Prix Goncourt des Personnels du Lycée : résultat du vote
26 janvier 2009 19:09 Goncourt des personnels|
Prix Goncourt des Personnels Lycée Henri Poincaré Vote du 20 Janvier 2009 |
Nous étions une quinzaine de fidèles mardi dernier, bien décidés à défendre nos coups de cœur, pour ce second tour de vote, autour d’un apéritif détendu et convivial.
Mme Martine Lalevée, directrice de la FNAC de Nancy nous a fait l’honneur de sa présence et a assisté à une partie des débats, qui, bien qu’informels, n’en furent pas moins riches et chaleureux.
Chacun des trois romans a été présenté dans un premier temps, ce qui a lancé les discussions. Puis nous avons procédé au vote, dans la joie et la bonne humeur.
- Là où les tigres sont chez eux, de Jean-Marie Blas de Roblès a séduit par son exigence et sa richesse… Richesse du contenu, de la documentation, richesse des registres différents, enfin richesse du jeu avec l’intelligence du lecteur, toujours sollicitée. On a aussi souligné l’intérêt du regard particulier et critique que peut avoir un transcripteur (Eleazard von Wogau) sur l’auteur qu’il étudie, cet Athanase Kircher, personnage étonnant, inconnu de tous, que nous découvrons avec beaucoup de plaisir. Les critiques négatives sont rares pour ce roman : l’une d’elles portait sur le grand nombre d’intrigues et la sensation d’éparpillement qui en résulte, mais un fervent défenseur nous a avoué que c’était avec une joie sans mélange qu’il retrouvait, chaque soir, durant les vacances de fin d’année, Athanase et ses compères. Enfin, la fin du roman et le pessimisme du dénouement ont déçu quelques-uns d’entre nous, mais c’est sans doute que la situation du Brésil d’aujourd’hui, hélas, ne porte pas à l’euphorie…
Par ailleurs, nous invitons ceux qui voudraient en savoir davantage à visiter le très beau site de cet auteur, à l’adresse http://www.blasderobles.com/site.html . Là où les tigres sont chez eux a obtenu le Prix Médicis.
- Pour ceux qui ont aimé le Blas de Roblès, Un brillant avenir de Catherine Cusset est bien pâle et insignifiant : certains, qui se sont attendus à lire un roman sur l’exil, ont été déçus du traitement des événements historiques, qui semblent « tourner autour des personnages » sans les atteindre. D’autres déplorent la grande platitude du style, le peu d’intérêt de l’écriture, qui s’ajoute à la mise en scène banale des personnages, argument qui n’est pas du goût d’autres lecteurs (lectrices) qui ont été touché(e)s par l’accès facile à l’univers de ce roman, la justesse du ton dans les thèmes abordés -le déracinement, les relations familiales. Et la platitude s’apparente, pour ces lecteurs-là, davantage à de la sobriété ou à de la simplicité ; ils ont au contraire apprécié la justesse dans la peinture des relations familiales. Et se souviennent que déjà, dans ses précédents romans, C. Cusset nous donnait à voir des personnages sur lesquels l’agitation extérieure semblait n’avoir aucune prise.
Rappelons qu’Un brillant avenir a obtenu le Prix Goncourt des Lycéens et que C. Cusset sera au forum de la FNAC de Nancy ce vendredi 30 janvier à 17 h 30.
(http://rendezvous.fnac.com/agenda_magasin.asp?shp=151&origin=fnacaff ).
· Qui touche à mon corps je le tue de Valentine Goby est un roman qui n’a laissé personne indifférent ; s’il est le plus court des trois derniers en lice, sa structure n’est pas la moins poussée, ce qui (entre autres qualités) le rend favori pour certains d’entre nous. La force de l’écriture à trois niveaux de narration, le style sobre et percutant, le sujet terrible, nous ont souvent profondément touchés. L’une d’entre nous remarque d’ailleurs que les trois romans finalistes ont des structures narratives qui présentent des similitudes de construction – trois narrateurs (Goby) ou quatre histoires (Roblès) ou encore le va-et-vient des flash-back (Cusset) -, même si le traitement est différent. Et que le lecteur exigeant soit séduit est la preuve que le roman français et son lectorat se portent bien.
A l’issue de ces échanges, nous avons voté autour d’une part de quiche ou de galette, le temps également de se remémorer les coups de cœur de ce Goncourt, comme par exemple « Où on va, papa », de Jean-Louis Fournier, ou bien encore « Une éducation libertine » de Jean-Baptiste del Amo, qui a été choisi par les élèves. Mme Lalevée a remercié le groupe pour son investissement et son invitation, et souhaite conserver le contact avec le lycée pour notre prix de l’an prochain, dont les modalités restent à préciser (romans étrangers ? coups de cœur ?… ).
Ainsi que la ferveur des débats l’avait laissé présager, le résultat du vote a été très serré :
Nombre de suffrages exprimés (15 présents+3 procurations) : 18
Valentine Goby, Qui touche à mon corps je le tue : 5 voix
Catherine Cusset, Un brillant avenir : 6 voix
Jean-Marie Blas de Roblès, Là où les tigres sont chez eux : 7 voix
Le vainqueur est Jean-Marie Blas de Roblès pour Là où les tigres sont chez eux.
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Merci à tous ceux qui ont participé à ce prix Goncourt des personnels du lycée, qui ont fait vivre les débats pendant les réunions et qui ont échangé leurs impressions, qui sur le blog, qui au CDI au moment du prêt, qui à la cantine…
Merci aux élèves de 1ère LC qui sont venus à deux de nos réunions, et qui ont couvert vitres et murs de petites phrases percutantes, pour nous rappeler que nous n’étions pas seuls avec nos lectures.
Merci à tous ceux qui au lycée nous ont facilité l’organisation et la vie au jour le jour de cette expérience, depuis l’inscription et la constitution du dossier jusqu’à la collation de ce 20 janvier.
L’équipe du Goncourt
cdipoinca@gmail.com
http://lewebpedagogique.com/cdipoinca/



Compteur
27 janvier 2009 à 22:03
Très bon choix ! Deux d’entre eux se trouvaient aussi dans mon podium.