Archive pour novembre 2007

Comment (se) représenter le chômage ? (1 : approches microéconomiques)

Vendredi 30 novembre 2007

Le chômage, c’est bien sûr la situation d’un individu dépourvu d’emploi, disponible rapidement et qui en cherche un. Mais même une définition aussi simple suscite de nombreuses questions, comme en témoignent les difficultés de l’Insee à compter les chômeurs. Comment les économistes peuvent-ils penser le chômage ?

Dans la théorie néoclassique standard, le travail est conçu comme une marchandise qui s’échange sur un marché contre un certain prix (en réalité, un prix relatif : le salaire est exprimé en unités de bien). Ce sont les travailleurs qui possède cette force de travail, et qui l’offrent sur le marché du travail. Les entreprises expriment une demande de travail (elles offrent des emplois).

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Droit du travail : de l’importance des arrangements institutionnels

Mardi 27 novembre 2007

Un des facteurs de la flexibilité est la rigueur du droit du travail, c’est-à-dire l’ensemble des règles juridiques qui s’appliquent aux relations individuelles et collectives entre les employeurs et leurs salariés. Ce droit procède à la fois de la loi et de la négociation collective (conventions collectives). (En France, le droit du travail ne s’applique qu’au secteur privé : la fonction publique est régie par des statuts particuliers.)

Comme le montre l’ouvrage classique d’Alain Supiot, Critique du droit du travail [1994], le droit du travail est une construction juridique particulièrement élaborée. Il organise le compromis entre une vision contractuelle (des offreurs et demandeurs de travail se rencontrent sur le marché et concluent librement des contrats) et une vision statutaire du travail (l’Etat, par la loi, et les partenaires sociaux, à travers les conventions collectives, fixent des droits et des obligations qui s’appliquent à tous les salariés).

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Progrès technique et productivité

Dimanche 25 novembre 2007

Un exemple bien connu de progrès technique est celui des technologies de l’information et de la communication (TIC). Il est généralement admis que leur généralisation dans l’économie (et les transformations de l’organisation du travail qui l’accompagnent) sont sources de croissance.

Selon la définition de Dominique Guellec et Pierre Ralle, « Le progrès technique est défini de façon générale comme un accroissement de la connaissance que les hommes ont des lois de la nature appliquées à la production. Il consiste donc en l’invention de produits et procédés nouveaux, qui augmentent le bien-être des individus soit par un accroissement soit par une transformation de la consommation » (GUELLEC D. et RALLE P., Les nouvelles théories de la croissance, La Découverte, coll. « Repères », Paris, 3e édition, 1997, p. 64.)

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