4 novembre, 2008
Goncourt des Lycéens
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Un ennui(t) sous les ruines
Alain Jaubert tente de reconstituer une atmosphère antique qui tombe rapidement en poussières.
UNE NUIT A POMPEI – Alain Jaubert :
Ancré aux alentours du Vésuve, le roman d’Alain Jaubert alterne souvenirs historiques et culturels d’Italie et une fiction érotique au cœur de Pompéi. Celle-ci regroupe trois personnages (un narrateur sexagénaire, une actrice britannique et une archéologue italienne spécialisée dans l’érotisme antique) qui, au cours d’une fête, se prêtent à de multiples « jeux » au travers des rues de la ville antique. Ce sujet semble a priori fidèle au créateur de la série de la série Palettes et de multiples documentaires sur les divers héritages artistiques de l’Histoire. Mais Une nuit à Pompéi s’avère être une mauvaise surprise littéraire.
L’un des rares points positifs du livre est la connaissance culturelle et historique dont fait preuve Alain Jaubert au travers de ses souvenirs ou de ses lectures sur Pompéi. Cependant, les faits sont souvent exposés dans un style d’écriture classique, tenant plus du documentaire et partageant rarement un point de vue personnel. De même, les nombreuses descriptions visuelles des paysages d’Italie se succèdent telles des photographies, figées dans l’espace et dont la seule animation reste l’afflux de touristes. Alain Jaubert dénonce par ailleurs cette dégradation de l’héritage antique par toute forme de corruption (tourisme, pollution due notamment aux substances illicites). Ce parti pris, pourtant intéressant, reste néanmoins peu exploré (la présence de la Camorra, par exemple, aurait pu se manifester davantage dans les quartiers aussi mouvementés de Naples). Si certains chapitres impressionnent, comme l’épisode des seringues, second revêtement de sol semblant naturel malgré sa dangerosité, l’écrivain capte néanmoins peu d’ambiance dans cette Italie, pourtant chargée de mystères. Il n’insuffle pas ou peu de vie à son tableau et se répand en de longues descriptions répétitives. La dimension informative et culturelle trouve ainsi rapidement ses limites, notamment en raison d’un style d’écriture n’apportant aucune émotion au lecteur, restant banal et froid.
A l’inverse, le narrateur jouit d’une palette de sensations découvertes durant cette « nuit ». En effet, tout un pan du livre est consacré aux péripéties sexuelles du personnage principal. Dès le chapitre concernant la visite du musée, le lecteur est immergé par un univers au premier abord surprenant, se caractérisant par la prédominance du sexe et ses dérivés sur toute forme d’art (sculptures, gravures, bas-reliefs…). Cependant, cette visite s’avère rapidement agaçante en raison du voyeurisme désagréable du narrateur vis-à-vis de l’archéologue, situant le spectateur à une place qui ne lui procure que le malaise. De plus, ce chapitre, de même que les scènes ultérieures, devient lassant et répétitif, multipliant les synonymes et les positions lascifs.
Le narrateur, un certain Alain, s’éprend ensuite pour deux jeunes femmes aux attraits semblant le satisfaire. Le trio se lie tout d’abord par les noms, Alain, Marina, Anna Maria, proches de l’anagramme par les nombreuses similitudes dans le choix des lettres. La lettre « a » unifie les trois, pouvant se relier au terme « antique ». L’ambition d’Alain Jaubert est d’ainsi communier ces quatre termes le temps d’une nuit. De même, la durée induit la notion d’un moment éphémère, où toutes les limites sont repoussées. Les trois personnages s‘ébattent en conséquent dans de multiples jeux sexuels pendant plus du tiers du récit. Les personnages féminins sont étrangement sous le charme de l’homme, n’hésitant pas à exhiber leurs attraits et à se dénuder, répondant à ses fantasmes inassouvis. Par leur obéissance joyeuse, les personnalités de ces deux femmes s’avèrent creuses et incompréhensibles. Quant au personnage principal, par son obsession constante des formes féminines, et non des caractères ou sentiments, peut fortement inquiéter et rend la lecture plus pénible, le lecteur n’ayant peu ou pas d’attache au travers des personnages.
La recherche permanente de sensations sexuelles, en dépit des émotions humaines, se manifeste également par un amalgame de descriptions et d’observations de plus en plus grotesques et scrupuleusement détaillées. Ces scènes dénuées d’intérêt manquent cruellement de sensualité. L’érotisme antique que Jaubert prétend reconstituer se transforme, par son style morne et obsessionnel, en une démonstration uniquement pornographique. Jean-Baptiste Del Amo avait su, avec Une éducation libertine, donner à ses rares scènes sexuelles une atmosphère âcre et fascinante dans les bas-fonds de Paris. Une nuit à Pompéi est loin de la cruauté sexuelle de l’Antiquité, où l’ambiguïté des rapports entre les individus se manifestait, certes par la sexualité, mais aussi par le rang social, la position politique ou les richesses.
Ce livre pose évidemment la question de la place du lecteur dans une œuvre littéraire. Doit-il se reconnaître, s’identifier afin d’adhérer à l’œuvre ? L’écriture d’Alain Jaubert peut maintenir à distance le lecteur, voire le repousser au vu de sa position vis-à-vis des actions de ses personnages. Mais son parti pris est défavorisé par un style d’écriture ne traduisant aucune émotion, loin de l’effet éphémère et saisissant que cherche à obtenir Jaubert dans ce court laps de temps qu’est « une nuit à Pompéi ». Celle-ci tombe en ruines dont le souvenir ne subsistera pas.
Oriane Sidre
4 novembre, 2008
Goncourt des personnels
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Un « petit » livre qui va droit au but… touché-coulé. Le style est agréable, les formules ciselées et on a envie de relire des passages et, même, arrivé à la fin, de relire quelques pages du début. Il y a, dans l’histoire comme dans la formulation, une montée en puissance qui nous tient en haleine et nous fait nous identifier encore une fois à la narratrice, ou à tout le moins, éprouver de la compassion et du dégoût…
Dégoût pour cette violence, pour cette utilisation de la religion à des fins violentes, pour ce gâchis et pour toutes ces femmes battues, violentées et même violées dont seul le sang semble faire jouir ces hommes en mal de virilité…
Quelques notes positives tout de même : le beau-père que tout le monde croit fou parce qu’il est sage, la tante que tout le monde croit morte parce qu’elle est trop vivante et la libération progressive de la parole de la narratrice… jusqu’à la délivrance. Mais à quel prix ! Dérangeant, très dérangeant… LW
4 novembre, 2008
Goncourt des Lycéens
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Propriété privée
Qui touche à mon corps je le tue de Valentine Goby

De la victime au bourreau, ce roman aborde un thème dérangeant avec une crudité poétique.
♥♥♥♥
L’auteure retrace l’histoire tragique de trois vies réunies par le thème de l’avortement. Mais ce dernier n’est pas le sujet principal du roman. Effectivement, Valentine Goby a voulu développer dans son livre la difficulté des rapports à notre corps et à la liberté : « Dors, Lucie L., moi je choisis de te regarder depuis cette courbe de ton dos, depuis ce point du monde où tu es unique, où tu échappes à toute catégorie, à tout devoir, ni femme, ni fille, ni mère, seulement une silhouette aux contours fragiles, une personne, née d’un long, patient travail de reconquête. »
A l’âge de 34 ans, l’écrivain a déjà écrit cinq romans. Pour la première fois, elle fait partie de la sélection 2008 du Prix Goncourt. Auparavant, elle a reçu plusieurs prix littéraires : le prix de la fondation Hachette, le prix Méditerranée des jeunes, le prix du Premier de l’Université d’Artois, le prix Palissy et le prix René Fallet en 2003 pour son roman La note sensible. En 2007, elle publie L’échappée qui témoigne déjà d’un sens aigu de la souffrance.
Dans son nouvel ouvrage, Valentine Goby aborde le sujet difficile de l’avortement, avec une écriture viscérale et émouvante. Elle expose trois personnages : Marie G., une faiseuse d’anges, Lucie L., une femme qui avorte, et Henri D., l’exécuteur. Ces destins brisés, ces vies tourmentées et indirectement mêlées nous font partager leurs doutes, leur douleur, leur enfance et leurs souffrances. Le fait qu’il s’agisse de personnes ordinaires rend le roman plus poignant : « Demain, il sera l’exécuteur des hautes oeuvres, mais à l’instant, le corps passé dans un pyjama bleu aux genoux distendus, les joues rêches, l’haleine lourde, il est ce que les journaux nomment un homme ordinaire. »
Qui touche à mon corps je le tue est un titre en forme de menace, il nous percute. Mais on le ressent différemment après la lecture du récit de ces trois héros, qui sont touchés jusqu’au tréfond de leur intégrité physique. Ce livre est une lumière éblouissante qui jaillit d’un thème profondément sombre.
Vanessa Paget
3 novembre, 2008
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Un brillant avenir
de
Catherine Cusset
♥♥♥♥
Catherine Cusset évoque le destin d’une Roumaine exilée aux Etats-Unis, à la fois attachante et troublante…
Elle s’appelle Elena. C’est une orpheline adoptée par son oncle et sa tante. Elle grandit en Roumanie communiste. Un jour, elle tombe éperdument amoureuse de Jacob, unjeune homme juif. Et malgré l’opposition de ses parents, elle l’épouse et parvient à fuir avec lui en Israël. Puis ils immigreront aux Etats-Unis avc leur fils Alexandru. A partir de ce moment, Elena n’existe que sous le nom d’Helen et promet à son fils un « brillant avenir »à Harvard. Mais devenu grand, celui-ci s’éprend d’une jeune Française appelée Marie. Il finit par l’épouser, contre l’avis de ses parents. Cette « peste » et « arrogante » belle-fille, Helen ne l’aime pas et craint que cette étrangère ne manipule son fils en l’emmenant de l’autre côté de l’Atlantique, loin de ses parents… Sans s’en rendre compte, elle reproduit le même schéma que ses parents qui lui interdisaient d’épouser Jacob de crainte de les voir s’installer en Israël.

Catherine Cusset retrouve le thème de la famille, qui lui est apparemment cher, car après avoir parlé de la relaon mère-fille dans La haine de la famille, elle met en scène une rivalité entre une mère et sa belle-fille. Tout oppose ces deux femmes : leur origine, leurs valeurs, leur façon de penser, tout, sauf l’amour qu’elles ont pour Alexandru qui va les réunir. En effet, quelque chose va naître entre ces deux femmes, quelque chose qui ressemble à de l’amour.
L’auteure, née à Paris en 1963, construit son livre en basculant du passé au présent, avec des aller-retour entre 1941 et 2006 sans que le lecteur se perde pour autant. Elle dévoile ainsi deux identités d’une femme : Elena, l’orpheline roumaine et la jeune physicienne et Helen l’Américaine épanouie, la mère possessive mais vieillissante.
Le résultat ? Une histoire bouleversante et palpitante autour de personnages attachants et portée par une écriture sobre et touchante. Rien de plus brillant !
Constance Erbstein
3 novembre, 2008
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Le 23 octobre a eu lieu la seconde réunion « Prix Goncourt des personnels ». Pour ceux qui n’ont nous rejoindre, en voici le bref résumé :
Cinq élèves de 1ère L C nous ont fait le plaisir de participer à la réunion qui a rassemblé en outre 10 membres du personnel enseignant, administratif et de l’intendance.
Quelques-uns des romans en lice ont été mis sur la sellette, et les discussions sont parties des impressions des élèves -impressions dont les adultes, il faut l’avouer, étaient fort curieux.
La traversée du Mozambique par temps calme de Patrice Pluyette est défendu par Orane pour les élèves, et par les adultes qui l’ont lu ; de lecture agréable, ludique, il reste l’un des favoris des jeunes. Lors de la rencontre du 13 octobre, l’auteur avait expliqué aux jeunes que son Païtiti à lui, c’était la littérature, et qu’il s’était senti l’âme d’un explorateur…
Syngué Sabour (Pierre de patience) de Atiq Rahimi a touché les jeunes dans la peinture de la femme que l’on y découvre. Certains lecteurs adultes ont ressenti un décalage entre la langue française, langue d’écriture du roman, et la « structure mentale » du livre. Lors de la rencontre avec l’auteur, celui-ci a raconté avoir écrit ce livre à la suite du décès d’une de ses amies, poétesse, tuée par son mari… Si la mise en exergue dit « En Afghanistan ou ailleurs… », il ne semble pas faire de doute pour la plupart que l’histoire se passe dans un pays d’obédience islamique. Quant aux interprétations de la fin du roman, les avis sont partagés.
C’était notre terre de Mathieu Belezi en a gêné certains par l’absence de côté positif chez les personnages, qui au fond s’expriment tous de la même façon, avec le même regard. On peut y déplorer qu’il n’y ait pas de parole d’Algérien, voire que l’auteur, à qui ce roman a demandé plusieurs années de travail, ne soit jamais allé en Algérie.
Une éducation libertine de Jean-Baptiste del Amo a apporté aux jeunes un certain dépaysement historique au milieu des récits plus « modernes »(Hannelore). L’écriture de ce jeune auteur, qui a séduit son public au Livre sur la Place, a plu aux élèves par sa recherche, sa force et toutes les sensations qu’elle véhicule.
Jour de souffrance de Catherine Millet a été éliminé d’entrée et à l’unanimité par les élèves, dont certains ont évoqué la « masturbation intellectuelle » de l’auteure. « long », « lent », « Proust, mais sans Proust », autant d’avis peu positifs pour ce roman qui a du mal à trouver ses supporters.
Le silence de Mahomet de Salim Bachi est jugé de la même façon par les lecteurs, élèves ou adultes : deux parties très réussies, la première et la dernière -celles des femmes-, deux autres moins, d’où une impression mitigée pour l’ensemble.
Là où les tigres sont chez eux de Jean-Marie Blas de Roblès est un livre fascinant dans sa description du Brésil actuel et des Brésiliens de toute classe sociale, des plus aisées jusqu’aux estropiés des favelas comme Nelson, en passant par le monde de la drogue (Oriane). La fin peut paraître un peu frustrante, qu’arrive-t-il à tous ces héros si désespérés ? (Charline) Autre question : comment interpréter le titre, tiré d’une citation des Affinités électives de Goethe ?
La Beauté du monde de Michel le Bris, quoique très beau, en particulier dans les pages sur l’Afrique -où là encore, l’auteur n’est pas allé !- se lit très lentement, mais vraiment très lentement…
Bien qu’ayant beaucoup touché les élèves, les romans de Jean-Louis Fournier et de Valentine Goby n’ont pu être évoqués faute de temps ; la prochaine réunion est donc bel et bien indispensable et se déroulera le
Vendredi 14 novembre
à 13 h 15
en salle 1 du CDI
Venez nombreux !
2 novembre, 2008
Goncourt des Lycéens
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« La seule respiration d’un homme, silencieuse et profonde avant le chant, avant rien, vaut toutes les vocalises. »
Valentine GOBY – Qui touche à mon corps, je le tue
31 octobre, 2008
Goncourt des Lycéens
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Le capitaine Belalcazar et son équipe, composée de personnages tous plus loufoques les uns que les autres, entreprend un long voyage en quête d’une mystérieuse cité inca : Païtiti. Là-bas dit-on, l’or coule à flots, ce qui ne manque pas de donner du courage à l’équipe qui traversera des paysages très divers, semés de multiples surprises, et affrontera pour notre plus grand plaisir de nombreuses embûches absolument improbables.
En nous faisant croire pendant les soixante-dix premières pages à un roman d’exploration quelque peu absurde mais réaliste, Patrice Pluyette s’amuse à nous surprendre en introduisant subitement un bateau fantôme, un pirate géant surgi de nulle part, ou encore en faisant disparaître mystérieusement une femme à bord, Malebosse, dont nous n’entendrons plus parler avant la dernière phrase du livre. Le récit bascule dans la science fiction tout en conservant un cadre réel. Cette combinaison de genres subtilement mesurée invite volontiers le lecteur à suivre le périple pour le moins singulier de personnages atypiques et sympathiques aux personnalités presque aussi désarçonnantes que leurs noms, tels qu’Hug-Gluq, Petit Pénis, Inyoudgito, ou tout simplement… Jean-Philippe !
S’inscrivant dans un univers proche du conte, La traversée du Mozambique fait également écho à Candide de Voltaire par sa structure déconstruite.
Ayant l’audace de décrire un détail moindre avec la plus grande intention, Pluyette se plaît tout autant à emporter le lecteur dans un délicieux voyage bien improbable, passant des glaces de la banquise à la chaleur humide de la jungle en quelques lignes seulement. Cette alternance incessante de la digression et de l’ellipse offre un rythme rebondissant, imprévisible, dynamique, appuyé sur une narration au présent délicatement parsemée de clins d’œil au lecteur, «sachant que la circonférence de ce nuage avoisine les deux cent mètres, vous calculerez approximativement la hauteur de la montagne», nous interpelle-t-il par exemple. Même si le suspense est parfois clairement aboli volontairement («Hug-Gluq disparaîtra dans une chute d’eau vertigineuse au chapitre 49 de ce livre», nous signale très naturellement l’écrivain), le lecteur n’est jamais au bout de ses surprises : l’équipage, toujours piégé dans des situations abracadabrantes dont on n’imagine pas l’issue possible, est finalement tiré d’affaire par une trappe secrète au beau milieu de l’Antarctique, ou encore par le retour à la vie inattendu d’un Jean-Philippe mort dix-neuf chapitres plus tôt. Le ton ironique de Patrice Pluyette ajoute une couleur alléchante à l’histoire ; impossible de s’ennuyer !
La plume légère de l’auteur glisse délicatement sur toutes les pages du roman, offrant un rythme mélodique à la lecture. «Escaladant l’ubac, bivouac au sommet, désescaladant l’adret, non sans adresse» en est une preuve magnifique, et résonnent ainsi les mots du jeune écrivain, choisis avec une attention particulière.
Sous cette épatante exploration du monde pas si calme que cela après tout, se cache une réelle réflexion sur le bonheur : on parvient à cueillir une belle morale à l’extrémité de ce bouquet multicolore.
Maëlle Teutsch
16 octobre, 2008
Goncourt des Lycéens, Non classé
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hello everybody..!
Il est maintenant 10h50 et nous sommes le jeudi 16/10/2008 comme vous avez pu le remarquer ci-dessus.
Ca y est les photos tant attendues sont enfin arrivées dans le carnet de bord…
…ouvrez-le donc pour les admirer, ne serait-ce que par curiosité…
Aussi, les phrases du jour sont… A jour ! Enfin ! [
] Et un compte rendu de nos derniers déplacements complete celui present sur le site…
Sur ce, auf wiedersehen!
Fanny, Orane, Aurore et Charline!
16 octobre, 2008
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Un brillant avenir
Catherine Cusset
J’ai beaucoup aimé.
Je suis dans une phase où je me suis bien identifiée à la belle-mère
dans sa relation avec l’aimée de l’aimé !
Description de deux femmes que tout oppose, mais que l’amour d’un homme réunit.
Et puis la reproduction des incompréhensions inter-générationnelles :
Eléna avec ses parents,
Marie avec Helen
J’ai bien aimé aussi le passage Est-Ouest
et la bascule des époques,
le va-et-vient entre hier et aujourd’hui.
Elisabeth de l’intendance de Poincaré
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