. On citera qui, que, quoi, dont, où, auquel, duquel, lesquels…
Pour trouver la fonction du relatif, on peut le remplacer par son antécédent et transformer la PSR en indépendante.
Ex : La dune sur laquelle nous étions perdus cachait un lac.
Nous étions perdus sur la dune. > CC de lieu.
Le pronom relatif peut avoir toutes les fonctions d’un nom ou d’un groupe nominal. Il trouve sa fonction par rapport au verbe de la subordonnée et donc à l’intérieur de celle-ci, et jamais dans la principale.
Ex : Celle que je hais le sait !
Que : COD de « haïr »
Exemple d’analyse
Analysons la phrase : « La fleur que tu m’as donnée est belle. »
La fleur est belle : nature : principal ; fonction : Principale Rectrice de la PSR
Que tu m’as donnée : nature : PSR ; fonction : Complément de son antécédent « fleur »
que : fonction
ronom relatif ; fonction :COD de « donner »
II. Les propositions subordonnées complétives
Les propositions subordonnées conjonctives en « que »
Elles exercent une fonction essentielle dans la phrase et ne peuvent donc pas être supprimées. Elles complètent presque toujours un verbe, mais il peut aussi parfois s’agir d’un adjectif, d’un nom ou d’un présentatif.
Ex : Je savais qu’elle serait là.
Ex : Je n’avais pas perdu l’espoir qu’elle reviendrait.
La plupart des propositions conjonctives en « que » sont compléments d’objet direct et se placent immédiatement après le verbe qu’elles complètent.
Ex : Je pensais que la terre était plate !
Toutefois, elles peuvent occuper d’autres fonctions (attribut, sujet, complément d’un présentatif…)
Ex : L’important est que vous soyez là. > Attribut du sujet
Ex : Voici que le printemps arrive. > Complément d’un présentatif.
Les propositions subordonnées interrogatives indirectes
Elles correspondent à une transformation d’une interrogation directe.
Ex : Quelle heure est-il ? > Il se demande quelle heure il est.
On les utilise pour rapporter une question au discours indirect, après un verbe comme demander ou pour complèter un verbe qui suppose une interrogation comme savoir, ignorer…
Elles sont COD du verbe dont elles dépendent.
Les propositions subordonnées interrogatives sont introduites par :
- la conjonction si ; si elles reprennent une interrogation totale ;
- ce qui ou ce que ; lorsqu’elles reprennent une question commençant par qu’est-ce que/qui… ;
- les pronoms, adjectifs ou adverbes interrogatifs que l’on trouve dans les phrases interrogatives. Ex : Je ne sais plus quel jour nous sommes…
Les propositions subordonnées infinitives
Elles présentent trois caractériqtiques fondamentales :
- elles ont pour noyau un infinitif ;
- cet infinitif a un sujet exprimé différent de celui du verbe principal ;
- elles sont introduites sans subordonnant.
Ex : Ils regardaient les cailloux ricocher à la surface.
On rencontre ce type de propositions après un verbe de perception ou après des présentatifs (voici, voilà).
Une proposition subordonnée infinitive est complément d’objet direct du verbe dont elle dépend.
III. Les propositions subordonnées circonstancielles
La circonstancielle de temps
Elle situe le moment de l’action de la principale par rapport au moment d’une autre action.
Ex : Avant qu’elle n’arrive, il ajusta sa cravate noire.
On peut généralement la déplacer.
Si l’action du verbe de la principale et celle du verbe de la subordonnée ont lieu en même temps, la subordonnée marque alors la simultanéité.
Ex : Lorsqu’elle arriva, ses yeux s’illuminèrent.
Si l’action du verbe de la subordonnée a lieu avant, elle marque l’antériorité.
Ex : Dès qu’il aura fini son travail, il ira se promener.
Si l’action du verbe de la subordonnée a lieu après, elle marque la postériorité.
Ex : Appelle-moi avant qu’elle parte.
La circonstancielle de cause
Elle indique la raison pour laquelle se fait l’action.
Ex : Puisque tu le veux, nous irons marcher sur la lune.
Elle est introduite par parce que, puisque, comme, vu que…
La circonstancielle de conséquence
Elle indique le résultat d’une action. La conséquence est l’inverse de la cause.
Ex : Nous avons beaucoup travaillé de sorte que nos résultats se sont améliorés.
La subordonnée cironstancielle de conséquence est introduite par :
- des conjonctions : si bien que, de sorte que, au point que…
- un adverbe d’intensité dans la principale + la locution que : tellement…que, si…que, à tel point…que
Ex : Il faisait assez beau pour que nous sortions.
La circonstancielle de but
Elle indique le résultat recherché d’une action, résultat pas forcément obtenu. Elle marque l’intention de l’action.
Ex : J’insisterai afin que tu viennes.
Elle est introduite par : pour que, afin que, de crainte que ou de peur que (qui marquent des buts non désirés).
Ces subordonnées sont au subjonctif, mode verbal du possible.
Ex : Il ne le fera pas de peur qu’elle le sache.
La circonstancielle de concession
Elle indique une opposition entre la subordonnée et la principale qui la régit. Elle présente un fait ou une action comme une entrave possible à la réalisation de l’action du verbe de la principale.
Ex : Je viendrai quoique j’ai mieux à faire.
> Le fait de venir est mis en opposition avec le mieux à faire.
Elle est introduite par : bien que , quoique, même si, quand bien même…
Le verbe de la subordonnée est au subjonctif sauf après même si + indicatif et quand bien même + indicatif / conditionnel.
Malgré que est une forme incorrecte.
Ce type de subordonnée est assez fréquente dans les textes présentant des débats d’idées, type texte argumentatif.
La circonstancielle de condition
Elle marque une hypothèse.
Ex : Si tu viens demain, on ira faire un foot.
Elle est moins fréquente que ses consoeurs.
La circonstancielle de comparaison
Elle compare l’action de la principale à une action du même ordre.
Ex : Ce livre m’a plu autant que tu l’avais prévu.
Bilan sur les circonstancielles
Les propositions subordonnées circonstancielles permettent de situer l’action de la principale par rapport à une autre, soit dans une perspective temporelle (antériorité, simultanéité, postériorité), soit dans une perspective logique (cause, conséquence, concession, but…).
Une locution ou une conjonction peut exprimer un rapport différent selon le contexte de l’action.
Une grande majorité de ces subordonnées ne se maîtrise que bien mal sans une bonne compréhension du mode subjonctif.
Brevet/Français : les figures de style
Mardi 26 mai 2009
→ Les figures de style sont des procédés qui visent à rendre un énoncé plus expressif.
Les figures de rapprochement
La comparaison : elle consiste à rapprocher deux éléments, un comparé et un comparant, pour en souligner les ressemblances ou les différences. Le rapprochement des deux termes se fait au moyen d’un outil de comparaison.
Ex : Les dauphins (terme comparé) alentour sautent comme (outil de comparaison) des carpes (terme comparé). Louis Aragon
La métaphore : comme la comparaison, elle rapproche deux éléments, mais sans les relier par un outil de comparaison.
Ex : L’aurore est un cheval
Qui s’ébrouant chasse au loin les corneilles. Norge
Les figures de remplacement
La métonymie : cette figure consiste à désigner un être ou un objet par un autre être ou objet qui a un rapport avec lui.
Ex : boire un verre (le contenant désigne le contenu). Tout Brest accourut. Chateaubriand (le nom de la ville désigne l’ensemble des habitants).
La synecdoque : c’est une forme particulière de métonymie. Elle consiste à désigner un être ou un objet par un mot désignant une partie de cet être ou de cet objet. L’inverse (le tout pour la partie) est également possible.
Ex : C’était une confusion, un fouillis de têtes et de bras qui s’agitaient. Zola (= de personnes)
La périphrase : on emploie une expression au lieu d’un seul mot pour désigner un être ou un objet.
Ex : l’île de beauté pour la Corse
L’euphémisme : on emploie à la place d’un mot, jugé brutal, un autre mot, au sens atténué.
Ex : Il n’est plus tout jeune = il est vieux.
La litote : on dit peu, pour en exprimer davantage, souvent en utilisant une forme négative.
Ex : Ce n’est pas mal = c’est très bien.
L’antiphrase : par ironie, on dit le contraire de ce que l’on pense mais le ton employé ne laisse aucun doute sur le sens véritable du message.
Ex : J’adore ta nouvelle coupe de cheveux! = je la trouve horrible.
Les figures d’insistance
L’anaphore : on répète un mot ou une expression au début de plusieurs vers ou phrases.
Ex : Que tu es belle, ma bien aimée,
Que tu es belle! Cantique des Cantiques
L’hyperbole : on emploie des termes exagérés pour frapper le destinataire.
Ex : être mort de rire.
La gradation : on fait se suivre dans une même phrase ou un même vers des termes de plus en plus forts.
Ex : Va, cours, vole et nous venge! Corneille
Les figures d’opposition
Le chiasme : quatre termes fonctionnent ensemble deux par deux: le 1er et le 4ème, le 2ème et le 3ème sont de même nature grammaticale.
Ex : Plus l’offenseur est cher
et plus grande est l’offense. Corneille
L’oxymore : on rapproche deux termes de sens contradictoires dans un même groupe de mots.
Ex : Cette obscure clarté qui tombe des étoiles. Corneille
L’antithèse : on rapproche dans une même phrase deux idées opposées.
Ex : N’est-ce pas toi qui pleures et Méduse qui rit? Arago
Vous avez bien révisé ! Maintenant voici un exercice pour vous entraîner ! Cela vous tente ! Allez-y !
Apprendre à apprendre
Mardi 26 mai 2009Que ce soit au travail ou à l’approche des examens, vous aimeriez gagner en efficacité et apprendre mieux. Pourtant, malgré tous vos efforts, impossible de retenir tout ce que vous devez connaître ! Si vous trouvez que votre mémoire est capricieuse, apprivoisez-la !
Difficile souvent de retenir des informations ou d’apprendre de nouvelles méthodes ou de nouveaux enseignements. Pourtant, il est possible d’apprendre à apprendre !
Découvrez votre type de mémoire
Pour certains, il suffit de lire un texte pour le connaître et être capable de le répéter. Pour d’autres, il faut l’entendre. Une troisième catégorie encore préfère l’écrire pour le mémoriser. Les premiers ont une mémoire visuelle, les seconds, une mémoire auditive, les troisièmes, une mémoire scripturale. En fait ces trois formes de mémorisation peuvent être utilisées tour à tour, même si chacun d’entre nous en privilégie généralement une. Et lorsque vous vous sentez rebelle à un apprentissage, n’hésitez pas à mélanger les techniques : lisez à haute voix, recopiez, regardez. A force d’insister, vous triompherez de la difficulté !
Prévoir pour apprendre
Chacun a expérimenté un jour ou l’autre à quel point la mémoire immédiate se montre efficace : une leçon dont on prend connaissance juste avant d’avoir à la réciter est sue sur le bout du doigt au moment voulu… mais oubliée l’instant d’après ! Car le cerveau n’a pas le temps de fixer l’information. C’est donc une technique à n’utiliser qu’exceptionnellement !
Une leçon lue, copiée ou parlée, le soir, juste avant de se coucher, semble se mémoriser toute seule pendant le sommeil : le matin, on s’en souvient dans les moindres détails ou bien on l’apprend plus facilement que d’habitude. Donc, même lorsque l’on est fatigué et que l’on n’a plus la force de travailler, il peut être judicieux de préparer l’apprentissage du lendemain de cette façon là.
Mieux vaut comprendre ce que l’on veut retenir, plutôt qu’apprendre mécaniquement. Pourtant, n’hésitez pas à utiliser les réflexes « pavloviens » : dans certains cas, c’est la répétition de formules ou de phrases jusqu’à l’automatisme, qui permet de fixer définitivement une information.
Respecter vos rythmes biologiques
Certains ne travaillent bien que le matin, d’autres sont en pleine forme le soir et la nuit : bien sûr, les épreuves scolaires, et notamment les examens, ne peuvent s’adapter au rythme individuel, mais, durant la préparation, suivez vos préférences ! Au-delà des choix personnels, cependant, quelques remarques s’imposent :
* Le milieu de la matinée jusqu’à l’heure du déjeuner correspond à un pic de qualité dans les apprentissages. Le matin est sûrement le meilleur moment pour étudier.
* Juste après le repas de midi, l’attention est moins bonne. Lorsque c’est possible, n’hésitez pas à faire une courte sieste ! Quelques minutes d’assoupissement permettent de récupérer énergie et concentration.
* Vers quinze heures, l’attention revient. Bien entendu, mieux vaut ne pas trop charger le repas de mi-journée de peur d’encourager la somnolence !
* Les noctambules ont certainement, eux aussi, repéré certaines plages horaires où ils se concentraient davantage : généralement après minuit, lorsque la majorité des gens dorment, ils ressentent un pic d’excitation qui leur permet d’être plus performants.
Entretenez le physique !
Une alimentation saine permet de meilleurs résultats. Evitez la consommation de sucres rapides (bonbons, gâteaux, pain blanc …); les sucres lents (pain complet, pâtes, riz, céréales complètes…), par contre, sont bénéfiques à la mémoire !
Un corps mal oxygéné apprend mal : ne restez pas confiné des journées entières au milieu de vos livres ! Mieux vaut prendre l’air, faire du sport. Le temps que vous « perdrez » dehors, vous le regagnerez en efficacité dans votre travail. Après une heure d’étude, pensez aussi à faire une pause : votre attention n’en sera que meilleure à la reprise !
Que manger pendant les examens ?
Mardi 26 mai 2009Pendant vos examens, pour booster vos neurones et mettre toutes les chances de votre côté, il est indispensable de soigner le contenu de votre assiette.
Voici les conseils de Doctissimo pour éviter à la fois les trous de mémoire et les petit creux à l’estomac.
Le brevet approche, c’est la dernière ligne droite pour vos révisions. Pour mettre toutes les chances de votre côté, ne faites pas d’erreur dans votre assiette !
Des apports réguliers
En période de révisions et d’épreuves, il ne faut zapper aucun repas. Les besoins énergétiques sont importants et s’ils ne sont pas assurés, l’organisme est moins performant. Petit-déjeuner, déjeuner, dîner et éventuellement goûter sont des repères à conserver. Non seulement ces repas qui structurent la journée permettent de découper le temps de travail affecté à chaque matière, mais ils assurent au cerveau une régularité dans les apports. Or c’est capital : en effet, si l’alimentation ne fournit pas aux cellules grises tout ce dont elles ont besoin, elles vont aller chercher ce qui leur fait défaut dans d’autres organes ; au risque de les affaiblir.
Des repas diversifiés
Le cerveau a besoin d’une quarantaine de substances différentes pour bien fonctionner : des vitamines, des minéraux, des oligo-éléments, des acides aminés, des acides gras essentiels… Or un seul aliment ne peut contenir tous ces éléments. Pour les trouver, il faut diversifier le plus possible son régime alimentaire. Concrètement, ça signifie que pendant la semaine des révisions, il faut tâcher de manger différemment à chaque repas. Le régime « pizza-pâtes » pendant une semaine ou 10 jours, parce qu’on n’a pas de temps, est à proscrire. Si vous n’habitez plus chez vos parents ou que votre maman n’a pas le temps de vous préparer des bons petits plats, optez pour les surgelés qui proposent une grande variété d’aliments et de mets. Même si la préparation du repas requiert un peu de temps, prenez-le comme une pause qui vous permettra de repartir du bon pied et d’être plus efficace dans votre travail.
Evitez les coups de pompes
Au repos, le cerveau est déjà très gourmand : à lui seul, il utilise 20 % de l’énergie apportée par les aliments. Et quand il est sollicité par des opérations mentales longues et complexes, ses besoins énergétiques augmentent. Si tous les macronutriments (protéines, lipides, glucides) apportent de l’énergie, celle que le cerveau préfère est le glucose, issu des glucides. Pour assurer des apports réguliers, il faut miser sur une bonne base de glucides « lents » ou plus exactement, selon la terminologie actuelle, à index glycémique bas . C’est-à-dire des aliments qui, assimilés lentement par l’organisme, contribuent à maintenir le taux de sucre dans le sang à un niveau constant. Pendant les repas, privilégiez les aliments à index glycémique faible comme les pâtes, les légumineuses, les petits pois, les cerises, le pamplemousse, la pomme ou la pêche, les yaourts. Réservoirs d’énergie, ces aliments vous aideront à tenir le coup. En milieu de journée ou pendant les épreuves, n’hésitez pas si le besoin s’en fait sentir à prendre une collation sucrée (barres aux céréales, banane, barres chocolatées éventuellement).
Gérez le stress et l’anxiété
La veille de l’examen, la pression monte. Pour calmer l’angoisse misez un repas à base de riz ou de pâtes : effectivement des aliments riches en glucides et pauvres en protéines permettraient d’augmenter la sécrétion de tryptophane, un acide aminé qui se transforme en sérotonine. Or ce neuromédiateur est impliqué dans la lutte contre la dépression et l’anxiété. Pour le dessert, choisissez… ce que vous aimez le plus. Le plaisir favorise la production d’endorphines, des substances proches des opioïdes, qui calment l’angoisse.
Des conseils de bon sens
Voici quelques conseils pour vous aider à garder vos performances intellectuelles au top niveau :
- Dormez suffisamment : le sommeil permet d’enregistrer et de fixer les connaissances acquises au cours de la journée. 8 heures par nuit serait l’idéal ;
- Evitez les excitants licites comme le thé, le café, l’alcool, certains médicaments sans parler des substances illicites. Si vous avez besoin d’un coup de booster, prenez des agrumes ou des kiwis, riches en vitamine C ;
- Bougez-vous : le sport dynamise le corps, libère l’esprit et aide à lutter contre le stress. Plus détendu, vous gagnez en concentration et en attention. N’hésitez pas à faire un petit footing d’une demi-heure chaque matin.
Brevet/épreuve de Français
Lundi 25 mai 2009Les repères chronologiques et culturels
Dimanche 24 mai 2009Révision pour le Brevet d’Histoire/Géographie : voici des jeux d’association pour réviser vos dates !
.
Tags : Brevet, Histoire/Géographie, révision, repères chronologiquesBrevet : gérer le stress !
Vendredi 22 mai 2009
L’examen, c’est la conclusion d’une scolarité, et donc la reconnaissance d’un niveau d’études. Un jour précis où vous devez faire vos preuves en donnant votre maximum. Votre avenir en dépend. Or c’est justement cet enjeu qui fait craquer ; les candidats les plus investis dans la préparation d’un diplôme sont ceux qui ont le plus le trac : peur du jugement des proches, de celui du jury, crainte d’avoir à recommencer une année…
Comment ne pas avoir peur ?
- Même si le trac naît de l’investissement affectif dans l’examen, mieux vaut être bien préparé. Mais ne vous limitez pas à l’acquisition des connaissances ! Mettez-vous en condition :
- N’hésitez pas à vous exercer avec des proches, à découvrir quel type de questions vous déstabilise, pour apprendre à réagir.
- Présentez une image positive de vous-même. Ne prononcez pas de phrases qui vous dévalorisent. Partez gagnant plutôt que de chercher à savoir quelle opinion on a de vous.
- Pour les examens écrits, préparez à l’avance votre matériel et vérifiez son bon fonctionnement : rien de tel qu’un stylo qui n’écrit plus ou une calculatrice hors d’usage, pour paniquer !
- Choisissez des vêtements dans lesquels vous êtes à l’aise et vous ne transpirez pas ou accoutumez-vous à l’avance aux vêtements que vous devrez porter ce jour-là.
- Toutes les techniques de relaxation sont bonnes : yoga, sophrologie… A l’écrit, vider sa tête quelques minutes est parfois nécessaire et même très efficace. Si vous le pouvez, faites une petite sieste entre les épreuves du matin et celles de l’après-midi par exemple.
- Pour ne pas avoir le trac, il faut être bien dans son corps ! Evitez l’hypoglycémie et la soif : manger un fruit ou une barre de céréales redonne de l’énergie. En été, dans les salles d’examen surchauffées, il est indispensable de prendre avec vous une bouteille d’eau.
Dédramatiser la situation
Vous n’aviez pas prévu cette question, pourtant au programme, vous avez oublié de réviser cette partie du cours… Le monde s’écroule lorsque vous réalisez que vous n’avez aucune chance de réussir l’épreuve. Reprenez-vous ! Plutôt que de vous désoler, réunissez toute votre énergie pour éviter le désastre. Parfois, à l’oral, il suffit d’être sincère et avouer son ignorance sur le sujet : le jury vous offrira peut-être une seconde chance et une autre question ! Sinon, vous ne pouvez pas tout ignorer : calmez-vous et essayez de réunir vos souvenirs. Concentrez-vous non sur l’idée de l’échec mais sur les quelques connaissances qui pourraient vous faire gagner des points.
Enfin, dernier conseil : faites-vous confiance ! C’est la clé de la réussite…

Brevet / Test en ligne : IZZO, « J’ai Marseille au coeur »
Vendredi 22 mai 2009Brevet : un quiz de maths identités remarquables
Jeudi 21 mai 2009Histoire : QCM chronométré
Jeudi 21 mai 2009
Voici un test chronométré.
Répondez aux questions. Appuyez sur la touche correction et votre temps et vos résultats apparaissent.
Bon travail !
Tags : Brevet, Histoire/Géographie, repères chronologiquesBrevet français : annales interactives
Jeudi 21 mai 2009Pour réussir… dort !
Mardi 19 mai 2009
Voici encore des conseils judicieux donnés par Emeline !
Examens, concours… Vous devez bientôt passer une épreuve et votre quotidien n’est que bachotage, nuits blanches, stress et surtout problèmes de mémoire… Devez-vous prendre des pilules qui facilitent l’apprentissage ? Peut-être que dormir, tout simplement, est la solution…
Le mémoire vient-elle dormant ? Bon nombre de spécialistes qui ont travaillé sur la question apportent aujourd’hui une réponse : oui, le sommeil est absolument nécessaire. Et sans sommeil, la mémoire ne peut pas se construire. Mais peut-on pour autant apprendre en dormant
Dormir pour être en forme
Sachez tout d’abord que le sommeil est vital. De la qualité de vos nuits va dépendre celle de vos jours. En dehors de sa fonction principale de repos, il a un rôle dans la consolidation de l’organisme. C’est d’ailleurs en cas de privation que l’on s’en rend compte : troubles de l’équilibre, du comportement, de la vigilance… Et de nombreux autres problèmes qui risquent d’affecter la vie personnelle et professionnelle.
Autant dire qu’il vaut mieux bien dormir pour être en forme et ce, à tout âge. Car pendant que vous dormez, votre cerveau s’active. En effet, selon l’une des principales théories en vigueur, il revit tout ce que vous avez appris dans la journée et l’emmagasine, ce qui renforce votre mémoire. Cette activité nocturne correspond ainsi à quelques heures de révision en plus, ce qui n’est pas négligeable !
Réviser avant de dormir
Des études récentes permettant de repérer les zones actives du cerveau ont montré que les régions cérébrales en fonction lors des périodes d’apprentissage, l’étaient de nouveau pendant certaines phases du sommeil. Attention, cela est valable uniquement si vous avez travaillé avant de dormir, c’est à dire si votre attention s’est déjà focalisée, en état d’éveil, sur la chose à retenir. Ce n’est pas le fait d’écouter pendant votre sommeil une cassette qui vous retrace votre cours d’histoire qui vous fera le retenir. En revanche, le relire et le réviser la veille d’une interrogation permettra à votre cerveau d’y « retravailler » la nuit.
Manger et faire de l’exercice
Le sommeil est la première victime en période d’examen. Tâchez de ne pas trop le raccourcir, cela pourrait affaiblir vos capacités intellectuelles. Et retenez qu’un bon sommeil ne suffit pas, il faut aussi manger sainement (c’est à dire éviter le café et les sandwichs, leur préférant les sucres lents (pâtes) et autres aliments vitaminés), et faire un minimum d’exercice. En appliquant ces simples conseils, votre mémoire devrait être plus efficace.
Et même si parfois vous avez l’impression d’avoir oublié toutes vos connaissances au réveil, ne paniquez pas ! Si vous avez bien travaillé la veille, votre cerveau aussi !
Simplifier un calcul de Maths
Mardi 19 mai 2009Brevet : Tout revoir en 10 jours
Mardi 19 mai 2009Brevet : quizz de maths-Méthodologie
Mardi 19 mai 2009Emeline vous donne 10 conseils pour réussir votre brevet !
Mardi 19 mai 2009
A quelques semaines du début des examens, il n’y a pas de miracle: IL FAUT TRAVAILLER ET ETUDIER! Facile à dire mais pourtant malgré les heures interminables que l’on passe devant son cours, on est parfois étonné de voir nos résultats qui sont loin d’être ce que l’on espérait! Et si notre façon d’étudier n’était pas la bonne? J’ai sélectionné quelques conseils qui sont pour moi très important et très utiles!!! J’espère qu’ils vous seront EFFICACES! Ces conseils ne nous sont pas inconnus bien sûr mais on a trop souvent tendance à les négliger et c’est bien dommage car bien appliqués, ils sont relativement bénéfiques…
1 – L’ORGANISATION !
C’est sans aucun doute le plus important! Un travail organisé et planifié jour après jour dès maintenant nous permet de structuré notre étude. Un emploi du temps avec les différents cours répartis durant la semaine nous permet de tout relire et ainsi de se remémorer la matière vu en début de semestre.
2 – UN COURS EN ORDRE
Si vous n’êtes pas ordonné alors prenez le cahier d’un élève assez soigné et mettez-vous en ordre avant la veille de l’examen! Un cahier en ordre permet de se retrouver plus facilement et surtout on est sûr d’avoir toute la matière sous les yeux et donc il ne risque pas d’y avoir de mauvaises surprises à l’examen!!
3 – REVISIONS = DERNIERE CHANCE
Si vous faites parti de ces écoles où l’on organise des séances de révision juste avant les examens et bien n’en profitez pas pour vous amuser mais travaillez! C’est là notre dernière chance si l’on veut réussir ses examens. C’est le dernier moment où l’on peut encore demander des explications supplémentaires au professeur ou bien à un autre élève …
4 – EVITER LE « PAR COEUR »
Lorsque étudier « par coeur » n’est pas indispensable alors évitez de le faire!! Si vous oubliez un mot alors tout se mélange et ça ne veut plus du tout dire la même chose !!!
5 – SACHEZ TEMPORISER
Les réflexions du style « allez je m’amuse jusqu’à 2 jours avant les examens et après je me mets au travail » sont à éviter! Après un certain nombre d’heures, on est fatigué et notre cerveau emmagasine très difficilement les données qu’on essaye de connaître et même si on veut continuer, on ne peut plus le faire et on doit donc arrêter! Il faut donc s’y prendre à l’avance et faire une petite pause régulièrement (étudier 50 minutes et faire une pause de 10 minutes) ou une grande pause après quelques heures de travail. Regardez aussi votre horaire d’examen et étudier suivant la chronologie des cours dès maintenant!
6 – NE PRENEZ AUCUN MEDICAMENT
Inutile d’aller chez la pharmacienne et lui demander des gélules miracles! Le seul miracle c’est nous qui pouvons le faire!!! Ne prenez rien de plus que ce que vous avez l’habitude de prendre …
7 – SACHEZ DIRE « NON ! »
Untel vous propose un cinéma la veille d’un examen? Dites « non »! Vous aurez tout le loisir d’y aller lorsque vous aurez fini vos examens et que vous les aurez réussi ! Vous pourrez le fêter alors entre amis et en famille!
8 – DORMEZ BIEN !
« Je me couche à 02h et je me réveille à 05h pour continuer d’étudier » et on en est qu’au premier jour alors ça non! Après l’examen on a sommeil on peut plus étudier le suivant et ça va plus du tout !!! Commencez à étudier ASSEZ TÔT je ne le répèterai jamais assez !!!Et dormez bien pour être en forme si vous avez bien étudier et que vous avez dormi 2 heures durant la nuit ça n’ira pas bien longtemps !!!
9 – DE L’OPTIMISME
Même si votre moyenne est déplorable et bien travailler pour les examens! Si vous travaillez durement et que vous les réussissez bien, même si vous ne rattrapez pas vos échecs, vos professeurs verront que vous avez bossé et ça peut les dissuader de vous faire redoubler!
10 – DESTRESSER
Facile à dire mais évitez de stresser! Si vous avez peur, vous perdez tous vos moyens! Alors soyez positif et dites-vous que ce n’est qu’une très grosse interro! Le professeur pour préparer vos examens ne se cassent pas la tête: ils posent des questions qu’ils reprennent des interros ou du cahier! Ils ne vous inventent rien de nouveau (enfin sauf ces professeurs qui ont la sale réputation de sortir des trucs de fous aux examens mais ça personne n’y peut rien!).
LA VEILLE DE L’EXAMEN
Relire toute la partie du cours qu’on est censé déjà avoir étudié. Lorsqu’on la connaît bien et bien alors on passe au reste. Lorsque vous avez fini d’étudier la dernière page et bien ne refermez pas votre cours en disant « c’est bon je connais tout » car ce n’est pas vrai! Relisez de nouveau votre cours et faites un petit test en vous mettant à la place du prof et en vous demandant ce qu’il pourrait bien poser comme question. Reprenez les interros faites pendant l’année et refaites-les et regardez si vous les avez réussi sans refaire les erreurs que vous faisiez avant.
LE JOUR DE L’EXAMEN
Levez-vous une petite heure à l’avance (en fonction de l’importance de la matière à étudier) et relisez tout! Ainsi votre mémoire sera rafraîchie! Ce n’est pas évidant de déjeuner un jour comme ça mais faites un effort et mangez c’est très important d’être en forme. N’oubliez pas de faire votre sac et d’emmener tout le matériel nécessaire!!! Soufflez un bon coup! Vous pouvez réussir cet examen !












Compteur