A lire et relire … <3

Après quelque temps,
Tu apprendras la différence entre tendre la main et secourir une âme.
Et tu apprendras que aimer ne signifie pas s’appuyer, et que compagnie ne signifie pas toujours sécurité.
Tu commenceras à apprendre que les baisers ne sont pas des contrats, ni des cadeaux, ni des promesses…
Tu commenceras à accepter tes échecs la tête haute, comme un adulte, et non avec la tristesse d’un enfant.
Et tu apprendras à construire aujourd’hui tes chemins, parce que le terrain de demain est incertain, et ne garantit pas la réalisation des projets, et que le futur a l’habitude de ne pas tenir ses promesses.
Après un certain temps,
Tu apprendras que le soleil brûle si tu t’y exposes trop.
Tu accepteras le fait que même les meilleurs peuvent te blesser parfois, et que tu auras à leur pardonner.
Tu apprendras que parler peut alléger les douleurs de l’âme.
Tu apprendras qu’il faut beaucoup d’années pour bâtir la confiance, et à peine quelques secondes pour la détruire, et que, toi aussi, tu pourrais faire des choses dont tu te repentiras le reste de ta vie.
Tu apprendras que les vraies amitiés continuent à grandir malgré la séparation. Et que ce qui compte, ce n’est pas ce que tu possèdes, mais qui compte dans ta vie.
Et que les bons amis sont la famille qu’il nous est permis de choisir.
Tu apprendras que nous n’avons pas à changer d’amis, si nous acceptons que nos amis changent et évoluent.
Tu expérimenteras que tu peux passer de bons moments avec ton meilleur ami en faisant n’importe quoi, ou en ne rien faisant, seulement pour le plaisir de jouir de sa compagnie.
Tu découvriras que souvent nous prenons à la légère les personnes qui nous importent le plus ; et pour cela nous devons toujours dire à ces personnes que nous les aimons, car nous ne savons jamais si c’est la dernière fois que nous les voyons…
Tu apprendras que les circonstances, et l’ambiance qui nous entoure, ont une influence sur nous, mais que nous sommes les uniques responsables de ce que nous faisons.
Tu commenceras à comprendre que nous ne devons pas nous comparer aux autres, sauf si nous désirons les imiter pour nous améliorer.
Tu découvriras qu’il te faut beaucoup de temps pour être enfin la personne que tu désires être, et que le temps est court…
Tu apprendras que si tu ne contrôles pas tes actes, eux te contrôleront.
Et qu’être souple ne signifie pas être mou ou ne pas avoir de personnalité : car peu importe à quel point une situation est délicate ou complexe, il y a toujours deux manières de l’aborder.
Tu apprendras que les héros sont des personnes qui ont fait ce qu’il était nécessaire de faire, en assumant les conséquences.
Tu apprendras que la patience requiert une longue pratique.
Tu découvriras que parfois, la personne dont tu crois qu’elle te piétinera si tu tombes, est l’une des rares qui t’aidera à te relever.
Mûrir dépend davantage de ce que t’apprennent tes expériences que des années que tu as vécues.
Tu apprendras que tu tiens beaucoup plus de tes parents que tu veux bien le croire.
Tu apprendras qu’il ne faut jamais dire à un enfant que ses rêves sont des bêtises, car peu de choses sont aussi humiliantes ; et ce serait une tragédie s’il te croyait, car cela lui enlèverait l’espérance!
Tu apprendras que, lorsque tu sens de la colère et de la rage en toi, tu en as le droit, mais cela ne te donne pas le droit d’être cruel.
Tu découvriras que, simplement parce que telle personne ne t’aime pas comme tu le désires, cela ne signifie pas qu’elle ne t’aime pas autant qu’elle en est capable : car il y a des personnes qui nous aiment, mais qui ne savent pas comment nous le prouver…
Il ne suffit pas toujours d’être pardonné par les autres, parfois tu auras à apprendre à te pardonner à toi-même…
Tu apprendras que, avec la même sévérité que tu juges les autres, toi aussi tu seras jugé et parfois condamné…
Tu apprendras que, peu importe que tu aies le cœur brisé, le monde ne s’arrête pas de tourner.
Tu apprendras que le temps ne peut revenir en arrière. Tu dois cultiver ton propre jardin et décorer ton âme, au lieu d’attendre que les autres te portent des fleurs…
Alors, et alors seulement, tu sauras ce que tu peux réellement endurer ; que tu es fort, et que tu pourrais aller bien plus loin que tu le pensais quand tu t’imaginais ne plus pouvoir avancer !
C’est que réellement, la vie n’a de valeur que si tu as la valeur de l’affronter !

Jorge Luis Borges

Corrigé Birdland

http://jwpagency.com/mamboorchestra.html 

http://www.salsatango.fr/2011/03/07/the-mambo-legends-orchestra-watch-out-%C2%A1ten-cuidao/

 flûte, piano

Structure : intro percu ( clave, conga, bongo, timbales)/ intro « synthé » par les sections cuivres (trombones, trompettes, saxo)/ theme A (basse) sections cuivres en riff et alternance (plus flute)/ transition percu/  theme tutti enrichi riff changement mélodie/ transition cuivres/ theme (piano basse) + riffs basse jouées par trombones/ riff transition moins funk joué par cuivres (saxo trompettes)

Tempo : plus rapide

mesure: 4/4

Nuance : forte ( constraste nuance piano)

Style : jazz cubain salsa

Epoque:  2011

Public visé : populaire, international,

caractère : très joyeux, entrainant

Interrogation Birdland

1- Qu’est-ce que le jazz fusion ?

2-Citez deux autres styles de jazz et deux artistes majeurs du monde du jazz (différents des deux autres questions)

3-Quel trompettiste et compositeur célèbre a été un acteur majeur du développement du jazz fusion ?

4- En l’honneur de quel instrumentiste Birdland a-t-il été composé ?

5- Quel type jeu utilise le bassiste dans le premier thème ?

6- Quel mot (italien) utilise-t-on pour désigner le fait que tous les musiciens jouent en même temps ?

7- Écoutes comparées : Tableau et Synthèse (point commun, différences, problématique)

Nom et présentation du morceau connu (et inconnu si pas inconnu :) )

Instrumentation ?

Structure ?

Tempo ?

Mesure ?

Tonalité ?

Nuances?

Caractère ?

Public ?

Style ?

Epoque ?

Citoyenneté aux robots ?

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20171028-arabie-saoudite-intelligence-artificielle-robot-sophia-nationalite-citoyenne 

https://www.village-justice.com/articles/citoyennete-controversee-attribuee-humanoide-sophia-par-arabie-saoudite,26391.html

(…) La créature de Frankenstein imaginée par Mary Shelley au mythe antique de Pygmalion, en passant par le golem de Prague et le robot de Karel Čapek (inventeur du terme), les humains ont, de tous temps, rêvé de construire des machines intelligentes, le plus souvent des androïdes à figure humaine », [1] l’Arabie Saoudite est allée au delà avec Sophia.

En effet, le 26 octobre 2017 à l’occasion de la conférence Future Investment Ininiative, l’Arabie Saoudite provoque un tollé et devient le premier État au monde à attribuer la citoyenneté à un robot.

Sophia est un robot humanoïde, développé par Hanson Robotics une société basée à Hong Kong. Celle-ci dotée d’une intelligence artificielle a été activée le 19 avril 2015. 
Ce robot a été conçue précisément pour apprendre et s’adapter au comportement de l’homme et le travail avec les humains.

Dès lors que les robots et l’intelligence artificielle s’emparent de tous les domaines d’activités, l’octroi de la citoyenneté à un humanoïde suscite de nombreuses interrogations, notamment d’un point de vue juridique.
Ainsi, la crainte de voir émerger se multiplier de telles situations, est-elle fondée, envisageable, ou bien impossible ?

L’Europe, serait-elle elle aussi, sur le point d’attribuer la citoyenneté à des robots dotés d’une intelligence artificielle, capables de prendre des décisions autonomes en dehors de tout contrôle extérieur ?

Le présent article a vocation, à rappeler les fondamentaux relatifs à la citoyenneté et à la personnalité juridique rattachée (I). Mais aussi, renseigner sur le droit positif applicable aux robots (II).

I. Délimitation des notions en jeu

  • 1.1 La personnalité juridique et la citoyenneté

L’acquisition de la personnalité juridique s’acquière à la naissance, ou dès la conception, dès qu’il en va de l’intérêt de la personne à naître.

La personnalité juridique est traditionnellement caractérisée, comme étant l’ « aptitude à être titulaire de droits et assujetti à des obligations qui appartient à toutes les personnes physiques, et dans des conditions différentes aux personnes morales ». [2]

La citoyenneté est quant à elle définie et attribuée à une « personne qui dans un État démocratique, participe à l’exercice de la souveraineté, soit dans la démocratie indirecte par l’élection des représentants , soit dans la démocratie directe par l’assistance à l’assemblée du peuple ». [3]

Ainsi, la personnalité juridique et en particulier la citoyenneté, sembleraient difficilement être admises en matière de robot. Pourtant, les juristes devraient à l’avenir composer avec.

  • 1.2 La difficulté de telles définitions à l’égard des machines

Ces définitions appellent une observation évidente, la personnalité juridique et la citoyenneté sont de fait, conférées à des « personnes ». Dès lors, les robots autonomes et dotés d’intelligence artificielle, deviendraient-ils des personnes ou devrait-on créer une nouvelle catégorie de titulaires de droit ?

Par ailleurs, le citoyen est un individu qui appartient à un État, un territoire, une nation, une identité. Ainsi, la citoyenneté est en premier lieu un statut juridique, puisque le citoyen est titulaire de droits.

En effet, ce statut comprend avant tout, le droit de vote et le droit d’éligibilité, mais aussi un ensemble de droits et libertés dont les citoyens doivent pouvoir jouir, sans d’autres entraves que celles fondées sur l’intérêt général.

A cet égard, le citoyen jouit également de droits naturels, les droits de l’Homme.

Il paraît difficile à croire que des robots telle que Sophia, puissent participer à l’exercice de la souveraineté, à la « chose publique ».

Par conséquent, au regard de ces considérations, conférer la citoyenneté à une machine, contreviendrait à tous les fondamentaux établis en matière de droits de la personnalité et des personnes.

Ainsi, face à la nouvelle ère fondée sur l’intelligence artificielle, de nouvelles règles de droit doivent être instaurées afin d’appréhender les contentieux liés à ces nouvelles technologies. 
Dès lors, il convient d’évoquer l’état du droit applicable en matière de droit des robots, dont le Parlement européen s’est emparé de la problématique.

II. L’état du droit positif en matière de droit des robots

  • 2.1 Les recommandations du Parlement européen

Le Parlement européen est à l’origine d’un corpus des règles de droit civil européen de l’intelligence artificielle et de la robotique.

A cet égard, celui-ci a adopté le 16 février 2017, une proposition de résolution contenant des recommandations à la Commission concernant des règles de droit civil sur la robotique (2015/2103 (INL) ) [4].

En effet selon le Parlement européen, l’autonomie du robot pose la question de leur nature et de leur appartenance à l’une des catégories juridiques existantes ou de la nécessité de créer de nouvelle catégorie dotée de ses propres caractéristiques et effets spécifiques [5].

Celui-ci considère que :

« grâce aux impressionnants progrès de la technique au cours des dix dernières années, non seulement les robots contemporains sont capables de mener à bien des tâches qui relevaient autrefois exclusivement de la compétence humaine, mais encore que la mise au point de certaines fonctionnalités autonomes et cognitives (comme la capacité de tirer des leçons de l’expérience ou de prendre des décisions quasi-indépendantes) rapprochent davantage ces robots du statut d’acteurs interagissant avec leur environnement et pouvant le modifier de manière significative.

(…) Dans un tel contexte, la question de la responsabilité juridique en cas d’action dommageable d’un robot devient une question cruciale » ; [6]

Ainsi, l’intelligence artificielle étant définie comme la « capacité d’une unité fonctionnelle à exécuter des fonctions généralement associées à l’intelligence humaine, telles que le raisonnement et l’apprentissage » dans la norme ISO 2382-28 [7], celle-ci ne bénéficie pas d’un régime juridique qui lui est propre.

De ce fait, le Parlement européen recommande dans ses résolutions à la Commission, d’établir :

  • une définition européenne commune des catégories de robots autonomes et intelligents ;
  • un système d’immatriculation des robots avancés ;
  • un instrument en matière de responsabilité des robots et de l’intelligence artificielle dans les cas autres que les dommages matériels ;
  • une assurance robotique ;
  • un fond de garantie ;
  • l’interopérabilité des robots autonomes ;
  • l’accès au code source, données d’entrées et aux détails de construction, notamment pour les enquêtes de responsabilité ;
  • une charte sur la robotique.

La charte robotique devrait établir les principes éthiques fondamentaux devant être respectés dès la phase de conception et de développement, dans le domaine de la robotique et l’intelligence artificielle.

Ainsi, la charte robotique est composée des éléments suivants :

  • le code de conduite éthique pour les ingénieurs en robotique ;
  • le code de déontologie pour les comités d’éthique de la recherche ;
  • la licence pour les concepteurs ;
  • la licence pour les utilisateurs.

Le Parlement européen formule également une demande à la Commission relative à la possibilité, à long terme, de créer un statut juridique spécial pour les robots, afin de clarifier la responsabilité en cas de dommages. La responsabilité est, en effet, l’objet principal des recommandations.
Et pour cause, le point 31 f) de la résolution demande la création d’une personnalité juridique spécifique aux robots.

Cependant, les institutions européennes doivent encore déterminer quels acteurs devront répondre de la responsabilité du fait des robots et de la réparation des préjudices causés par ces derniers.
La résolution du Parlement européen, outre d’évoquer les nouveaux enjeux relatifs à l’intelligence artificielle et de l’autonomie des robots, ne répond pas pour autant aux questions pratiques de responsabilité civile.

La résolution semble faire peser la responsabilité sur l’utilisateur responsable de l’éducation du robot ou de l’enseignant. Des points importants restent encore en suspend et doivent être déterminés.

En tout état de cause, il est nécessaire de prendre en compte l’irrémédiable évolution technologique, dont les avocats doivent assurément prendre part.

  • 2.2 Les enjeux à venir et à surmonter

Dès lors, face à l’arrivée inéluctable des robots, il est impératif et nécessaire que tout dommage causé par un robot puisse être réparé.

Le Parlement européen, propose la mise en œuvre de la responsabilité (personnelle) du robot au travers d’une personnalité juridique qui lui serait attribuée. Ainsi, la personnalité juridique serait de nature à engager la responsabilité des robots.

Toutefois, octroyer la personnalité juridique aux robots dotés d’intelligence artificielle, tel que développé dans la première partie, impliquerait corrélativement l’octroi de droits de la personnalité à ces machines.
Il semblerait difficile à croire pour l’heure, qu’un humanoïde serait un sujet de droit et pour cause, un sujet de droit, est à ce jour, une personne.

Dès lors, en attribuant la citoyenneté à une machine, se pose la question de la personne. Doit-on reconnaitre les mêmes droits à une machine, que ceux reconnus à un être humain et par voie de conséquence, lui reconnaitre les droits de l’Homme ?

Cette citoyenneté très contestée à travers le monde, pose l’enjeu des décennies à venir : la place de l’Homme dans un monde où la machine le substituerait peu à peu.

Enfin, l’Arabie Saoudite qui prépare l’après-pétrole notamment avec son projet Neom, a pour objectif de créer en moins de 20 ans une ville high-tech robotisée.

La citoyenneté accordée à Sophia ne serait en fait un coup de communication réussi nous confirmant que la fiction dépasse aujourd’hui la réalité.

Platon

A l’heure des nanotechnologies du nucléaire et de la psychanalyse a -t-on encore besoin de cet amateur de beaux corps qui détestait la démocratie ?

Ce serait comme vivre dans une maison sans fondation. Il est généralement considéré comme l’un des premiers philosophes occidentaux, sinon comme l’inventeur de la philosophie, au point que Whitehead a pu dire : « la philosophie occidentale n’est qu’une suite de notes de bas de page aux dialogues de Platon »

Platon (en grec ancien Πλάτων / Plátôn, né en −428/−427 et mort en −348/−347 à Athènes) est un philosophe antique de la Grèce classique, contemporain de la démocratie athénienne et des sophistes, qu’il critiqua vigoureusement. Il reprit le travail philosophique de certains de ses prédécesseurs, notamment Socrate dont il fut l’élève, ainsi que celui de Parménide, Héraclite et Pythagore, afin d’élaborer sa propre pensée, laquelle explore la plupart des champs importants, notamment la métaphysique et l’éthique, l’esthétique et la politique.

Platon est né à Athènes dans le dème de Collytos, en −428/−427 – Diogène Laërce le fait toutefois naître à Égine – deux ans après la mort de Périclès.

Platon vient d’une famille aristocratique. Sa généalogie est incertaine du côté de son père, Ariston, qui prétendait en effet descendre de Codros, dernier roi légendaire d’Athènes. Elle est mieux établie pour sa mère, Périctionè, qui descendait de Dropidès, proche de Solon. 3. Périctionè est également la cousine germaine de Critias et la sœur de Charmide, deux des Trente Tyrans d’Athènes en −404.

 Selon les usages des grandes familles de son pays, Platon aurait dû recevoir le nom de son grand-père Aristoclès, et il est possible que ce soit son véritable nom ; « Platon » (Πλάτων, « large et plat ») n’aurait été qu’un surnom qui signifierait : « aux larges épaules » du fait de sa carrure athlétique, « au large front », ou encore « au style ample »
rivalité avec Antisthène et Xénophon disciple de Socrate
-première argumentation rigoureuse pour des grandes questions = beauté, bien, amour, naturte, richesse, travail, justice, raison, corps estprit, pouvoir, argent…

Sa rencontre avec Socrate, en 408, est décisive et l’amène à renoncer aux arts pour s’adonner à la philosophie, mais toute son oeuvre gardera de cette première formation une très forte imprégnation poétique. Toute sa vie, il conservera pour son premier maître une grande admiration. Qu’Athènes puisse accuser d’impiété et condamner à mort l’homme le plus éminent de son époque le marquera pour toujours et déterminera l’orientation de sa pratique philosophique.

Déçu par la démocratie, profondément affecté par la mort du maître, Platon décide de s’exiler et entreprend de nombreux voyages, notamment dans la grande Grèce (Italie du Sud). En Sicile, il tente vainement de convaincre Denys l’Ancien d’établir une forme de gouvernement régie par la philosophie. Le tyran se brouille avec lui et le livre à un capitaine qui le vend comme esclave; il est heureusement racheté par un ami.

Platon revient à Athènes (vers 387) où il fonde une école de philosophie qu’on appellera l’Académie parce qu’elle se trouvait dans les jardins d’Academus. On y enseigne la philosophie mais aussi les mathématiques et la gymnastique. L’enseignement est prodigué sous forme de discussions et de débats d’idée, ce qui explique la prédilection de Platon pour le dialogue. Parmi les élèves les plus brillants se trouve Aristote – le seul à pouvoir vraiment rivaliser avec le maître.

l’Académie : Après l’échec politique à Syracuse, Platon fonde, en -387, à Athènes, près de Colone et du gymnase d’Acadèmos, une école, nommée « l’Académie », selon le modèle des pythagoriciens. Il y enseigne pendant quarante ans. Sur le fronton de l’Académie est gravée, selon la légende, la devise « Que nul n’entre ici s’il n’est géomètre ». Dans cette institution, l’enseignement des sciences exactes prépare à l’étude de la philosophie tant en elle-même que dans ses applications politiques. Les mathématiques sont le modèle à la dialectique. L’Académie était interdite aux femmes ( #Epicure) Axiothea et Lasthenia seraient entrées secrétement déguisées en hommes.
Des philosophes illustres sont formés à l’Académie : Théophraste, jusqu’en -348 ; Aristote, qui y passe vingt années ; Pamphile, qui sera maître d’Épicure …  L’école a subsisté pendant neuf siècles, jusqu’au règne de l’empereur byzantin Justinien en 529.
-travail de groupe, recherche des choses sans utilité immédiate. // Socrate souci de soi, cultiver la part de divinité que chacun porte en soi.
Socrate lui lègue également l’obligation de penser par  soi-même (corrompre la jeunesse…). Ils définissent la philosophie comme une certaine disposition affective à l’égard ddu savoir et de l’existence (situation ds’inquiétude) qui passe par la réforme de ce que l’on sait.

Birdland – Hyperion ensemble

Ecoutes comparées 

L’Ensemble Hyperion a été fondée en 1991 à La Spezia en Ligurie (Italie), il est dirigé par le flûtiste Bruno Fiorentini. Voué avant tout à l’interprétation du tango, l’ensemble est doté d’un répertoire très riche qui couvre les plus grands compositeurs de toutes les époques de Ángel Villoldo (1961-1919) à Astor Piazolla (1921-1991).
L’orchestre Hyperion propose des orchestrations parfaitement dansables, parfois complexes mais reposant toujours sur un rythme bien « tanguero ».
Dés sa fondation l’Ensemble a travaillé avec plusieurs bandonéonistes, comme Luis Stazo (1930-2015), Juan Josè Mosalini (1943-….), Daniel Binelli (1946-….), Alfredo Marcucci (1929-2010) et Christian Gerber (1976-….). L’ensemble s’est produit dans les meilleures salles d’Italie et d’Europe et lors des plus important festivals de tango (Paris, Tarbes, Berlin, Londres, Athènes, Bruxelles, Montpellier, Majorque, etc.).

L’ensemble a produit 11 Cd, essentiellement dédiés au tango mais également à Vivaldi (« I concerti a cinque » de Antonio Vivaldi) mais également aux musiques de films avec « Minimal Movie » (2008).
« Minimal Movies » est essentiellement constitué de la réinterprétation de musiques de films (« La liste Shindler » – John Williams ; « Pour une poignée de dollars » – Ennio Morricone…) mais aussi de « tubes » comme « Chronologie » de Jean-Michel Jarre et « Birdland » de Joe Zawinul… C’est dans une optique minimaliste que l’ensemble, constitué de 6 instruments se propose d’interpéter ces « tubes » qu’il recrée à sa manière. « Birdland » est ici arrangé par le violoncelliste Stephano Cabrera.

Attention, il ne faut pas confondre cet ensemble avec l’autre Ensemble Hyperion fondé par Iancu Dumitrescu en 1976, et qui est spécialisé dans la musique d’avant-garde et spectrale, voire hyper-spectrale, selon leur propre terme.

Les musiciens

Bruno Fiorentini : flûte
Pablo Bottini : hautbois
Valerio Giannarelli : violon
Marci Diato : alto
Stephano Cabrera : violoncelle
Danilo Grandi : contrebasse

L’arrangement

L’arrangement de Birdland a été écrit par Stephano Cabrera.
L’arrangement est dans le prolongement de ce qu’a fait le Kronos Quartet (un quatuor à cordes fondé par le violoniste David Harrington en 1973 et dont l’objectif est d’arranger pour quatuor une grande variété de genres musicaux).
Ici les instruments sont « classiques » mais avec une utilisation et des modes de jeux qui dénotent une certaine recherche du timbre. Notons le violon (rejoint par l’alto ensuite) jouant en sons harmoniques sul ponticello (hommage aux harmoniques de la guitare basse dans l’original ?). Un passage sonne même presque électronique au violon solo (sur les descentes chromatiques de la partie F).
Sous certains aspects on retrouve un arrangement « tanguero » :

  • avec une rythmique bien marquée (non sans évoquer le tresillo cubano 3-3-2 du tango, le premier thème d’introduction de la contrebasse joue sur cette ambiguïté mais aussi le thème D),
  • la contrebasse tantôt en pizz. (comme en jazz) tantôt à l’archet.
  • les notes répétées en pizzicato aux cordes sur un rythme de croches assurant une pulsation régulière (et assurant une unité sur l’ensemble de la musique),
  • les percussions d’archet : martelé (l’index ajoute du poids sur l’archet avant d’attaquer : le son commence par un coup comme si un marteau le frappait), collé (on attaque la corde avec le bas de l’archet, près du talon, créant presque un bruit dans l’attaque).
    • Chicharra : Cigale. Effet percussif qui consiste à frotter les cordes du violon entre le chevalet et le cordier. Utilisé par beaucoup de musiciens de tango. Désigne aussi l’instrument guiro (percussion à râclement).
  • Roña : crasse. Dans le tango, tous les effets de bruitages et de percussion qui servent à ornementer les notes.

Flûtes et hautbois sont utilisés plus « traditionnellement » et sont dévolus aux rôles plutôt mélodiques.