Les Enfants de la Terre
7 03 2008Gérard Bocholier (1947)
Catégories : Actualités, Le coin des poètes
Gérard Bocholier (1947)
Un petit animal
qui miaulait, miaulait,
un jour décida
de partir là-bas,
dans la maison où une petite fille rêvait
d’avoir un petit chat.
Mais sa mère n’en voulait pas…
Qu’elle était triste! Qu’elle était triste!
Un jour elle trouva,
dans la cabane du papa,
elle y trouva un petit chat
tacheté de noir et de blanc.
Il s’était réfugié là,
dans la boîte à outils du papa.
La petite demanda
à son généreux papa
si elle pouvait garder le chat.
Emerveillé par son regard,
le père décida…
quoi? Fayçal, 6e2
à votre avis?
Ecriture
Le crissement du crayon sur une feuille de papier
C’est l’imagination qui se laisse emprisonner…
Charlotte 6°3
Mes pensées
En été mes pensées sont gaies,
en automne elles sont monotones,
en hiver elles sont sévères ,
et au printemps je pense tout le temps!
Charlotte 6°3
Quand le ciel se baissera pour ramasser le sable
quand les chameaux feront des discours au seuil du paradis
les femmes sans épines
pousseront dans des rosiers
les hommes iront nus à la conquête de la pluie
extrait du recueil Les Pierres du temps (éd. Points), de Tahar Ben Jelloun, écrivain marocain de langue française, né en 1944
Espérance
Ô divin chantage
Petit enfantillage
D’une fée
Avide de soleil
Tu espères ce passage
Aux couleurs rêvées
Vers ce pays de miel
Iras-tu? Si tu es sage
Mais peux-tu vraiment aimer
Le vain bonheur
Poésie de mes mots
Ô divine mélancolie
Petite poussière d’ennui
Dans un champ de beauté
Acculée elle était dans un désert de foudre
Elle sera liberté
Dans un champ de beauté
Ô quelle triste déconvenue
Rattrapées froides neiges d’hiver
Par ce feu sacré tourné en vers
Temps qui s’avance parmi les nues
Tu n’attends personne sur ce monde
Ni moi qui te supplie de mes larmes
Ni lui qui se languit de mon âme
Ensemble nous voyagions sur l’onde
Oh! Le hurlement funeste! Vieillir
Quoi de pire que se mourir
Cette beauté qui me fut ravie
Maintenant dois-je en payer le prix
Mon coeur en balade s’est blessé
Et n’attend plus que toi mon aimé
Alienor
Un matin je me réveille
Je me lève j’ouvre les volets
Et je vois le beau lac de Pékin.
Soudain des gens
Le lac devient une poubelle
Jérémy, 6e2
J’aime les mots très doux
doux comme la laine
fleur pull-over coussin
couette matelot peluche
arc-en-ciel potiron
Je n’aime pas du tout les mots durs
Jérémy, 6e2
le pommier vert
quel dommage qu’il soit tombé en hiver
il avait presque mon âge
les oiseaux chantaient dessus.
Léa, 6e2
Il est à vent cet instrument,
Qui n’a pas d’inconvénient.
Les clés d’argent et de cuivre ornent son bois noir.
Les anches sont en bambou,
Pour que l’on puisse jouer comme un fou.
Appuyer sur ses clés enchantées
Met de l’animation sur cet instrument sans nom…
Cécile
Silence de la vie
L’enfant contemple l’horizon
La lune en demi-rond
Il n’y a aucun bruit
Sauf celui de la nuit
Et celui des vagues
Qui embrasse les remous
Avec le sable si doux
Il n’ y a aucune vie
Sauf celle-ci
Et pris par la merveille
L’enfant pleure
Et fait le voeu de la paix si belle et si rare
Et demande à ce qu’elle veille
Pour toujours
Enfance
Les enfants rient !
Ah quelle douce vie
L’enfance !
On devient adulte trop vite
Et on ne pense qu’à nous
Oui on le devient trop vite
Alors je serai un simple enfant pour toujours
Oui pour toujours !
Secret
L’enfant verse une larme
Qui ne ravivera aucune flamme
Tout est perdu
L’enfant se tait
Il garde ce secret dans son coeur
Jusqu’à ce qu’il meure
Et jamais dans le désespoir
Ne naît l’espoir
Raison
L’homme voit le visible
Mais jamais l’invisible
Cela me rend morose
Non que je veuille tout remettre en cause
Certes j’aimerais avoir plus d’idées
Et de la gaieté
Mais les gens rient
Sans aucune envie
Alors oui je vais tout remettre en cause
Pour que ma vie soit moins morose.
Grandeur
Dans le désert
Il y a un ver
Qui dans cette immensité
Se tort en V
Pour combler l’espace
Et rien ne le tracasse
Même pas le vent
ARDENT !
Timothée
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