And the winner is…

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Aujourd’hui, le Prix Goncourt des Lycéens a été attribué à…

Catherine CUSSET

 pour son roman

Un brillant avenir

Pour info, nos élèves avaient élu Une éducation libertine

de Jean-Baptiste del Amo.

C. MILLET « Jour de souffrance »

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« Jour de souffrance »…C’est à se demander si le titre n’est pas destiné aux lecteurs quand ils débuteront la lecture du livre de Catherine MILLET. J’ironise…

 

…… et pourtant, j’en viens à comprendre l’escalade d’un sentiment qu’il est possible de rencontrer un jour : la jalousie.

 

Mais une  jalousie tout de même poussée à l’extrême, totalement maladive. C. MILLET suspecte, épie, traque les moindres gestes de son compagnon Jacques ; enquêteuse sans scrupule et follement amoureuse, un brin paranoïaque !

 

De tout ce récit extravagant, il ressort un grumeau plus épais que les autres faisant figure de troublant paradoxe : leurs infidélités respectives !! (sic)   dont elle ne prendra conscience que très tardivement dans son récit : la bulle d’air dans la seringue !!… qui vous ferait presque ricaner en lui souhaitant un « bien fait » purement et simplement !  Je suis restée perplexe…et plus encore après avoir pris connaissance de son premier livre : « La vie sexuelle de Catherine M. »

Cette jalousie plus que tardive, quelque peu alimentée par son compagnon qui n’aime qu’elle évidemment et n’écrit qu’à travers leur relation passionnée. Voilà donc un couple complexe aux allures de tortionnaires, tour à tour aimant et destructeur,  animé d’un désir sans borne et pourtant si volatil… à la manière de Sartre et Simone de Beauvoir, nettement moins poétique à mon goût,  se confortant dans l’idée que leur amour permet leur extravagance et leur libertinage…A trop jouer avec le feu…

 

Peut-on chercher dans les tourments de la jalousie, une sortie de secours à travers les insuffisances de l’enfance…Je reste dubitative sur la jalousie telle qu’elle nous la fait découvrir. N’avait elle pas peur de le perdre définitivement après tant d’années de relations débridées…Ajoutés à cela l’âge de Madame, le démon de midi de Monsieur…  quoiqu’il en soit, je suis allée jusqu’au bout de ses pérégrinations frénétiques. Mais bon sang qu’elles manquent de crédibilité ! J’en retiendrais cependant de très belles descriptions, notamment sur les premiers émois… N’abusez pas de ma bonté, ce sera là, ma seule gentillesse ;-)

 

N.P.