“La ville pour lui tout seul”
24 01 2008” La population aimait sa ville onze mois sur douze, et gare à qui la touchait : les gratte-ciel, les distributeurs automatiques de cigarettes, les cinémas avec écran panoramique, tout cela constituait autant d’attraits indiscutables et permanents. Le seul citadin dont on ne pouvait pas dire avec certitude s’il éprouvait ce sentiment, c’était Marcovaldo; primo, il était difficile de le savoir, vu qu’il n’était guère communicatif; secundo, il avait si peu d’importance que, de toute façon, c’était pareil.
A un certain moment de l’année commençait le mois d’août. Alors, on assistait à un changement général des sentiments. Personne n’aimait plus la ville : ces mêmes gratte-ciel, ces passages souterrains et ces parkings adorés la veille encore, on les trouvait antipathiques et irritants. La population ne désirait plus que partir au plus vite: et, comme ça, à force de remplir les trains et d’embouteiller les autoroutes, le quinze du mois, tous étaient vraiment partis. Sauf un. Marcovaldo était l’unique citadin à ne pas quitter la ville.” extrait de Marcovaldo, d’Italo Calvino
Que va-t-il lui arriver, à notre Marcovaldo, ce Charlot d’Italie?
Allez donc voir au CDI…
Tags : littérature, livres
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