Les Enfants de la Terre

7 03 2008
“S’il vous plaît, disait l’étoile,
Laissez-moi briller encore,
Il n’y a que mille siècles
Que j’ai bondi dans un rêve.
Laissez-moi bien regarder
Cette planète aux cieux bleus,
Ces beaux enfants de la Terre
Qui ne veulent pas dormir.
Lorsque je me sens trop seule
Dans le noir désert des astres,
J’aime errer sur leur sourire
Et m’apaiser dans leurs yeux.”
                                 rard Bocholier (1947)


Le Chat

27 02 2008

Un petit animal

qui miaulait, miaulait,

un jour décida

de partir là-bas,

dans la maison où une petite fille rêvait

d’avoir un petit chat.

Mais sa mère n’en voulait pas…

Qu’elle était triste! Qu’elle était triste!

Un jour elle trouva,

dans la cabane du papa,

elle y trouva un petit chat

tacheté de noir et de blanc.

Il s’était réfugié là,

dans la boîte à outils du papa.

La petite demanda

à son généreux papa

si elle pouvait garder le chat.

Emerveillé par son regard,

le père décida…

                                     quoi?                                Fayçal, 6e2

à votre avis?



Petits poèmes

4 02 2008

Ecriture

Le crissement du crayon sur une feuille de papier

C’est l’imagination qui se laisse emprisonner…

Charlotte 6°3

Mes pensées

En été mes pensées sont gaies,

en automne elles sont monotones,

en hiver elles sont sévères ,

et au printemps je pense tout le temps!

Charlotte 6°3



“Clair-obscur”

30 01 2008

Quand le ciel se baissera pour ramasser le sable

quand les chameaux feront des discours au seuil du paradis

les femmes sans épines

pousseront dans des rosiers

les hommes iront nus à la conquête de la pluie

        extrait du recueil Les Pierres du temps (éd. Points), de Tahar Ben Jelloun, écrivain marocain de langue française, né en 1944



Espérance

21 01 2008

Espérance


Ô divin chantage

Petit enfantillage

D’une fée

Avide de soleil

Tu espères ce passage

Aux couleurs rêvées

Vers ce pays de miel

Iras-tu? Si tu es sage

Mais peux-tu vraiment aimer

Le vain bonheur

Poésie de mes mots

Ô divine mélancolie

Petite poussière d’ennui

Dans un champ de beauté

Acculée elle était dans un désert de foudre

Elle sera liberté

Dans un champ de beauté



Ô quelle triste déconvenue

Rattrapées froides neiges d’hiver

Par ce feu sacré tourné en vers

Temps qui s’avance parmi les nues


Tu n’attends personne sur ce monde

Ni moi qui te supplie de mes larmes

Ni lui qui se languit de mon âme

Ensemble nous voyagions sur l’onde


Oh! Le hurlement funeste! Vieillir

Quoi de pire que se mourir

Cette beauté qui me fut ravie

Maintenant dois-je en payer le prix

Mon coeur en balade s’est blessé

Et n’attend plus que toi mon aimé



Alienor



Le lac

12 12 2007

Un matin je me réveille

Je me lève j’ouvre les volets

Et je vois le beau lac de Pékin.

Soudain des gens

Le lac devient une poubelle

Jérémy, 6e2



Les mots doux

12 12 2007

J’aime les mots très doux

doux comme la laine

fleur pull-over coussin

couette matelot peluche

arc-en-ciel potiron

 Je n’aime pas du tout les mots durs

Jérémy, 6e2



Le pommier

28 11 2007

le pommier vert

quel dommage qu’il soit tombé en hiver

il avait presque mon âge

les oiseaux chantaient dessus.

Léa, 6e2



Un bout d’ébène…

26 11 2007

Il est à vent cet instrument,

Qui n’a pas d’inconvénient.

Les clés d’argent et de cuivre ornent son bois noir.

Les anches sont en bambou,

Pour que l’on puisse jouer comme un fou.

Appuyer sur ses clés enchantées

Met de l’animation sur cet instrument sans nom…

Cécile



Poèmes de Timothée

15 10 2007

Silence de la vie

L’enfant contemple l’horizon

La lune en demi-rond

Il n’y a aucun bruit

Sauf celui de la nuit

Et celui des vagues

Qui embrasse les remous

Avec le sable si doux

Il n’ y a aucune vie

Sauf celle-ci

Et pris par la merveille

L’enfant pleure

Et fait le voeu de la paix si belle et si rare

Et demande à ce qu’elle veille

Pour toujours

Enfance

Les enfants rient !

Ah quelle douce vie

L’enfance !

On devient adulte trop vite

Et on ne pense qu’à nous

Oui on le devient trop vite

Alors je serai un simple enfant pour toujours

Oui pour toujours !

 Secret

L’enfant verse une larme

Qui ne ravivera aucune flamme

Tout est perdu

L’enfant se tait

Il garde ce secret dans son coeur

Jusqu’à ce qu’il meure

Et jamais dans le désespoir

Ne naît l’espoir

Raison

L’homme voit le visible

Mais jamais l’invisible

Cela me rend morose

Non que je veuille tout remettre en cause

Certes j’aimerais avoir plus d’idées

Et de la gaieté

Mais les gens rient

Sans aucune envie

Alors oui je vais tout remettre en cause

Pour que ma vie soit moins morose.

Grandeur

Dans le désert

Il y a un ver

Qui dans cette immensité

Se tort en V

Pour combler l’espace

Et rien ne le tracasse

Même pas le vent

ARDENT !

Timothée