Lettre à Joseph Kessel (Jean)

Vendredi 27/11/1953

Cher ami,

Bonjour, c’est Patricia. Je vous écris de ma pension, cela doit vous faire bizarre de voir tout ce monde à Paris par rapport à la réserve, là où il n’y a personne hormis quelques touristes !

Je pense encore à la mort de King : cela fait déjà 3 mois qu’il est mort. Je n’ai toujours pas pardonné à mon père. Je ne sais pas quand je vais lui pardonner.

Personne ne veut me parler à la pension. Je pense à mes parents, à vous, à King, à Nicolas, à Embobeline, à Oringua .

Votre chère amie

Patricia Bullitt