Trois livres que j’ai aimé… un peu, beaucoup, pas du tout…

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« La domination » de Karine Tuil

Un livre troublant où une femme écrivain accepte, après la mort de son père, d’écrire un livre sur la vie de celui-ci… Un livre où elle apparaît sous les traits du fils qu’il aurait aimé avoir… Un livre « commandé » par son éditeur dont elle découvre petit à petit que lui et son père ont été très amis… L’écrivain et l’éditeur deviennent amants et l’on ne sait plus qui cherche quoi et qui domine qui… Le père, même mort est omniprésent et tous deux sont à sa recherche. La narratrice, directement ou par l’intermédiaire d’Adam, son double masculin dans le roman qu’elle écrit ; l’éditeur, éconduit il y a longtemps déjà et qui cherche dans leur liaison à retrouver le père… Elle jouera le jeu jusqu’au bout, et, s’habillant avec le costume du père pour leur dernière rencontre, permettra à l’éditeur de réaliser son fantasme… Etrange et pénétrant mais on ne sait pas quelle est la part du rêve !

« Un avenir brillant » de Catherine Cusset

L’un de mes préférés… Un livre porté par la personnalité d’Elena, tour à tour victime puis coupable d’une éducation trop rigide et de principes intangibles mais petit bout de femme qui traverse l’existence avec détermination et entraîne avec elle ses hommes, Jacob et Alexandru… Puis Marie débarque dans la vie du fils bien-aimé. Et Elena, devenue Helen, ne lui fera aucun cadeau allant même jusqu’à imposer à son fils de choisir entre les « deux femmes de sa vie »… Marie va résister mais aura bien du mal à gagner l’estime de sa belle-mère… L’organisation quasi-hypertexte du livre, faite d’allers-retours historiques et géographiques devrait nous perdre mais rend le livre encore plus intéressant et attise la curiosité du lecteur afin de trouver les pièces manquantes du puzzle… Un livre fort, sincère et humain…

« Une education libertine » de Jean-Baptiste Del Amo

Autant le dire de suite, je n’ai pas aimé… Ni le style, ni l’histoire, ni les allers-retours Paris-Quimper… Cette relation au corps, ce mélange d’amour et de mort, ce côté morbide omniprésent, cette volonté de tout décrire par le menu et dans les moindres détails m’ont profondément dérangé et souvent donné la nausée… Au-delà du roman, y a-t-il une volonté ? Celle de choquer ? Celle d’approcher la réalité de l’époque ? Celle d’entraîner la réflexion sur la finalité de l’existence humaine ? Peut-être rien de tout cela mais alors quoi ? Y a-t-il au moins une morale à cette ascension fulgurante qui conduira Gaspard, le héros du roman, à rejeter ceux-là mêmes qui lui ont tendu la main lorsqu’il était dans la misère la plus totale… Il finit par haïr les miséreux qui lui rappellent sa condition d’origine, les nobles dont il se sert pour parvenir à ses fins et lui-même, enfin son corps puisque tout dans ce roman passe par le corps… enfin, ce qu’il en reste !

L. Walin

Délibérations régionales à Metz le 7 Novembre

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Hannelore, élue par la classe, a été défendre les trois romans choisis par la classe de 1ère LC :

  • Une éducation libertine (Jean-Baptiste del Amo)
  • Syngué Sabour, Pierre de patience (Atiq Rahimi)
  • La traversée du Mozambique par temps calme (Patrice Pluyette)

Les 11 établissements du Nord-Est ont retenu :

  • Syngué Sabour, Pierre de patience (Atiq Rahimi)
  • Un brillant avenir (Catherine Cusset)
  • Qui touche à mon corps, je le tue (Valentine Goby)

Malheureusement, notre déléguée, qui s’est bien battue, n’a pas été sélectionnée pour représenter le Nord-Est aux délibérations nationales de Rennes le 12 Novembre .

C. MILLET “Jour de souffrance”

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« Jour de souffrance »…C’est à se demander si le titre n’est pas destiné aux lecteurs quand ils débuteront la lecture du livre de Catherine MILLET. J’ironise…

 

…… et pourtant, j’en viens à comprendre l’escalade d’un sentiment qu’il est possible de rencontrer un jour : la jalousie.

 

Mais une  jalousie tout de même poussée à l’extrême, totalement maladive. C. MILLET suspecte, épie, traque les moindres gestes de son compagnon Jacques ; enquêteuse sans scrupule et follement amoureuse, un brin paranoïaque !

 

De tout ce récit extravagant, il ressort un grumeau plus épais que les autres faisant figure de troublant paradoxe : leurs infidélités respectives !! (sic)   dont elle ne prendra conscience que très tardivement dans son récit : la bulle d’air dans la seringue !!… qui vous ferait presque ricaner en lui souhaitant un « bien fait » purement et simplement !  Je suis restée perplexe…et plus encore après avoir pris connaissance de son premier livre : « La vie sexuelle de Catherine M.”

Cette jalousie plus que tardive, quelque peu alimentée par son compagnon qui n’aime qu’elle évidemment et n’écrit qu’à travers leur relation passionnée. Voilà donc un couple complexe aux allures de tortionnaires, tour à tour aimant et destructeur,  animé d’un désir sans borne et pourtant si volatil… à la manière de Sartre et Simone de Beauvoir, nettement moins poétique à mon goût,  se confortant dans l’idée que leur amour permet leur extravagance et leur libertinage…A trop jouer avec le feu…

 

Peut-on chercher dans les tourments de la jalousie, une sortie de secours à travers les insuffisances de l’enfance…Je reste dubitative sur la jalousie telle qu’elle nous la fait découvrir. N’avait elle pas peur de le perdre définitivement après tant d’années de relations débridées…Ajoutés à cela l’âge de Madame, le démon de midi de Monsieur…  quoiqu’il en soit, je suis allée jusqu’au bout de ses pérégrinations frénétiques. Mais bon sang qu’elles manquent de crédibilité ! J’en retiendrais cependant de très belles descriptions, notamment sur les premiers émois… N’abusez pas de ma bonté, ce sera là, ma seule gentillesse ;-)

 

N.P.

 

 

 

 

Critique : “Un brillant avenir”

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Un brillant avenir

de

Catherine Cusset

♥♥♥♥

Catherine Cusset évoque le destin d’une Roumaine exilée aux Etats-Unis, à la fois attachante et troublante…

Elle s’appelle Elena. C’est une orpheline adoptée par son oncle et sa tante. Elle grandit en Roumanie communiste. Un jour, elle tombe éperdument amoureuse de Jacob, unjeune homme juif. Et malgré l’opposition de ses parents, elle l’épouse et parvient à fuir avec lui en Israël. Puis ils immigreront aux Etats-Unis avc leur fils Alexandru. A partir de ce moment, Elena n’existe que sous le nom d’Helen et promet à son fils un “brillant avenir”à Harvard. Mais devenu grand, celui-ci s’éprend d’une jeune Française appelée Marie. Il finit par l’épouser, contre l’avis de ses parents. Cette “peste” et “arrogante” belle-fille, Helen ne l’aime pas et craint que cette étrangère ne manipule son fils en l’emmenant de l’autre côté de l’Atlantique, loin de ses parents… Sans s’en rendre compte, elle reproduit le même schéma que ses parents qui lui interdisaient d’épouser Jacob de crainte de les voir s’installer en Israël.

 

Catherine Cusset retrouve le thème de la famille, qui lui est apparemment cher, car après avoir parlé de la relaon mère-fille dans La haine de la famille, elle met en scène une rivalité entre une mère et sa belle-fille. Tout oppose ces deux femmes : leur origine, leurs valeurs, leur façon de penser, tout, sauf l’amour qu’elles ont pour Alexandru qui va les réunir. En effet, quelque chose va naître entre ces deux femmes, quelque chose qui ressemble à de l’amour.

L’auteure, née à Paris en 1963, construit son livre en basculant du passé au présent, avec des aller-retour entre 1941 et 2006 sans que le lecteur se perde pour autant. Elle dévoile ainsi deux identités d’une femme  : Elena, l’orpheline roumaine et la jeune physicienne et Helen l’Américaine épanouie, la mère possessive mais vieillissante.

Le résultat ? Une histoire bouleversante et palpitante autour de personnages attachants et portée par une écriture sobre et touchante. Rien de plus brillant !

 Constance Erbstein

Réunion du 23 octobre (Prix Goncourt des personnels)

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Le 23 octobre a eu lieu la seconde réunion “Prix Goncourt des personnels”. Pour ceux qui n’ont nous rejoindre, en voici le bref résumé :

Cinq élèves de 1ère L C nous ont fait le plaisir de participer à la réunion qui a rassemblé en outre 10 membres du personnel enseignant, administratif et de l’intendance.

Quelques-uns des romans en lice ont été mis sur la sellette, et les discussions sont parties des impressions des élèves -impressions dont les adultes, il faut l’avouer, étaient fort curieux.

La traversée du Mozambique par temps calme de Patrice Pluyette est défendu par Orane pour les élèves, et par les adultes qui l’ont lu ; de lecture agréable, ludique, il reste l’un des favoris des jeunes. Lors de la rencontre du 13 octobre, l’auteur avait expliqué aux jeunes que son Païtiti à lui, c’était la littérature, et qu’il s’était senti l’âme d’un explorateur…

Syngué Sabour (Pierre de patience) de Atiq Rahimi a touché les jeunes dans la peinture de la femme que l’on y découvre. Certains lecteurs adultes ont ressenti un décalage entre la langue française, langue d’écriture du roman, et la “structure mentale” du livre. Lors de la rencontre avec l’auteur, celui-ci a raconté avoir écrit  ce livre à la suite du décès d’une de ses amies, poétesse, tuée par son mari… Si la mise en exergue dit “En Afghanistan ou ailleurs…”, il ne semble pas faire de doute pour la plupart que l’histoire se passe dans un pays d’obédience islamique. Quant aux interprétations de la fin du roman, les avis sont partagés.

C’était notre terre de Mathieu Belezi en a gêné certains par l’absence de côté positif chez les personnages, qui au fond s’expriment tous de la même façon, avec le même regard. On peut y déplorer qu’il n’y ait pas de parole d’Algérien, voire que l’auteur, à qui ce roman a demandé plusieurs années de travail, ne soit jamais allé en Algérie.

Une éducation libertine de Jean-Baptiste del Amo a apporté aux jeunes un certain dépaysement historique au milieu des récits plus “modernes”(Hannelore). L’écriture de ce jeune auteur, qui a séduit son public au Livre sur la Place, a plu aux élèves par sa recherche, sa force et toutes les sensations qu’elle véhicule.

Jour de souffrance de Catherine Millet a été éliminé d’entrée et à l’unanimité par les élèves, dont certains ont évoqué la “masturbation intellectuelle” de l’auteure. “long”, “lent”, “Proust, mais sans Proust”, autant d’avis peu positifs pour ce roman qui a du mal à trouver ses supporters.

Le silence de Mahomet de Salim Bachi est jugé de la même façon par les lecteurs, élèves ou adultes : deux parties très réussies, la première et la dernière -celles des femmes-, deux autres moins, d’où une impression mitigée pour l’ensemble.

Là où les tigres sont chez eux de Jean-Marie Blas de Roblès est un livre fascinant dans sa description du Brésil actuel et des Brésiliens de toute classe sociale, des plus aisées jusqu’aux estropiés des favelas comme Nelson, en passant par le monde de la drogue (Oriane). La fin peut paraître un peu frustrante, qu’arrive-t-il à tous ces héros si désespérés ? (Charline) Autre question : comment interpréter le titre, tiré d’une citation des Affinités électives de Goethe ?

La Beauté du monde de Michel le Bris, quoique très beau, en particulier dans les pages sur l’Afrique -où là encore, l’auteur n’est pas allé !- se lit très lentement, mais vraiment très lentement…

Bien qu’ayant beaucoup touché les élèves, les romans de Jean-Louis Fournier et de Valentine Goby n’ont pu être évoqués faute de temps ; la prochaine réunion est donc bel et bien indispensable et se déroulera le

Vendredi 14 novembre

à 13 h 15

en salle 1 du CDI

Venez nombreux !

Article du jour , carnet de bord 16/10/2008

Goncourt des Lycéens, Non classé Aucun commentaire

hello everybody..!

Il est maintenant 10h50 et nous sommes le jeudi 16/10/2008 comme vous avez pu le remarquer ci-dessus.

 

Ca y est les photos tant attendues sont enfin arrivées dans le carnet de bord…

…ouvrez-le donc pour les admirer, ne serait-ce que par curiosité…

 

Aussi, les phrases du jour sont… A jour ! Enfin ! [ :-) ] Et un compte rendu de nos derniers déplacements complete celui present sur le site…

Sur ce, auf wiedersehen!

 

Fanny, Orane, Aurore et Charline!

Un brillant avenir

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Un brillant avenir

Catherine Cusset

J’ai beaucoup aimé.  

Je suis dans une phase où je me suis bien identifiée à la belle-mère

dans sa relation avec l’aimée de l’aimé !

Description de deux femmes que tout oppose, mais que l’amour d’un homme réunit.

Et puis la reproduction des incompréhensions inter-générationnelles :

Eléna avec ses parents,

Marie avec Helen

J’ai bien aimé aussi le passage Est-Ouest

et la bascule des époques,

le va-et-vient entre hier et aujourd’hui.

Elisabeth de l’intendance de Poincaré :-)

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Rencontre avec Salim BACHI

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           Salim Bachi, jeune auteur du Silence de Mahomet, faisait partie des sept auteurs sélectionnés pour le Goncourt que nous avons rencontrés lundi 13 octobre. Plutôt franc, Bachi a dès la première question affirmé que “rien ne le fascinait chez Mahomet”… Son objectif était d’écrire un roman accessible à tout le monde, non susceptible de mettre à l’écart le public sur un thème polémique comme celui de la religion. L’écrivain a assuré avoir longtemps recherché des informations concernant le personnage de Mahomet, pour constituer un témoignage véritable, exempt de toute fausse idée. Ainsi, un “portrait multiple” de Mahomet à travers quatre points de vue différents est retracé, et l’auteur tient à souligner sa volonté d’ouvrir et de fermer le livre sur le témoignage de femmes. La force de son livre tient peut-être de sa conception particulière de la littérature qu’il nous a livrée : “Le livre n’est pas un crime gratuit, c’est un crime prémédité”.

 

Nina Agénor, Orane Ernewein, Maëlle Teutsch

 

Article du jour. Groupe du carnet de bord. 14 / 10 / 2008.

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Mouark ! Salutations !!!

→8h55 précises, et déja la classe s’active à ses tâches !

 

* Quelques nouvelles du carnet de bord : Les photos sont en cours de développement et apparaîtront bientôt dans notre carnet !

 

* En ce qui concerne la suite de nos débats, un article a déjà été posté préalablement !

 

*  Hier après-midi, nous nous sommes rendus à l’ hôtel de ville de NANCY pour notre deuxième rencontre littéraire. Comme précisé ci-avant, nous avons eu la chance de rencontrer, entre autres, Valentine GOBY, Patrice PLUYETTE, ou encore Atiq RAHIMI. Ce fut une après-midi enrichissante à tout point de vue : littéraire, humain, et médiatique !

Malgrés la difficulté pour certains à poser les questions désirées, l’ avis général reste très positif, les auteurs parlant de leur oeuvre ont remotivé nos troupes !  Un grand merci leur est d’ ailleurs adressé pour leur gentillesse, leur générosité et leur disponibilité ! Quelques livres ont ainsi pu être dédicacés, dans une ambiance chaleureuse et conviviale !

Nous avons pu partager cette expérience avec les classes de Reims, Troyes,  et Hayange, mais pour vous qui n’ étiez pas présents, chers lecteurs, la vidéo de la retransmission de FRANCE 3 http://info.francetelevisions.fr/player-video/index-fr.php?id-video=870F6419FE7348A39EFCCF204D4E7B8E_cafe_lca_131020082005_F3 sera bientôt en ligne, ainsi que d’ autres vidéos amateurs filmé entre autre par Oriane !

Pour les détails, je laisse place à toutes les personnes présentes hier pour vous communiquer leurs impressions au travers des commentaires ou éventuellement du carnet de bord disponible au CDI.

[ Que ne ferions-nous pas pour vous ! :) ]

 

* Pour ce qui est des phrases du jour, nous avons eû du mal a suivre l’ opération ces derniers temps, les phrases sont bien affichées dans le lycée, mais nous ne sommes pas pour le moment en mesure de les publier sur notre site.

 

 

‹ Mille excuses. ›

 

Aurore, Fanny, Charline et Orane. 

 

A la rencontre des écrivains, le 13 Octobre

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Le lundi 13 octobre

de 13h45 à 16h45

 

 

A l’Hôtel de ville de Nancy,

 

 

la classe de 1ère L C du lycée, ainsi que les classes des lycées de Reims, Hayange et Troyes auront  l’honneur de rencontrer les auteurs dont les noms suivent :

 

 

Salim Bachi

 

 

Jean-Louis Fournier

 

 

Valentine Goby

 

 

Alain Jaubert

 

 

Patrice Pluyette

 

 

Atiq Rahimi

 

 

Karine Tuil

 

 

A bientôt pour le compte-rendu !

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