Poèmes de Timothée

15 10 2007

Silence de la vie

L’enfant contemple l’horizon

La lune en demi-rond

Il n’y a aucun bruit

Sauf celui de la nuit

Et celui des vagues

Qui embrasse les remous

Avec le sable si doux

Il n’ y a aucune vie

Sauf celle-ci

Et pris par la merveille

L’enfant pleure

Et fait le voeu de la paix si belle et si rare

Et demande à ce qu’elle veille

Pour toujours

Enfance

Les enfants rient !

Ah quelle douce vie

L’enfance !

On devient adulte trop vite

Et on ne pense qu’à nous

Oui on le devient trop vite

Alors je serai un simple enfant pour toujours

Oui pour toujours !

 Secret

L’enfant verse une larme

Qui ne ravivera aucune flamme

Tout est perdu

L’enfant se tait

Il garde ce secret dans son coeur

Jusqu’à ce qu’il meure

Et jamais dans le désespoir

Ne naît l’espoir

Raison

L’homme voit le visible

Mais jamais l’invisible

Cela me rend morose

Non que je veuille tout remettre en cause

Certes j’aimerais avoir plus d’idées

Et de la gaieté

Mais les gens rient

Sans aucune envie

Alors oui je vais tout remettre en cause

Pour que ma vie soit moins morose.

Grandeur

Dans le désert

Il y a un ver

Qui dans cette immensité

Se tort en V

Pour combler l’espace

Et rien ne le tracasse

Même pas le vent

ARDENT !

Timothée


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