QUI A QUOI? QUOI A QUI? QUI QUOI? QUOI QUI?

6 04 2010

Bien sûr, vous les avez vus… Ils sont superbes, ils égaient les murs et les fenêtres du CDI… Leurs mots rayonnent, leurs mots étonnent, ils s’adressent à vous et vous arrêtent, je l’espère…

Quoi donc? Mais les poèmes affichés sur les panneaux artistiquement décorés par les élèves du club d’écriture…

Ils sont beaux, et leurs auteurs plus ou moins connus… et ils donnent lieu à un concours : saurez-vous relier chacun de ces poèmes avec son auteur et son titre?

Vos solutions sont à remettre le 13 avril au plus tard (Mesdames Boureau ou Garrec)

Remise des prix vendredi 16 avril à 12h30




15 03 2010

CONCOURS POESIE

Le Printemps des poètes  a retenu le thème

COULEUR FEMME

Déposez votre poème au CDI le 9 avril au plus tard.

Informations au CDI




Couleur Femme… c’est le printemps des poètes

12 03 2010

Cette année le printemps des poètes est dédié aux femmes; l’occasion de considérer les représentations du féminin dans l’imaginaire poétique.

Du 8 au 12 mars parlez poème, révez poésie.

et aujourd’hui 12 mars c’est le grand jour du poème à l’autre

offrez un poème

postez un poème

glissez un poème

à vos voisins

dans la poche de vos amis

sous l’oreiller de vos parents

au cdi

sur le bureau de votre prof…

 

Faites à l’autre, connu ou inconnu, un cadeau d’un poème




LE PRINTEMPS des POETES

20 03 2009

Expo printemps des poètes

Le printemps, bien évidemment, c’est le temps du renouveau, de la renaissance : la sève se remet lentement à circuler, les oiseaux retrouvent leur voix, les endormis quittent leur terrier…

Les poètes aussi!

D’où le Printemps des Poètes…

Cette année, le thème est « En rire(s) ».

En rires, comme on peut être en larmes… en larmes de rire?

A vous de voir.

Une exposition « sur toile » (au sens propre!) vous attend au CDI, une sélection réalisée par les élèves de 4e3 et de 4e4.

Prévert, Desnos, Allais, Vincensini… allez donc rire avec eux!

Puis donnez-nous votre avis sur ces textes ou, mieux encore… proposez-nous en!

(voir à ce sujet madame Garrec)    




La guerre

13 05 2008

Un matin, très tôt,
la coccinelle d’un coquelicot
part à la guerre,
avec, pour seule munition,
un grand ciel bleu sur le dos.

Elle écrase cent idées de chars d’assaut
neutralise mille désirs de bombardiers
et revient, trois instants après:
« La guerre contre la guerre,
je l’ai gagnée
mais elle m’a fait perdre
trois instants de coquelicot,
ce matin,
très tôt. »

                     Alain Serres, Encore un coquelicot, 2007, Cheyne Editeur




Dites donc, un poète

31 03 2008

- Dites donc, un poète, à quoi ça sert ?

- Ca remplace les chiens par des licornes.

- Dites donc, ça n’a pas d’autres talents ?

- Il apporte le rêve

 à ceux qui n’osent pas rêver.

- Vous trouvez ça utile, dites donc ?

- Quand il le veut, il persuade les comètes

de s’arrêter quelques instants chez vous.

- Il trouble l’ordre, dites donc, ce type-là. 

- Pas plus qu’un vol de scarabées,

pas plus qu’un peu de neige sur l’épaule.

- Il est bon pour l’hospice, dites donc.

- Il le transformerait en palais de cristal,

avec mille musiques.

- Qu’on conduise à la fosse commune,

dites donc, ce poète.

- Alors décembre se prolongera

jusqu’à la fin de juin.

                                 Alain Bosquet, 1977




Feuillets d’Hypnos

25 03 2008

Je n’écrirai pas de poème d’acquiescement

René Char, 1907-1988




Couvre-feu

24 03 2008
Que voulez-vous la porte était gardée
Que voulez-vous nous étions enfermés
Que voulez-vous la rue était barrée
Que voulez-vous la ville était matée
Que voulez-vous elle était affamée
Que voulez-vous nous étions désarmés
Que voulez-vous la nuit était tombée
Que voulez-vous nous nous sommes aimés

Paul Eluard, 1942




Il pleut

22 03 2008
Il pleut
Une pluie de haute montagne
Une eau troublante et tourmentée
Des gouttes lourdes me frappent le front
Me creusent le coeur
Me touchent profond, me labourent
Mais je me laisse aller dans l’abandon
Encore et encore
Je lève le front
Vers la pluie de haute montagne
Dans un lent mouvement d’amour
Dans un désir sans répit

Marc Baron, Donne-moi de l’eau pure, 2005




L’Exilé

14 03 2008
Je n’habite nulle part
Je n’ai plus de chair ni de coeur
Je n’ai que le souvenir
Qui tinte comme un glas.
                                                 Ma mémoire est de feuilles
                                                 De soleil et de brumes
                                                 De neige et de givre
                                                 Lorsque l’hiver est roi
Je n’ai plus ni pays
Ni maison,
Ni regard.
                                    Je serai le chien qu’on écrase.        Claude de Burine (née en 1931)