Lettre à Joseph Kessel (Jean)

Vendredi 27/11/1953

Cher ami,

Bonjour, c’est Patricia. Je vous écris de ma pension, cela doit vous faire bizarre de voir tout ce monde à Paris par rapport à la réserve, là où il n’y a personne hormis quelques touristes !

Je pense encore à la mort de King : cela fait déjà 3 mois qu’il est mort. Je n’ai toujours pas pardonné à mon père. Je ne sais pas quand je vais lui pardonner.

Personne ne veut me parler à la pension. Je pense à mes parents, à vous, à King, à Nicolas, à Embobeline, à Oringua .

Votre chère amie

Patricia Bullitt

lettre à Joseph Kessel (Gurvan)

Vendredi 27 novembre 1953

Cher Joseph Kessel,

Je suis ici dans la ville de Nairobi au Kenya. Je m’ennuie, je ne connais personne, je suis toute seule. Quand je mange le midi au self, j’essaye de manger rapidement. Heureusement, j’ai des bonnes notes à l’ école, mes camarades de classe sont aussi très fortes.

Quand ma mère vient me chercher tous les vendredis soirs, je ne veux pas que mon père vienne me parler : ce qu’il a fait est vraiment impardonnable. Dès que je rentre chez moi, le vendredi soir, je fais mes devoirs. Après, je vais manger et je vais me coucher. Je n’irai plus jamais dans la brousse .

Le lundi matin, de retour du week -end, je ne suis pas très motivée. Dans la semaine, le soir, je me sens seule dans ma chambre. J’aimerais tant que vous reveniez dans la Manyatta, vous vous souvenez quand les Masaïs faisaient leurs danses ?

C’était superbe ! J’aimerais tant aussi revoir King une dernière fois .

A bientôt,

Patricia Bullit

Lettre à Joseph Kessel (Liana)

Le 27 novembre 1953

Cher Joseph Kessel

Il y a déjà 3 mois que King est mort et je ne vous ai pas vu. Heureusement, je me suis fait une amie qui s’appelle Maya. Elle est très gentille et on a plein de choses en commun : par exemple, on a toutes les deux les yeux de la même couleur, et plein d’autres choses encore.  Et je travaille assez bien aussi.

Et vous j’espère que vous allez bien au journal ? Je me souviens encore quand je vous faisais visiter le parc,  et quand vous avez rencontré King et quand je vous ai montré la Manyatta .

Je ne vous ai pas dit que c’est mon anniversaire dans quelques jours alors j’espère que vous pourrez peut-être venir me rendre visite au parc ou au pensionnat.

Votre toujours dévouée

Patricia

lettre à Joseph Kessel (Camille)

Le vendredi 27 novembre 1953, à Nairobi

Cher Joseph Kessel,

Trois mois ont passé depuis la mort de King et je suis maintenant en 5ème, j’espère que vous allez bien à Paris. Moi, ici, je me suis fait des amies et on s’amuse. Je vais voir mon père et ma mère tous les week-ends, enfin presque, car quand on se fâche, je ne vais pas les voir mais je les vois pendant les vacances. Mes amis Margot et Emilie restent avec moi quand je suis triste ou quand je suis seule, nous somme inséparables .

Le mardi 24 novembre, c’était mon anniversaire : mes copines m’ont offert un ballon de basket et une photo de nous trois, j’ai hâte de voir mes parents pour voir ce qu’ils m’ont acheté.

Les professeurs nous donnent beaucoup de travail. Avec Margot, on travaille nos maths et le français et, avec Émilie, on joue au basket tous les après-midi pour le championnat de mars. Dans 4 mois, mes parents seront là pour me voir : j’espère très fort que vous serez là le dimanche 27 mars ! Vous me manquez énormément .

Votre toujours dévouée,

Patricia Bullit

PS : Je voulais vous dire que j’ai gagné un concours d’orthographe. A plus tard.

Lettre à Joseph Kessel (Vincent)

Vendredi 27 novembre 1953

Cher Joseph Kessel

Trois mois ont passé depuis la mort de King. J’ai besoin de confier mes pensées et mes sentiments : d’abord je vous remercie de m’avoir amenée dans le pensionnat de la capitale du Kenya. Je suis en colère après mon père d’avoir tué King au lieu d’Oruinga.

Vous rappelez-vous quand je vous ai montré King pour la première fois ? Je ne sais pas pour vous  mais pour moi c’était un sentiment de bonheur de montrer King à quelqu’un d’autre que mon père.

Mais en tout cas, je ne me réconcilierai jamais avec lui à cause de ce qu’il a fait. Moi aussi j’ai été bête. Je n’aurais jamais du dire à Oruinga de demander à King si il pouvait se marier avec moi. C’est Oruinga qui est venu à King. Pas King qui est venu à Oruinga. J’espère que vous me comprendrez, après ses actes je ne lui pardonnerai  jamais. Je vous écris cette lettre depuis ma chambre.

Votre toujours dévouée.

Patricia Bullit

Lettre à Joseph Kessel (Mélissa)

Le vendredi 27 Novembre 1953, à Nairobi

Cher Joseph Kessel,

Trois mois ont passé depuis la mort de King, je suis toujours dans ma classe de 5ème, mais je ne m’entends pas très bien avec mes camarades de classe. Par contre, je m’entends vraiment bien avec mes professeurs.

Demain, je vais rendre visite à mes parents, car j’y vais tous les week-ends. Quand j’arrive chez eux, je vais tout de suite dans la savane pour revoir les animaux que je n’ai pas vus de la semaine (ils me manquent beaucoup). Quelques fois,  je retourne à l’arbre,  là où j’ai passé des bons moments avec vous et King.

La dernière fois, quand j’ai regardé la télévision à l’internat, je vous ai vu présenter les infos. Avec votre costume, vous ne ressemblez pas à l’homme que j’ai vu dans la réserve d’Ambolési !

Vous pouvez me dire si je vous envoie trop de lettres, peut -être que ça vous gêne ? J’ai besoin de me confier, alors je me confie à vous, car vous êtes mon seul ami.

Votre toujours dévouée,

Patricia Bullit

PS: Je fais un voyage avec ma pension, je vais à Paris. Est-ce que vous voulez bien m’héberger pour 4 jours? S’il vous plaît …

Lettre à Joseph Kessel (Cyprien)

Vendredi 27 novembre 1953

Cher Joseph Kessel,

Je  suis contente d’être dans cette internat. Même si les matelas sont un peu durs et les chambres très petites, on s’y sent bien. Mes copines de chambres sont très rigolotes. Le soir, on fait des batailles de polochons. Ici on mange bien. Les devoirs sont durs  mais ma copine de 4ème m’aide beaucoup. Le plus énervant ce sont les cours de maths, on s’ennuie. Les cours de français sons passionnants : tous les professeurs  sont marrants .

Votre chère  dévouée

Patricia

Lettre à Joseph Kessel(Renan)

Le 27 Novembre 1953

Cher Joseph Kessel,

Je vous écris de ma pension à Nairobi où je pense à la vie du parc, aux animaux et à vous. J’aimerais tant vous revoir car j’ai du mal à me remettre de la mort de King.

Mais enfin, je regrette, car c’est ma faute si King est mort. C’est moi qui ai amené mon père et Oriounga à King. J’espère pardonner à mon père et surtout à moi, et à moi seule !!!

Patricia Bullit

P.S. : je vous attendrai au parc de la pension pour vous voir (tous les mercredis à13h30).

Lettre à Joseph Kessel (Gaetan)

Vendredi 27 novembre 1953

Cher Joseph Kessel,

La réserve et les animaux me manquent,  surtout King,  je regrette qu’il soit mort. L’internat de Nairobi est bien. Les gens sont sympathiques avec moi et la nourriture est excellente. Je suis pressée d’être en vacances. Mes camarades de chambre et moi nous parlons de nos projets de vacances.

Moi, je pense aller voir mes parents et  pardonner à mon père d’avoir tué King. J’ai aussi envie de rencontrer d’autres  personnes avec qui je pourrais oublier la réserve. On m’a parlé de votre travail à France-Soir. Je suis contente de  m’être confiée à vous.

Patricia

Lettre à Joseph Kessel (Marie)

Vendredi 27 Novembre 1953, à Nairobi

Cher Joseph Kessel,

Aujourd’hui, j’ai enfin eu le courage de vous écrire, je n’aurais pas pu avant car j’étais encore marquée par les événements qui se sont passés à la Réserve. Vous me manquez presque autant que King, vous êtes la seule personne à qui je peux parler franchement depuis trois mois. Ici, la pension est un enfer, j’ai l’impression d’avoir fait une énorme bêtise, mais même si je dis ceci,  plus jamais je n’oserais revenir à la maison comme avant. Quand je revois mes parents, j’ai l’impression d’être une étrangère à leurs yeux.

A la pension, personne ne fait attention à moi, les professeurs disent que je ne participe pas en classe et que je suis toujours dans la lune, mais quand j’essaye de participer un peu, tout le monde m’oublie. Il y a quand même une personne avec qui je m’entends bien, elle s’appelle Betty Heap, elle me fait un peu penser à vous, elle pose toujours des questions !!

Excusez-moi mais je vais devoir vous laisser car les cours vont commencer et il faut encore que je fasse mon sac (pfff !).

Votre Patricia

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