Le stage de voile : tout ce que vous voulez savoir!!!

9 06 2008

 Nous sommes partis le lundi à 13h45. Lorsque nous sommes arrivés, nous avons commencé par nous installer dans les chambres. C’était en général des chambres pour sept personnes. Nous avons ensuite visiter le port de Pléneuf Val-André.
Le matin nous faisions du catamaran, nous devions ensuite rincer nos combinaisons mais ce n’était guère agréable car nous étions en maillot de bain alors qu’il y avait beaucoup de vent. L’après-midi nous faisions soit du char à voile (si il y avait du vent ) ou du canoë-kayak.
Après le char à voile, “temps libre” : nous pouvions soit aller en ville, soit nous reposer en jouant, au football, au basket, aux cartes…
Le soir nous faisions une petite veillée puis nous allions nous coucher vers 21h15.
Nous sommes repartis le vendredi vers 13h.
J’espère qu’il y aura aussi un stage l’année prochaine !!!



S.O.S

16 04 2008

Au secours, à moi, on ne respire plus dans ce coq-lait-je, on reste toute la journée entre des mûres à et-tu-dis-es de la grand-mère ou l’histoire de la bât-taille entre Clou-Vis et Verre-singe est Torix.

Au ces-dé-hi!, il y a des rôts-ments, des bancs-de-dé-si-nez,  des diction-nerfs, des do-cul-Mans-terres, des or-dit-natte-heures, des ha!-fiches, des corps-bâille à pas-pie-haie et une hors-loge.

On sait-que-latte !!!!!!!!!!!!



Il y une vie après le conseil de classe

15 04 2008

Qu’avez-vous pensé après le conseil de classe ? Vous êtes délégué(e) ? Elève ? Donnez vos avis sur vos récompenses ou avertissements !
Que pensez-vous de ce qu’on dit sur vous les professeurs?
Pensez-vous que les remarques sur votre bulletin sont justifiées ???????



Un peu d’humour

14 04 2008

Merci à Elisabeth Martin , une autre blogueuse, de l’Education Nationale, de nous avoir fait découvrir le site de Vynil Sleeves Heads:  http://yadogg.com/pictures/vinyl-sleeve-heads

Ce site utilise des pochettes de disque vinyle, représentant un artiste et détourne les têtes des chanteurs en posant soi-même avec la pochette. Les montages ainsi réalisés sont souvent drôles, insolites, selon les portraits : Bob Marley, Prince, les Beatles mais aussi Mireille Matthieu ou Franck Sinatra.



Topaze (8)

14 04 2008

Et la fin. Attention, il y a du suspens ! ! !

Et Rémi posa sa main sur sa poitrine. Jamais il n’avait parlé à personne de ses sentiments. Il regarda Pauline et rougit comme une tomate.
La jeune fille se leva et Rémi la suivit jusqu’au camion. A l’intérieur, Topaze grignotait du foin, ses poumons ne lui faisaient plus mal depuis qu’il avait quitté son box. Les médicaments avaient été très efficaces et les infections pulmonaires avaient peu à peu disparu, mais surtout, Topaze sentait que quelque chose était différent autour de lui, il ne soupirait plus mais remplissait ses poumons d’air; quelque chose lui appartenait , un peu de ces odeurs touchait son cœur de cheval comme s’il s’agissait d’un souvenir lointain. Lorsque le pont s’ouvrit et que la lumière éclaboussa l’intérieur du camion, Topaze releva la tête et cligna des yeux.
L’homme qui s’approchait était aussi le sien, comme l’air, comme l’air, comme le soleil, comme les parfums qui flottaient. Il était revenu et comme il s’en souvenait, son corps entier frémissait, il leva haut sa tête, ouvrit les naseaux et hennit.
Pauline découvrit alors la magie du cheval camargue. Un petit animal blanc à l’expression morne et endormie qui en quelques secondes peut se métamorphoser en un prince radieux que la vie fait renaître. Topaze étai magnifique et Rémi sans le toucher lui dit les mots les plus tendres qu’il ait jamais prononcés.
Salut l’ami.
Aujourd’hui, Topaze a retrouvé ses juments, ses marais et les taureaux noirs de Camargue. Sa robe est redevenue d’une magnifique blancheur, constamment lavée par l’eau du ciel. Rémi vient le chercher le matin, il pose la selle camarguaise, met le caveçon, le seden* autour du cou et part trier le biaou. Quand il a fini, il prend un peu de vin et de saucisson avec les gardians et repasse au mas pour se changer. Puis il rejoint Pauline qui travaille dans les rizières. Pauline n’a jamais pu quitter la Camargue. Elle en a fait son pays et de Rémi son mariFIN ! ! ! ! ! ! !Pauline 6°3

Petit commentaire de Charlotte: Pauline est mon auteur préféré!!! je l’ai enfin rencontrée quelle joie!!!!j’ai fait les introductions… Avez vous aimé???Un petit coucou de mon cheval préféré!!!



Topaze (7)

12 04 2008

Rémi regarda Pauline. Elle était propriétaire de Topaze, elle l’avait soigné, elle l’avait descendu jusqu’en Camargue pour retrouver ses origines.
Oui, il avait deux heures et il allait tout lui raconter.
- Je suis le fils d’un des éleveurs de taureaux les plus réputés de la région. Mon père possédait 500 têtes et une cinquantaine de chevaux camargue. Les taureaux étaient appréciés pour leur combativité et les chevaux de la manade étaient parmi les plus résistants. Il n’y avait pas un gardian ici qui n’ait pu apprécier le chevaux marqués d’un grand V aux ailes déployées.
Nous avons une vieille jument, Fluvia, c’est la perle de notre élevage, elle nous a donné les meilleurs chevaux de la région. Topaze était son septième poulain. J’ai assisté à la naissance par hasard, j’étais partis pêcher sur le bord du canal quand j’ai vu la jument se coucher au loin dans les marais. J’y suis allé car parfois les jument mettent bas en terrain humide et les poulains se noient, mais Fluvia était une vraie pro ; elle s’est installée au sec et Topaze est né devant mes yeux.
Jusqu’alors, les chevaux n’avaient pas plus d’importance pour moi que les taureaux ou toute autre chose qui fait de la Camargue un endroit unique. J’aimais mon pays parce que c’était là où j’avais grandi mais rien n’avait d’importance que mes jeux d’enfants et le nombre de poissons que je sortirais de l’eau. Un poulain naissant dans les roseaux n’aurait pas dû avoir tant d’importance mais celui-ci avait quelque chose d’extraordinaire : il était blanc. Comme vous le savez Mademoiselle, les poulains camargue naissent plutôt noirs ou bruns et deviennent gris clair en quelques années. Topaze était blanc, un blanc éclatant, une lueur surnaturelle qui diffusait dans l’aube de ce matin-là.
Dès lors, j’ai surveillé Topaze. Je partais souvent à cheval sa recherche dans les marais, je trouvais son troupeau et je le regardais grandir. Très vite, il a montré qu’il était le chef, il faisait la loi, coursait les autres chevaux, coursait des hérons, des vaches, des hommes. Ce territoire était le sien et il fallait que le monde entier le sache.
Le jour de la ferrade mon père me l’a donné, il savait que je l’aimais bien. C’est moi qui l’ai dressé, ça a été difficile car Topaze avait un caractère de cochon mais il n’avait pas son pareil pour le tri des bestiaux. Autant vous dire que j’en ai bien profité, je me pavanais sur mon étalon blanc, plus vif, plus rapide qu’aucun autre. Le reste du temps, Topaze faisait sa carrière d’étalon et ses poulains étaient si beaux, si forts, si résistants que bientôt il eut une réputation fantastique auprès des gardians de la région.
A 20 ans, je suis parti aux Etats-Unis pour finir mes études. Lorsque je suis revenu, deux ans plus tard, mon frère avait vendu Topaze à un Parisien amoureux des chevaux Camargue. Mon père avait laissé faire en se disant qu’il était important que les reproducteurs Camargue parcourent la France pour faire connaître la race.
Je ne crois pas Mademoiselle, vous avoir expliqué combien ce cheval comptait pour moi. Ici, on ne parle pas d’amour des chevaux, ce sont nos montures et des outils de travail, on ne les chouchoute pas, on ne les caresse pas. On les utilise, on les laisse à leur place de chevaux de labeur. Pas de romantisme, pas de petits noms. Notre équitation est simple et nous ne recherchons que l’efficacité et l’obéissance de nos montures pour le tri du bétail. C’est comme cela que j’ai grandi mais je dois vous dire que le départ de Topaze m’a fait de la peine. J’ai mis longtemps à me l’avouer et même à en parler car ce n’était pas dans les habitudes des gens du pays et personne n’aurait compris que je dise : mais enfin, pourquoi avez vous vendu mon cheval ?
Je l’aimais, j’avais besoin de lui. Etre sur son dos, dans les marais était un bonheur unique. J’aimais son regard, son odeur. J’aimais Topaze. Non je ne l’ai jamais dit, j’ai serré les dents en apprenant le départ de mon étalon et j’ai essayé de ne plus y penser mais il était toujours là.



Topaze (6)

10 04 2008

Et voilà la suite!!!

Vous connaissez Topaze ?
- Oui il était dans un centre équestre, près de Paris, et je montais là-bas.
- Topaze, dans un centre équestre ? Enfermé dans un box ?
- Oui.
- Vous êtes sa propriétaire.
- Oui, je l’ai racheté au directeur du club qui voulait le faire abattre.
- Le faire ab… mais pourquoi ?
- Parce que Topaze est un mauvais cheval de club et qu’en plus il était mourant.
- Mourant !?
Le visage de Rémi changea de couleur et Pauline vit passer une ombre noire sur ses yeux.
- Qu’est-ce qu’il avait ?
- Ses poumons étaient malades, il respirait difficilement, chaque pas lui coûtait. En fait c’était une allergie.
- Une allergie, mais une allergie ça se soigne ! Il suffit de trouver ce à quoi il est allergique et de l’en éloigner. Cela ne suffit pas à faire abattre un cheval !
- Pour un bon cheval, le directeur du club se serait donné tout ce mal, mais pour une carne paresseuse et agressive…
- Une carne paresseuse et agressive ! Mais sur quelle planète vivez-vous ? S’il s’agit bien de Topaze, sachez, mademoiselle, que vous parlez d’un des plus célèbres Grignoun* de Camargue.
Cette fois-ci, c’est Rémi qui vit passer sur le visage de Pauline un éclair aussi vif que l’éclat de ses cheveux.
- Parlez-moi de Topaze.
- Pas avant que vous me disiez qui s’occupe de lui pendant que vous le traitez de carne dans son pays.
- Ne soyez pas si agressif, Monsieur. Je suis vétérinaire et je sais soigner les chevaux.
- Alors pourquoi ne pas avoir recherché la cause de son allergie ?
- Je l’ai fait.
- De quoi souffre Topaze?
- Il est allergique à la paille et à la pollution des villes.
- Ça ne m’étonne pas, les chevaux de Camargue vivent ici, au grand air, dans les marais et les prairies de salicorne et de de chiendent. De la paille ! Un box ! Des leçons d’équitation, alors qu’il faut du grand air et la liberté ! Pourquoi ne l’avez-vous pas sorti de son box et pourquoi ne pas lui avoir fait changer d’air !
- Je l’ai fait. Il attend dans un camion à 5 kilomètres d’ici.
Rémi regarda Pauline d’un air stupéfait. Ses yeux étaient aussi ronds que des billes et il avait un drôle d’air. Elle le trouva alors très joli garçon. ll bafouilla.
- Il est là ?
- Oui
- Je veux le voir tout de suite !
- Non; c’est mon cheval , je veux d’abord connaître son histoire et pourquoi j’ai récupéré ce tas d’os à Paris alors que, d’après ce que vous me dites, il était le roi en Camargue.
- Mais il est dans le camion, dit Rémi en faisant mine de se lever.
Pauline lui attrapa la mai et l’obligea à se rasseoir; elle planta ses yeux noirs dans ses yeux clairs et lui dit fermement:
- Le camion est énorme, il pourrait contenir dix Topaze; votre protégé est installé sur un sol en copeaux de cuir et il a de l’eau et du foin pour tenir 15 jours. De plus, mon frère le surveille et le bichonne comme une vieille grand-mère. Il peut bien attendre deux heures de plus. Deux heures pour entendre son histoire. Après, je verrai si je vous montre Topaze ou pas. Parlez.



Topaze (5)

8 04 2008

Soudain, le téléphone portable de Rémi sonna dans sa poche, c’était son père :- Oui ?
- Une demoiselle de Paris vient d’appeler à la manade, elle voudrait savoir si on connaît un étalon du nom de Topaze avec un V sur la cuisse et le numéro 22 au dessus.
Le cœur de Rémi bondit dans sa poitrine, il éperonna Fluvia, galopa vers les autres gardians, donna des instructions pour le tri des bêtes et rentra au triple galop à la manade.Deux semaines plus tard, Pauline et Rémi se retrouvaient sur la terrasse d’un petit café d’Arles. Rémi n’avait eu aucun mal à reconnaître la jeune femme grâce à la description qu’elle lui avait donnée au téléphone.
- Vous me reconnaîtrez facilement, lui avait elle dit, j’ai les cheveux longs.
- Les cheveux longs ? Mais beaucoup de femme ont les cheveux longs!
- Oui mais moi, ils sont vraiment très longs !
Effectivement, en plus d’être jolie, Pauline avait des cheveux extraordinaires, épais, légèrement ondulés et si longs qu’ils lui descendaient jusqu’au bas des fesses. Rémi avait aussitôt fait la comparaison avec les crins magnifiques des chevaux de la manade, longs, denses et brillants.
Ils se serrèrent la main et commandèrent un café. Rémi n’y alla pas par quatre chemins, il ne s’agissait pas de dire les banalités à cette femme mais d’obtenir d’elle tous les renseignements possibles sur Topaze.

(suite)



Topaze (4)

6 04 2008

Une fois de plus, voici la suite!!!

Pauline ne supportait pas de voir un animal souffrir. Comme losqu’elle était enfant et qu’elle ramenait à sa mère des taupes, des hérissons, des chats blessés ou mourants dans des boîtes en carton, elle décida de s’occuper du petit cheval blanc. Elle le brossa, le promena en longe, l’emmena brouter sur les talus, mais l’animal se traînait misérablement, ne mangeait rien, toussait et respirait en soufflant comme une vieille locomotive.
Le directeur du club pensait qu’il n’y avait plus rien à faire et décida de le faire abattre; mais Pauline s’y opposa et racheta l’animal.
Elle avait une petite idée derrière la tête.
Une idée folle qui pourrait pemettre d’en savoir plus sur Topaze et qui sait… de le sauver peut-être. Comme tous les chevaux de Camargue, Topaze portait sur la cuisse gauche la marque au fer de sa manade. Il s’agissait d’un V aux branches très écartées comme le seraient les ailes d’un oiseau. Paulne prit des photos et fit des recherches sur internet; elle trouva vite : les chevaux portant cette marque venaient de la manade Caussano qui se trouvait dans la petite Camargue à l’ouest du delta du Rhône.

Rémi montait Fluvia, la plus vieille jument de la manade* Caussano , la plus douée aussi. Il avançait doucement le long du canal tout en surveillant la progression des autres gardians de l’autre côté du pré du pré. Ils étaient partis dès l’aube afin de trier six taureaux pour la course camarguaise de l’après midi aux arènes Cailar. Le ciel était lourd et l’air humide, Fluvia avançait énergiquement malgré les touffes épaisses de végétation. Au loin les bioux*, serrés les uns contre les autres, regardaient les chevaux blancs et les hommes avancer vers eux.

Courage, plus que deux jours (6 avril) avant la suite!!!



Topaze (3)

4 04 2008

Voici la suite… Bonne lecture!!!

Un jour, que Pauline discutait avec le directeur, elle apprit comment Topaze avait atterri au club. Un jour, quelqu’un avait appelé pour signaler qu’un misérable cheval avait été abandonné dans un pré où il vivait depuis un an. Après enquête, on apprit que le propriétaire habitait maintenant dans l’est de la France et qu’il ne voulait plus entendre parler de cet animal caractériel.
Le directeur recueillit Topaze en se disant qu’avec un peu de gentillesse et de bons soins, on pourrait certainement en tirer quelque chose. Il fut très vite déçu, Topaze n’était pas un cheval d’école, il mordait ses clients et soupirait tout le temps.
En deux ans de club, l’animal s’était complètement éteint et Pauline se penchait souvent par dessus la porte du box pour regarder ce fantôme blanc que plus personne ne voulait monter. Cela lui faisait de la peine et malgré le méchant caractère de Topaze, elle le sortait souvent de son box pour lui faire un pansage complet; mais malgré les coups d’étrille, la robe du Camargue restait tachée, ses crins ternes et sa tête se creusait de jour en jour,  donnant à Topaze un air bizarre, tracassé et plein de colère contenue.
Puis le cheval tomba malade et ne fut plus monté du tout.
Topaze ne pouvait plus travailler sans être pris de quintes de toux terribles, on le laissa donc au box, plus misérable qu’avant, tête basse, le nez dans le coin le plus sombre du box à attendre que la vie passe sans rien à espérer.